00:00L'enjeu principal de ce procès, c'est que la justice soit capable de condamner à nouveau fortement les accusés.
00:06Puisqu'il faut savoir, c'est que c'est une particularité, c'est pas tous les jours que ça arrive,
00:10c'est que les juges, en première instance, avaient prononcé des peines qui étaient bien plus fortes que ce que le parquet avait requis.
00:16Après les réquisitions, on avait senti justement un parquet national antiterroriste un peu timoré.
00:21Ça n'avait pas plu du tout d'ailleurs au Parti civil qui s'en était plein.
00:24Ils avaient notamment demandé à requalifier les faits pour les deux amis proches du terroriste,
00:31pour enlever notamment la notion de complicité d'assassinat.
00:35Comme je vous l'ai dit, les partis civils, les proches de Samuel Paty,
00:39avaient estimé que ce n'était pas à la hauteur de ce procès, justement, que les réquisitions étaient très faibles.
00:44Mais comme je vous l'ai dit, les juges, eux, avaient tapé beaucoup plus fortement.
00:47Et ça va être ça l'enjeu de ce procès, savoir si la justice, une nouvelle fois,
00:52va être à la hauteur, on va dire, de l'enjeu, savoir si les peines vont être bel et bien présentes,
00:57bel et bien fortes, parce qu'on s'en souvient, la symbolique derrière cet attentat contre Samuel Paty
01:03avait eu un énorme ressentiment dans l'opinion publique.
01:07Donc, l'enjeu principal du procès, qui va s'ouvrir demain,
01:11ça va être de savoir si la justice va se montrer une nouvelle fois à la hauteur de l'enjeu.
01:15Alors, il y a aussi une chose qui va être observée de près, c'est le comportement des accusés.
01:19Exactement, puisque lors du premier procès, à chaque fois, on sentait que les accusés n'avaient pas,
01:24justement, je vous parlais de l'enjeu du procès, n'avaient pas conscience de ce qui était en train de se passer.
01:30À chaque fois, ils disaient, on n'y est pour rien, ce n'est pas de notre faute.
01:33Les deux personnes qui avaient notamment diffusé les vidéos pour mettre une cible sur le dos de Samuel Paty
01:38estimaient que si ces vidéos n'avaient pas existé, Samuel Paty aurait de toute façon été assassiné.
01:45Les deux proches, je vous en parlais du terroriste, qui était avec lui au moment où il a acheté des armes,
01:50l'un d'eux l'a même déposé en voiture à proximité du collège.
01:54Eh bien, ils estimaient qu'ils n'avaient aucune conscience de ce qui allait se passer,
01:58même s'ils savaient que leur ami était radicalisé.
02:00Ils disaient que non, il ne leur a jamais parlé de ce qu'il allait faire à Samuel Paty.
02:05Ça aussi, ça avait particulièrement énervé les partis civils,
02:09le fait qu'au final, ils ne reconnaissent absolument pas leur tort dans cette affaire.
02:15Et donc, ça aussi, ça va être un enjeu majeur,
02:17savoir si, en appel, leur défense va leur dire de reconnaître peut-être les faits,
02:23de reconnaître peut-être leur implication,
02:25ou tout du moins, peut-être de s'excuser auprès des partis civils,
02:28de dire, oui, c'est vrai, nos actes ont peut-être mené à ce qui s'est passé à Samuel Paty.
02:35Sous-titrage Société Radio-Canada
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