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  • il y a 12 heures
Tous les mardis, de 16h30 à 17h, LCP-Assemblée nationale prolonge la séance des Questions au Gouvernement en invitant des députés pour analyser les échanges intervenus dans l'hémicycle.

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Transcription
00:00Voilà donc pour cette séance des questions au gouvernement qu'on a suivi en direct, en intégralité sur LCP.
00:07On va revenir sur les temps forts de la séance avec deux députés, Céline Calvels pour le groupe Ensemble pour la République,
00:13Cyrielle Chatelain, présidente du groupe Écologiste et Social, et puis on accueille quatre citoyens, Mireille, Constantin, Yona et Patrick aujourd'hui.
00:22Ils vont se prêter également au jeu des questions aux députés qui répondront dans la séance citoyenne.
00:28Avec nous, évidemment, lors de ces émissions, ceux qui ont suivi cette séance pour LCP, Clément Perrault et Marco Pommier depuis la salle des quatre colonnes.
00:37Clément Perrault, pendant la séance des questions au gouvernement, vous étiez en tribune presse en haut de l'hémicycle.
00:42Vous retenez deux moments lors de cette séance. Un moment de concorde pour commencer, Clément.
00:47Oui, moment de concorde en tout début de séance lorsque la présidente de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet, a rendu hommage au lendemain de son anniversaire à Christophe Glez,
00:56de journalistes détenus depuis le 28 mai 2024 en Algérie.
01:00La France ne transigera pas avec la liberté de la presse ni avec la sécurité de ses ressortissants, a dit Yaël Braun-Pivet.
01:07À ce moment-là, tous les députés de l'hémicycle, sans exception, se sont levés pour applaudir Christophe Glez,
01:13une façon de lui dire que la représentation nationale ne l'oublie pas.
01:16Concorde donc pour soutenir notre compatriote Christophe Glez et puis un moment de tension avec un nouveau député à l'Assemblée.
01:24Oui, Antoine Valentin, à peine élu déjà en action, le nouveau député de l'Union des droites républicaines, élu ce week-end en Haute-Savoie.
01:33Il était assis dans l'hémicycle à côté de son président de groupe, Eric Ciotti, et il s'est levé pour prendre la parole.
01:39Une intervention incisive sur la forme, assez attendue sur le fond, sa question était « Qu'allez-vous faire pour combattre la violence dans nos rues ? »
01:47Au moment de sa question, tous les députés situés les plus à droite de l'hémicycle se sont levés pour l'acclamer,
01:53façon de signifier qu'il se réjouissait de son élection.
01:56A d'autres moments de la séance, les députés, notamment du Rassemblement national, semblaient un peu plus fébrile de l'hémicycle.
02:03J'en ai vu beaucoup regarder leur téléphone portable.
02:06Sans doute, guettaient-ils des nouvelles de la Cour d'appel de Paris, où leur présidente de groupe est actuellement.
02:12Elle attend les réquisitions dans l'affaire des emplois parlementaires européens du Rassemblement national.
02:19Merci beaucoup Clément.
02:21On va revenir justement sur cette séance.
02:24Première minute de séance avec un soutien à notre compatriote Christophe Gleize.
02:28C'était important que la représentation nationale marque son soutien, Cyrielle Châtelain.
02:33C'était une décision que vous aviez prise collectivement ?
02:35Oui, c'était une décision unanime en conférence des présidents.
02:38Mais comme le salut des députés a été unanime, c'est important, c'est important pour lui, pour sa famille,
02:44de montrer de la cohésion nationale et de montrer qu'il n'y a pas d'oubli de la part de l'Assemblée nationale.
02:49Il fêtait son anniversaire hier, il l'a fêté en détention, Céline Calvès.
02:53On sent que le gouvernement reste prudent.
02:55Certains demandent une ligne de fermeté avec l'Algérie.
02:58Et en même temps, le gouvernement rappelle qu'on a une situation compliquée avec ce journaliste détenu
03:02et qu'on ne peut pas forcément être dans un rapport de force trop important.
03:06Oui, en fait, la fermeté, elle doit s'appliquer au soutien.
03:09Et effectivement, c'est ce que l'on a fait.
03:12Sa détention, son anniversaire, c'était l'occasion de le rappeler.
03:14Mais en fait, ce soutien, il a toujours été ferme.
03:16Donc, bien sûr, il faut de la prudence, ce serait même inconsidéré de ne pas en avoir.
03:20C'est l'avis d'un homme.
03:21C'est aussi sans doute l'avis potentiel d'autres personnes qui sont en jeu.
03:24Donc, le soutien est ferme et la prudence est de mise.
03:28Qu'est-ce que vous répondez, Cyrielle Châtelain, au Rassemblement national ou à la droite
03:31qui dit parfois qu'il faut un rapport de force avec l'Algérie,
03:34qu'il faut taper fort sur la question des visas, sur la question des obligations des OQTF,
03:38des obligations à quitter le territoire français ?
03:40– Non, mais le Rassemblement national d'extrême droite a, on va dire, une obsession
03:46pendant nos rapports avec l'Algérie.
03:49Ils sont beaucoup moins fermes quand il s'agit de parler de la Russie ou des États-Unis de Trump.
03:53Mais pour revenir sur la relation avec l'Algérie,
03:59la question, en fait, c'est, moi, l'inquiétude, c'est la détérioration des relations.
04:03C'est-à-dire qu'il faut de la fermeté sur certains sujets.
04:06Je ne serais pas, moi, les questions d'immigration ne seraient pas les premières.
04:09Je serais plutôt la question de l'indépendance énergétique,
04:11les questions des droits humains en Algérie.
04:13Il faut effectivement de la fermeté sur certains sujets.
04:15Mais là, on a l'impression que les relations sont dégradées
04:18à base de petites phrases qui avaient plutôt pour objectif,
04:22sans doute chez eux, en tout cas chez nous, c'était le cas,
04:25de marquer des points dans la politique intérieure
04:27plutôt que de faire de la politique internationale.
04:30– Un dernier mot, Céline Calves.
04:31Dans votre groupe, il y a un peu les deux lignes.
04:32Certains sont partisans d'une grande fermeté,
04:34quand d'autres sont plus partisans de la voie diplomatique.
04:37– C'est ce qui caractérise notre groupe,
04:39c'est qu'on a aussi différentes façons de voir,
04:41mais on arrive à peut-être trouver, justement,
04:43quel est le bon équilibre.
04:45– Alors, le sujet de préoccupation des députés aujourd'hui,
04:48c'était la vente de l'entreprise LMB Aerospace,
04:51entreprise corézienne vendue à des Américains.
04:54Il y a eu plusieurs questions sur le sujet.
04:56Je vous propose d'écouter la ministre des Armées,
04:58Catherine Vautrin, qui a répondu à l'une d'entre elles.
05:01– Ce qui est important à retenir,
05:03c'est que c'est une entreprise dite « dual ».
05:05En d'autres termes, l'activité de cette entreprise,
05:08c'est pour l'aéronautique civile,
05:10c'est aussi pour l'aéronautique et pour, effectivement,
05:14la marine dans la défense.
05:16Le point, également, qu'il faut que chacun ait bien à l'esprit,
05:19c'est que l'activité de cette entreprise,
05:21aujourd'hui, est à 80% à l'exportation,
05:25dont 30% aujourd'hui aux Etats-Unis.
05:28L'activité que produit cette entreprise,
05:31elle produit, effectivement, des ventilateurs
05:33qui sont installés par les plateformistes,
05:36c'est-à-dire ceux qui font les avions,
05:38ceux qui font les bateaux.
05:40Et comme cela a été dit tout à l'heure,
05:42il n'y a effectivement pas eu de commande récente
05:44pour l'activité défense française.
05:46Mais autre élément que je tiens à mettre en avant,
05:49aucun membre de l'entreprise
05:51n'est habilité secret défense.
05:53C'est dire si, quelque part,
05:55cette entreprise, oui, participe aux activités de la défense,
05:59pour autant, elle n'est pas au cœur de la stratégie
06:02de l'activité défense de notre pays.
06:05On voit une ministre des Armées en défense,
06:07un ministre de l'Économie, lui, très offensif.
06:10Il dénonce une conspiration extremo-populiste.
06:13Céline Calvès, est-ce qu'il n'y a pas lieu
06:15de s'interroger, quand même,
06:16quand on nous parle de souveraineté matin, midi et soir,
06:19d'autant plus dans les questions de défense,
06:20et qu'on s'aperçoit qu'on vend parfois des entreprises
06:23à des Américains ?
06:24La question est légitime.
06:25Et ce qu'il faut, c'est écouter
06:26quelles sont les réponses que l'on peut donner.
06:28Et dans ses propos, Roland Lescure a pu encore rappeler
06:32qu'on doit avoir à l'esprit deux choses.
06:34Protéger nos intérêts et la notion de souveraineté.
06:36Vous savez, il y a encore quelques années,
06:37elle était très peu utilisée.
06:39Aujourd'hui, et je pense que depuis la crise Covid,
06:41on a tellement vu notre interdépendance
06:43que la notion de souveraineté,
06:45elle est vraiment assumée sur tous les bancs de l'Assemblée.
06:48Protéger nos intérêts, mais en même temps,
06:51attirer les capitaux en France.
06:53Donc on ne peut pas se contenter simplement de dire
06:55eh bien, toute entreprise qui aurait en lien,
06:58un lien passé ou pas avec l'industrie de l'armement,
07:01par exemple, eh bien, il ne faudrait pas y toucher.
07:04Catherine Vautrin le rappelait,
07:06il n'y a pas eu de commande récente.
07:07On a eu des fonds qui se sont désengagés.
07:11Qu'est-ce qu'on fait ?
07:11On laisse une entreprise périclité
07:13ou on accepte de pouvoir le faire ?
07:15Et il a bien souligné qu'il y avait des conditions.
07:17Le fait qu'on maintienne les lieux de production en France
07:19et que les carnets de commandes déjà passés
07:20soient honorés pour pas que cette entreprise
07:23sous bannière américaine
07:26ne serve qu'à servir les intérêts des Américains.
07:28Justement, Seriel Châtelain,
07:29sur cette explication,
07:31pas de repreneur en France,
07:33des conditions assez strictes de revente,
07:36la France garde un droit de regard,
07:38ce qu'on appelle la golden share,
07:39le maintien de la production en France.
07:42Est-ce que ces réponses sont satisfaisantes,
07:44d'après vous ?
07:46On va dire qu'en l'État,
07:48il y a une inquiétude,
07:49mais qui est normale et naturelle
07:51quand on voit ce qui se passe aux États-Unis
07:53et qu'effectivement,
07:54on est dans un discours d'autonomie
07:55de se poser des questions.
07:57Le problème, c'est toujours
07:58la solidité des garanties.
08:01Et en fait, quand on voit
08:02le nombre d'entreprises
08:03sur lesquelles il y a des investisseurs
08:05étrangers ou même français,
08:06mais souvent étrangers,
08:07où il y a des promesses de maintien
08:09de l'activité en France
08:10et après, un an, deux ans, trois ans après,
08:12on a les premiers plans de licenciement,
08:14forcément, on est inquiet.
08:16Et je ne doute pas
08:18de la bonne foi des réponses.
08:20Je doute de la capacité,
08:21dans le temps, à la faire appliquer.
08:23Et je pense que c'est ça, aujourd'hui,
08:25qui nous inquiète profondément.
08:27C'est qu'on est face à une nouvelle vague,
08:29maintenant, depuis un an,
08:30de désindustrialisation
08:31et qu'on a le sentiment
08:33de ne pas retrouver
08:35une stratégie industrielle forte
08:37de la part du gouvernement.
08:38Et on vous propose ces images en direct.
08:40Le Premier ministre Sébastien Lecornu
08:42qui quitte l'Assemblée nationale,
08:44justement, après cette séance
08:45des questions au gouvernement,
08:46entourée de la ministre Amélie de Montchalin,
08:49notamment, et de députés
08:51Ensemble pour la République.
08:53On va revenir sur cette question
08:54avec la députée Aurélie Trouvé,
08:56puisqu'il y a aussi une question
08:57de la France insoumise
08:58sur ce sujet, justement.
09:00Elle est au micro de Marco Pommier,
09:01celle des quatre colonnes.
09:02Aurélie Trouvé,
09:04quelle est votre réaction
09:04à la vente d'LMB aujourd'hui ?
09:07C'est la vente d'un actif stratégique,
09:09parce que LMB et Aérospace,
09:11si vous voulez,
09:12ils produisent des ventilateurs,
09:13pas des ventilateurs
09:14pour les maisons, en fait.
09:15Ils produisent des ventilateurs
09:17pour les chars Leclerc,
09:19pour les avions Rafale,
09:21c'est-à-dire pour, en fait,
09:23ce qui fait notre défense nationale.
09:24Et le problème aujourd'hui,
09:26c'est qu'on a un gouvernement,
09:27un ministre de l'économie
09:28qui ont autorisé la vente
09:30d'LMB et Aérospace
09:31à un groupe américain.
09:34Ça veut donc dire
09:35que les décisions
09:35qui seront prises
09:36par LMB et Aérospace
09:38seront dans les mains
09:39du capital américain,
09:41et donc dans les mains
09:42des USA de Donald Trump.
09:44Donc c'est complètement contradictoire
09:45avec les grandes déclarations
09:48du gouvernement,
09:49de M. Lecornu,
09:50la main sur le cœur
09:51en nous disant
09:51qu'il faut absolument être souverain,
09:53en particulier pour notre défense.
09:55C'est absolument contradictoire
09:56et c'est extrêmement grave
09:57pour la souveraineté nationale.
09:59Merci à vous.
10:02Merci beaucoup, Clément Perrault.
10:05Justement, sur ces questions,
10:06ce qui paraît quand même dingue,
10:08c'est qu'aujourd'hui,
10:09revendre quelque chose
10:10à des Américains,
10:11on se demande
10:12ce qu'ils vont en faire derrière,
10:13s'ils vont s'en servir
10:14contre nous.
10:15Ça dit aussi beaucoup,
10:16Céline Calves,
10:17de notre rapport
10:17avec le pays aujourd'hui
10:19et à quel point ça a changé.
10:20Ce n'est plus un allié
10:21comme un autre.
10:22Ce n'est plus un allié
10:23comme un autre.
10:23Je pense qu'on est moins naïfs
10:25parce qu'en plus,
10:26il y a un changement d'attitude
10:27de la part des États-Unis.
10:28C'est-à-dire qu'il y a toujours eu
10:30America first dans l'air,
10:33mais là, ils le sont d'autant plus.
10:34Et l'Europe, aujourd'hui,
10:36est un terrain sur lequel
10:38les États-Unis ne se posent pas
10:39uniquement comme des alliés,
10:41mais est un terrain
10:42sur lequel nous allons pouvoir jouer
10:44et sans prendre en compte
10:46la question de la souveraineté
10:47des pays et des peuples.
10:49Donc, oui, il y a vraiment
10:51un rapport différent.
10:52On va discuter demain,
10:53enfin, cet après-midi ou demain,
10:55une proposition de résolution
10:56qui a été adoptée
10:58en Commission des Affaires européennes
10:59il y a quelques mois
11:00qui, justement,
11:02dit qu'il faut être moins ferme dessus,
11:05enfin, il faut être plus ferme
11:06et un peu moins naïf.
11:08Mais pour autant,
11:09gardons quand même à l'esprit
11:11qu'on peut avoir aussi
11:12des personnes qui sont plus dangereuses.
11:15C'est-à-dire que ces liens
11:18qui se sont amoindris
11:19avec les États-Unis,
11:21il ne faudrait pas non plus
11:22que certains soient tentés
11:23d'aller en reconstruire
11:24avec la Russie
11:25ou avec la Chine.
11:27Et donc, je pense qu'il ne faut pas
11:28non plus les abandonner.
11:30– Cyrielle Châtelain,
11:31quand Roland Lescure dit
11:32il faut peut-être effectivement
11:33une mission parlementaire
11:34pour améliorer, approfondir,
11:36rendre plus stricte cette procédure
11:37envers les investissements étrangers,
11:40c'est aussi envers
11:40les investissements américains aujourd'hui ?
11:43– Oui, bien sûr.
11:44– Les États-Unis,
11:46enfin, les États-Unis de Donald Trump
11:48et le changement,
11:50enfin, effectivement,
11:50il y avait l'America first,
11:51mais là, on a un tournant autoritaire
11:53avec Donald Trump,
11:55nous fait poser la question
11:56de ses relations avec les États-Unis
11:57et c'est une bonne chose
11:58parce qu'en fait,
11:59ce que nous, nous défendons
12:00chez les écologistes,
12:01c'est la question
12:02de l'autonomie française
12:03et européenne.
12:04C'est-à-dire,
12:04ce n'est pas renforcer
12:06nos liens avec la Russie
12:07ou avec la Chine,
12:08mais comment est-ce que l'Europe
12:09avec des partenaires
12:10comme le Canada,
12:11le Brésil,
12:12arrive en fait
12:12à avoir une politique
12:15un peu forte
12:16face au retour des empires.
12:17Et sur les États-Unis,
12:19alors, là,
12:20ça fait scandale un peu,
12:22mais on a la dépendance énergétique,
12:25les accords signés
12:26avec von der Leyen et Trump
12:28d'achat de gaz de schiste américain,
12:30on a la question du numérique
12:31où on a un modèle
12:32des géants de la tech
12:34qui absorbent les données
12:35pour les utiliser contre nous.
12:36Et on voit que c'est très difficile
12:38de s'en séparer.
12:39Sur nos téléphones,
12:40on n'a que des applis américaines.
12:41Mais parce qu'on ne fait pas,
12:42et je trouve que ça,
12:43c'est le bon exemple,
12:44c'est-à-dire qu'on pourrait.
12:44Nous avons au niveau européen
12:45des règles, par exemple,
12:46le Digital Service Act
12:48qui pourrait être appliqué,
12:49mais c'est-à-dire
12:49qu'il faut de la volonté politique
12:51et il faut s'affirmer.
12:52Et je pense que nous sommes
12:53dans un moment d'affirmation
12:54qui est indispensable,
12:56français et européen.
12:58Alors, Patrick,
12:58vous allez intervenir
12:59dans la seconde partie
13:00de l'émission,
13:01mais Patrick a assisté
13:02justement avec les trois autres citoyens
13:03à cette séance
13:04des questions au gouvernement.
13:05Je précise que vous êtes
13:06vice-président de la CPME
13:08dans votre département.
13:09Vous vouliez réagir.
13:10Qu'est-ce que vous en avez pensé
13:11justement de cette vente ?
13:12Est-ce que c'est business is business
13:14ou est-ce que ça vous choque ?
13:16Non, non, pas du tout.
13:17On sait aujourd'hui
13:19que les investisseurs américains,
13:21chinois,
13:22au regard de l'Europe
13:23et toutes les entreprises
13:24qui sont à leur portée,
13:26mais ça soulève, à mon sens,
13:29deux questions
13:29qui sont vraiment souvent
13:32sur la table
13:33lorsqu'il y a un problème
13:35d'entreprise à transmettre.
13:37Parce que, vous le savez,
13:3950% des PME,
13:41je vais parler plus des PME,
13:42je ne parle pas des grands groupes,
13:43je ne connais pas le cas précis
13:45de l'entreprise
13:45dont on parle cet après-midi,
13:47mais pour les PME,
13:49la plupart du temps,
13:49il y a deux facteurs
13:51qui rendent éventuellement difficile
13:53la transmission,
13:55c'est souvent la partie financière,
13:59aller chercher les fonds
14:00pour transmettre
14:02et rester dans un périmètre
14:04français et européen.
14:06Et là, en l'occurrence,
14:08sur ce dossier-là,
14:09aussi sans doute
14:10le problème des marchés publics.
14:12Parce que j'imagine
14:12que cette entreprise
14:13réalise une bonne partie
14:14de son activité
14:15avec les marchés publics.
14:17Et aujourd'hui,
14:18j'ai le sentiment
14:18pour avoir travaillé
14:19et pour connaître
14:20des entreprises
14:20qui travaillent
14:21avec les marchés publics,
14:22au niveau européen
14:23et français,
14:24on ne défend pas
14:25suffisamment
14:27dans l'écriture
14:28à la rédaction
14:29des marchés publics
14:30suffisamment
14:30nos entreprises locales
14:32comme le font
14:32les Américains
14:33ou d'autres pays.
14:35Est-ce que c'est pour ça,
14:36peut-être,
14:37alors sans parler de ce cas
14:37uniquement spécifique,
14:39mais on voit,
14:39il n'y a pas de repreneur.
14:40Pourquoi ?
14:41C'est parce qu'en France,
14:42on ne se dit pas
14:42que c'est un truc d'avenir,
14:44qu'on va pouvoir avoir
14:44des commandes,
14:45qu'on aura le soutien
14:46de l'État derrière
14:46qui va passer commande,
14:47Céline Calvet ?
14:48C'est ça qui...
14:48C'est une des raisons
14:49et vous avez raison
14:50de souligner par exemple
14:51l'impact des commandes,
14:52les commandes publiques.
14:53Quand on veut innover,
14:54quand on veut développer
14:55son marché,
14:55on compte beaucoup
14:56sur la commande publique.
14:57Or, aujourd'hui,
14:58en Europe,
14:58on n'a pas du tout
14:59la préférence européenne.
15:01C'est-à-dire qu'on a pu
15:01le constater,
15:02vous l'avez mentionné,
15:03dans d'autres pays
15:04et puis nous,
15:05on était un peu genre
15:06non, on ne fait pas trop,
15:07on n'est pas protectionnistes,
15:08vous comprenez.
15:09Sauf que les autres
15:10font leur marché chez nous.
15:11Nous, on est complètement
15:13en soutien
15:14de ce que Stéphane Séjourné,
15:18fédère autour de lui
15:19pour dire que
15:20dans les commandes publiques,
15:22eh bien,
15:22on aura une notion
15:23de préférence européenne.
15:25Jusqu'à quel niveau
15:25ça se discute
15:26mais qu'on puisse exiger
15:27que quelqu'un qui répond
15:28à une commande publique
15:30ait dans les matériels
15:31et les services
15:31qu'il va fournir
15:32de l'origine européenne garantie.
15:34Quelques mots,
15:34Cyrielle Chatelain,
15:35avant de passer à notre
15:35science citoyenne,
15:36mais voilà,
15:36il faut qu'on soit
15:37moins naïf,
15:38plus offensif sur cette question.
15:39Oui, mais c'est effectivement,
15:41moi je rejoins ce qui a été dit,
15:42il faut un bail
15:42European Act,
15:43c'est-à-dire qu'il faut
15:44effectivement pouvoir
15:45structurer des filières,
15:47les soutenir.
15:49Aujourd'hui,
15:49les filières,
15:50je reviens au numérique,
15:51mais a été massivement aidée
15:53par de l'argent public
15:54aux Etats-Unis.
15:55Donc en fait,
15:55c'est pas vrai
15:56qu'il y aurait d'un côté
15:57le libre marché américain
15:58et de l'autre
15:59une économie européenne
16:00où il y ait beaucoup
16:01d'argent public.
16:02C'est juste qu'on ne l'utilise pas
16:03peut-être comme il faut
16:05pour structurer
16:07et soutenir
16:07des secteurs stratégiques
16:09et qui nous permettent
16:10dans nos cadres
16:11et selon nos critères.
16:12Allez,
16:13vous avez l'habitude
16:13pendant la séance
16:14des questions au gouvernement,
16:15ce sont vous les députés
16:16qui vous interrogez
16:17les ministres.
16:17Et bien maintenant,
16:18ce sont les citoyens
16:19qui vont interroger
16:20les députés.
16:20C'est la séance citoyenne.
16:27Et on va commencer
16:27avec vous,
16:28Constantin.
16:29Constantin Leleu,
16:30vous avez 21 ans,
16:31vous êtes étudiant à Paris,
16:32mais vous venez de Reims,
16:32vous m'avez dit.
16:34Vous êtes jeune,
16:3421 ans,
16:35pourtant vous voulez poser
16:36une question sur les retraites.
16:38Dites-nous,
16:38Constantin.
16:39Bonjour,
16:39mesdames les députés.
16:40Bonjour.
16:40La question que je vais vous poser
16:41pourrait et je l'espère
16:42devrait animer les débats
16:44de la prochaine élection présidentielle.
16:46Donc c'est sur le système
16:47de retraite.
16:48On le sait,
16:49ce système repose
16:49principalement sur les actifs,
16:51alors même que les jeunes
16:52entrent plus tard
16:53sur le marché du travail,
16:54cotisent plus longtemps
16:55et ont des perspectives
16:56de carrière plus incertaines.
16:58Donc cette question,
16:59c'est assumez-vous
17:00que le système
17:00se fasse principalement
17:02au détriment de la jeunesse
17:03ou pensez-vous
17:04qu'une répartition
17:04plus équitable
17:05entre les générations
17:06est possible ?
17:07En bref,
17:08quel avenir voyez-vous
17:09pour notre système
17:09de retraite actuel ?
17:11Cyrielle Châtelain.
17:12C'est fou parce que
17:13dès 21 ans,
17:14on se pose cette question
17:15en fait.
17:15Les premières manifs,
17:16on allait manifester
17:18et on se dit
17:18mais on ne sait même pas
17:19si on aura des retraites.
17:20Donc c'est une question
17:21qui arrive jeune.
17:21Mais il y a beaucoup de choses
17:23dans votre question.
17:24Premièrement,
17:24je pense qu'on a un système
17:25de retraite
17:26qui est dans un système
17:27de solidarité
17:28de manière générale
17:29où il y a les retraites
17:29mais aussi le chômage
17:30fait partie de cette solidarité.
17:32En gros,
17:33on se dit qu'on fait
17:33de la solidarité
17:34pour faire face
17:35au coût de la vie.
17:36Sur la retraite,
17:38il y a quelque chose
17:38qui fonctionne.
17:39C'est qu'on a
17:39peu de retraités
17:41très pauvres
17:42et qu'on a en retraite
17:43à peu près
17:44un niveau de vie équivalent
17:45qu'on soit retraité
17:46ou qu'on soit actif.
17:47C'est-à-dire qu'on a
17:47un système qui est protecteur.
17:48Par contre,
17:49il y a la question
17:49effectivement de son financement.
17:52Les personnes
17:52qui sont aujourd'hui
17:53en retraite
17:53ont payé quand ils travaillaient
17:55les retraites des personnes
17:56avant eux.
17:56C'est-à-dire que c'est vraiment
17:57ce système de solidarité là.
17:59Je ne sais pas
17:59si la question
18:00elle se pose complètement
18:01en termes générationnels
18:02que si elle se pose
18:04en termes de capital
18:05ou de revenus.
18:07c'est-à-dire que la question
18:08c'est la juste participation
18:10des personnes
18:11qui ont des hauts revenus
18:12qu'elles soient retraitées
18:14ou non.
18:15C'est vrai qu'il faudra
18:16plus soutenir
18:17des personnes
18:17qui auront des carrières hachées
18:18que des personnes
18:19qui auraient eu des carrières
18:20sans souci.
18:21Mais Constantin
18:22semble y voir quand même
18:23un côté
18:23où on fait poser
18:24beaucoup de choses
18:24sur la jeunesse
18:25parce qu'on voit
18:25que dans la pyramide
18:26des âges...
18:27C'est ça qui m'intéresse
18:27sur cette question
18:28de pourquoi est-ce que
18:29c'est en défaveur de la jeunesse
18:30parce qu'il n'y aura pas
18:31de retraite
18:31parce que c'est cet angle-là.
18:33Alors précisez-vous,
18:35vous avez l'impression
18:35qu'on vous fait porter
18:36aux jeunes en fait
18:37parce qu'il y a
18:37de plus en plus de retraités
18:39donc il faut payer
18:39de plus en plus.
18:40En fait le système avant
18:41repose encore sur une pyramide
18:43sauf que maintenant
18:44on pourrait dire
18:45qu'il se transforme
18:45un petit peu en pyramide
18:46de Ponzi
18:46c'est-à-dire qu'il bénéficie
18:48uniquement aux personnes
18:49en haut de la pyramide
18:50mais ceux qui sont en bas
18:52on espère qu'une prochaine génération
18:54arrivera en bas
18:54pour les aider
18:55ce qui n'arrivera sûrement pas
18:56comme on sait
18:57que l'année dernière
18:57il y a eu un choc démographique
18:58qui va se poursuivre
19:00et qu'on a plus de décès
19:01que de naissances
19:02en France
19:04et à l'échelle mondiale même.
19:05En moyenne 1,56
19:07c'est le taux de natalité
19:09en France
19:09je vais vous laisser poursuivre
19:10mais Céline Calves
19:11justement vous dans votre groupe
19:12qu'est-ce que vous répondez
19:14aux jeunes qui se disent
19:15on va nous faire porter
19:16les retraités
19:17de tous ceux
19:18qui sont partis
19:18à la retraite avant nous ?
19:20Nous on encourage
19:21les gens à travailler
19:22mais en fait
19:23force est de constater
19:24qu'aujourd'hui
19:24les salariés
19:25n'ont pas vu
19:26une augmentation
19:26de leur niveau de vie
19:27proportionnelle
19:28à celle des retraités
19:29Cyril Châtelain
19:31sous-ligné
19:32et on peut s'en réjouir
19:33que le niveau de vie
19:34des retraités
19:35est équivalent
19:38à celui des salariés
19:39mais en fait
19:40c'est en train
19:40d'être tiré
19:42en défaveur
19:45des plus jeunes
19:45et donc moi
19:46je pense qu'il faut
19:47mêler à ça
19:48d'autres considérations
19:49c'est pas seulement
19:49les revenus
19:50que vous allez avoir
19:51des jeunes actifs
19:52ou des retraités
19:53c'est aussi
19:54et ça ça a des conséquences
19:56sur le logement
19:56aujourd'hui
19:57vous avez des multipropriétaires
19:59et qui il y a quelques années
20:00ont vu leur pension de retraite
20:02revalorisée de 5,5%
20:04alors qu'ils n'en avaient pas
20:05forcément besoin
20:06donc en fait
20:07je pense que
20:07cette solidarité
20:08intergénérationnelle
20:09il faut bien sûr
20:10la cultiver
20:11montrer que c'est possible
20:12moi quand j'avais votre âge
20:14je pensais que j'allais pas du tout
20:15avoir de retraite
20:15peut-être qu'au final
20:16j'en aurais pas
20:16mais en tout cas
20:17je ne me permettais même pas
20:19de l'imaginer
20:19je pense qu'il faut la cultiver
20:20mais par contre
20:21il va falloir voir
20:22que ce que l'on peut verser
20:24et qui sert aux retraités
20:26actuels
20:26il faut aussi
20:27qu'on considère
20:28le patrimoine
20:29global
20:30de ce que sont
20:31les jeunes actifs
20:32qui galèrent à pouvoir
20:32se loger
20:33et puis parfois
20:34des retraités
20:36qui ont trois maisons
20:37Constantin
20:38est-ce que vous avez le sentiment
20:38qu'on ne demande pas
20:39assez d'efforts
20:40aux retraités
20:40parfois
20:41et qu'on en demande
20:42beaucoup aux actifs
20:43pas forcément
20:46peut-être un petit peu
20:46parfois
20:47mais ma question
20:48pourrait porter aussi sur
20:49est-ce que vous voyez
20:50du coup un avenir
20:51à ce système
20:51par répartition ou non
20:52oui moi je vois un avenir
20:54mais il va falloir
20:54qu'il soit changé
20:55mais vous pouvez en mettre
20:56un peu de capitalisation
20:57un peu de capitalisation
20:58en fait
20:58mais une capitalisation
21:00qui soit pas aveugle
21:01mais je pense qu'on va devoir
21:02si on regarde
21:03la démographie
21:04on va pas la changer
21:05comme ça
21:06on a une baisse
21:07et donc on ne va pas pouvoir
21:08faire reporter
21:08sur les actifs
21:09l'avis des retraités
21:11qui j'espère
21:12seront nombreux
21:12parce que ça veut dire
21:13qu'on vit en bonne santé
21:14longtemps
21:14pour autant
21:16il va falloir
21:17qu'on le transforme
21:18et donc il y a une proposition
21:18effectivement
21:19d'introduire
21:20une part de capitalisation
21:21et notamment
21:21de pouvoir doter
21:22pour chaque naissance
21:23d'un capital
21:24à faire fructifier
21:24et faire du bien
21:26à l'économie aussi
21:27Vous vous êtes pas favorable
21:28à la capitalisation
21:29comment le maintient
21:30système par répartition
21:31est-ce qu'il peut perdurer encore ?
21:33Moi déjà dire oui
21:33moi j'ai confiance
21:34sur le fait qu'il perdure
21:35dire deux choses
21:36déjà en fait
21:37même au sein des retraités
21:38il y a des grosses inégalités
21:39c'est à dire qu'aujourd'hui
21:40des gens qui commencent
21:41à rentrer en retraite
21:42vivent moins bien
21:43que des personnes
21:44qui sont rentrées en retraite
21:44avant
21:45et la question clé
21:46c'est celle du capital
21:47parce qu'en fait
21:47on produit de manière générale
21:49par le travail beaucoup
21:50et on répartit peu
21:51donc la question
21:52de la répartition
21:53que ça soit en termes
21:54de logement
21:55mais en tout cas
21:55de répartition du capital acquis
21:57il est essentiel
21:58pour financer
21:58la protection sociale
21:59la deuxième chose
22:00sur la capitalisation
22:01moi le sentiment que j'ai
22:03aujourd'hui
22:03c'est que ça
22:04c'est particulièrement injuste
22:05pour les jeunes
22:05parce qu'on va leur demander
22:06deux choses
22:07on va leur demander
22:07de payer la retraite
22:09des personnes en retraite
22:10et on va leur demander
22:11de capitaliser
22:11pour leur propre retraite
22:12donc ça veut dire
22:13qu'à un moment
22:14il va falloir renier quelque part
22:15et ça moi c'est des débats
22:16que j'ai y compris
22:17au sein de ma famille
22:17j'aurais dit ça sympa
22:18donc en fait
22:19je vais payer mon retraite
22:20et en même temps
22:20il va falloir que je me pose
22:21des questions
22:21sur qu'est-ce que je fais
22:22ou pas
22:23en gros sur quoi je rogne
22:24et donc moi je pense
22:25que ce qu'il y a de plus juste
22:26c'est le système
22:27par capitalisation
22:29par répartition
22:30pardon merci
22:31c'est justement
22:32le système par répartition
22:33un système solidaire
22:34mais en mettant
22:34plus à contribution
22:36les personnes
22:36pas seulement en fonction
22:37de leur revenu
22:37mais de leur capital
22:39les multipropriétaires
22:40en est un exemple
22:41en fait il y a un certain
22:42nombre d'endroits
22:43où il y a de la richesse
22:43qu'on peut re-répartir
22:45en protection sociale
22:46et enfin pour finir dire
22:47ça coûte moins cher
22:48la sécurité sociale
22:50que les systèmes privés
22:51en termes de gestion
22:52donc en plus
22:52c'est efficace
22:53on verra si vous voudrez
22:55capitaliser un peu plus tard
22:57pour votre retraite
22:57on va passer au thème
22:58de Patrick
22:59qui avait bien envie de réagir
23:00mais on va passer
23:01à votre thème Patrick
23:02Patrick Huard
23:0367 ans
23:04vous êtes conseiller
23:05au Césaire
23:06c'est le conseil économique
23:07social et environnemental
23:08régional Pays de la Loire
23:09j'ai précisé tout à l'heure
23:11que vous étiez également
23:12vice-président de la CPME
23:13c'est la confédération
23:14des petites et moyennes entreprises
23:15de votre département
23:16vous vouliez parler du vote
23:18sur le texte simplification
23:19et de la question
23:20des ZFE
23:21zone à faible émission
23:22Patrick on vous écoute
23:22c'est ça
23:23alors ma question
23:24sera en deux parties
23:25la première partie
23:27effectivement
23:27cette loi de simplification
23:28qui part un nom
23:29mais qui cache aussi
23:32des sujets ultra sensibles
23:34la ZFE en fait partie
23:35la position des Césaires
23:38également
23:38parce qu'elle est également
23:39remise en question
23:40alors que
23:42de l'intérieur
23:43nous ne voyons pas
23:44en quoi
23:44le maintien
23:45ou non
23:46de ces structures
23:48je précise
23:49que c'est la représentation
23:51de la société civile
23:52c'est la seule organisation
23:53et c'est la deuxième
23:55chambre régionale
23:55donc je ne vois pas
23:56en quoi ça va complexifier
23:58ou simplifier
23:58la vision d'entreprise
23:59de demain
24:00mais ça c'est
24:01une remarque
24:02mais la question
24:03effectivement
24:04des ZFE
24:04faut-il laisser
24:07en suspens
24:08cette question
24:08des ZFE
24:09dans la loi
24:09de simplification
24:10ou est-ce que
24:11puisqu'elle a été
24:12mise en place
24:13certaines métropoles
24:14certaines villes
24:15ont déjà
24:16réalisé
24:17des aménagements
24:18réalisé
24:18développer
24:20des services
24:20de transport public
24:21parce qu'en zone rurale
24:23je suis de la Mayenne
24:24et en zone rurale
24:26le problème
24:26n'est pas tant
24:28un problème
24:29de pollution
24:30d'émission
24:31mais un problème
24:32de mobilité
24:33pour les jeunes
24:33et pour les personnes
24:34qui n'ont pas de permis
24:35donc vraiment
24:36est-ce que
24:37la ZFE
24:38a sa place
24:38dans cette loi
24:40de simplification
24:40c'est ma première question
24:42alors Cyrielle Châtelain
24:43parce qu'on se rappelle
24:44le parcours
24:44c'était pas prévu
24:46à l'origine
24:46absolument pas prévu
24:47à l'origine
24:48et c'est le bon exemple
24:48c'est effectivement
24:49un texte
24:50qui est devenu
24:51une hydradité
24:52c'est-à-dire
24:53qu'on a
24:53l'asé des feux
24:54sur les mobilités
24:55le zéro artificialisation net
24:57donc la protection
24:57des terres agricoles
24:58et naturelles
24:59la suppression des Césaires
25:00en fait il y a tout
25:01et finalement
25:04assez loin
25:05de l'objet initial
25:06donc je pense
25:07qu'on aurait dû rester
25:08sur un objet
25:08plus circoncis
25:11plus précis
25:11et sur les ZFE
25:13effectivement
25:13ça crée une insécurité
25:15c'est-à-dire
25:15qu'aujourd'hui
25:16c'est obligatoire
25:18que potentiellement
25:19la loi
25:20pourrait ne la rendre
25:21plus obligatoire
25:22dans certains territoires
25:23mais donc on a
25:24des élus locaux
25:25qui ne savent pas
25:25ce qu'ils doivent faire
25:27ou non
25:27et donc en fait
25:28ça contrevient
25:28à l'objectif
25:30c'est-à-dire que
25:30on a voté quelque chose
25:32ils ont fait les choses
25:35aussi des fois
25:36un peu seuls
25:36et là d'un coup
25:37on leur dit
25:38obligatoire
25:39pas obligatoire
25:39en fait
25:40il faut clarifier les choses
25:41et ça veut dire
25:42que ça ne doit pas
25:43être dans ce texte
25:43dont l'avenir
25:44aujourd'hui est très incertain
25:45exactement
25:46parce qu'on ne sait pas
25:47quand le vote
25:47sera reprogrammé
25:48Céline Calvet
25:49sur cette question
25:49des ZFE
25:50c'était dans un texte
25:51de loi
25:52puis mis en place
25:53la supprimer
25:54le gouvernement
25:54proposait de les maintenir
25:55mais pour Paris-Lyon-Marseille
25:57de laisser au maire
25:58de quoi choisir
25:58bon il y a de quoi
26:00plus comprendre grand chose
26:01et aussi j'ajoute
26:03qu'il n'y avait plus grand monde
26:04pour les défendre
26:04ces ZFE à la fin
26:05Oui en fait
26:07malheureusement
26:08cette loi de simplification
26:09c'est une vraie mise en abîme
26:10de tout ce qui est
26:11la complexification
26:12de ce que nos normes
26:13peuvent apporter
26:15et c'est vrai
26:16qu'on a vu
26:17une vraie inventivité
26:19dans le cadre
26:20de cette loi
26:20pour aller supprimer
26:23alors parfois
26:23on découvrait
26:25certains organismes
26:26parfois si on les connait
26:27on n'en comprenait pas
26:28l'importance
26:28sauf qu'ils passaient
26:29comme ça
26:30à la serpe
26:30malheureusement
26:31on voulait supprimer
26:33pour certains
26:33le Haut Conseil
26:34pourtant très important
26:36pour la recherche
26:36et l'enseignement supérieur
26:37en fait
26:38enfin
26:39c'était vraiment
26:41assez populiste
26:42de dire
26:42tiens
26:42qu'est-ce que je vais pouvoir supprimer
26:43qu'est-ce que je vais pouvoir supprimer
26:44donc c'est bien loin
26:46de son objectif
26:46de simplification
26:47Justement Patrick
26:48vous comment vous l'avez vécu
26:49parce qu'on a dit
26:50oui ça faisait
26:51alors le Conseil économique
26:52social et environnemental
26:53et puis
26:54c'est aussi déclinaison
26:55régionale
26:56ça pour certains
26:57c'était complètement inutile
26:59c'était une ligne
27:00qu'on pouvait barrer facilement
27:01ça faisait des économies
27:02Oui
27:02alors il faut savoir
27:03je parlais du budget
27:05parce qu'on peut parler
27:06de ces chiffres
27:07quand on nomme
27:08les Césaires
27:09le budget
27:10au niveau des Pays-de-Loire
27:12de la Césaire régionale
27:14c'est 2 millions d'euros
27:16le budget global
27:17de la région Pays-de-Loire
27:19c'est 2 milliards
27:20et pour vous
27:21c'est important
27:21de les maintenir
27:22et oui
27:23parce que
27:23à mon sens
27:24nous avons vu
27:26tout à l'heure
27:26on a eu l'occasion
27:27de voir
27:27les échanges
27:28au sein
27:28de l'Assemblée nationale
27:29voilà
27:31les questions
27:32au gouvernement
27:32les invectives
27:33et sincèrement
27:35pour maintenant
27:36être siégé
27:38depuis un an
27:39c'est un lieu
27:40
27:41toutes les représentations
27:43syndicales
27:43sont présentes
27:44les associations
27:45et tout le monde
27:46sur des sujets
27:47qui sont
27:48nous sommes saisis
27:50par la présidente
27:51de région
27:51sur des sujets
27:52comme l'IA
27:52comme la question
27:54des grands ports maritimes
27:55qui sont quelquefois
27:56en difficulté économique
27:57on travaille
27:58vraiment là-dessus
27:59et on doit trouver
28:00un consensus
28:00toutes les personnes
28:03réunies
28:03autour de la table
28:04doivent livrer
28:05une contribution
28:06avec un consensus
28:07sur un sujet
28:07et sincèrement
28:09je sais que pour vous
28:10mesdames les députés
28:11je vois qu'il n'est pas
28:12facile d'avancer
28:13de travailler tous les jours
28:14sur des sujets concrets
28:15mais il faut quand même
28:16être conscient
28:17enfin je pense que vous l'êtes
28:18mais je me demande
28:20si à un moment
28:20quand même
28:21tout le monde a bien
28:24à l'esprit
28:25qu'il y a
28:26derrière tout ça
28:27derrière ces mots
28:28derrière la communication
28:29sur la loi de simplification
28:31des PME
28:32qui n'attendent que ça
28:33qui sont prêtes
28:34pour vraiment simplifier
28:35parce que vous savez
28:35les procédures
28:36on retarde
28:37des permis de construire
28:38on décourage
28:39certains projets
28:41on ne crée pas d'emploi
28:43on ne supprime pas
28:43mais on ne crée pas d'emploi
28:45toutes ces choses
28:46vous les connaissez
28:46au quotidien
28:47et je peux vous dire
28:48une chose
28:48c'est que les PME
28:50la CPME
28:53qui intervient
28:54dans les Césaires
28:55transmettent tout cela
28:57auprès des élus régionaux
28:58mais pas que
28:59et j'ai l'impression
29:01qu'il y a un peu
29:03une distance
29:03qui se crée
29:04mais parfois
29:05si il y a le châtelain
29:05on a le sentiment
29:06parce que c'est vrai
29:06qu'on entend
29:07besoin de simplification
29:08des procédures
29:09qui prennent trop de temps
29:10des recours etc
29:12mais les normes
29:13c'est aussi important
29:14parfois
29:15d'avoir des recours
29:16des études d'impact
29:18on sait que parfois
29:18on n'apprécie pas trop
29:20puisque les écologistes
29:20disent attention
29:21on va vérifier
29:22que tout est fait
29:23dans les normes
29:23mais pour vous
29:23c'est important
29:24de défendre
29:25ça ou ça va à l'encontre
29:26de la simplification
29:27que semble souhaiter Patrick ?
29:28En fait il y a deux choses
29:29il y a la visibilité
29:31moi je me souviens
29:32en 2022
29:32quand j'ai fait campagne
29:33on parlait déjà
29:34de la ZDFE
29:34l'important c'est
29:36la prévisibilité
29:37pour les entreprises
29:38en tout cas moi
29:39c'est ce qui m'était remonté
29:40j'ai besoin de savoir
29:41à 5 ans
29:42quelle sera la norme
29:43pour pouvoir m'y préparer
29:44et là je trouve
29:45qu'on fait l'inverse
29:45c'est-à-dire on dit
29:46on fait la ZDFE
29:47puis on ne fait plus
29:48la ZDFE
29:48puis on la fait peut-être
29:49et donc déjà un
29:50avant même déjà
29:52de simplifier
29:52déjà se tenir
29:53à ce qu'on dit
29:54et annoncer des dates
29:55ça serait déjà
29:56une première chose
29:57la deuxième chose
29:58la question c'est
29:58quoi la simplification ?
30:00En fait on peut tout mettre
30:01c'est devenu le moins la mode
30:02la simplification
30:04moi j'ai l'impression
30:06que plus on passe
30:07des lois pour simplifier
30:08plus globalement
30:09le sentiment
30:10de sur-administration
30:11ne baisse pas
30:12mais parce qu'en fait
30:12on ne va pas simplifier
30:13des démarches
30:14on ne va pas remettre
30:16des gens
30:16dans des services publics
30:17on va enlever
30:18des droits
30:19c'est-à-dire on va enlever
30:20le droit à la concertation
30:22on va enlever
30:22les droits
30:23en termes d'études
30:24de qualité de l'eau
30:25et donc après
30:26on va avoir
30:26d'autres problématiques
30:27en termes
30:28de pollution de l'eau
30:29donc pour moi
30:30la question
30:30c'est derrière simplification
30:32qu'est-ce qu'il y a ?
30:33Et oui il faut
30:34à un moment des rêves
30:35pour protéger
30:36ça c'est important
30:37mais elles doivent être claires
30:38et concertées
30:38Céline Calves
30:39est-ce que c'est pas un peu
30:40à la mode simplification ?
30:42Les PME le réclament
30:43Patrick nous dit
30:44on a besoin
30:44de choses beaucoup plus simples
30:46pas 150 000 papiers
30:47etc.
30:48Mais bien sûr
30:50parce qu'en fait
30:50une PME
30:51elle doit se concentrer
30:52sur la création
30:53de son activité
30:53sur la perpétuation
30:54de son activité
30:55et pas
30:57se retrouver
30:59avec des tâches
31:00qui même si
31:01parfois facilitées
31:02par l'intelligence artificielle
31:03représentent quand même
31:04pas mal de tracas
31:06je pense que
31:07dans les dernières années
31:09on a essayé
31:10on a réussi
31:11à simplifier
31:12notamment en bougeant
31:13certains seuils
31:13je pense à la loi
31:15Pacte
31:16qui a pu permettre
31:17comme ça
31:17d'éviter
31:18d'avoir des seuils
31:19qui vous faisaient prendre
31:20des chemins administratifs
31:22différents
31:22mais il faut encore le faire
31:24parce qu'on nous en parle
31:26tout le temps
31:26c'est compliqué
31:27j'arrive pas
31:28etc.
31:29donc il y a ce sentiment
31:30vraiment
31:30de devoir simplifier
31:32les choses
31:32après c'est pas au prix
31:34de dététer
31:35des institutions
31:36le fait de dire
31:37mais en fait
31:38je rejoins
31:39Cyril Châtelain
31:40en fait
31:40si la simplification
31:41c'est de ne plus entendre
31:42ce que disent
31:43la population
31:44ce que disent
31:44les français
31:45en fait
31:46la concertation
31:47on pourrait très bien dire
31:48très bien
31:49en fait on va construire
31:50quelque chose
31:50on n'a pas besoin
31:51de faire d'études
31:51sur l'impact
31:52de l'environnement
31:52on n'a pas besoin
31:53de regarder
31:54en fait
31:55c'est s'exposer
31:56aussi à un risque
31:56que le projet
31:58soit périclite
31:59en fait
32:00donc on a besoin
32:00de ça
32:01mais simplification
32:02malheureusement
32:03je dois considérer
32:04encore
32:05que chez nous
32:05on n'arrive pas trop
32:07à le faire
32:07parce que chacun
32:08veut avoir
32:08la bonne idée
32:09et donc on rajoute au pot
32:11pour qu'il y ait
32:12des petits amendements
32:12qui fassent parler de soi
32:13et malheureusement
32:14ça ne va pas
32:14à la simplification
32:15on va poursuivre
32:16avec Mireille
32:17parce qu'on parle
32:18un peu de simplification
32:19avec vous
32:19Mireille
32:20Mireille Etillet
32:21vous avez 56 ans
32:22vous êtes auto-entrepreneuse
32:23à Paris
32:24vous voulez nous parler
32:25de ce statut
32:26justement
32:26de l'auto-entrepreneuriat
32:28et des
32:29CFE
32:31INPI
32:32CABIS
32:32et autres démarches
32:34en tout genre
32:34Mireille
32:35tout à fait
32:35alors l'auto-entreprise
32:37est censée être
32:38un statut
32:39assez simple
32:40pour nous créateurs
32:42mais j'ai été accompagnée
32:44par un conseiller
32:45du portail
32:46justement
32:47je vais encore parler
32:49de simplification
32:50parce que
32:51je voudrais
32:52j'aimerais vraiment
32:53que ce statut
32:54soit simplifié
32:55la segmentation
32:56est trop importante
32:58on demande
32:58beaucoup trop
32:59de papier
33:00beaucoup trop de choses
33:01répétées
33:01plusieurs fois
33:03et d'autant
33:04que le greffe
33:04du tribunal
33:05a externalisé
33:07cette activité
33:07auprès
33:09de l'INPI
33:10qui passe
33:11par une société
33:11européenne
33:13la Bétae
33:14et les conseillers
33:16ne sont pas
33:16vraiment formés
33:18sur l'entrepreneuriat
33:20ensuite
33:20on ne peut pas
33:21aujourd'hui
33:22les entreprises
33:22externalisent
33:23ou alors proposent
33:24des activités
33:25en freelance
33:26ou alors
33:27en indépendant
33:29il est impossible
33:30de rajouter
33:31des activités
33:32dans une seule
33:33activité
33:33qu'on a déjà
33:34enregistrée
33:35donc
33:36il aurait fallu
33:38simplifier
33:38tout ça
33:39et permettre
33:40justement
33:40j'avais parlé
33:41d'un système
33:42avenant
33:42mais bon
33:43il aurait fallu
33:43trouver une solution
33:44pour d'abord
33:45simplifier
33:46le support
33:47et ensuite
33:48permettre
33:49de rajouter
33:50des activités
33:51tant qu'on veut
33:51alors Céline Calves
33:52puisque je ne suis pas sûre
33:53que toutes les deux
33:53vous ayez déjà
33:54la même vision
33:55sur la question
33:56de l'auto-entrepreneuriat
33:57je vous reposerai la question
33:58Mireille tout à l'heure
33:59mais est-ce qu'il faut simplifier
34:00c'est vrai que théoriquement
34:00le statut d'auto-entrepreneur
34:02Mireille disait
34:02c'était la promesse
34:03de quelque chose
34:03d'assez simple
34:04oui
34:05c'est la promesse
34:06de quelque chose
34:06d'assez simple
34:07et moi j'ai été entrepreneur
34:08en fait avant de sauter le pas
34:10et de créer ma société
34:11je trouvais que le statut
34:13d'auto-entrepreneur
34:14me permettait
34:15d'initier une activité
34:17sans prendre trop de risques
34:18exactement
34:18donc je trouvais
34:19que c'était
34:20assez simple
34:21et puis vous savez
34:23qu'avec le statut
34:24d'auto-entrepreneur
34:25vous avez des franchises
34:26de TVA
34:26qui font que
34:27pour des activités
34:29de service
34:29ou de produit
34:30nous on s'est
34:33avec le groupe EPR
34:33on s'est vraiment
34:34battu
34:36pour pas que ça soit
34:36ramené à 25 000
34:3825 000 euros
34:39que vous ayez
34:39des activités
34:40de négoce
34:41ou des conseils
34:41c'était 25 000
34:42bon
34:43dans l'auto-entreprise
34:46il y a cette idée
34:47où on va vraiment
34:48donner à chacun
34:49l'idée
34:50de commencer
34:50à entreprendre
34:51après c'est
34:52qu'est-ce qu'on en fait
34:53est-ce que j'entreprends
34:54à côté d'une autre
34:55activité professionnelle
34:57c'est le cas des personnes
34:58qui disent
34:59ben voilà
34:59moi j'ai mon activité
35:00de bureau
35:00mais je crée des choses
35:02donc je fais
35:02auto-entrepreneur
35:03et puis
35:04il y a aussi
35:05des gens comme moi
35:07qui disent
35:07c'est peut-être
35:08temporaire
35:09parce que j'ai envie
35:09de faire autre chose
35:10en fait la question
35:11de se dire
35:11je vous retourne
35:13une question
35:13vous parlez
35:14de plusieurs activités
35:15que c'est compliqué
35:16justement
35:17mais pourquoi pas
35:19créer une société
35:20en fait
35:20je me dis
35:21pourquoi
35:21on ne saute pas
35:23le pas
35:23puisque
35:23comme c'est
35:24vous êtes déjà
35:26dans une
35:26un manque
35:28de simplification
35:28mais en fait
35:29peut-être
35:30passer le pas
35:31peut-être que ce statut
35:33d'auto-entrepreneur
35:34ça a été très bien
35:34pour lancer votre activité
35:36oui
35:36mais peut-être que
35:37en fait
35:37vous êtes mûre
35:38
35:39alors très vite
35:40parce qu'après
35:41Cyrielle Châtelain
35:41va vous répondre
35:42pourquoi auto-entrepreneur
35:44pourquoi pas
35:44patronne de sa propre entreprise
35:46oui voilà
35:46j'ai voulu commencer
35:47d'abord en lançant l'idée
35:49et voir comment ça fonctionne
35:51et à partir de là
35:52bien sûr
35:53je verrai
35:53si ce ne sera pas
35:54une individuelle
35:56ou une SASU
35:57ou autre
35:57alors je voulais aussi
35:58donner la parole
35:59à Cyrielle Châtelain
35:59puisque à gauche
36:00parfois on dit
36:01justement
36:01qu'il y a beaucoup
36:02de plus en plus
36:03d'auto-entrepreneurs
36:04et que finalement
36:05ce n'est pas un métier
36:06aussi stable
36:07aussi sécurisé
36:07que le salariat
36:08est-ce que vous
36:09vous souhaitez encourager
36:11ces auto-entrepreneurs
36:12faciliter leur démarche
36:15ou voilà
36:15faire une mise en garde
36:16à Mireille
36:17alors moi je pense
36:18qu'il faut que les gens
36:19ils trouvent dans
36:20les différents statuts
36:21la manière de faire
36:22ce qu'ils ont envie de faire
36:23dire qu'il y a eu
36:24les auto-entrepreneurs
36:24avant il y avait
36:25les micro-entreprises
36:26ce n'est pas nouveau
36:27d'avoir des statuts
36:27qui permettent de lancer
36:29et de tester
36:29effectivement des activités
36:31après j'avoue
36:32que je connais moins
36:33les méandres
36:34mais je peux imaginer
36:35on a des questions
36:36des méandres administratifs
36:37sur tous les statuts
36:39et c'est là-dessus
36:39où je dis
36:39qu'il n'y a pas vraiment
36:40de simplification
36:41et même des fois
36:41c'est complexifié
36:42parce qu'on sait
36:42que maintenant
36:43tout est fait sur Ordi
36:44et si ce n'est pas
36:44la bonne case
36:45on recommence tout
36:46donc il y a de toute façon
36:47un sujet de l'interface humain
36:48quand même
36:49qui reste important
36:50moi la micro-entreprise
36:52ou l'auto-entreprise
36:52si c'est quelque chose
36:53qu'on a envie de faire
36:54c'est une manière
36:54de se lancer très bien
36:55là on met des alertes
36:57c'est quand vous l'avez dit
36:58c'est des boîtes par exemple
36:59avant il y avait des graphistes
37:00qui étaient salariés
37:01puis maintenant on dit
37:02bah écoute
37:02on va supprimer ton poste
37:03puis tu vas créer
37:04une boîte d'auto-entrepreneurs
37:06et là en fait
37:06tu n'auras plus aucune protection
37:08je ne prends plus rien
37:09de non-charge
37:10et tu te débrouilles
37:10ça ça nous pose un problème
37:12c'est-à-dire que ça ne doit pas venir
37:13là ça ne vient pas
37:14de la besoin de la personne
37:15ou de l'amitié créer
37:16c'est subi
37:16et c'est là-dessus
37:17où nous on est vigilants
37:18il y a beaucoup
37:18d'auto-entrepreneuriat
37:20subi Mireille
37:21vous ce n'est pas votre cas
37:22mais c'est vrai
37:22qu'il y a des dérives
37:23vous trouvez aussi
37:24dans ce système
37:25oui il y a beaucoup
37:26de dérives
37:26enfin moi c'est mon choix
37:28j'ai eu envie
37:30de créer ma petite boîte
37:31et de la mener
37:32du début jusqu'à la fin
37:33bon mon petit bébé
37:34comme on dit
37:34et donc c'est vraiment un choix
37:36mais il y a beaucoup
37:38beaucoup de problématiques
37:40là-dessus
37:41donc il faudrait peut-être
37:42surtout quand on est monoclient
37:44par exemple
37:44vous avez un lien de dépendance
37:46de l'auto-entrepreneur
37:47qui n'arrive pas forcément
37:48et c'est dans le cas justement
37:50où on lui a suggéré
37:51de le faire ailleurs
37:52et ça ça ne devrait pas exister
37:54il y a l'air d'avoir quelque chose
37:56qui s'appelle le code du travail
37:57qui reste quand même
37:58des fois il y a des règles
37:58il y a des protections
37:59qui sont utiles
38:00et on a besoin de personnes
38:00qui vont appliquer
38:01le règne du travail
38:02donc du soutien pour les gens
38:03dont c'est un choix
38:03et de la protection
38:04pour les gens qui subissent
38:05et on a bien compris
38:06que c'était votre choix Mireille
38:07et vous ce que vous voulez
38:08c'est pouvoir développer
38:09facilement votre auto-entreprise
38:12on va finir avec vous Yona
38:14Yona Benhamou
38:14vous avez 19 ans
38:16étudiante en droit
38:16gentil
38:17allez on a gardé
38:197 minutes
38:20pour une question
38:20qui en vaudrait peut-être
38:212 heures
38:22la représentativité
38:24des politiques
38:25Yona on écoute votre question
38:26à nos deux députés
38:27aujourd'hui
38:27alors mesdames les députés
38:28bonjour
38:29aujourd'hui
38:30certains citoyens
38:31pensent
38:32peuvent
38:33se sentir mal représentés
38:35au sein de l'Assemblée nationale
38:36et cela peut se caractériser
38:37par la professionnalisation
38:38de la vie politique
38:39ou
38:40la vision des députés
38:42qui préfèrent représenter
38:44leur parti politique
38:45que les citoyens
38:46ou même
38:46l'Assemblée nationale
38:48qui est plus un lieu de construction
38:50de parcours
38:50que comme une véritable envie
38:52de représenter
38:52et cela peut se caractériser
38:54aussi avec les municipales
38:55où on a un peu plus de 15%
38:57des députés
38:58qui se présentent
38:58pour les municipales
38:59actuellement
38:59alors même qu'ils savent
39:01pertinemment
39:01qu'ils devront
39:02cesser leurs fonctions
39:03parlementaires
39:03s'ils sont élus
39:04et donc ce décalage
39:06peut fortement
39:07influencer
39:07et impacter
39:08la confiance
39:08des citoyens
39:09envers les députés
39:10et donc comment pensez-vous
39:11qu'il est possible
39:12aujourd'hui
39:12d'assurer aux citoyens
39:14une véritable représentation
39:15quant aux décisions
39:16que vous êtes amenés à prendre
39:17en regardant
39:18et en favorisant
39:19l'intérêt général
39:20plutôt que des
39:21logiques partisanes
39:23personnelles
39:25Merci pour cette question
39:28Yona
39:28j'imagine que
39:29vous êtes quand même
39:30amenée à réfléchir
39:30sur ce sujet
39:31Cyrielle Châtelain
39:32sur cette question
39:33c'est vrai que
39:34Yona disait
39:34on a le sentiment
39:35qu'on défend
39:36son parti
39:36peut-être sa couleur politique
39:38sa carrière
39:39c'est le sentiment
39:40que beaucoup de français
39:40peuvent avoir
39:41C'est ça
39:41Pourquoi on a un parti ?
39:43Un parti c'est utile
39:44à la démocratie
39:45c'est-à-dire qu'on va
39:46avec des personnes
39:47parce qu'on pense avoir
39:48des valeurs communes
39:49et on se présente
39:50de manière transparente
39:51devant les électeurs
39:52par contre là
39:52où vous avez raison
39:53c'est que dans la délibération
39:54bien sûr
39:55on s'est rassemblés
39:56parce qu'on a des valeurs communes
39:57mais on peut avoir des débats
39:59et typiquement
40:00moi je préside un groupe
40:01où il y a 5 partis différents
40:02et donc on a des débats
40:03et à la fin
40:04ce qui prévaut
40:05c'est la liberté de conscience
40:06des députés
40:07donc on construit
40:08des majorités
40:08en discutant
40:09et après
40:10des personnes
40:10peuvent assuyer
40:11des votes différents
40:12et c'est normal
40:12parce que dans notre constitution
40:14à un moment
40:14il n'y a pas de vote impératif
40:15et je pense que déjà
40:16ce qui est important
40:17c'est de rendre plus transparent
40:18ce processus-là
40:19pourquoi est-ce qu'il y a des débats
40:20comment les gens font leur choix
40:22et de montrer
40:22qu'il y a une liberté
40:23aussi de conscience
40:25la deuxième chose
40:26c'est un enjeu de renouvellement
40:27c'est-à-dire que
40:28moi je suis très attachée
40:29à des gens qui veulent rouvrir
40:30la question du non-cumul des mandats
40:32je pense que c'est essentiel
40:33parce que sinon
40:33ça permet à des gens
40:34non seulement
40:35de construire des carrières
40:36mais de construire des baronies
40:38donc il faut avoir
40:38du non-cumul des mandats
40:40en même temps
40:40et en plus du non-cumul
40:42des mandats dans le temps
40:42on a besoin justement
40:44parce que des fois
40:46quand on est dans la politique
40:47on a un peu du mal à lâcher
40:48d'avoir des règles
40:49qui nous oblige en fait
40:50à aérer la vie politique
40:52et à ce que des personnes
40:53qui comme on l'a dit
40:55ne sont pas des professionnels
40:56de la politique
40:56sa politique n'est pas
40:57une profession
40:57puissent rentrer
40:58et faire de la politique
41:00Céline Calvel
41:01puisque c'était aussi
41:02un peu au cœur
41:02de l'engagement
41:04Emmanuel Macron avait promis
41:05de faire la politique autrement
41:07et on voit que d'après Yona
41:09les choses n'ont pas forcément
41:10toujours changé
41:10cette défiance existe
41:12justement j'aimerais bien
41:13qu'on redise
41:13en fait comment l'Assemblée
41:15aujourd'hui représente
41:16les Français
41:18et les Françaises
41:19j'aimerais bien
41:19qu'on n'oublie pas
41:20quand même qu'aujourd'hui
41:21même si on est moins de 40%
41:23de femmes dans l'Assemblée
41:24il y a quelques années
41:25il n'y avait pas de femmes
41:26et je pense que
41:28dans la représentation
41:29déjà d'atteindre
41:30et on a encore du chemin
41:31à faire
41:31une représentativité égale
41:34femmes et hommes
41:35c'est bien
41:35c'est pas passé comme ça
41:37ça s'est pas fait tout seul
41:38ça s'est fait aussi
41:39par une loi
41:40qui a instauré
41:41ce qu'on est
41:41des quotas
41:42qui encourage
41:44les partis
41:45à investir
41:46des femmes candidates
41:47pas là où elles vont perdre
41:48forcément
41:49et donc aujourd'hui
41:50je trouve
41:51c'est encore à parfaire
41:53mais on est sans doute
41:53plus représentatif
41:55de la population française
41:56qu'il y a quelques années
41:57on parlait de l'auto-entreprise
42:00de l'entrepreneuriat
42:01moi avant d'être députée
42:02j'ai mon entreprise
42:03j'ai été salariée
42:04je suis une mère
42:06les mères
42:07enfin une mère
42:08pardon
42:08mère de deux enfants
42:09on peut revenir après
42:11sur le cumulé
42:12mais on parle des municipales
42:13avec Fiona après
42:14mais je veux dire
42:14je pense qu'on a contribué
42:16à faire venir
42:17dans l'assemblée
42:18des questions
42:19qui n'étaient pas
42:19prises en compte
42:20non pas que
42:21les hommes politiques
42:22ne relayaient pas forcément
42:23ce que leur disaient
42:24les citoyens
42:25de leur circonscription
42:26mais peut-être que
42:27c'était pas forcément important
42:29or des questions d'égalité
42:30entre la vie professionnelle
42:32et la vie personnelle
42:33qui vont aussi bénéficier
42:34aux femmes qu'aux hommes
42:35c'est bien de les avoir mis
42:36moi je suis fière
42:37qu'on fasse passer
42:37d'une assemblée
42:38qui s'est battue
42:39pour le droit des femmes
42:39et qui continue à le faire
42:41et je pense qu'il faut
42:43des lois
42:43il faut la volonté des partis
42:45et puis ensuite
42:46éviter
42:47moi je ne suis pas
42:48pour le cumul des mandats
42:49non plus
42:50moi aussi c'est quelque chose
42:51où je trouve que
42:52là où on nous a reproché
42:53en 2017
42:54on nous dit
42:54oh là là
42:55ils sortent
42:56ils sortent de nulle part
42:57ils n'ont même pas été
42:58conseillers municipales
42:59vous vous rendez compte
42:59ils ne connaissent pas la vie
43:00mais là on pouvait aller voir
43:01ceux qui étaient là
43:02depuis 30 ans sur les bancs
43:03en leur disant
43:03mais t'as été déjà salariée
43:05t'as déjà conduit une entreprise
43:07t'as une vie de famille
43:07bah non t'as jamais vu tes enfants
43:08donc il y a un moment aussi
43:10il faut qu'on soit un peu
43:11voilà
43:12Yona vous parliez
43:13des élections municipales
43:14c'est vrai qu'il y a
43:15une petite centaine
43:16de députés qui sont candidats
43:17pour vous
43:17vous y voyez
43:18un mauvais signal
43:20le fait qu'ils ne sont pas
43:21si attachés que ça
43:22au mandat de député
43:23ça vous dérange
43:24qu'ils soient candidats
43:24au municipal ?
43:25En soi
43:26c'est pas que ça me dérange
43:27mais j'ai l'impression
43:28que quand on est élu de la nation
43:29et que finalement
43:30on repart vers les municipales
43:32ça donne un peu l'impression
43:33qu'on a voulu
43:33son mandat parlementaire
43:35pour pouvoir faire campagne plus tard
43:36et c'est aussi
43:37ce qui me donne l'impression
43:38à l'Assemblée nationale
43:39de
43:39on fait campagne politique
43:41en fait
43:41on est député
43:42mais on essaye aussi
43:43de faire passer nos idées
43:44pour les présidentielles
43:44et pour les municipales aussi
43:45et donc ça donne aussi
43:47l'impression de délaisser
43:48notre rôle
43:49notre rôle en fait
43:52Et je rappelle juste
43:53à nos téléspectateurs
43:53si vous voulez être
43:54à la place de nos citoyens
43:55le QR code s'affiche
43:56pour proposer justement
43:58vos thèmes
43:58pour venir débattre
43:59avec les députés
43:59bon mauvais signal
44:01quand on voit
44:02une petite centaine
44:03de députés
44:03qui ne rêvent que d'une chose
44:04c'est de quitter l'hémicycle
44:05pour trouver une mairie
44:06Céline Calves
44:07Ce n'est pas forcément
44:08l'Assemblée la plus performante
44:10qui soit
44:10donc peut-être
44:12qu'il y a aussi
44:13cette envie
44:14ce n'est pas forcément
44:14un bon signal
44:15après je pense
44:15qu'il y a des personnes
44:16qui s'engagent aussi
44:17parce qu'il y a des batailles
44:18sur certaines villes
44:18où leurs candidatures
44:20peuvent permettre
44:22de maintenir
44:23ou de conquérir
44:24des villes
44:24qui pourraient tomber
44:24dans les extrêmes
44:25En 30 secondes
44:26Cyrielle Châtelain
44:27est-ce que pour vous
44:27c'est un bon message
44:28de vouloir aller
44:29se frotter un peu
44:29à la question du local
44:30ou est-ce que ça veut dire
44:31que finalement
44:31cette Assemblée-là
44:33on ne veut pas forcément
44:34y rester ?
44:36Moi je veux y rester
44:37parce que je pense
44:38qu'effectivement
44:39il faut être pleinement
44:40dans son mandat
44:40mais il y a aussi
44:41des enjeux
44:42il y a des trajectoires
44:43il y a des personnes
44:44qui ont été candidats
44:45en 2020
44:46en fait qui sont inscrites
44:47dans des territoires
44:48depuis longtemps
44:48qui ont des projets
44:49pour leur ville
44:49et c'est là où on voit
44:50une sincérité
44:51c'est-à-dire que la question
44:52c'est aussi
44:53les personnes
44:54et je pense que les électeurs
44:55savent juger
44:56c'est pas la même chose
44:56d'être député
44:57d'un coup de se dire
44:58tiens je vais aller au municipal
44:59que quand on est sur son territoire
45:00depuis longtemps
45:01et où il y a un vrai investissement
45:03Merci beaucoup Cyrielle Châtelain
45:05Merci Céline Calves
45:06d'avoir accepté
45:07de répondre
45:08aux questions
45:09excellentes
45:09de Mireille Constantin
45:11Yona et Patrick
45:12vous avez été parfait
45:13mais si vous voulez
45:14et bien aussi
45:15poser des questions
45:16regardez le QR code
45:17s'affiche sur l'écran
45:17vous posez votre candidature
45:19et on vous reçoit
45:20avec plaisir sur ce plateau
45:21Merci à tous
45:22on se retrouve demain
45:23à 13h55
45:24pour la deuxième séance
45:25des questions gouvernement
45:26et puis ce soir
45:26vous retrouvez évidemment
45:27Chaque voix compte
45:28avec Adeline François
45:2919h30 sur LCP
45:30Sous-titrage Société Radio-Canada
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