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  • il y a 1 semaine
Elisa, kinésithérapeute, a été adoptée et veut connaître l'identité de sa mère, retrouvée par l'administration. Protégée par la loi, celle-ci refuse de voir sa fille. Elisa sait juste qu'elle est née à Dunkerque, ville où elle s'installe pour un remplacement. Séparée de son compagnon, Elisa vit avec Noé, son fils, qui vit mal la situation. Par hasard, elle soigne Annette, une employée à la cantine de l'école de Noé. Or Annette, femme timide et effacée, se révèle être la vraie mère d'Elisa. La jeune femme continue à lui prodiguer des soins, en ne connaissant pas la vérité. Pendant ce temps, Elisa continue ses recherches...
Transcription
00:00J'ai vraiment vraiment beaucoup beaucoup aimé l'histoire et la délicatesse du texte.
00:17Quand on compose en général, je pense pas qu'il y ait une technique. Ce que j'aime bien moi dans
00:24le travail à l'image, c'est le fait que tout soit possible potentiellement.
00:30J'aimerais bien qu'on fasse deux autres.
00:40Do, ré, si bémol, si bémol. La même chose mais avec ces notes là.
00:53On peut accompagner l'image de tellement de choses différentes.
01:07Il n'y a pas une loi, il n'y a pas une règle.
01:09Personne ne va dire que c'était exactement ça qu'il fallait ou on peut juste trouver
01:15ça beau ou pas beau ou ça fonctionne ou ça ne fonctionne pas.
01:18Et donc du coup, tout me semble être nécessaire d'être fait de manière très instinctive
01:23et très spontanée parce que c'est ça qui va faire que ça va être naturel.
01:26C'est bien la personne qu'on avait retrouvée, la meilleure preuve est là, dans cette lettre.
01:31Tu peux baisser encore les cordes là. On les a baissées.
01:33Ouais, ouais. Tu peux les baisser encore un peu ? Ouais.
01:35C'est vrai que je préfère y aller petit à petit, par couche.
01:41D'abord ça, est-ce qu'on aime bien ? Ouais, on aime bien.
01:43Est-ce qu'on n'aime pas ? Non, on n'aime pas, on écarte.
01:45Et ensuite on rajoute ça, puis on rajoute ça, puis on rajoute ça.
01:48Et c'est vrai qu'il y a quelque chose de très artisanal dans ce fonctionnement là
01:51parce que tout se fait petit à petit, tout se tisse petit à petit.
01:55Et en fonction des émotions du moment, les choses peuvent être faites de manière différente.
02:00Du coup, je préfère en effet improviser les choses progressivement
02:05pour garder cette souplesse de créativité.
02:07Si j'écrivais tout d'un coup, on enregistrerait tout d'un coup.
02:11Et puis voilà, on ne pourrait plus revenir en arrière.
02:14Ce serait dommage, quoi.
02:18Et ce qui est chouette avec Ooni, c'est qu'elle est très sensible à cet artisanat
02:22et à cette manière d'improviser la chose.
02:24On se fait confiance mutuellement et elle m'a vraiment fait confiance.
02:27C'est hyper agréable.
02:29Il y a pas mal de mélodies dans ce film quand même, il y en a au moins trois ou quatre.
02:37Comme il n'y a pas des masses de musique, si tout de suite on propose plein de mélodies
02:43radicalement différentes, on perd un peu le propos.
02:46Il y a quand même un fil conducteur dans cette histoire, il y a quand même des émotions
02:50qui sont sensiblement les mêmes, mais travaillées de manière différente, etc.
02:54Mais tout le long du film, donc il faut qu'il y ait une thématique musicale qui s'accorde
03:00à cette homogénéité-là.
03:02Donc il y a en fait trois ou quatre thèmes différents, comme dans n'importe quel film,
03:07mais je les ai traités de manière à ce qu'il y ait une forme de logique qui fait
03:11qu'on n'est pas tellement déboussolé d'un thème à l'autre.
03:14Parfois, il y a des différences un peu plus importantes, mais globalement, on a l'impression
03:18que c'est la même famille, parce qu'il faut réussir à faire une musique qu'on n'entende
03:23presque pas parfois, pour accompagner, c'est comme être avec quelqu'un, mais ne pas peser
03:29sur la personne, ne pas que la personne se sente obligée de s'occuper de vous.
03:34Vous voyez, vous êtes là, vous accompagnez, mais la personne, elle ne vous sent presque
03:37pas et c'est une forme de bienveillance vis-à-vis de la personne.
03:39C'est un peu pareil, c'est comme si on était avec ces gens-là, c'est comme si j'étais
03:43avec eux à l'écran, c'est comme ça que je le vis, mais il ne faut pas qu'on me
03:47voit trop.
03:48Mon travail, c'est de réussir à accompagner musicalement avec autant de justesse et la
03:56réalisation qui a été faite, qui vraiment est très fine, et le jeu des acteurs, que
04:03je trouve vraiment particulièrement réussi et très fin.
04:06Dès le début, avec Ooni, elle m'a prévenu dès le départ.
04:16Elle m'a dit voilà, il y a un endroit à la fin du film où il y a un texte et je voudrais
04:21vraiment qu'on trouve quelqu'un pour le faire et je ne sais pas qui.
04:24Dès qu'elle m'a sollicité pour rechercher avec elle, moi d'emblée, je me suis dit, mais
04:30dans toutes les personnes avec qui je travaille ou avec qui j'ai pu travailler, il y en a
04:35un qui a une voix extraordinaire qui peut véritablement transformer un texte, pas juste en l'incarnant,
04:46mais sa voix est un instrument de musique extraordinaire.
04:49Et j'ai dit à Ooni, écoute, je ne sais pas s'il acceptera, mais j'aimerais bien qu'on propose à grand corps malade Fabien,
04:56il s'appelle Fabien.
04:57Fabien est quelqu'un qui, dans sa voix, porte une sincérité que je ne connais pas ailleurs.
05:07Bien longtemps, j'avais pensé que la pire folie était de donner la vie.
05:11En tout cas, j'en avais voulu à ceux qui me l'avaient donné.
05:14Il se peut que vous m'en vouliez certains jours.
05:17C'est même pourquoi j'ai choisi de vous regarder à 16 ans, alors que vous ne pouvez m'en vouloir.
05:22Je vais être autant touché par une symphonie de Beethoven ou un Quiem de Mozart que par Beyoncé ou Jay-Z.
05:31J'ai un peu ce truc-là d'aimer autant le mainstream que l'art et l'essai.
05:37Je dirais que je n'ai pas d'école en particulier qui d'un seul coup, que je vais valoriser plus.
05:42Ce que j'aime dans le cinéma, c'est le fait qu'il y ait tout ça qui soit englobé dedans
05:47et qui me fasse voyager de manière complètement différente.
05:52Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

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Panda
il y a 10 ans