00:00La contraception demeure un pilier de la santé sexuelle et reproductive,
00:05comme le rappelle la publication de l'Organisation mondiale de la santé de septembre 2025.
00:10Pourtant, au Gabon, son adoption reste limitée.
00:13Selon la Banque mondiale, en 2021, seuls 24,8% des femmes âgées de 15 à 49 ans
00:19utilisaient une méthode contraceptive.
00:21Dans le pays, des appels à l'aide se multiplient,
00:24émanant de parents incapables de régler des frais médicaux
00:27ou de subvenir aux besoins de nouveaux-nés.
00:30Dans les quartiers précaires, les grossesses se succèdent parfois d'année en année,
00:35malgré des conditions de vie difficiles.
00:37Ces situations traduisent une réalité persistante.
00:39La planification familiale reste largement absente
00:43des pratiques quotidiennes des populations les plus vulnérables.
00:47Ce constat interroge, d'autant que la contraception est accessible gratuitement
00:51et sans ordonnance dans plusieurs structures publiques.
00:53Les CHU, le centre de planification familiale de l'hôpital de coopération sino-gabonaise,
00:58proposent des services variés allant de la contraception au suivi gynécologique,
01:04en passant par l'accompagnement psychologique.
01:06Pourtant, le manque de sensibilisation et certaines résistances culturelles
01:11freinent encore leur utilisation.
01:12L'absence de suivi prénatal expose mères et enfants à des risques sanitaires inévitables.
01:18Face à cette réalité, une prise de conscience collective s'impose.
01:23Si l'État renforce progressivement l'accès aux soins,
01:25il reste essentiel de responsabiliser davantage les populations démunies
01:29en faisant de la contraception une notice centrale de prévention
01:32au service de la santé et de la stabilité familiale.
01:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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