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  • il y a 12 heures
À LA UNE / Intelligence artificielle et emploi : la révolution en marche

Avec la déferlante des outils d'intelligence artificielle (IA) générative - de ChatGPT à Copilot, en passant par Mistral ou Hugging Face - c'est toute l'organisation du travail qui se redessine. Outre-Atlantique, le géant de la tech Amazon a déjà annoncé le licenciement de 14 000 personnes « dans l'effectif des bureaux », soit 4% de ses 350 000 postes administratifs. Moins de trois ans après l'irruption de l'intelligence artificielle générative ChatGPT, ces outils se sont rapidement propagés dans la vie des Français. Certaines professions, notamment dans les secteurs tertiaire et administratif qui comprennent des tâches d'analyse et de répétition, se sentent menacées. Selon l'Organisation internationale du travail, un emploi sur quatre présente un risque d'exposition à l'IA générative. Si l'IA inquiète ces professions qui craignent une réorganisation des effectifs et une dénaturation des métiers, d'autres professions adoptent un ton plus optimiste, pointant des gains de temps et des économies, notamment dans les processus de recrutement des entreprises. Dans les milieux scientifiques, les outils numériques sont des aides essentielles vectrices de progrès. Une étude publiée dans la revue "The Lancet" met en avant la supériorité de l'IA lorsqu'il s'agit de dépister un cancer du sein via une mammographie. L'IA serait alors plus efficace que l'oeil humain. Si en février 2025, Emmanuel Macron avait lancé un plan d'investissement massif pour accélérer le développement de l'intelligence artificielle en France, aucun plan social d'envergure n'a encore été explicitement attribué à l'IA et les effets restent difficilement mesurables. Entre opportunités et inquiétudes, comment l'intelligence artificielle restructure-t-elle le marché du travail ?

Invités :
- Alexandre Sabatou, député « Rassemblement national » de l'Oise,
- François Kalfon, député européen socialiste,
- Isabelle Rauch, députée « Horizons et indépendants » de Moselle,
- Laurence Devillers, professeure en intelligence artificielle et chercheuse au CNRS.

C'est le nouveau grand rendez-vous d'actualité quotidien et citoyen de LCP
Parce que chaque voix compte, LCP donne toute sa place à la parole du citoyen. Les téléspectateurs interviennent chaque jour dans l'émission, tournée au coeur du Palais Bourbon.
Parce que chaque voix compte, l'émission incarnée par Adeline François, s'ancre dans les préoccupations quotidiennes des Français, tout en gardant l'exigence nécessaire pour décrypter et informer.
Experts, témoins et députés de toutes les sensibilités se succèdent sur le plateau en direct, faisant la part belle au débat contradictoire.

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Transcription
00:00:00Musique
00:00:00Bonsoir à tous et bienvenue sur LCP dans Chaque Voix Compte.
00:00:27Nous sommes vendredi et puisque Chaque Voix Compte, le vendredi c'est à vous que nous donnons la parole pour une émission consacrée ce soir à une révolution qui fascine autant qu'elle inquiète, l'intelligence artificielle.
00:00:39Les prévisions les plus alarmistes évoquent la destruction de millions d'emplois, mais une révolution technologique met des années à se propager et la seule certitude, c'est qu'il va y avoir une vraie mutation du marché du travail.
00:00:51Et c'est cette mutation que l'on interroge ce soir. Comment s'y préparer ? Quels emplois sont vraiment menacés ? Quels sont ceux qui vont émerger ? Nous en parlons ce soir avec Isabelle Roche.
00:01:02Bonsoir.
00:01:03Bonsoir.
00:01:03Vous êtes député Horizon de Moselle. Alexandre Sabatou, bonsoir.
00:01:07Bonsoir.
00:01:08Vous êtes député Rassemblement National de l'Oise. Et François Calthon, bonsoir.
00:01:12Bonsoir.
00:01:12Vous êtes eurodéputé socialiste. Merci à tous les trois d'être là ce soir et d'avoir surtout accepté de vous prêter au jeu des questions-réponses avec notre public.
00:01:21Pour m'accompagner ce soir, j'ai trouvé mieux que Chad Gipiti.
00:01:25Laurence De Villers, professeure en intelligence artificielle à la Sorbonne, chercheuse au CNRS.
00:01:31Vous êtes notamment l'autrice du livre « L'IA, ange ou démon » aux éditions du CERF.
00:01:36Vous serez ce soir mon intelligence naturelle, Laurence. Pour cette émission, vous intervenez à tout moment, y compris pour corriger.
00:01:44Vous êtes mon humain. Vous êtes mon humain préféré ce soir sur ce plateau.
00:01:49Ce soir, ceux dont les métiers sont déjà touchés par l'IA pour le meilleur ou pour le pire sont ici.
00:01:54Comptables, profs, radiologues, comédiens, formateurs, traducteurs.
00:01:58On va en parler sans angélisme mais sans technophobie non plus.
00:02:02Vous avez face à vous trois élus qui font et qui votent des lois.
00:02:06Cette émission est la vôtre.
00:02:08Alors profitez-en, c'est vous qui la faites.
00:02:10Je compte sur vous et puis chez vous.
00:02:12Installez-vous confortablement avec des humains gentils.
00:02:15Chaque voix compte. C'est parti.
00:02:25Et si la première personne menacée par l'intelligence artificielle sur ce plateau,
00:02:30c'était moi en fait.
00:02:34Est-ce que tu peux m'écrire un texte pour introduire un reportage sur l'impact de l'intelligence artificielle sur le marché du travail ?
00:02:42C'est un reportage qui est fait par un journaliste qui s'appelle Martin Bornet.
00:02:46L'intelligence artificielle est déjà en train de bouleverser le marché du travail.
00:02:52Elle transforme les métiers, rebat les cartes des compétences, fait naître des espoirs et des inquiétudes.
00:02:58Derrière les algorithmes, il y a des salariés, des entreprises, des trajectoires de vie.
00:03:02Jusqu'où ira cette révolution et qui en paiera le prix ?
00:03:06Reportage de Martin Bornet.
00:03:07Si tu veux, je peux aussi te faire une version très courte, 20 secondes.
00:03:11Une version plus sociale, formation, précarité, inégalité.
00:03:14On le fera nous.
00:03:15Ou une version plus politique en lien avec les choix publics.
00:03:18Non, on va le faire nous ça.
00:03:19Bon, je dis pas que j'aurais fait mieux, j'aurais sans doute été plus chaleureuse, humaine quoi.
00:03:25Mais on va quand même regarder le reportage de Martin Bornet.
00:03:26L'intelligence artificielle est devenue pour certains un réflexe quotidien chez eux, mais aussi au travail.
00:03:3910% des entreprises françaises de plus de 10 salariés l'utilisent en 2024, presque deux fois plus que l'année précédente.
00:03:47Mais les Français sont loin d'être les premiers, derrière la moyenne européenne et très loin des pionniers comme le Danemark ou la Belgique.
00:03:55En France, c'est surtout la taille de l'entreprise qui fait la différence.
00:03:59Plus la structure est grande, plus les employés utilisent l'intelligence artificielle.
00:04:0433% des entreprises de 250 salariés ou plus.
00:04:09Le recours à l'IA varie aussi selon les secteurs.
00:04:12Aujourd'hui, c'est moi qui présente chaque voix compte.
00:04:1542% dans la communication et l'information.
00:04:19A l'inverse, les secteurs du transport, de l'hébergement ou de la construction
00:04:23restent sous les 5%.
00:04:25Dans les cabinets de radiologie, l'introduction de systèmes d'intelligence artificielle
00:04:30est une nouvelle arme dans la lutte contre le cancer.
00:04:34Mais c'est surtout dans les processus de recrutement qu'elle est utilisée.
00:04:37Près de 80% des recruteurs ont adopté l'IA générative
00:04:41pour rédiger des offres d'emploi ou des mails.
00:04:44Désolé, mais votre candidature n'a pas retenu notre attention.
00:04:46A l'échelle mondiale, l'intelligence artificielle pourrait créer 69 millions d'emplois
00:04:51et en faire disparaître 83 millions d'autres au cours des 5 prochaines années.
00:04:58Voilà les bases de notre débat de ce soir.
00:05:01Tiens, petit test pour commencer.
00:05:03Qui, sur ce plateau, utilise déjà l'IA quotidiennement dans son travail ?
00:05:09Nous, on a le droit de lever le doigt.
00:05:11On peut, hein ?
00:05:11Ah mais oui, vous travaillez, il me semble, monsieur Calfon.
00:05:13Et vous êtes sur ce plateau.
00:05:16Moi, j'avoue.
00:05:16Donc, on est au-delà des 10% qui a été évoqués au début de ce sujet.
00:05:22Laurence de Villers, je me trompe si je dis qu'on est à un moment
00:05:24où on peut séparer quand même la population en deux parties,
00:05:27ceux qui sont déjà montés dans le train
00:05:28et ceux qui, pour l'instant, le regardent passer ?
00:05:32Non, je pense que tout le monde peut monter dans le train.
00:05:35Chaque voix compte.
00:05:36Très juste.
00:05:37Mais est-ce qu'il y a déjà des métiers
00:05:39où l'IA supplante le travail humain ?
00:05:42En fait, pour l'instant, j'en vois très peu.
00:05:46C'est-à-dire que même les scientifiques qui utilisent l'IA tout le temps,
00:05:48ils sont là pour accompagner, ils sont là pour challenger.
00:05:51En fait, il faut la challenger l'IA.
00:05:53Si on ne fait que lui coûter et copier-coller,
00:05:55là, on sera remplacé.
00:05:56Mais c'est juste parce qu'on n'aura pas fait l'effort.
00:05:57Ça veut dire quoi, challenger l'IA ?
00:05:59En fait, tout ce que vous voyez arriver par Grok,
00:06:02OpenAI, Chimini ou Gemini ou le chat,
00:06:06ce sont des reconstructions de phrases.
00:06:09La production, c'est une reconstruction à partir d'un énorme modèle
00:06:12qui a ingurgité toutes les données d'Internet
00:06:14avec des fake news, avec des opinions, avec un fous-itou.
00:06:18Et à partir de là, il faut filtre un peu au-dessus.
00:06:20Et puis, ça va produire une succession de mots
00:06:22avec, en plus, un peu d'aléatoires.
00:06:24C'est-à-dire qu'on peut prendre soit le meilleur des mots,
00:06:27soit parmi les N meilleurs,
00:06:28suivant un paramètre qui s'appelle la température
00:06:30dont personne n'entend parler.
00:06:31Donc, moi, je dis, il faut démystifier comment ça marche
00:06:34parce que ces machines, surtout, n'ont aucune intention.
00:06:38Elles n'ont aucune conscience, aucune intelligence,
00:06:41aucune émotion, mais aucune intention,
00:06:43ni de bien faire, ni de mal faire.
00:06:44Je vous vois déjà réagir.
00:06:46Non, mais je réagis sur un point.
00:06:47C'est-à-dire qu'en réalité,
00:06:51le vrai sujet de la politique,
00:06:53il y en a beaucoup, mais le vrai sujet,
00:06:55c'est qu'il y aura, comme sur chaque révolution technologique,
00:06:58des gagnants et des perdants.
00:06:59Et donc, à nous d'y amener des normes,
00:07:01ce qu'on fait déjà au Parlement européen,
00:07:04avec l'IA Acte, parce que chacune et chacun d'entre vous,
00:07:07au-delà de votre travail, et nous tous,
00:07:08quand nous scrollons sur Internet,
00:07:11je donne un exemple qui a été fortement dans l'actualité,
00:07:13sur Chine, sur Instagram, par exemple,
00:07:16eh bien, Chine va piller vos données de mode,
00:07:19des traînes, pour fabriquer, finalement,
00:07:23des vêtements en direct avec l'intelligence artificielle.
00:07:27Donc, est-ce que c'est un bon ou un mauvais usage ?
00:07:29En tout cas, l'usage, à notre insu,
00:07:31de ces monstres dévorants que sont les IA,
00:07:34parce qu'on ne le dit pas assez sur le pillage des données,
00:07:37vous n'êtes pas d'accord, vous le direz après,
00:07:38comme ça, le débat commence bien.
00:07:40Il faut au moins que les uns et les autres soient conscients,
00:07:43soient conscients de la façon dont on leur vole leurs données.
00:07:46– Juste un point, ces adjectifs dévorants,
00:07:50apocalypse et tout ça, je n'en peux plus.
00:07:52– Mais non, mais ça prend…
00:07:53– Essayons d'avoir un discours raisonnable.
00:07:55Vous avez raison, ces IA, en ce moment,
00:07:58tout ce qu'on fait, en fait, avec des charges GPT et tout ça,
00:08:00ne rapportent rien.
00:08:02Les grosses entreprises qui utilisent ces IA
00:08:05et qui peuvent investir des milliards,
00:08:08ils utilisent, en fait, de la publicité et du marketing
00:08:10à partir de nos données et de nos profilages.
00:08:12Meta, 97%, c'est de la publicité.
00:08:14Donc, ces outils ne servent pas en eux-mêmes,
00:08:17c'est-à-dire qu'ils ne rapportent pas assez,
00:08:19même si on met 20 euros par mois ou 30 euros par mois,
00:08:22ça ne rapporte pas assez.
00:08:23Et ils sont aussi déficitaires, OpenAI.
00:08:25Donc, tous ceux qui arrivent à gagner,
00:08:27c'est tous les gens qui travaillent avec la récolte de nos données.
00:08:30– Mais j'ai posé la question de la récolte de nos données
00:08:33à notre insu.
00:08:34– François Calfon disait, pour commencer,
00:08:37qu'il y avait des gagnants et des perdants, déjà.
00:08:38Est-ce qu'il existe, Laurence de Villers,
00:08:41aujourd'hui, là, en 2026,
00:08:42un métier que l'IA ne changera pas dans les 5 prochaines années ?
00:08:46Un métier que l'IA ne changera pas ?
00:08:49– Non, l'IA va changer à peu près tous les métiers,
00:08:51mais pas comme on le pense.
00:08:52C'est-à-dire que même les traducteurs…
00:08:54Moi, je suis désolée,
00:08:54si je fais traduire Shakespeare par une IA aujourd'hui,
00:08:57c'est n'importe quoi.
00:08:58Ça sera approximatif.
00:08:59– Ça tombe bien, on a un traducteur dans notre public,
00:09:01donc on va pouvoir l'interroger.
00:09:02Mais avant lui, je voulais qu'on interroge Corrie.
00:09:03– Alors que c'est intéressant pour des discours
00:09:06qui n'ont pas du tout de teinture contextuelle historique.
00:09:09L'humain est capable de faire de la métacognition,
00:09:11de s'abstraire d'informations.
00:09:13L'IA, absolument pas.
00:09:15– Isabelle Roche, allez-y,
00:09:17et je vais donner la parole à Corinne,
00:09:18qu'elle se prépare.
00:09:19– Oui, et je pense que là,
00:09:20on a en face de nous des personnes
00:09:21qui se demandent leur métier,
00:09:22comment ça va être impacté,
00:09:24et savoir s'il va disparaître
00:09:26ou s'ils vont être transformés.
00:09:27Moi, j'aurais aussi envie de dire,
00:09:29en fait, ce sont des tâches.
00:09:30Il y a des tâches qui vont disparaître,
00:09:32il y a des tâches qui vont apparaître,
00:09:34mais le métier va se retrouver transformé.
00:09:36Peut-être que, in fine, certains disparaîtront,
00:09:38mais beaucoup vont être transformés.
00:09:40Donc, moi, j'aurais plus envie, des fois,
00:09:41qu'on parle de tâches plutôt que de métier,
00:09:43parce qu'effectivement, c'est une mutation
00:09:45devant laquelle nous sommes,
00:09:47et en fonction de comment on s'empare de l'IA
00:09:49et ce qu'on en fait,
00:09:51on va voir que ça peut être bénéfique
00:09:53ou, au contraire,
00:09:54que ça peut, effectivement,
00:09:56produire des effets délétères.
00:09:58Donc, en introduction,
00:09:59vous disiez, ni technophobe,
00:10:01ni technophile.
00:10:02Ni angélique.
00:10:03Ni angélique, pardon.
00:10:06Je ne suis qu'un être humain
00:10:08et je n'ai pas complètement intégré
00:10:10ce que vous avez dit.
00:10:12Je pense que, voilà,
00:10:12c'est aussi très, très important
00:10:13qu'on parle bien, en fait,
00:10:16et on qualifie bien
00:10:16ce dont on va parler.
00:10:18C'est, effectivement,
00:10:18la transformation du monde du travail,
00:10:20mais par les tâches
00:10:21qui vont incomber aux uns et aux autres.
00:10:23Pas par les emplois en eux-mêmes.
00:10:25Corinne, vous êtes radiologue.
00:10:27Vous avez intégré
00:10:28l'intelligence artificielle
00:10:29à votre travail
00:10:30depuis combien de temps ?
00:10:32Alors, effectivement,
00:10:33je suis radiologue
00:10:33et nous, on l'utilise
00:10:35depuis très longtemps.
00:10:36Avant, c'était même avant l'IA,
00:10:37c'était les aides au diagnostic,
00:10:38c'est depuis 20 ans.
00:10:39Mais on a maintenant
00:10:40des outils qui se sont
00:10:41beaucoup améliorés
00:10:42et donc, je dirais,
00:10:43c'est depuis au moins 5 ans.
00:10:44On les utilise,
00:10:45notamment en mammographie,
00:10:47puisque ça va nous aider
00:10:48à ne pas louper
00:10:51certaines anomalies subtiles
00:10:52et non pas remplacer,
00:10:55parce que ça, c'est important
00:10:55que l'IA ne soit pas utilisée
00:10:56toute seule.
00:10:57Et ça, c'est vraiment
00:10:58un message très important.
00:11:00Et par contre,
00:11:00ce qu'on appelle
00:11:01le médecin augmenté
00:11:02ou le radiologue augmenté,
00:11:04ce qui nous permet
00:11:04vraiment d'être toujours
00:11:07comme un deuxième œil numérique
00:11:09qui va nous aider
00:11:10dans notre tâche quotidienne.
00:11:12C'est vrai qu'on a
00:11:12de plus en plus
00:11:13de données,
00:11:14des milliers d'images
00:11:15et on peut même aller
00:11:16au-delà de simplement
00:11:18de ce qu'on voit
00:11:19sur une mammographie.
00:11:19Mais justement,
00:11:20dites-nous comment ça fonctionne
00:11:21dans le cadre
00:11:21de votre profession.
00:11:22C'est-à-dire que vous allez,
00:11:24par exemple,
00:11:24avoir sous vos yeux
00:11:25une mammographie.
00:11:27Vous la soumettez
00:11:27à une intelligence artificielle.
00:11:30Quelle est la base de données
00:11:31de cette intelligence artificielle ?
00:11:32C'est toutes les mammographies
00:11:33du monde ?
00:11:34Alors, en fait,
00:11:35ce sont des logiciels
00:11:36qui sont validés,
00:11:37qui ont été développés
00:11:39par des sociétés
00:11:41avec des bases de données
00:11:42qui sont labellisées,
00:11:44qui ont été validées
00:11:45par des scientifiques
00:11:46et qui sont contrôlées.
00:11:47Et après,
00:11:48un logiciel
00:11:49avec différents outils
00:11:51informatiques
00:11:51à partir de ces bases
00:11:53de données,
00:11:53de ces images
00:11:54qui ont été vraiment
00:11:55complètement validées,
00:11:57va agir.
00:11:58Donc, nous,
00:11:59on a un serveur,
00:12:00par exemple,
00:12:00qui est hébergé chez nous.
00:12:01C'est aussi important
00:12:02que les données soient bien
00:12:03sécurisées
00:12:05pour les patients
00:12:06et qu'elles ne partent pas
00:12:07n'importe où.
00:12:08Donc, tout est sécurisé.
00:12:10On est à un site
00:12:10d'hébergement de santé.
00:12:12Et ensuite,
00:12:13les mammographies nouvelles
00:12:14de nos patientes
00:12:16qui sont acquises
00:12:17sont envoyées
00:12:18sur ce serveur.
00:12:19Ça met quelques minutes
00:12:19et la réponse de l'IA
00:12:22nous est apportée.
00:12:23Mais ce qui est important,
00:12:24c'est qu'on regarde
00:12:24d'abord nous-mêmes
00:12:25et après,
00:12:26avec un simple clic,
00:12:27on peut regarder.
00:12:29Alors, allez-y.
00:12:30Vous êtes ici chez vous.
00:12:32Je vous poserai
00:12:32deux questions toutes simples.
00:12:33Est-ce que,
00:12:34dans un examen de radiologie
00:12:36que vous faites,
00:12:38est-ce que vous avez
00:12:38systématiquement recours
00:12:40à l'aide de l'IA
00:12:41ou pas ?
00:12:41Première question.
00:12:42Et deuxième question,
00:12:43est-ce que vous constatez
00:12:44des faux...
00:12:45Des faux positifs.
00:12:46j'allais y venir.
00:12:47J'aurais une troisième question.
00:12:49Est-ce que les résultats...
00:12:50Est-ce que vous augmentez
00:12:51votre base de données
00:12:52à chaque fois
00:12:52par les nouvelles patientes ?
00:12:54Moi, j'ai une quatrième question.
00:12:56Corinne ?
00:12:56Est-ce que les jeunes médecins
00:12:57arrivent à trouver
00:12:58les faux positifs ?
00:12:59Beaucoup de questions
00:13:01très intéressantes.
00:13:02Alors, on ne l'utilise pas
00:13:03forcément à chaque fois.
00:13:05Ce n'est pas une obligation.
00:13:06Mais on a la possibilité
00:13:07de le faire.
00:13:08Vous le faites
00:13:08quand vous avez un doute ?
00:13:10Non, on peut le faire
00:13:11en systématique,
00:13:12notamment dans le dépistage.
00:13:13Dans des anomalies
00:13:14qui sont compliquées,
00:13:15ça ne marche souvent
00:13:16pas forcément très bien.
00:13:17Donc, on les utilise
00:13:18quand le sein n'a pas été opéré,
00:13:20par exemple.
00:13:20Ça, ça marche mieux.
00:13:21Donc, on peut informer
00:13:25les patients.
00:13:26Donc, bien sûr,
00:13:26ça, c'est important.
00:13:28Mais on fait d'abord
00:13:29sa première analyse.
00:13:30On utilise l'IA
00:13:31pour se conforter ou pas.
00:13:33L'IA peut nous mettre
00:13:34aussi des fausses informations,
00:13:35ce qu'on appelle
00:13:36les faux positifs,
00:13:37c'est-à-dire nous alerter
00:13:38sur des lésions
00:13:38qui ne sont rien du tout.
00:13:40Et puis, chose bizarre aussi,
00:13:41c'est que l'IA peut louper,
00:13:43par exemple,
00:13:44une lésion très évidente.
00:13:45Un cancer de 5 cm
00:13:46que normalement,
00:13:47on ne doit pas louper.
00:13:48Eh bien, l'IA peut la rater
00:13:49parce qu'elle n'a pas été
00:13:50entraînée pour cela.
00:13:52Donc, c'est vraiment
00:13:53pour ça que c'est important.
00:13:54Et ça ne crée pas
00:13:54un problème de confiance
00:13:55chez vous ?
00:13:56Alors, il faut justement,
00:13:58il faut qu'on arrive
00:13:58à savoir les limites
00:14:00et qu'on les connaisse
00:14:01et ne pas faire
00:14:02un aveuglément conscience.
00:14:03Comme vous disiez tout à l'heure,
00:14:05il faut apprendre
00:14:06à les utiliser,
00:14:06la challenger,
00:14:07comme vous disiez.
00:14:08Si on croit que
00:14:09tout ce que va dire l'IA
00:14:10est la réalité,
00:14:12c'est sûr que là,
00:14:12on va faire des erreurs.
00:14:14Donc, alors,
00:14:14c'est aussi
00:14:15ce que l'on apprend
00:14:16aux jeunes,
00:14:17aux internes,
00:14:18par exemple,
00:14:18qui travaillent avec nous,
00:14:19de ne pas croire absolument
00:14:22et aussi d'avoir
00:14:23déjà la connaissance
00:14:24avant de l'utiliser
00:14:26pour ne pas forcément
00:14:27donc créer des erreurs
00:14:30à la suite.
00:14:31Là, il y a un point
00:14:31extrêmement intéressant
00:14:32pour le travail,
00:14:33c'est que c'est très
00:14:33intergénérationnel.
00:14:34Ce sont les experts
00:14:35qui vont aider aussi
00:14:36à former les plus jeunes.
00:14:38Donc, dans tout métier,
00:14:39il faut penser que
00:14:39dès que vous avez
00:14:40une expertise,
00:14:41que ce soit pour optimiser
00:14:42pour la radio
00:14:43les micros,
00:14:45les éléments
00:14:45que la machine va voir
00:14:47et sur lesquels
00:14:48l'œil expert
00:14:48peut challenger.
00:14:50Il faut absolument
00:14:51mettre dans la boucle
00:14:51ces personnes
00:14:52pour que les jeunes
00:14:52arrivent à trouver.
00:14:53Sinon, ils vont demander
00:14:54à chaque fois des biopsies
00:14:55et c'est un médecin radiologue
00:14:56qui avait dit ça
00:14:57et stresser les patientes.
00:14:58Et ça, c'est un coût
00:14:59pour la société aussi.
00:15:00Donc, on doit trouver
00:15:01les équilibres intelligemment
00:15:02en se disant
00:15:03que cette machine,
00:15:04de toute façon,
00:15:04ne répond jamais
00:15:05100% juste
00:15:05ou 100% faux.
00:15:07Elle donne une prédiction
00:15:08et c'est à l'humain
00:15:08de jouer avec ça
00:15:09et de décider
00:15:10s'il fait confiance ou pas.
00:15:11Alexandre Sabatou.
00:15:12Oui, en tout cas,
00:15:12je pense qu'on est tous d'accord
00:15:13ici que c'est une excellente nouvelle.
00:15:15On a des problèmes
00:15:15de désertification médicale
00:15:17à peu près partout
00:15:17sur le territoire
00:15:18et je pense que cette aide
00:15:19à l'IA vous permet
00:15:20de traiter plus de patients
00:15:21et d'avoir de meilleurs diagnostics.
00:15:23Je retiens quelque chose
00:15:24que vous avez dit
00:15:25qui est important,
00:15:26c'est au niveau
00:15:26de la sécurité des données.
00:15:28Parce que plus on va
00:15:28mettre de données,
00:15:29plus les diagnostics
00:15:30seront meilleurs
00:15:31et adaptés aux patients.
00:15:33Mais c'est une question
00:15:34de confiance
00:15:35pour sécuriser ces données
00:15:36parce que moi,
00:15:37je suis d'accord
00:15:37et vous aussi, je pense,
00:15:38pour donner vos données
00:15:39personnelles, médicales,
00:15:41pour être mieux soignées,
00:15:43mieux accompagnées,
00:15:43éviter un cancer.
00:15:45Mais derrière,
00:15:45si demain,
00:15:46on pourrait retrouver
00:15:47votre dossier médical
00:15:48sur Internet,
00:15:48je pense qu'on n'aurait pas
00:15:49envie de ça
00:15:50et donc la sécurité des données
00:15:51c'est un enjeu extrêmement important.
00:15:52Mais Corinne,
00:15:52quand vous rentrez
00:15:53une mammographie
00:15:54dans une intelligence artificielle,
00:15:55vous ne donnez pas les...
00:15:56C'est anonymement,
00:15:57vous ne donnez pas
00:15:58le nom de la patiente.
00:15:59Elles sont anonymisées,
00:16:00mais on peut retrouver.
00:16:01Oui, tout est anonymisé.
00:16:02Et puis, alors,
00:16:02les outils que l'on utilise,
00:16:04notamment les solutions commerciales,
00:16:05elles n'apprennent pas
00:16:06au fur et à mesure.
00:16:07Par contre, après,
00:16:08il peut y avoir
00:16:08des versions qui évoluent.
00:16:10Et c'est à ce moment-là
00:16:11que ces données...
00:16:12Pardon, mais c'est ce que je disais
00:16:13tout à l'heure
00:16:13pour élargir un peu le débat
00:16:14et pas simplement
00:16:15être en question-réponse.
00:16:16Le meilleur et le pire.
00:16:17Les gagnants, les perdants.
00:16:18Les gagnants,
00:16:19moi, il se trouve
00:16:20que j'ai une maison dans le Gard.
00:16:21J'avais une rage dedans terrible.
00:16:23Pas de médecin,
00:16:244 kilomètres à la ronde.
00:16:25Une cabine médicale.
00:16:26Aujourd'hui,
00:16:26elles ne sont pas augmentées à l'IA.
00:16:28Mais elles existent déjà en Chine,
00:16:29ces cabines augmentées à l'IA.
00:16:31Eh bien, on peut considérer
00:16:33quand même
00:16:33que ça peut être le meilleur.
00:16:34C'est-à-dire que
00:16:35répondre à la désertification médicale,
00:16:38en première intention,
00:16:39tout le monde le fait.
00:16:40On va se le dire aussi.
00:16:41Tout le monde, ici,
00:16:42sur le plateau,
00:16:43quand il a des symptômes...
00:16:44Va voir sur Internet.
00:16:45Va voir sur Internet.
00:16:46Va voir les IA,
00:16:47qui elles-mêmes
00:16:47sont quand même
00:16:48extrêmement puissantes.
00:16:50Évidemment qu'il ne faut pas
00:16:51aller faire son automédication
00:16:52en achetant les médicaments
00:16:54sur Internet.
00:16:55Mais dans de la médecine
00:16:56de première intention,
00:16:58ce sont des choses
00:16:58qui peuvent servir.
00:17:00Et là, il y a la formation
00:17:01des personnels de santé
00:17:02et au passage,
00:17:03je rajoute une question.
00:17:04Combien de lésions
00:17:05dans votre pratique
00:17:06de radiologue,
00:17:08l'IA a trouvé
00:17:09que vous n'aviez pas décelé ?
00:17:10C'est un peu la question
00:17:11qui tue,
00:17:11mais il faut quand même
00:17:12la poser.
00:17:13Il y a cet aspect positif.
00:17:15L'aspect négatif,
00:17:16c'est l'automédication,
00:17:17on en a parlé.
00:17:18C'est la sécurité des données,
00:17:19on en a parlé.
00:17:21Et donc,
00:17:22la question qui a été soulevée
00:17:23dans tous les domaines,
00:17:25c'est finalement,
00:17:27il faut apprendre
00:17:29à se servir des IA.
00:17:30C'est-à-dire,
00:17:31il faut pouvoir traiter
00:17:32soi-même l'information.
00:17:33Et d'ailleurs,
00:17:34vous, vous avez une formation
00:17:35de quelle façon ?
00:17:36Vous vous êtes formée
00:17:37toute seule ?
00:17:37C'est votre cabinet
00:17:38qui vous a formée ?
00:17:39Non, non, non.
00:17:40Donc, nous,
00:17:40on a des formations.
00:17:42Déjà,
00:17:43on a dans certains cas
00:17:44aussi participé
00:17:45à l'élaboration d'outils.
00:17:46et puis après,
00:17:48on l'utilise au quotidien
00:17:51et aussi avec l'expérience
00:17:53depuis toutes les années,
00:17:55on sait
00:17:56quelle est la meilleure façon
00:17:57de le faire.
00:17:58Je ne vous laisse pas partir
00:18:00sans les lésions
00:18:01que l'IA a trouvées
00:18:01et que vous n'aviez pas trouvées.
00:18:02Non, mais ça,
00:18:03c'est un faux.
00:18:04Alors,
00:18:04dites-nous,
00:18:05dites-nous,
00:18:06parce qu'il ne vous lâchera pas.
00:18:09Je ne vais pas vous parler
00:18:11de mon cas personnel.
00:18:12Il y a des cas
00:18:12que l'IA a vus
00:18:13et que je n'avais pas vus.
00:18:14Mais après,
00:18:15c'est dans la littérature.
00:18:16Il y a par exemple
00:18:16une grande étude
00:18:17qui vient de sortir,
00:18:18une grande étude
00:18:19sur du dépistage suédois
00:18:20qui a montré
00:18:21que finalement,
00:18:22un radiologue expert
00:18:24avec une IA
00:18:25faisait aussi bien
00:18:26que deux radiologues
00:18:27sur des cas complexes
00:18:28en deuxième lecture.
00:18:29Donc ça,
00:18:30c'est un sujet intéressant.
00:18:32On peut peut-être
00:18:32se dire dans certains cas,
00:18:34deuxième lecture
00:18:35avec deux radiologues
00:18:36peut-être remplacée
00:18:37par un radiologue bien formé
00:18:38avec une IA.
00:18:39Mais c'est dans un contexte
00:18:40très particulier,
00:18:41le dépistage suédois
00:18:42avec des radiologues
00:18:43qui n'ont pas la même pratique
00:18:44que chez nous.
00:18:46Vous avez raison
00:18:46d'être précise.
00:18:47C'est un problème.
00:18:48Les chiffres qui ne sont pas précis,
00:18:49merci madame de le dire
00:18:50en faisant référence à un article,
00:18:52on ne peut pas dire
00:18:53des pourcentages comme ça
00:18:53qui flottent.
00:18:54Ça ne sert à rien
00:18:55et ça n'est pas productif
00:18:57dans le débat.
00:18:58Ce dont on se rend compte,
00:18:59c'est qu'à chaque fois,
00:18:59il faut quand même
00:19:00qu'il y ait un humain
00:19:00bien formé
00:19:01et bien formé
00:19:02et qu'il soit capable
00:19:03de discriminer la réponse
00:19:04pour savoir
00:19:05si c'est positif, négatif
00:19:07dans le cadre
00:19:07d'un examen médical.
00:19:09On est en plein dedans.
00:19:10Mais dans d'autres domaines aussi,
00:19:12c'est que...
00:19:12Alors justement,
00:19:13d'autres domaines,
00:19:14où est Laurent ?
00:19:14Laurent, où êtes-vous ?
00:19:16Laurent est expert comptable.
00:19:18Voilà.
00:19:19Laurent,
00:19:19vous dites que c'est la profession
00:19:21la plus à risque
00:19:21face à l'IA,
00:19:22votre métier d'expert comptable.
00:19:23Pourquoi ?
00:19:24Pour une raison simple,
00:19:25c'est que le métier
00:19:26qu'on fait
00:19:26est excessivement normé.
00:19:28En fait,
00:19:28on a des règles
00:19:29qui s'appliquent
00:19:29en permanence
00:19:30et donc,
00:19:31ce n'est pas très compliqué
00:19:31d'avoir des algorithmes
00:19:32à qui on apprend ces règles
00:19:33et de l'IA
00:19:33qui arrivent à les interpréter
00:19:35intelligemment.
00:19:36Vous avez raison,
00:19:37madame,
00:19:37quand vous dites
00:19:37que ce ne sont pas
00:19:38les métiers eux-mêmes
00:19:39qui vont être bousculés,
00:19:40mais c'est des tâches
00:19:40qui vont s'automatiser.
00:19:43Et donc,
00:19:43on peut estimer
00:19:44qu'on a à peu près
00:19:44un tiers des tâches
00:19:45que fouvait un comptable
00:19:47qui vont s'automatiser.
00:19:48Mais ça veut dire
00:19:48qu'il va falloir
00:19:49soit trouver
00:19:50un tiers de mission supplémentaire,
00:19:52et là,
00:19:53c'est une question
00:19:54de formation
00:19:54de nos collaborateurs
00:19:55pour qu'ils soient capables
00:19:56de faire autre chose
00:19:56que ce qu'ils font aujourd'hui,
00:19:58soit c'est un impact immédiat
00:19:59sur l'emploi,
00:20:00c'est un tiers
00:20:00d'emploi en moins.
00:20:05Et on est dit
00:20:06qu'il y a à peu près
00:20:06400 000 comptables
00:20:07en entreprise.
00:20:08Et donc,
00:20:08évidemment,
00:20:09tous ces gens-là
00:20:10vont voir leur métier
00:20:11profondément transformé
00:20:12dans les années qui viennent.
00:20:14Et donc,
00:20:14on a un vrai sujet.
00:20:15Moi,
00:20:15ce qui m'inquiète le plus,
00:20:17parce qu'effectivement,
00:20:18quand j'interroge l'IA,
00:20:19elle me donne des réponses
00:20:20et j'ai l'expérience,
00:20:22quand on est mon âge,
00:20:23pour dire si c'est
00:20:24une bonne réponse
00:20:25ou une mauvaise réponse.
00:20:26Et donc,
00:20:26c'est une vraie aide pour moi
00:20:27dans la rédaction,
00:20:28dans tout un tas de choses.
00:20:29Le problème,
00:20:30c'est mes jeunes collaborateurs.
00:20:31C'est exactement.
00:20:31Je disais pour les médecins,
00:20:34c'est la même chose.
00:20:35Premier problème,
00:20:36je ne suis pas certain
00:20:37d'en embaucher
00:20:38autant demain qu'aujourd'hui,
00:20:39parce que l'IA
00:20:40va faire les tâches
00:20:40qu'il faisait.
00:20:42Et ces tâches
00:20:42qui sont un peu rébarbatives,
00:20:44on a le même problème
00:20:44dans le droit,
00:20:45elles vont pouvoir se faire
00:20:46par l'IA.
00:20:47Et donc,
00:20:47aujourd'hui,
00:20:47il y a beaucoup de cabinets
00:20:48qui se disent,
00:20:48avant,
00:20:49j'avais des comptables,
00:20:50pendant quelques années,
00:20:50ils faisaient un travail
00:20:51qui était intéressant,
00:20:51ils faisaient de la compta,
00:20:52ils faisaient de la saisie.
00:20:53Aujourd'hui,
00:20:53c'est terminé,
00:20:54c'est l'IA qui va la faire.
00:20:55Mais comment vais-je faire
00:20:56pour les former,
00:20:57pour qu'ils aient l'expérience
00:20:58et qui va leur permettre
00:20:59d'avoir ce regard critique
00:21:01sur les réponses
00:21:02qui vont être données
00:21:02par l'IA ?
00:21:03Et c'est un vrai sujet de...
00:21:04Donc, l'école ne va les amener plus loin
00:21:04et je suis complètement d'accord
00:21:05avec vous,
00:21:05il faut préparer ça.
00:21:06Il faut que les étudiants,
00:21:07demain,
00:21:08ils se aient un esprit créatif
00:21:09et ce n'est pas en copiant l'IA
00:21:10qu'ils vont y arriver.
00:21:12Donc,
00:21:12on a besoin de chambouler l'éducation,
00:21:14ça c'est un vrai sujet,
00:21:15et d'apprendre
00:21:16à avoir un esprit critique
00:21:17mais aussi à créer avec ces IA.
00:21:19Si on ne fait rien
00:21:19et qu'on dit juste
00:21:20que ce n'est pas utile,
00:21:21c'est horrible,
00:21:22c'est catastrophique,
00:21:23on n'ira pas assez loin.
00:21:25On a besoin de créer,
00:21:26demain,
00:21:26des jeunes capables
00:21:27d'aller encore plus loin
00:21:28en respectant notre humanité,
00:21:31nos visions.
00:21:31Sachant que les neurosciences
00:21:33nous disent quand même,
00:21:34puisque ça c'est toujours
00:21:35le bon usage,
00:21:35le mésusage,
00:21:36vous en parlez à l'instant,
00:21:38qu'un usage sans discernement,
00:21:40c'est de challenger l'IA,
00:21:41sans discernement l'IA
00:21:42par des gens
00:21:43qui ne sont pas formés.
00:21:44Science sans conscience.
00:21:46Science sans conscience,
00:21:47mais surtout,
00:21:48chez des publics
00:21:49assez jeunes,
00:21:50nuisent au développement
00:21:52de la santé mentale
00:21:53et au développement
00:21:53de l'apprentissage.
00:21:54Je vais peut-être finir
00:21:54une phrase plus agréable quand même.
00:21:56Nuisent au développement
00:21:57neurologique des jeunes.
00:21:59Donc le sujet
00:22:00qui nous est posé,
00:22:01et bien aussi,
00:22:02et moi,
00:22:03ça c'est un sujet
00:22:03hautement politique
00:22:06puisque le président
00:22:06de la République
00:22:07s'y est engagé,
00:22:08c'est est-ce qu'il y a
00:22:08un moment donné
00:22:09dans le développement,
00:22:10et ça les neurosciences
00:22:11peuvent nous aider,
00:22:12de l'intelligence humaine,
00:22:14du développement neuronal,
00:22:15où il faut interdire,
00:22:17réguler les IA,
00:22:18l'usage finalement
00:22:20des...
00:22:20Mais là,
00:22:21la question que pose
00:22:22Laurent...
00:22:23Le lien avec la question,
00:22:24c'est que si monsieur
00:22:25a le recul
00:22:26en comptabilité
00:22:27comme d'autres
00:22:28en traduction,
00:22:29ma soeur est traductrice
00:22:30à l'OCDE
00:22:31au sens propre,
00:22:32on n'embauche plus
00:22:33de jeunes traducteurs.
00:22:35Je suis désolé
00:22:35de la proximité
00:22:36de ce plateau.
00:22:38Mais simplement,
00:22:38ce qui va permettre
00:22:39aux uns et aux autres
00:22:41d'avoir le discernement
00:22:42et pouvoir
00:22:42challenger l'IA,
00:22:43c'est précisément
00:22:44l'expérience
00:22:45qui est acquise
00:22:47par les outils
00:22:48que l'IA nous propose.
00:22:51En fait,
00:22:51on en revient
00:22:52à une donnée fondamentale,
00:22:56c'est quelle est
00:22:57la capacité culturelle
00:22:58que l'on peut avoir
00:22:59dans les différents métiers,
00:23:01dans les différentes tâches
00:23:02que l'on va faire.
00:23:03Et c'est vrai
00:23:04qu'on en avait discuté
00:23:05sur l'intelligence artificielle
00:23:07puisque j'avais eu
00:23:08la chance
00:23:08de pouvoir être invitée
00:23:09il y a quelques semaines
00:23:10sur les réseaux sociaux.
00:23:11Fallait-il interdire
00:23:12ou pas les réseaux sociaux ?
00:23:13Donc avec une position
00:23:14quand même assez nuancée
00:23:15par rapport à cela
00:23:16parce que je pense
00:23:18que c'est très très important
00:23:19d'apprendre
00:23:20à nos jeunes
00:23:21et à nos moins jeunes
00:23:22la donnée,
00:23:23la connaissance
00:23:24et c'est ce qui va faire
00:23:25la différence pour plus tard.
00:23:27Et vous en êtes,
00:23:28vous l'avez dit,
00:23:28comment vos jeunes collaborateurs,
00:23:30vous les amenez plus loin.
00:23:31Mais les amener plus loin,
00:23:32c'est par la formation,
00:23:33c'est en les accompagnant,
00:23:35c'est essentiel
00:23:35parce que c'est comme ça
00:23:36qu'on aura aussi
00:23:38un bénéfice.
00:23:38Mais qui les accompagne ?
00:23:39C'est lui ?
00:23:40Soit lui
00:23:41est en partie
00:23:41par le fait
00:23:44de son expertise
00:23:45et bien entendu
00:23:46par le système éducatif
00:23:48qui doit profondément
00:23:49se transformer.
00:23:49Il ne faut pas interdire.
00:23:50Je pense que c'est vraiment
00:23:51très très important
00:23:52d'avoir...
00:23:52La question est légitime.
00:23:53J'aime bien
00:23:53parce que j'ai la stéréo
00:23:55sur les deux.
00:23:56Je ne suis qu'un être.
00:23:57Alors qu'en réalité,
00:23:58c'est là que ça se passe.
00:24:00C'est avec le public.
00:24:01Puisqu'on parle d'éducation,
00:24:03je pense que
00:24:05Laurent et Lucas,
00:24:06finalement,
00:24:07vous posez
00:24:08les mêmes questions
00:24:09sans avoir les mêmes métiers
00:24:10parce que Lucas,
00:24:11vous êtes prof de maths.
00:24:11Où êtes-vous, Lucas ?
00:24:12Si je mettais mes lunettes
00:24:13en même temps.
00:24:14Si vous voulez bien
00:24:15donner un micro à Lucas.
00:24:16Donc Lucas,
00:24:18vous êtes prof de maths.
00:24:19En tant qu'enseignant,
00:24:20d'abord,
00:24:21comment est-ce que vous
00:24:21vous servez, vous,
00:24:23de l'intelligence artificielle ?
00:24:25Alors, je m'en sers
00:24:26de plusieurs façons.
00:24:28Et je pensais vous proposer
00:24:29deux exemples
00:24:31de situations
00:24:32que j'ai pu expérimenter.
00:24:33Donc déjà,
00:24:34il faut savoir que moi,
00:24:35mon objectif,
00:24:36c'est que tous les élèves
00:24:37progressent.
00:24:39Alors, a priori,
00:24:40j'espère que c'est
00:24:41l'objectif de tous les enseignants.
00:24:43Alors qu'ils ont
00:24:44des niveaux différents.
00:24:44Je suis toujours heureuse
00:24:45de l'entendre.
00:24:47Alors qu'ils ont
00:24:47des niveaux différents.
00:24:48Ce qu'on me demande de faire,
00:24:49c'est de faire de la différenciation.
00:24:50Donc, c'est proposer
00:24:51des chemins différents
00:24:52pour qu'ils arrivent tous
00:24:53au même objectif.
00:24:54Et ça, ça me demande
00:24:55notamment de les évaluer
00:24:56fréquemment.
00:24:58Et souvent,
00:24:58on manque un petit peu de temps.
00:25:00Donc là, l'IA,
00:25:01je le vois comme un assistant
00:25:02qui pourrait m'aider
00:25:03à évaluer plus régulièrement.
00:25:06Alors, on a fait
00:25:06des expérimentations.
00:25:08Et alors, quand je parle
00:25:08d'évaluation,
00:25:09ce n'est pas forcément
00:25:10des évaluations notées.
00:25:11C'est juste pour établir
00:25:12un peu le point
00:25:13où ils en sont.
00:25:15Et entre mes corrections
00:25:16et ces corrections
00:25:17sur un devoir,
00:25:19on est entre 10 et 20%
00:25:20d'écart à peu près.
00:25:22Il est plus sévère
00:25:23ou c'est vous
00:25:24qui êtes plus sévère
00:25:25que l'IA ?
00:25:26C'est aléatoire.
00:25:27C'est aléatoire.
00:25:28Est-ce que vous avez découvert
00:25:29des biais
00:25:30de votre propre notation ?
00:25:32Parce que souvent,
00:25:32quand on était gamin,
00:25:33on se dit
00:25:33ce prof n'aime pas
00:25:34et une note durement.
00:25:35Donc du coup,
00:25:36dans votre notation,
00:25:37est-ce que vous avez découvert
00:25:38des biais par l'IA
00:25:39qui ne connaît pas les évaluations ?
00:25:40J'ai l'impression
00:25:41que François Calfon
00:25:41a beaucoup de traumatismes
00:25:42d'enfance aussi.
00:25:43C'est vrai,
00:25:43c'est vrai,
00:25:44c'est pas la psychanalyse.
00:25:45Laissons monsieur.
00:25:47Ce qui se passe,
00:25:47c'est qu'effectivement,
00:25:48j'ai donné mes copies,
00:25:50anonymisées bien sûr
00:25:52à l'IA
00:25:52pour qu'elle les corrige.
00:25:53Et ensuite,
00:25:53je lui ai donné mes copies.
00:25:55Et elle m'a dit,
00:25:56effectivement,
00:25:57à cet endroit-là,
00:25:58je t'ai trouvé
00:25:58un petit peu sévère
00:25:59parce que je pense
00:26:01que ça ne valait pas le coup
00:26:01d'enlever le point.
00:26:02Le mot important était là.
00:26:04Donc ça me permet
00:26:05de m'interroger aussi
00:26:06un peu sur mes pratiques.
00:26:07Mais elle ne connaît pas
00:26:07les contextes
00:26:08alors que vous connaissez
00:26:09vos étudiants.
00:26:10C'est aussi pour ça
00:26:10que vous les étudiez comme ça.
00:26:12Vous avez dit très sincèrement,
00:26:13j'essaie d'aider tout le monde
00:26:14à aller plus haut.
00:26:16Moi, je note
00:26:17sur le fait
00:26:19et sur l'encouragement.
00:26:20Enfin, je ne sais pas,
00:26:21il y a quelque chose
00:26:22en plus dans la note.
00:26:22Ce n'est pas juste
00:26:23quelque chose de machinique.
00:26:24Et donc, c'est pour ça
00:26:25que les IA
00:26:26ne sont pas totalement
00:26:26alignés sur vous
00:26:27et c'est normal.
00:26:28Et ce n'est pas une histoire
00:26:29de biais, de vérité
00:26:31ou tu ne sais pas quoi.
00:26:31Ça n'existe pas, ça.
00:26:32Il n'y a pas une meilleure façon
00:26:34de faire, heureusement.
00:26:35Oui, alors, pour vous répondre,
00:26:38déjà, 10 à 20 % d'écart,
00:26:39je pourrais avoir la même chose
00:26:40avec un collègue.
00:26:41Ensuite, l'IA,
00:26:42si on pousse un petit peu,
00:26:44elle, elle va aussi
00:26:45analyser les copies.
00:26:47Et donc, moi,
00:26:48je peux mettre des commentaires
00:26:49mais j'ai un temps
00:26:50qui est limité.
00:26:50Elle, elle peut mettre
00:26:51un nombre de commentaires important
00:26:53que je peux juste avoir
00:26:54à relire et garder ou non.
00:26:55Et vous, les relisez.
00:26:56Voilà.
00:26:57Et je peux pousser
00:26:57même encore plus loin.
00:26:58C'est que l'IA,
00:26:59pour chaque copie,
00:27:00elle peut proposer
00:27:01des remédiations individualisées
00:27:03pour chaque élève.
00:27:04Et je ne suis pas sûr
00:27:04qu'il y ait beaucoup de professeurs
00:27:05qui aient le temps de faire ça.
00:27:06Ça, c'est super.
00:27:07Et je pousse,
00:27:07encore une dernière fois,
00:27:09je peux lui demander,
00:27:09par exemple,
00:27:10de générer un exercice
00:27:11pour chaque élève
00:27:12pour retravailler
00:27:13en fonction de son niveau.
00:27:15Une notion
00:27:15qui a été repérée.
00:27:17Il peut générer un exercice,
00:27:18il peut générer le corrigé
00:27:19et moi, je peux vérifier
00:27:21et proposer aux élèves.
00:27:22Et je peux même lui demander
00:27:23de le coder
00:27:23en HTML
00:27:24pour aller sur Internet.
00:27:27Et l'élève,
00:27:27ils peuvent même le faire
00:27:28chez lui
00:27:28avec une autocorrection.
00:27:30C'est super.
00:27:31Lucas, j'ai une question.
00:27:32C'est l'éducation nationale
00:27:33qui vous a fourni
00:27:33un mode d'emploi
00:27:34ou vous vous êtes formé
00:27:35tout seul ?
00:27:36Non, alors,
00:27:36je me suis formé
00:27:37avec des collègues
00:27:38de groupes de recherche,
00:27:39des collègues du ASUNSA
00:27:39ou en un groupe.
00:27:40On réfléchit aussi à ça.
00:27:42Mais effectivement,
00:27:43ça, c'est ma question.
00:27:45C'est quelle formation
00:27:46pour les enseignants ?
00:27:47Je donne juste des chiffres.
00:27:49Fin 2022,
00:27:51c'est là que l'IA Générative
00:27:52est arrivée.
00:27:52Fin 2022.
00:27:53Aujourd'hui,
00:27:53on est début 2026.
00:27:55Je n'ai quasiment aucun collègue
00:27:57qui a été formé
00:27:58à un usage pédagogique
00:27:59de l'IA.
00:27:59C'est le problème.
00:28:01Là, pour le coup,
00:28:02c'est la faillite de l'État.
00:28:03Vous, monsieur,
00:28:03vous êtes très jeune
00:28:04mais j'imagine
00:28:05que les professeurs plus âgés
00:28:06ont peut-être plus de mal
00:28:07à appréhender l'IA
00:28:09et l'aspect...
00:28:10Je ne sais pas pourquoi
00:28:11les professeurs...
00:28:12L'aspect personnalisation
00:28:13que vous avez pour vos élèves.
00:28:15Peut-être...
00:28:15Ça a été pointé.
00:28:16C'est bien dans les agoras,
00:28:17tout le monde pointe.
00:28:18Comment on manage l'IA ?
00:28:19Comment on a du discernement ?
00:28:21Le point,
00:28:22il est très clair.
00:28:23Il faut finalement
00:28:24former les formateurs.
00:28:26Ça a été dit à l'instant.
00:28:27On a eu une démonstration
00:28:28assez extraordinaire.
00:28:30Je ne suivrai pas
00:28:30le Rassemblement national
00:28:31qui...
00:28:32C'est normal.
00:28:32Ils font dans le spectaculaire
00:28:34la faillite de l'État.
00:28:35Par contre,
00:28:35nous sommes des parlementaires...
00:28:37Ça fait 4 ans.
00:28:38Il a dit que ça fait 4 ans
00:28:39qu'il y a toujours eu
00:28:40de choses appliquées.
00:28:41Ce n'est pas normal.
00:28:41L'État, ça doit prévoir.
00:28:43Et là, ça n'a pas été fait.
00:28:43Je termine ma phrase,
00:28:46madame,
00:28:46et après,
00:28:47comme ça,
00:28:47on va débattre.
00:28:47Mais je pense que c'est important
00:28:48que la formation
00:28:49soit non politique.
00:28:50Pas tous en même temps.
00:28:52L'école devrait être pour tous.
00:28:54Ça devrait être non politique.
00:28:55Ce débat politique...
00:28:56Oui, sauf qu'il faut
00:28:57l'impulsion d'une action publique
00:28:59pour faire que,
00:29:00dans l'éducation nationale,
00:29:01des cours d'initiation
00:29:03à l'intelligence artificielle
00:29:04soient intégrés.
00:29:04Il faut se ligner
00:29:05de tout parti
00:29:05pour pousser demain.
00:29:08Et ce n'est pas une question
00:29:08de coloration politique.
00:29:09Pardon, Isabelle Roche,
00:29:10ça fait partie
00:29:11des projets de loi
00:29:13à venir ?
00:29:14Ça fait partie
00:29:15de la réflexion
00:29:15à l'éducation nationale ?
00:29:16Ça fait partie
00:29:17de la réflexion
00:29:17à l'éducation nationale,
00:29:18mais on ne va pas mettre
00:29:19dans un projet de loi
00:29:20le fait qu'il faille former
00:29:21des enseignants
00:29:21à l'intelligence artificielle.
00:29:24Ça fait partie...
00:29:25Non, mais c'est de l'ordre
00:29:26du réglementaire,
00:29:27c'est de l'ordre des programmes.
00:29:28On ne va pas demander
00:29:29à la loi de tout régler.
00:29:31Je pense que ça,
00:29:31c'est très important.
00:29:32J'ai été présidente
00:29:33de la commission
00:29:33des affaires culturelles
00:29:34et de l'éducation.
00:29:35C'est pour ça
00:29:35que je peux me permettre
00:29:36de le dire.
00:29:37Et quand j'étais présidente,
00:29:38j'ai travaillé
00:29:40avec le cab
00:29:41des différents ministres
00:29:42pour que, justement,
00:29:44on fasse attention
00:29:44et on pousse
00:29:45sur la formation
00:29:46des enseignants.
00:29:47Mais si on commence
00:29:47à chaque fois
00:29:48à faire une loi,
00:29:49on ne va pas s'en sortir.
00:29:50Maintenant qu'il y ait...
00:29:53Vous avez peur
00:29:54depuis des années.
00:29:54Vous ne pouvez pas dire
00:29:55qu'on ne fait rien
00:29:56au Parlement, etc.
00:29:56Oui, c'est au gouvernement
00:29:57qui est au pouvoir
00:30:01qui peut faire ses formations.
00:30:03Et là, vous êtes en train
00:30:04de digresser en disant
00:30:04qu'on ne fait pas
00:30:04une proposition de loi.
00:30:05On ne parle pas
00:30:06de la méthode.
00:30:06Le gouvernement
00:30:07avait 4 ans
00:30:07pour appliquer,
00:30:09proposer des formations
00:30:10aux professeurs
00:30:10et ça n'a pas été fait.
00:30:11Alors, attendez,
00:30:12je suis désolée,
00:30:13mais il y a des formations
00:30:14qui sont proposées
00:30:15aux professeurs.
00:30:15Maintenant qu'il n'y en est
00:30:16pas suffisamment,
00:30:17que tous les professeurs
00:30:17ne s'en emparent pas,
00:30:18ça, c'est un sujet.
00:30:20Mais ne dites pas
00:30:20que rien n'a été fait.
00:30:21C'est vraiment
00:30:22beaucoup trop simple.
00:30:23Parce qu'à un moment,
00:30:24quand on a quand même
00:30:25un certain nombre
00:30:26d'enseignants
00:30:26qui se sont formés,
00:30:28qui vont,
00:30:29on a de la remédiation
00:30:30qui est en capacité
00:30:31de le faire.
00:30:32Et puis, voilà,
00:30:33les choses avancent.
00:30:34Mais Lucas,
00:30:34vous, à un moment,
00:30:35en fait,
00:30:35vous avez choisi
00:30:35de vous débrouiller
00:30:36tout seul.
00:30:37Oui, on peut parler
00:30:39de formation.
00:30:40Moi, ce que j'appelle
00:30:41une formation,
00:30:42c'est une formation
00:30:42qui est en présentiel,
00:30:44sur du temps
00:30:44un petit peu long,
00:30:45avec des possibilités
00:30:46de tests en classe,
00:30:47on fait des retours.
00:30:48Et ça, en tout cas,
00:30:50je ne l'ai pas encore vu.
00:30:51Un webinaire,
00:30:52pour moi,
00:30:52ce n'est pas une formation.
00:30:53Non, mais on peut.
00:30:54Ça ne marche pas.
00:30:55On peut peut-être
00:30:55s'entendre sur le fait,
00:30:57parce que je pense
00:30:57que dans ce que vous avez dit,
00:30:58il y a aussi
00:30:59l'information clé
00:30:59qu'on peut entendre.
00:31:00C'est que ça va
00:31:01extrêmement vite,
00:31:02entre 2022 et 2026,
00:31:04où nous sommes,
00:31:06les progrès ont été
00:31:06absolument incroyables.
00:31:08Donc, que le législateur
00:31:09soit un peu en retard
00:31:10sur un progrès technique,
00:31:11en soi,
00:31:12ça ne me semble pas scandaleux.
00:31:13Et comme nous avons
00:31:14des méthodes,
00:31:14parce que je ne voudrais pas
00:31:15qu'on se chamaille
00:31:16sur ce que le gouvernement
00:31:16a fait ou pas fait,
00:31:18moi, je critique beaucoup
00:31:18le gouvernement de Macron,
00:31:19mais soyons à la hauteur
00:31:20des enjeux.
00:31:21Il y a eu des conférences citoyennes,
00:31:22d'ailleurs, c'est dommage
00:31:23qu'on ne soit pas allé au bout
00:31:23sur le climat.
00:31:25Je pense que ce que vous faites
00:31:26dans votre travail
00:31:26de journaliste parlementaire,
00:31:29il doit être élargi.
00:31:30On voit la qualité
00:31:31des interpellations
00:31:33qui sont les nôtres
00:31:33par une conférence citoyenne,
00:31:35dont bien évidemment
00:31:36que le levier de l'éducation
00:31:38pour appréhender l'IA
00:31:40me semble tout à fait important.
00:31:41Ce qu'a dit monsieur,
00:31:42au passage,
00:31:43c'est que ça transforme
00:31:44le métier d'enseignant.
00:31:45C'est-à-dire que
00:31:46quand vous êtes face
00:31:47à 35 élèves
00:31:48et que l'IA peut vous permettre
00:31:49d'avoir des exercices
00:31:50personnalisés pour chaque élève,
00:31:52là, comme madame
00:31:53la radiologue,
00:31:54il y a un professeur augmenté
00:31:56qui peut être là
00:31:57et donc il faut
00:31:58qu'on en prenne l'enjeu.
00:31:59Deuxième enjeu,
00:31:59parce que je voudrais
00:32:00qu'on puisse poser des questions,
00:32:01y compris à ceux
00:32:02qui sont plus critiques
00:32:03que je ne peux l'être,
00:32:04il y a aussi la question
00:32:05de la souveraineté de l'IA
00:32:07parce qu'aujourd'hui,
00:32:08on est en France
00:32:09et toutes ces solutions
00:32:10sont américaines,
00:32:11on est une colonie
00:32:12numérique américaine,
00:32:14on a quelques champions,
00:32:15il faut les signaler,
00:32:16Mistralia,
00:32:17mais Mistralia,
00:32:18c'est une levée
00:32:18de 12 milliards d'euros
00:32:20quand les intelligences
00:32:22américaines génératives
00:32:23lèvent 170 milliards d'euros.
00:32:25Donc c'est un enjeu
00:32:26capitalistique,
00:32:27c'est un enjeu de souveraineté,
00:32:28y compris par rapport aux données.
00:32:29Et ça, il a extrêmement raison.
00:32:30Je me permets juste de compléter,
00:32:31là-dessus,
00:32:32on peut être d'accord
00:32:33et je pense que...
00:32:33Non, non, je pense pas.
00:32:34Si, sur la souveraineté,
00:32:35c'est quand même important
00:32:35parce qu'une IA...
00:32:36Pourquoi vous n'avez pas d'accord, Laurence ?
00:32:37Je finis juste.
00:32:38L'IA, c'est important
00:32:39qu'elle soit française
00:32:40parce que les données
00:32:41sur lesquelles elle s'appuie
00:32:42mettent une manière de penser,
00:32:43une manière de réfléchir
00:32:45et là, les IA
00:32:46que monsieur a cités
00:32:47des GAFAM,
00:32:48chat, GPT et compagnie,
00:32:49réfléchissent comme des Américains
00:32:50et c'est pas ça
00:32:51qu'on a envie de transmettre.
00:32:51C'est vrai, c'est un raccourci
00:32:53de dire les choses comme ça, Laurence ?
00:32:54Alors, moi, je pense que c'est
00:32:55un faux sujet, la souveraineté,
00:32:56là, qu'on s'envoie
00:32:57comme une patate chaude politiquement
00:32:59parce qu'on ne peut pas être souverain.
00:33:01On a un retard
00:33:01sur un certain nombre de sujets
00:33:03et pour autant,
00:33:04il faut que former les jeunes.
00:33:06Si on veut demain
00:33:06rattraper un peu ça et créer,
00:33:08on est obligé de faire des alliances
00:33:09avec des GAFAM.
00:33:11Il faut se servir
00:33:11des outils existants.
00:33:12Il y a la moitié américain.
00:33:14Donc, il est important
00:33:15de ne pas négliger
00:33:16l'effort de compréhension
00:33:17et d'utilisation
00:33:18de ces outils pour l'école.
00:33:19Mais par contre,
00:33:20est-ce qu'on a besoin
00:33:21d'un tchat GPT à l'école ?
00:33:22Non.
00:33:22On a besoin d'outils spécifiques,
00:33:24comme vous l'avez très bien dit, monsieur,
00:33:25en mathématiques pour faire des choses,
00:33:26en philique pour faire des choses
00:33:27et peut-être d'ouvrir.
00:33:29On avait un tchat GPT, Lucie, là.
00:33:31Tout le monde a critiqué
00:33:31en disant que ce n'est pas
00:33:32au niveau des autres.
00:33:32Mais qu'est-ce qu'on s'en fout
00:33:33d'avoir la dernière version
00:33:35qui avalait toute Internet ?
00:33:36Il nous faut une version
00:33:37désaussée
00:33:38pour que les enfants comprennent
00:33:40les concepts.
00:33:40Lucas, je voudrais redonner
00:33:41la parole à Lucas.
00:33:42Sur la souveraineté des IA,
00:33:43juste une phrase.
00:33:45Il y a une IA chinoise
00:33:46qui s'appelle DeepSik.
00:33:47J'ai fait l'expérience
00:33:48de leur demander
00:33:49qu'est-ce qu'ils pensaient
00:33:50du massacre de la place Tiananmen.
00:33:52Tout le monde l'a fait, monsieur.
00:33:54Arrêtez d'être agressif,
00:33:55c'est assez prévu.
00:33:56Bon, écoutez,
00:33:57ce qui est important,
00:33:57c'est que ce soit le public
00:33:58qui ait la parole.
00:33:59Je termine quand même une phrase.
00:34:01C'est que la lecture de l'histoire
00:34:02par le gouvernement communiste chinois
00:34:04qui coupe des pans entiers
00:34:06des aspects structurants de l'histoire
00:34:09est problématique.
00:34:10Donc la question de la nationalité de l'IA
00:34:11et de qui maîtrise les algorithmes
00:34:13est quelque chose d'important.
00:34:14Mais c'est moi qui maîtrise
00:34:15le fil de l'émission.
00:34:17Et j'avais prévu de parler,
00:34:19mais peut-être qu'on n'aura plus
00:34:20le temps à force,
00:34:21de parler tout à l'heure
00:34:22de ce qu'on appelle le slop,
00:34:23c'est ça,
00:34:23c'est la poubelle
00:34:24de l'intelligence artificielle.
00:34:26Mais ce sera tout à l'heure
00:34:27si on a le temps.
00:34:27Moi, je voulais d'abord
00:34:28poser une question à Lucas.
00:34:29Alors, c'est sympa,
00:34:30vous êtes un enseignant
00:34:31qui utilisez
00:34:31l'intelligence artificielle.
00:34:33Vos élèves,
00:34:34vous les fliquez un peu ?
00:34:36Ils l'utilisent aussi ?
00:34:37Oui, évidemment.
00:34:39Alors, vous enseignez
00:34:39à quelle classe ?
00:34:41J'enseigne en collège
00:34:42et j'enseigne en master aussi.
00:34:44En collège, ça va encore ?
00:34:45Ils ne se servent pas
00:34:46de TchGPT
00:34:46pour faire vos exercices ?
00:34:47Ils l'ont sur leur téléphone,
00:34:48c'est très simple d'utilisation.
00:34:49Ils l'utilisent même
00:34:50pour faire des recherches
00:34:51plutôt que d'utiliser...
00:34:52Est-ce que vous arrivez
00:34:53à les démasquer ?
00:34:55Oui, en fait,
00:34:56alors pour l'instant,
00:34:57j'arrive à les démasquer
00:34:59parce qu'ils vont...
00:35:01Alors, sauf s'ils demandent
00:35:02à l'IA
00:35:02d'utiliser un vocabulaire particulier,
00:35:04mais j'arrive à les démasquer
00:35:06s'ils utilisent
00:35:07des mots de vocabulaire
00:35:07qu'ils n'utilisent pas
00:35:08de façon classique.
00:35:09Ça, je vais les démasquer.
00:35:10Par contre,
00:35:10sur du contenu purement mathématique,
00:35:12du contenu très formel,
00:35:13non, je ne peux pas
00:35:14les démasquer,
00:35:15sauf s'ils utilisent
00:35:16quelque chose
00:35:16qu'on n'a pas encore vu.
00:35:17Et ça pourrait être fait
00:35:18avec leurs parents, d'ailleurs.
00:35:20Pourquoi vouloir les démasquer ?
00:35:22À la limite,
00:35:22ça peut être bien
00:35:23si ça augmente...
00:35:23Ça peut être bien
00:35:24qu'ils réfléchissent d'abord
00:35:25par eux-mêmes
00:35:26avant de calculer
00:35:27par TchGPT.
00:35:27Il faut réfléchir
00:35:28de façon par soi-même d'abord
00:35:30avant d'utiliser ces outils.
00:35:31Il faut être expert
00:35:32en mammographie
00:35:37donc on a besoin
00:35:39de pousser l'éducation
00:35:41sans dire.
00:35:42Je voudrais me tourner
00:35:42vers Francine.
00:35:43Où êtes-vous, Francine ?
00:35:44Francine, vous avez un micro ?
00:35:45Alors, attendez,
00:35:46avant que Francine parle,
00:35:47je voulais vous dire
00:35:47que d'abord,
00:35:47Francine, vous la connaissez tous.
00:35:49Parce que Francine,
00:35:50c'est elle.
00:35:51Je ne sais pas
00:35:51si on peut l'entendre.
00:35:53La vie de Gaillon
00:35:53réserve parfois
00:35:54quelques surprises.
00:35:55Ce lundi,
00:35:56Jackpot du nouvel an
00:35:57de 7 millions d'euros.
00:35:59Alors, non,
00:35:59ce n'est pas vous
00:36:00qui nous faites gagner au loto
00:36:01ou alors soyez vraiment
00:36:02la bienvenue.
00:36:03D'ailleurs, je n'ai pas gagné non plus.
00:36:03Vous êtes comédienne
00:36:05et vous êtes voix off.
00:36:06C'est votre voix
00:36:07dans cette publicité.
00:36:08Vous faites des voix de pub,
00:36:09du doublage de jeux vidéo,
00:36:10des voix antennes.
00:36:11Cette semaine,
00:36:12peut-être l'avez-vous vu ou lu,
00:36:14il y a 8 comédiens
00:36:14de doublage français
00:36:15qui ont adressé
00:36:16des mises en demeure
00:36:17à deux sociétés américaines
00:36:18qui ont cloné leur voix
00:36:19sans leur accord.
00:36:20Ça vous est arrivé aussi,
00:36:21Francine ?
00:36:21Alors, non,
00:36:22ça ne m'est pas encore arrivé
00:36:23mais c'est quelque chose
00:36:24qu'on attendait quand même
00:36:25déjà depuis longtemps.
00:36:26C'est-à-dire qu'on savait
00:36:27que ça allait arriver
00:36:28et en ce qui concerne
00:36:29notre profession,
00:36:29alors nous on est comédiens,
00:36:30on n'est pas juste des voix
00:36:31et en ce qui concerne
00:36:33notre profession,
00:36:34nous c'est une menace
00:36:35vraiment imminente,
00:36:37immédiate
00:36:38et vraiment existentielle
00:36:40sur nos métiers
00:36:41et les collègues là
00:36:44et aujourd'hui
00:36:44ils sont douze
00:36:45à être entrés en justice.
00:36:47Oui, oui.
00:36:48En fait,
00:36:48il y a deux types de menaces.
00:36:49Il y a une menace
00:36:50qui concerne en fait
00:36:51l'Internet,
00:36:52on va dire récréatif
00:36:53avec des sites par exemple
00:36:55comme Fiche Studio
00:36:57ou Fiche je ne sais plus exactement.
00:36:59On ne leur fera pas de publicité,
00:37:00ça tombe bien.
00:37:01Non, voilà,
00:37:01mais c'est sur ce site-là
00:37:03qu'en tout cas
00:37:03il y a beaucoup de voix
00:37:05qui sont à disposition.
00:37:06Madame Le Pen,
00:37:08Monsieur Macron,
00:37:08c'est-à-dire qu'en fait
00:37:09n'importe qui
00:37:10peut faire aujourd'hui
00:37:11des répliques de n'importe qui
00:37:13et leur faire dire n'importe quoi.
00:37:16Donc ça,
00:37:16c'est une première menace.
00:37:17La deuxième menace,
00:37:18elle est beaucoup plus silencieuse
00:37:19et on parlait de souveraineté
00:37:21tout à l'heure,
00:37:22je voudrais quand même y revenir,
00:37:23c'est qu'il y a un problème
00:37:24de souveraineté culturelle
00:37:26et je vais parler aussi
00:37:28de l'exception culturelle française.
00:37:30Ça fait quand même des années
00:37:31qu'on s'enorgueillit
00:37:33d'être le pays
00:37:33de l'exception culturelle
00:37:34et aujourd'hui,
00:37:36on ne protège pas
00:37:37les artistes
00:37:38qui sont directement menacés
00:37:39par l'arrivée de l'IA
00:37:41puisqu'aujourd'hui,
00:37:42elle est tout à fait capable
00:37:43de nous remplacer.
00:37:44Vous parliez de transformation
00:37:45des métiers,
00:37:46vous parliez de tâches
00:37:47dans le domaine de la culture,
00:37:48c'est pas de ça
00:37:50dont on parle.
00:37:51Nous, on parle de création,
00:37:52on parle d'imaginaire
00:37:53et effectivement,
00:37:54en fait, l'IA,
00:37:55elle pille nos œuvres,
00:37:56elle vole notre voix
00:37:57sans notre consentement
00:37:59et alors en fait,
00:38:01c'est des enjeux
00:38:01qui sont,
00:38:02qui dépassent nos métiers.
00:38:03Aujourd'hui,
00:38:04nos métiers,
00:38:04c'est 15 000 emplois
00:38:05en Ile-de-France
00:38:05sans 10 entreprises
00:38:06mais ça touche
00:38:08des sujets de souveraineté,
00:38:09justement,
00:38:10vous en parliez,
00:38:11par rapport au fait
00:38:12que ce sont des sociétés
00:38:13américaines
00:38:14qui vont créer
00:38:15le doublage,
00:38:15par exemple,
00:38:16d'œuvres de films français
00:38:17aux États-Unis
00:38:18et qui vont maîtriser
00:38:20notre langue
00:38:21de fond,
00:38:22les mots
00:38:22et de forme,
00:38:24notre humour,
00:38:25notre culture,
00:38:27le choix des mots
00:38:28et la France
00:38:30ne va même plus
00:38:31maîtriser la diffusion
00:38:32de sa propre langue
00:38:34sur son propre territoire.
00:38:36Donc en fait,
00:38:36l'IA,
00:38:37c'est formidable
00:38:37dans plein de domaines
00:38:38et on est pour
00:38:39quand même
00:38:39le développement
00:38:40de cette intelligence
00:38:41artificielle générative
00:38:42qui va servir
00:38:43dans plein de domaines
00:38:44mais dans le milieu
00:38:44de la culture,
00:38:46c'est vraiment un sujet
00:38:47peut-être philosophique
00:38:48mais en tout cas humaniste
00:38:50et ça concerne aussi
00:38:51un enjeu majeur
00:38:52des enfants.
00:38:54Je crois qu'il y en a
00:38:55un qui en a parlé
00:38:55tout à l'heure
00:38:56sur les enfants
00:38:58et je vais juste
00:38:59parler par rapport
00:39:00à mon domaine.
00:39:01Nous,
00:39:02on enregistre des voix
00:39:03pour des dessins animés,
00:39:04on fait rêver
00:39:05des enfants,
00:39:07on fait exister
00:39:07des personnages,
00:39:08on invente
00:39:09et comme je le disais,
00:39:10on n'est pas juste une voix,
00:39:11on est des comédiens,
00:39:12c'est-à-dire qu'on prête
00:39:14une interprétation
00:39:15qui est nourrie
00:39:16de nos histoires
00:39:17et tout ça
00:39:18et on fait rêver
00:39:19des enfants.
00:39:19Est-ce que la France
00:39:21elle est ok
00:39:22pour que les enfants
00:39:23construisent
00:39:24leur référent émotionnel
00:39:25sur de l'artificiel ?
00:39:26C'est vraiment
00:39:27des sujets
00:39:27aujourd'hui
00:39:29dont il faut s'emparer
00:39:30et en fait
00:39:31pour le moment
00:39:31pour le moment
00:39:33ça fait des mois
00:39:35qu'on alerte
00:39:35les pouvoirs publics
00:39:36et que rien ne se passe.
00:39:38Rien ne se passe
00:39:38pour le moment
00:39:39pour protéger les artistes.
00:39:40Et vous en arrivez
00:39:40à mettre en demeure
00:39:41les sites américains ?
00:39:43Pour protéger
00:39:43l'exception culturelle.
00:39:44Les artistes,
00:39:45les emplois
00:39:45mais les enfants,
00:39:46vous parliez
00:39:47d'aspects cognitifs,
00:39:49il commence à y avoir
00:39:51des choses
00:39:52pour les enfants.
00:39:52Il y a des comités
00:39:53internationaux
00:39:54de chercheurs
00:39:55et aussi
00:39:56de différents métiers
00:39:58qui se montent ensemble
00:39:59pour essayer
00:40:00d'aller plus loin
00:40:00dans la connaissance
00:40:01de ces outils
00:40:01et des impacts.
00:40:03Est-ce qu'il faut attendre
00:40:03les impacts
00:40:04pour encadrer ?
00:40:05Ils le font directement
00:40:06avec dans la boucle
00:40:07les Open AI,
00:40:08Google, etc.
00:40:09qui sont là aussi.
00:40:10Ça est né
00:40:10dans la Silicon Valley,
00:40:11ça s'appelle E-Raise
00:40:12et c'est l'idée
00:40:14de protéger
00:40:14les enfants
00:40:15tout petits.
00:40:16Mattel propose
00:40:16avec Open AI
00:40:17de faire des nounours
00:40:18qui vont nous parler
00:40:18avec la GPT.
00:40:19Donc ce que vous dites
00:40:20est très vrai
00:40:20et ça commence à arriver.
00:40:22Frayne,
00:40:22moi j'ai parlé
00:40:22à France Info
00:40:26dernièrement hier
00:40:27sur Frayne
00:40:28qui était soi-disant
00:40:28notre ami
00:40:29et on a des exemples
00:40:30partout.
00:40:31C'est ce petit objet
00:40:32qu'on porte autour du cou
00:40:33et qui est...
00:40:34Attendez,
00:40:34avant de poursuivre
00:40:35parce que vous parlez
00:40:36en fait de la révolution
00:40:37en cours
00:40:37dans toutes les professions
00:40:38artistiques,
00:40:39il y a évidemment
00:40:40le métier de comédien,
00:40:41les voix-off
00:40:42comme vous les incarnez,
00:40:43révolution technologique
00:40:45dont on sait en fait
00:40:47si elle veut être
00:40:47créative ou destructrice
00:40:48et je voulais que vous
00:40:49regardiez ce reportage
00:40:50de Dario Borgogno,
00:40:51Clément Perrault,
00:40:52Marion Goussy
00:40:53et Nicolas Marjorand.
00:40:57Depuis trois ans,
00:40:58un nouvel outil
00:40:59a fait son apparition
00:41:00dans les cours
00:41:00de cette grande école parisienne.
00:41:02On part d'une photographie
00:41:03qui a été réalisée
00:41:04en studio
00:41:04par une étudiante
00:41:05donc avec des techniques
00:41:07traditionnelles
00:41:08et l'IA permet
00:41:09de modifier l'image
00:41:11en venant ajouter
00:41:13toute une partie
00:41:14qui est totalement fictionnelle.
00:41:16Un apprentissage,
00:41:17ici on parle même
00:41:18d'apprivoiser l'IA,
00:41:19une nécessité face
00:41:20aux demandes
00:41:21du marché de l'emploi.
00:41:22Je suis contacté
00:41:23à peu près
00:41:23les deux semaines
00:41:24par des entreprises
00:41:25notamment dans le milieu
00:41:26de la publicité,
00:41:27de la communication
00:41:28et qui cherchent
00:41:29des talents formés
00:41:30à l'utilisation
00:41:31de l'intelligence artificielle.
00:41:33Le métier évolue
00:41:33comme ça a évolué
00:41:35entre les tireurs argentiques
00:41:36vers le numérique
00:41:37il y a maintenant 25 ans.
00:41:38Là, il y a un glissement
00:41:39de métier
00:41:40qui va moins
00:41:40vers l'exécution
00:41:42et plutôt vers
00:41:43la direction artistique.
00:41:45Mais pour les étudiants,
00:41:46cette évolution
00:41:47n'est pas très encourageante.
00:41:48Ce qu'on pourrait faire
00:41:49avec une équipe,
00:41:50en fait,
00:41:50une seule personne
00:41:51pourra le faire
00:41:52donc ça va peut-être
00:41:53réduire les effectifs.
00:41:54On ne sait pas
00:41:55jusqu'à quel point
00:41:55les clients vont penser
00:41:57qu'ils n'ont plus besoin
00:41:58de nous
00:41:58ou de certaines choses
00:42:00qu'on peut faire
00:42:00donc ça fait peur.
00:42:06Inquiétude partagée aussi
00:42:07par ce compositeur.
00:42:09Les musiques générées
00:42:10par Léa
00:42:10inondent déjà
00:42:11les plateformes
00:42:12et elles pourraient
00:42:12bientôt envahir
00:42:13les films,
00:42:14les séries
00:42:14ou les documentaires.
00:42:15Je pense qu'il y a
00:42:16des producteurs,
00:42:17des éditeurs
00:42:18qui utilisent ces musiques
00:42:19évidemment
00:42:20parce qu'il n'y a pas
00:42:21de coût financier
00:42:22donc évidemment
00:42:22mais ils ne le revendiquent
00:42:24pas encore.
00:42:25Forcément,
00:42:25c'est un impact
00:42:26sur les droits d'auteur
00:42:27certainement
00:42:28qui vont baisser
00:42:28sur les commandes.
00:42:30Alors,
00:42:31le dernier espoir
00:42:32c'est pousser le public
00:42:33à choisir
00:42:33les productions
00:42:34sans IA.
00:42:35Pour cela,
00:42:36ce musicien
00:42:36utilise ce label
00:42:37sur ses compositions
00:42:38un tampon
00:42:39avec la mention
00:42:40fabrication humaine.
00:42:42Le label
00:42:42va faire la différence
00:42:43ça c'est sûr.
00:42:44Les gens
00:42:44vont de plus en plus
00:42:46comprendre
00:42:47l'importance
00:42:48de voir,
00:42:48lire et écouter
00:42:49des œuvres
00:42:50d'origine humaine.
00:42:51C'est absolument
00:42:52fondamental
00:42:53de ne pas laisser
00:42:54se banaliser
00:42:55des contenus synthétiques
00:42:56créés par des IA
00:42:57génératives.
00:42:58Et si on laisse
00:42:59se banaliser
00:43:00on risque de perdre
00:43:01et on risque
00:43:02de voir disparaître
00:43:03notre précieux patrimoine
00:43:04créatif humain.
00:43:06Pour l'instant
00:43:06ce label
00:43:07compte seulement
00:43:07400 artistes
00:43:08adhérents
00:43:09mais il compte
00:43:10toucher la bande dessinée
00:43:11la littérature
00:43:12le cinéma
00:43:12et peut-être même
00:43:14un jour
00:43:14le journalisme.
00:43:17Label
00:43:17fabrication humaine
00:43:19c'est une bonne
00:43:20initiative
00:43:21c'est une bonne idée
00:43:22on en est là
00:43:23de dire
00:43:23c'est buffet maison
00:43:25quoi.
00:43:25Et puis aussi
00:43:26il y a des réflexions
00:43:27sur protéger la voix
00:43:28et sur
00:43:29oui parce que la voix
00:43:30c'est différent
00:43:32ça fait partie
00:43:32de l'artiste.
00:43:33En fait c'est un vecteur
00:43:35d'émotions
00:43:35et vous disiez
00:43:37que l'intelligence
00:43:38artificielle
00:43:38n'avait aucune émotion
00:43:40et là on parle
00:43:41d'art
00:43:42on parle de choses
00:43:43qui dépassent
00:43:44de simples tâches
00:43:45Là on touche
00:43:47à la régulation
00:43:47et donc
00:43:48on est en plein
00:43:49chez vous
00:43:50à Bruxelles
00:43:50François Calfon
00:43:52LIA Acta
00:43:54Je vais le dire
00:43:54avec beaucoup de calme
00:43:55parce que madame
00:43:56a eu un témoignage
00:43:57et le reportage
00:43:58est complémentaire
00:43:59quand j'ai parlé
00:44:00de pillage tout à l'heure
00:44:01c'est pas un truc normatif
00:44:02c'est une réalité
00:44:03c'est-à-dire que
00:44:04aujourd'hui
00:44:05sur Amazon
00:44:05vous pouvez acheter
00:44:07des livres
00:44:07entièrement générés
00:44:08par l'IA
00:44:09alors on pourrait dire
00:44:09ben non mais il n'y a pas
00:44:10de créateur
00:44:10mais le livre généré
00:44:12par l'IA
00:44:12c'est à absorber
00:44:13C'est la même chose
00:44:14pour la musique
00:44:15sur les plateformes
00:44:15Mais attendez
00:44:16je vais au bout
00:44:16du raisonnement
00:44:17parce que derrière
00:44:18c'est les créateurs
00:44:18à absorber à leur insu
00:44:20toute la création
00:44:21de tous les romanciers
00:44:23qui ont écrit tout cela
00:44:24donc il y a du vol
00:44:25et ce vol là
00:44:26il y a aussi un enjeu économique
00:44:28c'était notre sujet initial
00:44:29c'est de la création
00:44:31qui n'est pas payée
00:44:31de manière très claire
00:44:33ça a été dit à l'instant
00:44:35sur les voix
00:44:36les voix
00:44:36et même sur
00:44:38c'est la première grève
00:44:39à Hollywood
00:44:40le premier conflit social
00:44:41sur l'intérêt
00:44:42puisqu'ils ont de l'avance
00:44:43sur ces sujets là
00:44:44c'est la grève
00:44:45des scénaristes
00:44:45Je voudrais qu'on avance
00:44:47parce que ça c'est le constat
00:44:48mais vous vous êtes les décideurs
00:44:49Le constat
00:44:50c'est qu'il faut
00:44:52faire en sorte
00:44:53que les GAFAM
00:44:53qui le font tous les jours
00:44:55arrêtent de voler les données
00:44:56parce que les données
00:44:58des créateurs
00:44:58leur appartiennent
00:44:59et ça c'est l'enjeu
00:45:00de l'IA Act
00:45:01ça c'est l'enjeu
00:45:02de la réglementation
00:45:03Dans l'IA Act
00:45:04c'est quoi ?
00:45:06C'est un garde-fou
00:45:07l'IA Act
00:45:07C'est comme vous avez
00:45:08la loi RGPD
00:45:09qui protège
00:45:11vos données
00:45:11c'est le personnel
00:45:12le prochain
00:45:13D'accord
00:45:13mais on a l'impression
00:45:14pardonnez-moi
00:45:15qu'en l'état
00:45:15quand je vois le reportage
00:45:17quand j'entends Francine
00:45:18que pour l'instant
00:45:19ça ne sert à rien
00:45:19D'accord
00:45:20mais c'est un peu
00:45:21le même problème
00:45:21que le formateur
00:45:23la loi est en retard
00:45:24par rapport aux pratiques
00:45:25et vous avez des GAFAM
00:45:27qui sucent
00:45:28qui volent
00:45:29il n'y a pas d'autre mot
00:45:30la création
00:45:31que ce soit la voix
00:45:32l'image
00:45:32on aurait pu faire
00:45:33le cas des shootings
00:45:34les mannequins
00:45:34aujourd'hui
00:45:35vous donnez la photo
00:45:36d'un mannequin
00:45:37ça remplace le shooting
00:45:38parfois à l'insu même
00:45:40des femmes
00:45:41ou des hommes
00:45:41qui posent
00:45:42dans les shootings
00:45:43donc il faut la loi
00:45:44qui réponde
00:45:44et qui protège
00:45:45les créateurs
00:45:46qui protège
00:45:47les identités
00:45:47et les artistes
00:45:48et les artistes
00:45:49parce que nous
00:45:50ce qu'on veut
00:45:51c'est pas être rémunéré
00:45:52par rapport
00:45:53à des oeuvres
00:45:55qui seraient exploitées
00:45:56ou nos voix
00:45:57qui seraient exploitées
00:45:58par l'intelligence artificielle
00:45:59nous ce qu'on veut
00:45:59c'est continuer à créer
00:46:00continuer à interpréter
00:46:02des personnages
00:46:02et continuer à faire rêver
00:46:03déjà qu'on ne vous vole pas
00:46:05demain
00:46:05parce que votre voix
00:46:06que vous dites
00:46:07pour l'instant
00:46:07c'est pas arrivé
00:46:08notre voix n'est pas
00:46:09une donnée personnelle
00:46:10elle est sur les réseaux sociaux
00:46:11Isabelle Roche
00:46:12je m'adresse
00:46:13aux deux députés
00:46:14qui sont là aussi
00:46:14vous êtes condamnés
00:46:16à courir
00:46:17après le danger
00:46:19à chercher une loi
00:46:20qui peut empêcher ça
00:46:21alors en fait
00:46:22par rapport
00:46:23à la loi
00:46:24je pense que
00:46:25de façon générale
00:46:26et mon voisin
00:46:27le dit bien
00:46:28souvent le législateur
00:46:29c'est pas qu'il soit
00:46:30en retard
00:46:31c'est qu'au moment
00:46:31où il fait la loi
00:46:32il crante un moment
00:46:33de la société
00:46:34et ça c'est valable
00:46:35pour toutes les lois
00:46:35que ce soit les lois
00:46:36de bioéthique
00:46:37ou d'autres lois
00:46:38c'est rarement
00:46:39la loi est en avance
00:46:40sur un fait de société
00:46:41donc je pense que
00:46:42là dessus
00:46:43là on parle pas d'avance
00:46:44ça existe déjà
00:46:45on est déjà en place
00:46:46non mais je répondais
00:46:47par rapport au fait
00:46:48loi pas loi
00:46:49donc là on a un règlement
00:46:51on a une loi européenne
00:46:53effectivement
00:46:53après une transposition
00:46:54en France
00:46:55et on sera vigilant
00:46:56à ce que ce soit
00:46:57ferme et adopté
00:46:59parce que effectivement
00:47:00c'est très important
00:47:01de protéger
00:47:02les créateurs
00:47:03les créateurs au sens
00:47:04générique
00:47:05général
00:47:06et noble du terme
00:47:07donc que ce soit
00:47:08les comédiens
00:47:08que ce soit les écrivains
00:47:09que ce soit les musiciens
00:47:10enfin voilà
00:47:11toute la profession artistique
00:47:12et c'est extrêmement important
00:47:13et l'IA acte
00:47:14par rapport à cela
00:47:15est protecteur
00:47:16mais effectivement
00:47:17on peut avoir le sentiment
00:47:19d'être en retard
00:47:19mais comme dans
00:47:20énormément de domaines
00:47:23dans la société
00:47:24je prenais
00:47:25la référence
00:47:26à la bioéthique
00:47:27où quand on
00:47:28quand on
00:47:30promulgue
00:47:31une loi de bioéthique
00:47:32on sait qu'on est déjà
00:47:33elle est déjà obsolète
00:47:34par rapport à l'état
00:47:35de la société
00:47:36mais par contre
00:47:36il a quand même fallu le faire
00:47:37parce que ça crante
00:47:38un état de la société
00:47:39vous avez raison
00:47:39je pense que ça
00:47:40c'est aussi important
00:47:41Alexandre Sabatou
00:47:43et Laurence ensuite
00:47:44ce qu'il faut rappeler
00:47:45c'est que l'IA
00:47:46est un outil
00:47:47on utilise tous l'IA ici
00:47:49moi personnellement
00:47:50je la trouve vraiment
00:47:50pas créative
00:47:51vous êtes dans un métier
00:47:52de la voix
00:47:52il faut vous protéger
00:47:53c'est un droit
00:47:54c'est une propriété intellectuelle
00:47:55que vous avez
00:47:55au niveau de votre voix
00:47:56vous vous protéger
00:47:57avec des contrats
00:47:58s'il faut
00:47:58mais j'aimerais
00:47:59signaler quelque chose
00:48:00quand ça se passe
00:48:00aux Etats-Unis
00:48:01quand sa voix
00:48:02elle est étiquée
00:48:02aux Etats-Unis
00:48:03non non justement
00:48:03c'est pas normal ça
00:48:04elle doit être rémunérée
00:48:05par rapport à ça
00:48:05mais moi ce que je veux dire
00:48:06par là
00:48:06c'est que c'est pas
00:48:08c'est pas créatif
00:48:09moi j'aime le chant
00:48:10par exemple
00:48:10j'aime le chant
00:48:11et quand Dalida chante
00:48:13je suis malade
00:48:13elle met ses tripes
00:48:14dans la chanson
00:48:15et c'est ça qui fait
00:48:16que la chanson est belle
00:48:17et vous quand vous faites
00:48:17votre métier
00:48:18c'est que vous mettez
00:48:18de vous à l'intérieur
00:48:20et ça je ne pense pas
00:48:21qu'une IA soit capable
00:48:21de le faire
00:48:22une IA ça sera toujours
00:48:22un outil
00:48:23qui permettra d'améliorer
00:48:24mais d'accord
00:48:25mais on est tous d'accord
00:48:26pour faire ce constat
00:48:27vous appropriez l'oeuvre
00:48:28mais encore une fois
00:48:29qu'est-ce que vous dites
00:48:30comment vous protégez Francine
00:48:31c'est quoi son recours
00:48:33aujourd'hui à Francine
00:48:33on passe des contrats
00:48:35pour qu'on permet
00:48:36avec la loi
00:48:36en étant tout ce qui est
00:48:37droit d'auteur
00:48:38tout ce qui est propriété
00:48:38intellectuelle
00:48:39qu'on ne peut pas
00:48:40utiliser sa voix
00:48:41si elle ne donne pas
00:48:42son accord
00:48:42si vous voulez passer
00:48:43un contrat pour être
00:48:44rémunéré à chaque fois
00:48:45que c'est utilisé
00:48:45pour moi c'est votre bon droit
00:48:46mais elle doit être protégée
00:48:47on ne doit pas pouvoir
00:48:48utiliser sa voix
00:48:49de manière détruite
00:48:50vous devez passer
00:48:50vos journées sur internet
00:48:51à chercher les duplications
00:48:52de votre voix
00:48:53il y a des pays
00:48:54qui engagent des politiques
00:48:55volontaristes
00:48:56comme le Danemark
00:48:57qui protègent
00:48:57l'image et la voix
00:48:59par exemple
00:49:00de leurs concitoyens
00:49:01c'est-à-dire qu'en fait
00:49:01c'est même pas juste
00:49:02nous les artistes
00:49:03c'est aussi une question
00:49:05par exemple
00:49:05je pense aux enfants
00:49:06pour les deepfakes
00:49:07s'approprier l'image
00:49:08de n'importe qui
00:49:09qui est un sujet
00:49:10qui déshabille les jeunes filles
00:49:11donc on a demandé
00:49:12en Europe
00:49:13la commission européenne
00:49:14la suspension de Grock
00:49:16la réponse de monsieur Musk
00:49:17qui est quand même
00:49:19d'une ironie absolument
00:49:20phénoménale
00:49:21et de dire
00:49:21maintenant on ne le fera
00:49:22plus en option gratuite
00:49:23on va le faire
00:49:24en option payante
00:49:25donc je pense
00:49:26pour les postures
00:49:27non pas tant mieux
00:49:28que des jeunes filles
00:49:30ou que vous-même
00:49:31soyez déshabillés
00:49:32à votre insu
00:49:32me semble être
00:49:33quelque chose
00:49:34de préjudiciable
00:49:35surtout dans des usages
00:49:36qui peuvent être
00:49:37y compris pédopornographiques
00:49:38donc la question
00:49:39c'est qu'à un moment
00:49:40la sanction doit tomber
00:49:41et je suis très investi
00:49:44sur les questions
00:49:44de Chine et de Tému
00:49:45la commission européenne
00:49:46tarde à sanctionner
00:49:47la France
00:49:48je tiens à le signaler
00:49:49parce que moi
00:49:49je ne suis pas là
00:49:50pour faire la polémique politique
00:49:51et que monsieur Papin
00:49:52a été très en pointe
00:49:54notamment sur le plan juridique
00:49:55est en pointe
00:49:56par rapport aux autres pays européens
00:49:57mais il faut que le gendarme
00:49:59d'internet
00:49:59intervienne
00:50:01parce que
00:50:01le vol des données
00:50:02a son insu
00:50:03parce que le non-paiement
00:50:04des artistes
00:50:05et je suis d'accord
00:50:06je préfère les tripes
00:50:07mais il faut savoir aussi
00:50:08que
00:50:09y compris dans la chanson
00:50:10y compris dans le roman
00:50:11y compris dans le scénario
00:50:13sur des choses
00:50:14assez standardisées
00:50:15et après tout
00:50:16la lecture
00:50:16c'est souvent des choses
00:50:17standardisées
00:50:18et bien il y a des produits
00:50:19sur lesquels
00:50:20on gagne de l'argent
00:50:21sans qu'il y ait un auteur
00:50:22voilà
00:50:23et donc ça c'est un problème
00:50:24madame
00:50:25attendez
00:50:26dites-le
00:50:27parce que nous à l'UNESCO
00:50:28on a travaillé sur ça
00:50:29comment on se rapproche
00:50:30d'un marque
00:50:30alors en fait
00:50:31il faut protéger
00:50:32nos voix en amont
00:50:33en fait
00:50:33c'est-à-dire que
00:50:34c'est pas après
00:50:34qu'il faut taper
00:50:35sur les doigts
00:50:36c'est-à-dire qu'il faut
00:50:37interdire
00:50:38il faut déposer votre marque
00:50:39il faut interdire
00:50:40les répliques numériques
00:50:41non consenties
00:50:42que ce soit pour les artistes
00:50:44ou les citoyens
00:50:45mais vous déposez
00:50:46votre voix avant
00:50:47mais ce qui est important
00:50:48en fait
00:50:49ça fait partie de notre identité
00:50:51comme nos ordres digitales
00:50:52on est d'accord
00:50:53sauf qu'aujourd'hui
00:50:54le RGPD ne nous protège pas
00:50:55là-dessus
00:50:55c'est-à-dire que
00:50:56notre voix ne fait pas partie
00:50:57de nos données personnelles
00:51:00du RGPD
00:51:01donc
00:51:01sur l'usurpation
00:51:03il faudra faire évoluer
00:51:04déjà le RGPD
00:51:05l'IA acte est très importante
00:51:08enfin l'IA acte est très important
00:51:09c'est parce que
00:51:10c'est le cadre
00:51:11et c'est ce qui va permettre
00:51:12aussi après de sanctionner
00:51:13parce que tant qu'on n'a pas de cadre
00:51:14on ne pourra pas avoir de sanctions
00:51:15donc on est tout à fait conscients
00:51:17qu'à un moment
00:51:18il y a des gens
00:51:20qui vont s'approprier
00:51:20qui essayent
00:51:21mais si on n'a pas le cadre
00:51:23pour les sanctionner
00:51:23on ne va pas y arriver
00:51:24donc je pense que c'est très important
00:51:25que l'Europe
00:51:27se soit dotée de ce cadre-là
00:51:28qu'ensuite les Etats
00:51:29s'en emparent
00:51:30pour que justement
00:51:31quand il y a du pillage
00:51:33des dérives ou autre
00:51:34on puisse avoir le cadre nécessaire
00:51:35et on puisse avoir la sanction
00:51:36parce que tant que nous n'avions pas ça
00:51:38on pourrait juste dire
00:51:40ah c'est dommage
00:51:41on est pillé
00:51:41le problème c'est qu'on n'a pas de
00:51:43on ne sait pas exactement
00:51:44comment les IA
00:51:44c'est à vous de chercher
00:51:45si vous avez été contaminé
00:51:47c'est là où il faut de la recherche
00:51:49sur les mesures
00:51:49que l'on pourrait donner
00:51:51à tout un chacun
00:51:52pour montrer à quel point
00:51:53ça pille ou pas
00:51:54à quel point les modèles
00:51:55sont contaminés
00:51:56je voudrais donner aussi la parole
00:51:57parce que ça rejoint
00:51:58exactement le même tête
00:51:59je voudrais donner la parole
00:51:59à Anthony
00:52:00Anthony
00:52:01juste à côté de Francine
00:52:02bonsoir Anthony
00:52:02bonsoir
00:52:03vous êtes traducteur
00:52:07dans l'audiovisuel
00:52:08vous êtes traducteur
00:52:09en quelle langue ?
00:52:11je travaille depuis l'anglais
00:52:12l'espagnol vers le français
00:52:13donc quand on entend
00:52:14Donald Trump en direct
00:52:15à la télévision française
00:52:16c'est peut-être vous
00:52:16qui le traduisez en direct ?
00:52:18non parce que moi
00:52:18je travaille vraiment
00:52:19sur la fiction
00:52:19et sur du dessin animé
00:52:21donc sur les séries
00:52:22les films
00:52:22mais pas sur du direct
00:52:24donc vous n'êtes pas
00:52:25très éloigné de Francine
00:52:26d'ailleurs
00:52:27non on travaille ensemble
00:52:28parce qu'on est dans la même chaîne
00:52:29on travaille dans la même chaîne
00:52:31l'IA est évidemment
00:52:32en train de métamorphoser
00:52:34le métier de traducteur
00:52:35alors en audiovisuel
00:52:37pas tout à fait
00:52:38parce que ça ne marche pas
00:52:40la traduction
00:52:41avec de l'IA
00:52:43ça ne marche pas
00:52:44on ne peut pas mécaniser
00:52:47un processus
00:52:48qui pense que
00:52:49la traduction
00:52:50c'est pas
00:52:50je prends un mot
00:52:51dans une langue
00:52:52et je trouve l'équivalent
00:52:53dans la langue d'arrivée
00:52:55donc de l'anglais
00:52:56vers le français
00:52:56ça ne marche pas comme ça
00:52:58en fait
00:52:58on a un rapport
00:52:59actif avec une oeuvre
00:53:02c'est à dire que moi
00:53:02quand on me demande
00:53:03de traduire un film
00:53:04pour le doublage
00:53:05pour réécrire
00:53:06les répliques
00:53:08que les comédiens
00:53:08ensuite français
00:53:09vont interpréter
00:53:10moi j'ai un rapport
00:53:11actif avec l'oeuvre
00:53:12c'est à dire que
00:53:12je ressens l'oeuvre
00:53:13intellectuellement
00:53:14parce que je dois la comprendre
00:53:15la machine
00:53:16elle ne comprend pas
00:53:17et je suis ému
00:53:19au sens premier du terme
00:53:21c'est à dire
00:53:21que ça bouge à l'intérieur
00:53:22je pleure
00:53:23je ris
00:53:24je suis en colère
00:53:25ça fait des choses en moi
00:53:27et c'est ça
00:53:28qu'ensuite
00:53:28en français
00:53:29je vais devoir rendre
00:53:31et j'ai en plus
00:53:34la contrainte de l'image
00:53:35je dois
00:53:36je ne traduis pas des mots
00:53:37je traduis du sens
00:53:38je traduis de l'émotion
00:53:39je traduis un comédien
00:53:40qui joue
00:53:40je traduis une situation
00:53:41je traduis
00:53:42c'est pas parce qu'il va dire
00:53:43un mot
00:53:43que je vais toujours
00:53:45le traduire comme ça
00:53:46c'est à dire
00:53:46c'est son regard
00:53:47qui va me dire quelque chose
00:53:48la façon dont il le joue
00:53:50en VO
00:53:51tout ça
00:53:51en fait je le prends en compte
00:53:53donc c'est pas que des mots
00:53:54donc en fait
00:53:55l'IA pour l'instant
00:53:55moi elle me sert
00:53:56absolument à rien
00:53:58parce qu'elle n'est pas du tout
00:53:59créative à ce niveau là
00:54:01moi quand je
00:54:02sauf que
00:54:03sauf que là
00:54:03les derniers progrès
00:54:04c'est la traduction simultanée
00:54:07c'est la même chose
00:54:08c'est à dire que
00:54:09là maintenant
00:54:10on peut avoir
00:54:11une conversation
00:54:12avec
00:54:12une personne
00:54:14qui parle une langue
00:54:15qu'on a absolument pas apprise
00:54:16et on peut tout à fait
00:54:16converser avec elle
00:54:17grâce à l'intelligence artificielle
00:54:19c'est les toutes dernières
00:54:20améliorations
00:54:21qui ont été apportées
00:54:22Moshi
00:54:22Kuta
00:54:23ils font ça
00:54:23c'est vrai que même
00:54:25dans les écouteurs
00:54:25de Apple
00:54:26on va avoir la traduction
00:54:27de quelqu'un
00:54:27ce qui nous permet
00:54:28de réfléchir dans sa langue
00:54:29et d'entendre la traduction
00:54:30de l'autre
00:54:30mais c'est pas la même chose
00:54:31en audiovisuel
00:54:32il est en train de jouer
00:54:33du sens visuellement
00:54:34et ça l'IA
00:54:35c'est pas fait
00:54:35ce que je disais tout à l'heure
00:54:36sur l'histoire
00:54:38traduire quelque chose
00:54:39qui était historique
00:54:39c'est pareil
00:54:40l'IA franchement
00:54:41pour travailler sur Freud
00:54:43sur les aspects de la langue
00:54:45qui révèlent votre inconscient
00:54:46ou qui révèlent ce que vous êtes
00:54:47l'IA n'est pas du tout
00:54:49à ce niveau là
00:54:49elle ne comprend pas
00:54:49et en plus elle n'est pas située
00:54:51elle ne comprend pas
00:54:51le contexte dans lequel on est
00:54:52donc il faut absolument ramener
00:54:54là où les choses sont vraies
00:54:55François Calfon
00:54:56je pense que ce débat
00:54:57est très intéressant
00:54:58et on peut en discuter
00:54:59des erreurs
00:54:59sans doute que chacun a raison
00:55:01simplement
00:55:01ramenons ça
00:55:02des cas d'usage pratique
00:55:05dans des tas d'entreprises
00:55:07peut-être pas à France Télévisions
00:55:08j'ai imaginé
00:55:09que vous étiez à France Télévisions
00:55:09c'est peut-être pas le cas
00:55:10on supprime
00:55:11on supprime
00:55:12des services de traduction entiers
00:55:14donc il y a un impact économique
00:55:15avec peut-être une perte de valeur
00:55:17dans l'interprétariat
00:55:19dans la traduction
00:55:20de textes techniques
00:55:21où vous n'êtes pas à isopérimètre
00:55:24dans les instances internationales
00:55:26de ce que vous étiez
00:55:27il y a 20 ans
00:55:27donc il y a un impact
00:55:28et la question que je voulais
00:55:29vous poser
00:55:30elle est toute simple
00:55:30c'est comme en radiologie
00:55:32c'est comme pour le professeur
00:55:33de mathématiques
00:55:34on sent que vous n'aimez pas
00:55:35trop l'outil
00:55:36mais est-ce qu'on peut imaginer
00:55:38dans vos métiers
00:55:38où il y a de la complexité
00:55:39de la contextualisation
00:55:40à la traduction
00:55:41le traducteur augmenter
00:55:42est-ce que ça peut être
00:55:43votre ami à vous ou pas ?
00:55:45Non parce qu'en fait
00:55:46la traduction
00:55:46c'est une histoire de choix
00:55:47en fait
00:55:48c'est toujours une histoire de choix
00:55:50et ça va être un rapport individuel
00:55:52à l'oeuvre qu'on a en face de nous
00:55:53et je parle d'oeuvre
00:55:54Pardon ?
00:55:55L'impact emploi
00:55:56dans votre entreprise
00:55:57il n'y en a pas ?
00:55:58On commence à être touché
00:56:00en sous-titrage
00:56:01parce qu'on a Arte
00:56:04typiquement
00:56:05qui traduit
00:56:06qui veut s'européaniser
00:56:08donc qui va traduire
00:56:08vers les langues européennes
00:56:09qui fait appel du coup
00:56:11à de la machine
00:56:12on va nous demander
00:56:13d'être correcteur de machine
00:56:14quel est l'intérêt ?
00:56:16Aucun
00:56:16puisqu'on est payé au lance-pierre
00:56:17et on n'a pas le temps
00:56:18et ça va dans des labos américains
00:56:20puisqu'en fait
00:56:21Je voudrais aussi
00:56:22donner la parole à Laure
00:56:23parce qu'on ne peut pas
00:56:23finir cette émission
00:56:24sans entendre Laure
00:56:25elle est formatrice
00:56:27en intelligence artificielle
00:56:29pour les professionnels
00:56:30où vous vous êtes lancée
00:56:30il y a longtemps ?
00:56:31Il y a 8 mois
00:56:32Vous êtes débordée ?
00:56:34Il y a pas mal
00:56:35de demandes
00:56:36et de besoins
00:56:36la petite histoire
00:56:37c'est que moi
00:56:38j'ai longtemps fabriqué
00:56:40de l'IA
00:56:40déployé de l'IA
00:56:41notamment dans le service public
00:56:43mais j'ai décidé finalement
00:56:44en étant aussi enseignante
00:56:46par ailleurs
00:56:46de créer une académie
00:56:47pour former
00:56:48les professionnels
00:56:49donc faire de la formation
00:56:51à l'adoption de l'IA
00:56:52Quel professionnel vous formez ?
00:56:53Par métier
00:56:53donc on essaye de former
00:56:55le plus de métiers possibles
00:56:57parce que justement
00:56:57on a cette conviction
00:56:59que pour que personne
00:57:00ne reste sur le bord du chemin
00:57:01il faut pratiquer
00:57:02il faut essayer
00:57:03il faut s'y mettre
00:57:04il faut tester
00:57:05et on a une chance
00:57:06en ce moment
00:57:06c'est que les prix
00:57:07de tous ces services d'IA
00:57:09ne reflètent pas du tout
00:57:10la réalité des coûts
00:57:11donc ça ouvre
00:57:12une fenêtre d'opportunité
00:57:14pour pratiquer
00:57:15essayer
00:57:15se faire aussi
00:57:17sa propre expérience
00:57:19de là où ça fonctionne
00:57:20là où ça ne fonctionne pas
00:57:21quels sont les cas d'usage
00:57:22dans mon métier
00:57:23et comment je dois
00:57:24faire changer ma pratique
00:57:26Est-ce que les travailleurs
00:57:27que vous formez
00:57:28quand ils arrivent
00:57:28ils ont déjà des petites notions
00:57:29où ils sont totalement incultes
00:57:31en intelligence artificielle ?
00:57:31C'est très variable
00:57:32on a vu des chiffres
00:57:33en introduction
00:57:34mais les niveaux d'adoption
00:57:36d'usage
00:57:37de maîtrise
00:57:37de familiarité avec l'IA
00:57:39sont très variables
00:57:39selon les professions
00:57:40donc on a des gens
00:57:41qui ne connaissent rien du tout
00:57:43et donc là
00:57:45on passe quand même
00:57:45par un petit rappel
00:57:46des fondamentaux
00:57:47ce que disait Laurence
00:57:48au début
00:57:49qu'est-ce que ça fait bien
00:57:50l'IA
00:57:50comment ça fonctionne
00:57:51les risques d'erreur
00:57:52les hallucinations
00:57:53rappeler aussi
00:57:54le cadre réglementaire
00:57:55pour en faire un bon usage
00:57:56les bonnes pratiques
00:57:57de sécurité
00:57:57sur les données
00:57:58qu'est-ce qu'on ne met pas
00:57:59donc ça il y a toujours
00:58:00ce petit socle là
00:58:02et après
00:58:03on passe à des usages
00:58:04plus ou moins avancés
00:58:06selon les professions
00:58:06donc on forme des gens
00:58:08dans des entreprises
00:58:09de toute taille
00:58:10des très grandes entreprises
00:58:11c'est des formations
00:58:12qui sont payées
00:58:12par l'employeur ?
00:58:13oui payées par l'employeur
00:58:14ou sur fonds propres
00:58:16et ça on en reparlera après
00:58:17parce que moi j'ai une question
00:58:18pour vous
00:58:18alors posez la vite
00:58:19parce que hélas
00:58:20vous savez une heure
00:58:21ça passe très vite
00:58:21ils ont tous beaucoup parlé
00:58:23oui
00:58:23mais donc les entreprises
00:58:25elles ont des financements
00:58:27elles peuvent mobiliser
00:58:28des financements pour ça
00:58:28mais les personnes
00:58:29et notamment par exemple
00:58:30les auto-entrepreneurs
00:58:31qui veulent se former
00:58:33qui veulent se lancer
00:58:34dans une nouvelle activité
00:58:35et prendre justement
00:58:36les devants
00:58:37et se former à l'IA
00:58:38aujourd'hui on a une réduction
00:58:39un plafonnement
00:58:40du CPF
00:58:41du compte personnel de formation
00:58:42et ça c'est un vrai danger
00:58:44pour justement
00:58:45des professions
00:58:47qui vont
00:58:47enfin des entrepreneurs
00:58:48qui ont envie
00:58:49de démarrer une nouvelle activité
00:58:50et ça voilà
00:58:51il y a une économie budgétaire
00:58:53qui est chiffrée
00:58:53à à peu près 400 millions d'euros
00:58:55je pense que c'est vraiment
00:58:56une opportunité
00:58:58enfin au contraire
00:59:00un danger
00:59:01pour des gens
00:59:02qui veulent se former
00:59:03et démarrer
00:59:03qui veut lui répondre
00:59:04en 30 secondes
00:59:05non mais c'est extrêmement important
00:59:07ce que vous faites
00:59:07parce qu'on ne fera pas
00:59:08la révolution de l'IA
00:59:09si on n'aide pas les gens
00:59:11à se former
00:59:11donc c'est très important
00:59:12il ne faut pas que les gens
00:59:13aient peur aussi
00:59:13parce qu'on s'est toujours adapté
00:59:15les dessinateurs ont appris
00:59:17à utiliser la palette graphique
00:59:18et ont réussi à avancer
00:59:19mon père me racontait
00:59:20comment l'arrivée
00:59:21de l'ordinateur
00:59:21a chamboulé tout le monde
00:59:23c'est bien
00:59:23on a commencé avec chaque GPT
00:59:25on finit avec Jean-Paul
00:59:25n'ayez pas peur
00:59:26vous savez une heure
00:59:28ça passe très vite
00:59:28mais ce dont on se rend compte
00:59:31c'est que ce qui est
00:59:32vraiment fondamental
00:59:32c'est la formation
00:59:33la donnée
00:59:35la donnée
00:59:35c'est vraiment
00:59:36ce qui va nourrir
00:59:37ces grands modèles
00:59:38et est-ce qu'on en est propriétaire
00:59:40et comment on garde
00:59:41notre souveraineté
00:59:42par rapport à cela
00:59:43et puis effectivement
00:59:45l'apprentissage
00:59:46donc vous formez
00:59:47donc le compte
00:59:48de formation professionnelle
00:59:49il nous faudrait une heure de plus
00:59:50l'émission est terminée
00:59:52le générique a retenti
00:59:53c'est terminé
00:59:54on va être très en retard
00:59:55cette émission
00:59:55est rediffusée tout à l'heure
00:59:56à 23h30
00:59:57merci infiniment
00:59:58d'être venu ce soir
00:59:59sur le plateau de Chahouacont
01:00:01merci également
01:00:02à vous quatre
01:00:03lundi vous avez rendez-vous
01:00:05avec Francis Letellier
01:00:06il recevra Sébastien Martin
01:00:08ministre délégué à l'industrie
01:00:09pour l'indicé politique
01:00:10nous on sera là
01:00:10à 19h30 mardi
01:00:11en direct
01:00:12bonne soirée
01:00:13bonne fin de semaine
01:00:13merci
01:00:14merci pour l'avoir regardé cette vidéo !
01:00:15merci pour l'avoir regardé cette vidéo !
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