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  • il y a 2 mois
Tous les jours dans Culture Médias, Thomas Isle dresse le portrait sonore de l'invité. Ce lundi, c’est Dave, pour une rencontre exclusive le 27 janvier au Théâtre de la Tour Eiffel et "The Vintage Show" sur Melody TV.

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Transcription
00:00Mais on a encore quelques minutes avec Dave et nous allons dresser votre portrait sonore.
00:05Dave, des petits sons qui vous rappelleront quelques grands souvenirs.
00:08Et voici le premier.
00:26C'est très très bon.
00:27« The Everly Brothers », duo de frères américains qui vous a influencé, c'est ça ?
00:33J'ai écouté beaucoup la radio dans mon lit entre 8 et 14 ans, je pense.
00:41Surtout la radio anglaise, je ne citerai pas.
00:44Et évidemment, « The Everly Brothers », dans leur version de « Let it be me », chanson de Gilbert Bicot,
00:49comme il ne faut pas l'oublier, je les chante sur scène d'ailleurs, tiens, si vous venez à la salle,
00:53vous l'appelez à la salle.
00:55« 24 mars ».
00:56Merci, merci, vous travaillez bien.
00:58Et à l'adolescence, votre père, il vous initie à la guitare, il vous initie au piano,
01:03et vous chantez en fait depuis tout petit, depuis quoi, l'âge de 5 ans, c'est ça à peu près ?
01:06Oui, c'est-à-dire qu'on se rendait compte, mon père, qui était d'origine juive,
01:11était devenu protestant bien avant Hitler, en 1930,
01:15et dans ma famille, ma mère était athée, mais deux frères et ma soeur aussi,
01:19donc j'allais avec mon père à l'église, et d'ailleurs, je crois que c'est une des raisons
01:22pour lesquelles je voulais devenir chanteur, parce que le pasteur était une femme très belle,
01:25et je trouve ça bien que tout le monde l'écoutait, et j'avais envie d'être à sa place.
01:28Je ne suis pas devenue une femme, mais je suis devenue quelqu'un qu'on écoute, j'espère, de temps en temps.
01:32C'est ça. Et puis alors, une enfance heureuse, donc aux Pays-Bas,
01:37où vos parents vous laissent très libres, vous le racontez ça,
01:40mais vers 15-16 ans, vous perdez quelques illusions de jeunesse
01:44en découvrant que votre père n'a pas que votre mère dans la vie,
01:48et ça, ça vous a marqué, parce que c'est vous qui le démasquait en fait, c'est ça ?
01:52Oh, le pauvre, il ne peut plus écouter, je ne sais pas si on peut écouter dans le ciel,
01:55je ne sais pas où il est, mais c'est vrai qu'il y avait une chanson de Dany que j'aime bien citer,
01:59parce qu'il faut citer les gens qui ne sont plus là pour qu'ils soient un petit peu là,
02:02« Papa a épousé la bonne, oh quelle idée il a eu là, mon petit papa ! »
02:09Et mon père a fait ça.
02:10Et c'était dur pour ma mère, parce que cette femme de ménage, bonne,
02:14d'ailleurs, elle rentrait chez nous quand elle avait 14 ans,
02:16elle ne fait pas sa mère, et ma mère avait un peu cette fonction-là.
02:19Donc c'était presque incestueux, quoi.
02:21C'est une longue histoire, achetez mes livres.
02:23Allez, un autre extrait, c'est bon.
02:25« Comment t'appeler ? »
02:31« Frère de sang, frère de l'œuf, copain, ami, amour »
02:45Après un premier cas, c'est un tour qui est introuvable,
02:48« Girl of my dreams », sous le nom de Dave Rich.
02:52« Dave Rich, c'est Barclay, quand je suis signé chez Barclay,
02:55le 7 novembre 1967, il m'a dit « Rich, peut-être pas tout de suite. »
02:59Je me sens pas mal.
03:00Donc au lieu de Dave Rich, c'est devenu Dave tout court,
03:02vous enregistrez ce copain, ami, amour qu'on vient d'entendre.
03:05Comment vous en venez à chanter en français ?
03:08Comment ça s'est fait ?
03:09Je pense que, déjà j'étais l'équivalent au Pays-Bas, au lycée classique,
03:15donc latin, grec, français, anglais, allemand, très linguistique.
03:19Donc j'étais pas très bon en français, mais après je suis toujours pas très bon en français.
03:22Ça s'est avélioré.
03:24Mais donc, après pour m'exprimer, comme c'était une langue que je parle au quotidien,
03:29j'ai commencé à écrire.
03:31Sur scène, j'ai fait « Copain à mi-amour » et « La cigarette qui brûle mes doigts »
03:34des deux chansons que j'ai écrites.
03:35Sinon, les autres chansons sont de Patrick Loiseau, qui est mon compagnon.
03:38Bien sûr.
03:39Et alors, vous signez chez Eddie Barclay, vous sortez une dizaine de 45 tours.
03:42Qui ne marche pas.
03:43Aucun ne prend.
03:43Non.
03:44C'est un bide.
03:45Et puis enfin, votre premier succès arrive dans une comédie musicale.
03:49Préparez le chemin du Seigneur dans Godspell avec Armand d'Altaï.
04:08Et Daniel Oteuil.
04:10Oui, oui.
04:11J'allais y venir.
04:11Voilà.
04:12Et Daniel Oteuil qui deviendra un de vos grands amis par la suite.
04:16Un vieux copain.
04:16Un vieux copain, Daniel Oteuil.
04:18Mais Préparez le Seigneur, c'est une chanson qui a marché sur scène,
04:21mais pas sur le disque.
04:22Sur le disque, mon premier succès, c'était, et ils ont un peu oublié,
04:25je le chante plus sur scène, c'était Sugar Baby Love en anglais et en français.
04:29Sugar Baby Love.
04:30Moi, ce serait trop beau.
04:33J'en ai vendu 300 000 en français et 400 000 en anglais.
04:36Donc, le disque suivant, j'ai aussi fait en français et en anglais.
04:3940 000 en anglais et un million en français.
04:42Ah oui ?
04:43Vanina.
04:43Ah, c'était Vanina.
04:44C'est ça, trop beau.
04:49Vous êtes bons dans le son ici.
04:50Vous pouvez se faire des films, c'était prévu.
04:53On travaille bien ensemble.
04:54On a bien fait le travail ce matin.
04:55Vous faites les transitions et tout, vous êtes formidables.
04:58Trop beau.
04:59Et gratuitement.
05:00Merci.
05:01Et puis en 74, là, c'est carrément l'explosion avec Vanina.
05:0440 000 disques par jour.
05:06Oh là là.
05:062 millions en tout, je crois.
05:082 millions et 45 tours.
05:10Vous imaginez ?
05:11Et pas des meilleurs anciens.
05:13Et tout ça au noir.
05:16Vous marchez beaucoup.
05:17Vous m'aidez beaucoup.
05:18Vous m'aidez marcher avec le personnage.
05:18Et le nombre de jeunes filles qui s'appellent Vanina.
05:20On avait une collègue, nous, ici.
05:22Il s'appelait Vanina.
05:23Grâce à vous.
05:24Et Swad aussi.
05:25Et Vanina, c'était une adaptation de Runaway.
05:28C'est ça ?
05:28De Dale Shannon.
05:29Dale Shannon.
05:30Parole signée Patrick Loiseau.
05:32Et dans la version originale, le refrain, il n'était pas chanté.
05:35Et ça, ça change tout.
05:36C'est plus facile à la chute.
05:44Ah non, c'est petits bras.
05:47Comment ça vous est arrivé, cette idée de chanter le refrain ?
05:50C'est vraiment pas qu'il y a l'idée.
05:52Ou les tréneurs de son, ou Patrick Loiseau.
05:55Mais pas moi, en tout cas.
05:57Mais c'est vrai qu'il fallait le faire.
05:58Parce que les imitateurs qui font Dave, si on peut dire, pas sexuellement,
06:02ils ne chantent pas Vanina.
06:05Ah, ils chantent du côté de chez Swan, c'est plus facile.
06:07Impossible.
06:08Et puis alors, les succès vont s'enchaîner.
06:09Mon cœur est malade, du côté de chez Swan.
06:12Dansez maintenant.
06:12Dansez maintenant.
06:14Dansez maintenant.
06:15Je vous aide.
06:18Maintenant.
06:18Tout l'été, vous serez les cigares.
06:25Eh, Glenn Miller.
06:26Magnifique ça.
06:27Et puis, alors, vous allez même faire un petit peu de cinéma, Dave, rappelez-vous.
06:31Odile de Ré ?
06:32Très petit.
06:34Oh, pardon.
06:35Excusez-moi, j'ai cherché Odile de Ré.
06:372 000 francs.
06:372 000 francs.
06:38Vous avez été payé 2 000 francs pour ce rôle dans La Cité de la Peur ?
06:41Un rôle où vraiment vous dites un mot.
06:43Les Hollandais ont juste dit les répétitions d'être légèrement vénales.
06:46Ah oui, c'est vrai.
06:48Bon, c'est très furtif, mais c'est une apparaition quand même très remarquée dans La Cité de la Peur.
06:51On me le fait encore.
06:51Je suis le pape et j'attends ma sœur.
06:57Et puis, il y a cette pub aussi, quand même, culte.
06:59Alors, Dave, les Français veulent savoir Vanina, c'était qui ?
07:02Vanina, c'était ma vache.
07:03Vanina, une vache ?
07:04Ma vache.
07:05Avec son lèvres et de la mimolette, j'adore la mimolette, on a fait une chanson.
07:09Et Swan, c'était qui ?
07:10Ma copine.
07:11C'était qui m'a fait connaître les bons goûts de gouda sous un chêne.
07:13Swan, ta copine ?
07:14Non, parce qu'on m'a dit, t'aimes pas trop les dames.
07:17J'adore les dames.
07:18Ça, c'est quoi, ça ?
07:19Dave aime les dames.
07:23Dave aime les dames.
07:24Moi, j'ai mis un peu de temps à capter le jeu de mots, pourtant assez basique.
07:27Parce que je ne suis pas concerné.
07:28C'est ça, certainement.
07:29C'était en 96.
07:31Cela dit, c'était un peu culotté comme pub, quand même, à l'époque.
07:33Ce prix-là, j'ai refait de temps pas.
07:35Ça veut dire quoi, le prix assez énorme, ce que vous avez touché ?
07:38Les pubs, quand on fait, j'en ai fait qu'une.
07:42J'étais l'ambassadeur du fromage des Pays-Bas.
07:44Il y en a eu en Allemagne, il y en a eu dans d'autres pays aussi.
07:47Et c'était extrêmement bien rémunéré.
07:50Bien joué, bravo, Dave.
07:52Merci beaucoup.
07:53En tout cas, c'était très agréable de revenir un peu sur ce magnifique parcours.
07:57Et cette chanson qu'on aime.
07:59Trop beau.
08:00Trop beau.
08:01Je suis capable de l'avoir en français.
08:02Merci, Dave.
08:05Demain soir, vous serez donc au Théâtre de la Tour Eiffel
08:07pour une rencontre exceptionnelle avec votre public.
08:09Et puis, on vous retrouve dans The Vintage Show sur Mélodie TV.
08:14Et le 24 mars, on y sera à la salle Playelle.
08:18Merci.
08:18Merci, Dave.
08:19Merci beaucoup.
08:20Restez avec nous sur Europe.
08:23Merci à tous.
08:24Merci.
08:25Merci.
08:26Merci.
08:27Merci.
08:27Merci.
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