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  • il y a 9 minutes
Le Rassemblement National va connaître un mois de février crucial avec le procès en appel des assistants parlementaires du FN qui se terminera le 11 février prochain. Autre épine dans le pied, le soutien à Donald Trump que Jordan Bardella a dû nuancer dans la presse.

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Transcription
00:00Oui, le mois de janvier a été difficile pour tout le monde, mais alors pour l'ERN, un président américain trop présent et des justifications trop absentes dans un procès-clé pour la présidentielle.
00:10Voilà où on en est au début février, à l'aube d'une semaine à haut risque.
00:14En effet, Jordan Bardella, obligé de sortir dans la presse ce week-end pour se justifier d'un soutien embarrassant, pour justifier en fait une déclaration qu'il avait prononcée en février dernier sur l'antenne de BFN TV.
00:26Écoutez.
00:26Ce vent de liberté qui souffle aujourd'hui sur toutes les démocraties occidentales, Trump l'incarne aux Etats-Unis, nous l'incarnons en France, nous l'incarnons avec nos alliés en Europe.
00:36Entre-temps, menace de droit de douane à 200, 300, 400%, capture de président vénézuélien à la hussard d'insultes de la France et vélité de conquête du Groenland.
00:45Jordan Bardella rétropédale, mais pas trop dans le Parisien.
00:48Lorsqu'il a été élu, j'ai indiqué, dit-il, que ce vent de liberté qui soufflait sur l'Amérique serait bon pour les Américains, mais qu'il serait très mauvais pour la France et pour l'Europe.
00:58Il l'a dit ça ? Que ce serait mauvais pour la France et pour l'Europe ?
01:00Et non, à l'époque, il ne l'a pas prononcé, cette dernière phrase, que ce serait très mauvais pour la France et pour l'Europe.
01:04À l'époque, il a manqué quelques mots.
01:06Et il en a manqué beaucoup aussi des mots au procès en appel depuis début janvier des assistants parlementaires du RN.
01:12Les réquisitions, ça sera demain, mardi.
01:15Et c'est mal parti après ce qui s'est passé.
01:17Festival de sémantique et synonyme pour faire acte de contrition.
01:21Sans avouer, c'est tout aussi acrobatique, il était question de nier un système.
01:25Bruno Golnisch, ex-2 du FN, a préféré parler d'une organisation.
01:30Est-ce que c'était une subordination de ses assistants parlementaires au Parti National ?
01:35Plutôt un détachement à tenter le même Bruno Golnisch ?
01:38Le reste était à l'avenant jusqu'à Julien Audoul qui finit par dire au juge en substance, c'est la faute de Marine Le Pen.
01:43L'occasion, l'objectif de ce procès en appel pour la première du RN et candidate à l'élection présidentielle Marine Le Pen,
01:49c'est d'obtenir deux ans d'inéligibilité au lieu de cinq pour pouvoir se présenter à l'élection présidentielle.
01:56Il y a de bonnes chances que les réquisitions demain soient suivies par les juges.
02:00Donc c'est une journée cruciale pour le parti.
02:03Et pour Jordan Bardella comme pour Marine Le Pen, vous connaissez l'adage, faute avouer est à moitié pardonnée.
02:08Et pour Jordan Bardella comme pour le procès, faute pas du tout avouer a beaucoup plus de chances de ne pas être pardonnée du tout.
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