00:00Oui, le mois de janvier a été difficile pour tout le monde, mais alors pour l'ERN, un président américain trop présent et des justifications trop absentes dans un procès-clé pour la présidentielle.
00:10Voilà où on en est au début février, à l'aube d'une semaine à haut risque.
00:14En effet, Jordan Bardella, obligé de sortir dans la presse ce week-end pour se justifier d'un soutien embarrassant, pour justifier en fait une déclaration qu'il avait prononcée en février dernier sur l'antenne de BFN TV.
00:26Écoutez.
00:26Ce vent de liberté qui souffle aujourd'hui sur toutes les démocraties occidentales, Trump l'incarne aux Etats-Unis, nous l'incarnons en France, nous l'incarnons avec nos alliés en Europe.
00:36Entre-temps, menace de droit de douane à 200, 300, 400%, capture de président vénézuélien à la hussard d'insultes de la France et vélité de conquête du Groenland.
00:45Jordan Bardella rétropédale, mais pas trop dans le Parisien.
00:48Lorsqu'il a été élu, j'ai indiqué, dit-il, que ce vent de liberté qui soufflait sur l'Amérique serait bon pour les Américains, mais qu'il serait très mauvais pour la France et pour l'Europe.
00:58Il l'a dit ça ? Que ce serait mauvais pour la France et pour l'Europe ?
01:00Et non, à l'époque, il ne l'a pas prononcé, cette dernière phrase, que ce serait très mauvais pour la France et pour l'Europe.
01:04À l'époque, il a manqué quelques mots.
01:06Et il en a manqué beaucoup aussi des mots au procès en appel depuis début janvier des assistants parlementaires du RN.
01:12Les réquisitions, ça sera demain, mardi.
01:15Et c'est mal parti après ce qui s'est passé.
01:17Festival de sémantique et synonyme pour faire acte de contrition.
01:21Sans avouer, c'est tout aussi acrobatique, il était question de nier un système.
01:25Bruno Golnisch, ex-2 du FN, a préféré parler d'une organisation.
01:30Est-ce que c'était une subordination de ses assistants parlementaires au Parti National ?
01:35Plutôt un détachement à tenter le même Bruno Golnisch ?
01:38Le reste était à l'avenant jusqu'à Julien Audoul qui finit par dire au juge en substance, c'est la faute de Marine Le Pen.
01:43L'occasion, l'objectif de ce procès en appel pour la première du RN et candidate à l'élection présidentielle Marine Le Pen,
01:49c'est d'obtenir deux ans d'inéligibilité au lieu de cinq pour pouvoir se présenter à l'élection présidentielle.
01:56Il y a de bonnes chances que les réquisitions demain soient suivies par les juges.
02:00Donc c'est une journée cruciale pour le parti.
02:03Et pour Jordan Bardella comme pour Marine Le Pen, vous connaissez l'adage, faute avouer est à moitié pardonnée.
02:08Et pour Jordan Bardella comme pour le procès, faute pas du tout avouer a beaucoup plus de chances de ne pas être pardonnée du tout.
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