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À l'issue du rejet des deux motions de censure débattues le 23 janvier, Sébastien Lecornu a recouru à un deuxième "49.3" sur la partie "dépenses" et l'ensemble du projet de loi de finances pour 2026. En réaction, deux nouvelles motions de censure ont été déposées, l'une par les groupes insoumis, écologiste et communiste, l'autre par le groupe "Rassemblement National". Un dernier "49.3" devra être dégainé par le Premier ministre pour que le budget 2026 soit définitivement adopté par le Parlement.
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00:00:00Générique
00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans la séance est ouverte.
00:00:10Dans ce numéro, nous revenons sur les motions de censure déposées après le deuxième 49.3
00:00:16utilisé par Sébastien Lecornu sur la partie dépense du budget.
00:00:20La première est défendue par trois groupes de gauche ici à l'Assemblée nationale,
00:00:24les insoumis, les communistes et les écologistes, la deuxième par le Rassemblement national.
00:00:29Ce qui nous est imposé avec ce budget n'est pas seulement un désaccord de plus entre le gouvernement et le Parlement.
00:00:36C'est l'aboutissement d'une séquence politique ouverte à l'été 2024,
00:00:41marquée par le refus persistant de tirer les conséquences du verdict des urnes
00:00:45par la reconduction d'une politique budgétaire inchangée,
00:00:49malgré l'absence de majorité et désormais par l'usage répété de la contrainte institutionnelle pour gouverner.
00:00:55Le recours au 49.3 sur ce texte ne peut donc être présenté comme un accident ni comme une nécessité technique.
00:01:03Il s'inscrit dans une logique de passage en force assumée qui pose une question fondamentale.
00:01:09Comment peut-on continuer à gouverner comme si de rien n'était
00:01:12lorsque le pays a clairement exprimé son désaccord sur l'orientation politique donnée
00:01:17et lorsque le Parlement est privé de sa capacité à décider ?
00:01:22Après des centaines d'heures de débats, après l'échec de la commission mixte paritaire,
00:01:27le gouvernement avait encore une possibilité, proposer un nouveau texte,
00:01:31un texte de compromis qui aurait incarné à la recherche d'un accord avec le Parlement sans majorité absolue.
00:01:37Vous ne l'avez pas fait.
00:01:39Vous avez préféré reprendre le texte du Sénat dans sa version la plus dure,
00:01:43la plus déséquilibrée et l'imposée.
00:01:45Dans le même temps, nous nous sommes ici tous été soumis depuis des mois à un climat de pression politique.
00:01:55Par voie de fuite savamment orchestrée dans la presse,
00:01:58la menace d'une dissolution est agitée régulièrement,
00:02:01comme un outil de dissuasion et d'alignement derrière l'exécutif.
00:02:05Je voudrais dire aux artisans de ce procédé
00:02:07que nous sommes ici par la volonté du peuple et n'en sortirons que par sa seule décision.
00:02:12Je voudrais également leur dire qu'en démocrate, nous n'avons jamais eu peur des élections.
00:02:19Cette pression n'a pas concerné que les députés.
00:02:22Elle a également pesé sur les élus locaux, à l'approche des municipales,
00:02:25avec l'idée que ces élections pourraient être balayées ou invisibilisées
00:02:29par des législatives anticipées dans un contexte
00:02:32où le Premier ministre se dit attaché à la décentralisation.
00:02:36Cette manière de mettre sous tutelle politique le calendrier démocratique local
00:02:40est pour le moins contradictoire et profondément choquante et inquiétante.
00:02:45À cela s'ajoute une dégradation grave de la qualité du travail parlementaire.
00:02:50Des arbitrages majeurs sur des recettes, sur des crédits,
00:02:53sur des choix fiscaux sensibles ont été découverts par la presse
00:02:56avant d'être portés à la connaissance des élus.
00:03:00Comment débattre ? Comment décider ?
00:03:02Comment adhérer en toute connaissance de cause
00:03:04lorsque l'information circule hors de l'hémicycle,
00:03:08au compte-gouttes, dans un brouillard organisé ?
00:03:11Ce n'est plus un débat budgétaire normal,
00:03:13c'est une mise en scène où le Parlement et les citoyens qu'ils représentent
00:03:17sont tenus à distance.
00:03:19Au-delà de la méthode, il y a le contenu de ce budget.
00:03:22Et ce contenu justifie pleinement la censure.
00:03:26Je m'attarderai sur trois points de ce budget d'autorité sans vision.
00:03:30Premier point, l'éducation et la recherche dont vous faites
00:03:32de véritables variables d'ajustement.
00:03:35Vous annoncez ici quelques mesures ciblées,
00:03:38mais vous persistez dans une logique de sous-investissement structurel
00:03:41qui hypothèque l'avenir du pays.
00:03:43Je voudrais, Monsieur le Premier ministre,
00:03:45vous dire que le contexte international tel qu'il se présente aujourd'hui
00:03:48n'appelle pas seulement au renforcement de notre appareil de défense.
00:03:52Il appelle aussi au soutien de notre système éducatif
00:03:55qui forme la pensée critique,
00:03:57au soutien de notre recherche
00:03:59qui excelle dans la production de savoirs stratégiques.
00:04:03Voilà aussi notre force,
00:04:05celle de l'intelligence,
00:04:06de la stratégie,
00:04:07de l'innovation.
00:04:09Notre groupe réitère par ma voix,
00:04:11cette tribune,
00:04:12son soutien indéfectible à l'école de la République
00:04:14et à l'université.
00:04:15Et voilà que nous apprenons,
00:04:18toujours par voix de presse,
00:04:20que le ministère a présenté hier
00:04:21la répartition des moyens pour la prochaine rentrée.
00:04:24Moins de 1 929 postes pour le premier degré,
00:04:281 800 pour le second,
00:04:29quand le PLF 2026,
00:04:31dont il est question ici,
00:04:32en ce moment,
00:04:33en ces lieux,
00:04:34annonce 1 891 pour le premier,
00:04:371 365 pour le second.
00:04:41Décidément,
00:04:42votre mépris du Parlement
00:04:43et de vos engagements est insondable.
00:04:45Deuxième point,
00:04:46l'écologie que vous reléguez
00:04:48au tout dernier rang.
00:04:50Le fonds vert,
00:04:51qui atteignait 2,5 milliards d'euros en 2024,
00:04:54tombe à 850 millions d'euros en 2026.
00:04:58Les ajustements annoncés
00:04:59ne compensent à rien cet effondrement.
00:05:02La rénovation énergétique,
00:05:04l'adaptation au changement climatique
00:05:05sont traités comme des coûts
00:05:07jamais comme des investissements d'avenir.
00:05:10Quant au transport,
00:05:11après ambition France Transport,
00:05:14c'est le couperet qui tombe
00:05:15et France Transport qui sombre.
00:05:17Vous ne préparez pas la transition écologique,
00:05:20vous organisez le décrochage de la France.
00:05:23La liste est longue de vos mensonges
00:05:24et de vos renoncements.
00:05:26Aide publique au développement,
00:05:27droit de timbre,
00:05:28suppression des APL pour les étudiants étrangers,
00:05:31annulation anticipée des réserves
00:05:32sur les programmes asile et immigration
00:05:34ou intégration
00:05:35et accès à la nationalité française,
00:05:38sur la protection judiciaire de la jeunesse
00:05:40et l'accès aux droits et à la justice
00:05:41et même une dégradation par rapport
00:05:44à la copie du Sénat
00:05:45sur l'insertion par l'activité économique,
00:05:48les missions locales
00:05:49ou les entreprises adaptées.
00:05:51Mais au-delà de la question de la justice fiscale,
00:05:54mon troisième point porte sur la question
00:05:56de la sincérité budgétaire.
00:05:57Depuis plusieurs exercices,
00:06:00nous assistons à une succession
00:06:02de prévisions excessivement optimistes
00:06:04corrigées en cours d'année par des gels,
00:06:06des annulations ou des redéploiements de crédits.
00:06:09Une pratique qui affaiblit la crédibilité
00:06:11de l'action publique
00:06:12et a des conséquences très concrètes
00:06:14pour les entreprises comme pour les collectivités
00:06:16avec des annonces tardives,
00:06:18des crédits fluctuants
00:06:19et une visibilité réduite à néant.
00:06:22Comment demander aux unes
00:06:23de planifier des investissements d'avenir,
00:06:26aux autres de maintenir
00:06:27des services publics de proximité
00:06:29lorsque l'État lui-même
00:06:31renonce à la prévisibilité,
00:06:33à la sincérité budgétaire
00:06:34qui devrait structurer la relation
00:06:36entre niveaux de gouvernance ?
00:06:38Vous dites faire le choix
00:06:39de vous appuyer sur des recettes
00:06:40dites exceptionnelles.
00:06:42Hier, la taxation des énergéticiens,
00:06:44plus connue sous le vocable de la crime,
00:06:46prévision 2023, 12,3 milliards,
00:06:49puis 3 milliards, finalement,
00:06:51300 millions,
00:06:53la contribution différentielle
00:06:54des gros revenus
00:06:55dont on sait désormais
00:06:56qu'elle a été largement surestimée.
00:06:58Ce faisant,
00:06:59vous piétinez nos principes budgétaires,
00:07:01vous fragilisez la sincérité
00:07:03des prévisions
00:07:03et vous décrédibilisez
00:07:05nos institutions budgétaires.
00:07:07Vous promettez sur la base
00:07:08de prévision de recettes galvaudées,
00:07:10puis vous annulez des crédits
00:07:11en faisant croire
00:07:12que c'était imprévisible.
00:07:14Ce qui nous est imposé aujourd'hui
00:07:16n'est pas seulement
00:07:16un texte budgétaire contestable.
00:07:18Votre budget,
00:07:19M. le Premier ministre,
00:07:20n'est pas un budget de responsabilité,
00:07:23c'est un budget d'injustice
00:07:24et je peux vous assurer
00:07:26que les Français
00:07:26l'ont parfaitement compris.
00:07:29Nous voterons donc cette motion
00:07:30non par goût du fracas institutionnel,
00:07:33nous la voterons
00:07:34parce que le Parlement
00:07:35ne peut se résigner
00:07:36à devenir la chambre d'enregistrement
00:07:38d'un texte
00:07:38qui sacrifie l'avenir.
00:07:40Nous la voterons
00:07:41parce que nous avons le devoir
00:07:44d'arrêter un pouvoir
00:07:45qui pour se maintenir
00:07:46quoi qu'il en coûte
00:07:48est prêt à sacrifier
00:07:49le présent des Françaises
00:07:50et des Français
00:07:51et l'avenir de notre pays.
00:07:53Je vous remercie.
00:07:53Pour une fois,
00:07:55M. le Premier ministre,
00:07:56les faits et les Français
00:07:57vous ont donné raison.
00:07:59C'est suffisamment rare
00:08:00pour être souligné
00:08:00et c'est même
00:08:01un événement unique
00:08:02dans la situation actuelle.
00:08:04En effet,
00:08:05les élections législatives
00:08:06partielles
00:08:06ont démontré
00:08:07que vous aviez raison
00:08:08de redouter
00:08:09une dissolution
00:08:10de l'Assemblée nationale
00:08:10pour résoudre
00:08:11la crise budgétaire
00:08:12et donc des élections.
00:08:14Vous aviez raison,
00:08:15hélas,
00:08:15de votre seul point de vue
00:08:16cynique
00:08:17et parfaitement irresponsable.
00:08:19Le vote des Français
00:08:20est en effet clair,
00:08:21renforcé par l'éclairage
00:08:22de l'ensemble
00:08:23des études d'opinion.
00:08:24Les macronistes
00:08:25et leurs boulets
00:08:25LR et PS
00:08:26sont en chute libre
00:08:27et le seul véritable
00:08:28opposant à l'alternative,
00:08:30l'ERN,
00:08:31est chaque jour
00:08:32plus soutenu
00:08:32avec son allié de l'UDR.
00:08:35Toutes vos manœuvres,
00:08:36M. le Premier ministre,
00:08:37toutes vos compréhensions
00:08:38n'ont évidemment
00:08:39qu'un seul but
00:08:40totalement étranger
00:08:41à l'intérêt national,
00:08:42éviter de retourner
00:08:43devant les Français
00:08:44pour vous sauver,
00:08:45vous,
00:08:45et surtout,
00:08:46pour sauver Emmanuel Macron.
00:08:48Du point de vue démocratique,
00:08:49c'est évidemment une trahison.
00:08:50Du point de vue républicain,
00:08:52c'est évidemment
00:08:52une forfaiture
00:08:53et du point de vue moral,
00:08:54M. le Premier ministre,
00:08:55comme vous l'a dit Marine Le Pen,
00:08:57c'est évidemment
00:08:57une déchéance.
00:08:59Tous les mensonges,
00:09:00éhontés,
00:09:01et tous les éléments
00:09:02de langage éculés
00:09:02que vous ressassez
00:09:03avec la complicité
00:09:05des intérêts financiers
00:09:06qui vous maintiennent au pouvoir
00:09:07ne peuvent cacher
00:09:08la vérité,
00:09:09bien comprise
00:09:09par nos compatriotes.
00:09:10Les Français
00:09:11savent
00:09:12que ce budget
00:09:13ne baisse pas les impôts
00:09:14et va les alourdir
00:09:15d'au moins 9 milliards d'euros,
00:09:17y compris
00:09:171 milliard d'euros
00:09:18sur les ménages.
00:09:20Et encore,
00:09:20c'est compter
00:09:21sans la taxe
00:09:23sur l'épargne,
00:09:24sans la taxe
00:09:24sur les mutuelles
00:09:25pour financer
00:09:26votre budget ruineux
00:09:27de la sécurité sociale
00:09:28pour plus de 3 milliards d'euros.
00:09:30Les Français
00:09:30savent
00:09:31que ce budget
00:09:32ne contrôle pas
00:09:32les dépenses.
00:09:33Elles explosent
00:09:34en réalité
00:09:34de 38 milliards d'euros
00:09:36tout en dégradant
00:09:37les services publics.
00:09:39Les Français
00:09:39savent
00:09:39que ce budget
00:09:40n'arrête pas
00:09:41l'emballement fou
00:09:42de la dette
00:09:42qui augmente
00:09:43et augmentera
00:09:44de 70 milliards d'euros
00:09:45par trimestre.
00:09:47Les Français
00:09:47savent
00:09:47que ce budget
00:09:48ne maîtrise pas
00:09:49les charges d'intérêt.
00:09:51Elles pourront atteindre
00:09:5174 milliards d'euros
00:09:53selon le Haut Conseil
00:09:54des Finances Publiques.
00:09:55Ces intérêts
00:09:55de la dette
00:09:56sont littéralement
00:09:57en train d'étouffer
00:09:58l'économie
00:09:58et les finances
00:09:59de la France.
00:10:00Elles seront bientôt
00:10:01de 90
00:10:02puis 100 milliards d'euros
00:10:03par an
00:10:04si le contre-budget
00:10:05du Rassemblement National
00:10:06n'est pas déployé
00:10:07dans les meilleurs délais.
00:10:09Pire encore,
00:10:10les Français
00:10:10savent
00:10:11que ce budget
00:10:12n'assure nullement
00:10:13notre souveraineté
00:10:14puisque chaque euro
00:10:15de dette
00:10:16que vous avez créée,
00:10:17dette passée,
00:10:18dette actuelle
00:10:19et dette future
00:10:20est majoritairement achetée
00:10:21par des intérêts étrangers.
00:10:24Laissez passer
00:10:24votre budget
00:10:25c'est ne donc
00:10:25nullement renforcer
00:10:27la France
00:10:27et au contraire
00:10:28resserrer le nœud coulant
00:10:30du parti de l'étranger
00:10:30que vous avez mis
00:10:31autour de notre nation
00:10:32c'est vendre notre pays
00:10:34encore et toujours
00:10:35aux ingérences étrangères
00:10:36que vous condamnez
00:10:37en parole
00:10:38mais chérissez
00:10:38en acte.
00:10:40Enfin,
00:10:41les Français savent
00:10:42parce qu'ils le vivent
00:10:43dans leur quotidien
00:10:43que votre gabegi budgétaire
00:10:46ne permet même pas
00:10:47de répondre
00:10:48à un seul problème
00:10:49du pays.
00:10:50Jamais dans l'histoire
00:10:51de la France
00:10:51un gouvernement
00:10:52n'avait dépensé
00:10:53autant d'argent public
00:10:54pour que ce n'ait
00:10:55autant d'impôts
00:10:56sur les Français
00:10:56créé autant de déficits
00:10:58accumulé autant de dettes
00:10:59pour des résultats
00:11:00aussi pitoyables.
00:11:03Le cri du cœur
00:11:03des Gilets jaunes
00:11:04s'interrogeant
00:11:05à l'unisson des Français
00:11:06sur où va l'argent
00:11:07est de plus en plus
00:11:08d'actualité.
00:11:09Le budget
00:11:10que vous imposez
00:11:11aux Français
00:11:11est en réalité
00:11:12M. le Premier ministre
00:11:13contraire
00:11:14à tous vos engagements
00:11:15publics
00:11:16de redressement
00:11:16des comptes.
00:11:17Elle est la preuve
00:11:18manifeste
00:11:18que vous êtes
00:11:19dans un déni total
00:11:20du réel
00:11:21un régime
00:11:21potent quim
00:11:22reposant
00:11:23sur le mensonge
00:11:23d'État.
00:11:24Votre déni
00:11:25de la faillite budgétaire
00:11:26n'a d'ailleurs
00:11:27d'égal
00:11:27M. le Premier ministre
00:11:28que votre aveuglement
00:11:29coupable
00:11:29sur la submersion
00:11:30migratoire
00:11:31que connaît
00:11:31notre pays.
00:11:32Submersion migratoire
00:11:33aggravée
00:11:34par Bruno Rotaillot
00:11:36jamais avare
00:11:36d'une énième
00:11:37trahison
00:11:38de ses propres électeurs.
00:11:39En parole, toujours en parole, toujours en parole, veines, creuses, insupportables paroles.
00:11:44Vous prétendez maîtriser les migrations, contrôler nos frontières et renvoyer les clandestins.
00:11:49Dans la réalité, en 2025, votre gouvernement a délivré 11% de titres de séjour en plus.
00:11:54Par rapport à 2024, vous enchaînez les tristes années record sur ce sujet comme tant d'autres.
00:12:00Alors que vous n'avez que l'immigration de travail, l'immigration choisie à la bouche, les titres de séjour pour motif économique baissent de 13%.
00:12:07Alors que Bruno Rotaillot, quand il était dans l'opposition, refusait toute régularisation, il en a maintenu au gouvernement 90%.
00:12:15Votre mensonge, en réalité, sur l'état financier et économique du pays, votre échec sur la submersion migratoire que subit le pays,
00:12:23a d'ailleurs une triste traduction, un énième tabou dont seul parle le Rassemblement National,
00:12:27la fuite des Françaises et des Français de leur propre pays.
00:12:30Et les clandestins étrangers restent, les talents français fuient.
00:12:34Voilà le vrai bilan du socialomécraniste à la sauce Rotaillot.
00:12:38Vous êtes, collègues macronistes, LR, socialistes, des renards déguisés en agneaux.
00:12:43L'extrême centriste n'a d'ailleurs pas son pareil pour accuser les adversaires de leur propre turpitude.
00:12:48Vous accusez, par exemple, le RN d'être démagogue, alors que c'est vous qui ruinez la France à chaque élection avec des chèques en blanc.
00:12:55Vous accusez le RN d'être autoritaire, alors que c'est vous qui méprisez systématiquement le résultat des élections et gouvernez contre nos institutions.
00:13:04Vous accusez le RN d'être antirépublicain, alors que c'est vous qui vous aplatissez devant l'islamisme et qui vous alliez à la moindre occasion à l'islamo-gauchisme.
00:13:13Là encore, collègues, la liste est hélas loin, loin, très loin d'être exhaustive.
00:13:19Mais l'histoire de l'extrême centriste nous rassure sur un point essentiel.
00:13:23Votre règne toxique finit toujours par aboutir à la victoire des forces nationales.
00:13:28Du marais de la Révolution française au marigot de la IVe République, l'extrême centriste a ruiné la France sans savoir que des patriotes seraient toujours là pour sauver notre pays.
00:13:38Car dans son malheur, la France a une chance, celle d'avoir intacte les forces de son propre sursaut, les forces de son propre redressement.
00:13:45La France souffre sous le poids mort de votre incompétence, de votre raquette fiscale, de votre bureaucratie, de votre soumission aux intérêts étrangers.
00:13:55Mais la France, sitôt libérée de vous, saura renaître.
00:13:59Chacun peut ici imaginer, et le Rassemblement national avant tout autre, ce que le talent de nos agriculteurs, le talent de nos ouvriers,
00:14:05le talent de nos entrepreneurs, le talent de nos chercheurs, de nos enseignants, de nos soignants, de nos élus de terrain,
00:14:12de tous ces talents qui feront la France, sauront faire, sauront faire quand les dirigeants qui les aiment,
00:14:18des dirigeants qui les respectent, des dirigeants qui les défendent, seront au pouvoir.
00:14:22J'ai nommé Marine Le Pen et Jordan Bardella.
00:14:24Il est donc logique, il est donc logique, chers collègues macronistes, chers collègues PS, chers collègues LR,
00:14:31que votre seul projet pour la France, au bout de 15 interminables années de règne,
00:14:37ait et sera toujours d'empêcher la victoire du Rassemblement national,
00:14:41comme l'extrême centre de la 4ème République avait empêché l'avènement du général de Gaulle.
00:14:46Mais le temps mûrit toute chose, le temps mûrit toute chose, y compris la vérité qui saute désormais aux yeux de tous.
00:14:54Macroniste, LR, socialiste, vous êtes le malheur de la France, nous le Rassemblement national, sommes l'espérance et le sursaut.
00:15:03Je vous remercie.
00:15:05C'est un centriste qui va s'adresser à vous, et je l'assume, avec, je vais essayer de faire passer notre style,
00:15:13notre façon d'aborder la politique et le compromis.
00:15:19Parce que je pense qu'on en a besoin.
00:15:21On a besoin de compromis, et vous voyez, M. Tanguy, lorsqu'on a travaillé en commission,
00:15:27ou dans l'hémicycle, mais en commission, il me semblait que vous étiez beaucoup plus modéré,
00:15:32appliqué, essayé de trouver, vous exprimiez des idées, et tout ça, je pense aller dans le bon sens.
00:15:38Et je trouve qu'on souffre aujourd'hui, en permanence, de vouloir s'opposer, avoir des postures
00:15:45qui sont contraires, je pense, à l'intérêt de notre pays.
00:15:49Alors, mesdames et messieurs, à gauche et à droite, les censeurs,
00:15:55je pense que si on devait censurer le gouvernement, ça veut dire concrètement qu'on n'aurait pas de budget.
00:16:00Et je pense que le budget est nécessaire à notre pays dans la situation actuelle.
00:16:07Notre groupe, le groupe démocrate, a toujours été clair dans un contexte d'assemblée sans majorité absolue.
00:16:14Le recours à 49.3 pour l'adoption du budget ne pouvait être exclu dans le cadre d'un compromis parlementaire.
00:16:22C'est ni un aveu de faiblesse, ni un contournement de la démocratie,
00:16:28mais un outil constitutionnel qui permet à la France d'avoir un budget et donc de fonctionner.
00:16:34Pour un texte budgétaire, ce mécanisme s'impose,
00:16:38a fortiori lorsque les débats ont lieu pendant plus de 300 heures,
00:16:42car il permet de fixer les points d'accord et de garantir la stabilité de notre pays,
00:16:46la continuité de l'action publique.
00:16:48L'absence de budget serait priver le pays des marges d'action,
00:16:53au moment même où nous en sommes, en tant qu'Européens,
00:16:57testés, menacés par le retour des appétits impérialistes.
00:17:01Ça serait renoncer à aider les agriculteurs,
00:17:06en particulier nos éleveurs touchés par la crise de la DNC.
00:17:10Ce serait fragiliser nos services publics.
00:17:12Ce serait ne faire aucun choix pour demain,
00:17:15que ce soit sur un logement, la transition écologique ou la défense.
00:17:19C'est la raison pour laquelle notre groupe s'est investi,
00:17:22sans relâche, pour aboutir à une copie,
00:17:24qui, je le reconnais, ne plaît à personne,
00:17:26mais qui a au moins le mérite d'exister.
00:17:28Nous avons travaillé ici pour proposer des solutions
00:17:31permettant d'atteindre l'équilibre entre sérieux budgétaires et justice sociale,
00:17:36entre soutien à l'économie et protection des plus fragiles.
00:17:39Si nous nous félicitons d'avoir convaincu largement sur la nécessité de prolonger la CDHR
00:17:46pour réduire l'optimisation des très hauts revenus,
00:17:49nous regrettons de ne pas avoir permis l'adoption d'une véritable taxe holding
00:17:54pour nous attaquer à la suroptimisation fiscale des plus hauts patrimoines.
00:17:59Si ce budget n'est pas à la hauteur de nos attentes,
00:18:01il permet néanmoins de constater que nous réduisons nos dépenses,
00:18:05moins 0,2 point du PIB,
00:18:08sans alourdir plus que de raison la fiscalité.
00:18:12Les prélèvements obligatoires restent effectivement inférieurs,
00:18:15et vous le rappelez souvent, Madame la ministre du Budget,
00:18:17à ce qu'ils étaient en 2019.
00:18:19Cette Assemblée n'a pas de majorité claire,
00:18:22et c'est un fait.
00:18:23Mais cela ne doit pas nous paralyser.
00:18:25Nous devons faire avec cette réalité jusqu'au printemps 2027,
00:18:29au moment où les Français trancheront.
00:18:31À ceux qui veulent bousculer en permanence le calendrier électoral,
00:18:35je dis patienter encore un peu.
00:18:38La France a besoin de stabilité.
00:18:40Pas de crise à répétition.
00:18:42Les motions de censure ne sont pas la solution.
00:18:45Elles ne feraient qu'aggraver l'instabilité
00:18:46et retarder les réformes dont notre pays a besoin.
00:18:49D'ici 2027, nous avons encore des chantiers
00:18:52auxquels nous devrons nous atteler.
00:18:54Le groupe Les Démocrates appelle à y travailler dès à présent.
00:18:57Nous devons ainsi adapter notre fiscalité
00:18:59pour taxer moins ceux qui travaillent,
00:19:02et en demandant plus à ceux qui vivent de la rente.
00:19:04Ce n'est pas une punition,
00:19:06c'est une question de justice et d'efficacité économique.
00:19:09Nous devons aussi trouver des marges de manœuvre budgétaires.
00:19:12Cela implique de réinterroger la dépense publique
00:19:15et son efficacité.
00:19:16Et je pense que nous avons dans nos débats crantés
00:19:19ces sujets pour l'avenir,
00:19:21notamment la nécessaire solidarité entre les générations.
00:19:25Ces débats restent ouverts.
00:19:27Mes chers collègues,
00:19:28le Premier ministre a assumé ses responsabilités
00:19:30comme il se doit.
00:19:32Rejeter ce budget ne serait priver la France
00:19:34des moyens d'agir.
00:19:36Ce serait prendre le risque de l'immobilisme.
00:19:38Nous ne pouvons pas nous le permettre.
00:19:40Le groupe démocrate ne votera pas ses motions de censure,
00:19:43car nous croyons en un Parlement qui travaille,
00:19:46qui cherche des solutions
00:19:47et qui refuse la facilité du chaos.
00:19:50La France, vous savez, chers collègues,
00:19:53mérite mieux que des postures.
00:19:55Je vous remercie.
00:19:55Cette position n'a pas changé.
00:19:58Nous ne voterons donc pas
00:19:59ces nouvelles motions de censure.
00:20:01Mais notre refus de la censure
00:20:03ne signifie absolument pas
00:20:06notre adhésion à ce texte.
00:20:08Certes, par rapport aux années précédentes,
00:20:10un effort de maîtrise de la dépense publique est fait.
00:20:13Les budgets des ministères
00:20:14hors régaliens seront en baisse
00:20:16sur 2026.
00:20:17Des dispositifs seront rationalisés
00:20:19et des effectifs devraient être mieux maîtrisés.
00:20:23Par rapport à la trajectoire habituelle
00:20:26des finances publiques,
00:20:27cela représente un effort
00:20:28d'environ 10 milliards d'euros pour l'État.
00:20:31Cela va évidemment dans le bon sens
00:20:33et répond à une nécessité absolue
00:20:35pour notre pays
00:20:36pour qui la dépense publique
00:20:38représente plus de 56% du PIB.
00:20:42Nous reconnaissons donc la volonté
00:20:43affichée par le gouvernement
00:20:44de réduire le train de vie de l'État
00:20:46et nous le saluons.
00:20:49Toutefois, des questions se posent
00:20:50sur l'ampleur et la soutenabilité
00:20:53de cet effort.
00:20:54La construction de ce budget
00:20:55s'est effectuée dans des conditions
00:20:57particulièrement complexes.
00:21:00Le texte initial comportait
00:21:01une trajectoire de réduction de la dépense
00:21:04qui aurait pu faire l'objet d'un compromis.
00:21:06Mais les négociations
00:21:07entre les différents groupes politiques
00:21:09ont conduit à des ajustements
00:21:10très éloignés de ce qui est bon
00:21:13pour notre pays à long terme.
00:21:15Nous faisons face
00:21:16à un déséquilibre structurel.
00:21:19Or, ce budget ajoute
00:21:20des dépenses durables
00:21:21financées par des recettes ponctuelles
00:21:24et non reconductibles.
00:21:26Premier sujet,
00:21:27la réserve de précaution des ministères
00:21:29sera ponctionnée
00:21:30à hauteur de 1,7 milliard d'euros.
00:21:33Cette réserve constitue pourtant
00:21:34un instrument de gestion prudentiel
00:21:36destiné à faire face
00:21:38aux aléas et aux imprévus
00:21:40durant l'année budgétaire.
00:21:41En sollicitant dès à présent
00:21:44cette réserve pour compenser
00:21:45des dépenses imposées
00:21:46par nos collègues de gauche,
00:21:48nous nous privons de marge de manœuvre
00:21:51utile et nécessaire.
00:21:54Que se passera-t-il
00:21:55lors de la première crise,
00:21:56lors de la première urgence climatique,
00:21:59de la première urgence sanitaire
00:22:00ou de la première urgence sécuritaire ?
00:22:04Nous entrons dans une année budgétaire
00:22:06qui nécessitera une exécution
00:22:07du budget plus contrainte que jamais.
00:22:11Deuxième sujet,
00:22:12la trésorerie des opérateurs de l'État
00:22:14sera également ponctionnée.
00:22:17Effectivement,
00:22:17ces opérateurs disposent de réserves
00:22:19parfois importantes
00:22:20et solliciter une partie
00:22:22de ces fonds est légitime.
00:22:24Mais il aurait été nécessaire avant tout
00:22:26de se pencher sur l'organisation
00:22:28des politiques publiques
00:22:29que ces opérateurs portent,
00:22:30sur leur fusion
00:22:32ou sur leur suppression éventuelle
00:22:34plutôt que de faire
00:22:35un simple ajustement comptable.
00:22:37L'annulation d'un milliard d'euros
00:22:39sur les opérateurs
00:22:40de la mission Investir pour la France 2030
00:22:43nous inquiète tout particulièrement.
00:22:46Nous en venons à hypothéquer
00:22:48les investissements à long terme
00:22:50pour notre pays
00:22:50au profit d'un ajustement comptable
00:22:53à court terme.
00:22:55Vous le savez parfaitement,
00:22:57ces fonctions sont par nature
00:22:58non reconductibles.
00:22:59Aujourd'hui, nous vidons donc
00:23:01la trésorerie des opérateurs
00:23:02pour payer les promesses
00:23:04socialistes de 2026.
00:23:06Mais en 2027,
00:23:08en 2028 et ensuite,
00:23:10que ferons-nous ?
00:23:12Madame la Ministre,
00:23:13ces interrogations font écho
00:23:15à la question que je vous ai posée
00:23:16mardi dernier lors des questions
00:23:18au gouvernement.
00:23:19Comment pouvons-nous nous assurer
00:23:21de tenir un déficit raisonnable
00:23:23quand les nouvelles dépenses pérennes
00:23:25sont compensées par des taxes temporaires
00:23:27et des économies ponctuelles ?
00:23:30C'est d'ailleurs ce que soulève également
00:23:32l'agence Moody's qui a estimé hier
00:23:34que le déficit se situera plus probablement
00:23:36aux alentours de 5,2% pour 2026
00:23:39plutôt que les 5% que vous avez prévus.
00:23:42Et dans les années à venir,
00:23:44il nous faudra trouver d'autres sources
00:23:45de financement pour les dépenses pérennes
00:23:47qui nous ont été imposées dans ce budget.
00:23:49Dès l'année prochaine,
00:23:52les trésoreries des opérateurs
00:23:53ne seront plus mobilisables
00:23:55et la surtaxe sur les grandes entreprises
00:23:57ne devrait logiquement pas être reconduite,
00:24:00sauf à détourner son caractère exceptionnel.
00:24:04Ces deux mesures représentent à elles seules
00:24:06près de 10 milliards d'euros
00:24:07qu'il faudra, dès l'année prochaine,
00:24:09trouver ailleurs.
00:24:11Et je vous le demande d'ailleurs
00:24:12très sérieusement,
00:24:13chers collègues socialistes,
00:24:15quand vous avez obtenu vos milliards
00:24:16de dépenses nouvelles.
00:24:18Avez-vous pensé une seule seconde
00:24:20à la manière dont tout cela
00:24:21sera financé l'année prochaine ?
00:24:24La réponse est évidemment non.
00:24:26Et quand les recettes
00:24:27ne seront pas au rendez-vous,
00:24:30quand le déficit dérapera,
00:24:32quand il faudra trouver d'urgence
00:24:33de nouveaux financements,
00:24:35vous vous retournerez vers le gouvernement
00:24:37en le tenant pour responsable.
00:24:41Et comme à votre habitude,
00:24:42vous exigerez de nouvelles hausses d'impôts
00:24:44sur les Français
00:24:45pour combler les trous
00:24:46que vous avez vous-même creusés.
00:24:49Tout cela n'est pas responsable.
00:24:51Monsieur le Premier ministre,
00:24:53Madame, Messieurs les ministres,
00:24:54vous l'aurez compris,
00:24:55le groupe Horizon et Indépendant
00:24:57exprime donc ses vives réserves
00:24:58sur plusieurs aspects de ce texte.
00:25:00Le rejet de la première partie
00:25:02du projet de loi des finances
00:25:03a rendu impossible l'examen
00:25:04de la seconde partie dans cet hémicycle.
00:25:06Il faut encore donc
00:25:07notre incapacité collective
00:25:09à dégager des compromis,
00:25:11à conduire le Parlement
00:25:12dans une épaisse institutionnelle.
00:25:14Le recours à l'article 49.3
00:25:17ne constitue une solution satisfaisante
00:25:19pour personne
00:25:20et met en lumière
00:25:22un dysfonctionnement profond
00:25:23de notre démocratie
00:25:24et sanctionne l'absence
00:25:25de majorité claire, certes,
00:25:27mais aussi et surtout
00:25:28la difficulté persistante
00:25:30à construire des accords transpartisans.
00:25:32Dans ce contexte,
00:25:34le groupe Pliot a abordé
00:25:37cette nouvelle lecture
00:25:38avec une volonté intacte
00:25:39de compromis
00:25:40et un esprit constant
00:25:42de responsabilité.
00:25:44Nous voulons continuer
00:25:45d'être une force de proposition
00:25:47attachée à concilier
00:25:48le redressement des comptes publics,
00:25:50la justice dans l'effort
00:25:51demandé aux Français
00:25:52et la soutenabilité économique
00:25:54et sociale des décisions
00:25:55que nous prenons.
00:25:56Le redressement des comptes publics
00:25:58car le dérapage contemporain
00:26:00conduit au désastre collectif,
00:26:02la justice dans l'effort
00:26:03demandé aux Français
00:26:04car l'équité
00:26:05est un des fondements
00:26:06incontournables
00:26:07de la démocratie,
00:26:09la soutenabilité économique
00:26:10et sociale
00:26:11car rien ne se construit
00:26:12sans stabilité.
00:26:15Sur le fond,
00:26:16le cadrage macroéconomique
00:26:17du budget pour 2026
00:26:18appelle de sérieuses réserves.
00:26:20Par rapport à la loi
00:26:21des finances pour 2025,
00:26:23les crédits de paiement
00:26:23augmentent de près
00:26:24de 11 milliards et demi
00:26:25tandis que les autorisations
00:26:27d'engagement
00:26:27progressent d'environ
00:26:284,7 milliards.
00:26:30Cette évolution globale
00:26:31a traduit un ralentissement
00:26:32du rythme de la dépense
00:26:33sans pour autant
00:26:34constituer
00:26:35un véritable infléchissement.
00:26:37Nous avons conscience
00:26:38de la difficulté
00:26:39à modifier le cours des choses
00:26:40et d'ailleurs
00:26:41la hausse est très largement
00:26:42concentrée
00:26:42sur quelques postes
00:26:44structurellement contraints,
00:26:45la défense
00:26:46et la charge de la dette
00:26:47notamment.
00:26:48Il n'en demeure pas moins
00:26:49que cette dynamique
00:26:50fragilise la crédibilité
00:26:52de la trajectoire
00:26:53de redressement
00:26:54des finances publiques
00:26:55et repousse
00:26:56une fois encore
00:26:56l'essentiel de l'effort
00:26:58d'ajustement
00:26:58sur les exercices à venir.
00:27:01Certaines mesures
00:27:02traduisent des arbitrages
00:27:03socialement déséquilibrés
00:27:04et finalement
00:27:05contre-productifs.
00:27:07L'exclusion
00:27:07du financement
00:27:08du permis de conduire
00:27:09du compte personnel
00:27:10de formation
00:27:11constitue un recul
00:27:12concret
00:27:13pour la mobilité
00:27:14professionnelle
00:27:15en particulier
00:27:15pour les actifs modestes
00:27:17et les territoires
00:27:18mal desservis.
00:27:19De même,
00:27:20la réduction
00:27:21de la prime de Noël
00:27:21revient en réalité
00:27:22à faire peser
00:27:23un effort
00:27:24sur les foyers
00:27:24les plus pauvres.
00:27:26Ces choix
00:27:26contredisent
00:27:27l'objectif affiché
00:27:29d'épargner
00:27:30les plus fragiles
00:27:30et interrogent
00:27:31la cohérence sociale
00:27:32du budget proposé.
00:27:33Cohérence sociale,
00:27:34je veux le dire,
00:27:35que nous considérons
00:27:36primordiale.
00:27:38Nous constatons
00:27:39que les arbitrages
00:27:40par mission
00:27:40relèvent souvent
00:27:42de choix
00:27:42de moindre mal.
00:27:43Les crédits
00:27:44en faveur de l'écologie,
00:27:45de l'outre-mer,
00:27:46de la jeunesse
00:27:46ou de l'emploi
00:27:47visent à répondre
00:27:48à des réalités
00:27:49sociales et territoriales
00:27:51incontestables
00:27:51et tendent à limiter
00:27:52les effets
00:27:53les plus brutaux
00:27:54de l'effort budgétaire.
00:27:55S'agissant de l'agriculture,
00:27:57la trajectoire retenue
00:27:58recollait enfin
00:27:59à la gravité
00:27:59des difficultés
00:28:00que traverse le secteur,
00:28:02marquées par une crise
00:28:03sanitaire majeure
00:28:04et des tensions
00:28:05commerciales persistantes.
00:28:06Les mesures vont
00:28:08dans le bon sens
00:28:08et le groupe Liot
00:28:09les accueille positivement,
00:28:11même si elles demeurent
00:28:12en deçà des propositions
00:28:13que nous avions construites
00:28:14avec les acteurs
00:28:15de terrain
00:28:15pour renforcer
00:28:16durablement
00:28:17la résilience
00:28:18des filières,
00:28:19protéger les exploitations
00:28:20et accompagner
00:28:21les indispensables
00:28:22transitions.
00:28:24Notre groupe
00:28:24peut se satisfaire
00:28:26aussi
00:28:26de certaines mesures
00:28:28pour lesquelles
00:28:28nous avions des attentes.
00:28:29C'est le cas
00:28:30de l'outre-mer
00:28:30où nous saluons
00:28:31l'abondement
00:28:32du fonds de secours
00:28:34outre-mer,
00:28:34du fonds de gestion
00:28:35des sargasses
00:28:35et du financement
00:28:36de la lutte
00:28:37contre le narcotrafic.
00:28:39Nous accueillons
00:28:39également favorablement
00:28:40l'abondement
00:28:41du fonds vert,
00:28:42indispensable
00:28:43à la transition
00:28:43environnementale
00:28:44dans le territoire
00:28:45et des mesures
00:28:46en faveur du logement.
00:28:48Je pense ici
00:28:48au rehaussement
00:28:49de la RLS,
00:28:50à la suppression
00:28:51du gel des APL
00:28:52et l'augmentation
00:28:52conséquente
00:28:53des moyens destinés
00:28:54à ma prime Rénov'.
00:28:56Le logement,
00:28:57d'ailleurs,
00:28:57soit dit en passant,
00:28:58qui, malgré
00:28:59l'ampleur des besoins,
00:29:00sert depuis trop d'années
00:29:01de variables d'ajustement.
00:29:04Enfin,
00:29:04parce que nous sommes
00:29:05un groupe de territoire,
00:29:06nous saluons
00:29:07la sage décision
00:29:08de maintenir le soutien
00:29:08aux radios locales,
00:29:10la plupart du temps associatives,
00:29:12et qu'il faut raisonner
00:29:13la diversité
00:29:13de nos territoires.
00:29:14Sur les collectivités territoriales,
00:29:16l'effort global
00:29:17est ramelé
00:29:17à environ 2 milliards,
00:29:19au niveau
00:29:19sensiblement inférieur
00:29:20aux objectifs
00:29:21initiaux
00:29:21de l'exécutif.
00:29:23Ce rééquilibrage
00:29:23est plus conforme
00:29:24aux rôles modestes
00:29:25qu'ont pu jouer
00:29:25les collectivités
00:29:26dans la dérive budgétaire.
00:29:28La révision
00:29:29à la baisse
00:29:30du délico
00:29:30limite
00:29:31l'impact immédiat,
00:29:33mais fait peser
00:29:33l'essentiel
00:29:33de l'effort
00:29:34sur les régions,
00:29:35appelées à contribuer
00:29:36de manière considérable.
00:29:37En revanche,
00:29:38le soutien accru
00:29:39aux départements
00:29:40et la stabilité financière
00:29:41des communes
00:29:42permettent de préserver
00:29:43la continuité
00:29:44des services publics locaux
00:29:45et la capacité
00:29:46d'investissement
00:29:47des territoires.
00:29:48Sur le fond,
00:29:49la stabilité
00:29:50se paye
00:29:51par la dégradation
00:29:52des index,
00:29:53l'augmentation
00:29:54des taux d'intérêt
00:29:55et donc l'alourdissement
00:29:56du service
00:29:57de la dette.
00:29:58Il est profondément
00:29:59regrettable
00:30:00que des dizaines
00:30:01de milliards
00:30:02de nos impôts
00:30:02soient annuellement
00:30:03destinés
00:30:04à ceux qui,
00:30:05à travers le monde,
00:30:06détiennent
00:30:06les obligations d'État.
00:30:09S'agissant de la Corse,
00:30:10le groupe Liot
00:30:10salue la revalorisation
00:30:12de la dotation
00:30:13de continuité territoriale
00:30:14à hauteur
00:30:15de 60 millions d'euros.
00:30:17Gelé depuis 2009,
00:30:19la DCT permet
00:30:20à la collectivité
00:30:20de Corse
00:30:21de financer
00:30:22les coûts
00:30:22d'exploitation
00:30:23du service public
00:30:24de transports
00:30:25maritimes aériens
00:30:26qui ne cessent
00:30:26d'augmenter,
00:30:27on le sait,
00:30:27d'année en année.
00:30:29Il eût été logique
00:30:30que cette revalorisation
00:30:31fût indexée
00:30:31sur l'inflation
00:30:32comme le suggérait
00:30:33mon amendement
00:30:34adopté par l'Assemblée nationale
00:30:35en fin d'année dernière.
00:30:37Cette mesure
00:30:37éviterait bien
00:30:38des efforts
00:30:38que nous devons
00:30:39annuellement répéter.
00:30:41Nous avons,
00:30:41cela dit,
00:30:42conscience
00:30:43de l'importance
00:30:43de la somme
00:30:44allouée
00:30:44au regard
00:30:45des contraintes
00:30:46qui pèsent
00:30:46sur les comptes publics.
00:30:48Mes chers collègues,
00:30:49comme sur la première partie
00:30:50du projet de loi
00:30:51de finances
00:30:52pour 2026,
00:30:52le Parlement
00:30:53n'est pas appelé
00:30:54à voter un budget
00:30:55mais sommé
00:30:56de se prononcer
00:30:56sur une motion
00:30:57de censure.
00:30:58Cette situation
00:30:59est profondément
00:31:00insatisfaisante
00:31:01et nous éloigne
00:31:02de ce que devrait être
00:31:04un débat budgétaire
00:31:05mené dans des conditions
00:31:06de logique démocratique.
00:31:08Le groupe Lyot,
00:31:09dans sa grande majorité,
00:31:10ne votera pas
00:31:11les motions de censure.
00:31:13Et cela a un choix
00:31:13de responsabilité.
00:31:15Il n'est ni un renoncement
00:31:16ni un blanc-seing.
00:31:18Il est porté
00:31:19pour la conscience
00:31:19d'une nécessité
00:31:20de doter le pays
00:31:21d'un budget
00:31:22et du refus
00:31:23d'une logique
00:31:24de chaos institutionnel.
00:31:26L'instabilité
00:31:27a un coût collectif
00:31:28considérable.
00:31:30La chute d'un gouvernement
00:31:31ne porte rien
00:31:31en tant que telle
00:31:33quand les circonstances
00:31:34politiques font
00:31:35qu'il n'existe pas
00:31:36de solution meilleure
00:31:37à offrir.
00:31:38Je vous remercie.
00:31:38119.
00:31:40La motion de censure
00:31:41dont nous discutons
00:31:42en ce jour
00:31:44fait suite
00:31:44au 119e recours
00:31:46à l'article 49.3
00:31:47de la Vème République.
00:31:49Le deuxième
00:31:49en une semaine
00:31:50mais surtout
00:31:51l'aboutissement
00:31:51de plusieurs centaines
00:31:52d'heures
00:31:53de débats budgétaires
00:31:54confirmant
00:31:55l'intransigeance
00:31:56d'un bloc central
00:31:57d'un extrême
00:31:57arc bouté
00:31:59sur ses dogmes budgétaires
00:32:00et refusant
00:32:01toute remise en cause
00:32:02de sa politique économique.
00:32:04Et il faut là
00:32:05vous reconnaître
00:32:05une certaine constance.
00:32:08Pourtant
00:32:08Monsieur le Premier Ministre
00:32:09vous avez expliqué
00:32:10ces derniers jours
00:32:11que ce nouveau
00:32:1149.3
00:32:12serait un crève-cœur
00:32:14une épreuve politique
00:32:15une décision presque
00:32:16lacrymale
00:32:17présentée comme
00:32:18l'ultime issue
00:32:19face à un débat
00:32:20prétendument bloqué.
00:32:22C'est un bien beau rôle
00:32:23que vous vous donnez là
00:32:25fustigeant
00:32:25l'intransigeance
00:32:26d'opposition
00:32:27soi-disant fermée
00:32:28à tout compromis.
00:32:30Tout cela
00:32:30n'est que
00:32:31mauvaise fable.
00:32:32Car oui
00:32:33Monsieur le Premier Ministre
00:32:34il y a
00:32:35compromis
00:32:35et compromis
00:32:36il y a
00:32:37les grands compromis
00:32:38presque historiques
00:32:39qui permettent
00:32:40l'avènement
00:32:40d'institutions
00:32:41transformant durablement
00:32:42la vie des français
00:32:43ce fut le cas
00:32:44de la sécurité sociale
00:32:45il y a
00:32:46les compromis
00:32:46plus modestes
00:32:47qui permettent
00:32:48des avancées
00:32:48progressives
00:32:49améliorant
00:32:50pas à pas
00:32:50le quotidien
00:32:52de nos concitoyens
00:32:53et puis
00:32:54il y a
00:32:54les compromis
00:32:55macronistes
00:32:56le fameux
00:32:57en même temps
00:32:57celui que vous nous imposez
00:32:59aujourd'hui
00:33:00relève
00:33:01de ce dernier champ
00:33:02pas besoin
00:33:03d'un CAP boulangerie
00:33:05pour savoir
00:33:05que ce n'est pas
00:33:06en rassemblant
00:33:06des miettes
00:33:06qu'on fait du pain
00:33:07et vous le prouvez
00:33:08augmenter
00:33:09le budget
00:33:10des bourses étudiantes
00:33:11il s'agit
00:33:12simplement
00:33:13de revenir
00:33:13sur une baisse
00:33:14que vous aviez
00:33:14vous-même
00:33:15décidée
00:33:15augmenter
00:33:16le budget
00:33:17des bailleurs sociaux
00:33:18après plus de 10 milliards
00:33:19fonctionner en 8 ans
00:33:20le retirer 900 millions
00:33:22cette année
00:33:22au lieu d'1,3 milliard
00:33:24ne constitue en rien
00:33:25un soutien
00:33:26alors votre main tendue
00:33:28serait-elle alors
00:33:29votre politique fiscale
00:33:31à l'égard
00:33:32des plus aisés
00:33:33votre budget
00:33:34parvient à l'exploit
00:33:35de faire moins encore
00:33:36que celui
00:33:38de Michel Barnier
00:33:39pourtant peu réputé
00:33:41pour ses ardeurs bolcheviques
00:33:43et vous en conviendrait
00:33:44et malgré
00:33:45cette prudence fiscale
00:33:46vous n'avez même pas réussi
00:33:48à satisfaire
00:33:49vos soutiens
00:33:50traditionnels
00:33:51comme toujours
00:33:52le Medef
00:33:53s'est distingué
00:33:54en s'agitant
00:33:54pour tenter d'émouvoir
00:33:55sur le sort
00:33:56prétendument dramatique
00:33:57des grandes entreprises
00:33:58pourtant
00:34:00à la lecture du texte
00:34:01qui nous est soumis
00:34:02on peine
00:34:03à comprendre
00:34:04ce désarroi
00:34:05l'an dernier
00:34:06les grandes entreprises
00:34:07s'acquittaient
00:34:08de 8 milliards d'euros
00:34:09de contributions exceptionnelles
00:34:11cette année
00:34:11ce ne sera plus
00:34:12que 7,3 milliards
00:34:13les armateurs
00:34:14eux sont totalement
00:34:15dispensés d'efforts
00:34:16malgré les 1,5 milliard
00:34:17d'euros
00:34:17de bénéfices
00:34:18de CMA
00:34:19CGM
00:34:20forcés de constater
00:34:22que le patron
00:34:23des grands patrons
00:34:24contrairement à d'autres
00:34:25a la victoire modeste
00:34:26et pourtant
00:34:28depuis cet été
00:34:29une petite musique
00:34:31monte
00:34:31il suffit
00:34:34de venir
00:34:34vous promener
00:34:36dans
00:34:36ma circonscription
00:34:38c'est le même train
00:34:38que pour Vernon
00:34:39d'ailleurs
00:34:39et vous l'entendrez
00:34:40et si ce n'était pas
00:34:42à nous de payer
00:34:42mais aux plus riches
00:34:44et si on arrêtait
00:34:45de marcher sur la tête
00:34:46et de fragiliser
00:34:46l'état social
00:34:47l'état qui protège
00:34:48en arrêtant de faire
00:34:49peser l'effort
00:34:49plus largement
00:34:50sur les salariés
00:34:51qui gagnent 1800 euros
00:34:52que sur les rentiers
00:34:53qui ont aussi 7,0 de plus
00:34:54sur leur compte en banque
00:34:55et je dis 7,0
00:34:56c'est avant la virgule
00:34:57c'est du vol
00:34:58et les français le savent
00:35:00211 milliards d'aides
00:35:01aux grandes entreprises
00:35:03sans contrôle
00:35:03ni contrepartie
00:35:04c'est du vol
00:35:05et les français le savent
00:35:06et je reviens
00:35:07à cette aspiration
00:35:08à l'égalité
00:35:09qui a de tout temps
00:35:10traversé notre société
00:35:11tout prélèvement confondu
00:35:13nos concitoyens payent en moyenne
00:35:1551% d'impôt
00:35:17tous
00:35:17non
00:35:18sauf
00:35:19les milliardaires
00:35:20protégés par la Macronie
00:35:21et ce budget passé au forceps
00:35:23qui n'en payent que 13%
00:35:25ça aussi c'est du vol
00:35:26et les français le savent
00:35:28les travaux de Gabriel Zuckman
00:35:30qui peuvent d'ailleurs
00:35:30ironie de l'histoire
00:35:32désormais s'appuyer
00:35:33sur les déclarations
00:35:34de l'ancien ministre
00:35:35de l'économie
00:35:35Eric Lombard lui-même
00:35:36ont largement dépassé
00:35:39le cadre universitaire
00:35:40pour infuser
00:35:41dans l'ensemble
00:35:42de la société
00:35:42alors bien sûr
00:35:44dans cette bataille culturelle
00:35:46les chantres de la dette publique
00:35:48ne manquent pas
00:35:48de courir
00:35:48de plateau en plateau
00:35:50pour marteler
00:35:50inlassablement
00:35:51le même slogan
00:35:52la France est en faillite
00:35:53la dette
00:35:54arme de sidération
00:35:56massive
00:35:57est utilisée
00:35:58pour sortir
00:35:58l'économie
00:35:59du champ démocratique
00:36:00face au marché
00:36:01il n'y aurait ni débat possible
00:36:03ni alternative
00:36:04l'austérité
00:36:05serait la seule voie
00:36:07et cette taxe Zuckman
00:36:08que d'aucun
00:36:09de vos cercles d'influence
00:36:10qualifiée d'ailleurs
00:36:11de délire communiste
00:36:13rien que ça
00:36:13apparaît donc
00:36:15comme le minimum syndical
00:36:16face à l'explosion
00:36:17des inégalités
00:36:18et des grandes fortunes
00:36:19et même ça
00:36:20ça a été balayé
00:36:21le dernier rapport
00:36:22d'Oxfam
00:36:23est sans appel
00:36:24depuis l'arrivée
00:36:25au pouvoir
00:36:25d'Emmanuel Macron
00:36:26en 2017
00:36:27la fortune
00:36:28des milliardaires français
00:36:29a doublé
00:36:29plus de 220 milliards
00:36:33d'euros supplémentaires
00:36:34220 milliards
00:36:35concentrés
00:36:36entre les mains
00:36:37de seulement 32 personnes
00:36:38notre assemblée
00:36:40n'a pourtant pas été
00:36:41à la hauteur
00:36:42de ses aspirations
00:36:43et les rares
00:36:43mesures aides fiscales
00:36:44prévues par ce budget
00:36:46ont été conçues
00:36:47pour ne pas fonctionner
00:36:48la contribution
00:36:49différentielle
00:36:50sur les hauts revenus
00:36:50reconduite cette année
00:36:51devait rapporter
00:36:52près de 2 milliards d'euros
00:36:53elle en a rapporté
00:36:545 fois moins en 2025
00:36:56quant à la taxe
00:36:57sur les holdings
00:36:57sa version définitive
00:36:58a au moins le mérite
00:36:59de chercher
00:37:00à ne tromper personne
00:37:02il est déjà prévu
00:37:03qu'elle ne rapporte rien
00:37:04la mesure anti-optimisation
00:37:06est devenue
00:37:06une mesure anti-rendement
00:37:08et pourtant
00:37:09les besoins
00:37:09de financement
00:37:10pour relever
00:37:11les défis
00:37:11de demain
00:37:12sont immenses
00:37:12Jean Pisani
00:37:14Ferry
00:37:15et Selma Mafouz
00:37:16évaluait
00:37:16dès 2023
00:37:17à 66 milliards
00:37:19d'euros
00:37:19par an
00:37:20l'augmentation
00:37:21des investissements
00:37:21publics et privés
00:37:22nécessaires
00:37:23d'ici 2030
00:37:24votre budget
00:37:26fait l'exact
00:37:27inverse
00:37:28en refusant
00:37:30d'actionner
00:37:30les leviers de recettes
00:37:31vous sabrez
00:37:32les dépenses
00:37:32de manière
00:37:34inédite
00:37:35le fonds vert
00:37:36perd 300 millions
00:37:37d'euros
00:37:38par rapport
00:37:38à 2025
00:37:39tant pis
00:37:39pour la transition
00:37:40écologique
00:37:40dans les territoires
00:37:41l'éducation nationale
00:37:43supprime 4000 postes
00:37:454000
00:37:45alors même
00:37:46que le déclin
00:37:47démographique
00:37:47aurait permis
00:37:48de réduire
00:37:48la taille des classes
00:37:49on parle concrètement
00:37:50en Normandie
00:37:51de 153 postes
00:37:52en moins
00:37:52dans le primaire
00:37:53et 150 en moins
00:37:54dans nos collèges
00:37:55et lycées
00:37:55déjà mis à mal
00:37:56on marche sur la tête
00:37:57et pendant ce temps là
00:37:59France 2030
00:38:00perd plus
00:38:01d'1,1 milliard
00:38:02d'euros
00:38:03l'investissement
00:38:04d'avenir
00:38:04et de la recherche
00:38:04sont sacrifiés
00:38:05sur l'autel
00:38:06de l'austérité
00:38:07inutile aussi
00:38:09d'insister
00:38:10sur l'effet récessif
00:38:12d'un pareil budget
00:38:12qui en réduisant
00:38:13drastiquement
00:38:13l'investissement public
00:38:14sera d'une grande violence
00:38:16sur les carnets de commande
00:38:17des TPE
00:38:17et des PME
00:38:18celles-là même
00:38:19qui vivent en partie
00:38:21grâce à la commande
00:38:22des collectivités locales
00:38:23vous savez
00:38:24les communes
00:38:25ces petites républiques
00:38:26du quotidien
00:38:27à qui vous allez faire
00:38:28les poches
00:38:28et je parle là
00:38:30des 2,2 milliards
00:38:32que vous comptez
00:38:33leur ponctionner
00:38:34en plus de tous
00:38:35les autres mauvais coups
00:38:36évidemment
00:38:36si nous validons
00:38:38une telle perspective
00:38:39chers collègues
00:38:40non-censeurs
00:38:41une seule question
00:38:43s'imposera à vous
00:38:44lors de votre retour
00:38:46en circonscription
00:38:47allez voir
00:38:48madame le maire
00:38:49monsieur le maire
00:38:49mesdames messieurs
00:38:50les candidats
00:38:51aux municipales
00:38:52quel service
00:38:53allez-vous fermer
00:38:54cette année
00:38:55il nous revient
00:38:56désormais
00:38:57de clore
00:38:57ce sinistre chapitre
00:38:58et d'enfin
00:38:59réparer
00:39:00ce pays
00:39:01tant fracturé
00:39:02collègues
00:39:03parce qu'il est
00:39:04un cocktail
00:39:05explosif
00:39:06qui mettra gravement
00:39:07à mal
00:39:07notre pacte
00:39:08social républicain
00:39:09barrer la route
00:39:11à ce budget
00:39:11de casse
00:39:12et de classe
00:39:13est non seulement
00:39:14une nécessité politique
00:39:15mais bel et bien
00:39:16un devoir
00:39:17que nous faisons nôtre
00:39:18vous sacrifiez
00:39:20l'avenir
00:39:21à vos places
00:39:22à vos postes
00:39:23à vos privilèges
00:39:24à votre système
00:39:25qui a échoué
00:39:26et qui fait
00:39:27aujourd'hui
00:39:27tant de mal
00:39:28à la France
00:39:29car ce budget
00:39:30qu'il soit adopté
00:39:32par contrainte
00:39:33parlementaire
00:39:34ou par ordonnance
00:39:35ne change rien
00:39:36à sa nature profonde
00:39:38ce budget
00:39:39mes chers collègues
00:39:40est profondément
00:39:41mauvais
00:39:42mauvais dans son esprit
00:39:44mauvais dans ses choix
00:39:45mauvais dans ses conséquences
00:39:48et ce sont
00:39:49une fois de plus
00:39:49les ménages
00:39:51et les entreprises
00:39:52qui en feront
00:39:53les frais
00:39:54vous prolongez
00:39:55en 2026
00:39:56monsieur le premier ministre
00:39:57une surtaxe
00:39:59sur l'impôt
00:40:00sur les sociétés
00:40:01que vous aviez présenté
00:40:04comme exceptionnelle
00:40:05et temporaire
00:40:07exceptionnelle
00:40:08elle ne l'est plus
00:40:09naturellement
00:40:10temporaire
00:40:11elle ne l'aura
00:40:12jamais été
00:40:13la trahison
00:40:14elle restera définitive
00:40:17ce symbole
00:40:18résume à lui
00:40:19tout seul
00:40:20la capitulation
00:40:21économique
00:40:22de votre gouvernement
00:40:24au nom
00:40:25d'une stabilité
00:40:26politique
00:40:27illusoire
00:40:28vous avez
00:40:29renié
00:40:30la politique
00:40:31de l'offre
00:40:32à la place
00:40:33vous avez choisi
00:40:34la facilité
00:40:35cédée
00:40:37au diktat
00:40:37du parti socialiste
00:40:39de monsieur Hollande
00:40:40de monsieur
00:40:41fort
00:40:41devenu
00:40:43les maîtres
00:40:43chanteurs
00:40:44budgétaires
00:40:45malgré
00:40:45les 1,6%
00:40:47à l'élection
00:40:48présidentielle
00:40:49c'est une anomalie
00:40:51démocratique
00:40:52c'est surtout
00:40:53une faute économique
00:40:54votre surtaxe
00:40:56alourdira
00:40:57durablement
00:40:59la charge
00:41:00fiscale
00:41:01fragilisera
00:41:02les décisions
00:41:03d'investissement
00:41:04affaiblira
00:41:04la compétitivité
00:41:06de la France
00:41:07dans un monde
00:41:08international
00:41:09toujours plus rude
00:41:11les entreprises
00:41:12concernées
00:41:13mes chers collègues
00:41:14représentent
00:41:1524%
00:41:16de l'emploi salarié
00:41:17dans notre pays
00:41:1854%
00:41:20de nos exportations
00:41:21et 36%
00:41:23de nos investissements
00:41:24en recherche
00:41:25et développement
00:41:26pour elles
00:41:27le taux réel
00:41:28de l'impôt
00:41:29sur les sociétés
00:41:30atteindra
00:41:31jusqu'à 35%
00:41:33quand la moyenne
00:41:34de l'OCDE
00:41:35est à 24
00:41:36et la moyenne
00:41:37mondiale
00:41:37à 21%
00:41:39les plus petites
00:41:40entreprises
00:41:41fournisseurs
00:41:42et sous-traitants
00:41:43en subiront
00:41:44les conséquences
00:41:45au final
00:41:46c'est l'ensemble
00:41:47de l'économie
00:41:48qui sera pénalisé
00:41:50au moment même
00:41:51où notre pays
00:41:52subit une vague
00:41:53historique
00:41:54de défaillance
00:41:56avec 68 000 entreprises
00:41:58qui auront fermé
00:41:59leurs portes
00:42:00en 2025
00:42:01cette politique
00:42:03a déjà fait
00:42:04de la France
00:42:05le champion
00:42:06du monde
00:42:07des impôts
00:42:08pour la troisième
00:42:10année consécutive
00:42:11le PIB
00:42:12par habitant
00:42:13sera désormais
00:42:15inférieur
00:42:16à la moyenne
00:42:17européenne
00:42:18dit autrement
00:42:19nous nous appauvrissons
00:42:21chaque année
00:42:21par rapport
00:42:23à nos voisins
00:42:24et nos concurrents
00:42:26pendant que les Etats-Unis
00:42:27et l'Allemagne
00:42:28baissent leurs impôts
00:42:30pour attirer usines
00:42:31et capitaux
00:42:32la France choisit
00:42:34elle
00:42:34de les faire fuir
00:42:35par l'impôt
00:42:36et par la réglementation
00:42:38comme si cela
00:42:40ne suffisait pas
00:42:41vous avez renoncé
00:42:43à la baisse
00:42:44de la CVAE
00:42:45pour tant annoncée
00:42:46et prévue
00:42:47dans les précédentes
00:42:48lois de finances
00:42:49vous avez refusé
00:42:51par
00:42:52l'artifice
00:42:54parlementaire
00:42:55la suppression
00:42:56de la C3S
00:42:57que les groupes
00:42:58du Rassemblement National
00:43:00et de l'UDR
00:43:01avaient introduit
00:43:02et qui avaient été votés
00:43:03par notre Assemblée
00:43:05un allègement
00:43:07attendu
00:43:08structurant
00:43:09tangible
00:43:09abandonné
00:43:11là encore
00:43:12un revirement
00:43:14ou un reniement
00:43:15encore un signal
00:43:17désastreux
00:43:17envoyé
00:43:18à ceux qui produisent
00:43:19investissent
00:43:20et embauchent
00:43:22les taxes
00:43:23que vous ajoutez
00:43:24ne restent jamais
00:43:26sur les entreprises
00:43:27ciblées
00:43:28elles se diffusent
00:43:29dans toute l'économie
00:43:30elles sont payées
00:43:32par les salariés
00:43:33par les ménages
00:43:34par les consommateurs
00:43:36elles pèsent
00:43:37sur le pouvoir
00:43:37d'achat
00:43:38cruellement
00:43:39et nous le savons
00:43:40combien les Français
00:43:41aujourd'hui
00:43:42mesurent la baisse
00:43:44de leur pouvoir
00:43:44d'achat
00:43:45après
00:43:46presque
00:43:47dix années
00:43:47de gestion
00:43:48macroniste
00:43:49à force
00:43:50de tout prélever
00:43:51l'Etat
00:43:52finit par
00:43:53tout stériliser
00:43:54et cette
00:43:55pression
00:43:55fiscale
00:43:56ne s'accompagne
00:43:57d'aucune
00:43:58discipline
00:43:59sur la dépense
00:44:00là est sans doute
00:44:01le plus grave
00:44:02bien au contraire
00:44:04la dépense publique
00:44:05continue de croître
00:44:07de près de 40 milliards
00:44:09d'euros
00:44:09dans ce budget
00:44:10sans aucune réforme
00:44:12structurelle
00:44:12sans réduction
00:44:14du périmètre
00:44:15de l'Etat
00:44:15sans réorganisation
00:44:17sérieuse
00:44:18nous atteindrons
00:44:1956%
00:44:20de dépenses publiques
00:44:22dans le PIB
00:44:23en 2026
00:44:24la dette
00:44:25quant à elle
00:44:26frôlera
00:44:27les 118%
00:44:29de notre richesse nationale
00:44:31c'est un record
00:44:33mes chers collègues
00:44:34ce n'est plus
00:44:35une dérive
00:44:36ce n'est plus
00:44:37un accident
00:44:37c'est un naufrage
00:44:39au final
00:44:40ce budget
00:44:41sera adopté
00:44:42par la contrainte
00:44:43par un premier ministre
00:44:45qui se parjure
00:44:46qui avait juré
00:44:47ne pas recourir
00:44:48au 49-3
00:44:49et bien
00:44:50nous y sommes
00:44:51il marque
00:44:52la destruction
00:44:52méthodique
00:44:54de la crédibilité
00:44:55économique
00:44:56de la parole
00:44:57publique
00:44:57et de la confiance
00:44:59internationale
00:45:00nous détenons
00:45:01aujourd'hui
00:45:02le beau délan
00:45:03de la gestion
00:45:04économique
00:45:04européenne
00:45:05plus grave
00:45:06encore
00:45:07les amis
00:45:08LR
00:45:08de monsieur
00:45:09Laurent Wauquiez
00:45:10s'apprêtent
00:45:11à nouveau
00:45:12à accompagner
00:45:13ce renoncement
00:45:14par peur
00:45:15des élections
00:45:16par peur
00:45:17des français
00:45:18comme les députés
00:45:19horizons
00:45:20de monsieur
00:45:21Edouard Philippe
00:45:22pour sauver
00:45:23quelques positions
00:45:24mais vous ne les sauverez pas
00:45:26et nous le verrons
00:45:27notamment dimanche
00:45:28en Haute-Savoie
00:45:29pour sauver
00:45:30quelques places
00:45:31pour où ils acceptent
00:45:33de sacrifier
00:45:34l'économie du pays
00:45:35au chantage
00:45:36d'un socialisme
00:45:38devenu
00:45:39ultra-minoritaire
00:45:40si ce budget
00:45:41n'est pas censuré
00:45:43ceux qui le laisseront
00:45:45passer
00:45:45emporteront
00:45:47la lourde responsabilité
00:45:49pleine et entière
00:45:50et je vous le prédis
00:45:51vous serez balayés
00:45:53la France aura
00:45:55peut-être
00:45:55un budget
00:45:56mais ce sera
00:45:57celui
00:45:58de la faillite
00:45:59tranquille
00:46:00de la compétitivité
00:46:02affaiblie
00:46:03en plus
00:46:04à cette incurie
00:46:06économique
00:46:06et budgétaire
00:46:08se superpose
00:46:09hélas
00:46:09une totale
00:46:11faillite
00:46:12de la politique
00:46:12sécuritaire
00:46:13et migratoire
00:46:14vous êtes
00:46:16incapables
00:46:17de protéger
00:46:17les français
00:46:18incapables
00:46:19de les protéger
00:46:20face à la vague
00:46:21de violences
00:46:22qui s'abat
00:46:23depuis plusieurs années
00:46:24sur notre pays
00:46:25depuis 2017
00:46:27les homicides
00:46:28et les tentatives
00:46:29d'homicide
00:46:30ont augmenté
00:46:30de 70%
00:46:32les violences sexuelles
00:46:33ont augmenté
00:46:34de 115%
00:46:35les violences physiques
00:46:37ont augmenté
00:46:38de 55%
00:46:39voilà votre bilan
00:46:41celui que tout à l'heure
00:46:43vous revendiquiez
00:46:44avec morgue
00:46:45sans aucune émotion
00:46:46sans aucune compassion
00:46:48pour les victimes
00:46:50qui par votre arrogance
00:46:51sont insultées
00:46:52au quotidien
00:46:53vous êtes aussi
00:46:55incapables
00:46:56de protéger
00:46:57notre pays
00:46:58de la submersion
00:46:59migratoire
00:47:00à laquelle
00:47:01vous avez
00:47:02en réalité
00:47:03livré
00:47:03384 000 titres
00:47:06de séjour
00:47:07record absolu
00:47:08dans l'histoire
00:47:09de France
00:47:10ont été
00:47:11prononcées
00:47:12sous votre majorité
00:47:13socialiste
00:47:15LR
00:47:15macroniste
00:47:16en 2025
00:47:18auquel il faut rajouter
00:47:20près de 200 000 demandeurs
00:47:22d'asile
00:47:23nous sommes pas loin
00:47:24des 600 000 étrangers
00:47:26entrés légalement
00:47:28en France
00:47:28en 2025
00:47:29alors mes chers amis
00:47:31face à cette faillite
00:47:32économique
00:47:33sécuritaire
00:47:35migratoire
00:47:36sociale
00:47:37c'est avec beaucoup
00:47:38de conviction
00:47:39et de détermination
00:47:41que nous voterons
00:47:42cette motion de censure
00:47:44ces motions ne sont
00:47:45ni accidentelles
00:47:46ni exceptionnelles
00:47:47ni dictées
00:47:48par une urgence nationale
00:47:49elles relèvent
00:47:50d'une stratégie politique
00:47:52commune
00:47:52et assumée
00:47:53par les deux extrêmes
00:47:54faire croire
00:47:55que la France
00:47:55est ingouvernable
00:47:56pour mieux s'en proclamer
00:47:58demain
00:47:58les seuls sauveurs
00:47:59alors depuis des années
00:48:01la France insoumise
00:48:02et le Rassemblement national
00:48:03organisent de manière
00:48:05systémique
00:48:06l'échec de nos débats
00:48:07et l'instabilité
00:48:08de notre vie politique
00:48:09pourquoi ce sabotage
00:48:11méthodique
00:48:12parce que le chaos
00:48:13est leur carburant
00:48:14politique
00:48:15plus l'incertitude
00:48:16grimpe
00:48:17plus ils espèrent
00:48:18récolter les fruits
00:48:19de la colère
00:48:19pourtant nombreux
00:48:21sont ceux qui aimeraient
00:48:21nous faire croire
00:48:22dans leur rang
00:48:23qu'ils sont les défenseurs
00:48:24du peuple
00:48:24alors regardons leurs actes
00:48:26bien plus souvent révélateurs
00:48:28que les grands discours
00:48:29sur les plateaux de télévision
00:48:30ou dans cet hémicycle
00:48:31ce week-end
00:48:33monsieur Mélenchon
00:48:33affirmait
00:48:34l'absence de chaos
00:48:35est essentielle
00:48:36pour nos TPE
00:48:37mais quelle hypocrisie
00:48:39alors que son groupe
00:48:40organise sciemment
00:48:42le chaos
00:48:42de notre vie politique
00:48:44et ce
00:48:44chaque jour
00:48:45monsieur Mélenchon
00:48:47a raison sur un point
00:48:48nos commerçants
00:48:49nos artisans
00:48:50nos entrepreneurs
00:48:51ont effectivement
00:48:52besoin de stabilité
00:48:54vous n'en êtes pas
00:48:55les garants
00:48:55comment peut-on
00:48:57le week-end
00:48:57prôner la sérénité
00:48:59pour nos entreprises
00:49:00et la semaine
00:49:01signer une motion
00:49:02de censure
00:49:03pour reverser
00:49:04le gouvernement
00:49:05et paralyser
00:49:06le budget
00:49:06de la nation
00:49:06le chaos
00:49:08que vous prétendez
00:49:09dénoncer
00:49:09c'est vous
00:49:10qu'il signez
00:49:10vous-même
00:49:11avec l'encre
00:49:12de l'irresponsabilité
00:49:13entre les leçons
00:49:14du week-end
00:49:15et les actes
00:49:15du mardi
00:49:16vous avez choisi
00:49:17ce sera le sabotage
00:49:18pour tous
00:49:19et tant pis
00:49:19pour nos TPE
00:49:20de l'autre côté
00:49:21de cet hémicycle
00:49:22il y a une heure
00:49:23de cela
00:49:24le président Ciotti
00:49:25dans un réquisitoire
00:49:26électoraliste
00:49:27tant c'est le gouvernement
00:49:29sur sa politique
00:49:30laxiste
00:49:30en matière de sécurité
00:49:32et voilà qu'il s'apprête
00:49:33à voter une motion
00:49:34de censure
00:49:34contre le budget
00:49:35de l'intérieur
00:49:36de la justice
00:49:37de la défense
00:49:38et de la création
00:49:39de 1600 postes
00:49:40de policiers
00:49:40à nouveau
00:49:41ce dibble discours
00:49:42est criant d'hypocrisie
00:49:43et de cynisme
00:49:44quand on prétend
00:49:45défendre les français
00:49:46on ne bloque pas
00:49:47l'assemblée nationale
00:49:48en usant de tous
00:49:49les stratagèmes du chaos
00:49:50quand on prétend
00:49:51défendre les français
00:49:52on ne transforme pas
00:49:53une arme constitutionnelle
00:49:54en outil de communication
00:49:56quand on prétend
00:49:57défendre les français
00:49:58on respecte le temps
00:49:59de la démocratie parlementaire
00:50:01car s'il est besoin
00:50:02de le rappeler
00:50:03une motion de censure
00:50:04n'est pas un acte anodin
00:50:05c'est un acte grave
00:50:07exceptionnel
00:50:08destiné à être utilisé
00:50:09en dernier recours
00:50:11or aujourd'hui
00:50:12à nouveau
00:50:12main dans la main
00:50:13la France insoumise
00:50:14et le Rassemblement national
00:50:15l'ont banalisé
00:50:16ils sont parvenus
00:50:17à vider de son sens
00:50:18un outil essentiel
00:50:19à notre république
00:50:20ils ont réussi
00:50:21à transformer
00:50:22un mécanisme de gravité
00:50:23en un vieux réflexe
00:50:25pavlovien
00:50:26c'est une alliance
00:50:27de circonstances
00:50:28dont le seul dénominateur
00:50:29commun est la passion
00:50:30du blocage
00:50:31d'un côté
00:50:32ceux qui voient
00:50:32que chaque ligne budgétaire
00:50:33est une trahison
00:50:34de la révolution mondiale
00:50:35de l'autre
00:50:36ceux qui attendent
00:50:37que le pays s'effondre
00:50:38pour venir
00:50:38pense-t-il
00:50:39ramasser les débris
00:50:40à force de crier
00:50:41à la crise
00:50:42on finit par fabriquer
00:50:43l'instabilité
00:50:44qu'on prétend dénoncer
00:50:45et de laquelle
00:50:46on prétend vouloir
00:50:46sauver la France
00:50:47le premier ministre
00:50:49l'a rappelé
00:50:49ce texte est le fruit
00:50:50de 350 heures
00:50:51de discussion
00:50:52c'est un texte
00:50:53de compromis
00:50:54un texte d'équilibre
00:50:55un texte de raison
00:50:56mais pour vous
00:50:57le compromis
00:50:58est une insulte
00:50:59et la raison
00:51:00un défaut de communication
00:51:01ce budget
00:51:02n'est pas parfait
00:51:03nous le reconnaissons tous
00:51:04il n'est le texte
00:51:05de personne
00:51:06mais certains
00:51:07dans cette assemblée
00:51:08ont fait le choix
00:51:09de l'assumer
00:51:09pour qu'enfin
00:51:10notre pays
00:51:11puisse être doté
00:51:12d'une ligne claire
00:51:13mes chers collègues
00:51:14la France n'a pas besoin
00:51:15de vacarme permanent
00:51:16mais d'un débat apaisé
00:51:17elle n'a pas besoin
00:51:18de tribun
00:51:19de fracas
00:51:20mais d'artisans
00:51:20du compromis
00:51:22elle n'a pas besoin
00:51:22d'une assemblée bloquée
00:51:23mais d'institutions efficaces
00:51:25la France a besoin
00:51:26de stabilité
00:51:27de sérieux
00:51:28de crédibilité
00:51:29et de responsabilité
00:51:30c'est pour cette raison
00:51:31que le groupe
00:51:32Ensemble pour la République
00:51:33ne votera pas
00:51:34ses motions de censure
00:51:35non par confort
00:51:36non par habitude
00:51:37mais parce que nous refusons
00:51:39de laisser s'installer
00:51:40l'instabilité
00:51:41et devenir
00:51:42une méthode politique
00:51:43nous ne nous trompons
00:51:45pas de combat
00:51:45nous ne sommes pas ici
00:51:47pour souffler
00:51:47sur les braises
00:51:48d'une assemblée
00:51:49polarisée
00:51:49nous sommes ici
00:51:50pour doter la France
00:51:51d'un budget
00:51:52et travailler
00:51:52dans l'intérêt
00:51:53des Français
00:51:54on ne bâtit rien
00:51:55sur le ressentiment
00:51:56on ne gouverne pas
00:51:57avec des non systématiques
00:51:59pour la France
00:52:00pour nos institutions
00:52:01et pour le respect
00:52:02du travail parlementaire
00:52:03que vous piétinez
00:52:04chaque jour un peu plus
00:52:05nous nous opposerons
00:52:06à vos vaines tentatives
00:52:07d'attiser le chaos
00:52:09alors oui
00:52:10une fois n'est pas coutume
00:52:11le Rassemblement National
00:52:12la France Insoumise
00:52:13et leurs alliés
00:52:14veulent ensemble
00:52:15faire tomber
00:52:15le gouvernement
00:52:16nous
00:52:16nous voulons
00:52:17faire avancer le pays
00:52:18voilà je crois
00:52:19chers collègues
00:52:20le véritable clivage
00:52:21qui nous divise aujourd'hui
00:52:22je vous remercie
00:52:23avez-vous parlé
00:52:26de ce budget
00:52:27à vos proches
00:52:27avez-vous annoncé
00:52:30à vos enfants
00:52:30par exemple
00:52:31que 55 000
00:52:32contrats jeunes
00:52:33sont promis
00:52:34à disparaître
00:52:35à leurs amis
00:52:37en apprentissage
00:52:37qui vont perdre
00:52:38l'aide au permis
00:52:39de conduire
00:52:39aux autres parents
00:52:40d'élèves
00:52:41que 4000
00:52:42postes d'enseignants
00:52:43vont être supprimés
00:52:44à votre partenaire
00:52:46que les allocations
00:52:47familiales
00:52:48sont rabotées
00:52:48jusqu'à 900 euros
00:52:49par an
00:52:50avez-vous prévenu
00:52:51vos parents
00:52:52que le bureau
00:52:52de poste à côté
00:52:53risque de fermer
00:52:54et que leurs aides
00:52:55de logement
00:52:55vont disparaître
00:52:56parlez-leur
00:52:57écoutez-les
00:52:58et vous allez
00:52:59voter la censure
00:53:00d'autant
00:53:03que ce budget
00:53:04n'est pas seulement
00:53:06macroniste
00:53:06c'est aussi
00:53:07un point de fusion
00:53:08avec l'extrême droite
00:53:09c'est la double peine
00:53:11ou
00:53:12devrais-je dire
00:53:12la double le peine
00:53:13puisqu'il reprend
00:53:14des mesures historiques
00:53:15du rassemblement national
00:53:17avec les voix
00:53:18du parti socialiste
00:53:19suppression
00:53:21des aides au logement
00:53:22pour les étudiants
00:53:23étrangers
00:53:24qui nous font l'honneur
00:53:25de venir contribuer
00:53:26à l'université française
00:53:27d'où vient cette idée
00:53:28alors j'ai cherché
00:53:30c'est la page 4
00:53:32de la profession de foi
00:53:33de Jean-Marie Le Pen
00:53:33en 2002
00:53:34que j'ai là avec moi
00:53:35qui effectivement
00:53:37propose de réserver
00:53:39les APL
00:53:40à la préférence nationale
00:53:42j'entends d'ailleurs
00:53:42à ma droite
00:53:43j'entends à ma droite
00:53:44à mon extrême droite
00:53:45dire excellent
00:53:46mais vous feriez mieux
00:53:47de la mettre en veilleuse
00:53:48parce que
00:53:49applaudir Jean-Marie Le Pen
00:53:50à 27 janvier
00:53:51jour de la libération
00:53:52d'Auschwitz-Birkenau
00:53:53applaudir un négationniste
00:53:55de la Shoah
00:53:56et un tortionnaire d'Algérien
00:53:57mettez-la en veilleuse
00:53:59et épargnez-nous ça
00:53:59au moins aujourd'hui
00:54:00de même
00:54:03de même
00:54:03ce budget
00:54:04augmente
00:54:05de 100 euros
00:54:07le prix du timbre
00:54:08pour les titres
00:54:09de séjour
00:54:09d'où vient l'idée
00:54:10j'ai retrouvé ici
00:54:12un texte
00:54:12amendement
00:54:13Marion Maréchal
00:54:14Le Pen
00:54:152014
00:54:15donc
00:54:17les différents points
00:54:19de ce budget
00:54:20concernant les étrangers
00:54:21sont copiés-collés
00:54:22de l'extrême droite
00:54:23par le gouvernement
00:54:24macroniste
00:54:24avec des voix
00:54:25du parti socialiste
00:54:26rien que de toucher
00:54:30ces papiers
00:54:31j'avoue
00:54:31j'en ai un peu
00:54:32la nausée
00:54:33donc collègues
00:54:34il est temps
00:54:35de refuser
00:54:36ce budget
00:54:36et donc
00:54:37de voter la censure
00:54:38d'autant plus
00:54:41que cette censure
00:54:42est à portée
00:54:42de main
00:54:42à la mi-janvier
00:54:45le gouvernement
00:54:45tenait à 32 voix
00:54:46c'était déjà
00:54:47pas grand chose
00:54:48vendredi dernier
00:54:49il tenait à 19 voix
00:54:50encore moins
00:54:51vous perdez
00:54:51une voix et demie
00:54:52par jour
00:54:52collègues hésitants
00:54:55que vous ont montré
00:54:57ce week-end
00:55:00lundi et mardi
00:55:01la réalité du pouvoir
00:55:03à savoir des gens
00:55:04qui partent se couberger
00:55:06avec le MEDEF
00:55:07pendant que les plans
00:55:08de licenciement
00:55:08se succèdent partout
00:55:09dans le pays
00:55:10dans la banque
00:55:11dans l'assurance
00:55:12le transport
00:55:12l'agroalimentaire
00:55:13en 4 jours
00:55:14nous avons eu
00:55:15des annonces
00:55:16depuis la dernière motion
00:55:17de censure
00:55:17de suppression
00:55:18de postes
00:55:19à Tesser
00:55:19Capgemini
00:55:20Chloruit
00:55:21Fedex
00:55:21Ubisoft
00:55:22Forcy Power
00:55:22Amazon
00:55:23j'en passe
00:55:24qu'ont fait les ministres
00:55:24rien
00:55:25pas un son
00:55:26pas d'image
00:55:26avez-vous confiance
00:55:27dans ces gens
00:55:28nous non
00:55:29vous non plus
00:55:29vous ne pouvez pas
00:55:30leur faire confiance
00:55:31ils ne savent pas
00:55:32gérer leur dossier
00:55:33ils n'en disent rien
00:55:34ils sont donc
00:55:34complices au jour le jour
00:55:35de tout ce qui arrive
00:55:36à ce pays
00:55:37cela mérite la censure
00:55:38dans le pays
00:55:39personne n'est dupe
00:55:4073%
00:55:42des françaises
00:55:42et des français
00:55:43sont contre votre budget
00:55:44et parmi eux
00:55:4566%
00:55:46des sympathisants
00:55:47socialistes
00:55:48se disent contre
00:55:49et pour cause
00:55:49ils ont bien suivi
00:55:50ils ont comparé
00:55:51le début de la négociation
00:55:52avec le fruit à l'arrivée
00:55:54rappelez-vous
00:55:55en septembre
00:55:55le parti socialiste
00:55:57arborait
00:55:574 principes de négociation
00:55:59le premier
00:56:00je le cite
00:56:00soutenir les classes populaires
00:56:02et bien
00:56:04où en sommes-nous
00:56:051,5 million de foyers
00:56:06perdent la prime de Noël
00:56:07bravo
00:56:08champion
00:56:09deuxième principe
00:56:11relancer l'économie
00:56:12via un plan vert
00:56:13où en sommes-nous ?
00:56:15les deux tiers du fonds vert
00:56:16a disparu
00:56:17500 écoles ne seront pas
00:56:18rénovées
00:56:19bravo
00:56:19champion
00:56:20troisième principe
00:56:22mettre à contribution
00:56:23les grandes fortunes
00:56:24où en sommes-nous ?
00:56:26ni ISF
00:56:26ni taxe du Kman
00:56:27à l'arrivée
00:56:28les risques
00:56:29paieront toujours moins
00:56:30que la boulangère
00:56:31ou le fleuriste du coin
00:56:32bravo
00:56:33champion
00:56:33quatrième principe
00:56:36une dette publique
00:56:37à 5%
00:56:37alors là
00:56:38c'est bon
00:56:38effectivement
00:56:39vous avez tout sacrifié
00:56:41vos principes
00:56:42vos électeurs
00:56:43vos idées
00:56:43votre programme
00:56:44à une dette
00:56:45à 5%
00:56:46ça fait rêver
00:56:47comme projet de vie
00:56:48basarder tout un programme
00:56:50et des engagements électoraux
00:56:51pour une dette
00:56:51à 5%
00:56:52et j'entends
00:56:53certains parler de victoire
00:56:54mais
00:56:54à quoi ressemble
00:56:56le mur des victoires
00:56:57au siège du parti socialiste ?
00:56:59qu'est-ce qui se passe ?
00:57:00vous avez un mur
00:57:00et vous avez affiché
00:57:02Azincourt
00:57:03Bérezina
00:57:03Trafalgar
00:57:04Budget Lecornu
00:57:05à quoi ça ressemble
00:57:06votre imaginaire
00:57:07de la victoire politique
00:57:09dans le monde réel
00:57:10il n'y a pas
00:57:11une seule proposition
00:57:13socialiste dans le texte
00:57:14mais il y a les voix
00:57:15du parti socialiste
00:57:16dans le paquet
00:57:17franchement
00:57:18entre nous
00:57:19j'ai l'impression que
00:57:19si le capitaine du Titanic
00:57:21était adhérent au PS
00:57:22il aurait serré la main
00:57:23de l'iceberg
00:57:23à ce niveau-là
00:57:24d'autant que le deal
00:57:26avec le PS
00:57:27est signé
00:57:28côté macroniste
00:57:29par une équipe
00:57:30de super menteur
00:57:31on entend dans les couloirs
00:57:32des parlementaires
00:57:33tenter de laisser passer
00:57:35le budget
00:57:35en comptant sur les miettes
00:57:37croyant peut-être
00:57:37que les miettes
00:57:38font un repas
00:57:38ça n'a jamais été le cas
00:57:39dans l'histoire du monde
00:57:39mais surtout
00:57:40en essayant de faire confiance
00:57:42au gouvernement
00:57:43aucun engagement
00:57:45gouvernemental
00:57:46n'a été tenu
00:57:47depuis le début
00:57:48absolument aucun
00:57:49un exemple
00:57:49la Macronie avait promis
00:57:51il y a quelques mois
00:57:51une contribution exceptionnelle
00:57:53sur les hauts revenus
00:57:54promesse
00:57:55main sur le coeur
00:57:56ça va rapporter 2 milliards d'euros
00:57:57où en sommes-nous ?
00:57:58à la fin 5 fois moins
00:57:59car la disposition
00:58:01a été volontairement
00:58:03et délibérément
00:58:03rédigée
00:58:04pour permettre
00:58:04l'évasion fiscale
00:58:05et donc
00:58:06permettre au gouvernement
00:58:07d'offrir aux super riches
00:58:09la porte d'échappatoire
00:58:10de leurs propres engagements
00:58:11alors
00:58:12cette situation
00:58:14n'est pas totalement originale
00:58:16on a le recul historique
00:58:18beaucoup ici
00:58:18connaissent
00:58:19leur histoire de France
00:58:20on a connu
00:58:21un budget commun
00:58:22qui allait
00:58:23du parti socialiste
00:58:24à LR
00:58:24c'était
00:58:25en 1958
00:58:27gouvernement
00:58:28d'union nationale
00:58:29du PS à LR
00:58:30le plan
00:58:31PINÉ-RUEF
00:58:32une thérapie de choc
00:58:33libéral
00:58:33et via ce plan
00:58:35à l'époque
00:58:36cette grande coalition
00:58:37s'accorde sur une politique
00:58:38évidemment
00:58:38ni de gauche
00:58:39ni de gauche
00:58:39qui comporte
00:58:41plusieurs dispositions
00:58:42notamment
00:58:44la hausse de la TVA
00:58:45la désindexation
00:58:46des salaires
00:58:46sur l'inflation
00:58:47et puis
00:58:48peut-être
00:58:49comme un ultime pied donné
00:58:49à la situation actuelle
00:58:50c'est cette coalition
00:58:51LRPS en 1958
00:58:53qui met fin
00:58:54aux protections tarifaires
00:58:55pour les agriculteurs
00:58:56et agricultrices
00:58:56en France
00:58:57oui
00:58:58chaque grande coalition
00:59:00LRPS
00:59:01a toujours été
00:59:02responsable de malheur
00:59:02sur des décennies
00:59:03et seul l'oubli
00:59:05de l'histoire
00:59:05par certaines et certains
00:59:07leur permet de barboter
00:59:08dans le bouillon
00:59:09des erreurs
00:59:09anciennes
00:59:09et votre budget
00:59:12n'arrive pas
00:59:13à n'importe quel moment
00:59:14les 15 et 22 mars prochains
00:59:16il y aura
00:59:17des élections municipales
00:59:18en France
00:59:18je rappelle d'ailleurs
00:59:20à celles et ceux qui écoutent
00:59:21qu'ils ont jusqu'au 4 février
00:59:22pour s'inscrire
00:59:23chez les listes électorales
00:59:24sur internet
00:59:24jusqu'au 6
00:59:25pour s'inscrire en mairie
00:59:26c'est important
00:59:28c'est l'occasion
00:59:29de décider pour votre ville
00:59:29ce que vous voulez
00:59:30est-ce que vous voulez
00:59:31par exemple
00:59:31le lot public
00:59:32l'équipe scolaire gratuite
00:59:33des référendums
00:59:34d'initiatives citoyennes
00:59:35ça c'est si vous votez insoumis
00:59:36si vous votez pas insoumis
00:59:37ça sera évidemment
00:59:38d'autres propositions
00:59:38mais quelles que soient
00:59:40vos opinions politiques
00:59:41ce budget
00:59:42coupe 2 milliards d'euros
00:59:44aux collectivités
00:59:45donc
00:59:46aux mairies
00:59:47cela signifie
00:59:49que le vote
00:59:50de ce budget là
00:59:52consiste
00:59:52à mettre
00:59:53des menottes
00:59:53entre les mains
00:59:54des futurs exécutifs
00:59:55locaux
00:59:56que vont élire
00:59:57les françaises
00:59:57et les français
00:59:58vous voulez empêcher
00:59:59les futurs élus municipaux
01:00:00d'appliquer
01:00:01leur programme
01:00:01ce budget
01:00:02est donc
01:00:02en plus du reste
01:00:03en plus du reste
01:00:05un court circuit
01:00:05démocratique
01:00:06collègues
01:00:09comme le disait
01:00:11la grande Frida Kahlo
01:00:12tout existe
01:00:15il demande
01:00:16qui ça
01:00:16Frida Kahlo
01:00:16c'est une artiste
01:00:18mexicaine
01:00:19poétesse
01:00:20qui a écrit
01:00:20plusieurs ouvrages
01:00:21non mais alors je dis
01:00:22pour les gens de dehors
01:00:22c'est la droite
01:00:22qui demande
01:00:23qui est Frida Kahlo
01:00:23donc on explique
01:00:24il y a des expositions
01:00:25je vous ferai un mail
01:00:26donc comme l'expliquait
01:00:27la grande Frida Kahlo
01:00:28tout existe
01:00:30et évolue
01:00:31en répondant
01:00:31à une seule loi
01:00:32la vie
01:00:32personne n'est détaché
01:00:35de personne
01:00:36et personne ne lutte
01:00:37pour lui seul
01:00:37donc aujourd'hui
01:00:39collègues
01:00:39vous n'avez pas voté
01:00:40pour vos petites personnes
01:00:42vous avez voté
01:00:42pour le pays entier
01:00:43et pour le libéré
01:00:44du macronisme
01:00:45ce vote
01:00:46il a un nom
01:00:47très simple
01:00:48en deux syllabes
01:00:48censure
01:00:49alors tout à l'heure
01:00:50j'ai entendu
01:00:51j'ai écouté
01:00:52monsieur Tanguy
01:00:53et effectivement
01:00:54vos propos
01:00:55à cette même place
01:00:57tout à l'heure
01:00:58moi j'ai ressenti
01:00:59et je les ai
01:01:00interprétés comme cela
01:01:01ils traduisaient
01:01:02une forme d'agacement
01:01:03de frustration
01:01:04et oui
01:01:06votre frustration
01:01:06je la comprends
01:01:08parce que
01:01:09dans cette séquence budgétaire
01:01:10et bien
01:01:11votre échec
01:01:12on va dire
01:01:14que c'est
01:01:14il est cuisant
01:01:16il est cuisant
01:01:17pour le RN
01:01:18vos brouhs
01:01:19n'ont pas été utiles
01:01:20pour les français
01:01:21et ce que les français
01:01:22constatent
01:01:23est qu'il n'est pas utile
01:01:24de voter
01:01:25pour le RN
01:01:26pour voir son pouvoir
01:01:26d'achat augmenter
01:01:27il n'est pas utile
01:01:28de voter RN
01:01:29pour suspendre
01:01:30la réforme des retraites
01:01:31il n'est pas utile
01:01:32de voter RN
01:01:33pour préserver
01:01:34les services publics
01:01:35il n'est pas utile
01:01:36de voter RN
01:01:36pour rassurer
01:01:37préserver
01:01:38les collectivités
01:01:39les TPE
01:01:39les PME
01:01:40les associations
01:01:41par contre
01:01:42il est utile
01:01:43de voter RN
01:01:43pour que rien ne change
01:01:44pour abîmer
01:01:45l'esprit de démocratie
01:01:47qui nourrit
01:01:48notre république
01:01:49et qui nous embarquerait
01:01:50vers une trumpisation
01:01:51de la société
01:01:52elle se situe
01:01:53précisément là
01:01:54à la gouvernabilité
01:01:56pour laquelle
01:01:57les socialistes
01:01:58ont été utiles
01:02:00et à celles et ceux
01:02:01qui pensent tout fort
01:02:02que les socialistes
01:02:03ont sauvé le gouvernement
01:02:04nous disons
01:02:05que nous avons
01:02:06non pas œuvré
01:02:07travaillé
01:02:08négocié
01:02:09pour sauver
01:02:09le gouvernement
01:02:10mais pour préserver
01:02:11justement
01:02:12la gouvernabilité
01:02:13de la France
01:02:14pourquoi ?
01:02:16parce que nous avons
01:02:16considéré
01:02:17à l'aune des désordres mondiaux
01:02:19à l'aune des injustices
01:02:20et inégalités grandissantes
01:02:22à l'aune de nos services
01:02:23publics
01:02:23ne pouvant plus
01:02:24assurer pleinement
01:02:25leur mission de service
01:02:26rendu au public
01:02:28à l'aune de ce que nous implore
01:02:30le monde socio-économique
01:02:31à l'aune de l'urgence
01:02:33en matière de logement
01:02:34d'emploi
01:02:35d'insertion
01:02:36d'environnement
01:02:37à l'aune de cette injustice
01:02:38passive
01:02:39que nous refusons
01:02:40avec force
01:02:41quand chaque soir
01:02:413000 enfants
01:02:43dorment à la rue
01:02:44à l'aune des valeurs
01:02:46de justice
01:02:46de solidarité
01:02:47de fraternité
01:02:48de sororité
01:02:49de tolérance
01:02:50à l'aune de la responsabilité
01:02:52en tant qu'élu
01:02:52de la République
01:02:53et bien oui
01:02:54le groupe de parlementaires
01:02:57socialistes
01:02:57et apparentés
01:02:58a fait le choix
01:02:59en pleine conscience
01:03:00de s'extraire
01:03:01des vieux réflexes partisans
01:03:02pour penser plus grand
01:03:04pour construire
01:03:05une démocratie
01:03:05qui ne repose plus
01:03:06sur le seul fait majoritaire
01:03:08et ce n'est ni
01:03:10une compromission
01:03:11ni un renoncement
01:03:12c'est une force
01:03:14d'opposition constructive
01:03:15et l'histoire
01:03:17retiendra
01:03:18qu'un groupe
01:03:19de 69 députés
01:03:20socialistes
01:03:22a été l'acteur
01:03:23d'un compromis
01:03:24exigeant
01:03:25initiant les prémices
01:03:26d'un nouvel acte
01:03:27de maturité
01:03:28de la démocratie
01:03:29pour reprendre
01:03:30le terme
01:03:31défendu
01:03:31par Cynthia Fleury
01:03:32alors concrètement
01:03:34les négociations
01:03:35avec le gouvernement
01:03:35conduisent
01:03:36à ce que
01:03:37les efforts fiscaux
01:03:38ne se fassent pas
01:03:38sur les ménages
01:03:39ce sont les 400
01:03:41plus grandes entreprises
01:03:42qui financent majoritairement
01:03:43l'équilibre budgétaire
01:03:44les TPE-PME
01:03:45de nos territoires
01:03:46sont préservés
01:03:47de plus
01:03:48les négociations
01:03:49des socialistes
01:03:50garantissent
01:03:50la fin de l'année blanche
01:03:52c'est-à-dire
01:03:52que les pensions
01:03:53de retraite
01:03:53en 2026
01:03:54le RSA
01:03:55les bourses étudiantes
01:03:56les APL
01:03:56les allocations familiales
01:03:58les minima sociaux
01:03:59la prime d'activité
01:04:00seront réévaluées
01:04:01contrairement
01:04:02à ce qui était prévu
01:04:04par le gouvernement
01:04:05le barème de l'impôt
01:04:07sur le revenu
01:04:08également
01:04:083 millions
01:04:10de travailleurs
01:04:11au revenu modeste
01:04:12vont voir
01:04:13leur pouvoir d'achat
01:04:14augmenter
01:04:14c'est le fruit
01:04:15des négociations
01:04:16ajoutons à ces mesures
01:04:18impactant directement
01:04:19les français
01:04:20celles visant
01:04:21à desserrer
01:04:21les taux
01:04:21sur le logement
01:04:22social
01:04:23en attribuant
01:04:24des moyens
01:04:24supplémentaires
01:04:25aux bailleurs sociaux
01:04:26ou encore
01:04:27des garanties
01:04:27sur le dispositif
01:04:28MaPrimeRénov'
01:04:29et le fonds vert
01:04:29les étudiants
01:04:31vont enfin pouvoir
01:04:31accéder au repas
01:04:32des Crous
01:04:32à 1 euro
01:04:33ce qui répond
01:04:34à des situations
01:04:35absolument insupportables
01:04:36d'étudiants
01:04:37de plus en plus nombreux
01:04:38dans les files
01:04:39d'attente
01:04:39des banques alimentaires
01:04:41assez avancées
01:04:43pour les français
01:04:44nous avons dénoncé
01:04:45avec force
01:04:46les coupes drastiques
01:04:46concernant les budgets
01:04:47de l'ensemble
01:04:48des acteurs
01:04:48de l'emploi
01:04:49de la formation
01:04:49de l'insertion
01:04:50dans les territoires
01:04:51je pense aux missions
01:04:52locales
01:04:53je pense aux acteurs
01:04:54de l'insertion
01:04:56par l'activité économique
01:04:58aux entreprises adaptées
01:05:00également
01:05:00qui seront préservées
01:05:01à cela s'ajoute
01:05:03la réintégration
01:05:03du bilan de compétences
01:05:04dans le compte personnel
01:05:05de formation
01:05:06ou encore
01:05:06la poursuite
01:05:07de l'expérimentation
01:05:08territoire zéro chômeur
01:05:09de longue durée
01:05:10cher à mon prédécesseur
01:05:12député de la première
01:05:14circonscription de Côte d'Or
01:05:16entre 2012 et 2017
01:05:17Laurent Grand-Guillaume
01:05:18ce sont des filets
01:05:20de sécurité
01:05:20indispensables
01:05:21pour un grand nombre
01:05:22de françaises
01:05:23et de français
01:05:23leur permettant
01:05:24de se sentir
01:05:25à leur place
01:05:26dans la société
01:05:27alors j'entends
01:05:28que ce nouvel acte
01:05:30de maturité
01:05:30de la démocratie
01:05:31pour lequel
01:05:32le groupe socialiste
01:05:33est engagé
01:05:34soulève des étonnements
01:05:36des incompréhensions
01:05:37estompant alors
01:05:39le débat rationnel
01:05:40au profit
01:05:41d'une rhétorique
01:05:42émotionnelle
01:05:43privilégiant colère
01:05:44invective
01:05:45et autres excès
01:05:46de langage
01:05:47et de posture
01:05:48alors je vous pose
01:05:50la question ici
01:05:51aujourd'hui
01:05:52mes chers collègues
01:05:53la démocratie parlementaire
01:05:56telle que nous la vivons
01:05:57serait-elle condamnée
01:05:58à s'exprimer
01:05:59uniquement
01:06:00sous une forme
01:06:00polarisée
01:06:02à savoir
01:06:03la censure
01:06:04ou le soutien
01:06:05du gouvernement
01:06:06et bien les socialistes
01:06:08répondent non
01:06:08et avec courage
01:06:10exigence
01:06:11responsabilité
01:06:12saisissent l'opportunité
01:06:14de cette situation
01:06:15démocratique
01:06:16inédite
01:06:16pour dire aux français
01:06:18que oui
01:06:19le compromis
01:06:20et l'indignation
01:06:21ne sont pas incompatibles
01:06:23là où celles et ceux
01:06:24optent pour la censure
01:06:25a priori
01:06:26et a posteriori
01:06:27nous prouvons
01:06:27que l'indignation
01:06:28peut aussi s'incarner
01:06:29autrement
01:06:30qu'en bloquant
01:06:31en censurant
01:06:32en hurlant
01:06:33en clivant
01:06:34les socialistes
01:06:35ont mis un pied
01:06:35dans la porte
01:06:36pour modifier
01:06:36la copie budgétaire
01:06:37initiale
01:06:38les négociations
01:06:39ont été âpres
01:06:40et respectueuses
01:06:41complexes
01:06:41et dignes
01:06:42les français
01:06:43vont avoir
01:06:43un budget
01:06:44un budget
01:06:45qui n'est pas
01:06:46celui des socialistes
01:06:47mais un budget
01:06:48qui témoigne
01:06:49que la démocratie
01:06:50parlementaire
01:06:50n'est pas inutile
01:06:51pour la vie
01:06:52des françaises
01:06:53et des français
01:06:53pour la vitalité
01:06:55économique
01:06:55associative
01:06:56de nos territoires
01:06:57pour les collectivités
01:06:58pour la stabilité
01:07:00de notre république
01:07:01alors oui
01:07:02nous comprenons
01:07:02le réel
01:07:03et nous savons
01:07:03qu'atteindre
01:07:04l'idéal
01:07:04nécessite
01:07:05patience
01:07:06ténacité
01:07:06lucidité
01:07:08et un peu
01:07:09d'humilité
01:07:09aussi
01:07:10nous ne voterons
01:07:11pas
01:07:12les motions
01:07:12de censure
01:07:13et nous pourrons dire
01:07:14que ce travail
01:07:15de négociation
01:07:16exigeant
01:07:17courageux
01:07:18engagé par les socialistes
01:07:19participera demain
01:07:21à ce que les héritiers
01:07:22de la démocratie
01:07:23ne soient plus
01:07:24sans héritage
01:07:25six mois après
01:07:27sa présentation initiale
01:07:28par le premier ministre
01:07:28de l'époque
01:07:29ce budget est peut-être
01:07:30enfin en passe
01:07:31de trouver péniblement
01:07:32une issue finale
01:07:33une issue permise
01:07:35par le 49-3
01:07:36parfois utilisée
01:07:37à tort par le passé
01:07:38mais qui était
01:07:39devenue inévitable
01:07:40pour sortir de l'impasse
01:07:41que nous connaissons
01:07:42aujourd'hui
01:07:42et qui n'a que
01:07:43trop duré
01:07:44mais que d'attermoiement
01:07:45que d'énergie
01:07:46dilapidée
01:07:47et surtout que de temps
01:07:48perdu au détriment
01:07:49de la France
01:07:50et des français
01:07:50nous avons en effet
01:07:51donné le triste spectacle
01:07:53d'un pays à l'arrêt
01:07:54embourbé dans de vaines
01:07:55tergiversations
01:07:56et miné par des débats
01:07:57budgétaires
01:07:58qui n'en finissaient pas
01:07:59la faute
01:08:00il faut le dire
01:08:01à des partis politiques
01:08:02aux extrêmes
01:08:02de cet hémicycle
01:08:03qui ont refusé
01:08:04tout compromis
01:08:05qui sont restés
01:08:06campés sur des postures
01:08:07inflexibles
01:08:08et qui n'ont au fond
01:08:09qu'un seul but
01:08:10empêché l'adoption
01:08:11d'un budget
01:08:11ce budget pourtant
01:08:13il est attendu
01:08:14par les collectivités
01:08:15par les entreprises
01:08:16par les associations
01:08:17et bien sûr
01:08:18par nos compatriotes
01:08:19car il n'y a rien de pire
01:08:21que l'incertitude
01:08:22et l'instabilité
01:08:23qui détruisent la confiance
01:08:24et minent la croissance
01:08:26mais ces débats
01:08:27ont aussi montré
01:08:28et c'est heureux
01:08:29que le travail parlementaire
01:08:31pouvait déboucher
01:08:31sur les avancées
01:08:32bien réelles
01:08:33et sur ce qui fait
01:08:34de plus noble
01:08:35finalement
01:08:36notre capacité
01:08:37à dépasser
01:08:38nos clivages
01:08:38pour faire oeuvre utile
01:08:40pour le pays
01:08:41et je sais que
01:08:42beaucoup de députés
01:08:43de tous bords
01:08:43ont contribué
01:08:45à améliorer ce budget
01:08:46à l'enrichir
01:08:47au prix d'un travail
01:08:48fastidieux
01:08:48exigeant
01:08:49un gras parfois
01:08:50et qui nous a occupé
01:08:52des jours et des nuits
01:08:52durant
01:08:53je tiens aujourd'hui
01:08:54à saluer tous ceux
01:08:55qui se sont montrés
01:08:55constructifs
01:08:56et en particulier
01:08:57les députés
01:08:58de la droite républicaine
01:08:59qui ont refusé
01:09:00la fatalité
01:09:00d'une copie budgétaire
01:09:01initiale
01:09:02qui était alors
01:09:03absolument inacceptable
01:09:04car je vous le dis
01:09:06mesdames et messieurs
01:09:06les ministres
01:09:07mais vous le savez
01:09:07jamais nous n'aurions pu voter
01:09:09la première version
01:09:10de ce texte
01:09:10tant elle était défavorable
01:09:11aux classes moyennes
01:09:12et à la France
01:09:13qui travaille
01:09:13alors durant six mois
01:09:15avec les députés
01:09:16de la droite républicaine
01:09:17nous nous sommes battus
01:09:19pour améliorer ce budget
01:09:20nous nous sommes battus
01:09:21pour ne pas augmenter
01:09:22les impôts
01:09:23des classes moyennes
01:09:24et nous avons obtenu
01:09:25la réindexation
01:09:26de l'impôt sur le revenu
01:09:27nous nous sommes battus
01:09:28pour protéger
01:09:29les retraités
01:09:30qui ont travaillé
01:09:30toute leur vie
01:09:31et nous avons obtenu
01:09:33la réindexation
01:09:34des retraites
01:09:34nous nous sommes battus
01:09:36pour ne pas alourdir
01:09:37le coût du travail
01:09:38et nous avons obtenu
01:09:39le maintien
01:09:40des allégements
01:09:41de charges
01:09:41nous nous sommes battus
01:09:43pour tous les français ruraux
01:09:44qui n'ont souvent
01:09:45pas d'alternative
01:09:46à la voiture
01:09:47et nous avons obtenu
01:09:48l'annulation
01:09:49du malus automobile
01:09:50nous nous sommes battus
01:09:51pour maintenir
01:09:52le soutien
01:09:52à l'apprentissage
01:09:53indispensable pour nos jeunes
01:09:55comme pour nos entreprises
01:09:56nous l'avons obtenu
01:09:58nous nous sommes battus
01:10:00pour préserver
01:10:00les marges de manœuvre
01:10:01des collectivités locales
01:10:02qui font vivre
01:10:03nos territoires
01:10:04et leur contribution
01:10:05à l'effort national
01:10:06a été divisée par deux
01:10:07nous nous sommes battus
01:10:09pour les enfants
01:10:10en situation de handicap
01:10:11et ça m'est cher
01:10:12et nous saluons
01:10:13l'augmentation
01:10:14du nombre d'AESH
01:10:15même s'il faudra
01:10:17aller plus loin
01:10:17pour nos enfants
01:10:18et pour donner enfin
01:10:19un statut
01:10:20et un salaire décent
01:10:21à toutes ces femmes
01:10:22qui sont l'incarnation
01:10:24magnifique
01:10:24de l'inclusion scolaire
01:10:25que nous appelons
01:10:26de nos voeux
01:10:27il n'est plus non plus
01:10:28question de taxes
01:10:29Zuckman
01:10:30d'augmentation de la fiscalité
01:10:31sur l'assurance vie
01:10:32ou de raquettes
01:10:33des entreprises familiales
01:10:35et c'est heureux
01:10:36face à la dérive taxatrice
01:10:37et la folie fiscale
01:10:38d'une grande partie
01:10:40de la gauche
01:10:40et du RN
01:10:41il a fallu lutter
01:10:43pied à pied
01:10:43pour empêcher
01:10:44d'achever
01:10:45de faire de la France
01:10:46un enfer fiscal
01:10:47qu'il est hélas
01:10:49trop souvent
01:10:49toutes ces victoires
01:10:52il a fallu se battre
01:10:53pour aller les chercher
01:10:54c'est le fruit
01:10:55d'un travail
01:10:55de longue haleine
01:10:56et la mobilisation
01:10:57de la droite républicaine
01:10:58derrière Laurent Wauquiez
01:10:59et Nicolas Rey
01:11:00a fait honneur
01:11:02au travail parlementaire
01:11:03ces victoires obtenues
01:11:05ces victoires arrachées
01:11:06ce ne sont pas
01:11:07des victoires
01:11:08pour nous-mêmes
01:11:08ce sont des victoires
01:11:09pour les français
01:11:10pour les entreprises
01:11:11et pour notre pays
01:11:12tout cela a permis
01:11:14que ce budget aujourd'hui
01:11:15tel qu'il ressort
01:11:16ne ressemble plus du tout
01:11:18au musée des horreurs
01:11:19qu'avait tenté
01:11:20de nous vendre
01:11:21monsieur Bayrou
01:11:22pour autant
01:11:23nous sommes parfaitement lucides
01:11:25est-ce que ce budget
01:11:26est idéal ?
01:11:28bien sûr que non
01:11:28est-ce que ce budget
01:11:30aurait été celui
01:11:31de la droite républicaine ?
01:11:33évidemment pas
01:11:33et il suffira
01:11:34de nous donner
01:11:35une large majorité
01:11:35en 2027
01:11:36pour vous le prouver
01:11:37mais c'est un budget
01:11:39de compromis
01:11:40et le propre du compromis
01:11:42c'est précisément
01:11:43qu'il ne satisfait
01:11:43complètement personne
01:11:44mais qu'il assure
01:11:46l'essentiel
01:11:46il préserve
01:11:48le pouvoir d'achat
01:11:49des ménages
01:11:49il préserve
01:11:50les petites
01:11:51et moyennes entreprises
01:11:52il préserve
01:11:54les entrepreneurs
01:11:54et en particulier
01:11:55les auto-entrepreneurs
01:11:56mais pour autant
01:11:58il reste largement
01:11:58imparfait
01:12:00nous regrettons
01:12:02avant tout
01:12:02que ce budget
01:12:03ne s'attaque pas suffisamment
01:12:04au chantier fondamental
01:12:05de la réduction
01:12:06de notre dépense publique
01:12:07vous le savez
01:12:09notre pays
01:12:09hélas
01:12:10est biberoné
01:12:11à la dépense
01:12:12et miné par une suradministration
01:12:14qui décourage les projets
01:12:15plombe nos comptes
01:12:16et étouffe
01:12:17l'initiative
01:12:18notre pays
01:12:19reste sous
01:12:20respiration artificielle
01:12:21tant il est perfusé
01:12:22au déficit
01:12:23et à la dette
01:12:24au point de frôler
01:12:25l'overdose
01:12:26et donc
01:12:27faute de courage
01:12:28nous laissons
01:12:29la responsabilité
01:12:29du fardeau
01:12:30à nos enfants
01:12:31c'est une fatalité
01:12:32à laquelle je ne peux
01:12:33pas me résoudre
01:12:34néanmoins
01:12:36je salue
01:12:37madame la ministre
01:12:38monsieur le premier ministre
01:12:39vos efforts
01:12:40pour encadrer
01:12:41le budget des agences
01:12:41et des opérateurs
01:12:42de l'état
01:12:42et pour amorcer
01:12:44une baisse trop tardive
01:12:45mais bien réelle
01:12:46de la dépense publique
01:12:47c'est un premier pas
01:12:48qui était essentiel
01:12:49je vous en remercie
01:12:49et qui devra
01:12:50en appeler d'autres
01:12:51et cette avancée
01:12:53je sais qu'on la doit
01:12:53en grande partie
01:12:54à l'obstination
01:12:55et la pugnacité
01:12:56de notre rapporteur général
01:12:57Philippe Duvin
01:12:59dont la force de travail
01:12:59est la capacité de persuasion
01:13:01mais aussi le sens du dialogue
01:13:02durant l'intégralité
01:13:04de ces débats
01:13:04aura grandement contribué
01:13:06à améliorer
01:13:07la copie finale
01:13:07de ce budget
01:13:08au chapitre
01:13:10des déceptions
01:13:11je regrette
01:13:12la baisse
01:13:13totalement disproportionnée
01:13:14du budget
01:13:14de l'aide publique
01:13:15au développement
01:13:16amputée cette année
01:13:17encore bien au-delà
01:13:18du raisonnable
01:13:19ne vous laissez pas
01:13:21contaminer mes chers collègues
01:13:22par ce vent mauvais
01:13:23du repli sur soi
01:13:24prenez garde
01:13:25à cette course
01:13:26à la démagogie
01:13:27qui nous ferait renoncer
01:13:28à la solidarité internationale
01:13:30l'aide publique
01:13:32au développement
01:13:32c'est bien sûr
01:13:33l'héritage du général
01:13:34de Gaulle
01:13:35mais c'est surtout
01:13:36le moyen
01:13:36d'éviter de voir
01:13:38des populations
01:13:38en souffrance
01:13:39chercher massivement
01:13:40refuge en Europe
01:13:42par ailleurs
01:13:43je regrette
01:13:45et c'est loin
01:13:46d'être anecdotique
01:13:46que le gouvernement
01:13:48n'ait pas fait un geste
01:13:49même modeste
01:13:49pour recruter davantage
01:13:51d'examinateurs
01:13:52du permis de conduire
01:13:53dans mon département
01:13:54des Côtes d'Armor
01:13:55il faut souvent
01:13:56six mois
01:13:56pour obtenir
01:13:57une date d'examen
01:13:58un désastre
01:14:00monsieur le ministre
01:14:00de l'intérieur
01:14:00alors que l'on sait
01:14:02à quel point
01:14:02le permis
01:14:03est la condition
01:14:04sine qua non
01:14:04pour vivre
01:14:05étudier
01:14:06et travailler
01:14:07dans cette Bretagne
01:14:08rurale
01:14:08à laquelle je suis
01:14:09si profondément
01:14:10attaché
01:14:11enfin
01:14:12pour la France
01:14:13qui travaille
01:14:14il fallait supprimer
01:14:14totalement le plafond
01:14:15de défiscalisation
01:14:16des heures supplémentaires
01:14:17c'était un combat
01:14:19de notre famille politique
01:14:20pour les ouvriers français
01:14:21et je regrette
01:14:22que vous n'ayez pas repris
01:14:23cette mesure
01:14:23de justice sociale
01:14:24en faveur
01:14:25du travail
01:14:26et du mérite
01:14:27alors oui
01:14:28vous le savez
01:14:29monsieur le Premier ministre
01:14:30nous aurions préféré
01:14:31un budget
01:14:32avec bien plus d'économie
01:14:33sur la dépense publique
01:14:34et moins d'impôts
01:14:36il reste des impôts
01:14:37hélas
01:14:37sur les grandes entreprises
01:14:38mais ce budget
01:14:39reste évidemment
01:14:40cent fois
01:14:41mille fois préférable
01:14:42à l'incertitude
01:14:43et à l'instabilité
01:14:44car pour paraphraser
01:14:46Raymond Aron
01:14:47en politique
01:14:48le choix n'est pas
01:14:49entre le bien
01:14:49et le mal
01:14:50mais entre le préférable
01:14:51et le détestable
01:14:52et nous considérons
01:14:54qu'un budget
01:14:55même imparfait
01:14:56sera toujours préférable
01:14:57à pas de budget
01:14:58du tout
01:14:59car qui peut croire
01:15:01sérieusement
01:15:02qu'une censure
01:15:03renforcerait notre pays
01:15:04qui peut sérieusement
01:15:06croire
01:15:07que face à une situation
01:15:08internationale
01:15:09aussi inquiétante
01:15:10alors que des menaces
01:15:11majeures
01:15:12pèsent sur l'Europe
01:15:13il serait dans notre intérêt
01:15:14de faire tomber
01:15:15le gouvernement
01:15:16et de priver
01:15:17la France
01:15:18d'un budget
01:15:18c'est évidemment
01:15:20pure folie
01:15:20ouvrez les yeux
01:15:22mes chers collègues
01:15:23ouvrez les yeux
01:15:24les ambitions
01:15:25hégémoniques
01:15:25et les appétits
01:15:26belligérants
01:15:27des grandes puissances
01:15:28se réveillent
01:15:29des états autoritaires
01:15:30avides de puissance
01:15:31et de conquête
01:15:32font primer la violence
01:15:33et la loi du plus fort
01:15:34sur le droit international
01:15:35ce sont les états unis
01:15:37qui veulent faire ma base
01:15:38sur le Groenland
01:15:39c'est la Chine
01:15:40qui veut soumettre
01:15:40Taïwan
01:15:41c'est la Russie
01:15:42qui cherche à asservir
01:15:43l'Ukraine
01:15:44dans ce contexte-là
01:15:46mes chers collègues
01:15:47la France ne peut pas
01:15:48se faire harakiri
01:15:49ou se morfondre
01:15:50dans des guéguerres
01:15:52intestines
01:15:52la censure
01:15:54serait également
01:15:55une folie
01:15:55à l'heure
01:15:56où le Mercosur
01:15:57fait peser
01:15:58une menace existentielle
01:15:59sur l'agriculture française
01:16:00mes chers collègues
01:16:02je sais
01:16:03votre opposition
01:16:03unanime
01:16:04au Mercosur
01:16:04et je sais
01:16:05qu'elle est sincère
01:16:05mais l'Allemagne
01:16:07qui est prête à brader
01:16:08l'agriculture française
01:16:09pour sauver son industrie
01:16:11se délecte
01:16:12de nos divisions internes
01:16:14au moment où elle cherche
01:16:15à faire adopter
01:16:16ce traité unique
01:16:17plus que jamais
01:16:19la situation exige
01:16:21d'être unie
01:16:22de sortir
01:16:23de notre torpeur
01:16:24et d'une forme
01:16:25de nombrilisme coupable
01:16:26après les prises de parole
01:16:27des groupes politiques
01:16:28Sébastien Lecornu
01:16:30le Premier Ministre
01:16:31leur répond
01:16:31Il y a des moments
01:16:32où la politique
01:16:34cesse d'être un commentaire
01:16:35pour redevenir un choix
01:16:36je crois que nous y sommes
01:16:38cette motion de censure
01:16:40ne porte pas
01:16:40sur une ligne
01:16:41encore moins
01:16:42sur une procédure
01:16:44elle porte sur une question
01:16:45beaucoup plus simple
01:16:46et beaucoup plus rude
01:16:48voulons-nous assumer
01:16:50la dépense publique
01:16:51de la France
01:16:52telle qu'elle est
01:16:53ou continuer
01:16:54à la dénoncer
01:16:54tout en refusant
01:16:55d'y toucher
01:16:56depuis des semaines
01:16:57un même réflexe
01:16:59traverse le débat
01:17:01on réclame toujours
01:17:02plus de crédits
01:17:04on réclame parfois
01:17:05des économies
01:17:06mais personne ne veut
01:17:07s'accorder pour trouver
01:17:08une majorité
01:17:08pour dire lesquelles
01:17:09et dans le même temps
01:17:11on faim de s'étonner
01:17:12de la dette
01:17:12du déficit
01:17:13et de la fragilité
01:17:14de notre pays
01:17:15cette contradiction
01:17:17n'est pas une erreur
01:17:18c'est une stratégie
01:17:19pour certains
01:17:20elle consiste
01:17:21à ne jamais décider
01:17:22à ne pas vouloir
01:17:23travailler à un compromis
01:17:25pour pouvoir
01:17:26toujours accuser
01:17:27ce budget
01:17:29lui décide
01:17:31il décide
01:17:32que la France
01:17:32ne peut plus vivre
01:17:33comme si ses finances
01:17:34n'avaient pas de limites
01:17:34il décide
01:17:35que l'effort
01:17:36doit porter d'abord
01:17:37sur la dépense publique
01:17:37puisque la fiscalité
01:17:38est stable
01:17:39par rapport à 2025
01:17:40il décide
01:17:41que l'Etat
01:17:42doit apprendre
01:17:42à faire mieux
01:17:43parfois avec moins
01:17:44sans casser
01:17:45ce qui tient le pays
01:17:47et c'est précisément
01:17:48pour cela
01:17:49que ce budget
01:17:50est attaqué
01:17:51ou caricaturé
01:17:52car pour la première fois
01:17:55depuis longtemps
01:17:55les chiffres
01:17:56disent une chose claire
01:17:58la dépense ralentit
01:18:00réellement
01:18:01en 2026
01:18:02la progression
01:18:03de la dépense publique
01:18:04hors charge
01:18:04de la dette
01:18:05en volume
01:18:05tombe
01:18:06à 0,5%
01:18:08contre 1,4%
01:18:10en 2025
01:18:11et plus de 2%
01:18:12les années précédentes
01:18:14ce n'est pas
01:18:15un artifice
01:18:16ce n'est pas
01:18:16un tour de passe-passe
01:18:17c'est un choix politique
01:18:18celui de rompre
01:18:20avec l'illusion
01:18:20que tout est prioritaire
01:18:21et que rien
01:18:23n'a de coût
01:18:24ce choix
01:18:25permet une chose
01:18:26essentielle
01:18:27ramener le déficit
01:18:29public
01:18:29à 5%
01:18:30du PIB
01:18:30pas demain
01:18:31pas après l'élection
01:18:33présidentielle
01:18:34maintenant
01:18:35comme nous l'avons
01:18:35déjà ramené
01:18:36en 2025
01:18:37à 5,4%
01:18:38du PIB
01:18:39avec le gouvernement
01:18:40de François Bayrou
01:18:41et c'est ici
01:18:43que la clarification
01:18:44devient indispensable
01:18:46celles et ceux
01:18:47qui refusent
01:18:48ce budget
01:18:48refusent en réalité
01:18:50de dire
01:18:50où ils feraient
01:18:51réellement
01:18:52des économies
01:18:52ils parlent
01:18:53d'un autre budget
01:18:54mais sans jamais
01:18:55dire lequel
01:18:56ils parlent
01:18:57de justice
01:18:57mais sans jamais
01:18:58expliquer comment
01:18:59ils financeraient
01:19:00leurs promesses
01:19:01ils parlent
01:19:02de sérieux
01:19:03mais votent
01:19:04systématiquement
01:19:04contre toute mesure
01:19:05qu'ils l'incarnent
01:19:07il faut le dire
01:19:08clairement
01:19:08il n'y a pas eu
01:19:10pendant ces 350 heures
01:19:11de débats parlementaires
01:19:12d'alternatives crédibles
01:19:13qui ne passent pas
01:19:15soit par plus de dettes
01:19:16soit par plus d'impôts
01:19:19soit par des économies
01:19:20qui n'existent pas
01:19:21certains moments
01:19:23ont même
01:19:23frisé
01:19:24la caricature
01:19:25on a d'abord
01:19:26vu surgir
01:19:27des impôts
01:19:27imaginaires
01:19:28des recettes
01:19:29proclamées
01:19:30jamais démontrées
01:19:32des milliards
01:19:33annoncés
01:19:33sans base
01:19:34solide
01:19:34sans rendement
01:19:35établi
01:19:36sans crédibilité
01:19:37économique
01:19:38quand ils ne
01:19:39méconnaissent pas
01:19:40les règles élémentaires
01:19:41de l'état de droit
01:19:42comme le respect
01:19:43du droit de propriété
01:19:44ou l'égalité
01:19:45devant les charges
01:19:46publiques
01:19:47rien que cela
01:19:48le gouvernement
01:19:49les a toutes repoussées
01:19:51non par dogmatisme
01:19:52mais par sérieux
01:19:54et je tiens à remercier
01:19:55les groupes politiques
01:19:56qui nous ont aidé
01:19:57à le faire
01:19:57j'avais rappelé
01:19:59devant vous
01:19:59à l'automne dernier
01:20:00ce que Georges Pompidou
01:20:02disait
01:20:02on ne peut pas traire
01:20:04indéfiniment
01:20:04la même vache
01:20:05en faisant semblant
01:20:07d'ignorer
01:20:07qu'elle finit
01:20:08par ne plus donner
01:20:09de lait
01:20:09prétendre financer
01:20:11l'action publique
01:20:12par des recettes fictives
01:20:13c'est exactement cela
01:20:15nous n'aurons
01:20:16non seulement
01:20:16pas touché
01:20:17à la vache
01:20:18mesdames et messieurs
01:20:18les députés
01:20:19mais nous aurons
01:20:20je le crois
01:20:20été juste
01:20:21dans la répartition
01:20:22du lait
01:20:22mais il y a
01:20:24sans doute
01:20:24pire encore
01:20:25que les impôts
01:20:26imaginaires
01:20:26il y a
01:20:28les économies
01:20:29imaginaires
01:20:29celles que l'on annonce
01:20:31sans jamais dire
01:20:32où elles tombent
01:20:33celles que l'on empile
01:20:34sur le papier
01:20:34sans responsable
01:20:35identifié
01:20:36celles qui laissent
01:20:37à penser à nos concitoyens
01:20:38qu'au fond
01:20:39tout cela serait facile
01:20:40celles qui finiront
01:20:41tôt ou tard
01:20:42à abîmer
01:20:43encore un peu plus
01:20:44notre contrat social
01:20:46nous l'avons vu
01:20:47ici même
01:20:48pendant les débats
01:20:49mais au Sénat
01:20:51également
01:20:51avec nos amis
01:20:52de la droite sénatoriale
01:20:53se prétendant
01:20:54dans la presse
01:20:54plus rigoureuse
01:20:55et qui au final
01:20:56vote un budget
01:20:57à 5,3%
01:20:59de déficit du PIB
01:21:00plus rigoureuse
01:21:01comment ?
01:21:02par des économies
01:21:03magiques
01:21:04invisibles
01:21:04indolores
01:21:05ce n'est pas de la rigueur
01:21:06c'est une facilité
01:21:07faire la leçon
01:21:09ne coûte pas grand chose
01:21:10mais cet épisode
01:21:11doit tout de même
01:21:12permettre à chacun
01:21:12d'en tirer
01:21:13quelques-unes
01:21:13pour soi-même
01:21:14ne serait-ce
01:21:15que par crédibilité
01:21:16un budget sérieux
01:21:18ne repose donc
01:21:19ni sur des impôts
01:21:20fantômes
01:21:20ni sur des économies
01:21:22incantatoires
01:21:22il repose sur des choix
01:21:24assumés
01:21:25chiffrés
01:21:25traçables
01:21:26c'est ce que nous avons fait
01:21:27avec les ministres
01:21:29et je les en remercie
01:21:30je veux donc dire un mot
01:21:31des économies proposées
01:21:32dans ce budget
01:21:33car là aussi
01:21:34le débat public
01:21:34tourne parfois
01:21:35à l'incohérence
01:21:36certains font mine
01:21:37de ne pas les voir
01:21:38aujourd'hui
01:21:38ils expliquent que ce budget
01:21:39ne ferait pas assez d'efforts
01:21:41qu'ils seraient trop timides
01:21:42presque inexistants
01:21:43sur la maîtrise
01:21:44de la dépense
01:21:44mais ce sont souvent
01:21:46les mêmes
01:21:47qui dans quelques semaines
01:21:48pour ne pas dire
01:21:49quelques jours
01:21:50dénonceront ces mêmes économies
01:21:52comme étant trop dures
01:21:53trop brutales
01:21:54trop injustes
01:21:55ce jeu est bien connu
01:21:58il n'est pas nouveau
01:21:59il est simplement
01:22:00de moins en moins crédible
01:22:01pour ne pas dire
01:22:02de plus en plus lassant
01:22:03la semaine dernière encore
01:22:05ce budget était qualifié
01:22:06de socialiste
01:22:07par certains
01:22:08cette semaine
01:22:09les mêmes commentateurs
01:22:10ou presque
01:22:11commencent à le présenter
01:22:12comme étant quasiment
01:22:13d'extrême droite
01:22:14voilà où nous en sommes rendus
01:22:16dans une grande démocratie
01:22:17comme la France
01:22:18quand un budget
01:22:19n'est le texte de personne
01:22:21qu'il est issu du compromis
01:22:23chacun y projette
01:22:24ses peurs
01:22:25ou ses postures
01:22:25mais ce grand écart permanent
01:22:27dit moins de ce budget
01:22:28que de l'embarras politique
01:22:29de celles et ceux
01:22:30qui le commentent
01:22:31il est d'ailleurs devenu
01:22:32de bon ton
01:22:32d'affirmer que ce budget
01:22:34serait un mauvais budget
01:22:35ceux qui le disent
01:22:36sont souvent ceux
01:22:37que nous n'avons ni vu
01:22:38ni entendu
01:22:39tout au long
01:22:39de cette séquence budgétaire
01:22:41absent des discussions
01:22:42absent des compromis
01:22:44absent des choix
01:22:45mais très présent aujourd'hui
01:22:47dans la dénonciation
01:22:48l'ont-ils au moins lu
01:22:50en 2026
01:22:52les crédits de la défense
01:22:53augmentent de 6,5 milliards d'euros
01:22:55c'est un effort massif
01:22:57historique
01:22:57en 2017
01:22:59le budget de la défense
01:23:00hors pension
01:23:00était de 32 milliards d'euros
01:23:02soit environ 38 milliards d'euros
01:23:04pour les euros d'aujourd'hui
01:23:06en 2026
01:23:06en 2026
01:23:08il atteindra 57 milliards d'euros
01:23:09l'écart est de 19 milliards d'euros
01:23:11soit 0,6 point de PIB
01:23:14disons-le
01:23:15sans détour
01:23:16sans cet effort
01:23:17le déficit public
01:23:19serait en 2026
01:23:20autour de 4,4%
01:23:21du PIB
01:23:22et non
01:23:23de 5%
01:23:24voilà
01:23:25la réalité des chiffres
01:23:27voilà le prix
01:23:27assumé de notre souveraineté
01:23:29de notre liberté
01:23:30et pourtant
01:23:31ce qui frappe
01:23:32dans cette séquence
01:23:33je remercie
01:23:34les orateurs précédents
01:23:35qui y sont revenus
01:23:36c'est tout de même
01:23:37une forme d'hypocrisie collective
01:23:39beaucoup revendiquent
01:23:40cet effort militaire
01:23:41beaucoup s'en réclament
01:23:42dans les discours
01:23:43y compris
01:23:43pendant ces cérémonies de vœux
01:23:45mais leurs votes
01:23:46eux
01:23:47ne sont pas au rendez-vous
01:23:48pire
01:23:49l'Assemblée nationale
01:23:50a failli ne pas avoir
01:23:51de débat sur les crédits
01:23:52de la défense
01:23:52pas un débat de fond
01:23:54pas un vote clair
01:23:55rien
01:23:55et c'est pour éviter ce silence
01:23:57que j'avais demandé
01:23:58un débat suivi
01:23:59d'un vote de principe
01:24:00selon l'article 50-1
01:24:02de notre constitution
01:24:03sur un tel sujet
01:24:05dans de telles circonstances
01:24:07avec un tel effort
01:24:09il fallait que le Parlement
01:24:10se prononce
01:24:11sans ambiguïté
01:24:13mesdames et messieurs
01:24:14les députés
01:24:15cela restera
01:24:16cela
01:24:18comptera
01:24:19dans l'histoire budgétaire
01:24:20de notre pays
01:24:21il y aura
01:24:22une trace nette
01:24:23celle d'un des rares budgets
01:24:25de l'après-guerre froide
01:24:26marquant un véritable sursaut
01:24:27dont certains veulent pourtant
01:24:29aujourd'hui la censure
01:24:30ou l'empêchement
01:24:30sans même que ces crédits
01:24:32aient été débattus
01:24:33entre celles et ceux
01:24:35qui auront permis
01:24:36à la défense française
01:24:36de s'accrocher
01:24:37de se réarmer
01:24:38de tenir son rang
01:24:39et celles et ceux
01:24:40qui une fois de plus
01:24:41auront choisi
01:24:42le blocage
01:24:43comment ne pas penser
01:24:45à cette phrase
01:24:45du général de Gaulle
01:24:46sur les partis politiques
01:24:48dans les années 60
01:24:48ils mijotent
01:24:50dans leur petite querelle
01:24:51et font cuire
01:24:52leur petite soupe
01:24:53sur leur petit feu
01:24:55cela peut sembler
01:24:56abstrait aujourd'hui
01:24:57mais cela ne l'est pas
01:24:58cela sera noté plus tard
01:25:00la seule question militaire
01:25:02aurait pu
01:25:03aurait dû
01:25:04conduire les partis politiques
01:25:05à traiter
01:25:06cette séquence budgétaire
01:25:07autrement
01:25:07parce que la défense
01:25:09n'est pas un sujet
01:25:10comme les autres
01:25:10parce qu'elle engage
01:25:11notre autonomie
01:25:12notre sécurité
01:25:13notre liberté de décision
01:25:15et les générations futures
01:25:16parce que nous changeons
01:25:18de monde
01:25:18et qu'il faut être inconscient
01:25:20pour ne pas en tirer
01:25:21des leçons
01:25:21pour nous-mêmes
01:25:22la classe politique française
01:25:24un peu
01:25:24comme pendant
01:25:25ces années 60
01:25:26et face
01:25:27à ce moment
01:25:28de vérité
01:25:29pour le gouvernement
01:25:30cet effort militaire
01:25:32constitue à lui seul
01:25:33une raison suffisante
01:25:35d'engager
01:25:35sa responsabilité
01:25:36devant le Parlement
01:25:38mais aussi
01:25:39devant l'histoire
01:25:39pour le dire
01:25:40encore plus clairement
01:25:41s'il n'y avait pas eu
01:25:42cette question militaire
01:25:44j'aurais pu être tenté
01:25:45de laisser les débats
01:25:46se poursuivre encore
01:25:47et de ne pas engager
01:25:48les dispositions
01:25:49de l'article 49.3
01:25:50de la Constitution
01:25:51j'assume
01:25:52d'autant plus
01:25:53cette position
01:25:53que cet effort
01:25:54n'est pas né par hasard
01:25:55il est le fruit
01:25:56d'un travail engagé
01:25:57depuis plusieurs années
01:25:58d'une trajectoire cohérente
01:25:59d'un réarmement méthodique
01:26:01de notre pays
01:26:02auquel j'ai pris
01:26:03toute ma part
01:26:04comme ministre des armées
01:26:04par la volonté
01:26:05sous l'autorité
01:26:06du président de la République
01:26:07on ne peut pas
01:26:08d'un côté
01:26:08se féliciter
01:26:09de ce réarmement
01:26:10et de l'autre
01:26:11empêcher
01:26:12le budget
01:26:13qui le rend possible
01:26:14tout cela
01:26:15mesdames et messieurs
01:26:15les députés
01:26:16n'est pas un jeu
01:26:17c'est beaucoup trop grave
01:26:18et ce budget
01:26:20est de ce point de vue
01:26:21un budget de sursaut
01:26:22et cela suffit
01:26:23à en faire
01:26:24un bon budget
01:26:25car un bon budget
01:26:26traite l'essentiel
01:26:27et la défense
01:26:28et la protection
01:26:29de notre liberté
01:26:29de nos intérêts
01:26:30font partie
01:26:31de l'essentiel
01:26:32Voici le résultat
01:26:34du scrutin
01:26:34majorité requise
01:26:36pour l'adoption
01:26:36de la motion de censure
01:26:37sur la majorité absolue
01:26:38des membres
01:26:39composant l'Assemblée
01:26:39289
01:26:41pour l'adoption
01:26:42267
01:26:43pour l'adoption
01:26:45140
01:26:45la majorité requise
01:26:47n'étant pas atteinte
01:26:48la motion de censure
01:26:49n'est pas adoptée
01:26:50aucune des deux motions
01:26:51de censure
01:26:52n'ayant été adoptée
01:26:53la seconde partie
01:26:54et l'ensemble
01:26:55du projet de loi de finances
01:26:56pour 2026
01:26:57sont considérées
01:26:58comme adoptées
01:26:59Vous l'avez compris
01:27:01les motions de censure
01:27:02n'ont pas été adoptées
01:27:03Voilà pour ce numéro
01:27:05de la séance est ouverte
01:27:06A très vite sur LCP
01:27:07C'est parti pour l'adoption
01:27:08C'est parti pour l'adoption
01:27:09C'est parti pour l'adoption
01:27:10C'est parti pour l'adoption
01:27:11C'est parti pour l'adoption
01:27:12C'est parti pour l'adoption
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