00:00Dans 2-3 ans, la Harboville peut remporter la Ligue 1 pour quand même pas jouer une Coupe africaine.
00:12Je suis fier de mon équipe car les enfants ont joué et je pense que jusqu'à la fin, nous n'allons pas descendre.
00:30Une ville entre tradition et modernité animée par une même passion.
00:34Ici, le football est bien plus qu'un sport, c'est un langage, une identité, un espoir partagé.
00:41Au rythme des marchés animés et des rues vivantes, l'ES Agoville incarne l'arme de la ville, pilier de sa communauté,
00:49aujourd'hui confronté à une dure réalité de l'élite du football ivoirien.
00:53A la tête de ce projet, un homme porte cette responsabilité sur ses épaules.
00:58Moussa Sawadogo, président de l'ES Agoville.
01:02Pour lui, diriger un club ne se résume pas à une succession de résultats.
01:07C'est porter une vision, assumer les difficultés et surtout, ne jamais trahir l'espoir des supporters.
01:14Depuis 2015, je suis président d'Agoville.
01:17Ce club a été à Djokoué, en district.
01:20Quand on montait en régional, on est revenu à Agoville pour mieux représenter ma région.
01:28D'abord, je suis président de coopérative.
01:33Dans la cacao culture, il y a un fléau de travail des enfants.
01:39Et pallier ce problème, je réfléchis et je me suis dit qu'il faut trouver une solution.
01:45Et cette solution, c'était quoi ?
01:47C'était de faire un centre de formation.
01:51En faisant les deux, ils peuvent réussir à l'école.
01:53Ils peuvent aussi aller réussir dans le football.
01:56Et aujourd'hui, nous sommes en Ligue 1.
02:01Jouer en Ligue 1, ce n'est vraiment pas facile.
02:03Aujourd'hui, nous sommes derniers.
02:05Mais je suis fier de mon équipe.
02:07Et je pense que jusqu'à la fin, nous n'allons pas descendre.
02:10Les difficultés que nous avons, c'est un mauvais pas que nous avons commencé.
02:16Mais je pense bien qu'à la reprise, on va donner le mieux de nous.
02:19Nous sommes rentrés de point fouet parce que nous quittons d'une division un peu plus inférieure.
02:24Il fallait qu'on s'imprègne un peu de la situation.
02:26Les derniers matchs qu'on a eus, avec l'état d'esprit qui a été inculté par le nouveau coach,
02:31que nous avons en appréciant le coach Soriano,
02:33je pense que l'état d'esprit d'abord a changé au niveau des athlètes.
02:37On a eu une autre vision.
02:38Vous êtes derniers actuellement du classement.
02:41Quels sont les mots que vous pouvez donner à vos joueurs pour les motiver ?
02:44Ils ont toujours été motivés, ils savent.
02:46Il y a eu beaucoup de blessés et le recrutement n'a pas été à la hauteur des loupes.
02:51Donc aujourd'hui, nous allons revoir au Melkato pour voir la correction
02:54et aussi leur parler que c'est leur avenir.
02:57Ici, tous les enfants que nous avons refusent de rester ici quand ils sont forts.
03:06Est-ce que la population se retrouve dans ce club-là ?
03:09Oui, la population se retrouve dans ce club.
03:11Quand Agboville devait monter en Ligue 1, on allait jouer au stade Cotivaux.
03:16Il y avait près de plus de 2500 personnes au terrain.
03:20Et le terrain était plus quadrillé que la Coupe d'Afrique.
03:23Mais malheureusement, nous n'avons pas notre propre terrain ici
03:25qui va pouvoir amener le public à Agboville pour venir au terrain.
03:30C'est ce qui fait les difficultés.
03:31Par exemple, ici, tu n'as même pas de sponsors.
03:34Par exemple, cette année, nous, on est à 500 millions de budget.
03:38Et à la Fédération Ivoirienne de Football, on a 100 millions.
03:40Tu n'as pas de sponsors, tu fais quoi ?
03:43Et aussi les terrains.
03:45Quand tu déplaces trop, tu dépenses plus.
03:47Mais quand il y a un terrain là et que tu as la population,
03:49ça te permet de rentrer dans quelques fonds.
03:51Est-ce qu'on arrive à pratiquer du bon football sur ce terrain et à s'entraîner correctement ?
03:55Non, non, on n'arrive pas à pratiquer du bon football sur ce terrain.
04:00La structure que je gère, qui nous aide en tant que sponsors,
04:04on parle avec la population pour les encourager à venir au terrain,
04:08payer au stade rentré pour que nous puissions avoir les moyens.
04:13Cette année, on a eu quelques sponsors, mais qui n'ont pas encore réagi.
04:17Agboville, un joueur peut toucher combien ?
04:19Primes de match ?
04:20Primes de match à Abboville peut être 80, mais de 80 mènent à 200.
04:24Ça dépend de l'ampleur du match.
04:25Nous avons notre médecin, nous avons notre kiné qui s'occupe des joueurs,
04:29qui voyagent avec les joueurs.
04:31Et deux, nous avons une boîte à pharmacie chargée.
04:35Et nos joueurs, nous les prenons en charge.
04:37Quand les athlètes qui viennent des vacances comme ça, d'abord, nous procédons par un test.
04:41Nous faisons le test Vameval, c'est pas ça, on avait commencé.
04:44En fonction de ça, on arrive à classifier maintenant, et on fait un groupe de travail.
04:48Et après, on commence à ajouter maintenant les besoins des uns et des autres.
04:51Nous, on se voit très bien dans ce club d'Aboville, grâce à un président qui est solidaire et qui est toujours avec nous.
05:00On mange ensemble, jovial. Je suis celui-là qui est avec tout le monde, je joue la comédie.
05:05Quand tu dis que tu es un président du club, tu dois pouvoir payer la prime des joueurs.
05:09Tu dois payer leur salaire parce que c'est de ça qu'ils vivent, et ils risquent leur vie sur le terrain.
05:13Un athlète est en train de courir quand il tombe et mourir.
05:15Certains dirigeants, peut-être, abusent de certains joueurs. C'est pas normal.
05:19Mais les joueurs aussi, sont ceux qui sont. Ils viennent, ils ne jouent pas, ils veulent qu'on leur paye le salaire.
05:24Le message aux joueurs, c'est de leur dire de revenir grand, parce qu'aujourd'hui, ça ne parle pas bien d'eux.
05:31Nous, pas tant confiants, parce que vu le travail que nous faisons, nous pouvons les rassurer que nous allons tout faire.
05:39Donc nous promettons à nos supporters de faire au moins le minimum. Le minimum, c'est que l'équipe soit en Ligue 1.
05:46Et à la population d'Aboville, je leur demande de venir au terrain, même si c'est Abidjan qui se déplace pour venir au terrain.
05:54Avec le peu qu'ils vont prendre pour payer, rentrer au terrain, ça permettra au président du club d'être fort et pouvoir aider le club.
06:02Je viens de regarder l'entraînement de mon équipe, l'entente sportive d'Aboville.
06:12Bon, j'aimerais qu'ils améliquent encore. Ça m'aura plus conduit de travailler.
06:17Ce qui attend de mon congrès d'Aboville, c'est le maintien d'abord, que ce maintien, et que ça ne va pas aller, que ça ne va pas être bon.
06:25Les gens ne viennent pas au stade parce qu'ils sont déçus, la première partie de la saison.
06:31Aboville, c'est un palmarès riche avec un trophée de champion Ligue 2.
06:36Aboville, on a quand même de bons joueurs. Dans 2-3 ans, Aboville peut remporter la Ligue 1 pour quand même pas jouer une coupe africaine.
06:42Dans sa vision de développement du club, le président veut mettre en place des infrastructures.
06:48Nous avons prévu 4 terrains.
06:50Un terrain pour l'équipe finie, un terrain pour l'équipe des enfants, un terrain d'entraînement et un terrain de maquis.
06:56Et nous avons acquis un espace de 30 hectares qui, aujourd'hui, va nous permettre de faire toutes ces infrastructures.
07:06Et nous sommes en train aussi de mettre en place un hôtel de haut stand-in.
07:11Les intérêts vont permettre au club de vivre.
07:14Et aussi, comme le président du club est dans le cacao, juste là-bas, nous allons mettre aussi une unité de transformation de chocolat
07:25qui va permettre aux enfants de prendre du chocolat qui est très bon pour les enfants.
07:29Sur place, nous avons prévu mettre un champ de cacao, des machines de couture, de tout ce qui peut être mécanique et autre
07:38pour que certains enfants fassent l'école formation.
07:42Puisqu'il y a une école aussi qui va être construite dans ce site-là.
07:46Et dans cette école-là, quand ils vont aller à l'école, ils vont venir à l'entraînement.
07:50Après l'entraînement, ils seront formés.
07:51Tu peux ne pas réussir au football.
07:53Tu peux aussi ne pas réussir à l'école comme moi je suis et j'ai réussi en brousse.
07:56Et on pourra former aussi certains enfants comme à faire un champ de cacao parce que c'est important.
08:01Je pense que l'école et puis le terrain sera déjà prêt entre 2026 et 2026.
08:08Tant que le ballon continuera de rouler sur les terrains d'Agboville,
08:12tant qu'il y aura des hommes pour y croire, l'ES Agboville restera vivant.
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