00:00Vous disiez, Maître Pardot, quand on écoutait les explications de Célia Barotte,
00:04empêcher d'être candidate à la présidentielle pour l'histoire des assistants parlementaires, c'est très cher payé.
00:09Très cher payé. Moi, dans ma longue carrière, j'ai connu beaucoup de détournements de fonds publics,
00:13c'est-à-dire je prends l'argent public pour m'enrichir personnellement, ça n'a rien à voir.
00:17C'est un sujet administratif au Parlement européen de savoir si l'assistant qui travaillait,
00:24travaillait plutôt pour le parlementaire européen sur les textes européens
00:28ou s'il travaillait pour le parti politique.
00:30Vous voyez qu'on est vraiment à la lisière de ce que c'est.
00:34C'est un sujet administratif et d'ailleurs, c'est ce que les avocats vont plaider.
00:38J'espère d'ailleurs que les avocats de Marine Le Pen ne vous écoutent pas ce soir
00:41parce qu'ils seraient désespérés et que je les connais bien et que je me dis que
00:45partir avec des gens qui vous en disent que tout est perdu, ce n'est pas non plus le plus fort.
00:50Ils vont se battre aussi.
00:51C'est Marine Le Pen qui déclare que si les réquisitions sont suivies,
00:54ils vont se battre pour faire baisser les réquisitions, bien sûr.
00:56Ils vont se battre aussi avec un argument simple, c'est que c'était compliqué,
01:01qu'il n'y avait pas d'intention frauduleuse de mettre en place un système frauduleux.
01:04Ils l'ont fait en première instance, ça a fait cinq ans.
01:07Non, en première instance, ce n'est pas ça.
01:09En première instance, ils ont fait une défense politique qui était de dire
01:12que les juges n'avaient pas se mêler de ce qui se passait dans le parti politique.
01:16À la défense politique, ils ont eu une réponse politique des magistrats
01:19qui leur ont dit, votre système de défense est tel que je mets une exécution provisoire
01:23parce que vous ne pouvez pas aller.
01:24Là, ils ont fait une défense technique en disant, il manque un élément,
01:28c'est l'intention frauduleuse et c'est là-dessus qu'ils vont arriver.
01:29Maître, puisque vous êtes optimiste, vous dites donc qu'il y a encore un chemin pour Marine Le Pen ?
01:33Vous pensez qu'il y a encore un chemin que le jugement peut ramener les réquisitions
01:38à deux ans d'inéligibilité ?
01:40La ré peut supprimer l'inéligibilité.
01:43Et là, je rejoins l'excellent Éric Trenner parce que ce n'est pas non plus un cadeau fabuleux
01:46parce que, ok, elle peut se présenter, mais dans quelles conditions ?
01:49Un enferme.
01:50Parce qu'elle va, il a dit, au débat de 20 heures avec le bracelet électronique,
01:54elle va à son intronisation à l'Élysée avec le bracelet électronique
02:01qu'elle enlèvera au moment où le président du Conseil constitutionnel lui remettra les éléments.
02:06Vous voyez un peu le bracelet.
02:07Le bracelet, ça c'est intéressant parce que si Marine Le Pen effectivement a une peine
02:11ne la rendant pas inéligible pour 2027, qu'elle peut se présenter,
02:14mais qu'elle prend quand même un an ferme.
02:17Donc, bracelet électronique.
02:18Le bracelet électronique, concrètement pour nos téléspectateurs, ça vous empêche de faire quoi ?
02:22Où est-ce que je peux aller si j'ai un bracelet électronique ?
02:24Dans mes bureaux ? À mon domicile, bien sûr ?
02:27Est-ce que je peux aller en déplacement ?
02:29Qu'est-ce que je peux faire avec un bracelet électronique ?
02:31Maître Pardot.
02:33Le juge d'application des peines va vous placer avec le CIP.
02:36C'est une institution qui vous met le bracelet électronique et va vous donner des horaires
02:41où vous devez être chez vous.
02:43C'est-à-dire, c'est de s'assurer que vous êtes chez vous.
02:45Et que vous avez des autorisations de sortie, comme vous allez donner sans doute bientôt
02:48à votre enfant des autorisations pour sortir.
02:50Pas demain la veille.
02:52Eh bien, à ce moment-là, vous avez des autorisations de sortie.
02:55Et là, qu'est-ce qu'elle va faire ?
02:56Elle va demander une autorisation de sortie pour aller faire un meeting à Strasbourg,
03:00ensuite pour faire un meeting à Nancy, et tout ça.
03:05Mais ça n'a aucun sens.
03:06Et ensuite, une autorisation pour aller faire une interview chez Gauthier Lebrette
03:09en disant « j'ai un mot de Gauthier Lebrette comme quoi je suis bien interviewé ».
03:14Et chaque fois, le juge d'application des peines va lui dire
03:16« je t'autorise, je t'autorise pas ».
03:17Vous voyez le…
03:18Donc ça c'est…
03:19« J'ai un mot de Gauthier Lebrette comme quoi je suis un mot de Gauthier Lebrette comme quoi je suis un mot de Gauthier Lebrette comme quoi je suis un mot de Gauthier. »
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