00:00Zénea, comment c'était en termes de nerfs ? Parce que tu étais nerveuse pour la
00:06nuit finale mais là on explique que tu étais nerveuse mais en même temps peut-être que
00:09tu avais déjà appris à maîtriser tout ça. Oui c'était un match très très compliqué
00:15parce qu'elle a joué très très bien et c'était plus mentalement, il ne faut pas lâcher. C'était
00:21très dur de jouer bien. Aujourd'hui je ne me sens pas de jouer bien. C'est encore plus agréable
00:35pour toi de gagner comme ça ? Oui c'est sûr parce que c'est ça qui va me remporter beaucoup de choses.
00:42C'est toujours bien de gagner quand tu joues bien bien sûr, c'est toujours plus facile quand tu
00:48sens la balle. C'est plus facile de gagner comme ça mais c'est plus dur de gagner quand tu sens
00:55rien. Donc je suis super contente de moi. Franchement, oui. Zénea, félicitations. Depuis le début du
01:05tournoi, après chaque victoire, quand on te demandait ce que tu ressentais, tu disais
01:08l'objectif c'est de gagner le tournoi. Tu n'avais pas l'air si heureuse que ça parce que tu voulais
01:13encore gagner le tournoi. Maintenant, qu'est-ce que tu ressens maintenant que tu as atteint ton objectif ?
01:16Franchement, c'était mon objectif. C'est super. Ça me rapporte beaucoup de choses parce que quand je
01:28m'entraînais à Paris, je me disais tout le temps je vais gagner, je vais gagner. Et là, c'est aujourd'hui,
01:34je suis avec celui-là. C'est mon bébé. Et oui, c'était mon objectif de mon premier tour. Le premier tour, c'était
01:45aussi dur. Deuxième tour, troisième tour et quart de finale. Tous les matchs, c'était
01:51une bataille de ouf. Et j'espère que je vais continuer comme ça.
01:58Zénea, félicitations. Quand tu as gagné la balle de match, tout de suite, tu t'es effondrée. Un peu à l'image
02:06de beaucoup de vainqueurs de Grand Chlem qu'on connaît. À quoi tu as pensé en tout premier à ce moment-là ?
02:12Oui, c'était aussi mon objectif de faire comme ça. Et je me disais, je vais faire ça si je veux gagner. C'est sûr.
02:26Avant de partir sur le match, je me disais, si je veux gagner, c'est sûr, je vais faire ça. Donc c'était un mode de Sabalenka, un mode de Djokovic et tout le monde.
02:38Ouais. Et ta première pensée, du coup, à ce moment-là, ça a été quoi ?
02:42Ça a tout donné et c'est énorme. C'est énorme. Rien à dire.
02:47Zénea, c'est un sport individuel. T'es une grande compétitrice. Et pourtant, après le match, on t'a vu prendre le temps pour aller la voir parce qu'elle pleurait pas mal sur sa chaise.
02:56Même pendant la cérémonie, tu lui parlais. Qu'est-ce que tu lui disais et pourquoi, en fait, tu l'as fait ?
03:01Parce qu'en fait, elle est une joueuse incroyable. Elle joue super bien et je le connais depuis longtemps.
03:11Donc c'est pour ça, elle était en train de pleurer et tout. Et là, je le regardais, je lui ai dit, t'as fait une semaine et non.
03:20Je lui ai dit, t'as fait tous les matchs, t'as joué incroyable. Tu peux pas être comme ça, pleurer et tout. Bien sûr, tu pouvais peut-être gagner, c'est sûr.
03:31Elle a dit, j'avais mal. Je sais pas, elle avait mal quelque part. Elle a dit, je pouvais pas donner tout. J'ai dit, bon, mais t'as fait tout.
03:41Elle a dit oui. Donc c'est le plus important. Et après, je lui ai dit, attends, il va y avoir beaucoup de photos. Donc là, il faut que tu restes positif.
03:52Toutes les photos, elles vont être pas belles si tu as pleuré comme ça. Et là, elle m'a regardé et elle a dit, oui, t'as raison. Et je lui ai dit, allez, concentre-toi.
04:05Il y a beaucoup d'attentes autour de toi depuis longtemps, depuis que tu es très jeune. Est-ce que tu as le sentiment que ça va assez vite pour toi ? Est-ce que tu es satisfaite de ta progression ?
04:15Oui, bien sûr, c'est toujours bien de gagner. Et aussi pour tout le monde. Je crois que c'est comme ça. Je sais pas quoi dire. Franchement, chaque tournoi, j'essaie de donner tout et de gagner un tournoi. Donc tous les tournois et c'est tout.
04:40Bravo. Je lis que tu vas passer numéro 1 mondial, apparemment. Ah oui ? C'est vrai ? Je suis numéro 1 dans le monde, non ?
04:52C'est ce que j'ai lu, vraiment, c'est affirmé. Mais non.
04:55Bon, peu importe si c'est un ou deux ou trois. Est-ce que comment tu vas gérer ? Non, non, non, non, non, non. Non, pas du tout. Numéro 1, c'est mieux, non ?
05:04Comment tu vas gérer la suite ? Tu vas essayer de mixer les juniors et le circuit professionnel ? C'est l'idée ?
05:10Oui, bien sûr. En fait, je viens d'expliquer là, parce qu'en fait, j'ai une limitation. Tous les juniors, ils sont limités de jouer pro, j'allais pro. Et c'est pour ça que je vais jouer plus de pro là, parce que je vais tourner 17 ans en avril.
05:26Donc, ça va dire que je vais avoir plus de tournois. Et bien sûr, l'objectif, c'est d'être top 100 le plus vite possible. C'est tout. Et bien sûr, l'objectif, c'est l'année prochaine, d'aller ici avec mon classement pour Calif.
05:48Génial.
05:49Je vais vérifier, alors.
05:52J'espère.
05:53Génial.
05:54Est-ce que pour la première fois depuis le début du tournoi, tu n'as pas demandé à ton entraîneur d'aller t'entraîner cet après-midi ?
06:00Oui. Aujourd'hui, pas d'entraînement, parce qu'il va partir, là. Pas le temps. Mais si on avait le temps, peut-être. On ne sait jamais. Avec moi, ça peut être toujours entraînement.
06:13Hier, on entraînait combien de deux heures ? Une heure, je crois. On est resté sur les cours une heure.
06:19Et après, il y avait l'appui. Et je lui ai dit, attends, mais tu fais quoi ? Il est en train d'arrêter et tout. Je lui ai dit, mais non, on va jouer. Ce n'est pas grave.
06:29Si ça glisse un petit peu, ce n'est pas grave. C'est comme sur Châtrier. Je lui ai dit ça. Il m'a regardé. Il a dit, mais tu es folle ou quoi ? Je lui ai dit, ouais, c'est comme ça. C'est moi. C'est génial.
06:40Est-ce qu'une des récompenses, ce serait de pouvoir voir la finale de ce soir ou c'est impossible pour toi ?
06:47Ah non, c'est impossible parce que mon vol, il est à 22h30, je crois. C'est un petit peu très tôt, très tôt. Malheureusement.
06:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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