00:00C'est difficile d'intervenir, après Elodie qui a tout dit,
00:03qui connaît parfaitement le dossier.
00:04Moi je pense d'abord à la mère de cet enfant,
00:06parce que j'ai des garçons, dont le dernier a 14 ans,
00:09et je me dis qu'ils pourraient être dans ce genre de situation.
00:12Et quand vous avez vu grandir un enfant, c'est un drame atroce.
00:16On ne se met pas à la place suffisamment des victimes,
00:19et des parents des victimes,
00:21de voir un enfant qui perd la vie de cette manière,
00:25parce qu'en plus c'est d'une façon terrible.
00:27Ensuite, il se trouve que je connais un peu le président du Conseil constitutionnel,
00:32puisque c'est un breton,
00:34et que souvent par rapport aux critiques qui sont faites,
00:37de retoquer des lois ou des décrets d'application,
00:41le Conseil constitutionnel estime qu'ils ont été mal rédigés.
00:45Mais on vit aussi en France dans une forme de bureaucratie un peu désincarnée,
00:51qui a du mal finalement à s'enraciner dans les problèmes,
00:55qui juge les choses d'un peu loin,
00:57même chose pour la justice des enfants,
01:00c'est une énorme bureaucratie aujourd'hui,
01:02qui fait travailler beaucoup de monde,
01:04qui ne prend pas beaucoup de risques,
01:05qui se renvoie volontiers la balle,
01:08qui n'aime pas trancher,
01:10et on en arrive dans un cas comme celui-là,
01:12parce qu'il est caricatural en fait.
01:15Je veux dire, ces jeunes n'auraient pas dû être dans la rue,
01:18et n'auraient pas dû pouvoir...
01:19Et surtout ne pas se côtoyer.
01:21Et même le problème de la société française,
01:26on le voit aussi sur l'agriculture,
01:27les normes imposées par l'Europe, etc.
01:31On n'est plus en prise dans le réel aujourd'hui.
01:33Je pense que c'est ça la grande difficulté.
01:35Sous-titrage Société Radio-Canada
01:40Merci.
01:41Merci.