00:00Et dans la voiture, donc elle a fait des tonneaux, vous avez eu mal, très mal Isabelle ?
00:04J'ai ni eu peur, ni mal.
00:06Ni peur, ni mal ?
00:06Non.
00:07Je me suis dit que c'était con, je me suis dit, ah oui, alors c'est à ce moment-là que je vais mourir.
00:12Et puis, ah bah non.
00:13Le ah bah non, quand vous êtes rendu compte que vous n'étiez pas mort, ça s'est stabilisé.
00:17Oui, j'ai tout de suite essayé de bouger mes pieds et mes mains, ça marchait.
00:21Et j'avais beaucoup de mal à respirer parce que j'avais 10 fractures aux côtes
00:24et le sternum enfoncé par la ceinture, Dieu merci,
00:27qui m'a sauvée mais qui m'a complètement...
00:30Et donc, je respirais très mal.
00:31Mais bon, j'ai attendu.
00:33Il y a une personne de l'autoroute qui est arrivée très vite,
00:36qui m'a mis quelque chose sous le cou.
00:38Même pas pensée à ça, moi.
00:40Et puis, j'ai attendu les secours.
00:43Je suis passée dans plusieurs mains.
00:45Le SAMU, les pompiers.
00:47Et puis, je suis arrivée à l'hôpital de Persy, qui est un hôpital militaire.
00:50Et vous étiez en urgence absolue ?
00:52En fait, non.
00:54Je crois que j'avais eu des bonnes constances.
00:56J'avais une bonne respiration malgré tout.
00:59Mais c'est quand ils ont fait les radios qu'ils se sont aperçus
01:02que j'avais une fracture de la C2, la cervicale numéro 2.
01:05Et la cervicale numéro 2, normalement, c'est la mort.
01:08Ou la tétraplégie.
01:10Et donc, je crois qu'ils ont été un peu surpris, eux aussi.
01:15Ça veut dire que vous aviez une épée de Damoclès ?
01:16Si ce truc-là bougeait un peu, d'une certaine manière,
01:18c'est pour ça que vous êtes immobilisé.
01:19Soit vous mouriez, soit vous étiez handicapé à vie.
01:22C'est ça que vous nous dites ce matin ?
01:23C'est exactement ça. Et ça, c'était pendant 4 mois.
01:26Pendant 4 mois, vous aviez une épée de Damoclès sur la tête.
01:28Si cette cervicale se déplaçait,
01:31vous risquiez la mort en permanence ou la tétraplégie.
01:34Voilà. Mais moi, je n'y ai pas pensé pendant tout le temps.
01:36C'est les médecins qui régulièrement me remettaient dans de la réalité.
01:40Et j'ai voulu voir les IRM, j'ai voulu voir les scanners,
01:42j'ai voulu bien visualiser ma blessure pour ne pas faire n'importe quoi.
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