- 3 weeks ago
Category
🗞
NewsTranscript
00:0014h30 apparaît, bienvenue dans votre rendez-vous derrière l'image.
00:03On prend le temps comme chaque jour de décrypter l'info à partir de photos qui font sens.
00:08L'actualité d'hier, vous vous en souvenez, on marquait les un mois de la capture de Nicolas Maduro
00:14et de son épouse à Caracas par les Américains.
00:17Eh bien on fait le point aujourd'hui sur un sujet qui évidemment est devenu très sensible dans le pays
00:23depuis l'amnestie des opposants politiques.
00:26On va en parler avec vous, Chloé Lauvernier, bonjour, journaliste, observateur de France 24.
00:31On va regarder le cliché que vous avez sélectionné pour nous, vous allez nous l'expliquer évidemment et le contextualiser.
00:36Qu'est-ce qu'on aperçoit, ou plutôt qui aperçoit-on à l'écran ?
00:39Eh bien c'est un journaliste vénézuélien qui s'appelle Carlos Julio Rojas, donc il est journaliste.
00:46Et en dehors du journalisme, il est connu pour son travail de défense des droits humains à Caracas.
00:51C'est le coordinateur d'une association d'habitants du nord de la ville.
00:54Donc je vais revenir deux ans en arrière pour parler de son cas.
00:58Le 15 avril 2024, il a été arrêté par des agents du renseignement vénézuélien.
01:03Et dans la foulée, il a été emprisonné à l'hélicoïde.
01:06C'est cette prison de Caracas qui est connue pour être un centre de torture.
01:10C'est dénoncé comme étant un centre de torture par les militants de l'opposition et par les militants des droits de l'homme.
01:16Et finalement, ce journaliste, il a pu sortir de prison le 14 janvier, donc il y a trois semaines.
01:22Et donc pour revenir à cette image que vous voyez à l'écran, en fait c'est notre image du jour.
01:27C'est une image qui date d'hier.
01:29Parce que hier, mardi 3 février, il s'est exprimé dans un média, NTN24, pour la première fois depuis sa sortie de prison.
01:38C'est ce qu'on peut lire sur le bandeau.
01:41Première interview de Carlos Julio depuis sa sortie de prison.
01:46Et donc c'est une interview qui a duré 20 minutes, qui a été accordée à cette chaîne de télévision colombienne qui diffuse de l'information internationale.
01:53C'est une chaîne qui émet dans toute l'Amérique latine, sauf au Venezuela, où la chaîne n'est pas transmise.
02:01Et dans cette interview, il revient entre autres sur ses conditions de détention.
02:05Il raconte notamment qu'il a passé quatre mois à l'isolement.
02:09Donc quatre mois durant lesquels il n'a pas pu voir sa famille.
02:12Quatre mois durant lesquels il n'a pas pu recevoir de nourriture, de médicaments de la part de sa famille.
02:18Et si j'ai choisi de vous montrer cette image aujourd'hui, c'est parce que cette interview, en fait, c'est un acte courageux.
02:24Car théoriquement, il n'a pas le droit de s'exprimer.
02:28Pourquoi ne pas avoir le droit de parler après avoir été libéré comme 347 autres prisonniers,
02:35et d'ailleurs, selon les ONG, on les dit mûrés dans le silence aujourd'hui. Pourquoi ?
02:39Oui, eh bien, en fait, ce qu'il faut comprendre, c'est que ces prisonniers politiques qui sont sortis de prison,
02:44ils ne sont pas libres pour autant.
02:46Donc ça, c'est le cas de ce journaliste dont on vient de parler,
02:48mais c'est aussi le cas des plus de 300 autres prisonniers politiques qui sont sortis de prison depuis quatre semaines.
02:55En fait, ce qu'il faut comprendre, c'est que les prisonniers politiques qui sont sortis de prison,
02:59ils sont soumis à des mesures de contrôle judiciaire.
03:01Ces mesures, elles sont listées sur un document qu'il aurait remis à la sortie de prison.
03:06Donc ça peut être, par exemple, l'interdiction de sortir du pays,
03:10l'interdiction de participer à des rassemblements,
03:12l'obligation de se présenter tous les 30 jours devant un tribunal.
03:16Et en plus de cela, à l'oral, il aurait souvent signifié qu'ils n'ont pas le droit de parler.
03:20Donc pour revenir à ce journaliste, Carlos Julio, qu'on voit ici avec sa femme,
03:27qu'on va bientôt voir à l'écran, ça c'est une des images de lui après sa libération.
03:33En fait, j'avais voulu l'interviewer la semaine dernière.
03:36Et quand je l'avais contacté, il m'avait dit qu'il avait très envie de répondre à mes questions,
03:40mais qu'il n'avait pas le droit de s'exprimer.
03:42Il m'a dit que c'était sa femme qui allait répondre à mes questions.
03:44Donc finalement, on a fait cette interview par Zoom le 28 janvier.
03:48Et durant cette interview, c'est sa femme qui a répondu à des questions pendant une trentaine de minutes.
03:53Et lui, à côté, il est resté silencieux, il ne pouvait rien dire.
03:58Donc cette interview, finalement, on l'a incluse dans un article
04:01qui a été diffusé sur France 24 avant-hier, donc lundi.
04:05Et ce que je vous propose, c'est de réécouter quand même cette interview
04:08qu'on a faite avec la femme du journaliste le 28 janvier,
04:12car ce qu'elle raconte est toujours d'actualité.
04:16Sur son document de remise en liberté, il est seulement écrit qu'il a interdiction de sortir du pays
04:21et qu'il doit se présenter tous les 30 jours devant un tribunal.
04:24Mais quand il s'est présenté au tribunal, on lui a dit qu'il ne pouvait faire aucune déclaration.
04:31C'était comme une mise en garde du tribunal.
04:34Carlos Rullio est journaliste, il travaille comme journaliste.
04:36Il devrait donc avoir toutes les autorisations pour travailler.
04:39Or là, il se sent muselé.
04:46On aimerait que la censure cesse, que Carlos Rullio et les autres journalistes puissent parler,
04:51documenter ce qui se passe, écrire.
04:54Il a besoin de sa liberté pleine et entière.
04:57C'est ce qu'on veut.
04:57Voilà, et finalement, cinq jours après l'enregistrement de cette interview qu'on a donc faite avec sa femme,
05:07son mari a décidé de prendre la parole publiquement sur NTN24.
05:11C'est ce qu'on a vu tout à l'heure.
05:12Il a décidé de braver les interdictions, même si elles perdurent.
05:16On l'a compris, ces remises en liberté de prisonnier politique ne sont pas vraiment synonymes de liberté,
05:22loin de là même.
05:24Vous avez déjà cité plusieurs mesures comme l'interdiction de s'exprimer,
05:26l'interdiction de sortir aussi du pays,
05:29l'obligation de se présenter tous les mois devant un tribunal.
05:32Est-ce qu'il y a encore d'autres restrictions ou raisons imposées comme cela ?
05:37Oui, il a été dit à certains qu'ils ne pouvaient pas avoir de téléphone portable,
05:41qu'ils ne pouvaient pas parler aux ONG.
05:43C'est en tout cas ce que nous a raconté Edouard Ocaris.
05:46C'est un représentant du Comité pour la liberté des prisonniers politiques.
05:49C'est une ONG vénézuélienne.
05:51Et pour lui, toutes ces mesures, c'est une façon finalement d'intimider,
05:54de réduire au silence ces prisonniers politiques qui sont sortis de prison.
05:58Et par conséquent, pour les ONG, il est très difficile de récolter leurs témoignages
06:02pour savoir comment s'est passé leur détention,
06:04parce que ces personnes-là, elles ont peur d'aller leur parler.
06:07Et par ailleurs, quand on a échangé avec Edouard Ocaris,
06:10il a beaucoup parlé de l'obligation de se présenter à un tribunal tous les 30 jours,
06:15parce que c'est très contraignant.
06:17On va l'écouter à ce sujet.
06:22Le tribunal, c'est un tribunal antiterroriste qui existe uniquement à Caracas.
06:27Or, parmi ceux qui doivent s'y présenter une fois par mois,
06:30on a des gens qui habitent dans tout le pays.
06:32Donc, ils doivent se rendre une fois par mois à Caracas,
06:35tôt le matin pour s'y présenter.
06:38Car sinon, cela peut être considéré comme un outrage au tribunal
06:41et ils peuvent être renvoyés en prison.
06:44Cela signifie qu'ils doivent perdre deux ou trois jours de travail
06:48pour faire l'aller-retour à Caracas.
06:50Pour vous donner une idée, le trajet de la Guarija à Caracas coûte environ 140 dollars.
07:02Et ensuite, il faut repayer 140 dollars pour le retour.
07:05Qui, au Venezuela, peut payer ça ?
07:12Alors que le salaire minimum est d'environ 40 centimes de dollars par mois.
07:16Et s'il y a cette mesure, c'est évidemment pour pouvoir garder le contrôle sur ces gens.
07:20Voilà, donc on a bien compris que le fait de se présenter à un tribunal tous les mois,
07:30ça peut être très compliqué financièrement.
07:32En fait, ce que réclament les ONG locales et internationales,
07:35comme Amnesty International, c'est l'abandon de toutes les charges
07:39à l'encontre des prisonniers politiques qui sont sortis de prison
07:42et la levée de toutes les restrictions à leur encontre.
07:45Le 22 janvier, Amnesty International a d'ailleurs publié un communiqué en ce sens.
07:50C'est ce qu'on voit à l'écran.
07:52Justement, de quoi sont accusés officiellement tous ces prisonniers ?
07:56Ceux qui sont sortis ou même ceux qui sont encore derrière les barreaux ?
07:58Eh bien, certains sont accusés de terrorisme, d'incitation à la haine,
08:03de trahison à la patrie, de conspiration, d'association de malfaiteurs,
08:07de possession d'armes.
08:08Les motifs officiels sont variés, mais les familles des prisonniers politiques
08:13et les ONG estiment que ces accusations sont complètement fausses.
08:17Il arrive même que des familles ne connaissent pas les charges
08:20qui sont retenues contre eux.
08:22En fait, les prisonniers politiques, selon Amnesty International,
08:25c'est tout simplement des individus qui ont été emprisonnés
08:28pour des motifs politiques, c'est-à-dire pour s'être opposés
08:31de façon violente ou non au pouvoir en place.
08:35Et au Venezuela, ce qu'il faut savoir, c'est qu'un prisonnier politique,
08:38ça peut être aussi quelqu'un qui a simplement été dénoncé par son voisin.
08:42Dans quel état sont aujourd'hui ces prisonniers politiques
08:46qui sont sortis de prison ces dernières semaines ?
08:49Est-ce qu'on le sait déjà ?
08:50Oui, les conditions de détention sont plutôt mauvaises au Venezuela.
08:54Des prisonniers ont été torturés.
08:56C'est quelque chose qui est régulièrement dénoncé.
08:59Donc, comme vous pouvez l'imaginer,
09:00les prisonniers politiques ne sont pas forcément en très bonne santé
09:03à leur sortie de prison.
09:05On va réécouter Edouard Ocariz sur ce sujet.
09:07Tous les prisonniers politiques sortent amégris
09:15car la nourriture est très mauvaise.
09:17Et c'est pareil pour ceux qui le boivent.
09:23Beaucoup sortent avec des problèmes de santé
09:25qu'ils n'avaient pas avant,
09:27comme la cardiopathie ou l'hypertension artérielle.
09:30Mais les principales séquences sont psychologiques.
09:33Certains n'osent pas sortir de chez eux
09:35parce qu'ils ont peur.
09:39D'autres dorment juste 4 heures par nuit.
09:43Chaque bruit les rend nerveux.
09:45Ils se réveillent en pleurant.
09:50Certains ex-prisonniers s'éloignent aussi de leurs proches.
09:53Ils s'isolent.
09:54Il y en a aussi qui se sentent abandonnés
10:01car leurs enfants ont émigré
10:03pendant qu'ils étaient en prison.
10:12On le rappelle, près de 7,9 millions de Vénézuéliens
10:15vivent à l'étranger.
10:17C'est un chiffre qui a explosé en 10 ans.
10:19Je donnais tout à l'heure ce chiffre,
10:21347 prisonniers politiques
10:23qui ont pu être libérés de la vie des ONG.
10:27Est-ce qu'on a une idée du nombre de personnes
10:29qui sont encore en prison aujourd'hui ?
10:30Oui, il en reste toujours des centaines,
10:32au moins, selon les ONG.
10:34Finalement, même s'il y a eu plus de 300 prisonniers politiques
10:37qui sont sortis de prison depuis 4 semaines,
10:39les ONG s'attendaient à quelque chose
10:41de beaucoup plus massif
10:42grâce à la pression internationale.
10:45Et parmi les prisonniers politiques
10:46qui se trouvent toujours derrière les barreaux,
10:48on a notamment cet homme que vous voyez à l'écran.
10:51Il s'appelle Perkins Rocha.
10:53C'est l'avocat de l'opposante Maria Corina Machao,
10:56qui est lauréate du prix Nobel de la paix 2025.
11:00Il avait représenté l'opposition
11:01auprès du Conseil national électoral
11:03lors de la dernière élection présidentielle en 2024.
11:08Et ensuite, il avait été arrêté un mois plus tard,
11:10a priori en guise de représailles
11:12pour son soutien à l'opposition.
11:15Donc actuellement, il est toujours en prisonnier.
11:17Il est dans l'hélicoïde,
11:18donc cette fameuse prison de Caracas.
11:21On a parlé avec sa femme, Maria Costanza Cipriani.
11:24Elle se demande quand est-ce qu'il va être libéré.
11:26Dans le cas de Perkins, plusieurs sont impliqués dans la même affaire,
11:34mais presque tous sont déjà sortis de prison.
11:37Donc, je me demande toujours,
11:38et pourquoi pas Perkins ?
11:40Qu'est-ce qui le différencie des autres ?
11:45Même si je suis très contente à chaque fois
11:46qu'un prisonnier est remis en liberté,
11:48une fois l'euphorie passée, je me dis,
11:50et moi, quand va-t-on m'appeler pour me dire
11:52que mon mari va sortir ?
11:54Cela fait 17 mois qu'il est en prison.
11:56C'est très, très long.
11:57Notre vie est en pause.
11:59Il n'est pas possible de planifier quoi que ce soit,
12:01car on ne sait jamais si on va être appelé
12:03ou si ses conditions de détention vont être modifiées.
12:07En fait, on est toujours dans l'angoisse.
12:09On peut comprendre son impatience
12:16et ce n'est évidemment pas la seule
12:18à attendre la remise en liberté
12:20d'un être cher au Venezuela.
12:21Non, parce qu'on vous montre d'ailleurs régulièrement
12:23sur cette antenne les images de personnes
12:26qui attendent la sortie de prison.
12:27Depuis un mois, beaucoup de femmes.
12:30Je crois que ce qui est nouveau, vous allez nous dire,
12:31c'est l'ampleur de l'immobilisation
12:33à la sortie des prisons.
12:34Oui, c'est ça.
12:35En fait, ce n'est pas la première fois
12:37que des personnes exigent la libération
12:38de prisonniers politiques.
12:40Mais ce qui est nouveau, c'est d'avoir
12:41autant de personnes à l'extérieur
12:43des centres de détention
12:44depuis maintenant quatre semaines,
12:46c'est-à-dire depuis l'annonce
12:47de la remise en liberté
12:48d'un nombre important de personnes.
12:50Donc certaines personnes à l'extérieur des prisons
12:52réclament la libération de leurs proches.
12:54Mais il y en a d'autres aussi
12:55qui exigent de savoir où se trouve leurs proches
12:57parce qu'il faut rappeler
12:58qu'il y a aussi un certain nombre
12:59de personnes disparues.
13:02En fait, ces personnes qu'on voit là
13:03à l'extérieur des prisons,
13:04elles essaient de vaincre leur peur finalement.
13:07Elles sont pleines d'espoir
13:08parce qu'elles se disent
13:09que le contexte leur est plutôt favorable
13:11puisque le Venezuela est sous les feux
13:13des projecteurs depuis un mois.
13:16Voilà, vaincre ces peurs,
13:17c'est ce que faisait notamment le journaliste
13:18en prenant la parole malgré l'interdiction,
13:21lui qui a décidé de s'exprimer publiquement.
13:24Oui, exactement.
13:25Alors bien sûr, il y a toujours
13:27un climat de peur
13:28dû notamment à la présence
13:29des collectivos dans les rues.
13:31Les collectivos, ce sont ces groupes
13:32de civils armés qui patrouillent à moto.
13:36Plusieurs Vénézuéliens,
13:37c'est ce qu'on voit à l'écran,
13:39plusieurs Vénézuéliens nous ont rapporté
13:41qu'ils arrêtaient des gens
13:42pour fouiller les téléphones portables,
13:44pour fouiller les affaires des gens.
13:47Et puis en dehors de Maduro,
13:48le gouvernement vénézuélien
13:49reste globalement inchangé.
13:52Mais malgré tout,
13:53cette peur commence à s'estomper
13:55petit à petit.
13:56On va bientôt voir une autre image
13:59qui nous montre,
14:01c'est ce qu'on voit à l'écran maintenant.
14:03Là, ce que vous voyez,
14:04c'est une vidéo qui a été diffusée
14:06le 27 janvier.
14:07Et ce sont des étudiants
14:08qui s'adressent à Delcy Rodriguez,
14:11la présidente par intérim du Venezuela,
14:13pour réclamer la libération
14:15des professeurs et des étudiants détenus.
14:19Et puis, Edouard Ocaris,
14:21du Comité pour la liberté
14:22des prisonniers politiques,
14:24il nous a aussi raconté
14:25que depuis un mois,
14:27de plus en plus de familles
14:28osent dénoncer
14:28qu'elles ont des proches emprisonnés
14:30alors qu'elles ne l'avaient pas fait auparavant
14:33parce qu'elles avaient peur.
14:35Et donc, en l'espace d'un mois,
14:36les ONG ont découvert
14:37plus de 200 nouveaux cas
14:39de prisonniers politiques,
14:41donc des cas dont elles ignoraient
14:42l'existence auparavant.
14:44Alors, on imagine que l'annonce
14:45d'une loi d'amnestie générale
14:47représente forcément
14:48une lueur supplémentaire d'espoir
14:49pour toute cette population.
14:51Oui, oui, c'est une annonce
14:53qui a été faite le 30 janvier
14:54par Delcy Rodriguez.
14:56Elle a dit que cette loi
14:57allait être présentée prochainement
14:59à l'Assemblée nationale.
15:00Elle a aussi annoncé
15:02la fermeture de l'hélicoïde.
15:04Cette loi, elle pourrait bénéficier
15:06aux prisonniers politiques
15:07qui sont toujours derrière les barreaux
15:08et aussi à ceux qui sont sortis de prison
15:11sans être totalement libres.
15:13Mais l'annonce de cette loi
15:15a aussi été accueillie
15:16avec prudence par les ONG.
15:18On a notamment le foro pénal
15:20qui estime qu'il ne faudrait pas
15:21qu'une amnestie bénéficie
15:23aux auteurs des violations
15:24des droits de l'homme
15:25ou de crimes contre l'humanité.
15:27Merci.
15:28Merci.
Comments