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  • il y a 9 heures
Tous les mardis, de 16h30 à 17h, LCP-Assemblée nationale prolonge la séance des Questions au Gouvernement en invitant des députés pour analyser les échanges intervenus dans l'hémicycle.

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Transcription
00:00Et voilà, on se retrouve en direct en plateau pour revenir sur les temps forts de la séance avec deux députés,
00:06Anne-Cécile Violent pour le groupe Horizon, Kevin Monvieux pour le groupe du Rassemblement National et quatre citoyens.
00:11On a le plaisir d'accueillir aujourd'hui Frédéric, Charlotte, Andréas et Cécile.
00:15On va revenir aussi avec Stéphanie Despierre et Thibaut Hénoc, évidemment, ce qui s'est passé lors de cette séance des questions au gouvernement.
00:22Thibaut Hénoc, vous étiez dans les tribunes de la presse, en haut de l'hémicycle de l'Assemblée Nationale.
00:26Vous avez retenu un échange sur les zones à faible émission, Thibaut.
00:30Oui, au cours de cette séance, Elsa, les zones à faible émission se sont transformées en zones à forte émission sonore.
00:36C'est une question du député Rassemblement National, Pierre Meurin, qui a fait monter les décibels,
00:42interrogeant le gouvernement sur le report du vote normalement prévu aujourd'hui du texte intégrant la suppression des ZFE.
00:49L'élu du Gard a dénoncé une forfaiture démocratique et une dérive illibérale.
00:55Une réaction outrée sur les bancs du groupe Ensemble pour la République, où l'on a peu goûté cette mise en cause,
01:02alors que le gouvernement a reporté le vote le temps, estime-t-il, de trouver un compromis sur le texte de la commission mixte paritaire
01:09qui risquait, selon lui, d'être rejetée par l'Assemblée.
01:13Une position rappelée par le ministre délégué chargé de la transition écologique, Mathieu Lefebvre, qui a rendu les coups.
01:20Est-ce que le Parlement vous dérange ?
01:22J'avais demandé Pierre Meurin.
01:24Est-ce que la santé publique vous dérange ?
01:27Lui a rétorqué le ministre qui a rappelé le rôle des ZFE pour lutter contre la pollution de l'air.
01:32Une réponse saluée par des applaudissements sur les groupes EPR et Modem, mais conspuée du côté du RN.
01:39Vous êtes déconnecté, mépris du Parlement, mépris du peuple, a-t-on entendu sur les bancs du groupe de Marine Le Pen ?
01:47Merci beaucoup Thibaut Hinox.
01:49Ça, c'était pour la politique nationale.
01:51Il y a eu également des questions sur la politique internationale, une question notamment sur l'Iran.
01:56Je vous propose d'écouter le ministre du Commerce extérieur.
01:58C'est lui qui a répondu au nom du gouvernement.
02:00On écoute Nicolas Fauressier.
02:01Les images et les récits qui nous parviennent d'Iran montrent une répression qui est intolérable, qui est inhumaine, qui est d'une violence insupportable
02:09et qui a causé, vous l'avez dit, des milliers de morts.
02:12On n'en connaît pas le nombre définitif et de blessés, l'arrestation aussi arbitraire de dizaines de milliers de personnes
02:18et on sait qu'il y a derrière de nombreuses exécutions à mort.
02:22La France, évidemment, condamne avec la plus grande fermeté, la plus grande force, cette situation, cette violence d'État
02:30et nous réitérons notre appel à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers qui sont arbitrairement détenus en Iran et à l'arrêt des exécutions.
02:41Je peux ajouter d'ailleurs que les Iraniens ne peuvent plus communiquer.
02:44Nous demandons aussi le rétablissement immédiat et sans délai de l'accès complet à Internet.
02:50Nous soutenons le fait qu'il y ait des sanctions particulières à l'égard des membres des gardiens de la Révolution, des autorités des gardiens de la Révolution qui sont directement mises en cause.
03:00Anne-Cécile Violent, nous soutenons les manifestants, on demande à rétablir les télécommunications.
03:05Est-ce que ça suffit ? On parle de 3 000 morts selon le régime, plus de 30 000 selon des associations.
03:12Est-ce qu'un soutien, est-ce que des sanctions, ça suffit aujourd'hui ?
03:15Ça ne suffit certainement pas en l'État, mais en tout cas, je crois que le ministre a été très clair.
03:20La France a toujours été quand même proactive en matière de diplomatie internationale et notamment sur les droits de l'homme.
03:26Et effectivement, c'est une réponse collective qu'il faut.
03:28L'idée, c'est de suivre les sanctions de l'Union européenne et que vraiment la France, comme elle l'a toujours été, soit moteur dans ses décisions de sanctions, dans la décision de pouvoir rétablir la communication.
03:38Et évidemment, un soutien plein et massif, et ça a été très bien dit par le ministre, pour toutes les victimes de ces barbaries.
03:44Les États-Unis, Kevin Mauvieux, ont envoyé un porte-avions pas loin justement de l'Iran. Est-ce qu'on peut s'attendre à des frappes américaines ?
03:52Alors là, je ne suis pas dans la tête de Donald Trump et j'en suis bien content.
03:56Mais moi, sur cette question, je rejoindrai d'ailleurs ce qu'a dit ma collègue Violent.
04:03Il y a des sujets sur lesquels on doit être capable de s'entendre.
04:06La répression que subissent les Iraniens est particulièrement horrible pour mettre peut-être de côté les différents politiques,
04:12être capable de se retrouver derrière une voie diplomatique, peut-être à l'échelle européenne.
04:16Ça, ce n'est pas à moi d'en décider non plus.
04:18Mais évidemment, on doit être ferme dans nos propos vis-à-vis de ce qui se passe en Iran
04:23et apporter tout notre soutien à la population qui subit cette répression, encore une fois, horrible.
04:28Mais est-ce qu'il faut une intervention extérieure pour aider à renverser le régime ?
04:33Ou est-ce qu'on peut dire aux Iraniens qu'il faut finalement qu'ils le fassent par eux-mêmes, Anne-Cécile Violent ?
04:38C'est compliqué. Est-ce qu'on peut condamner d'un côté l'intervention massive des États-Unis sur le Venezuela
04:47et puis là, ici, dire peut-être qu'on peut le faire ?
04:49Alors, c'est vrai que les circonstances peuvent être encore plus dramatiques si tant est qu'elles le soient.
04:53Je ne sais pas si c'est la bonne réponse. La question, effectivement, reste posée.
04:56Mais je pense qu'il faut surtout aider, effectivement, le peuple iranien à pouvoir déjà, pour communiquer,
05:03pouvoir communiquer et pouvoir avoir le maximum de soutien, non seulement, j'insiste, de la France, mais de l'Union européenne.
05:09Kevin Mauvieux, il y a déjà eu des manifestations, des révoltes qui n'ont pas réussi à aboutir.
05:14Est-ce qu'on peut imaginer que Donald Trump favorise de renverser le régime, justement ?
05:19Est-ce que les Iraniens peuvent le faire tout seuls ?
05:21Écoutez, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, je ne suis pas dans sa tête.
05:24Je ne sais pas ce qu'il a prévu et je pense que quiconque essaye de dire qu'il sait ce qu'a prévu Donald Trump,
05:31essaye de jouer aux cartes.
05:33Mais est-ce que sans intervention militaire, le régime peut tomber ?
05:37Ce qui se passe aujourd'hui est affreux pour les Iraniens.
05:40Ça s'est déjà plus ou moins produit par le passé, ça n'a jamais abouti.
05:43Alors, dire qu'il faut une intervention extérieure, encore une fois, ce n'est pas à moi de le dire.
05:47Pour le coup, on parle d'une même voie, on est députés.
05:49On ne peut pas, nous, prendre des décisions ou donner des orientations diplomatiques au niveau international.
05:54Force est de constater, alors vous me demandez si Donald Trump va réussir à faire plier le régime là-bas.
05:59Force est de constater que Donald Trump, avec ses manières contre lesquelles je peux combattre parfois,
06:07a eu des résultats à certains endroits qui sont soit agréables, soit désagréables.
06:12Maintenant, qu'est-ce qu'il a envie de faire en Iran ? Personne ne le sait.
06:15Quels sont ses intérêts personnels en Iran ? Personne ne le sait.
06:17Parce qu'en réalité, il y a cette question-là derrière aussi.
06:19Des intérêts économiques, Anne-Cécile Violent.
06:21Évidemment, dans ce genre de conflit, il y a toujours des intérêts qui nous dépassent.
06:23Donc, on ne peut pas préjuger de ce qui se passera, de qui fera quoi et de l'aboutissement de tout ça.
06:28On ne peut qu'apporter notre soutien aux Iraniens.
06:30Il y a également un point sensible.
06:32Deux compatriotes, Cécile Collère et Jacques Paris.
06:35Alors, ils ne sont plus prisonniers dans la prison des mains, mais ils sont encore à l'ambassade.
06:40Ils ne sont pas libres.
06:41Est-ce que ça, c'est un moyen de pression pour les Iraniens ?
06:43Est-ce que c'est pour ça qu'on a une diplomatie peut-être prudente ?
06:46Je crois que c'était les mots du Premier ministre.
06:47Une certaine réserve, parce que nous avons deux compatriotes qui ne sont encore pas libres de leur mouvement là-bas.
06:53J'imagine.
06:54J'imagine qu'effectivement, on est encore préoccupés.
06:57On pourra être totalement rassurés quand ils seront complètement revenus et qu'ils ne seront plus dans l'ambassade.
07:02Effectivement, c'est tous ces éléments-là à prendre en compte.
07:05Et bien sûr que vous avez raison.
07:06C'est aussi interroger les intérêts personnels, certainement économiques aussi, de Trump dans cette situation.
07:14Je crois qu'il faut vraiment pouvoir agir avec sagesse, avec hauteur et vraiment, a fortiori, compte tenu de nos otages.
07:23On va revenir sur un autre thème de la séance des questions au gouvernement.
07:26Il y a eu un testing réalisé dans les agences de location.
07:29Le ministre Vincent Jambrun du Logement a été interrogé.
07:32Il y a beaucoup de discrimination.
07:33On va écouter ce qu'en dit le ministre.
07:34Vous avez osé dire que ce gouvernement aurait soutenu des pratiques de racisme.
07:46Mais à qui est-ce que vous pensez faire avaler ça ?
07:50Vous êtes, monsieur le député, avec vos camarades, les chantres des réunions racisées interdites aux Blancs.
07:58Qui fait du racisme ?
08:00Monsieur le député.
08:02Monsieur le député.
08:04Vous osez parler d'appliquer l'ordre républicain ?
08:08Mais est-ce que ce n'est pas vous et vos camarades de la France insoumise qui passez votre temps à dire du mal de la police
08:14et à condamner ceux qui essayent de défendre au péril de leur vie l'ordre républicain ?
08:20Alors je l'ai dit, le racisme est une chose extrêmement grave et nous la combattrons.
08:25Et j'espère que nous serons tous ici rassemblés pour combattre le racisme et les discriminations de toutes parts.
08:31Mais à un moment donné, monsieur le député, regardez, chez vous, où sont les racistes ?
08:37Alors on ne revient pas sur l'échange politique entre la France insoumise, le règlement de compte et le gouvernement,
08:42mais sur les résultats de ce testing, Anne-Cécile Viola, en fait, on a quand même des résultats qui sont affligeants.
08:48C'est-à-dire que beaucoup d'agences acceptent de discriminer les noms à consonance arabes ou d'origine africaine.
08:55Non mais c'est proprement insupportable et inacceptable.
08:59Donc bien sûr qu'il va falloir contrôler absolument cela.
09:03Le ministre dit que le racisme est grave.
09:05Non, ce n'est pas grave, c'est du délit.
09:07Donc il faut absolument qu'on puisse contrôler effectivement ces agences.
09:10Ce n'est pas possible, ce n'est pas acceptable.
09:12Et pourtant, dans le quotidien de plusieurs personnes, Kevin Mauvieux, on fait un appel, on donne son vrai nom, l'offre est refusée.
09:18Puis si on se donne un nom un peu plus français, l'offre est acceptée.
09:20Ça peut marcher en matière de logement, en manière de travail également, d'emploi ?
09:25Évidemment que ça existe et malheureusement que ça existe.
09:28Moi, j'ai envie de dire que la République est une et indivisible.
09:30Le peuple français devrait être un et indivisible.
09:33Voilà, on ne fait pas de discrimination entre les Français, peu importe leur couleur, leur origine, leur religion, leur sexualité.
09:39C'est aberrant de voir ce genre de choses.
09:41Il faut punir les agences immobilières comme ça quand il y a des testings et qu'on s'aperçoit qu'elles discriminent.
09:45Il faut trouver des solutions, ça c'est clair.
09:46Je pense qu'on doit travailler sur des solutions.
09:48Des punitions, le ministre dit qu'il faut former.
09:50Il faut peut-être aussi sévir parfois.
09:52Alors il faut former, mais il va falloir certainement mettre des sanctions en place.
09:54Effectivement, encore une fois, on ne peut pas cautionner ce système-là, c'est impossible.
09:58Voilà pour les thèmes qu'on a retenus de la séance des questions au gouvernement.
10:01Là, c'était les députés qui posaient des questions aux ministres.
10:03On vous propose maintenant aux citoyens de poser des questions aux députés.
10:06C'est la séance citoyenne.
10:07Et alors, c'est comme si vous aviez regardé un peu le planning de l'Assemblée nationale parce que vous avez chacun des thèmes qui ont agité les députés ces dernières semaines.
10:21On va commencer par vous, Andréas Gauthier-Montjean.
10:24Vous avez 22 ans, étudiant en master métier du politique.
10:27Vous n'êtes de Moissy, Cramayel, c'est en Seine-et-Marne.
10:30Et justement, vous vouliez poser une question sur les réseaux sociaux.
10:33Vous avez voté hier soir leur interdiction au moins de 15 ans.
10:35Alors, quelle est votre question, Andréas ?
10:37Bonjour, madame la députée. Bonjour, monsieur le député.
10:39Oui, ma question porte sur, effectivement, cette proposition de loi qui a été adoptée hier soir pour interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans.
10:46Moi, j'ai le sentiment que cette proposition de loi, elle fait porter la responsabilité des effets néfastes des réseaux sociaux sur les jeunes et pas sur les grandes plateformes numériques.
10:53J'ai l'impression que dans cette proposition de loi, on ne s'attaque pas vraiment à la racine du problème, c'est-à-dire cette économie de l'attention qui est instaurée par les plateformes numériques pour capter toujours l'audimat.
11:01Donc, moi, j'ai une question très simple. Est-ce qu'effectivement, cette proposition met vraiment, on va dire, la responsabilité sur les grandes plateformes ?
11:11Et, on va dire, est-ce qu'elle n'accuse pas plutôt les jeunes, entre guillemets, d'être trop scotchés sur leur écran ?
11:17Et, deuxièmement, est-ce que la France a réellement les moyens d'appliquer cette loi ? Et si oui, comment on le fait ?
11:22Alors, en deux temps, Anne-Cécile Violant, peut-être sur la première partie de la question, est-ce que, finalement, on ne renvoie pas la faute sur les mineurs ?
11:29C'est une vraie question. En fait, quand on a, oui, vous avez, j'imagine, écouté les débats, c'est un problème vraiment caractérisé, objectivé.
11:38Donc, qu'est-ce qu'on fait ? Effectivement, la manière dont a été pensé ce texte, ça renvoie certainement une certaine responsabilité plus aux usagers, finalement, qu'aux plateformes.
11:47Alors, on peut se poser la question. On pourrait dire, la France interdit TikTok, comme la Chine l'a fait.
11:51C'est une possibilité, c'est beaucoup plus compliqué, notamment en matière de droit. Mais déjà, de pouvoir commencer par l'imiter, en tout cas, il y a un enjeu pédagogique énorme sur cette loi.
12:03C'est véritablement sensibiliser nos jeunes sur les méfaits néfastes absolument d'un usage immodéré et malheureusement addictif de ces réseaux.
12:14– Kévin Mauvieux, sur ce sentiment d'Andréas de dire, finalement, on a l'impression que c'est de la faute des mineurs et on épargne un peu les plateformes.
12:22– Pas du tout. Moi, je vais faire une réponse très tranchée. J'ai fait partie de la commission d'enquête sur les effets de TikTok sur la santé mentale des jeunes.
12:28Et s'il y a une chose qu'on a pu observer, et qui est revenue très régulièrement, c'est que les grandes plateformes, malheureusement, sont internationales, basées à l'étranger et très compliquées à atteindre.
12:37Donc, quand on met dans la balance les méfaits de TikTok sur la santé des jeunes qui sont avérés, tout le monde le reconnaît.
12:43Le jeune n'y est pour rien. Le jeune, on lui a mis sur son téléphone une application qui s'appelle TikTok, avec des contenus courts.
12:49On l'habitue à aller voir ses contenus. Il s'habitue à avoir tout de suite, en une minute, ce qu'il a envie de voir de manière complète.
12:55Introduction, antithèse, synthèse, conclusion. On l'habitue à fonctionner comme ça.
13:00Donc, nous, ce qu'on dit dans cette proposition de loi, en réalité, c'est que comme on ne peut pas s'attaquer réellement de manière très impactante
13:06sur les grands porteurs de ces réseaux qui sont situés à l'étranger, on va s'orienter vers les victimes en les éloignant de ce qui, malheureusement, peut causer les troubles de santé, cognitif, etc.
13:19Donc, on ne jette pas la faute sur le mineur, mais on dit que comme le mineur est victime, on le prive de ce qui le rend victime, en réalité, de ce dont il est victime.
13:29Une interdiction pour le bien des mineurs. Qu'est-ce que vous, vous répondez à ça ? Et puis, c'est vrai que dans votre deuxième question, c'est un peu ce que vous pointez.
13:35En fait, c'est très difficile de s'attaquer aux plateformes, au point de vue français, même au point de vue européen.
13:40Exactement. C'est une mesure qui est très compliquée à appliquer, effectivement, parce que ça demande des moyens encore supplémentaires.
13:46Mais moi, du coup, je voudrais rebondir sur ce qui a été dit. Je pense qu'aujourd'hui, on a, je pense, les moyens, avec l'Union européenne notamment, peut-être de ne pas défier les grandes plateformes,
13:54mais du moins presque, de les obliger, de leur imposer vraiment à mettre en place des mesures pour éviter, justement, qu'on ait des mineurs qui soient exposés à du site de harcèlement,
14:04à des fausses informations. Et puis, moi, je suis aussi partisan de l'éducation. Donc, je préférerais qu'on mette des moyens pour éduquer nos jeunes à mieux utiliser
14:12et mieux employer ces réseaux sociaux plutôt que de les éloigner. Parce que je pense que pour certains mineurs, c'est aussi un vecteur parfois d'émancipation.
14:21Et enfin, pour terminer, dans la Convention internationale des droits de l'enfance, l'article 13 dispose de la liberté d'expression et d'information.
14:28Et typiquement, cette proposition de loi contrevient à cet article 13.
14:32Peut-être sur la question européenne, Anne-Cécile Violin, on voit que pendant tous ces débats, il y a eu, on s'est un peu renvoyé la balle.
14:38En France, on ne peut rien faire, c'est l'Union européenne. Oui, mais la France a le droit. Qu'est-ce qu'on a le droit de faire ? Qu'est-ce qu'on peut faire ?
14:45Alors, les mentions que cite Andréa sont réelles. C'est-à-dire, aujourd'hui, on a quand même les moyens,
14:53notamment à travers la directive DSA, la Digital System Act, de pouvoir obliger ces plateformes, quelles qu'elles soient,
15:00à pouvoir regarder les risques. C'est justement tous les risques systémiques que peuvent engendrer ces plateformes.
15:06Donc, nous, ce qu'on demande aussi, et ça, c'était à travers les enjeux de fast fashion, de pouvoir demander à l'Europe, déjà,
15:13que soient appliquées ces directives. Parce qu'on a déjà un arsenal législatif, juridique, qui permettrait de pouvoir le faire.
15:20Mais je vous rejoins aussi sur les enjeux de pédagogie. Bien sûr qu'avant d'interdire, il faudrait pouvoir aussi permettre un meilleur usage.
15:27La réalité, et ça a été très bien démontré par la commission d'enquête, c'est vraiment les enjeux cognitifs et de santé mentale,
15:35et notamment les enjeux d'addiction. C'est-à-dire qu'à un moment donné, le jeune perd son libre-arbitre sur l'usage
15:41qu'il souhaiterait peut-être potentiellement faire. Et puis, on peut aussi accompagner, moi, j'ai envie aussi de parler des parents,
15:47qui peuvent aussi être non seulement force de proposition, mais aussi peut-être un petit peu plus dans un accompagnement
15:55peut-être un peu plus contraint, parfois, justement, de ces usages.
15:59Parfois un peu démunir les parents.
16:00– Vous avez raison, on ne peut pas supprimer totalement cet accès-là.
16:06Mais face à ce danger réel que représente cet usage, je crois qu'il faut qu'on puisse protéger, c'est quand même la mission du gouvernement.
16:15– Kevin Mauvieux, est-ce qu'il y a aussi une prévention possible, André Asdi ?
16:19Il y a une utilisation qui peut être intelligente de ces réseaux ?
16:23– Alors, en deux mots, parce que je voudrais aussi répondre sur la partie européenne très rapidement, je vous rassure.
16:27Sur la partie européenne, quand on a fait la commission d'enquête, on a effectivement parlé du DSA qui a été acté,
16:34sur lequel on a des difficultés d'application parce que les plateformes sont basées de manière extra-européenne,
16:40en dehors du territoire européen.
16:41Il est compliqué de leur imposer des contraintes.
16:43On l'a vu avec Wish, par exemple, quand une contrainte n'est pas respectée, on ferme la plateforme.
16:47En réalité, il n'y a pas d'amende, etc.
16:49Donc, on revient un peu à la même solution que d'interdire aux mineurs en fermant la plateforme.
16:52C'est pour la partie européenne, mais on travaille quand même, nous en tout cas au Parlement européen,
16:55à trouver des solutions qui permettraient de contourner cette interdiction.
17:00Maintenant, sur la partie prévention et éducation, alors évidemment,
17:02TITOP peut avoir des contenus qui soient intéressants en direction des jeunes
17:07et qui permettent de délivrer une information que les jeunes ne trouveraient pas ailleurs
17:09ou sur lesquelles ils ne s'intéresseraient pas.
17:11Et la prévention pourrait aussi être une bonne chose.
17:15Malheureusement, dans la société dans laquelle on vit aujourd'hui en France,
17:18il y a des disparités, notamment sociales.
17:20Enfin voilà, tout le monde le sait, il y a des classes populaires qui sont relativement défavorisées.
17:25Et ma crainte, si on autorisait les réseaux sociaux en imposant une prévention
17:30pour éviter qu'il y ait ces mauvais effets,
17:33ma crainte serait que les catégories les plus populaires, les plus défavorisées,
17:36n'aient pas forcément accès au même niveau de prévention,
17:38au même niveau d'information pour les enfants.
17:40Et que les enfants, du coup, se trouvent un peu plus aspirés
17:42que d'autres catégories de population dans cet environnement
17:46qui leur feraient perdre des capacités cognitives, etc.
17:48Et qui entraîneraient derrière...
17:50Des réseaux sociaux à deux vitesses.
17:51Une plus grande disparité encore entre les classes dans la reproduction sociale.
17:55Est-ce que Frédéric, Charlotte, Cécile, vous vouliez intervenir sur cette question des réseaux sociaux ?
18:01Pas de volontaire, c'est pas grave, on peut passer au thème suivant avec grand plaisir.
18:05On va passer... Alors les réseaux sociaux, ça a été voté hier.
18:08Tout à l'heure, après la séance des questions au gouvernement,
18:10il y avait un vote sur les ZFE, les zones à faible émission qui étaient prévues, décalées.
18:15Et donc, Frédéric a décidé de poser sa question sur ce sujet.
18:18Frédéric Duval, vous avez 57 ans, vous venez de Lyon,
18:22et vous êtes donc chef d'entreprise.
18:24Alors, posez-nous justement votre question.
18:26Les ZFE, on en a beaucoup entendu parler ici à l'Assemblée nationale.
18:29Et à Lyon aussi.
18:30C'est pour ça que je me sentais un peu concerné.
18:32ZODA faible émission.
18:34L'intention, c'est quand même, si je ne m'abuse,
18:35et c'est dans plusieurs lois, un enjeu de santé publique.
18:39C'est pour lutter contre la pollution de l'air.
18:41C'est pour permettre à faire en sorte qu'il y ait moins
18:43des 40 000 morts qui sont chaque année recensés à cause de ça.
18:47Et là, on a l'impression qu'il y a une sorte de rétro-pédalage
18:50que j'ai du mal à saisir, moi.
18:52Comme s'il y avait un combat entre l'intérêt général
18:54et d'autres intérêts, peut-être plus électoralistes,
18:58peut-être plus de lobbies, peut-être plus d'actualités.
19:00Comment est-ce qu'à un moment, sur un sujet aussi important,
19:02alors que tout le monde est d'accord,
19:03on finit par ne plus l'être et à tout détruire,
19:05puisque c'était en place.
19:06Ça, j'ai du mal à suivre.
19:08Alors, Kévin Mauvieux, votre groupe farouchement opposé
19:11à cette question des zones à faible émission,
19:13qu'est-ce que vous répondez à Frédéric qui dit
19:15que pourtant, c'est quand même un enjeu de santé publique ?
19:18Je réponds que l'enfer est pavé de bonnes intentions.
19:21C'est une expression qui revient souvent dans l'hémicycle,
19:23d'ailleurs, de toute part.
19:26Nous, les ZFE, on les a, dès le début,
19:28surnommées les zones à forte exclusion.
19:30Parce qu'il faut rappeler quand même que ces ZFE,
19:33sous couvert de vouloir protéger potentiellement,
19:35parce que ça n'a pas forcément été démontré
19:37et plusieurs études sont contradictoires,
19:38sous couvert de vouloir protéger potentiellement
19:41l'air respiré par les personnes des grandes villes,
19:43exclue toute une partie des personnes
19:45qui vivent dans les zones rurales,
19:47qui, malheureusement, dans le désert médical
19:49qui est devenu la France aujourd'hui,
19:50sont obligées d'aller dans les grandes villes se soigner.
19:52Je vais vous prendre l'exemple de ma circonscription.
19:54Je suis en Normandie.
19:56Peut-être que vous êtes renseigné en sachant que vous venez.
19:57Je suis dans le département de l'Eure,
19:59à l'ouest du département.
20:00On appelle ça le far-ouest en politique,
20:02dans le département de l'Eure,
20:02parce qu'on est au milieu de tout
20:04et en même temps au milieu de nulle part.
20:05Ce qui fait que chez moi,
20:07les gens sont obligés de prendre la voiture
20:08pour aller se soigner,
20:09sont obligés de prendre la voiture
20:10bien souvent pour aller travailler
20:11et leur travail et leurs soins
20:15se font dans notamment la métropole rouennaise
20:17qui est devenue une ZFE
20:18et donc toutes ces personnes ont subi
20:20cette zone à forte exclusion
20:22qui les a empêchées d'accélérer.
20:23Alors nous, ce qu'on dit,
20:24c'est qu'il y a des personnes aujourd'hui
20:25qui, à cause de ces ZFE,
20:27qui normalement doivent protéger
20:28la santé de certaines personnes,
20:30on a des personnes aujourd'hui
20:31qui ont des pertes de chances médicales
20:32parce que, notamment,
20:33elles ne vont plus faire leurs soins
20:35où elles ne vont pas consulter
20:37dans les métropoles
20:38parce qu'elles ne peuvent pas y aller
20:39sous motif qu'elles ont une trop vieille voiture
20:41et d'ailleurs, parlons du dispositif.
20:44Vous avez une voiture jugée de collection,
20:46vous pouvez rentrer dans une ZFE
20:48alors que je ne suis pas certain
20:49que la pollution entre la nouvelle Clio
20:50qui vient de sortir
20:51et la voiture de collection
20:54soit vraiment différente.
20:56Donc ce mécanisme-là,
20:57pour nous, c'est de l'écologie punitive,
20:59ce qu'on appelle de l'écologie punitive.
21:00Ce n'est pas là-dessus qu'il faut agir.
21:01Il y a des choses à plus grande échelle
21:03sur lesquelles on doit bouger les curseurs
21:05et qui permettront d'améliorer
21:06la qualité de l'air de manière globale.
21:08Mais les ZFE, nous, on n'en veut pas.
21:10Et si j'ai juste 15 secondes
21:12pour dénoncer quand même,
21:13au-delà de ça,
21:14c'est la partie un peu moins fond du dossier,
21:17un peu plus forme,
21:18les manœuvres politiques
21:19qu'on connaît depuis plusieurs mois
21:20avec les gouvernements successifs,
21:22qui n'ont pas de majorité
21:23mais qui veulent quand même
21:23gouverner sans majorité
21:24et qui donc,
21:25alors que le Parlement a voté,
21:27que ça plaise ou pas,
21:28le Parlement, de manière souveraine,
21:29a voté pour supprimer les ZFE.
21:31Le gouvernement décide donc
21:32de, on annule le texte,
21:34on le reporte,
21:34pour essayer de trouver
21:35des manœuvres d'appareils
21:36qui permettraient d'éviter
21:37de valider un vote
21:39de l'hémicycle
21:40fait de manière couraine.
21:41Vous laissez répondre
21:42à Anne-Cécile Violant,
21:43mais tout d'abord, Frédéric,
21:43peut-être une réaction
21:44à ce que disait Cézône,
21:45à forte exclusion.
21:47Il y a des gens
21:47qui sont obligés
21:47de prendre la voiture
21:48pour aller se soigner
21:49dans une grande ville.
21:50Mais après,
21:51c'est aussi un problème
21:52d'accompagnement global,
21:53de transport en commun,
21:55d'étapes différentes.
21:57Enfin,
21:57ce que je trouve un peu dommage,
21:58c'est qu'on avait mis en place
21:59un certain nombre de choses
22:00et que tout d'un coup,
22:01on arrête tout.
22:02Or,
22:02on aurait pu imaginer
22:03des processus peut-être
22:04un peu de passage
22:06de différends,
22:06de transition.
22:07Vous voyez,
22:07je trouve que ça a un petit côté
22:08un peu épuisant.
22:10On parle beaucoup à Lyon,
22:11par exemple,
22:11des pistes cyclables.
22:13Là,
22:13il y a la campagne municipale
22:14en ce moment.
22:15L'opposition dit
22:15si j'arrive,
22:16je supprime
22:17toutes les pistes cyclables.
22:20On ne pourrait pas faire des choses
22:21un peu clairement par étapes,
22:23arrêter de tout déconstruire
22:24pour avancer.
22:25Anne-Cécile,
22:26violence sur cette interpellation
22:27sur les fameuses ZFE.
22:30Beaucoup les ont votées
22:31et puis après,
22:32il n'y a pas beaucoup de députés
22:33pour les défendre.
22:34Pourquoi ?
22:35C'est une question de méthode ?
22:37Merci beaucoup pour cette question
22:38parce qu'effectivement,
22:39je crois qu'il faut qu'on sorte
22:40de ce clivage
22:41et des discours populistes
22:42qui sont justement associés.
22:44Non,
22:45le Parlement n'a pas voté
22:46la suppression des ZFE.
22:48Le Parlement a voté
22:49un projet,
22:50une proposition de loi
22:51sur la simplification
22:52où les groupes politiques
22:54par opportunisme,
22:55par électoralisme
22:56ont essayé de mettre
22:57absolument n'importe quoi
22:58dont les ZFE.
22:59L'amendement de suppression
23:00des ZFE est voté ?
23:01Il a été voté,
23:01on est d'accord.
23:02Donc c'est voté.
23:02Ce n'était pas l'intention
23:03première de ce texte.
23:04Je ne sais pas si ça,
23:05mais c'est voté.
23:05C'est là où on voit
23:05à quel point parfois
23:07on va détourner
23:08l'intention première
23:09d'une loi
23:10pour en faire
23:11un ramassis
23:12encore une fois
23:14d'objets
23:14totalement populistes.
23:15La réalité,
23:16c'est quoi ?
23:16C'est qu'effectivement,
23:19c'est de protéger les Français.
23:21Près de 48 000,
23:22près de 50 000 morts par an
23:23liés à la qualité de l'air,
23:25c'est une réalité
23:26et on ne peut pas opposer
23:27non plus les combats
23:28en matière
23:29ou les objets
23:30encore une fois
23:30en matière
23:31d'amélioration
23:33de la qualité de l'air.
23:34Ce sont des enjeux
23:34absolument essentiels.
23:36Alors que les ZFE
23:37telles qu'elles ont été pensées
23:38ne sont pas effectivement
23:40totalement cohérentes,
23:42ne sont pas totalement opérationnelles
23:43et qu'il y a des vrais sujets
23:44dans la mise en œuvre,
23:46c'est une réalité.
23:47Mais il y a déjà aujourd'hui
23:48des dispositifs
23:49qui permettent de le faire.
23:50Il y a des villes
23:50qui l'ont fait
23:51pour lesquelles ça fonctionne.
23:52Je pense à Angers,
23:53ça fonctionne très bien.
23:54Et pourquoi ?
23:55Parce qu'il faut peut-être
23:57être moins radical
23:59justement dans cette obligation
24:01pour les villes
24:02de plus de 150 000.
24:03Il va falloir affiner.
24:04Et il y avait un rapport
24:05fait par nos collègues
24:06à l'époque,
24:06Milienne et Le Seul,
24:08qui donnaient déjà
24:08des propositions.
24:09Donc on a aujourd'hui
24:10les moyens de pouvoir adapter.
24:11Mais les supprimer,
24:12ça n'est absolument pas possible.
24:14Et je voudrais juste dire un mot
24:15sur les dérogations possibles.
24:16que les municipalités
24:18ont la main aussi
24:19pour pouvoir proposer
24:20des dérogations,
24:21notamment pour les sujets
24:23de santé.
24:24Absolument.
24:25Kevin Mauvieux,
24:25parce que tout le monde,
24:27on a l'impression
24:28que dès qu'on parle d'écologie,
24:29tout le monde dit
24:29que la planète va mal.
24:30Dès qu'on met en place
24:31une mesure,
24:32on dit, ah non,
24:33mais finalement,
24:33c'est trop compliqué,
24:34c'est excluant, etc.
24:35Mais on sait que la voiture,
24:36ça pollue.
24:37Si on veut moins de pollution,
24:38il faut peut-être
24:39moins de voitures.
24:40Je ne pourrais pas
24:41vous donner le chiffre
24:41parce que je ne l'ai plus en tête,
24:42mais je sais qu'un cargo
24:44qui va chercher
24:45en Amérique du Sud
24:47les denrées alimentaires
24:48qu'on veut faire venir
24:49avec le Mercosur
24:50et qui nous les amène en France,
24:54sur une année qui sont émises.
24:56L'un de personnes
24:57sont contre le Mercosur.
24:58Je sais bien,
24:59mais c'est juste
25:00pour illustrer un peu
25:01et introduire ma réponse.
25:03En deux temps,
25:04d'abord,
25:04monsieur a dit
25:05quelque chose de très vrai.
25:06Il a dit,
25:07on a commencé
25:08à mettre en place des choses,
25:09des transports,
25:10des mobilités, etc.
25:11D'accord.
25:12Mais nous, en fait,
25:13ce qu'on veut dire,
25:14c'est qu'il faut prendre
25:15le sujet dans l'autre sens.
25:16Quand on permet,
25:17une fois qu'on permet,
25:18qu'on a donné
25:18la possibilité proprement
25:20à une personne rurale
25:21d'aller se soigner
25:22dans la métropole,
25:23on met en place
25:24qui nous a des feux.
25:24On dit,
25:24voilà,
25:25vous ne pouvez plus
25:25venir avec votre voiture,
25:25vous avez la mobilité.
25:28Venir avec la pelleteuse
25:30dire,
25:30vous ne venez plus,
25:31puis d'ici dix ans,
25:32on vous mettra un bus,
25:33un tram,
25:34ça, par contre,
25:34nous,
25:35on est farouchement opposés.
25:36Et sur ce que ma collègue a dit,
25:38enfin, je suis désolé,
25:39l'amendement a été voté.
25:40Ce n'est pas de l'opportunisme
25:41parlementaire ou je ne sais quoi,
25:43c'est voté.
25:43Mais très rapidement,
25:44vous comprenez
25:45que pour certaines personnes,
25:46ça peut donner le sentiment
25:46d'être exclu en se disant,
25:48moi, je n'ai pas d'argent,
25:54Lyon,
25:54qui ont des difficultés.
25:56Ce n'était pas parfait,
25:57mais ce que je trouve un peu,
25:58et je m'arrêterai là
25:59parce que je vois le temps
25:59qui passe,
26:00mais ce qui est important,
26:01vous qui fabriquez la loi,
26:03c'est aussi de pouvoir se dire
26:03qu'à un moment,
26:04la loi,
26:05elle doit prendre un peu
26:06l'intérêt général
26:06et que, pardon,
26:08mais c'est vrai que quand je regarde
26:09que c'est LFI et l'ERN surtout
26:11qui sont allés contre ce vote-là,
26:14je me dis qu'il y a peut-être
26:14une visée électoraliste
26:17qui m'échappe moins peu.
26:19Je ne fais pas de procès d'intention,
26:20je regarde les votes.
26:21Certains ont fait le procès au gouvernement
26:22qu'on avait en retiré le vote
26:23à cause des municipales,
26:24donc tout le monde a son procès.
26:25On a toujours été opposés aux ZFE,
26:27quoi qu'il arrive,
26:27et juste, si je pouvais,
26:29en 15 secondes,
26:30parce que vous m'avez posé
26:30une question à laquelle
26:30je n'ai pas répondu,
26:32vous m'avez demandé,
26:32vous m'avez dit,
26:33l'écologie,
26:33on dit qu'il faut en faire
26:34et quand on en fait,
26:35ça ne plaît pas.
26:36En fait,
26:36il faut juste faire
26:37de la bonne écologie.
26:38Les émissions,
26:38elles viennent de nos importations.
26:40Produisons en France
26:41avant de s'en prendre
26:41à Micheline qui doit faire
26:43et peigne Rouen
26:44pour aller se soigner
26:44et à qui on dit
26:45Nantes n'ira pas à Rouen.
26:46Alors, Charlotte,
26:47Charlotte Fauche,
26:4822 ans,
26:49vous êtes étudiante
26:49en études européennes,
26:50vous voulez donner sous bois
26:51et vous avez une question,
26:53cette fois,
26:53c'est un projet de loi,
26:54des propositions de loi
26:55que vous avez étudiées
26:56qui sont de retour bientôt
26:57dans l'hémicycle.
26:58Vous allez nous parler
26:58de la fin de vie ce soir,
27:00Charlotte,
27:00on vous écoute.
27:00Bonjour Madame la députée,
27:01bonjour Monsieur le député.
27:02Je vous pose une question
27:03qui fait toute l'actualité
27:04en ce moment,
27:05car c'est actuellement
27:06en débat au Sénat
27:07et que ça va arriver
27:08à l'Assemblée
27:08dans quelques semaines
27:09sur l'aide à mourir.
27:11C'est un texte
27:11qui a été visé
27:13de sa substance,
27:14on peut dire,
27:14au Sénat
27:14avec la suppression
27:15de l'article 4.
27:17Ne pensez-vous pas
27:17que c'est un sujet
27:18qui aujourd'hui
27:18est un peu mis de côté
27:20dans le débat public,
27:21surtout dans les classes politiques ?
27:23Un sujet qui est
27:23totalement impartisan en plus.
27:25Est-ce qu'on n'a pas
27:25un petit retard en France
27:26sur cette question-là
27:27qui est pour moi
27:27la prochaine grande question
27:28de société
27:29qui est aujourd'hui
27:31vraiment appliquée
27:33dans tous les pays
27:34presque occidentaux ?
27:36Est-ce que la France
27:36n'a pas un retard
27:37sur cette question-là ?
27:38Est-ce que vous pensez
27:38que c'est une question
27:40qui devrait être mise
27:41plus en avant
27:42on va dire
27:42dans le débat public
27:43et qui répondrait
27:45en fait à une demande
27:46aussi des citoyens ?
27:48Anne-Cécile Violent
27:49sur cette question.
27:51Merci Charlotte.
27:52Je pense que c'est
27:53effectivement important
27:53de prendre du temps
27:54pour penser
27:55cette loi
27:57de l'aide à mourir.
27:58Alors,
27:59est-ce qu'on est en retard ?
27:59Est-ce que la France
28:00est en retard ?
28:01Je pense que la France
28:01est en retard
28:02et il faut l'assumer
28:02sur le déploiement
28:04des soins palliatifs.
28:05Ça, c'est une réalité
28:05puisqu'on a les deux textes,
28:07l'aide à mourir
28:08et la question
28:10des soins palliatifs
28:10pour lesquels
28:11il y a quand même
28:11un budget
28:12de 1,1 milliard
28:14à décliner
28:15sur les 10 ans
28:15pour justement
28:16l'installation
28:17de toutes les structures
28:17de soins palliatifs
28:18puisqu'aujourd'hui
28:19on a encore
28:20une vingtaine
28:20de départements
28:21qui n'en disposent pas.
28:22pour autant
28:25le jour où on aura
28:27véritablement
28:29des soins palliatifs
28:29qui seront à disposition
28:30de tout le monde
28:31ça ne réglera pas
28:32toutes les questions
28:33des demandes
28:33d'aide à mourir.
28:34Donc c'est là
28:35où il faut effectivement
28:36qu'on puisse penser
28:36les choses
28:37avec une grande vigilance
28:39et une grande prudence
28:40parce qu'on ne peut pas
28:41non plus
28:42décider
28:44de créer
28:45une euthanasie
28:45c'est pour ça
28:46que d'ailleurs
28:46dans le texte
28:46ça ne s'appelle pas
28:47euthanasie
28:47ça s'appelle
28:48aide à mourir.
28:49Et là je pense
28:49aux travaux
28:50d'Agnès Fermat-Le Baudot
28:51qui était allée
28:51sur le terrain
28:52à l'époque
28:52quand elle était ministre
28:53justement pour aller voir
28:55ce qui se faisait en Europe
28:56et la proposition
28:57de la France à l'époque
28:57était vraiment
28:58juste française
28:59avec oui
29:01la possibilité
29:01de la création
29:02d'une euthanasie
29:02mais dans des conditions
29:04extrêmement sécurisées
29:05extrêmement sécurisées
29:07pour les Français
29:08et notamment
29:08pour protéger
29:09les plus vulnérables.
29:10On a eu quand même
29:11notre pays
29:12qui a légiféré
29:13je pense à l'évolution
29:14de la loi Clès-Léonetti
29:15qui était déjà
29:16une sacrée réponse
29:17sur la sédation profonde
29:18et continue.
29:19Donc ça veut dire
29:20qu'il faut qu'on s'assure
29:21déjà que les dispositifs
29:22existants soient vraiment
29:23en œuvre
29:23et qu'on donne
29:24les moyens
29:24notamment médicaux
29:25et paramédicaux
29:26pour le faire
29:26mais j'ai été psychologue
29:29dans une équipe mobile
29:29de soins palliatifs
29:30et je sais
29:31qu'il y a une frange
29:32de la population
29:33auxquelles
29:33les meilleurs soins
29:35palliatifs
29:36ne répondront pas
29:37et auxquelles
29:37je pense qu'il faut
29:38qu'on puisse apporter
29:39une réponse
29:40et une réponse
29:40encore une fois
29:41sécurisée
29:42c'est essentiel.
29:43Kevin Mauvieux
29:44vous votre groupe
29:45et souvent
29:46c'est ce que aussi
29:47Charlotte disait
29:47dans les groupes
29:48c'est apolitique
29:49il y a des pour et des contre
29:50dans chacun des groupes
29:51est-ce que là
29:51il est temps
29:52que les choses avancent
29:53on en parle beaucoup
29:54alors il y a eu
29:55la dissolution
29:56qui a retardé
29:57mais il y a des gens
29:57qui attendent
29:58est-ce que la France
29:59est en retard
29:59est-ce qu'on est un peu
30:00conservateur
30:00sur cette question ?
30:01je vais vous faire
30:02deux réponses
30:02une réponse très tranchée
30:04à une question simple
30:05est-ce qu'on est en retard
30:06moi je dirais que non
30:07parce que je ne me compare
30:08jamais à nos voisins
30:09et ce n'est pas que
30:10sur cette question-là
30:10je pense que la France
30:11a son rythme
30:12la société française
30:13n'est pas la société allemande
30:14maintenant si on parle
30:16de ce sujet en particulier
30:18vous avez dit
30:18quelque chose d'important
30:19c'est que c'est apartisan
30:21et je vais même aller plus loin
30:22c'est que moi
30:23sur ce sujet-là
30:23depuis le début
30:24ce que je passe comme message
30:25notamment aux habitants
30:26de ma circonscription
30:27je leur dis toujours
30:28soyez modérés dans vos propos
30:29parce que sur ce sujet
30:30personne n'a raison
30:31et personne n'a tort
30:32on est sur un sujet
30:33qui touche tellement
30:34à l'intime
30:34le rapport à la mort
30:37de chacun
30:37est tellement différent
30:38vous avez certaines personnes
30:39qui sont très à l'aise
30:40vous avez certaines personnes
30:41qui sont particulièrement
30:42et peut-être que j'en fais partie
30:44effrayées par la mort
30:45et donc on a un regard
30:47qui est biaisé
30:48une manière de penser
30:48qui est biaisée
30:49ça touche à l'intime
30:50on ne peut pas dire
30:51qu'on est en retard
30:52ou on avance
30:52qu'on a tort
30:53ou qu'on a raison
30:53je ne me permettrai jamais
30:54de le dire
30:54et je pense que les débats
30:56pour le coup en hémicycle
30:57on parle souvent
30:57des débats en hémicycle
30:58mais pour le coup
30:59les débats en hémicycle
31:00ont plutôt été respectueux
31:01de ce fait que personne n'a tort
31:02et personne n'a raison
31:03il y a deux parties dans le texte
31:04il y a une partie
31:05où je pense que quasiment
31:06tout le monde a raison
31:07parce que c'est assez consensuel
31:08enfin il y a deux textes
31:09maintenant il y a deux textes
31:10il y en a un
31:12sur lequel tout le monde
31:13quasiment est d'accord
31:14c'est très consensuel
31:14c'est évidemment
31:15l'accès aux soins palliatifs
31:16aujourd'hui
31:17de nombreux départements
31:18en manquent
31:18et c'est inadmissible
31:19donc ça évidemment
31:20c'est consensuel
31:21alors après
31:22le curseur va bouger
31:24sur les moyens
31:25qu'on a envie de mettre
31:26certains considèrent
31:26qu'un milliard est suffisant
31:27d'autres en veulent trois
31:28mais ça c'est anecdotique
31:29on est d'accord sur le principe
31:30après sur l'euthanasie
31:32on a un regard
31:34qui est différent
31:35en fonction des sensibilités
31:36de chacun
31:37on ne peut pas juger les autres
31:38et moi je ne peux pas dire
31:39qu'on est en retard
31:39parce que j'ai toujours considéré
31:41que la société française
31:42et on le considère
31:43d'ailleurs en général
31:43on a tendance
31:44dans notre parti
31:45à souvent dire
31:45qu'on ne se compare pas trop
31:46quand il y a des choses bonnes
31:47on les prend
31:48mais la société française
31:49n'est pas la société allemande
31:51et vous dites quoi vous Charlotte
31:52qu'il faut trancher
31:53c'est vrai que par exemple
31:54on entend beaucoup
31:54parmi les députés dire
31:56il faut déjà
31:56qu'on arrive à faire
31:57des soins palliatifs partout
31:58et ensuite
31:59on se poserait cette question là
32:00est-ce que voilà
32:01pour vous la société
32:02est mûre aussi pour trancher
32:04parce qu'on voit que parfois
32:04il y a des hésitations
32:06des doutes
32:07c'est une question très intime
32:08je suis totalement d'accord
32:09il faudrait déjà
32:10développer les soins palliatifs
32:11partout en France
32:11ça c'est clair
32:13et je pense que
32:14tout le monde est d'accord
32:16sur ce sujet là
32:17sur la question
32:18il y a déjà l'euthanasie passive
32:19qui est un petit peu appliqué
32:19en France
32:20c'est à dire
32:20on accompagne les gens
32:21voilà on les laisse un peu
32:23partir de même
32:24je vois pas pourquoi
32:25l'euthanasie active
32:26ne pourrait pas non plus
32:27être appliquée en France
32:29pour moi
32:30avoir le droit de vivre
32:32sur soi-même
32:32c'est la plus grande liberté
32:33que chaque individu a
32:34c'est à dire
32:34je décide si oui ou non
32:35demain j'ai envie de partir
32:36si j'ai une maladie
32:37dégénérative
32:39qui ne me permettra pas
32:39de guérir
32:40je pense que c'est
32:41à la personne
32:42de pouvoir choisir
32:43si oui ou non
32:44elle a envie de partir
32:44dans de bonnes conditions
32:45je pense que c'est une question
32:47qui pourrait aussi
32:48peut-être passer par la voie
32:49d'un référendum
32:50comme c'est une question
32:51en partisane
32:51pourquoi pas demander aux français
32:53ce qu'eux en pensent
32:54mais est-ce qu'il y aura
32:54une question facile
32:55beaucoup disent
32:56on ne peut pas répondre
32:56en une question
32:58peut-être voilà
32:59d'abord débattre
33:01en assemblée
33:01débattre au Sénat
33:02voilà c'est la voie du peuple
33:04en soi
33:04les députés représentent le peuple
33:05en débattre
33:06avancer
33:07les députés aussi
33:09vont sur le terrain
33:10posent des questions
33:10aux citoyens
33:11et voilà
33:12essayer de
33:13comment dire
33:13de produire
33:16une question un peu plus générale
33:17et de la soumettre
33:17en référendum
33:18pour que chaque personne
33:18puisse avoir l'occasion
33:19de démettre son avis
33:20sur cette question-là
33:21qui est fondamentale à mon sens
33:23en un mot chacun
33:23référendum
33:24ça permet d'interroger la société
33:26sur un sujet
33:27qu'elle tranche
33:27ça permettrait effectivement
33:29d'avoir une réponse
33:30mais ça ne prendrait pas en compte
33:31tous les éléments
33:32extrêmement importants
33:33je pense à la clause de conscience
33:34par exemple
33:35pour les médecins
33:35c'est absolument essentiel
33:37de la garder
33:37on ne peut pas obliger
33:38un soignant à le faire
33:39et je vous rejoins
33:40sur la question
33:41comment la formuler
33:42moi je me rappelle
33:42à l'époque où je travaillais
33:43il y avait des sondages
33:44qui sortaient
33:45qu'est-ce que vous préférez
33:46mourir dans d'atroce souffrance
33:48ou qu'on puisse créer
33:48l'euthanasie
33:49la possibilité d'euthanasie
33:51la réponse
33:51c'est caricaturel
33:52mais c'était quand même
33:53comme ça que la question
33:53a été posée
33:54donc ça veut dire
33:55référendum
33:56il va falloir sacrément
33:57travailler la question
33:58pour que ce soit
33:59suffisamment éclairant
34:01pour les français
34:02pour pouvoir y répondre
34:02vous êtes souvent favorable
34:04au référendum
34:04au rassemblement national
34:05je n'ai pas de difficulté
34:06avec le référendum
34:07alors attention
34:08juste à une chose
34:08on se trompe de sujet
34:10quand on réfléchit
34:11à la question
34:11parce qu'un référendum
34:12en réalité
34:13la question c'est
34:14est-ce que vous voulez
34:14de ce texte ou pas
34:15on soumet un texte
34:16au peuple
34:17il dit s'il est pour
34:18ou s'il est contre
34:19on ne lui demande pas
34:20est-ce que vous voulez partir
34:20dans d'atroces souffrances
34:21etc
34:22là on est plus dans du sondage
34:23des choses comme ça
34:24et c'est très mal fait d'ailleurs
34:25mais
34:26et on se rejoint
34:27mais
34:28le référendum
34:29c'est on envoie un texte
34:30aux français
34:30et on leur demande
34:31oui mais on ne peut pas envoyer
34:32un texte de 50 pages
34:33non mais j'entends
34:34mais le référendum
34:35sur le principe
34:35on demande au peuple
34:36de donner son avis
34:37sur un texte
34:38pas sur une philosophie
34:40c'est sur un texte précis
34:41et la difficulté
34:42juste en trois mots
34:43le référendum
34:44oui nous on est toujours
34:45favorables au référendum
34:46la difficulté sur ce sujet
34:47c'est que
34:48c'est très complexe
34:50la clause de sauvegarde
34:51les français ne savent pas
34:52forcément ce qui se cache
34:52derrière ces termes
34:53les garde-fous
34:54qui peuvent être posés
34:55ou pas
34:56et c'est là-dessus
34:57où ça peut être compliqué
34:57pour les français
34:59Cécile on va finir avec vous
35:01Cécile Roche
35:0119 ans
35:02étudiante en sciences politiques
35:03vous venez de La Roche-sur-Yon
35:05vous voulez poser une question
35:06sur la coalition des volontaires
35:08l'Ukraine
35:08plus globalement
35:09la défense européenne
35:09on vous écoute Cécile
35:10Bonjour madame la députée
35:12et monsieur le député
35:13ma question porte en effet
35:15sur la coalition des volontaires
35:16donc elle s'est tenue
35:17le 6 janvier 2026
35:2035 des états
35:21étaient représentés
35:22mais seuls deux
35:23se sont engagés
35:25d'envoyer des troupes
35:27en Ukraine
35:28donc dont d'ailleurs
35:29un état qui ne fait plus partie
35:31de l'Union Européenne
35:31qui est le Royaume-Uni
35:32ma question
35:33et donc la suivante
35:35la perspective
35:36d'une défense européenne
35:37n'est-elle pas une chimère
35:39merci beaucoup
35:39alors je pense que vous avez
35:41deux points de vue
35:42différents sur la question
35:43Anne-Cécile Violant
35:44est-ce qu'il faut
35:44une défense européenne
35:45je pense qu'il faut
35:47une défense européenne
35:48et que non
35:49cette perspective là
35:50n'est pas une chimère
35:51c'est quelque chose
35:52qui est en construction
35:53et là où c'est
35:55extrêmement important
35:55c'est de voir
35:56que les pays européens
35:57peuvent s'engager
35:58de différentes manières
35:59la seule manière
36:00c'est pas forcément
36:01d'envoyer des troupes
36:02c'est aussi
36:02comment on peut soutenir
36:04l'Ukraine
36:04à avoir du matériel
36:06à avoir des troupes
36:07et c'est là
36:08où plusieurs pays
36:08déjà peuvent s'engager
36:09et le font déjà
36:10donc c'est extrêmement important
36:12de pouvoir distinguer
36:12justement cet envoi de troupes
36:13et quel soutien autre
36:15cette coalition européenne
36:17peut assurer
36:18donc c'est pas une chimère
36:19c'est une coalition
36:20qui est en cours de construction
36:21et qui me semble
36:23absolument indispensable
36:24compte tenu du contexte
36:25géopolitique fort inquiétant
36:26Kévin Mauvieux
36:28que plusieurs pays européens
36:29se mettent d'accord
36:30autour d'une défense européenne
36:32pour vous
36:32c'est non
36:33nous au Rassemblement National
36:35on est opposé
36:36à cette défense européenne
36:37chaque nation doit rester souveraine
36:39la défense fait partie
36:40de la souveraineté nationale
36:41c'est quand même
36:41un élément majeur
36:42de la souveraineté nationale
36:43on doit rester souverain
36:46on doit garder notre défense
36:47ce qui n'empêche pas
36:48de coopérer entre états membres
36:50et de se mettre d'accord
36:50sur des politiques
36:51pour l'Ukraine
36:53éventuellement
36:54ce qui se passerait demain
36:55vis-à-vis de l'Iran
36:56ce qui pourrait se passer
36:58vis-à-vis d'autres pays
36:59on n'est pas obligé
37:03c'est pas une marche forcée
37:04d'aller vers
37:05une Europe fédéraliste
37:07où c'est l'Europe
37:08qui détient tout
37:09et qui décide de tout
37:10à la place des pays
37:11nous on est pour une Europe
37:13des nations
37:14une Europe des nations
37:15avec chacun sa défense
37:16on travaille ensemble
37:18on coopère
37:18mais on garde notre défense
37:19d'autant qu'en Europe
37:20rappelons qu'on est
37:21le pays qui a
37:22l'arme nucléaire
37:23la dissuasion nucléaire
37:24et qu'il apparaît aberrant
37:26de partager cette dissuasion nucléaire
37:28parce que
37:28in fine
37:29quand on arrivera
37:30au bout du bout
37:31de cette défense européenne
37:34quid de la défense
37:36de la dissuasion nucléaire
37:38est-ce qu'on aura légitimité
37:40à dire
37:40par contre
37:40juste ça
37:41on le garde pour nous
37:41donc
37:42pour nous
37:44c'est une boîte de pandore
37:45on ne doit pas tendre
37:46vers une défense européenne
37:47mais vers des nations souveraines
37:49qui coopèrent
37:49pour mettre leurs moyens
37:50ensemble
37:50et défendre
37:52Cécile
37:52est-ce que vous comprenez
37:53ce discours en disant
37:54l'armée, la défense
37:55c'est vraiment une prérogative
37:56des états
37:57on ne peut pas mettre ça
37:58en commun
37:58ou alors est-ce que
37:59pour peser dans un monde
38:00face à Donald Trump
38:02Xi Jinping
38:03si on n'est pas l'Europe
38:05on ne compte pas tellement
38:05Je suis d'accord avec vous
38:07monsieur le député
38:08je pense que la question
38:09de la souveraineté de la France
38:10et notamment des autres états
38:11de l'Union Européenne
38:12est importante
38:13et d'autant plus
38:14que lorsqu'on voit
38:15que madame Van der Leyen
38:16a une vision
38:18plutôt universaliste
38:19de l'Union Européenne
38:20contrairement
38:22par exemple
38:22à Victor Orban
38:23qui a plutôt
38:24une vision étatique
38:25nationaliste
38:26etc
38:26ça pose question
38:28sur l'utilité
38:29de l'Union Européenne
38:30et surtout
38:31que la question
38:32de l'Ukraine
38:33est quand même
38:34bien avancée
38:35donc le fait
38:36de se dire
38:36on verra
38:38on avance ensemble
38:39etc
38:39mais qu'on voit
38:40aujourd'hui
38:40que ça n'avance pas
38:41ça pose question
38:42sur le rôle
38:44de l'Union Européenne
38:45sur la question
38:46de la défense
38:46c'est vrai que ça interroge
38:47Anne-Cécile
38:48violent
38:48quand on voit
38:48qu'on a du mal
38:49en Union Européenne
38:50à parler d'une seule voix
38:51on a des intérêts
38:52qui peuvent être divergents
38:53sur le plan commercial
38:54par exemple
38:55ça montre bien
38:57justement
38:57que c'est pas une marche forcée
38:58c'est qu'il y a des échanges
38:59et qu'encore une fois
39:00c'est en construction
39:01moi je vous entends
39:02mais alors à ce moment-là
39:03on fait quoi
39:04comment
39:04comment on laisse
39:06l'Ukraine
39:06aux mains
39:07des Russes
39:08et on les laisse
39:09se laisser
39:09complètement déborder
39:10je crois qu'il n'y a pas
39:11incompatibilité
39:12justement
39:12entre une coalition européenne
39:14qui se construit progressivement
39:15en respectant la souveraineté
39:16de chacun
39:16et de chaque état
39:17c'est pas incompatible du tout
39:19c'est comment justement
39:20construire cette coalition
39:21et pouvoir
39:23faire front
39:24face
39:25à ces exactions
39:27qui sont juste
39:27insupportables
39:28mais l'Ukraine
39:30a besoin
39:30qu'on l'aide
39:32oui non mais
39:32je suis d'accord
39:33mais moi
39:33j'ai beaucoup de mal
39:34depuis la guerre en Ukraine
39:35avec les discours
39:37qui tendent à utiliser l'Ukraine
39:38à instrumentaliser
39:39ce qui se passe en Ukraine
39:40pour nous faire croire
39:41qu'on est obligé de
39:41par exemple
39:42faire une défense européenne
39:44pour protéger l'Ukraine
39:45c'est faux
39:45et
39:46quand bien même
39:47la défense européenne
39:48irait à terme
39:50de sa construction
39:50j'ose espérer
39:52que les Ukrainiens
39:52en auront terminé
39:53avec les Russes
39:53d'ici là
39:54j'ose espérer
39:55pour eux
39:56non mais voilà
39:57mais j'ose espérer
39:58mais qui pour les défendre
39:58c'est-à-dire que chaque nation
39:59va envoyer peut-être quelqu'un
40:01une réponse européenne
40:03à peut-être plus de poids
40:04qu'une réponse pays par pays
40:04mais les réponses européennes
40:05on les a aujourd'hui
40:06on peut se mettre d'accord
40:07sur la manière d'agir
40:09et encore une fois
40:09vous avez dit
40:10il y a des intérêts commerciaux
40:11qui sont différents
40:11au sein de l'Union Européenne
40:12avec le Mercosur
40:14je pense que
40:14ceux qui ne le savaient pas hier
40:15le savent aujourd'hui
40:16et vous avez raison
40:18sur un point
40:18quand vous parlez
40:19de Viktor Orban
40:20de Van der Leyen
40:20demain
40:21on fait une défense européenne
40:24demain
40:24on a un pays
40:25qui évidemment
40:26je ne le souhaite pas
40:27mais qui bascule
40:28dans un régime politique
40:29au sein de l'Union Européenne
40:31dangereux pour l'Union Européenne
40:32et dangereux pour la France
40:33on fait comment ?
40:34On fait quoi ?
40:35On a la même défense
40:36on partage la même armée
40:37trop différent pour être ensemble
40:38Anne-Cécile Violent
40:39on est trop nombreux
40:40non alors
40:41moi je ne crois pas
40:42je crois qu'on peut trouver
40:43justement des voix communes
40:44et des discussions communes
40:46qui peuvent justement
40:46nous rassembler
40:48et j'espère bien
40:49effectivement
40:49qu'on n'arrivera pas
40:50à ce jour
40:51où on aura
40:52un gouvernement
40:53qui sera fort inquiétant
40:54pour la France
40:54je ne le souhaite pas
40:55merci beaucoup
40:56merci Cécile
40:58Andréas
40:59Charlotte
40:59et Frédéric
41:00merci d'avoir posé
41:01vos questions aux députés
41:02merci Kevin Mausieux
41:03et Anne-Cécile Violent
41:04si vous voulez venir
41:06interroger des députés
41:07sur ce plateau
41:07n'hésitez pas à candidater
41:09vous prendrez la place
41:10des citoyens
41:10vous pouvez les interroger
41:11sur des thèmes différents
41:13et assister à la séance
41:14des questions au gouvernement
41:15voilà pour cette émission
41:16ce soir 19h30
41:18chaque voix compte
41:19avec Adeline François
41:20quant à moi
41:20j'aurai le plaisir
41:20de vous retrouver demain
41:21pour la séance des questions
41:22au gouvernement
41:23du mercredi
41:24rendez-vous à 13h55
41:26sur LCP évidemment
41:27bonne journée à tous
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