00:00Mais on a encore quelques minutes avec Dave et nous allons dresser votre portrait sonore.
00:05Dave, des petits sons qui vous rappelleront quelques grands souvenirs.
00:08Et voici le premier.
00:26C'est très très bon.
00:27« The Everly Brothers », duo de frères américains qui vous a influencé, c'est ça ?
00:33J'ai écouté beaucoup la radio dans mon lit entre 8 et 14 ans, je pense.
00:41Surtout la radio anglaise, je ne citerai pas.
00:44Et évidemment, « The Everly Brothers », dans leur version de « Let it be me », chanson de Gilbert Bicot,
00:49comme il ne faut pas l'oublier, je les chante sur scène d'ailleurs, tiens, si vous venez à la salle,
00:53vous l'appelez à la salle.
00:55« 24 mars ».
00:56Merci, merci, vous travaillez bien.
00:58Et à l'adolescence, votre père, il vous initie à la guitare, il vous initie au piano,
01:03et vous chantez en fait depuis tout petit, depuis quoi, l'âge de 5 ans, c'est ça à peu près ?
01:06Oui, c'est-à-dire qu'on se rendait compte, mon père, qui était d'origine juive,
01:11était devenu protestant bien avant Hitler, en 1930,
01:15et dans ma famille, ma mère était athée, mais deux frères et ma soeur aussi,
01:19donc j'allais avec mon père à l'église, et d'ailleurs, je crois que c'est une des raisons
01:22pour lesquelles je voulais devenir chanteur, parce que le pasteur était une femme très belle,
01:25et je trouve ça bien que tout le monde l'écoutait, et j'avais envie d'être à sa place.
01:28Je ne suis pas devenue une femme, mais je suis devenue quelqu'un qu'on écoute, j'espère, de temps en temps.
01:32C'est ça. Et puis alors, une enfance heureuse, donc aux Pays-Bas,
01:37où vos parents vous laissent très libres, vous le racontez ça,
01:40mais vers 15-16 ans, vous perdez quelques illusions de jeunesse
01:44en découvrant que votre père n'a pas que votre mère dans la vie,
01:48et ça, ça vous a marqué, parce que c'est vous qui le démasquait en fait, c'est ça ?
01:52Oh, le pauvre, il ne peut plus écouter, je ne sais pas si on peut écouter dans le ciel,
01:55je ne sais pas où il est, mais c'est vrai qu'il y avait une chanson de Dany que j'aime bien citer,
01:59parce qu'il faut citer les gens qui ne sont plus là pour qu'ils soient un petit peu là,
02:02« Papa a épousé la bonne, oh quelle idée il a eu là, mon petit papa ! »
02:09Et mon père a fait ça.
02:10Et c'était dur pour ma mère, parce que cette femme de ménage, bonne,
02:14d'ailleurs, elle rentrait chez nous quand elle avait 14 ans,
02:16elle ne fait pas sa mère, et ma mère avait un peu cette fonction-là.
02:19Donc c'était presque incestueux, quoi.
02:21C'est une longue histoire, achetez mes livres.
02:23Allez, un autre extrait, c'est bon.
02:25« Comment t'appeler ? »
02:31« Frère de sang, frère de l'œuf, copain, ami, amour »
02:45Après un premier cas, c'est un tour qui est introuvable,
02:48« Girl of my dreams », sous le nom de Dave Rich.
02:52« Dave Rich, c'est Barclay, quand je suis signé chez Barclay,
02:55le 7 novembre 1967, il m'a dit « Rich, peut-être pas tout de suite. »
02:59Je me sens pas mal.
03:00Donc au lieu de Dave Rich, c'est devenu Dave tout court,
03:02vous enregistrez ce copain, ami, amour qu'on vient d'entendre.
03:05Comment vous en venez à chanter en français ?
03:08Comment ça s'est fait ?
03:09Je pense que, déjà j'étais l'équivalent au Pays-Bas, au lycée classique,
03:15donc latin, grec, français, anglais, allemand, très linguistique.
03:19Donc j'étais pas très bon en français, mais après je suis toujours pas très bon en français.
03:22Ça s'est avélioré.
03:24Mais donc, après pour m'exprimer, comme c'était une langue que je parle au quotidien,
03:29j'ai commencé à écrire.
03:31Sur scène, j'ai fait « Copain à mi-amour » et « La cigarette qui brûle mes doigts »
03:34des deux chansons que j'ai écrites.
03:35Sinon, les autres chansons sont de Patrick Loiseau, qui est mon compagnon.
03:38Bien sûr.
03:39Et alors, vous signez chez Eddie Barclay, vous sortez une dizaine de 45 tours.
03:42Qui ne marche pas.
03:43Aucun ne prend.
03:43Non.
03:44C'est un bide.
03:45Et puis enfin, votre premier succès arrive dans une comédie musicale.
03:49Préparez le chemin du Seigneur dans Godspell avec Armand d'Altaï.
04:08Et Daniel Oteuil.
04:10Oui, oui.
04:11J'allais y venir.
04:11Voilà.
04:12Et Daniel Oteuil qui deviendra un de vos grands amis par la suite.
04:16Un vieux copain.
04:16Un vieux copain, Daniel Oteuil.
04:18Mais Préparez le Seigneur, c'est une chanson qui a marché sur scène,
04:21mais pas sur le disque.
04:22Sur le disque, mon premier succès, c'était, et ils ont un peu oublié,
04:25je le chante plus sur scène, c'était Sugar Baby Love en anglais et en français.
04:29Sugar Baby Love.
04:30Moi, ce serait trop beau.
04:33J'en ai vendu 300 000 en français et 400 000 en anglais.
04:36Donc, le disque suivant, j'ai aussi fait en français et en anglais.
04:3940 000 en anglais et un million en français.
04:42Ah oui ?
04:43Vanina.
04:43Ah, c'était Vanina.
04:44C'est ça, trop beau.
04:49Vous êtes bons dans le son ici.
04:50Vous pouvez se faire des films, c'était prévu.
04:53On travaille bien ensemble.
04:54On a bien fait le travail ce matin.
04:55Vous faites les transitions et tout, vous êtes formidables.
04:58Trop beau.
04:59Et gratuitement.
05:00Merci.
05:01Et puis en 74, là, c'est carrément l'explosion avec Vanina.
05:0440 000 disques par jour.
05:06Oh là là.
05:062 millions en tout, je crois.
05:082 millions et 45 tours.
05:10Vous imaginez ?
05:11Et pas des meilleurs anciens.
05:13Et tout ça au noir.
05:16Vous marchez beaucoup.
05:17Vous m'aidez beaucoup.
05:18Vous m'aidez marcher avec le personnage.
05:18Et le nombre de jeunes filles qui s'appellent Vanina.
05:20On avait une collègue, nous, ici.
05:22Il s'appelait Vanina.
05:23Grâce à vous.
05:24Et Swad aussi.
05:25Et Vanina, c'était une adaptation de Runaway.
05:28C'est ça ?
05:28De Dale Shannon.
05:29Dale Shannon.
05:30Parole signée Patrick Loiseau.
05:32Et dans la version originale, le refrain, il n'était pas chanté.
05:35Et ça, ça change tout.
05:36C'est plus facile à la chute.
05:44Ah non, c'est petits bras.
05:47Comment ça vous est arrivé, cette idée de chanter le refrain ?
05:50C'est vraiment pas qu'il y a l'idée.
05:52Ou les tréneurs de son, ou Patrick Loiseau.
05:55Mais pas moi, en tout cas.
05:57Mais c'est vrai qu'il fallait le faire.
05:58Parce que les imitateurs qui font Dave, si on peut dire, pas sexuellement,
06:02ils ne chantent pas Vanina.
06:05Ah, ils chantent du côté de chez Swan, c'est plus facile.
06:07Impossible.
06:08Et puis alors, les succès vont s'enchaîner.
06:09Mon cœur est malade, du côté de chez Swan.
06:12Dansez maintenant.
06:12Dansez maintenant.
06:14Dansez maintenant.
06:15Je vous aide.
06:18Maintenant.
06:18Tout l'été, vous serez les cigares.
06:25Eh, Glenn Miller.
06:26Magnifique ça.
06:27Et puis, alors, vous allez même faire un petit peu de cinéma, Dave, rappelez-vous.
06:31Odile de Ré ?
06:32Très petit.
06:34Oh, pardon.
06:35Excusez-moi, j'ai cherché Odile de Ré.
06:372 000 francs.
06:372 000 francs.
06:38Vous avez été payé 2 000 francs pour ce rôle dans La Cité de la Peur ?
06:41Un rôle où vraiment vous dites un mot.
06:43Les Hollandais ont juste dit les répétitions d'être légèrement vénales.
06:46Ah oui, c'est vrai.
06:48Bon, c'est très furtif, mais c'est une apparaition quand même très remarquée dans La Cité de la Peur.
06:51On me le fait encore.
06:51Je suis le pape et j'attends ma sœur.
06:57Et puis, il y a cette pub aussi, quand même, culte.
06:59Alors, Dave, les Français veulent savoir Vanina, c'était qui ?
07:02Vanina, c'était ma vache.
07:03Vanina, une vache ?
07:04Ma vache.
07:05Avec son lèvres et de la mimolette, j'adore la mimolette, on a fait une chanson.
07:09Et Swan, c'était qui ?
07:10Ma copine.
07:11C'était qui m'a fait connaître les bons goûts de gouda sous un chêne.
07:13Swan, ta copine ?
07:14Non, parce qu'on m'a dit, t'aimes pas trop les dames.
07:17J'adore les dames.
07:18Ça, c'est quoi, ça ?
07:19Dave aime les dames.
07:23Dave aime les dames.
07:24Moi, j'ai mis un peu de temps à capter le jeu de mots, pourtant assez basique.
07:27Parce que je ne suis pas concerné.
07:28C'est ça, certainement.
07:29C'était en 96.
07:31Cela dit, c'était un peu culotté comme pub, quand même, à l'époque.
07:33Ce prix-là, j'ai refait de temps pas.
07:35Ça veut dire quoi, le prix assez énorme, ce que vous avez touché ?
07:38Les pubs, quand on fait, j'en ai fait qu'une.
07:42J'étais l'ambassadeur du fromage des Pays-Bas.
07:44Il y en a eu en Allemagne, il y en a eu dans d'autres pays aussi.
07:47Et c'était extrêmement bien rémunéré.
07:50Bien joué, bravo, Dave.
07:52Merci beaucoup.
07:53En tout cas, c'était très agréable de revenir un peu sur ce magnifique parcours.
07:57Et cette chanson qu'on aime.
07:59Trop beau.
08:00Trop beau.
08:01Je suis capable de l'avoir en français.
08:02Merci, Dave.
08:05Demain soir, vous serez donc au Théâtre de la Tour Eiffel
08:07pour une rencontre exceptionnelle avec votre public.
08:09Et puis, on vous retrouve dans The Vintage Show sur Mélodie TV.
08:14Et le 24 mars, on y sera à la salle Playelle.
08:18Merci.
08:18Merci, Dave.
08:19Merci beaucoup.
08:20Restez avec nous sur Europe.
08:23Merci à tous.
08:24Merci.
08:25Merci.
08:26Merci.
08:27Merci.
08:27Merci.
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