- il y a 14 heures
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00:01Le podcast politique Ici Azure
00:03Bonjour Charles Angénési, bonjour, merci d'avoir accepté de jouer le jeu de ce podcast politique d'ici Azure
00:13puisque je dis jeu, on va faire un petit jeu, vous n'y voyez pas d'inconvénient ?
00:17Un petit jeu.
00:18Bon, pour se mettre dans l'ambiance, est-ce qu'on a quelque chose un petit peu qui fasse jeu, qui fasse ambiance jeu ?
00:23Même si ça reste de la politique, mais un petit peu de jeu.
00:25Ouais, on a ça.
00:26Allez.
00:26Voilà, vous avez vu, les grands moyens du service public.
00:32Une seule réponse possible, pas deux.
00:34Première question toute simple.
00:36Montchauve ou Montmounier ?
00:38Le Montmounier.
00:38Sans hésiter ?
00:39Sans hésiter.
00:41Pourquoi ?
00:41C'est le lieu qui m'a vu vivre.
00:44C'est le lieu qui est au cœur de ma station.
00:47C'est le lieu qui est au cœur de mon canton.
00:49C'est le lieu qui a vu mes premières courses en montagne.
00:54C'est l'endroit où j'y ai vu les neiges éternelles.
00:58Et vous y allez encore.
00:59Et je continue à y aller.
01:00C'est un endroit particulièrement bien placé, parce qu'il est à 2817 mètres d'altitude.
01:08Et il est tout seul.
01:10Le Montmounier est tout seul.
01:11Il n'y a rien autour.
01:12C'est-à-dire que quand vous le gravissez, vous arrivez en haut, vous voyez l'Argentera,
01:16vous voyez le Saint-Honora, vous avez une vue dominante sur la baie des Anges,
01:21avec une vue quand le cap est clair sur la Corse.
01:25C'est dire qu'il y a une visibilité extraordinaire.
01:28Et partout dans le département où vous vous situez, vous voyez le Montmounier.
01:32Alors moi, j'ai vu quelques petites vidéos en préparant, bien sûr, cette interview.
01:35Vous aimez y aller parce que vous aimez y aller seul.
01:37Vous retrouvez seul un peu là-haut.
01:39Oui, c'est un parcours qui est assez facile.
01:42Il n'y a pas de risque, il n'y a pas de danger.
01:43Ça fait du bien de se retrouver seul quand on est président du département.
01:45On aura l'occasion d'en reparler.
01:46Mais voilà, il y a besoin justement de ce côté ressources.
01:49Oui, j'aime bien.
01:50J'aime bien aller me balader tout seul, parce que j'aime bien marcher dans mes pas, comme on dit.
01:55J'aime bien me retrouver dans ma réflexion.
01:58Ne pas être contraint par quelqu'un qui va beaucoup plus vite que moi.
02:02Ça peut être le cas.
02:03Ou qui va moins vite que moi.
02:04Non, quand on marche, si on veut se poser, si on veut réfléchir, profiter de sa marche, il faut être dans ses pas.
02:11Allez, on continue le jeu.
02:12Châtaigne ou Stockfish ?
02:14Stockfish.
02:14C'est vrai ?
02:15Stockfish.
02:16Depuis toujours, j'ai vu mon enfance bercer par le Stockfish.
02:21Notamment la Stockfish, préparée à l'opéra-plage par l'ensemble de celles et ceux qui avaient été les acteurs à l'époque.
02:30Et je me souviens de Jacques Médecin qui partait faire la promotion du département des Alpes-Maritimes avec des jerrycans de Stockfish.
02:38Il partait aux États-Unis.
02:39C'était toute une époque.
02:41Valberg ou la Splanas ?
02:42Valberg, Valberg, Valberg, mais c'est toujours... On rebat toujours sur son lieu de naissance.
02:50Alors justement, les questions, elles tournaient autour. Mer ou montagne ? C'est compliqué pour un président du département.
02:56J'ai les deux. J'ai les deux parce que dans mon histoire, dès mon plus jeune âge, j'ai porté affection sur la montagne, là où je suis né.
03:05Mais mes parents étaient souvent tournés vers la mer. Mon père, un mois par an, parce qu'il était enseignant, prenait un mois de congé et il nous amenait à la mer.
03:17Alors quelle enfance vous passez ? Vous la passez en montagne, votre enfance ?
03:20Je la passe en montagne, souvent seul, excepté ce mois, ce mois qui était consacré par mes parents où nous allions à Théoul-sur-Mer.
03:27Mon père se faisait prêter une maison qui l'a chaîné, qui était une petite maison en bordure de plage et où nous passions un mois délicieux.
03:41D'ailleurs, c'était des souvenirs de vacances assez exceptionnels avec mes parents.
03:46Alors vous passez votre enfance en montagne, mais vous allez faire vos études à Nice, hôtel, école hôtelière.
03:53Avant d'aller à l'école hôtelière, je suis à Antime, un lieu sur lequel j'ai gardé une partie de mon cœur.
03:58J'étais dans ce collège-lycée qu'on appelait à l'époque l'établissement Wilson, le lycée Wilson, au sommet de la côte Wilson, et j'y étais pensionnaire.
04:10Donc, sorti de l'école primaire, je suis allé en pension au lycée Wilson.
04:15C'est déjà un peu le début d'un grand écart, la vie en montagne, qui représente la famille, mais déjà, bon, la présence sur ce littoral qui n'était que pour les vacances, mais qui, maintenant, à ce moment-là, devient votre quotidien.
04:26Ça devient mon quotidien et ça devient un lieu que j'apprécie et sur lequel je vais prolonger mes études, effectivement, au lycée hôtelier, au 144 rue de France, là où il y avait le lycée qui n'était pas le lycée Pologier, mais l'école hôtelière de Nice.
04:42Alors, dans ce podcast politique, même si on va parler de politique, on aime bien faire des petits clins d'œil, je vous propose d'écouter ça.
04:47Alors, bon, vous n'étiez pas grand, quand même, quand c'est sorti, mais il paraît, m'a-t-on dit, que vous aimez bien cette chanson. Écoutez.
04:58Souvenir, souvenir, souvenir.
04:59Vous savez ce que c'est ?
05:00Oui, oui, bien sûr, bien sûr.
05:02Johnny Allier, souvenir, souvenir, souvenir.
05:031960, bon, vous aviez 4 ans.
05:06Oui.
05:07Mais pourquoi elle vous plaît, cette chanson ? Je ne vous dirai pas par qui j'ai eu ça.
05:10Pourquoi elle vous plaît ?
05:13Parce que, d'abord, on vit toujours avec ses souvenirs, et puis, à un moment donné, Johnny Allier, c'est celui qui a bercé toute mon enfance.
05:22Je n'ai jamais connu un autre chanteur français de talent, d'envergure internationale que Johnny Allier.
05:28Il a traversé le temps, il a traversé les modes, il s'est adapté, et je dirais que c'est quelqu'un que j'ai toujours aimé.
05:37Vous faites l'école hôtelière à Nice, vous revenez après à Valberg, et là, vous rentrez dans la gestion d'un hôtel, vous prenez aussi, bien sûr, après, plus tard, la station.
05:45Comment ça se passe ? Comment vous faites cette entrée, on va dire, professionnelle, dans un premier temps ?
05:50On parlera de la politique après.
05:51Je fais l'école hôtelière, me disant que mes parents avaient un hôtel, et qu'il était bien que je m'exerce un peu plus, bien que je suis né dans l'hôtellerie,
06:01donc dans la restauration, je suis né dans le service, et il était facile pour moi de pouvoir gérer cet hôtel sans faire l'école hôtelière.
06:08Mais ça donne quand même des outils de gestion. Et je me suis investi de retour sur Valberg dans l'hôtel de famille.
06:17Et puis cet hôtel de famille m'a plu, mais pas suffi. Parce qu'en même temps que mes études d'école hôtelière,
06:25j'avais poursuivi des études d'experts comptables. Et j'avais pour vocation, parce que c'est quelque chose qui me porte toujours,
06:33d'ailleurs, l'esprit d'entreprise. – Les chiffres…
06:37– L'esprit d'entreprise, c'est quelque chose qui me plaît beaucoup. Avoir une entreprise qui crée de l'emploi,
06:44avoir une offre, pas forcément de services, mais qui crée de la production. Ça a toujours été dans mes gènes.
06:52Et ça m'a servi sur mon hôtel, bien évidemment. Mais j'aspirais à aller plus loin.
06:57Et c'est offert pour moi l'opportunité de gérer. La première entreprise que j'ai eue en responsabilité,
07:05ce sont les remontées mécaniques de la station de Valberg. Et à partir de ce moment-là,
07:09je faisais le gestionnaire de l'hôtel, je faisais le gestionnaire des remontées mécaniques.
07:14La station n'était pas ce qu'elle était. Je faisais en même temps le météonivologue
07:18et de temps en temps le moniteur de ski. Donc vous voyez que la polyvalence dans les activités,
07:24c'est quelque chose qui me caractérise et qui me plaît assez. Parce que je pense que le métier
07:28de montagnard, tel que je le vois en Autriche, tel que je le vois en Suisse,
07:34et tel qui malheureusement il a disparu en France, c'est un métier de polyvalence,
07:42de pluriactivité. Il faut être pluriactif. Et d'avoir plusieurs cordes à son arc, c'est bien.
07:48Alors impossible d'aborder ce sujet de la politique, puisque petit à petit,
07:53on va en arriver sur cette carrière poétique, sans parler de votre père.
07:57Alors on va écouter justement Charles Ginési. Votre père, c'était un discours
08:01au moment d'une élection au Conseil départemental.
08:04...dire les leçons de succès. Quelques-uns d'entre vous savent que c'est la défense
08:10d'une école menacée, oui aujourd'hui, d'être le doyen de notre Assemblée.
08:16Alors que j'entame une 41e année de mandat de conseiller général.
08:23Alors c'est marrant parce qu'en fait, on n'a pas eu tant de... On n'a pas trouvé
08:27autant que ça dans l'INA, justement, de vieux documents que vous parlez de votre père.
08:31Comment il était, votre père, justement, à la maison pour parler de politique ?
08:35Vous en parliez avec lui ou pas ?
08:37Très peu. Très peu. Mon père était dans le pragmatisme. Il n'était pas dans la politique politicienne.
08:45Il était dans l'investissement, dans l'aménagement du territoire, dans la construction du territoire.
08:52Il affectionnait la responsabilité publique.
08:58Mais comment il vous met le pied à l'étrier ?
09:01Il ne me met pas le pied à l'étrier.
09:04Il était dur, il était dur avec vous. En gros, il fait ses affaires et puis il ne veut pas...
09:09Il ne veut surtout pas que je fasse de la politique.
09:10D'accord.
09:11Mais aujourd'hui, avec le recul, je me dis, il ne voulait pas que je fasse de la politique,
09:14mais tout en espérant que j'en fasse.
09:16Mais ça, je referme la parenthèse.
09:19Vous l'analysez comme ça aujourd'hui ?
09:20Je l'analyse comme ça aujourd'hui.
09:22Hier, à son contact, c'était un homme qui était à la fois très rigoureux, très exigeant,
09:30mais en même temps très tolérant.
09:32En tout cas, j'ai eu une enfance où il a toléré beaucoup de ce que j'ai pu faire dans mon enfance.
09:39J'avais des relations de père à fils qui étaient vraiment des relations d'amour, de fraternité.
09:46On ne parle pas de politique dans le salon, dans la cuisine.
09:53On n'en parle pas ?
09:54Non.
09:55On rencontre souvent, je rencontre très souvent des gens qui venaient le voir,
09:59parce qu'il était l'élu de référence.
10:01Donc, le préfet, il avait une grande admiration,
10:05ce qui m'a mené à avoir une grande admiration personnelle également,
10:08pour le préfet Pierre-Jean Moati, par exemple, pour le préfet Lambertin.
10:13C'était des gens que j'ai vus.
10:13Il recevait Alexandre Sanguinetti fréquemment, ancien ministre de l'Intérieur.
10:19Il recevait Jean Le Canulé.
10:21Ça parle de politique, à ce moment-là, vous êtes au milieu, là, quand même.
10:24Je ne suis pas au milieu, je n'entends pas.
10:26Il les reçoit, il est dans un petit salon, il parle avec eux.
10:29Mais qu'est-ce qu'ils se disent ? J'en sais rien.
10:31J'en sais rien. Je les vois faire.
10:34Ce que je sais, c'est qu'il, lui, il fait de la politique locale.
10:37Je le vois se battre pour son école.
10:40Je le vois se battre pour sa commune.
10:41Je le vois se battre pour développer sa situation de fonds divers.
10:45– Et vous, vous n'avez pas eu une forme de…
10:46Parce qu'après, vous allez vous engager en politique.
10:48Votre fille fait aussi de la politique.
10:50Maintenant, on en parlera.
10:51Il n'y a pas une obligation dynastique.
10:53Vous ne sentez pas que, voilà, les gynésies, il faut qu'on fasse de la politique ?
10:56– Non, absolument pas.
10:57Il n'a pas mis la pression dans ce sens-là.
11:01– Et vous, vous la mettez la pression à votre fille ?
11:03– À vos filles.
11:03– Pas du tout.
11:04– Vous en avez trois, on va prendre.
11:05Mais il y en a une qui, les autres ne font pas penser.
11:07– Les deux premières, surtout, il ne faut pas leur en parler.
11:11– Vaccinée, vaccinée, merci.
11:13– Et la dernière, je ne lui ai rien demandé.
11:15– Oui, d'accord.
11:16– Elle me dit, bon, j'ai envie d'eux.
11:19Et elle s'investit.
11:20Et elle le fait avec talent.
11:21– Et là, vous en parlez ?
11:23Vous donnez des conseils ?
11:24– Je lui donne des conseils, oui.
11:25Je lui donne des conseils, de la même manière que mon père m'a donné des conseils.
11:29– Elle écoute ou elle n'a pas envie d'écouter ?
11:30– Elle écoute beaucoup.
11:32– Il y a besoin d'écouter comme ça les anciens ?
11:34– Je pense que c'est absolument indispensable.
11:37– Parce que des fois, c'est le problème du renouveau.
11:39On va en parler dans quelques instants.
11:40Mais le problème du renouveau, de le renouvellement.
11:42Mais malgré tout, il faut apprendre aussi quand même.
11:45– La politique, il n'y a pas d'école.
11:47La seule école, c'est l'école de la vie.
11:49Donc quand vous avez quelqu'un qui a de l'expérience, vous l'écoutez.
11:53Mon père, je l'écoutais dans tout ce qu'il pouvait me donner comme conseil.
11:56La première fois où j'ai été élu, c'était en 1983.
12:03Je courais derrière un mandat de syndicat intercommunal.
12:07Donc j'ai été élu en mairie de Péonne pour être au syndicat intercommunal de Valberg.
12:12Parce qu'à l'époque, ça m'intéressait de gérer la station.
12:15J'étais au remonté mécanique, j'étais dans un hôtel.
12:17La vie publique m'intéressait.
12:20Elle m'intéressait en tant que président du comité des fêtes.
12:23Elle m'intéressait en tant qu'organisateur de manifestations sportives.
12:29En 1987, j'organise les premiers championnats du monde de triathlon des neiges.
12:34Ça n'existait pas.
12:35Je créais cet événement-là.
12:37Et je pense que c'est toute cette implication qui fait qu'à un moment donné,
12:41l'amour de la chose publique m'est venu.
12:46Et je me suis rendu compte très rapidement
12:48qu'on ne vit pas en montagne dans les Alpes-Maritimes
12:52si on n'a pas un rôle d'élu.
12:55Et ça, là-dessus, mon père m'a largement conseillé.
12:59Un rôle d'élu avec une position au Conseil départemental,
13:04au Conseil général d'hier,
13:06qui dit que le Conseil général investit dans la montagne,
13:10dans le moyen et dans le haut pays,
13:13pour éviter qu'il ne ressemble à un désert demain matin.
13:16Alors, il y a un sujet qu'il faut aborder avec vous,
13:18Charles-Ange Génésis, la question du cumul des mandats.
13:20Parce que, alors, j'ai fait la liste.
13:21Vous avez effectué, exercé presque tous les mandats.
13:24Maire de Péonne, 16 ans.
13:26Président de la commune et de communes, vous l'êtes encore.
13:28Député, plus de 7 ans.
13:29Conseiller régional, 6 ans.
13:31Conseiller départemental depuis 2003, président depuis 2017.
13:34Vous avez même été élu président du Parc du Mercantour
13:36et président de l'Association nationale des maires des stations de montagne.
13:40Mais j'ai dû en oublier.
13:41Conseiller régional et conseiller régional.
13:43J'allais dire, 6 ans conseiller régional.
13:46Ça ne fait pas un peu trop ?
13:47Non, je ne les ai pas tous pratiqués en même temps.
13:52Je les ai pratiqués au fil des années.
13:55Et je dirais que c'est un exercice qui m'a complété dans ma formation.
14:01Quand je parle de la région,
14:03j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir le mandat régional.
14:05C'est un mandat qui m'a éclairé sur une vision des choses,
14:09une vision régionaliste.
14:11Et notamment, quand on parle de clarification des compétences,
14:15j'ai une idée beaucoup plus précise
14:16de ce que je pense qu'il serait bon de mettre en place
14:19pour les territoires en France.
14:23Si je n'avais pas fait ce mandat régional,
14:25probablement cette vision régionale manquerait à mon expérience.
14:29Mais est-ce que vous acceptez qu'on vous catalogue
14:30comme le type même de l'homme politique
14:32qui a oublié son métier ?
14:35Vous parlez de l'expertise comptable, l'hôtel.
14:38Et là, maintenant, vous êtes venu d'une politique.
14:39C'est votre boulot.
14:41Je ne l'ai pas oublié, mon métier.
14:42J'ai continué à le faire.
14:43J'ai toujours eu un pied dans mon hôtel
14:45qui, aujourd'hui, est géré par l'une de mes filles.
14:49Mais j'ai toujours été un chef d'entreprise, quelque part.
14:52Et j'ai continué à signer les bulletins de salaire.
14:56J'ai continué à faire les déclarations à l'URSSAF, aux ASSEDIC.
15:01J'ai continué à faire mes déclarations à l'impôt sur les sociétés.
15:05J'ai continué à avoir ce rôle de chef d'entreprise
15:07qui me passionne, qui me plaît.
15:10Et c'était compatible avec, justement, tous ces mandats que vous aviez ?
15:13C'est une question de temps et d'investissement.
15:15J'ai beaucoup donné.
15:16Je me suis beaucoup investi.
15:18Et je pense que ça a été compatible puisque j'y suis arrivé.
15:21Quel regard vous portez sur le cumul des mandats en France ?
15:23Il y a encore débat, et on a commencé à légiférer sur ça en 1985.
15:28Mais on est encore dans le débat.
15:29Alors, on a enlevé le cumul des mandats à une époque,
15:31entre députés, maires.
15:33Bon, il faut encore légiférer ?
15:35C'est purement démagogique.
15:38Je pense que cette histoire de cumul des mandats,
15:40c'est quelque chose que je déteste.
15:44Pourquoi ?
15:44Parce que vous avez des gens qui sont en capacité
15:48d'avoir plusieurs mandats et de les assumer pleinement,
15:51parce qu'ils y mettent beaucoup de temps,
15:52parce qu'ils ont une expérience,
15:54parce que les mandats qu'ils occupent sont des mandats
15:57qui, en termes de temps de charge de travail,
16:01leur permettent de cumuler.
16:03Et ça se passe bien.
16:04Ils ne seront pas sanctionnés au terme de leur mandat
16:06par le public qui leur dira
16:08« Vous n'avez pas fait le job, donc on ne votera plus pour vous. »
16:11Ils ont assumé et ils seront réélus.
16:14Alors, est-ce qu'il ne faut pas...
16:15J'entends ce que vous dites sur le cumul.
16:17On avait Jean Léonetti qui était assis à votre place,
16:19qui disait « Ça m'a aidé aussi parfois pour le territoire,
16:22de pouvoir discuter plus facilement quand j'étais député,
16:24comme il expliquait. »
16:26Alors, il faut quoi un cumul ?
16:27Dans le temps, par exemple.
16:28Est-ce que vous seriez dans le temps de dire
16:29« Voilà, la personne, elle est homme politique ou femme politique
16:31pendant 20 ans, puis après, il faut qu'elle fasse autre chose. »
16:33Ça pourrait être une forme de non-cumul des mandats.
16:35Qu'est-ce que vous en pensez ?
16:36Non, pour moi, la sanction, c'est le peuple.
16:39Ce sont les élections.
16:41Le peuple est souverain.
16:43Il choisit celui qui se présente devant lui,
16:47en fonction de ses intentions,
16:50en fonction de son expérience et de ses prétentions.
16:53Moi, ce que je dis, c'est que le cumul des mandats
16:55a coupé la France et la représentation nationale
16:59d'élus de poids.
17:00avec une Assemblée nationale
17:04qui s'est retrouvée constituée
17:06par toutes celles et ceux
17:09qui ont levé le doigt
17:11en mettant une étiquette politique
17:13et se sont fait élire pour faire le mandat de député.
17:14Mais il y avait besoin de renouvellement aussi.
17:16On voyait bien qu'à un moment donné,
17:16il manquait de renouvellement.
17:18Grâce à ça, on a un peu poussé quand même...
17:20Le renouvellement se faisait.
17:22On pouvait l'accélérer d'une autre manière,
17:25mais surtout pas en coupant.
17:28Alors, l'Assemblée nationale, c'est un compte.
17:31– Allez, moi, à l'époque du cumul des mandats,
17:33j'avais prêché pour dire
17:34qu'il y ait au moins une exception pour les sénateurs,
17:38qu'on puisse avoir au Sénat
17:40des gens qui cumulent le poste de maire.
17:42– Maire et sénateur.
17:43– Mais oui, ça a du sens.
17:45Aujourd'hui, ce n'est plus le cas.
17:47Moi, quand je suis rentré à l'Assemblée nationale,
17:49je me suis retrouvé avec des personnalités,
17:51avec des cassiques du monde politique,
17:53des Jean-Louis Debré, qui présidait l'Assemblée nationale,
17:58des Bernard Acquoyer, qui présidait le groupe,
18:00des Alain Juppé,
18:02des gens qui avaient une carrière,
18:06une expérience, une assise.
18:07– Et ça, ils l'avaient accumulé, d'après vous,
18:09parce qu'ils avaient fait des élus de terrain aussi ?
18:11– Oui, parce qu'à partir du moment
18:13où il y a eu le cumul des mandats,
18:15toutes celles et ceux qui étaient dans ce statut-là,
18:18ils ont fait le choix de redevenir
18:21ou président de département,
18:23ou maire de Grandeville.
18:27C'est un choix naturel,
18:29sauf quelques exceptions près,
18:32qui ont dit, non, moi, mon combat,
18:33c'est le combat national,
18:35je veux devenir ministre,
18:36je veux demain être président de la République.
18:39Et à ce moment-là, ils sont restés
18:40sur un choix d'un mandat national.
18:42– Du coup, pour conclure, aujourd'hui,
18:43on ne touche pas, on ne touche rien,
18:45il faut laisser comme ça.
18:45– Moi, je souhaiterais qu'on revienne
18:47sur le cumul des mandats.
18:49Je souhaiterais qu'on revienne
18:50sur une autorisation pour permettre
18:53à un maire d'être député,
18:56à un maire d'être sénateur,
18:58à un conseiller régional.
18:59Voilà.
19:00Mais je pense que ça ne se fera pas.
19:02Je pense que la démagogie
19:04dont je parlais tout à l'heure
19:05fait qu'on a fait rentrer dans la tête des gens
19:08que les élus coûtaient cher à la nation.
19:11Ce n'est pas les élus qui coûtent cher à la nation.
19:13Ce n'est surtout pas les mandats de maires
19:16et de maires de moyenne commune,
19:19qui sont souvent des bénévoles,
19:22qui sont des volontaires,
19:23pour qui les indemnités ne permettent même pas
19:27de couvrir les dépenses de frais d'essence,
19:29de déplacement.
19:31Donc, ce n'est pas là qu'on réalise des économies.
19:34Les économies, si on en recherche,
19:35il faut les faire ailleurs.
19:36– Président du conseil départemental.
19:40Alors, c'est quoi un département, en fait ?
19:42Est-ce que c'est la bonne taille ?
19:43Alors, vous parliez, vous avez été élu conseiller régional.
19:45Vous dites avoir eu un peu d'expertise
19:47quand vous étiez élu à la région.
19:48C'est quoi la bonne taille pour, justement,
19:51gérer les territoires ?
19:53Et là, on va forcément aborder aussi
19:54la question du millefeuille français.
19:56Les départements, c'est important.
19:57Pourtant, on les bouge, on veut les bouger.
20:00– Alors, la base du département,
20:02vous la connaissez.
20:03– Oui, c'est la journée de cheval.
20:05– C'est la journée à cheval
20:06depuis le chef-lieu du département.
20:08Et à partir de ce moment-là,
20:10on a la notion du département.
20:12C'était à l'époque.
20:14Donc, moi, je conviens aujourd'hui
20:15que les moyens modernes de déplacement,
20:19que les moyens modernes de communication
20:21peuvent permettre d'augmenter
20:23la taille d'un département.
20:26Mais ce que je dis,
20:27c'est qu'il faut vraiment clarifier
20:28entre la région et le département.
20:31il y a des compétences qui sont partagées
20:35avec, quelquefois,
20:37on se marche sur les pieds,
20:40on ne sait plus qui fait quoi.
20:42Le citoyen n'y comprend plus rien.
20:44C'est le maire,
20:45c'est le conseiller départemental,
20:47c'est la région.
20:49Allez, ça devient un carcan
20:50quand on ne met pas les intercommunalités au milieu
20:54qui sont devenues additionnées.
20:57Communauté de communes,
20:59Communauté urbaine.
21:00Métropole, qui ont des très grandes compétences.
21:02Allez, on en rajoute,
21:03et on en rajoute,
21:04et on en rajoute.
21:04C'est trop.
21:05C'est excessivement trop.
21:07C'est excessivement lourd.
21:09C'est lourd à gérer
21:10en termes de poids de fonctionnaire.
21:12C'est lourd à gérer
21:13en termes de compétences.
21:15C'est lourd à gérer
21:16et un éloignement de proximité.
21:20Moi, je pense que
21:20ce qui nous pénalise le plus aujourd'hui,
21:22c'est l'éloignement.
21:24Quand on prend le maire,
21:26le maire, il est reconnu,
21:27il est plébiscité.
21:29Pourquoi ?
21:30Parce que c'est un élu de proximité.
21:32Parce que c'est un élu
21:33qui est en contact avec ses citoyens.
21:36Le conseiller général de l'époque,
21:39il était connu et reconnu
21:41par les électeurs de son canton.
21:44Surtout dans les cantons ruraux.
21:46En ville, ça l'était un peu moins.
21:48Les conseillers généraux
21:49étaient plutôt des élus
21:50désignés par les maires des grandes villes,
21:52mais qui eux-mêmes portaient cette proximité.
21:54Donc, ce n'était pas très dérangeant.
21:55Mais on se retrouve aujourd'hui
21:58à avoir des conseillers départementaux
22:00dont on dit qu'il faut les fusionner
22:01avec les régions.
22:02Et en même temps que cette affaire-là,
22:05on a fait des régions
22:06qui sont passées de 27 régions à 13.
22:10Donc, au lieu de dire
22:11on va faire des régions plus petites
22:14et supprimer les départements,
22:17ce qui aurait été possible,
22:18à condition qu'on garde ce lien de proximité.
22:23On a fait des régions énormes.
22:25Alors, le département reste du coup
22:27quelque part d'important.
22:28Alors, je dis ça, ça va vous plaire.
22:30Là-dessus, vous allez dire
22:30super, il va dans mon sens.
22:32Mais c'est vrai que dans un département
22:33comme le nôtre, les Alpes-Maritimes,
22:35on a un littoral avec des métropoles,
22:37des communautés d'agglomération.
22:38On a un haut pays
22:39qui ne ressemble pas du tout au littoral.
22:40Est-ce que là, justement,
22:41le département n'est pas là
22:42pour faire le lien
22:43et pour faire, on va dire, la solidarité ?
22:46Parce que si c'était que les métropoles,
22:48il y aurait quand même
22:48une sacrée différence
22:50entre une métropole riche du littoral
22:52et un haut pays moins riche,
22:55il faut l'avouer.
22:55Là, le département, quand même,
22:56il y a une solidarité
22:57qui se met en place, non ?
22:59Et c'est ce qu'a voulu, à l'époque,
23:01celui qui a créé les départements.
23:04C'est cette péréquation
23:05entre la richesse du littoral
23:07et de la montagne.
23:09Vous, par exemple,
23:10c'est un département assez riche,
23:11les Alpes-Maritimes.
23:12Ça permet, justement,
23:13grâce au littoral,
23:13de pouvoir faire des choses
23:14sur la montagne ?
23:15Bien sûr.
23:16S'il n'y avait pas
23:17le conseil départemental,
23:18le conseil général hier,
23:20la montagne n'existerait pas.
23:22Et je reviens deux secondes
23:24sur l'origine du département.
23:25C'est important de voir
23:26l'origine des choses.
23:28Tout à l'heure,
23:28on disait le périmètre
23:29avec une journée à cheval.
23:32Je pense qu'il est important aussi
23:34de regarder ce pour quoi
23:36le département a été fait.
23:37C'était un investisseur
23:39qui aidait les communes
23:40à investir.
23:41Il avait cette solidarité
23:43territoriale.
23:44Avec son puissance financière ?
23:47Mais au niveau
23:47des territoires uniquement.
23:49Ce n'était pas encore
23:50le concept de solidarité sociale.
23:53La solidarité sociale
23:54n'est venue qu'avec la loi
23:55de décentralisation
23:56en 1981 et après.
23:57On a vu petit à petit
24:00le conseil départemental
24:02en charge des politiques
24:03sociales de plus en plus
24:05importantes.
24:06Jusqu'à un point
24:06où aujourd'hui,
24:08nous sommes à 60-65%
24:10de dépenses budgétaires
24:12affectées au social.
24:14À l'origine...
24:15Mais ça reste quand même...
24:16Il y a quand même
24:1640% d'aménagement du territoire
24:18où justement,
24:19là, vous êtes sur...
24:19Oui, mais à l'origine,
24:20on était à 100%
24:21d'aménagement du territoire.
24:23Et quand je dis
24:23qu'il existe des stations
24:24de sport d'hiver
24:25dans les Alpes-Maritimes,
24:26le premier plan,
24:27c'était 1950,
24:29plan Gex,
24:29qui a installé
24:30les stations de sport d'hiver,
24:32qui a donné à Oron
24:33la possibilité
24:34d'avoir son premier
24:34télécabine,
24:35qui a donné à Valberg
24:36la possibilité
24:37d'avoir son premier
24:39téléski,
24:41qui a donné...
24:42Sans le département,
24:43ces communes n'auraient pas pu...
24:43Mais ça ne se faisait pas.
24:45Ça ne se faisait pas.
24:46Il faut reprendre
24:47les délibérations
24:48du conseil général
24:49de l'époque
24:50et c'est grâce
24:51au conseil général.
24:53Je feuilletais
24:54un livre
24:55des délibérations
24:56ça va très loin.
24:59Le détail
25:00des aides
25:00du conseil général
25:01de l'époque,
25:02on va sur
25:03la commune
25:04de Saint-Léger
25:05reçoit
25:06une aide
25:07pour
25:07tel et tel
25:09aménagement.
25:09Alors aujourd'hui,
25:11vous l'avez dit,
25:11mis à part bien sûr
25:12la politique sociale,
25:13mais ça reste quand même
25:14encore un aménageur
25:15du territoire,
25:15un apport de finances
25:16qui permet de faire des choses.
25:18Comment fait-on
25:18pour rester dans
25:19l'aménagement du territoire
25:20et ne pas tomber
25:21dans le clientélisme ?
25:22Parce qu'on le sait,
25:23les maires viennent faire
25:24toc-toc à la porte
25:24de Charles-en-Génésie
25:25pour dire
25:26moi j'aurais bien besoin
25:27de ça,
25:27le stade,
25:28le truc.
25:28Comment on fait
25:29pour rester neutre
25:31un petit peu ?
25:31C'est là qu'il y a
25:32des règles
25:32qui sont établies
25:33par les conseillers
25:34départementaux,
25:36par les conseillères
25:36départementales
25:37pour dire
25:38voilà,
25:39on peut financer
25:40dans les cantons
25:41des salles des fêtes
25:44par exemple.
25:45Prenons cet exemple-là.
25:46Prenons l'exemple
25:46des salles des fêtes.
25:47Chacun veut sa salle des fêtes
25:48aujourd'hui.
25:49Les communes
25:50ne peuvent pas toujours
25:50se la payer,
25:51le département arrive.
25:52Le département arrive.
25:54Il est de bon sens
25:55que le conseiller
25:56départemental local
25:58sollicite le conseil
26:00départemental
26:01pour financer
26:02une salle des fêtes
26:03lorsque cette salle des fêtes
26:04peut être
26:05une salle des fêtes
26:05commune
26:06qui touche
26:07plusieurs communes.
26:09Mais ma question
26:09c'est comment vous faites
26:10pour choisir ?
26:11Parce que sinon
26:11on peut vite vous accuser
26:12et vous y avez eu droit
26:13quelques fois en disant
26:14vous avez favorisé
26:16telle commune
26:17parce que ce sont
26:17votre amis politiques
26:18vous avez favorisé
26:19telle commune.
26:20C'est tout.
26:20Mais vous savez.
26:21C'est de suivre les débats
26:21au conseil départemental
26:23pour en voir
26:24à chaque coin de couloir.
26:25Faire de la politique
26:26c'est choisir.
26:26Comment on fait pour ça ?
26:27Faire de la politique
26:28c'est choisir.
26:28Faire de la politique
26:29c'est vouloir.
26:30Faire de la politique
26:31c'est décider.
26:33Si le politique
26:35il décide plus
26:36qu'il ne choisit plus
26:36qu'il ne fait plus
26:38il faut qu'il change
26:39de vocation
26:40il va faire autre chose.
26:42Le politique
26:43au contraire
26:43c'est celui
26:44qui est la courroie
26:45de transmission
26:46entre la volonté populaire
26:48ce que souhaitent
26:49les gens
26:50sur le T1
26:50et en même temps
26:52ce qui est capable
26:54de mettre en œuvre
26:55par l'administration.
26:56Mais naturellement
26:57par exemple
26:58vous Charles Angénési
26:59quand vous êtes dans votre bureau
27:00que vous avez par exemple
27:00deux sollicitations
27:01une du littoral
27:02dans une commune
27:03qui a un peu plus de sous
27:04et dans une commune
27:05tout en haut du pays
27:06est-ce que vous n'auriez pas
27:07naturellement
27:07de se dire
27:08bon on va peut-être aider
27:10celle qui aura
27:10de toute façon
27:11pas les moyens
27:11parce qu'avec la métropole
27:12l'agglo
27:12ils vont plus facilement
27:13financer les choses
27:14est-ce qu'il y a des règles
27:15très précises ?
27:16Oui il y a une règle
27:16qui a été très précise
27:17que j'ai mise en place
27:18en 2017
27:19qui est le contrat
27:21des territoires
27:21donc on a fait
27:23pour toutes les communautés
27:24d'agglomération
27:25pour tous les EPCI
27:27dont la métropole
27:28la communauté d'agglomération
27:30de la Riviera Française
27:31pour Menton
27:31avec la CASA
27:33pour Sofia Antipolis
27:35avec la CAPG
27:36pour Grasse
27:37avec la CAPL
27:38pour le pays
27:40de l'Erinse
27:40et Cannes
27:41et on a dit
27:42on fait des contrats
27:43de territoire
27:43avec ces présidents d'agglo
27:45et on a figé
27:46nos dépenses
27:47contrôlé nos dépenses
27:49j'ai mis
27:49une somme budgétaire
27:50et derrière
27:52au sein de
27:53ces contrats
27:55s'il y a une évolution
27:56et qu'il est nécessaire
27:59de financer
27:59d'autres projets
28:00que ceux qui ont été
28:01prévus au départ
28:01on peut faire
28:03des clauses de revoyeur
28:04et les revoir
28:04mais ça laisse
28:05toute une manne financière
28:07importante
28:07pour qu'il y ait
28:08de l'aide aux communes
28:09et on a maintenu
28:11aux petites communes
28:11surtout
28:11aux petites communes
28:12depuis je suis président
28:14et mon prédécesseur
28:15Eric Ciotti
28:16avait tenu cette ligne là
28:17c'est 50 millions
28:19d'euros
28:19affectés
28:20à l'aide aux communes
28:22c'est un budget
28:23qui est maintenu
28:24et que nous maintiendrons
28:25pour lequel d'ailleurs
28:26la chambre régionale des comptes
28:28nous dit
28:28mais attendez
28:29vous n'avez pas le droit
28:29de faire ça
28:30mais on n'a pas le droit
28:32mais là aussi
28:33vous savez
28:34je pense que
28:35s'il est nécessaire
28:36de revoir un petit peu
28:37la vocation
28:39et la taille
28:41des communes
28:43la taille
28:44des départements
28:46la taille des régions
28:47il est nécessaire
28:49aussi
28:49de rendre
28:50à chaque collectivité
28:52la clause de compétence générale
28:53on ne se fait pas élire
28:55pour être
28:56ça risque d'être encore plus le bazar
28:58vous disiez
28:58chacun va se mêler de tout
28:59la clause de compétence générale
29:01on va voir des personnes
29:02arriver sur les mêmes choses
29:03et là il pourrait y avoir
29:04quand même de l'argent
29:04jeté par les fenêtres
29:05si tout le monde fait la même chose
29:06mais tout le monde
29:07ne fera pas la même chose
29:08s'il n'y a plus qu'une unité
29:10si vous n'avez plus
29:10vous supprimez
29:14toutes ces mille feuilles
29:16qui ne servent à rien
29:17mais vous vous rendez compte
29:18dans quel état on est
29:19en France aujourd'hui
29:20on est le seul pays
29:21à être à ce niveau
29:23il n'y a plus que des structures
29:26et que comprend le citoyen
29:28alors justement
29:29il y a une compétence
29:30dans laquelle le département
29:32met de plus en plus son nez
29:33c'est sur la santé
29:34et notamment les médecins
29:36qui manquent énormément
29:37des artifications médicales
29:38dans les Alpes-Maritimes
29:39on sait ce que ça veut dire
29:40là on est vraiment coupé en deux
29:41comment le département
29:43peut justement
29:44peut faire là
29:45est-ce que ça dépasse
29:46ses compétences
29:47un département
29:47vous voyez
29:47on n'est pas dans notre compétence
29:49et personne ne nous dit rien
29:51et quand je me retrouve
29:53avec un contrôleur général
29:55de la chambre régionale des comptes
29:58quand je me retrouve
29:58avec une discussion
29:59avec monsieur le préfet
30:00des Alpes-Maritimes
30:01il vous dit
30:01vous n'auriez pas dû faire ça
30:02non
30:03non au contraire
30:04il me dit
30:05je constate qu'il y a une difficulté
30:07vous y venez
30:08je ne vais pas vous interdire de faire
30:10parce que le maire
30:11parce que lui il a le bon sens
30:12et puis le maire
30:12et le conseiller départemental
30:14d'un village
30:16où il n'y a plus de médecins
30:17lui il vient vous voir
30:18de toute façon
30:18qu'est-ce qu'il fait ?
30:19il vient nous voir
30:20on sait qu'il y a un problème
30:21il y a aller
30:22et monsieur le président
30:23faites quelque chose
30:24et bien voilà
30:24ça se passe comme ça
30:25je veux dire
30:25voilà
30:25donc nous on fait quelque chose
30:27et on s'investit
30:30dans une carence
30:31que l'État
30:32n'assure plus
30:33parce que la santé
30:34c'est l'État
30:34alors depuis pas mal d'années
30:36on voit l'État
30:38chercher de l'argent un peu partout
30:39malheureusement
30:39il en cherche du côté des communes
30:41il en cherche du côté des départements
30:42du côté des collectivités
30:43est-ce que vous craignez
30:44pour le poids des départements
30:47pour faire des choses ?
30:48alors dans le département des Almaritimes
30:49vous n'êtes pas les plus à plaindre
30:50si on était au milieu de l'Ariège
30:52ou dans d'autres endroits
30:53c'est encore plus compliqué
30:53mais est-ce que vous craignez
30:55pour la puissance financière
30:57du département
30:57de plus pouvoir faire
30:58ce que vous avez pu faire
30:59depuis des années
31:00des années
31:00dans les départements
31:02vous et vos prédécesseurs ?
31:04vous voyez Laurent
31:04et vos collègues aussi
31:05j'ai envie de dire
31:05dans les autres départements
31:06là vous abordez un sujet
31:07qui est crucial
31:08pour moi
31:09c'est le point névralgique
31:11de la faiblesse
31:13du système français
31:14aujourd'hui
31:14l'État
31:15qui a des missions régaliennes
31:18la santé
31:18la justice
31:19la sécurité
31:21l'éducation
31:22l'aménagement du territoire
31:24n'assume plus ses missions
31:25parce qu'il n'a plus les moyens
31:27je vous donne quelques exemples
31:30l'État
31:33en tant qu'aménageur
31:33du territoire
31:34avait des X-ponts
31:36qui étaient des ingénieurs
31:38que l'on a qualifié
31:39des ingénieurs
31:40dans nos subdivisions
31:44j'avais un ingénieur
31:46à Guillaume
31:47au point nord
31:48du département
31:49il y avait un ingénieur
31:51à Puget-Aigné
31:52ils instruisaient
31:53les permis construits
31:54ils faisaient
31:54de l'aménagement
31:55du territoire
31:55aujourd'hui
31:56les services
31:58de la DDTM
31:58n'ont plus
31:59qu'un petit service réduit
32:01qui est basé
32:03au centre administratif
32:04départemental
32:05pour gérer
32:06l'ensemble
32:07de la problématique
32:08de toutes les vallées
32:09je parle
32:10de l'arrondissement
32:11de Nice
32:12où sont passés
32:15tous ces collaborateurs
32:16de l'État
32:17qui représentaient
32:18la force de l'État
32:19lorsque nous étions
32:21tout ça
32:21en effet
32:22c'est le débat
32:23dans lequel on est
32:24depuis des mois
32:25et des mois
32:25et des mois
32:25que l'État
32:27assume ses missions régaliennes
32:28et qu'il cesse
32:29de s'occuper
32:30de dépenser
32:31de l'argent
32:31sur des missions
32:32qui ne sont pas les siennes
32:33et qu'il cesse
32:34de venir nous imposer
32:36à nous
32:37des dépenses
32:38qui deviennent
32:40des dépenses obligatoires
32:42parce que l'État
32:42nous l'impose
32:43alors que nous souhaiterions
32:45peut-être faire différemment
32:47si nous en délibérions
32:48Est-ce que le débat
32:49département
32:51région
32:51commune
32:52agglométropole
32:53va revenir
32:53sur le dans de la Seine
32:54vous pensez
32:55qu'on va se remettre
32:56à se demander
32:57s'il n'y a pas
32:57un étage de trop
32:58Je pense qu'il est urgent
33:00que l'on se demande
33:01de clarifier tout cela
33:03de remettre à plat
33:04tout cela
33:05je ne sais pas
33:06le jour
33:07où cela arrivera
33:08parce qu'il y a
33:09une administration
33:11qui est en autoprotection
33:12aujourd'hui
33:14chaque couche
33:14s'autoprotège
33:15chaque couche dit
33:17j'ai ma réalité
33:18je suis indispensable
33:19il faut que j'existe
33:21si je n'existe pas
33:22la France ne tourne plus
33:24ça ne peut pas
33:25continuer longtemps
33:27comme ça
33:27je suis passionné
33:28par ça
33:29parce que c'est passionnant
33:30parce que c'est le cas
33:30Vous arrivez encore
33:31à faire des choses
33:31justement
33:32Oui
33:33Oui
33:33Mais vous posez des questions
33:35sur les autres départements
33:36vous l'avez dit
33:3720 départementaux
33:3820 départementaux
33:41qu'on arrive à gérer
33:42qu'on arrive à multiplier
33:44qu'on arrive à
33:45à assimiler
33:47et à croiser
33:49avec des partenariats
33:51avec les parcs régionaux
33:52avec les parcs nationaux
33:53avec les comités scientifiques
33:56au moment où on parle
33:57du dérèglement climatique
33:58où on parle de la sensibilisation
34:00et la lutte contre l'environnement
34:01et en même temps
34:02de ces politiques
34:03smart et green
34:04on continue à faire
34:06ce qui était notre aide
34:08sur certains services de l'État
34:09sur le plan de la sécurité
34:10le centre de supervision
34:12on va mettre en place
34:13un centre de supervision
34:15pour aider les communes
34:17qui n'auraient pas
34:18les moyens de le faire
34:19de pouvoir surveiller
34:20leur territoire
34:2124 heures sur 24
34:22On voit qu'il y a encore
34:23des choses qui sont faites
34:24Ah ben oui
34:25Allez on va passer
34:26à un autre thème
34:27Sans ça j'aurais démissionné
34:29Oui oui d'accord
34:29Alors bon
34:30on va s'éloigner un petit peu
34:31aussi du département
34:32on va parler de politique pure
34:34un peu de politique politicienne
34:35dit certains
34:36je ne sais pas si c'est un gros mot ou pas
34:38et pour entamer ce moment
34:39une petite note humoristique
34:41je vais vous faire écouter ça
34:42écoutez tiens
34:43Vous savez ce que c'est ?
34:47Ça vous dit quelque chose
34:49ça me dit quelque chose
34:50Véronique et Davina
34:51la gym tonique du dimanche
34:53Est-ce que vous êtes souple ?
34:55Est-ce que vous faites de la gym ?
34:56Parce que pour faire un grand écart
34:57depuis des mois et des mois
34:58entre vos amis de la droite
34:59comment vous faites ?
35:00Avouez que ce n'est pas facile quand même
35:02Vous êtes un équilibriste
35:04Charles Angénésie
35:05depuis des mois
35:06des mois
35:06ça fait un moment que ça dure
35:07Votre famille politique se déchire
35:09Comment vous faites au milieu ?
35:11Est-ce que vous êtes déjà peut-être
35:11torturé un peu quand même ?
35:13Oui c'est un exercice
35:14je vous l'avoue
35:15qui est compliqué
35:16Parce que c'est votre famille politique
35:17Oui
35:18Il y a quelques années
35:19tout le monde bossait ensemble là quand même
35:20Oui mais vous savez
35:21ce qui me guide
35:22et ce qui dicte ma conduite
35:24c'est l'unité du département
35:27C'est le cap que je me suis fixé
35:30de mettre toute mon énergie
35:34pour donner l'unité au département
35:38et la conserver la plus forte possible
35:40et avoir une majorité
35:41Mais comment on fait le grand écart ?
35:42Est-ce que vous n'avez pas peur
35:43quand on vous accuse justement d'être
35:45alors comment on peut dire ?
35:47Je n'ai pas peur quand on m'accuse
35:48On m'accuse
35:49Parce que vous avez été suppléant
35:52de Christian Estrosi
35:52vous avez été conseiller départemental
35:56quand Éric Ciotti était président
35:58il est aussi encore dans votre département
36:01dans le conseil départemental
36:02est-ce que vous n'êtes pas
36:03ah oui mais il ne sait pas
36:04il ne choisit pas
36:05c'est ce qu'on dit
36:06comment vous le vivez ?
36:07Mais moi j'ai choisi
36:08j'ai choisi
36:09Vous avez choisi de ne pas choisir ?
36:11Non non
36:11j'ai choisi le patriotisme départemental
36:13d'abord la politique politicienne
36:14pour moi ce n'est pas un gros mot
36:15ça c'est sûr
36:17c'est quelque chose qui existe
36:19et qu'il faut respecter
36:21Il faut l'accepter quand on fait la politique
36:22Il faut l'accepter
36:23il faut l'accepter
36:24par contre
36:24la politique politicienne
36:26je l'accepte
36:27et je la vis personnellement
36:29avec fidélité
36:31je suis un RPR
36:34depuis 1974
36:35où j'ai eu
36:37de l'admiration pour Jacques Chirac
36:39il était à l'époque
36:40ministre de l'agriculture
36:41et je n'ai jamais dévié
36:43de cette ligne là
36:45je ne me réclame pas gaulliste
36:48je n'ai jamais vécu le gaullisme
36:50si je l'ai vécu
36:51quand j'étais en culotte courte
36:52qu'Alexandre Sanguinetti
36:53venait à Valberg
36:53et a rencontré mon père
36:54mais
36:55on ne vit pas
36:57le gaullisme
36:58par procuration
36:59moi je me réclame
37:01d'une certaine loyauté
37:03au RPR
37:04à l'UMP
37:05aux Républicains aujourd'hui
37:07et je reste fidèle
37:08à ma famille politique
37:09ce n'est pas
37:10quand une famille politique
37:11va mal
37:12qu'on la quitte
37:13mais alors qu'est-ce qu'il faudrait faire
37:14dans cette famille politique
37:16est-ce que vous voyez une porte de sortie
37:17dans ce que connaissent aujourd'hui
37:19les LR
37:20anciennement
37:20les UMP
37:21j'ai confiance
37:21j'ai confiance
37:22en celui qui a été élu
37:24aujourd'hui
37:25qui s'appelle Bruno Retailleau
37:26qui porte la présidence
37:28des Républicains
37:28qui a été élu à 75%
37:31j'ai confiance en lui
37:32si il y a quelque chose
37:34alors
37:34je vais essayer de comprendre
37:35et ceux qui nous regardent
37:36vont essayer de comprendre
37:37vous venez de dire exactement
37:38la même phrase
37:39que Dominique Estrosi-Sassane
37:40j'ai confiance en Bruno Retailleau
37:42quasiment
37:42comment alors
37:43vous ne pouvez pas vous entendre
37:44avec Dominique Estrosi-Sassane
37:45elle est dans un camp
37:46vous êtes dans l'autre
37:47un petit peu quand même
37:47au niveau du département
37:48et pourtant
37:49vous êtes tous les deux
37:50sur la même famille politique
37:51en disant
37:52voilà
37:52les LR
37:53on est derrière Bruno Retailleau
37:55moi je n'ai pas dit
37:55que je ne m'entendais pas
37:56avec Dominique Estrosi
37:57je dis simplement
37:59que Dominique Estrosi
38:00a réclamé de la clarification
38:01de ma part
38:02et que moi
38:03j'ai expliqué
38:04à toutes celles et ceux
38:05qui me réclamaient
38:06de la clarification
38:07que j'étais clair
38:09et je reste clair
38:10je suis dans une famille politique
38:12à laquelle j'appartiens
38:13et que je ne quitte pas
38:14je suis dans une responsabilité
38:18où j'ai
38:19la présidence du département
38:21et il faut que j'assume
38:22pleinement
38:22cette présidence du département
38:24et que je tienne
38:25l'engagement du département
38:28à l'égard des Maralpins
38:30et les élections municipales
38:31qui ont lieu
38:33en ce moment
38:34ces campagnes
38:35comment vous les regardez
38:36du coup
38:36quand vous avez deux personnes
38:37avec qui vous pourriez travailler
38:38qu'est-ce que vous faites
38:39vous mettez en retrait
38:40vous prenez faites et cause
38:41pour l'un pour l'autre
38:41je les regarde
38:42avec beaucoup d'attention
38:43j'attends que les dernières
38:45réunions
38:46qui engagent
38:47les finances du département
38:49soient tenues
38:49le budget
38:51on vient de le voter
38:51il a été voté
38:53sauf par une partie
38:54des conseillers départementaux
38:57estrosi
38:57qui ont jugé utile
38:59de ne pas le voter
38:59d'ailleurs je n'ai pas bien compris
39:00pourquoi
39:00parce qu'ils ont tout tapé
39:01tout démoli
39:03y compris des politiques
39:04agricoles
39:05qui pourraient servir
39:06la plaine du Var
39:07y compris la politique
39:09des pompiers
39:09qui pourraient servir
39:10les pompiers
39:10mais c'est leur affaire
39:11moi je reste
39:13droit dans mes bottes
39:15avec une vocation
39:16qui est de tenir
39:18la majorité
39:19de ce département
39:20des Alpes-Maritimes
39:21pour qu'il n'y ait pas
39:22de rupture
39:23de financement
39:25de prestation
39:26de service
39:27au bénéfice
39:28des marres alpins
39:28c'est tout
39:30ce qui m'intéresse
39:31après je ne dis pas
39:32qu'à titre personnel
39:33je ne fais pas de la politique
39:34j'ai mes convictions
39:35je suis président LR
39:37donc je tiens
39:38cette présidence LR
39:39mais je dis
39:41je dis
39:42mais la continuité
39:42presque
39:43voilà continuité
39:44je dis également
39:45quand on a un patron politique
39:47qui donne une instruction
39:49on la tient
39:50au niveau national
39:51ça passera par quoi
39:52de retrouver une unité
39:53chez les LR
39:54je le sais pas
39:55il faut un homme
39:55c'est l'incarnation
39:56d'un homme
39:57c'est l'incarnation
39:58d'un courant
39:58il faut de nouvelles idées
39:59comment vous voyez
40:00les choses au niveau
40:01national
40:01je ne peux pas
40:02je ne peux pas vous dire
40:03comment au niveau national
40:05parce qu'on va y arriver
40:06à cette question
40:07avec les présidentielles
40:08qui arriveront
40:08parce qu'aujourd'hui
40:09c'est pas le local
40:11qui peut impulser
40:12le national
40:13on voit bien
40:14que le national
40:14il est perturbé
40:16le local
40:17ne peut pas dire des choses
40:17et les républicains
40:18ne sont pas en forme
40:19ils ne sont pas en forme
40:20pourquoi
40:21parce qu'on a
40:21un président
40:23qui est élu à 75%
40:24et qui est contesté
40:25par quelqu'un
40:26qui a été battu
40:26qui est le renvoqué
40:27donc on voit bien
40:28qu'ils se mettent
40:29ils se mettent le compte
40:30tous les deux
40:30moi je suis
40:33avec d'autres prétendants
40:34on a reçu ici
40:35à votre place
40:35David Lysnard
40:36qui lui dit
40:36bon ben moi
40:37je vais aussi faire
40:38entendre ma voix
40:38pourquoi pas
40:39non mais on fait tous
40:40entendre notre voix
40:41moi je fais
40:41j'appelle Bruno Taillot
40:43il veut faire entendre sa voix
40:44comme il dit
40:45il y pense
40:45en se rasant
40:46lui il a fait
40:47une autre démarche
40:49David Lysnard
40:50il est républicain
40:51il a fondé son parti
40:52Nouvelle Énergie
40:53vous êtes Nouvelle Énergie
40:54et il a des ambitions
40:56non je ne suis pas
40:57Nouvelle Énergie
40:57moi je reste fidèle
40:58à ma famille politique
40:59si demain je dois changer
41:00je réfléchirai
41:01de savoir où je vais
41:02mais je pense que
41:04je ne peux pas courir
41:05dans plusieurs écuries
41:06en même temps
41:07alors on va conclure
41:08Charles Anginési
41:09comment vous voyez
41:10les prochaines années
41:11alors on va dire
41:12un petit truc
41:12qu'on n'a pas dit
41:13en fait depuis le début
41:14vous avez 70 ans cette année
41:17oui
41:17vous avez 69 ans
41:18oui
41:19c'est important
41:19c'est important
41:20c'est important
41:21vous avez 69 ans
41:21avant le 14 mai
41:23il ne faut pas
41:23il ne faut pas
41:24il ne faut pas
41:25il ne faut pas
41:25mettre les beuves
41:27avant la charrue
41:27comment vous voyez la suite
41:28est-ce que vous voyez
41:29encore en politique
41:29longtemps
41:31est-ce que vous voulez
41:31vous investir ailleurs
41:32on a parlé des différents
41:33mandats que vous avez fait
41:34est-ce qu'il y a
41:35d'autres endroits
41:35où vous voudriez
41:36vous investir
41:37vous savez
41:38on conclut
41:39je me plais
41:40je me plais beaucoup
41:41dans le mandat
41:42de président de département
41:43je trouve que c'est
41:44un mandat
41:45exceptionnel
41:46c'est un mandat
41:48où on réalise
41:49c'est un mandat
41:50où on construit
41:51c'est un mandat
41:53où on rend service
41:54c'est un mandat
41:55où il y a
41:56quelque chose
41:58que je n'ai pas trouvé
41:58dans les mandats nationaux
41:59et je ne regrette pas
42:01le choix que j'ai fait
42:02en 2017
42:02cet homme de terroir
42:03de territoire
42:04vous le revendiquez
42:04je le revendique
42:05vous y êtes bien
42:06j'y suis bien
42:07et j'aspire vraiment
42:09à ce qu'on donne
42:10la plénitude
42:12au conseil départemental
42:13vous avez raison
42:15l'exercice est difficile
42:19je suis sur le fil du rasoir
42:21en permanent
42:21j'en ai conscience
42:22mais en même temps
42:24j'ai cette capacité
42:27qui me permet
42:28de rester sur ce fil du rasoir
42:29alors tant que je ne me coupe pas
42:31j'y reste
42:32vous n'avez pas été sénateur
42:33est-ce que là
42:35il n'y aurait pas
42:35la filiation parfaite
42:36avec votre père
42:37si vous deveniez sénateur
42:38alors le Sénat
42:39je peux vous dire
42:41que le Sénat
42:42est quelque chose
42:43pour lequel
42:44le président du département
42:46et tous les présidents
42:47du département
42:47ne peuvent rester
42:49à l'écart
42:50du débat sénatorial
42:51on va voir
42:53comment les élections
42:54municipales se passent
42:56il y a des
42:56vous savez
42:57le débat démocratique
42:58vous disiez
42:59nous disions d'ailleurs
43:00avant en préparant cette émission
43:01que j'avais fait
43:02beaucoup de campagnes électorales
43:03beaucoup de mandats
43:04et c'est la campagne électorale
43:06qui me fait le plus vibrer
43:07je pense que ce sont
43:09des moments démocratiques
43:10où on va au contact
43:11à la population
43:12on parle
43:13on prend le pouls des gens
43:15et on se rend compte
43:16de beaucoup de choses
43:16une fois que ce débat là
43:18sera terminé
43:19que les élections
43:19municipales seront terminées
43:22nous verrons
43:23nous verrons
43:23comment envoyer
43:24et je resterai
43:26au coeur
43:27de la réflexion
43:28comment envoyer
43:29au Sénat de la République
43:31les meilleurs éléments
43:32des Alpes-Marites
43:33et entre temps
43:34vous prendrez le temps
43:34quand même
43:34pour faire un petit peu
43:35de ski
43:35et un peu de randonnée
43:36quand même
43:36beaucoup
43:37toujours
43:37voilà
43:37merci Charles Angénie
43:38merci beaucoup Laurent
43:39en tout cas
43:39d'avoir répondu
43:40à nos questions
43:40dans ce podcast
43:41ici politique
43:43ici Azure
43:44merci
43:44merci
43:49merci
43:51merci
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