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  • il y a 5 jours
Les députés examinent une proposition de résolution européenne visant à inscrire la mouvance des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes, à l'occasion de la niche parlementaire du groupe "Droite Républicaine" du 22 janvier. Mais la séance va prendre une autre tournure après des propos du député Laurent Jacobelli (RN) qui vont choquer la gauche de l'hémicycle. Le texte sera finalement adopté par les députés, malgré l'opposition de la gauche, au terme de près de cinq heures de séance. Retrouvez les débats houleux des députés, ponctués de rappels au règlement et suspensions de séance, dans l'hémicycle.

La rédaction de LCP vous propose les morceaux choisis des séances publiques dans l'hémicycle et des séances de travaux ou des auditions en commissions.

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Transcription
00:00:00Générique
00:00:00...
00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans la séance est ouverte.
00:00:10Dans ce numéro, nous revenons sur la journée d'initiative parlementaire
00:00:14du groupe de la droite républicaine.
00:00:16A l'ordre du jour, une proposition de résolution
00:00:19pour inscrire la mouvance des frères musulmans
00:00:22sur la liste européenne des organisations terroristes.
00:00:25L'examen du texte commence dans un calme relatif.
00:00:29Avec ce texte, la République ne convoit pas une religion.
00:00:33Elle combat une stratégie.
00:00:35Elle combat l'islamisme politique des frères musulmans
00:00:38qui sert de passerelle à la radicalisation
00:00:40et prépare le terrain du terrorisme.
00:00:43La proposition de résolution dont nous allons débattre ce matin
00:00:46vise à demander l'inscription de la mouvance des frères musulmans
00:00:48sur la liste européenne des organisations terroristes.
00:00:52Déposé avec notre collègue Michel Tabarro en mai 2025,
00:00:55ce texte de la droite républicaine
00:00:57a été adopté au cours des deux dernières semaines
00:00:59à une large majorité lors de son examen
00:01:02en commission des affaires étrangères
00:01:03et en commission des affaires européennes.
00:01:06Je me félicite du consensus autour de cette question
00:01:08tout en observant, il est vrai, sans aucune surprise,
00:01:11que l'extrême gauche se singularise encore
00:01:14par un déni de réalité,
00:01:16sinon par une forme d'ambiguïté
00:01:18sur un sujet pourtant fondamental.
00:01:21Dans un contexte européen marqué par une menace terroriste persistante,
00:01:23la mouvance des frères musulmans apparaît comme une organisation politique hybride
00:01:27dont l'idéologie islamiste et les pratiques rigoristes
00:01:30font peser un risque réel et durable sur la cohésion de nos sociétés.
00:01:34Durant de trop nombreuses années,
00:01:36nous avons collectivement fermé les yeux devant l'ampleur de ce phénomène
00:01:39en niant les dangers qu'il représente
00:01:40ou en minimisant sa portée.
00:01:43Désormais, ce risque ne peut plus être ignoré.
00:01:45Il a récemment été documenté par le rapport
00:01:47« Frères musulmans et islamisme politique en France »
00:01:49présenté en Conseil de défense en mai 2025.
00:01:52Plusieurs travaux parlementaires ont également permis de l'objectiver,
00:01:56à l'image de ceux conduits par nos collègues Mathieu Bloch et Xavier Breton,
00:01:59à l'occasion de la commission d'enquête sur l'entrisme islamiste,
00:02:02ainsi que par Caroline Yadant et Julien Audoul,
00:02:04chargés l'année dernière d'une mission flash
00:02:06sur les dérives communautaristes et islamistes dans le sport.
00:02:10Contrairement à l'image qu'elle entretient
00:02:12à ce que son nom pourrait laisser croire,
00:02:13la mouvance des frères musulmans n'est pas une simple organisation religieuse,
00:02:17mais bien un véritable mouvement politique
00:02:19structuré autour d'une idéologie cohérente,
00:02:23élaborée dès sa fondation et demeurée inchangée dans ses objectifs.
00:02:26Cette idéologie vise la transformation progressive
00:02:29des sociétés et des institutions
00:02:30par l'imposition d'un ordre politique totalitaire
00:02:33fondé sur une lecture intégriste de la religion.
00:02:36Il promeut une doctrine entièrement incompatible
00:02:38avec les principes démocratiques,
00:02:40la laïcité, l'égalité entre les citoyens
00:02:42et la souveraineté populaire.
00:02:44Leur projet est clair, faire triompher la charia
00:02:47sur la loi de la République.
00:02:49La crainte légitime qu'inspirent les frères musulmans
00:02:51ne tient pas uniquement à leur doctrine,
00:02:53mais aussi à la manière dont ils la mettent en œuvre.
00:02:56Depuis près d'un siècle,
00:02:57la confrérie a développé une stratégie adaptative
00:02:59dont les modalités varient en fonction du contexte politique
00:03:02et juridique dans lequel elle opère.
00:03:04Là où les rapports de force l'ont permis,
00:03:06notamment au Moyen-Orient,
00:03:07cette stratégie a pris la forme d'un recrutement de masse,
00:03:09d'une confrontation directe avec le pouvoir
00:03:11et, dans certains cas, du recours à la violence.
00:03:14A l'inverse, dans les sociétés européennes,
00:03:16la mouvance a très tôt privilégié une approche silencieuse,
00:03:19fondée sur l'entrisme et l'influence progressive,
00:03:21la discrétion volontaire,
00:03:23témoignant alors d'une logique de dissimulation.
00:03:26En Europe, cette stratégie repose sur l'infiltration patiente
00:03:30des espaces laissés ouverts par nos démocraties
00:03:32en utilisant les libertés publiques comme vecteurs d'influence.
00:03:35L'absence de violence immédiate ne traduit pas un renoncement de principe,
00:03:40mais un choix opportuniste dicté par le contexte
00:03:42et par la recherche d'une efficacité à long terme.
00:03:45Il s'agit en effet d'un continuum islamiste
00:03:47devant lequel l'Europe se doit aujourd'hui de réagir
00:03:50avant qu'il ne soit trop tard.
00:03:52La mouvance fonctionne comme une nébuleuse,
00:03:54avec des structures nombreuses qui entretiennent entre elles
00:03:56des liens souples et généralement informels.
00:03:59Ainsi, lorsqu'une entité est dissoute,
00:04:00il lui est facile de se reconstituer sous une forme légèrement différente
00:04:03et de reprendre son activité.
00:04:05L'absence de cadres européens rend possible
00:04:07le contournement des sanctions prises par les autorités d'un État
00:04:09afin de ressusciter chez l'un de ses voisins.
00:04:12C'est notamment le cas du collectif contre l'islamophobie en Europe
00:04:16qui a pris le relais en 2020 du collectif contre l'islamophobie en France,
00:04:20pourtant dissous par le Conseil des ministres.
00:04:24Cette fragmentation organisationnelle n'est pas une faiblesse,
00:04:26mais un choix tactique assumé
00:04:28qui complique l'action des autorités nationales.
00:04:30La diffusion de cette idéologie et l'action de ceux qui la propagent
00:04:34favorisent le séparatisme, retardent l'intégration,
00:04:37fragilisent la cohésion nationale
00:04:38et créent un terreau propice à des formes de radicalisation plus violentes
00:04:42en investissant notamment les secteurs éducatifs, sociaux, culturels et sportifs.
00:04:49Il convient par ailleurs de rappeler qu'au-delà de l'Europe,
00:04:51les frères musulmans ont mené des actions violentes
00:04:53à de nombreuses reprises dans les pays du Moyen-Orient
00:04:56et inspire directement les organisations terroristes déjà inscrites sur la liste européenne
00:04:59au premier rang desquelles figure le ramasse,
00:05:01qui constitue une branche issue directement de la confrérie.
00:05:04Face à cette menace, les outils existent.
00:05:06L'Union européenne s'est dotée à la suite des attentats de 2001
00:05:09d'un instrument de lutte contre le terrorisme
00:05:11avec la liste européenne des organisations terroristes
00:05:14régulièrement actualisée et assortie de mécanismes contraignants.
00:05:17L'inscription sur cette liste entraîne notamment le gel des avoirs
00:05:20et l'interdiction de tout financement, direct ou indirect.
00:05:23Elle permet également de renforcer la coopération policière et judiciaire
00:05:26entre États membres en facilitant l'échange d'informations,
00:05:30les enquêtes transfrontalières et les poursuites pénales.
00:05:33Autrement dit, la question n'est pas celle de l'absence de moyens juridiques.
00:05:37Ce qui fait aujourd'hui des défauts, ce ne sont pas les textes,
00:05:39sinon la volonté politique de les utiliser face à un adversaire
00:05:43qui avance masqué et dont la stratégie vise à exploiter nos hésitations.
00:05:47D'autres États ont pourtant franchi ce pas.
00:05:49En Europe, l'Autriche a pris des mesures ciblées contre l'islam politique
00:05:52et la mouvance frériste à la suite des attentats de Vienne en 2020.
00:05:57Hors de l'Union, les États-Unis ont engagé des procédures de désignation similaires
00:06:00en désignant la semaine dernière les branches jordaniennes, égyptiennes et libanaises
00:06:05des frères musulmans comme organisations terroristes.
00:06:08Dans le monde musulman, plusieurs pays ont interdit la confrérie,
00:06:11la considérant comme un facteur majeur de déstabilisation.
00:06:14Encore récemment, et comme l'a révélé la presse anglo-saxonne,
00:06:17ce sont les Émirats arabes unis qui ont décidé de freiner les inscriptions
00:06:20de leurs étudiants dans les universités britanniques
00:06:22par peur d'une radicalisation et de l'influence délétère du frérisme
00:06:26à laquelle ils pourraient être exposés.
00:06:29En France, à titre d'exemple, la préfecture du Rhône
00:06:32a pris le 30 décembre dernier un arrêté de fermeture
00:06:36d'un centre d'accueil d'enfants rattachés à la mosquée de Dessines,
00:06:39connu comme étant l'un des pôles des frères musulmans dans la région lyonnaise.
00:06:42Ces exemples démontrent qu'il n'y a pas d'obstacle de principe à une action résolue
00:06:47dès lors que la menace est identifiée et documentée, et c'est le cas.
00:06:51Il rappelle également qu'un État de droit peut agir sans renoncer à ses principes,
00:06:55conformément à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme,
00:06:58en ciblant une idéologie politique et un projet subversif,
00:07:01et non une spiritualité ou une communauté.
00:07:04C'est au contraire la passivité qui pourrait à terme nous conduire
00:07:07à devoir agir trop tardivement et sans le discernement
00:07:10dont nous sommes encore en mesure de faire preuve.
00:07:13Ce texte est donc un moyen d'anticiper et de prévenir les risques
00:07:16qui font peser les activités des frères musulmans en Europe.
00:07:20S'il n'est pas directement visible, ce danger est bien réel,
00:07:23il convient donc de prendre des mesures véritablement opérationnelles
00:07:26pour définir à l'échelle européenne un cadre juridique
00:07:29qui permettra de lutter de manière implacable contre l'idéologie frériste
00:07:32en assumant un combat qu'il est désormais urgent de mener.
00:07:36Bien entendu, il ne s'agit aucunement ici de cibler l'islam,
00:07:41ni les musulmans, mais exclusivement une mouvance politique
00:07:45qui instrumentalise la religion à des fins de conquête du pouvoir
00:07:49et dont l'action est incompatible avec les valeurs fondamentales
00:07:52de l'Union européenne et de la France.
00:07:54Vous avez raison de vous saisir de cette question du séparatisme
00:07:57et de l'islamisme politique, notamment celui des frères musulmans,
00:08:01contre lequel le gouvernement lutte depuis des années
00:08:04à la demande du président de la République qui, vous le savez,
00:08:06a lancé des travaux en janvier 2024 et qu'il nous a demandé de reprendre.
00:08:11Le chef d'État, dans son discours des Mureaux d'octobre 2020,
00:08:14avait désigné clairement la menace après avoir sorti la France
00:08:17de l'état d'urgence et ce, dès 2017.
00:08:20À la suite de l'assassinat de Samuel Paty, plusieurs associations
00:08:24qui entretenaient le discours victimaire dont se nourrissent
00:08:26les courants séparatistes ont été dissoutes,
00:08:30notamment le collectif contre l'islamophobie en France,
00:08:33le CCIF, Baraka City et j'en passe.
00:08:37La loi, confortant le respect des principes de la République
00:08:40du 24 août 2021, a quant à elle réformé le droit des cultes
00:08:44avec notamment une obligation de déclaration des financements étrangers,
00:08:47un renforcement du cadre de l'éducation en dehors du milieu scolaire,
00:08:52un établissement hors contrat comme à domicile,
00:08:56un renforcement de la transparence et des moyens de contrôle de l'État
00:08:59vis-à-vis de tout le monde associatif.
00:09:02Le gouvernement se mobilise au niveau européen
00:09:04contre le risque qui est posé par l'entrisme des frères musulmans.
00:09:08Nous travaillons avec les institutions européennes
00:09:09et nos partenaires européens pour partager notre analyse
00:09:12de la stratégie d'entrisme de la confrérie et travailler à des réponses communes
00:09:17à la menace qu'elle constitue.
00:09:19La France est également investie dans le renforcement des outils
00:09:22qui visent à limiter le risque de financement des entités,
00:09:25portant des valeurs contraires à celles de l'Union européenne.
00:09:29Dans ce cadre, la France a proposé des mesures concrètes
00:09:31pour assurer le respect des valeurs européennes
00:09:34dans l'ensemble des projets financés par le budget européen
00:09:37et pour renforcer la lutte contre les crimes et les discours de haine
00:09:41au niveau de l'Union européenne.
00:09:43Nous proposons par exemple d'européaniser notre contrat d'engagement républicain,
00:09:49c'est-à-dire que chaque bénéficiaire de fonds européens
00:09:51devrait signer un document dans lequel il s'engage explicitement
00:09:54à respecter les valeurs de l'Union européenne
00:09:56préalablement à la réception de ces fonds.
00:09:59Nous proposons également d'inclure les discours de haine
00:10:02et les crimes de haine dans la liste des infractions pénales européennes,
00:10:05c'est-à-dire les eurocrimes, à l'article 83 du TFUE.
00:10:10L'enjeu aujourd'hui est d'aller plus loin,
00:10:12sur la base d'actions qui ont déjà été menées par le gouvernement
00:10:15pour combattre plus fermement encore l'antrisme islamiste,
00:10:18c'est-à-dire une démarche proactive de certains acteurs
00:10:21ou mouvements séparatistes d'intégrer des institutions,
00:10:24des associations ou des structures publiques et privées
00:10:27dans le but d'y faire prévaloir progressivement
00:10:30une vision politique de l'islam.
00:10:33L'antrisme islamique est d'autant plus insidieux
00:10:36que ces acteurs dissimulent bien souvent leurs véritables intentions
00:10:39derrière un discours apparemment conforme aux principes républicains.
00:10:44Nous estimons que la mouvance des frères musulmans
00:10:47a fourni un corpus idéologique à de nombreux groupes
00:10:50évoluant sur le territoire national et européen
00:10:53qui cherchent désormais à subvertir nos institutions de l'intérieur.
00:10:57L'absence de preuves à ce stade de l'implication des frères musulmans
00:11:02dans les actes terroristes tels que des enlèvements ou des attaques
00:11:05qui seraient commis avec une intention avérée dans le cadre d'un agenda terroriste
00:11:08rend sa désignation comme organisation terroriste extrêmement hasardeuse en réalité.
00:11:13Je relève d'ailleurs que les Etats-Unis,
00:11:15dont le régime de preuves pour la désignation d'organisations terroristes
00:11:19est pourtant bien moins exigeant que celui de l'Union européenne,
00:11:22n'est pas parvenu à désigner la confrérie des frères musulmans dans son ensemble,
00:11:26ni les structures qui en sont issues sur le territoire américain
00:11:29comme des organisations terroristes,
00:11:31ce qui était pourtant, rappelons-le,
00:11:33l'intention initiale du président Donald Trump et de son administration.
00:11:38Elle a dû se contenter de désigner les branches égyptiennes,
00:11:41jordaniennes et libanaises de la confrérie.
00:11:44Nos interrogations quant à l'opportunité et à la faisabilité de la mesure que vous proposez
00:11:48ne signifient aucunement que le gouvernement sous-estime la menace
00:11:51à laquelle nous confronte la mouvance des frères musulmans
00:11:54et surtout plus largement le séparatisme et l'islamisme politique
00:11:58dont l'idéologie et la stratégie d'entrisme font peser un risque bien réel
00:12:02pour notre cohésion sociale notamment.
00:12:04Et c'est pour cette raison que le président de la République
00:12:06a demandé au gouvernement de proposer de nouvelles mesures,
00:12:08le cas échéant l'interdiction,
00:12:10et de nouveaux outils qui viendraient compléter la loi d'août 2021
00:12:13afin d'entraver ces écosystèmes qui se développent sur notre territoire.
00:12:18L'objectif du gouvernement est bien d'agir contre la mouvance des frères musulmans
00:12:22et son idéologie séparatiste
00:12:24en déployant des mesures opérationnelles et robustes juridiquement.
00:12:28Mais comme je l'ai exposé, il existe des incertitudes à cet égard
00:12:31sur la proposition qui nous est soumise aujourd'hui.
00:12:35Le gouvernement s'en remettra donc à la sagesse de votre Assemblée.
00:12:38Je vous remercie.
00:12:39Nous examinons ce matin le premier texte déposé
00:12:43dans le cadre de la niche parlementaire du groupe de la droite républicaine.
00:12:47Les différents textes de notre niche réaffirment le sens
00:12:50de nos engagements au service des Français.
00:12:53Nous voulons protéger les Français,
00:12:55leurs valeurs et leur mode de vie,
00:12:57leur permettre de vivre dignement de leur travail
00:12:59et garantir que leur contribution au bon fonctionnement du pays
00:13:03soit utilisée à bon escient.
00:13:06La proposition de résolution européenne
00:13:08de notre collègue Éric Poget,
00:13:11visant à inscrire la mouvance des frères musulmans
00:13:13sur la liste européenne des organisations terroristes,
00:13:16s'inscrit dans notre volonté de protéger les Français,
00:13:19leurs valeurs et leur mode de vie.
00:13:21Si nous sommes réunis aujourd'hui
00:13:23pour examiner cette proposition de résolution européenne,
00:13:27ce n'est ni par provocation,
00:13:28ni par esprit de stigmatisation,
00:13:31mais par devoir de lucidité et de responsabilité.
00:13:35Car la question que nous abordons
00:13:36n'est pas celle d'une religion.
00:13:38encore moins celle de nos compatriotes de confession musulmane,
00:13:41qui respectent nos lois
00:13:43et partagent pleinement les valeurs de la République.
00:13:46Ce qui nous réunit ce matin,
00:13:48c'est une idéologie politique,
00:13:50structurée, transnationale, patiente,
00:13:53profondément incompatible
00:13:55avec les valeurs de notre pays
00:13:56et qui se sert des sociétés ouvertes et démocratiques
00:14:00que nous sommes pour s'implanter dans nos pays.
00:14:02Cette idéologie porte un nom,
00:14:05la mouvance des frères musulmans.
00:14:08Depuis plusieurs décennies,
00:14:09cette organisation développe une stratégie d'influence
00:14:12fondée non pas sur la confrontation directe,
00:14:15mais sur l'entrisme,
00:14:16la dissimulation et l'exploitation de nos libertés.
00:14:19Elle ne cherche pas à s'intégrer à la République,
00:14:22elle cherche à la contourner,
00:14:23la fragmenter,
00:14:25puis à la subvertir.
00:14:26Son objectif est parfois clairement assumé
00:14:29dans ses textes fondateurs.
00:14:32Instaurer un ordre politique fondé sur la charia,
00:14:35en opposition frontale
00:14:36avec la souveraineté de la loi civile,
00:14:39l'égalité entre les femmes et les hommes,
00:14:41la liberté de conscience et la laïcité.
00:14:44Notre pays n'a heureusement pas attendu pour agir.
00:14:47La loi du 24 août 2021,
00:14:50confortant le respect des principes de la République,
00:14:52a permis de dissoudre des structures
00:14:55qui, sous couvert de lutte contre les discriminations
00:14:58ou d'actions caritatives,
00:15:00contribuaient en réalité à nourrir un séparatisme idéologique.
00:15:05Par exemple, le collectif contre l'islamophobie en France,
00:15:09ou Baraka Siti.
00:15:10Mais il serait illusoire de croire
00:15:12que ces décisions ponctuelles
00:15:14suffisent à endiguer un phénomène bien plus profond,
00:15:17organisé et internationalisé.
00:15:19Les services de renseignement français,
00:15:22allemand et autrichien,
00:15:23tout comme de nombreuses enquêtes parlementaires européennes,
00:15:27ont établi l'existence de réseaux structurés,
00:15:30financés parfois depuis l'étranger,
00:15:33visant à installer durablement
00:15:34une contre-société politico-religieuse
00:15:37au cœur même de nos démocraties.
00:15:40Un rapport Frères musulmans et islamisme politique en France,
00:15:44présenté en Conseil de défense en mai 2025,
00:15:47cartographie clairement l'étendue de l'islamisme politique en France.
00:15:50Il clarifie la menace posée par l'entrisme islamique
00:15:54en termes de sécurité et de cohésion nationale.
00:15:58Car ces réseaux ne se contentent pas de discours.
00:16:01Ils influencent, recrutent, orientent
00:16:03et parfois justifient ou soutiennent indirectement la violence,
00:16:07en particulier lorsqu'elles visent Israël ou les États occidentaux.
00:16:10Ce n'est pas un hasard si le Hamas,
00:16:14branche palestinienne des Frères musulmans,
00:16:16est inscrit depuis longtemps sur la liste
00:16:18des organisations terroristes de l'Union européenne.
00:16:21Face à cette réalité, plusieurs États ont agi.
00:16:25Notre rapporteur l'a rappelé.
00:16:26L'Autriche en Europe, des pays comme l'Égypte,
00:16:29les Émirats arabes unis ou l'Arabie saoudite
00:16:32ont dissous leur structure.
00:16:34Plus récemment, la Jordanie a interdit toutes leurs activités
00:16:37et confisquées leurs avoirs au nom de la sécurité nationale.
00:16:41Ces décisions ne sont pas des dérives autoritaires.
00:16:44Elles sont des réponses souveraines à une menace identifiée.
00:16:48L'Union européenne ne peut pas rester le maillon faible de cette lutte.
00:16:51Elle ne peut pas continuer à financer,
00:16:53parfois indirectement, des organisations
00:16:55qui travaillent contre ses propres fondements.
00:16:57C'est pourquoi cette résolution appelle d'abord
00:16:59à une évaluation juridique et factuelle sérieuse,
00:17:02fondée sur le droit existant,
00:17:03notamment la position commune du Conseil du 27 décembre 2001
00:17:08relative à la lutte contre le terrorisme.
00:17:10La Cour européenne des droits de l'homme elle-même l'a reconnue.
00:17:14Un État a le droit et même le devoir
00:17:16de dissoudre des organisations
00:17:17qui cherchent à renverser l'ordre démocratique.
00:17:21Il n'y a donc aucune contradiction
00:17:22entre la défense de l'État droit
00:17:24et la fermeté à ceux qui veulent le détruire.
00:17:27Cette résolution appelle également
00:17:29au contrôle strict des financements européens.
00:17:31Chaque euro public doit servir à la cohésion,
00:17:35l'émancipation et la liberté.
00:17:37Pour toutes ces raisons,
00:17:39je vous appelle à adopter cette proposition de résolution.
00:17:42Je vous remercie.
00:17:43La proposition qui nous est soumise
00:17:45se base sur le rapport Frères musulmans
00:17:47et islamisme politique en France
00:17:49commandé par le ministère de l'Intérieur
00:17:51tardivement et incomplètement rendu public en mai dernier.
00:17:55Ce rapport a suscité de nombreuses critiques,
00:17:58tant pour ses partis pris méthodologiques
00:17:59que pour son temps alarmiste
00:18:01et l'opacité entourant l'identité des personnes auditionnées.
00:18:05Ce rapport, il semble que vous ne l'ayez pas réellement lu.
00:18:08Il comporte des données utiles,
00:18:10soulignant par exemple la portée limitée
00:18:12du phénomène des Frères musulmans,
00:18:14la perte d'influence,
00:18:16le vieillissement des cadres,
00:18:17le caractère poussif de la relève.
00:18:20Il avance des propositions relevant d'un souci
00:18:22de ne pas confondre,
00:18:23comme le dit justement le ministère de l'Intérieur,
00:18:26l'islamisme politique
00:18:27qui doit être combattu
00:18:29et l'islam qui est la religion
00:18:31de près de 5 millions d'habitants de notre pays
00:18:33avec laquelle on dialogue.
00:18:35Je note que ce ne sont pas de ces suggestions utiles
00:18:39qui répondent aux soucis légitimes
00:18:41de reconnaissance des musulmans en France
00:18:43que vous souhaitez nous entretenir.
00:18:45On ne vote pas un exposé des motifs,
00:18:48mais un projet de résolution.
00:18:50Ici, c'est l'exposé des motifs
00:18:51qui parle le mieux,
00:18:53qui dit les préjugés,
00:18:54les amalgames,
00:18:55les raccourcis,
00:18:56les préoccupations paranoïaques et complotistes.
00:18:59Les frères musulmans n'auraient adopté
00:19:01depuis près de 70 ans
00:19:02un discours apparemment modéré
00:19:05et une stratégie d'entrisme progressif
00:19:08que pour mieux nous tromper
00:19:09et faire de la France
00:19:10un califat régi par la charia.
00:19:13Il financerait un réseau tentaculaire d'écoles
00:19:16dans les pays de l'Union européenne.
00:19:18Tentaculaire ?
00:19:19Sérieusement ?
00:19:19Ce vocabulaire excessif génère de la peur
00:19:22sans éclairer le débat public.
00:19:24En France, ce sont en effet 21 écoles musulmanes
00:19:27qui seraient affiliées à la mouvance
00:19:29sur environ 5700 écoles privées en France.
00:19:33C'est ça l'ordre de grandeur,
00:19:34de quoi relativiser la menace.
00:19:37Votre indignation est à géométrie variable.
00:19:39Vous vous appuyez sur l'Arabie saoudite,
00:19:42fer de lance du wahhabisme,
00:19:44une doctrine politico-religieuse
00:19:45encore plus radicale que celle des frères musulmans.
00:19:48Comme c'est souvent le cas dans les États autoritaires,
00:19:50les frères musulmans sont considérés comme terroristes
00:19:52parce qu'ils sont des rivaux
00:19:53dans un contexte régional d'affrontement frontal,
00:19:56parfois plus larvé,
00:19:58entre l'Arabie saoudite,
00:19:59les Émirats arabes unis et le Qatar,
00:20:01autant de pays qui n'hésitent pas à user
00:20:03de toutes les ressources d'une diplomatie
00:20:05d'influence très intrusive
00:20:07qui flattent la vanité des plus perméables
00:20:09des intellectuels, journalistes
00:20:11et politiques françaises et européens
00:20:13et visent explicitement à orienter
00:20:15les débats publics et les décisions politiques
00:20:17de notre pays à l'égard des frères musulmans.
00:20:19Que des États autoritaires,
00:20:22engagés dans des logiques de puissance
00:20:23et de contre-influence,
00:20:25cherchent à peser sur nos choix législatifs
00:20:27et parlementaires,
00:20:28devraient nous conduire à la plus grande prudence.
00:20:31La France et l'Union européenne
00:20:32ne peuvent devenir le théâtre
00:20:33ou le relais de ces luttes d'influence étrangère
00:20:36au risque de compromettre
00:20:37leur souveraineté démocratique
00:20:39et la crédibilité de leur action publique.
00:20:41Faut-il rappeler ici que les frères musulmans
00:20:43sont ou ont été au pouvoir
00:20:45dans des pays partenaires de la France,
00:20:47la Tunisie avec Enarda,
00:20:49le Maroc avec le PJD,
00:20:50la Turquie avec l'AKP,
00:20:53le Qatar,
00:20:54propriétaire du PSG
00:20:55qui n'est si bien connu
00:20:56qu'une officine terroriste.
00:20:58La France n'a jamais sous-estimé
00:20:59ses désaccords et ses inquiétudes,
00:21:02s'agissant notamment des droits des femmes
00:21:04ou des menaces pesant sur les voies divergentes
00:21:06et les minorités,
00:21:07ou encore le recours à la peine de mort.
00:21:09Mais a-t-elle jamais qualifié
00:21:10ces pays de terroristes ?
00:21:11A-t-elle jamais rompu
00:21:13ses relations avec eux ?
00:21:14Comprenons-nous bien.
00:21:15Il ne s'agit pas de baisser la garde
00:21:17face à des organisations
00:21:19qui défendent l'idée
00:21:20que les lois religieuses,
00:21:21et cela quelle que soit la religion,
00:21:24devraient s'imposer à la République.
00:21:25Ces organisations,
00:21:26nous les combattons.
00:21:27Ces idées,
00:21:28nous les récusons
00:21:29par des arguments,
00:21:30par des réponses concrètes
00:21:32sur le terrain intellectuel
00:21:33comme sur celui des politiques publiques
00:21:35qui doivent permettre
00:21:36de reconquérir le terrain
00:21:37qu'ils labourent.
00:21:38Renouvellement du pacte républicain,
00:21:40éducation des jeunes à la laïcité,
00:21:43droits des femmes,
00:21:43lutte contre la relégation sociale
00:21:46dans des quartiers de non-droit
00:21:47tenus par des narcotrafiquants.
00:21:50Je terminerai en posant une question.
00:21:52Pourquoi ce projet de résolution
00:21:53quand le rapport sur lequel
00:21:55elle prétend s'appuyer
00:21:56n'appelle ni explicitement
00:21:58ni implicitement
00:21:59à l'inscription des frères musulmans
00:22:01comme organisation terroriste ?
00:22:03Aucun pays européen ne l'a proposé.
00:22:05Vous ne dites que l'Autriche
00:22:06aurait inscrit les frères musulmans
00:22:07sur la liste des organisations terroristes
00:22:09mensonges et confusions.
00:22:11L'Autriche ne dispose pas
00:22:12d'une telle liste.
00:22:13Elle a créé une infraction
00:22:14de groupe extrémiste
00:22:15à motivation religieuse
00:22:16qui vise la mouvance,
00:22:17qui envoie un signal net
00:22:19sans mobiliser pour autant
00:22:20un arsenal juridique
00:22:21anti-terroriste.
00:22:22Votre proposition est-elle fonctionnelle ?
00:22:24Raisonnable ?
00:22:25A-t-elle une chance d'aboutir ?
00:22:27La réponse est à trouver
00:22:28dans les déclarations
00:22:28des gouvernements successifs.
00:22:30Dans celle de Catherine Colonna
00:22:31en 2022,
00:22:32dans celle de Laurent Nounies,
00:22:34ministre de l'Intérieur,
00:22:35qui vous appelait
00:22:35à la prudence absolue,
00:22:37dans celle d'Éléonore Carrois,
00:22:38il y a quelques instants
00:22:39ici même.
00:22:40En vérité,
00:22:42aucun élément
00:22:42ne permet d'établir
00:22:43un lien entre cette organisation
00:22:45et l'une des infractions
00:22:46définies à l'article 421.1
00:22:48du Code pénal
00:22:49nous vôtre contre ce texte.
00:22:51La proposition de résolution
00:22:52européenne relève
00:22:53d'une approche lucide,
00:22:55rigoureuse
00:22:55et à la juste échelle
00:22:56face aux défis
00:22:57posés par le séparatisme
00:22:58des frères musulmans.
00:23:00Lucide d'abord
00:23:00sur la nature
00:23:01de la menace
00:23:02à laquelle nous sommes confrontés,
00:23:03rigoureuse ensuite
00:23:04dans la méthode
00:23:05que nous retenons
00:23:06pour y répondre.
00:23:07A la juste échelle
00:23:08européenne enfin,
00:23:09car la meilleure réponse
00:23:10face à des réseaux
00:23:11idéologiques structurés
00:23:12demande une coopération
00:23:14continentale.
00:23:16Le constat tout d'abord
00:23:17est désormais largement partagé.
00:23:19Nous assistons en France
00:23:20comme en Europe
00:23:21à la montée
00:23:22de formes d'islam politique
00:23:23organisées,
00:23:23structurées
00:23:24et transnationales
00:23:25qui ne s'attaquent pas
00:23:26toujours frontalement
00:23:27à nos institutions
00:23:28mais qui cherchent
00:23:29à en fragiliser
00:23:30les fondements
00:23:30par des stratégies
00:23:31d'influence,
00:23:32d'entrisme
00:23:32et de contournement
00:23:34des règles communes.
00:23:35La mouvance des frères musulmans
00:23:36s'inscrit pleinement
00:23:37dans cette réalité.
00:23:39Elle ne se réduit
00:23:39ni à une organisation unique
00:23:40ni à un simple courant
00:23:42d'opinion.
00:23:43Elle constitue
00:23:43une nébuleuse idéologique
00:23:45et organisationnelle
00:23:46dont le projet politique
00:23:48vise à subordonner
00:23:49l'ordre civil
00:23:50à une lecture rigoriste
00:23:52du religieux
00:23:52en rupture avec la primauté
00:23:54de la loi,
00:23:55en rupture avec l'égalité
00:23:56entre les femmes
00:23:57et les hommes,
00:23:57en rupture avec le principe
00:23:58de laïcité.
00:24:00Cette analyse
00:24:00n'est pas polémique.
00:24:02Elle est documentée
00:24:02de longue date
00:24:03par les travaux
00:24:04des services de renseignement
00:24:05mais aussi par des travaux
00:24:05universitaires en France
00:24:07comme chez plusieurs
00:24:08de nos partenaires européens.
00:24:10Face à cette menace idéologique,
00:24:12notre responsabilité collective
00:24:13ne peut être
00:24:14ni l'aveuglement
00:24:14ni l'abandon
00:24:16de nos principes.
00:24:17La fermeté est nécessaire
00:24:19mais ne doit pas conduire
00:24:20par la précipitation
00:24:21et la maladresse
00:24:22au reniement
00:24:23de l'état de droit,
00:24:24fondement du pacte républicain
00:24:26comme de la coopération
00:24:27européenne.
00:24:29C'est précisément
00:24:29dans cet équilibre
00:24:30que répond la proposition
00:24:31de résolution
00:24:33qui nous est soumise aujourd'hui.
00:24:34Contrairement à certaines
00:24:35lecturatives,
00:24:36ce texte ne procède
00:24:38ni à une assimilation
00:24:39abusive
00:24:39ni à une désignation
00:24:41précipitée.
00:24:42Il ne propose pas
00:24:43une inscription automatique
00:24:44et immédiate
00:24:45de la mouvance
00:24:46des frères musulmans
00:24:47sur la liste européenne
00:24:48des organisations terroristes.
00:24:50Il pose au contraire
00:24:51une étape préalable
00:24:52indispensable,
00:24:53l'engagement
00:24:53d'une évaluation juridique
00:24:55et factuelle approfondie,
00:24:57conduite par la Commission européenne
00:24:58et le Conseil européen
00:25:00sur la base
00:25:01des critères existants
00:25:02du droit européen.
00:25:03Cette exigence
00:25:04de méthode
00:25:04est essentielle.
00:25:06La liste européenne
00:25:07des organisations terroristes
00:25:08repose sur des fondements
00:25:09juridiques précis.
00:25:11Elle suppose
00:25:12des éléments tangibles,
00:25:13des liens directs
00:25:14ou indirects
00:25:15avec des actes terroristes,
00:25:16des soutiens matériels,
00:25:18financiers
00:25:18ou idéologiques
00:25:19à la violence
00:25:20ou encore
00:25:21des décisions
00:25:22d'autorité compétente.
00:25:23Affaiblir cet outil
00:25:24par des décisions hâtives
00:25:25serait totalement
00:25:26contre-productif.
00:25:28A l'inverse,
00:25:29le renforcer
00:25:29par une approche précise,
00:25:31documentée
00:25:32et juridiquement sécurisée
00:25:33est la seule voie
00:25:35réellement efficace.
00:25:36Elle est particulièrement
00:25:37adaptée à la menace
00:25:38des frères musulmans
00:25:39dont les liens
00:25:40avec les attaques terroristes
00:25:41peuvent se révéler insidieux.
00:25:44Ces associations
00:25:45ont beau se draper
00:25:46derrière leurs œuvres sociales,
00:25:48certaines constituent
00:25:49des lieux
00:25:49de radicalisation
00:25:50et de recrutement
00:25:51pour la filière djihadiste.
00:25:53De même,
00:25:54l'idéologie
00:25:55des frères musulmans
00:25:55peut être variable
00:25:57dans son rapport
00:25:57à la violence.
00:25:58L'un des plus importants
00:25:59doctrinaires,
00:26:00Saïd Khotoum,
00:26:01ne fut pas
00:26:01qu'un contempteur zélé
00:26:03et lettré de l'Occident.
00:26:05Sa conception du djihad
00:26:06a influencé
00:26:07et armé moralement
00:26:08les attentats d'Al-Qaïda.
00:26:09De manière plus contemporaine,
00:26:11le prédicateur
00:26:12Al-Qaara Daoui
00:26:13a exercé
00:26:14une influence importante
00:26:15sur de nombreux
00:26:15religieux européens
00:26:16par sa connaissance
00:26:17holistique
00:26:18des enjeux islamiques.
00:26:19Mais ses écrits
00:26:20révèlent un rapport
00:26:22au terrorisme
00:26:23inquiétant
00:26:23et un antisémitisme
00:26:25assumé.
00:26:26Le frérisme
00:26:27est donc polymorphe
00:26:28et les liens
00:26:29entre les organisations
00:26:30plus ou moins radicalisées
00:26:32sont opaques.
00:26:34C'est dans cet esprit
00:26:34que le groupe
00:26:35Horizon et Indépendant
00:26:36soutient cette résolution
00:26:37parce qu'elle permet
00:26:38de sortir du flou
00:26:39via un cadre européen
00:26:41commun
00:26:41pour analyser
00:26:42une mouvance
00:26:43transnationale
00:26:44et parce qu'elle ouvre
00:26:46la voie
00:26:46le moment venu
00:26:47à des sanctions
00:26:48ciblées et proportionnées
00:26:49contre les entités
00:26:50qui, sous couvert
00:26:51d'activités associatives,
00:26:53caritatives ou éducatives,
00:26:55diffusent une idéologie
00:26:56de rupture
00:26:57ou participent
00:26:58à des processus
00:26:59de radicalisation.
00:27:01Cette approche européenne
00:27:02est d'autant plus nécessaire
00:27:03que les réponses
00:27:04strictement nationales
00:27:05montrent aujourd'hui
00:27:05leurs limites.
00:27:06Les choix divergent
00:27:07entre les États membres.
00:27:08Interdiction,
00:27:09surveillance renforcée
00:27:10ou tolérance,
00:27:11cette fragmentation
00:27:11affaiblit l'efficacité
00:27:12de notre action collective.
00:27:14La résolution apporte
00:27:15également un éclairage
00:27:15essentiel sur la question
00:27:17des financements.
00:27:17Elle appelle explicitement
00:27:18à renforcer les contrôles
00:27:20sur l'attribution
00:27:20et l'utilisation
00:27:21des fonds européens
00:27:22afin de garantir
00:27:23qu'aucun financement
00:27:23direct ou indirect
00:27:24ne puisse contribuer
00:27:25à financer la diffusion
00:27:27d'idéologies séparatistes.
00:27:28Enfin, le texte rappelle
00:27:29avec justesse
00:27:30que la lutte
00:27:31contre l'islamisme politique
00:27:32ne peut être dissociée
00:27:33d'une coopération
00:27:33renforcée
00:27:34entre services
00:27:35de renseignement
00:27:35et autorités judiciaires
00:27:36des États membres.
00:27:37Mes chers collègues,
00:27:38notre groupe fera toujours
00:27:38le choix de la lucidité
00:27:39face aux menaces
00:27:40et à la responsabilité
00:27:41dans les moyens
00:27:42d'y répondre.
00:27:43Cette proposition
00:27:44de résolution
00:27:44constitue un premier pas
00:27:45indispensable
00:27:46vers une réponse européenne
00:27:48plus ferme
00:27:49et cohérente
00:27:49face aux stratégies
00:27:50de subversion
00:27:51qui visent notre démocratie.
00:27:52Notre groupe la soutient.
00:27:53La proposition de résolution
00:27:55européenne
00:27:56qui nous est soumise
00:27:57ce matin
00:27:58pose une question
00:27:59à la fois politique
00:28:00et juridique.
00:28:01La mouvance
00:28:02des frères musulmans
00:28:03peut-elle, doit-elle
00:28:04être inscrite
00:28:05sur la liste européenne
00:28:06des organisations terroristes ?
00:28:08Sur le plan juridique,
00:28:10rappelons que cette liste
00:28:11repose sur des critères précis.
00:28:13L'identification
00:28:14d'une entité déterminée,
00:28:15son implication avérée
00:28:17dans des actes terroristes
00:28:18et une décision préalable
00:28:20d'une autorité nationale
00:28:22compétente.
00:28:22Ces exigences garantissent
00:28:24la sécurité juridique
00:28:25et la proportionnalité
00:28:27des mesures restrictives.
00:28:29Mais elles ne doivent pas
00:28:30nous empêcher
00:28:31de nommer une réalité.
00:28:33Certaines menaces
00:28:34avancent masquées,
00:28:36ne soyons pas naïfs.
00:28:37C'est le cas
00:28:38de la mouvance
00:28:38des frères musulmans.
00:28:40Fondée en 1928
00:28:41par Hassan El-Bama,
00:28:43elle poursuit
00:28:44depuis près d'un siècle
00:28:45un projet politique clair.
00:28:47Instaurer un ordre islamique
00:28:49fondé sur la charia
00:28:50par une stratégie
00:28:51d'islamisation
00:28:51par le bas,
00:28:53d'antrisme
00:28:54et de conquête culturelle.
00:28:55Ce projet s'est adapté
00:28:57subtilement
00:28:57aux contextes nationaux
00:28:59mais ses fondements
00:28:59idéologiques
00:29:00sont restés constants.
00:29:02Primauté de la loi religieuse
00:29:03sur la loi civile,
00:29:05rejet de l'égalité
00:29:06entre les sexes,
00:29:07refus de l'altérité religieuse
00:29:09et diffusion
00:29:10d'un discours
00:29:10antisioniste,
00:29:11parfois antisémite.
00:29:13Les frères musulmans
00:29:14ont été les instigateurs
00:29:15d'attentats au Moyen-Orient
00:29:16d'abord.
00:29:17en Égypte
00:29:18avec l'assassinat
00:29:19du Premier ministre
00:29:19Nukhashi Pacha
00:29:21dès 1948
00:29:22et plus récemment
00:29:23en Israël
00:29:24le 7 octobre 2023
00:29:26où le terrorisme
00:29:27du Hamas,
00:29:28branche palestinienne
00:29:29des frères musulmans,
00:29:30a fait plus de 1200
00:29:31victimes
00:29:32dont 800 civils,
00:29:3440 enfants
00:29:35et 42 Français.
00:29:38En Europe,
00:29:38la mouvance a choisi
00:29:39donc d'agir
00:29:40autrement.
00:29:41Elle infiltre,
00:29:42influence,
00:29:43s'implante,
00:29:43à bas bruit.
00:29:45Le rapport du ministère
00:29:46de l'Intérieur
00:29:46de mai 2025
00:29:47sur les frères musulmans
00:29:48et l'islamisme en France
00:29:49alerte sur une stratégie
00:29:51d'entrisme
00:29:52qui menace
00:29:53la cohésion nationale.
00:29:55Ce rapport
00:29:55identifie plus de
00:29:57280 associations
00:29:58et 200 lieux
00:29:59de culte affiliés
00:30:00ou proches
00:30:01de cette mouvance
00:30:02qui diffusent
00:30:03son idéologie
00:30:05sous couvert
00:30:05de respectibilité
00:30:06en jouant
00:30:07sur le double discours
00:30:08et la posture
00:30:09victimaire.
00:30:11Face à cette menace
00:30:12diffuse mais réelle,
00:30:13le groupe Les Démocrates
00:30:14votera en faveur
00:30:15de cette résolution
00:30:16par cohérence
00:30:17avec nos engagements
00:30:18la lutte
00:30:19contre le terrorisme,
00:30:20contre le séparatisme
00:30:21et pour la défense
00:30:23de la République.
00:30:24Cette inscription
00:30:25permettrait de geler
00:30:26les avoirs financiers
00:30:27des entités concernées,
00:30:28de renforcer
00:30:29la coopération
00:30:30judiciaire et policière
00:30:31entre États membres,
00:30:32d'envoyer un signal
00:30:33politique clair,
00:30:35l'Europe ne sera pas
00:30:36le nouveau terreau
00:30:37de l'islamisme politique.
00:30:39Mais notre soutien
00:30:40s'accompagne
00:30:40d'une réserve juridique,
00:30:42la notion de mouvance
00:30:43reste floue,
00:30:45elle doit être travaillée
00:30:46car le droit européen
00:30:48exige une entité
00:30:49identifiable,
00:30:50structurée,
00:30:51avec une implication
00:30:52directe
00:30:53dans des actes terroristes.
00:30:54L'absence
00:30:55d'une chaîne
00:30:55de commandement
00:30:56unifiée
00:30:56pourrait fragiliser
00:30:58cette inscription
00:30:58devant la Cour
00:30:59de justice
00:30:59de l'Union européenne
00:31:00ou la Cour européenne
00:31:02des droits de l'homme.
00:31:03Nous appelons donc
00:31:04à un travail
00:31:05rigoureux
00:31:06d'identification,
00:31:07de qualification juridique
00:31:09et de documentation
00:31:10des faits,
00:31:11car si la menace
00:31:11est réelle,
00:31:12la réponse doit être
00:31:13solide.
00:31:14Je vous remercie.
00:31:15Le présent texte
00:31:16invite à ouvrir
00:31:17un débat sérieux
00:31:18sur la manière
00:31:18dont l'Union européenne
00:31:19appréhende les formes
00:31:20contemporaines
00:31:21de l'islamisme politique
00:31:23organisé.
00:31:24En mai 2025,
00:31:25le ministère de l'Intérieur
00:31:26a rendu public
00:31:26un rapport
00:31:27commandé par le président
00:31:28de la République
00:31:29en avril 2024,
00:31:31mettant en lumière
00:31:31les différentes stratégies
00:31:33d'entrisme
00:31:33des frères musulmans,
00:31:34tant à l'échelle
00:31:35nationale
00:31:36qu'européenne.
00:31:37Ce rapport conclut
00:31:38à l'existence
00:31:39d'une menace
00:31:40jugée sérieuse
00:31:41pour la cohésion nationale.
00:31:43En Europe,
00:31:43certains États
00:31:44ont déjà pris des mesures
00:31:45à leur rencontre
00:31:45comme l'Autriche,
00:31:46ça a déjà été cité,
00:31:47qui a par exemple
00:31:48interdit cette mouvance
00:31:49dès 2021.
00:31:50À titre de comparaison,
00:31:51les frères musulmans
00:31:52sont également interdits
00:31:53en Russie,
00:31:53en Syrie,
00:31:54en Égypte,
00:31:54en Arabie Saoudite.
00:31:55D'ailleurs,
00:31:56je cite également
00:31:57les Émirats Arabes Unis
00:31:58qui y ont fait
00:31:59très clairement référence
00:32:00et je vous invite,
00:32:00puisqu'on les a décrits
00:32:01tout à l'heure
00:32:02comme d'horribles islamistes
00:32:03à aller visiter
00:32:04leur maison abrahamique
00:32:05pour vous rendre compte
00:32:06de l'esprit d'ouverture
00:32:07actuelle de ce pays
00:32:08justement sur le sujet
00:32:09des religions
00:32:10et de l'antrisme.
00:32:11La présence
00:32:12des frères musulmans
00:32:13sur un territoire
00:32:13n'est pas sans conséquence.
00:32:14L'implantation
00:32:15de cette organisation
00:32:15en Palestine
00:32:16a par exemple
00:32:17congruit à la création
00:32:18du mouvement armé Hamas
00:32:19en 1987,
00:32:20avec laquelle
00:32:21elle entretient
00:32:21des liens idéologiquement
00:32:22et historiquement avérés.
00:32:25Les frères musulmans
00:32:26poursuivent
00:32:27un projet politique
00:32:27ou religieux
00:32:28visant à transformer
00:32:29l'organisation
00:32:30de la société
00:32:30et des institutions publiques
00:32:32afin d'y instaurer
00:32:33un ordre inspiré
00:32:34de la charia
00:32:34étant absolument incompatible
00:32:36avec les principes
00:32:37de laïcité
00:32:38et de démocratie.
00:32:40Le diagnostic
00:32:40posé par cette proposition
00:32:41de résolution
00:32:42souligne l'existence
00:32:43de réseaux structurés
00:32:44et implantés localement,
00:32:46structurés autour
00:32:47de musulmans de France
00:32:48et de ses organisations
00:32:49satellites,
00:32:50notamment dans les domaines
00:32:51culturels,
00:32:51éducatifs et caritatifs.
00:32:54Ces réseaux opèrent
00:32:54le plus souvent
00:32:55dans un cadre qualifié
00:32:56de légal,
00:32:57tout en poursuivant
00:32:57un projet politique
00:32:58ou religieux
00:32:59susceptibles de porter
00:33:00atteinte aux valeurs
00:33:00fondamentales
00:33:01de l'Union européenne.
00:33:03C'est bel et bien
00:33:03cette stratégie
00:33:05visant à cacher
00:33:06les réels objectifs
00:33:07sous couvert
00:33:08d'une apparence légale
00:33:09qui constitue
00:33:10une menace
00:33:10pour notre République.
00:33:12Leur activité
00:33:13tend par ailleurs
00:33:13à s'intensifier
00:33:14en Europe,
00:33:15profitant de contextes
00:33:16institutionnels
00:33:17et juridiques
00:33:17plus favorables
00:33:18que dans des pays
00:33:19comme l'Égypte notamment.
00:33:20Ce constat mérite
00:33:21d'être examiné
00:33:22avec sérieux,
00:33:23sans naïveté
00:33:23et traité de manière
00:33:24impartiale,
00:33:25en évitant la caricature
00:33:27ou toute récupération
00:33:28politique,
00:33:30car l'enjeu dépasse
00:33:31les clivages
00:33:31et touche directement
00:33:33la sécurité de l'Europe
00:33:34et donc à travers elle
00:33:35de la France,
00:33:36de ses citoyens
00:33:37et de la préservation
00:33:38de la démocratie.
00:33:39C'est pourquoi,
00:33:40Monsieur le rapporteur,
00:33:41je soutiens votre invitation
00:33:41à l'attention
00:33:42de la Commission européenne
00:33:43et du Conseil
00:33:44à engager une évaluation
00:33:46juridique et factuelle
00:33:47du réseau transnational
00:33:48des frères musulmans
00:33:49de ses ramifications
00:33:50en Europe
00:33:51et de ses modes opératoires.
00:33:53Par ailleurs,
00:33:53je soutiens également
00:33:54les dispositions
00:33:54introduites en Commission
00:33:55des affaires européennes
00:33:56par ma collègue
00:33:57Constance Legrippe
00:33:58qui appelle à renforcer
00:33:59les contrôles en amont
00:34:00et en aval
00:34:01de l'attribution
00:34:02des financements européens
00:34:03afin de garantir
00:34:04que les bénéficiaires
00:34:05ne prônent pas
00:34:06une idéologie
00:34:07séparatiste islamiste.
00:34:09Néanmoins,
00:34:10je note que vous souhaitez
00:34:11à la fois une évaluation
00:34:12juridique européenne
00:34:13et une inscription
00:34:14sur la liste
00:34:15des organisations terroristes.
00:34:16Pourtant,
00:34:17il me semblerait plus pertinent
00:34:18que la première demande
00:34:19soit d'abord
00:34:20et évidemment rapidement réalisée
00:34:22et que ces conclusions
00:34:23soient connues rapidement
00:34:24elles aussi
00:34:24avant que la deuxième
00:34:26ne soit mise en effectivité.
00:34:28Malgré ce point,
00:34:29je voterai favorablement
00:34:29à cette proposition
00:34:30de résolution européenne.
00:34:32Enfin,
00:34:32je profite de cette intervention
00:34:33pour rappeler
00:34:34que d'autres mouvances,
00:34:35organisations,
00:34:36voire Etats,
00:34:37pourraient et devraient
00:34:38être également inscrits
00:34:39sur cette liste.
00:34:41Je pense bien évidemment
00:34:42ici,
00:34:43par exemple,
00:34:44à la Russie
00:34:45qui le démontre
00:34:46chaque instant
00:34:47avec l'ensemble
00:34:48de ses actions.
00:34:51Je veux également
00:34:52rappeler que
00:34:53nombre de pays
00:34:54comme la Pologne,
00:34:55l'Estonie,
00:34:55la Tchéquie
00:34:56ou encore les Lituanies
00:34:57ont déjà adopté
00:34:58des résolutions de reconnaissance
00:34:59par exemple
00:35:00et quel sinistre exemple,
00:35:02je le rappelle à nouveau,
00:35:03je viens de le dire,
00:35:04celui de la Russie
00:35:04comme étant un État
00:35:05qui soutient le terrorisme
00:35:07ou qui utilise
00:35:07des méthodes terroristes
00:35:08en Ukraine
00:35:09et ou comme étant
00:35:10elle-même
00:35:10un régime terroriste.
00:35:12Le Parlement européen
00:35:13a quant à lui adopté
00:35:14en 2022
00:35:15une résolution
00:35:16sur la désignation
00:35:17de la Fédération de Russie
00:35:18comme étant
00:35:19un État
00:35:20soutenant le terrorisme.
00:35:21Il ne s'agit que d'un exemple
00:35:22malheureusement
00:35:22parmi d'autres
00:35:23mais il est nécessaire
00:35:24de pouvoir faire
00:35:25un tour d'horizon
00:35:25clair, complet
00:35:27et précis
00:35:27sur tous ceux
00:35:28qui pourraient apparaître
00:35:29sur la dite liste
00:35:31et qui, pour résumer
00:35:32en fait,
00:35:33souhaitent une seule chose,
00:35:35la destruction
00:35:35de nos États républicains
00:35:37et démocratiques
00:35:37et donc de la France.
00:35:39En France,
00:35:40nous considérons
00:35:41les conceptions métaphysiques
00:35:42comme étant un domaine
00:35:43exclusif
00:35:43de la prestation individuelle
00:35:44de chaque citoyen
00:35:45et nous nous refusons
00:35:46donc à toute affirmation
00:35:47dogmatique
00:35:48au sein de notre République.
00:35:50Nous attachons
00:35:50une importance fondamentale
00:35:52à la laïcité.
00:35:53Je le rappelle,
00:35:53cette laïcité
00:35:54est un gage de liberté
00:35:55pour chacun
00:35:55de croire
00:35:56ou de ne pas croire.
00:35:58Elle est aussi
00:35:59le signe intangible
00:36:00de la séparation
00:36:01des Églises et des États
00:36:02et le résultat
00:36:03du siècle des Lumières
00:36:04et de la Révolution française.
00:36:07Nos morts
00:36:07nous y obligent.
00:36:08Toutes les religions
00:36:09peuvent être pratiquées
00:36:10en France
00:36:10mais elles ne peuvent
00:36:11se prévaloir du droit
00:36:12de gérer les citoyens
00:36:13et de leur dicter leurs lois.
00:36:15Je vous remercie.
00:36:17Nous ouvrons
00:36:17à cet instant,
00:36:19cette journée,
00:36:20de belles vitrines idéologiques,
00:36:22il faut vous l'accorder,
00:36:23par l'étude
00:36:24d'un texte
00:36:25somme toute
00:36:25assez inefficient
00:36:27et ce à de nombreux titres,
00:36:29à commencer
00:36:30par l'incohérence
00:36:31des dispositifs
00:36:32de cette proposition.
00:36:33Monsieur le rapporteur,
00:36:35vous demandez
00:36:36une évaluation
00:36:36juridique et factuelle
00:36:38du réseau transnational
00:36:39des frères musulmans,
00:36:40de ses ramifications
00:36:41en Europe
00:36:41et de ses modes opératoires.
00:36:44Très bien.
00:36:45On aurait pu s'arrêter là
00:36:46mais sans même
00:36:47attendre le retour
00:36:48de cette évaluation,
00:36:49vous voulez inscrire
00:36:49cette mouvance
00:36:50sur la liste européenne
00:36:52des organisations terroristes.
00:36:54Bien que vous vouliez
00:36:55inscrire la mouvance
00:36:56à une telle liste,
00:36:57vous ne mentionnez pas
00:36:58d'actes terroristes
00:37:00commis en soi
00:37:01par cette mouvance
00:37:02et pour cause.
00:37:04Le combat politique,
00:37:05idéologique,
00:37:06contre les obscurantismes
00:37:07n'implique pas nécessairement
00:37:09une telle caractérisation juridique.
00:37:11En tout état de cause,
00:37:12la liste des organisations terroristes
00:37:15n'est pas un jeu
00:37:16et cette extrapolation
00:37:17court bien d'autres ambitions.
00:37:20Il y a par ailleurs
00:37:21des critères
00:37:22qui entourent l'inscription
00:37:22d'une entité
00:37:23à la liste
00:37:24des organisations terroristes.
00:37:25Ils sont d'ordre d'implication
00:37:27et d'ordre procédural.
00:37:29Le critère d'implication
00:37:30envisage que l'entité
00:37:31ait commis
00:37:32ou tenté de commettre
00:37:33des actes terroristes
00:37:34ou la participation
00:37:35à de tels actes
00:37:36en termes d'organisation,
00:37:38de direction
00:37:39ou de contribution
00:37:40mais aussi de facilitation
00:37:42et de financement.
00:37:44Le critère procédural,
00:37:46quant à lui,
00:37:47implique que les autorités compétentes
00:37:48aient enquêté,
00:37:50poursuivi
00:37:50ou condamné
00:37:51pour actes terroristes
00:37:52les dites entités.
00:37:55Ces décisions
00:37:55peuvent émaner
00:37:56d'un État membre,
00:37:57d'un pays tiers
00:37:57ou d'une organisation internationale.
00:38:00L'Organisation des Nations Unies,
00:38:02qui peut servir de vous seul,
00:38:04vous l'admettrez,
00:38:05ne parle pas
00:38:06des frères musulmans
00:38:06comme d'un groupe terroriste.
00:38:09Elle parle d'autres groupes
00:38:10que l'Union européenne
00:38:11a reconnues
00:38:11comme organisation terroriste,
00:38:13mais pas de cette mouvance
00:38:14qui est celle
00:38:15des frères musulmans.
00:38:17Par ailleurs,
00:38:18la Cour de justice
00:38:19de l'Union européenne
00:38:20contrôle étroitement
00:38:21ces conditions
00:38:22et annule
00:38:22les inscriptions
00:38:23qui reposent
00:38:24sur une base
00:38:25probatoire insuffisante
00:38:26ou essentiellement
00:38:27politique.
00:38:29Or,
00:38:29la mouvance
00:38:29des frères musulmans
00:38:30apparaît comme une mouvance
00:38:31transnationale,
00:38:33fragmentée,
00:38:34et il n'existe pas
00:38:35à l'échelle européenne
00:38:36une entité unifiée,
00:38:38clairement délimitée,
00:38:39qui s'appellerait
00:38:40la mouvance
00:38:40des frères musulmans
00:38:41et qui soit aisément
00:38:42assimilable
00:38:43aux organisations
00:38:44classiquement inscrites
00:38:46sur cette liste.
00:38:48De ce fait,
00:38:49votre proposition
00:38:50de résolution
00:38:51est juridiquement nulle
00:38:53car elle ne produira
00:38:54aucun effet
00:38:55et vous le savez,
00:38:57il faut combattre
00:38:59leur idéologie politique
00:39:00totalisante,
00:39:01dangereuse.
00:39:02Le rapport
00:39:03précité par
00:39:04M. Poget
00:39:05il y a quelques minutes
00:39:06pointe
00:39:07la faible
00:39:07implantation
00:39:08des frères musulmans
00:39:10dans la communauté
00:39:10musulmane française
00:39:11ainsi que sa perte
00:39:12de vitesse
00:39:13ne réussissant pas
00:39:14par exemple
00:39:15organiser des galas
00:39:16nationaux
00:39:16ou régionaux
00:39:17ou sa baisse
00:39:17constante
00:39:18des effectifs
00:39:19et c'est tant mieux.
00:39:21Par ailleurs,
00:39:22la menace idéologique
00:39:23n'en fait pas
00:39:24une organisation
00:39:25structurée.
00:39:27La focale
00:39:29et les moyens
00:39:30mis en oeuvre
00:39:30ne sont donc
00:39:31ni justes
00:39:31dans ce combat
00:39:32ni pertinents
00:39:33et mal nommées
00:39:34les choses
00:39:34c'est ajouter
00:39:35du malheur
00:39:36au monde.
00:39:38Bref,
00:39:39il est dommage
00:39:41d'ouvrir cette journée
00:39:42avec un texte
00:39:43loin d'être
00:39:43à la hauteur
00:39:44du renouveau
00:39:44dans la bataille
00:39:46culturelle des Lumières
00:39:47se concentrant
00:39:48adroitement
00:39:48sur des balbuties
00:39:50politiques
00:39:51en dehors
00:39:52des sentiers du droit
00:39:53tandis que la lutte
00:39:54contre le fondamentalisme
00:39:55exige bel et bien
00:39:56une rigueur républicaine
00:39:58commet cette résolution
00:39:59tant dans le diagnostic
00:40:00que dans les réponses.
00:40:03Cela ne va donc
00:40:03pas vous étonner
00:40:04si je vous dis
00:40:05que le groupe
00:40:06de la gauche
00:40:07démocrate
00:40:07et républicaine
00:40:08ne votera pas
00:40:09cette première proposition
00:40:11de résolution européenne
00:40:12que nous examinons
00:40:12ce matin.
00:40:14Nous ne débattons pas
00:40:15aujourd'hui
00:40:16d'une abstraction idéologique.
00:40:18Nous débattons
00:40:18d'un fait politique
00:40:20documenté
00:40:21établi
00:40:22désormais
00:40:23incontestable.
00:40:24La mouvance
00:40:25des frères musulmans
00:40:26constitue une menace
00:40:26stratégique
00:40:27pour nos démocraties
00:40:28pas une menace
00:40:29fantasmée
00:40:30pas une menace
00:40:32marginale
00:40:32une menace réelle
00:40:34organisée
00:40:35structurée
00:40:36et patiente.
00:40:37Les frères musulmans
00:40:38ne sont ni
00:40:39une association
00:40:39cultuelle
00:40:40ordinaire
00:40:41ni une simple
00:40:42école
00:40:42de pensée
00:40:43religieuse.
00:40:44Ils forment
00:40:44une organisation
00:40:45transnationale
00:40:46hiérarchisée
00:40:47disciplinée
00:40:48dotée
00:40:49d'une stratégie
00:40:50globale.
00:40:51Leur objectif
00:40:52n'a jamais varié
00:40:53depuis plus d'un siècle.
00:40:54Ils veulent soumettre
00:40:56le politique
00:40:56aux religieux.
00:40:58Ils veulent remplacer
00:40:58la loi civile
00:40:59par la charia
00:41:00et transformer
00:41:01progressivement
00:41:02les sociétés
00:41:03dans lesquelles
00:41:03ils s'implantent.
00:41:05Ils ne procèdent pas
00:41:06par l'affrontement
00:41:06frontal.
00:41:07Ils procèdent
00:41:08par l'antrisme,
00:41:09par le double discours,
00:41:10par la dissimulation,
00:41:11la takia,
00:41:13par la victimisation
00:41:14permanente.
00:41:15C'est précisément
00:41:16ce qui les rend
00:41:17dangereux.
00:41:19Les travaux parlementaires,
00:41:20les auditions
00:41:21des services
00:41:21de renseignement,
00:41:22les rapports
00:41:23du ministère
00:41:23de l'Intérieur
00:41:24convergent
00:41:24vers le même constat.
00:41:26La menace islamiste
00:41:27aujourd'hui
00:41:28n'est plus seulement
00:41:29terroriste.
00:41:30Elle est séparatiste,
00:41:32idéologiste,
00:41:33institutionnelle.
00:41:35Les frères musulmans
00:41:35construisent
00:41:36des écosystèmes
00:41:37complets,
00:41:38mosquées,
00:41:38associations,
00:41:39structures éducatives,
00:41:40relais numériques,
00:41:41parfois même
00:41:42des relais politiques locaux.
00:41:44L'objectif est clair,
00:41:46encadrer la vie
00:41:47du musulman
00:41:47dans toutes ses dimensions,
00:41:49l'éloigner progressivement
00:41:50des référents républicains
00:41:51et substituer
00:41:52à l'universalisme français
00:41:54une logique communautaire.
00:41:56Et ne nous y trompons pas,
00:41:58cette stratégie
00:41:58prépare toujours
00:41:59le terrain
00:42:00à des formes
00:42:00de radicalisation
00:42:01plus violentes.
00:42:02L'histoire récente
00:42:03nous l'a montré
00:42:04tragiquement.
00:42:05Rappelons une vérité
00:42:06que certains
00:42:07préfèrent contourner.
00:42:09Le Hamas
00:42:09est une émanation
00:42:10directe
00:42:11des frères musulmans.
00:42:13Il en est
00:42:13la branche palestinienne
00:42:14et le Hamas
00:42:15figure à juste titre
00:42:16sur la liste européenne
00:42:18des organisations terroristes.
00:42:20Comment justifier
00:42:21alors que l'on sanctionne
00:42:22la branche armée
00:42:23tout en continuant
00:42:24à fermer les yeux
00:42:25sur l'idéologie,
00:42:26la structure
00:42:26et la maison mère ?
00:42:28Dans le monde arabe,
00:42:30ceux qui ont eu
00:42:30l'islamisme politique
00:42:31face à eux
00:42:32savent ce qu'il est,
00:42:33ce qu'il veut
00:42:33et ce qu'il détruit.
00:42:35L'Égypte,
00:42:36berceau des frères musulmans,
00:42:37les interdit.
00:42:39Les Émirats arabes unis,
00:42:40l'Arabie saoudite,
00:42:41la Syrie,
00:42:42le Bahreïn
00:42:42et la Jordanie
00:42:43ont pris la même décision.
00:42:45Ce sont des États musulmans.
00:42:47Ils ne combattent pas
00:42:47une religion.
00:42:48Ils combattent
00:42:49un projet
00:42:50de conquête politique.
00:42:52La France n'est pas
00:42:53en dehors
00:42:54de ce champ
00:42:54de bataille idéologique.
00:42:56Le rapport
00:42:56du ministère de l'Intérieur
00:42:57est sans ambiguïté.
00:42:58139 lieux de culte
00:43:00liés
00:43:00ou proches
00:43:01de la mouvance,
00:43:02près de 280 associations,
00:43:04une implantation
00:43:05dans 55 départements,
00:43:07des financements
00:43:08étrangers massifs,
00:43:09notamment en provenance
00:43:10du Qatar.
00:43:11Ce séparatisme
00:43:12n'est pas toujours violent,
00:43:14mais il est méthodique,
00:43:15il est structuré
00:43:16et il est résolu.
00:43:18Et surtout,
00:43:19il avance à bas bruit
00:43:20pendant que trop souvent
00:43:21l'Europe hésite.
00:43:23Car aujourd'hui,
00:43:24un seul État membre
00:43:25a pris ses responsabilités,
00:43:27c'est l'Autriche.
00:43:28Elle a interdit
00:43:29la propagande idéologique
00:43:30des frères musulmans.
00:43:31Elle a assumé
00:43:32le combat juridique
00:43:33et politique.
00:43:35Face à une organisation
00:43:35transnationale,
00:43:36la réponse ne peut être
00:43:37que nationale,
00:43:38elle doit être européenne.
00:43:40L'inscription des frères musulmans
00:43:41sur la liste européenne
00:43:42des organisations terroristes
00:43:44n'est pas un geste symbolique.
00:43:45C'est un outil concret.
00:43:47Gèle des avoirs,
00:43:48blocage des financements,
00:43:49interdiction des soutiens
00:43:51et une coopération renforcée
00:43:53entre services européens.
00:43:55C'est aussi un signal
00:43:56politique clair.
00:43:57L'Europe ne tolérera pas
00:43:58sur son sol
00:43:59une idéologie
00:44:00qui conteste ses lois,
00:44:01ses valeurs
00:44:02et la démocratie.
00:44:04Ce combat n'est pas dirigé
00:44:05contre les musulmans,
00:44:06il est mené
00:44:07pour la République,
00:44:08pour la liberté de conscience,
00:44:10pour l'égalité,
00:44:11pour la souveraineté
00:44:12de chaque peuple européen.
00:44:14Refuser de nommer
00:44:15l'ennemi idéologique
00:44:16c'est déjà reculer.
00:44:18Refuser d'agir
00:44:18c'est prendre le risque
00:44:19de subir demain.
00:44:21Pour toutes ces raisons,
00:44:22le groupe UDR
00:44:23votera sans hésitation
00:44:24pour cette proposition
00:44:26de résolution européenne.
00:44:28Je vous remercie.
00:44:30Les organisations salafistes
00:44:32comme les branches
00:44:32des frères musulmans
00:44:33doivent être interdites.
00:44:36Cette déclaration
00:44:37n'est pas nouvelle.
00:44:39Elle a été prononcée
00:44:40publiquement,
00:44:41clairement,
00:44:42courageusement
00:44:43par Marine Le Pen
00:44:44en 2017.
00:44:48Ce que nous examinons
00:44:50aujourd'hui
00:44:50avec cette proposition
00:44:51de résolution,
00:44:53le Rassemblement national
00:44:54l'a formulée
00:44:55il y a près de dix ans,
00:44:56assumant alors seul
00:44:57le coup médiatique
00:44:58et politique
00:44:59de la lucidité.
00:45:00Mais que de temps perdu
00:45:02pour désigner la menace.
00:45:04Que de vaines palabres
00:45:05et de communications
00:45:06stériles
00:45:07pour justifier
00:45:08l'inertie.
00:45:10Pas besoin
00:45:10d'accumuler
00:45:11les thèses
00:45:11et les enquêtes,
00:45:12nous connaissons
00:45:12parfaitement
00:45:13l'ennemi islamiste.
00:45:15Sa véritable force,
00:45:16c'est la faiblesse
00:45:17et la lâcheté
00:45:18de nos dirigeants.
00:45:20En effet,
00:45:21depuis des années,
00:45:22les grandes personnes
00:45:23qui nous gouvernent,
00:45:24selon l'expression
00:45:24de Balavoine,
00:45:26ont laissé
00:45:26les frères musulmans
00:45:27infiltrer leur idéologie
00:45:28et coloniser
00:45:29méthodiquement
00:45:30la France
00:45:31et l'Europe.
00:45:33Leur projet
00:45:33est clairement revendiqué.
00:45:35Faire de la République française
00:45:37un califat islamique.
00:45:39Remplacer notre constitution
00:45:40par la charia.
00:45:41Lapider notre démocratie.
00:45:43Abattre nos libertés.
00:45:45Imposer le voilement
00:45:46des femmes.
00:45:47Persécuter les juifs,
00:45:49les chrétiens,
00:45:50les apostas.
00:45:51Massacrer les homosexuels.
00:45:53Leur méthode
00:45:54est aussi
00:45:54largement documentée.
00:45:56Communautarisme débridé.
00:45:58Antrisme dans nos institutions
00:45:59dont l'école
00:46:00est le sport.
00:46:01Financement étranger
00:46:02opaque.
00:46:04Victimisation
00:46:04permanente.
00:46:06Pourtant,
00:46:07malgré cette carte
00:46:08de visite repoussante,
00:46:09certains ont cru
00:46:09et croient encore
00:46:10que le vivre ensemble
00:46:11est envisageable
00:46:12avec les islamistes.
00:46:14En fermant les yeux,
00:46:16en acceptant
00:46:16les atteintes
00:46:17à la laïcité
00:46:18ici et là
00:46:18ou en renonçant
00:46:19à nos valeurs
00:46:20au nom du
00:46:21pas d'amalgame.
00:46:23À ceux
00:46:23qui appellent
00:46:24au dialogue
00:46:24et qui veulent négocier
00:46:26la couleur
00:46:26de la burqa,
00:46:28je réponds
00:46:28qu'il n'y a pas
00:46:29de discussion
00:46:29possible
00:46:30avec ceux
00:46:31qui veulent
00:46:31nous anéantir.
00:46:32Pas de négociation
00:46:33avec ceux
00:46:34qui prêchent
00:46:35la haine.
00:46:37Chers collègues,
00:46:38dans cet hémicycle,
00:46:40il y a ceux
00:46:40qui détournent
00:46:41le regard
00:46:42et il y a ceux
00:46:43qui se sont engagés
00:46:44sur la voie
00:46:45de la collaboration.
00:46:47Si l'islamisme
00:46:48progresse aussi vite
00:46:49dans notre pays,
00:46:50c'est aussi
00:46:51parce qu'il bénéficie
00:46:52de relais politiques.
00:46:54Ces relais
00:46:54ont un nom,
00:46:56la France insoumise
00:46:57que Marine Le Pen
00:47:02avait appelée
00:47:02si justement
00:47:03la France islamiste.
00:47:05En 2019,
00:47:06les complices
00:47:07de Jean-Luc Mélenchon
00:47:08participaient
00:47:09à la marche
00:47:10du CCIF,
00:47:11organisation connectée
00:47:12à la mouvance frériste.
00:47:14LFI était ensuite
00:47:15montée au créneau
00:47:16pour s'opposer
00:47:16à la dissolution
00:47:18de cette secte
00:47:19antirépublicaine.
00:47:20Aujourd'hui,
00:47:21ils invitent le CCIE
00:47:22à l'Assemblée nationale.
00:47:25En 2020,
00:47:25après l'assassinat
00:47:26de Samuel Paty,
00:47:27plusieurs dirigeants
00:47:28d'extrême-gauche
00:47:28avaient récité
00:47:29à la virgule près
00:47:30les éléments
00:47:31de langage
00:47:31des frères musulmans
00:47:32en condamnant
00:47:33la montée
00:47:34de l'islamophobie.
00:47:35En 2022-2024,
00:47:37plusieurs imams extrémistes
00:47:38ont appelé
00:47:39à voter pour les candidats
00:47:40LFI,
00:47:41dont des prédicateurs
00:47:42faisant l'apologie
00:47:43du terrorisme
00:47:44comme Annie Ramadan.
00:47:45La réalité est édifiante.
00:47:47Il existe
00:47:48une alliance assumée
00:47:49entre LFI
00:47:50et les islamistes.
00:47:52Les premiers
00:47:52veulent engranger
00:47:54les voix,
00:47:55les seconds
00:47:56ont besoin
00:47:56de porte-voix.
00:47:58Par adhésion profonde
00:47:59ou par calcul
00:48:01électoraliste,
00:48:02le gang de Rima Hamas
00:48:04a repris
00:48:04à son compte
00:48:05la haine des Juifs
00:48:07et la destruction
00:48:08de l'État d'Israël,
00:48:09pilier idéologique
00:48:10des fondamentalistes
00:48:11islamistes.
00:48:13Au royaume
00:48:14des antisémites,
00:48:15les frères musulmans
00:48:16sont rois
00:48:17et les insoumis
00:48:18sont les bouffons
00:48:19du roi.
00:48:19Pendant que l'Europe
00:48:23regarde ailleurs
00:48:24et tergiverse,
00:48:25le monde agit.
00:48:27De grands pays musulmans
00:48:28comme l'Égypte,
00:48:28les Émirats arabes unis,
00:48:30l'Arabie saoudite
00:48:31ont classé
00:48:31les frères musulmans
00:48:32comme organisations
00:48:33terroristes.
00:48:35La Jordanie
00:48:35a dissous
00:48:36leurs mouvements politiques.
00:48:38Les Émirats
00:48:38vont jusqu'à restreindre
00:48:39les financements publics
00:48:41à leurs étudiants
00:48:42au Royaume-Uni
00:48:43tant que Londres
00:48:44refuse d'interdire
00:48:45cette mouvance,
00:48:46considérant
00:48:47à juste titre
00:48:48que laisser faire
00:48:49s'est déjà encouragé.
00:48:51L'Autriche
00:48:51les a interdits
00:48:52après l'attentat de Vienne
00:48:53et l'Argentine
00:48:54vient de trancher
00:48:55en classant
00:48:56les frères
00:48:57comme terroristes.
00:48:58Afuera !
00:49:00Quant aux députés
00:49:00LR,
00:49:01ils découvrent aujourd'hui
00:49:02ce que nous dénonçons
00:49:03depuis dix ans.
00:49:05Ils se réveillent,
00:49:06c'est très bien.
00:49:07Le Rassemblement national,
00:49:09lui,
00:49:09ne s'est jamais endormi
00:49:11pour protéger
00:49:11la France
00:49:12et les Français.
00:49:12Alors oui,
00:49:14il faut interdire
00:49:16les frères musulmans
00:49:17maintenant,
00:49:19tout de suite,
00:49:20pour protéger
00:49:20la République française.
00:49:22Nous avons collectivement
00:49:24une responsabilité particulière
00:49:26lorsque les faits sont établis,
00:49:28lorsque les alertes
00:49:29sont anciennes
00:49:30et lorsque l'inaction
00:49:31devient en elle-même
00:49:32une forme de renoncement.
00:49:34Le texte que nous examinons
00:49:36aujourd'hui
00:49:36s'inscrit dans ce moment précis,
00:49:38celui où la lucidité
00:49:40doit l'emporter
00:49:40sur les faux-semblants
00:49:42et où la clarté politique
00:49:43devient un impératif démocratique.
00:49:46Cette proposition
00:49:47de résolution européenne
00:49:49repose sur un constat
00:49:51désormais solidement établi
00:49:53et largement partagé.
00:49:55La mouvance
00:49:56des frères musulmans
00:49:57constitue une idéologie
00:49:58politique,
00:49:59structurée
00:50:00et transnationale
00:50:01incompatible
00:50:03avec les principes
00:50:05de la République
00:50:05et de la démocratie.
00:50:08Ce constat
00:50:08résulte de travaux
00:50:09convergents.
00:50:10Ceux des services
00:50:11de l'État,
00:50:12en particulier
00:50:12du ministère
00:50:13de l'Intérieur,
00:50:15ceux
00:50:15de nos propres
00:50:17travaux parlementaires,
00:50:18ceux enfin
00:50:19de nombreuses
00:50:20recherches académiques.
00:50:21L'ensemble
00:50:22de ces analyses
00:50:23met en évidence
00:50:24une stratégie
00:50:25d'entrisme
00:50:26patiente
00:50:27et méthodique
00:50:27fondée sur des logiques
00:50:29d'implantation
00:50:30et d'influence
00:50:30visant à contourner
00:50:32les règles communes
00:50:33et à substituer
00:50:34progressivement
00:50:35aux normes
00:50:36républicaines
00:50:38un corpus
00:50:39idéologique
00:50:40concurrent
00:50:40au détriment
00:50:41de l'universalité
00:50:43de la loi
00:50:43et de la cohésion
00:50:45démocratique.
00:50:47Car c'est bien
00:50:48de cela
00:50:49dont il s'agit.
00:50:50Les frères musulmans
00:50:51ne défendent pas
00:50:52une foi
00:50:53mais un projet
00:50:54politique.
00:50:56Un projet
00:50:57fondé sur
00:50:57la hiérarchisation
00:50:59des individus,
00:51:00la remise en cause
00:51:01de l'égalité
00:51:02entre les femmes
00:51:03et les hommes,
00:51:04la contestation
00:51:06de la liberté
00:51:06de conscience
00:51:07et le rejet
00:51:08du pluralisme
00:51:09démocratique.
00:51:11Un projet
00:51:11qui partout
00:51:12où il a prospéré
00:51:14a produit
00:51:15la division,
00:51:16la violence
00:51:17et la régression
00:51:18de nos libertés.
00:51:20Leur stratégie
00:51:21s'appuie également
00:51:22sur des leviers
00:51:22matériels,
00:51:23des financements
00:51:24opaques,
00:51:25des subventions
00:51:26associatives
00:51:27détournées
00:51:28et des soutiens
00:51:29indirects
00:51:29à des campagnes
00:51:30électorales
00:51:31ont été mises
00:51:32en évidence.
00:51:33Nous devons le dire
00:51:35avec gravité.
00:51:36Cette idéologie
00:51:38est mortifère.
00:51:40Elle constitue
00:51:41la matrice
00:51:42intellectuelle
00:51:43de l'islam radical
00:51:44qui a frappé
00:51:45notre pays
00:51:46à Toulouse,
00:51:47à Paris,
00:51:48à Nice,
00:51:49à Conflans-Saint-Honorin
00:51:50ou à Arras.
00:51:51Elle est aussi
00:51:52celle qui a inspiré
00:51:53les atrocités
00:51:54commises par le Hamas
00:51:56le 7 octobre
00:51:57en Israël.
00:51:58Les modalités
00:51:59diffèrent,
00:52:00les degrés
00:52:00de violence
00:52:01varient,
00:52:01mais le socle
00:52:02idéologique
00:52:03est le même.
00:52:04La négation
00:52:05de l'autre,
00:52:06la sacralisation
00:52:07de la violence
00:52:08et de la barbarie,
00:52:09la haine
00:52:10de la démocratie.
00:52:12Face à cela,
00:52:13l'Union européenne
00:52:14ne peut rester
00:52:15dans l'ambiguïté.
00:52:16La proposition
00:52:17de résolution européenne
00:52:18que nous soutenons
00:52:19vise précisément
00:52:20à nommer clairement
00:52:21la menace,
00:52:22à doter l'Union
00:52:23d'un cadre cohérent
00:52:24et à harmoniser
00:52:25notre réponse
00:52:26politique et juridique.
00:52:27C'est aussi
00:52:28se donner
00:52:29les moyens
00:52:30de lutter
00:52:30contre ces ressources,
00:52:31notamment en provenance
00:52:33de l'Iran
00:52:33et du Qatar,
00:52:34de geler
00:52:35ses avoirs,
00:52:35de renforcer
00:52:36les contrôles financiers
00:52:37et de coordonner
00:52:38les actions
00:52:39de nos États membres.
00:52:41Inscrire
00:52:42la mouvance
00:52:42des frères musulmans
00:52:43sur la liste européenne
00:52:45des organisations terroristes,
00:52:47c'est ainsi
00:52:47affirmer
00:52:48que nos démocraties
00:52:49ne sont ni naïves
00:52:51ni désarmées.
00:52:53D'autres pays
00:52:53comme l'Autriche,
00:52:54l'Arabie saoudite,
00:52:55l'Égypte, la Jordanie,
00:52:56les Émirats Arabes Unis
00:52:57l'ont déjà fait.
00:52:59Il ne s'agit évidemment
00:53:01pas de stigmatiser,
00:53:03ni d'assigner,
00:53:04ni de confondre.
00:53:05Il s'agit de protéger,
00:53:08protéger nos concitoyens,
00:53:10protéger nos institutions,
00:53:12protéger la liberté
00:53:12de conscience elle-même
00:53:14qui ne peut survivre
00:53:15que dans un cadre républicain,
00:53:17solide et impartial.
00:53:20La République est un tout.
00:53:21Elle ne se fragmente pas,
00:53:23elle ne se négocie pas,
00:53:24elle ne tolère pas
00:53:26que sous couvert
00:53:26des libertés
00:53:27qu'elle garantit,
00:53:28on organise méthodiquement
00:53:30sa remise en cause.
00:53:31En soutenant cette résolution,
00:53:33le groupe
00:53:33Ensemble pour la République
00:53:35assume une ligne
00:53:36de lucidité,
00:53:38de fermeté,
00:53:39de responsabilité.
00:53:40Nous affirmons
00:53:41que la lutte
00:53:42contre l'islamisme
00:53:43est indissociable
00:53:44de la défense
00:53:44de l'État de droit,
00:53:46qu'il n'y a pas
00:53:46de liberté sans sécurité
00:53:48et qu'il n'y a pas
00:53:49de tolérance possible
00:53:51envers ceux
00:53:52qui instrumentalisent
00:53:52la démocratie
00:53:54pour mieux la détruire.
00:53:56C'est dans cet esprit
00:53:57que nous appelons
00:53:58à l'adoption
00:53:59de cette proposition
00:54:00de résolution européenne.
00:54:02Je vous remercie.
00:54:05De quoi est-il question
00:54:06dans ce texte confus ?
00:54:08Des frères musulmans,
00:54:09de l'islamisme,
00:54:10du terrorisme ?
00:54:11On ne sait pas trop.
00:54:13En réalité,
00:54:13un spectre vous hante,
00:54:14le spectre de l'islam.
00:54:16Le récent rapport
00:54:17« Frères musulmans
00:54:18et islamisme politique »
00:54:19en France reconnaît lui-même
00:54:20que le mouvement
00:54:21des frères musulmans
00:54:21est groupusculaire
00:54:22et inorganisé.
00:54:23Mais comme son commanditaire
00:54:25Bruno Rétaillot
00:54:25avait l'obsession du contraire,
00:54:27il a tordu le rapport
00:54:27pour lui faire dire
00:54:28ce qu'il ne dit pas.
00:54:30Engagé dans cette compétition
00:54:31glauque à la radicalisation,
00:54:33Laurent Wauquiez
00:54:34a lui échafaudé
00:54:35une commission d'enquête
00:54:35qui a fini pour vous
00:54:36en pantalonnade.
00:54:38Et comme cela ne vous suffit pas,
00:54:40vous nous soumettez aujourd'hui
00:54:41cette proposition de résolution.
00:54:44Mais la lutte contre le terrorisme
00:54:46est une affaire sérieuse.
00:54:47elle nécessite notamment discernement,
00:54:49criblage et suivi précis.
00:54:51Je cite là Laurent Nouniez
00:54:53qui récemment au Sénat
00:54:54se dit défavorable
00:54:55à votre proposition
00:54:56puisque, a-t-il dit,
00:54:58nous ne sommes pas
00:54:58dans le cas
00:54:59d'un mouvement terroriste.
00:55:00Mais peut-être,
00:55:01au stade où vous en êtes,
00:55:02me direz-vous
00:55:02que le ministre de l'Intérieur
00:55:03est un agent
00:55:04des frères musulmans.
00:55:06Votre initiative
00:55:06ne sert pas
00:55:07la lutte contre le terrorisme.
00:55:09Elle s'inscrit en revanche
00:55:09dans une islamophobie
00:55:10chauffée à blanc
00:55:11et qui rend fou.
00:55:13Voyez le cas
00:55:13de cette lycéenne
00:55:14un temps exclue
00:55:15parce qu'elle portait
00:55:15pour masquer une alopécie,
00:55:17un bonnet assimilé à tort
00:55:18à un signe religieux.
00:55:19Voyez encore
00:55:20l'insupportable chasse aux calots
00:55:21au sein de certains
00:55:22hôpitaux parisiens.
00:55:24Vous contribuez
00:55:25ainsi à susciter
00:55:27la défiance
00:55:27contre une partie
00:55:28de la population
00:55:29tantôt accusée
00:55:30d'antrisme,
00:55:31tantôt de séparatisme,
00:55:32il faudrait savoir.
00:55:35En faisant cela,
00:55:36vous servez la cause
00:55:37de ceux qui vous prétendez
00:55:38à combattre.
00:55:39Car la stratégie
00:55:39des terroristes,
00:55:40c'est d'abord
00:55:40de chercher à fracturer
00:55:42l'unité du pays visé.
00:55:44Vous seriez à cet instant
00:55:45plus avisés
00:55:46de dénoncer avec nous
00:55:47ce qu'il se passe
00:55:48en Syrie
00:55:49où les combattants kurdes
00:55:50des forces démocratiques
00:55:51syriennes subissent
00:55:52une attaque
00:55:52de l'armée syrienne
00:55:53avec l'appui de la Turquie
00:55:55et l'approbation formelle
00:55:56de Donald Trump.
00:55:58Cette trahison
00:55:59vis-à-vis de ceux
00:56:00dont la contribution
00:56:00à la lutte
00:56:01contre l'Etat islamique
00:56:02en Syrie
00:56:02a été décisive
00:56:03concerne directement
00:56:04notre sécurité.
00:56:06Car la retraite forcée
00:56:07des FDS
00:56:07a déjà rendu possible
00:56:08la fuite de centaines,
00:56:10voire de milliers
00:56:10et de miliciens
00:56:11de l'Etat islamique
00:56:12jusque-là détenus
00:56:13dans des prisons
00:56:13contrôlées par les Kurdes
00:56:14de Syrie.
00:56:17Pourquoi choisissez-vous
00:56:18en définitive
00:56:18de cibler un groupuscule
00:56:19n'ayant aucune implication
00:56:20terroriste en France
00:56:21ou en Europe ?
00:56:23Il se pourrait
00:56:23que vous vous fassiez aussi
00:56:24le relais de combats
00:56:25qui ne sont pas les nôtres.
00:56:27Certains États
00:56:27ou gouvernements étrangers
00:56:28ont un contentieux particulier
00:56:30avec les frères musulmans.
00:56:31Plus précisément,
00:56:32ils cherchent
00:56:32à affaiblir
00:56:33des États rivaux
00:56:34en ciblant cette confrérie.
00:56:35Je note que votre proposition
00:56:37suit de près
00:56:37une décision analogue
00:56:38de Donald Trump
00:56:39qui veut par ailleurs
00:56:40nous vassaliser
00:56:41mais dont, au fond,
00:56:42vous admirez la vision du monde.
00:56:43Évidemment,
00:56:44elle fait aussi écho
00:56:45au génocidaire Netanyahou.
00:56:46Enfin,
00:56:47elle répond point par point
00:56:48à l'agenda
00:56:49des Émirats arabes unis,
00:56:51faire de lance
00:56:51d'une lutte
00:56:52contre les frères musulmans
00:56:53n'ayant rien à voir
00:56:54avec la lutte
00:56:54contre le terrorisme.
00:56:56Il est désormais
00:56:56de notoriété publique
00:56:57que ce pays a fait
00:56:58de la France
00:56:58un pays cible
00:56:59pour promouvoir
00:57:01sa campagne.
00:57:02Target Country
00:57:03est-il écrit
00:57:04dans une note
00:57:04des services émiratifs
00:57:05rendus publics ?
00:57:07Nous n'acceptons pas
00:57:07pour notre part
00:57:08que la France
00:57:09devienne le terrain
00:57:10de ces luttes d'influence.
00:57:11Nous ne sommes pas
00:57:12le relais de puissances étrangères.
00:57:14Nous refusons
00:57:14de nous laisser entraîner
00:57:15dans des combats
00:57:16qui ne sont pas les nôtres.
00:57:17Si vous souhaitez,
00:57:18comme nous,
00:57:18combattre la menace terroriste,
00:57:20commencez par cibler
00:57:21correctement l'ennemi.
00:57:22Non pas une religion
00:57:23et ses adeptes en général,
00:57:24mais seulement les fanatiques
00:57:25d'où qu'ils viennent,
00:57:27prêts à commettre
00:57:27un acte terroriste
00:57:28et dont le repérage
00:57:29par les services compétents
00:57:30nécessite, je l'ai dit,
00:57:32criblage,
00:57:32discernement et suivi précis.
00:57:35Comment se fait-il,
00:57:36par exemple,
00:57:37que les armes utilisées
00:57:37par le terroriste
00:57:38auteur de l'attaque
00:57:39contre l'hyper-cachère
00:57:40en janvier 2015
00:57:41aient pu transiter
00:57:42via un militant
00:57:43d'extrême droite
00:57:43un temps membre
00:57:44du service d'ordre
00:57:45du Rassemblement national ?
00:57:47Ou alors,
00:57:48comment les services
00:57:49de renseignement
00:57:50ont procédé
00:57:50ces dernières années
00:57:52pour déjouer
00:57:52des projets d'attentats
00:57:53attribués à des terroristes
00:57:54issus de telle ou telle
00:57:55mouvance islamiste,
00:57:57mais aussi pour
00:57:58beaucoup d'extrême droite ?
00:57:59Voilà le genre
00:57:59de questions relatives
00:58:00à des faits précis
00:58:02qui devraient intéresser
00:58:04ceux qui prétendent vouloir
00:58:04améliorer la lutte
00:58:05contre le terrorisme.
00:58:07Enfin,
00:58:07la lutte contre le terrorisme
00:58:09doit être implacable,
00:58:10mais ne jamais déroger
00:58:11à l'état de droit.
00:58:12Elle n'aurait jamais dû justifier
00:58:13la réduction continue
00:58:14des libertés publiques
00:58:15découlant de l'inscription
00:58:16dans le droit commun
00:58:17de mesures censées être
00:58:19exceptionnelles
00:58:19et circonscrites.
00:58:20La pente liberticide
00:58:22dans laquelle s'inscrit ce texte
00:58:24dilue l'usage
00:58:25du qualificatif
00:58:25de terroriste
00:58:26au point le plus souvent
00:58:27de le déconnecter
00:58:28de la réalité.
00:58:29On atteste
00:58:30la multiplication absurde
00:58:32des procédures
00:58:32pour apologie de terrorisme
00:58:34contre des militants syndicaux,
00:58:35des opposants politiques
00:58:36et notamment
00:58:36des parlementaires
00:58:37n'ayant rien à voir
00:58:39avec quelconque
00:58:40entité terroriste.
00:58:41Il y a là
00:58:42un lourd danger
00:58:42pour les libertés publiques
00:58:44déjà largement entamées
00:58:45dans notre pays.
00:58:47Voir des terroristes
00:58:48partout,
00:58:49voilà le plus sûr moyen
00:58:50d'affilibrer la lutte
00:58:50contre le terrorisme
00:58:51en sapant l'unité
00:58:52de la nation
00:58:53et en affaiblissant
00:58:54la capacité
00:58:54à repérer
00:58:55les réelles menaces.
00:58:57Nous ne vous suivrons pas
00:58:58dans cette pente vertigineuse.
00:59:00Nous sommes appelés
00:59:01à nous prononcer
00:59:02sur une proposition
00:59:03de résolution européenne
00:59:04visant à inscrire
00:59:06la mouvance
00:59:07des frères musulmans
00:59:08sur la liste européenne
00:59:09des organisations terroristes.
00:59:12Le groupe socialiste
00:59:13et apparenté,
00:59:14le parti socialiste,
00:59:16n'ont jamais transigé
00:59:18dans la condamnation
00:59:19des actes
00:59:19et des organisations terroristes.
00:59:22Nous avons porté
00:59:23l'état d'urgence
00:59:24en 2015,
00:59:26après les attentats
00:59:27du 13 novembre,
00:59:29avec détermination,
00:59:31responsabilité
00:59:32pour protéger
00:59:33la nation
00:59:34et nos concitoyens.
00:59:36Notre engagement
00:59:37est total,
00:59:38constant
00:59:39et sans ambiguïté.
00:59:41Oui,
00:59:42l'islamisme politique
00:59:43menace
00:59:44nos valeurs républicaines
00:59:45et notre cohésion nationale.
00:59:48C'est même
00:59:48une menace grave,
00:59:50marquée par un double discours
00:59:51qui conjugue
00:59:53entre soi
00:59:54dissimulation
00:59:55et respect apparent
00:59:56des règles
00:59:57dans l'objectif
00:59:58de substituer
00:59:59à la communauté nationale
01:00:01de nouvelles formes
01:00:03d'allégeances
01:00:03en rupture
01:00:05avec la tradition républicaine.
01:00:07Il doit donc être
01:00:08combattu
01:00:09avec la plus grande fermeté.
01:00:11Mais cette lutte
01:00:13ne peut se transformer
01:00:14en une instrumentalisation
01:00:17politicienne
01:00:17des outils
01:00:18antiterroristes
01:00:20ni en un affaiblissement
01:00:21de l'état
01:00:22de deux droits.
01:00:24Or,
01:00:24cette proposition
01:00:25soulève
01:00:26des questions juridiques
01:00:27majeures.
01:00:29Le ministre
01:00:29de l'Intérieur
01:00:30lui-même,
01:00:31Laurent Nunez,
01:00:33a été clair
01:00:34lors de son audition
01:00:35du 18 novembre dernier
01:00:36ce que le gouvernement
01:00:38qualifie
01:00:39d'antrisme
01:00:39islamiste
01:00:41fondé sur la dissimulation
01:00:43et le noyautage
01:00:44progressif
01:00:45des démocraties
01:00:46ne relève pas
01:00:48du séparatisme
01:00:49qui lui incite
01:00:51explicitement
01:00:52à la violence
01:00:53et mène
01:00:54au terrorisme.
01:00:55Il a même affirmé
01:00:56sans équivoque
01:00:57dissoudre
01:00:58les frères musulmans
01:00:59n'a pas de sens.
01:01:01Plusieurs juristes
01:01:02confirment
01:01:03que l'inscription
01:01:04des frères musulmans
01:01:06sur la liste européenne
01:01:07des organisations
01:01:08terroristes
01:01:09est juridiquement
01:01:11irrecevable
01:01:12faute de répondre
01:01:14aux critères
01:01:14précis
01:01:15stricts
01:01:16du droit européen.
01:01:17Vous-même,
01:01:18Madame la Ministre,
01:01:19vous avez rappelé
01:01:20dans votre propos
01:01:21la fragilité juridique
01:01:23de cette décision.
01:01:24Alors,
01:01:26dès lors,
01:01:26pourquoi
01:01:27persister
01:01:28sur cette voie
01:01:29inadaptée
01:01:30sur le plan juridique ?
01:01:31Pourquoi
01:01:32privilégier
01:01:33un geste
01:01:34de communication
01:01:34politique
01:01:35au détriment
01:01:36du fonds juridique
01:01:37au risque
01:01:38d'affaiblir
01:01:39l'efficacité
01:01:40même
01:01:41de notre lutte
01:01:42contre l'islamisme
01:01:43politique ?
01:01:44Nous refusons
01:01:45de conscionner
01:01:46une manœuvre
01:01:47qui, sous couvert
01:01:48de fermeté,
01:01:49affaiblit
01:01:50en réalité
01:01:50nos outils juridiques
01:01:52et discrédite
01:01:53notre action collective.
01:01:55Nous n'éludons pas
01:01:56la nécessité
01:01:57de combattre
01:01:58l'islamisme radical
01:01:59et la radicalisation.
01:02:01Nous sommes convaincus
01:02:02que la défense
01:02:04de la République
01:02:04et de ses valeurs
01:02:06passe par le renforcement
01:02:08de nos services publics
01:02:10et un égal accès
01:02:11partout
01:02:11sur le territoire
01:02:13à la santé,
01:02:15à l'éducation,
01:02:16à la sécurité,
01:02:17à la culture.
01:02:19C'est cette égalité réelle
01:02:21qui garantit
01:02:22l'inclusion
01:02:23de toutes et tous
01:02:24et constitue
01:02:26l'essence même
01:02:27de la lutte
01:02:29contre les dérives
01:02:29de la radicalisation
01:02:31et qu'elle est
01:02:32le meilleur rempart
01:02:33si ce n'est
01:02:34la laïcité.
01:02:36Mes chers collègues,
01:02:37nous sommes
01:02:38dans une enceinte politique
01:02:39mais nous sommes
01:02:40avant tout
01:02:41dans une enceinte
01:02:42législative,
01:02:43une enceinte chargée
01:02:45de penser,
01:02:46de rédiger la loi,
01:02:47loi qui s'applique
01:02:48partout
01:02:48sur tout le territoire,
01:02:50dans un contexte
01:02:51de fractures sociales
01:02:53profondes.
01:02:54Nous refusons
01:02:55et dénonçons
01:02:56toute ambiguïté
01:02:57qui contribuerait
01:02:59à alimenter
01:03:00des soupçons
01:03:00à l'encontre
01:03:01d'une communauté
01:03:02religieuse
01:03:03spécifique.
01:03:04Dans un contexte
01:03:05d'inflation
01:03:06législative,
01:03:08nous refusons
01:03:08tout ajout
01:03:09juridique
01:03:10qui ne serait pas
01:03:11réellement nécessaire
01:03:12et utile.
01:03:13La fonction
01:03:14de législateur
01:03:15est exigeante.
01:03:17Elle nous oblige
01:03:18à écouter
01:03:20avant de décider,
01:03:21à comprendre
01:03:22avant de juger.
01:03:24Elle nous oblige
01:03:24surtout
01:03:25à placer
01:03:26l'intérêt général
01:03:27au-dessus
01:03:28de tout intérêt
01:03:29politique
01:03:30de communication
01:03:31à résister
01:03:32aux tentatives
01:03:33de détournement
01:03:34politique
01:03:35de sujets
01:03:36extrêmement sérieux.
01:03:38Alors,
01:03:38je vous le demande,
01:03:39mes chers collègues,
01:03:40avant d'engager
01:03:41la position
01:03:42de mon groupe,
01:03:43en quoi
01:03:43cette PPRE
01:03:45que vous présentez
01:03:46permettra-t-elle
01:03:47d'améliorer
01:03:48in fine
01:03:49le droit existant
01:03:50et de protéger
01:03:51les institutions,
01:03:53vous qui voulez
01:03:53jouer les défenseurs
01:03:55absolues,
01:03:56les sécuritaires
01:03:57les plus vertueux
01:03:58dans cette compétition
01:03:59infernale
01:04:00avec l'extrême droite.
01:04:02Face à une menace
01:04:03sérieuse,
01:04:04nous avons besoin
01:04:05de réponses solides,
01:04:07juridiquement fondées.
01:04:08Merci beaucoup.
01:04:09La séance va prendre
01:04:10une autre tournure
01:04:11après les propos
01:04:12du député
01:04:12Rassemblement National,
01:04:14Laurent Jacobelli.
01:04:15Regardez.
01:04:16J'aimerais tout d'abord
01:04:17remercier mes collègues
01:04:18des groupes RN et UDR
01:04:19d'être aujourd'hui là
01:04:20pour défendre la République.
01:04:23Car je vois
01:04:23que les bancs du centre
01:04:25sont anormalement vides
01:04:26comme quoi
01:04:27si centre et courage
01:04:28commencent bien
01:04:29par la même lettre,
01:04:30ça s'arrête
01:04:30effectivement là.
01:04:32Nous,
01:04:32il faut combattre
01:04:33contre les frères islamistes
01:04:35qui sont en face de nous,
01:04:36la LFI,
01:04:38les avocats du Hamas,
01:04:39les avocats de l'Algérie,
01:04:41les avocats de l'Iran
01:04:43sont aujourd'hui,
01:04:44c'est clair,
01:04:45les avocats
01:04:45des frères musulmans,
01:04:47tous ceux qui sapent
01:04:48la République,
01:04:49tous ceux qui sapent
01:04:50la laïcité,
01:04:51tous ceux qui sapent
01:04:52nos valeurs
01:04:52ont des avocats ici.
01:04:54Si les frères musulmans
01:04:55veulent lapider
01:04:57les homosexuels,
01:04:58eh bien si vous voulez
01:04:59lapider les homosexuels,
01:05:01votez LFI.
01:05:02Les frères musulmans,
01:05:03si les frères musulmans
01:05:06veulent faire des femmes
01:05:07des fantômes
01:05:08et les servantes
01:05:10des hommes,
01:05:11si vous voulez aussi
01:05:12invisibiliser les femmes,
01:05:14votez LFI.
01:05:16Vous êtes,
01:05:16mesdames et messieurs,
01:05:18les suppos
01:05:19de tout ce qui se fait de pire
01:05:20en termes d'islamisme,
01:05:22en termes de radicalité,
01:05:24en termes de partis
01:05:25de l'étranger.
01:05:26Nous résisterons,
01:05:27car nous aimons
01:05:28la République,
01:05:29nous aimons les Français
01:05:30et nous aimons la France.
01:05:32Merci,
01:05:38Madame la Présidente Pannot
01:05:39pour un rappel au règlement.
01:05:40Monsieur le Président,
01:05:41au titre de l'article 70,
01:05:42Monsieur le Président,
01:05:43je vais le dire très clairement,
01:05:44soit vous êtes capable
01:05:45de faire respecter
01:05:46des débats normaux
01:05:47dans cet hémicycle,
01:05:48soit...
01:05:49Non, non, non, non,
01:05:50il est inadmissible.
01:05:52Madame la Présidente,
01:05:53de ma présidence,
01:05:53ce n'est pas la bienvenue.
01:05:55Madame la Présidente Pannot,
01:05:57voilà,
01:05:58c'est moi qui parle.
01:05:59Madame la Présidente Pannot,
01:06:00vos propos sont assez inadmissibles.
01:06:03Je ne vous permets pas
01:06:04de remettre en cause
01:06:05ma présidence.
01:06:08Je ne vous permets pas
01:06:09de remettre en cause
01:06:10la présidence.
01:06:11Je vous ai donné la parole
01:06:12à chaque fois
01:06:13que vous avez souhaité répondre
01:06:14aux propos
01:06:15d'autres de vos collègues.
01:06:17Et pour l'instant,
01:06:18ça se passe plutôt bien.
01:06:19Merci beaucoup.
01:06:20Nous poursuivons
01:06:21avec ce vote
01:06:23sur le scrutin public.
01:06:24Avec un scrutin public.
01:06:27J'ai ouvert le scrutin.
01:06:29Je vous donne le rappel
01:06:30en règlement tout de suite
01:06:31après à l'une à l'autre.
01:06:33Ah, c'est une suspension.
01:06:34C'est une suspension.
01:06:35Alors, 5...
01:06:36Mais je vous donne
01:06:38évidemment la suspension
01:06:39avant ou après le scrutin public.
01:06:41Voyez,
01:06:41je vous permets de choisir.
01:06:42Avant ou après le vote ?
01:06:43Non, maintenant.
01:06:44J'ai demandé une suspension
01:06:45de 10 minutes.
01:06:46Donc, avant le scrutin public.
01:06:47Monsieur le Président,
01:06:47elle est de droit.
01:06:48Je vous donne 5 minutes
01:06:49de suspension de séance.
01:06:51Merci, monsieur le Président.
01:06:53Un rappel au règlement
01:06:53au titre de l'article 70.
01:06:56Le député Jacobelli
01:06:58s'est clairement livré
01:07:00à des propos
01:07:02qui relèvent de notre...
01:07:03qui vont à l'encontre
01:07:04de notre règlement intérieur
01:07:06puisque dans l'article 70
01:07:07à l'UNA 3,
01:07:08il est marqué
01:07:09qu'on peut être sanctionné
01:07:11si on se livre
01:07:11ou si on adresse
01:07:13à un ou plusieurs
01:07:13de ses collègues
01:07:14avec des injures,
01:07:14des provocations
01:07:15et des menaces.
01:07:16Monsieur Jacobelli,
01:07:17les propos que vous avez eus
01:07:18étaient insultants,
01:07:20insultants pour nous,
01:07:21insultants pour nos collègues
01:07:22de la France Insoumise
01:07:23et insultants pour nos électeurs.
01:07:25Oser dire que si on veut
01:07:26lapider des homosexuels,
01:07:29il faut voter par une des forces politiques
01:07:31de cette Assemblée,
01:07:32c'est inacceptable.
01:07:34C'est effectivement une injure.
01:07:36Une injure à l'ensemble
01:07:37des personnes
01:07:38qui, vous le savez aujourd'hui,
01:07:40sont militants
01:07:40de la cause homosexuelle
01:07:41et votent pour le nouveau
01:07:43Front Populaire.
01:07:44Parce que la vérité,
01:07:45c'est ceux qui se lèvent
01:07:46pour défendre
01:07:46les associations LGBT.
01:07:49Mais monsieur le Président,
01:07:50j'aimerais dire que...
01:07:51Je vous laisse terminer,
01:07:52madame la Présidente,
01:07:53on reprend.
01:07:53Je vais conclure,
01:07:55il faut effectivement
01:07:55qu'on retrouve
01:07:56de l'apaisement.
01:07:58Nous sommes sur un texte
01:07:59qui...
01:08:00Je vais finir,
01:08:01il faut qu'on retrouve
01:08:01de l'apaisement
01:08:02et j'appelle
01:08:03nos collègues
01:08:03des Républicains,
01:08:04leur Président,
01:08:05Bruno...
01:08:05Pardon,
01:08:06Retailleau, oui,
01:08:07et Laurent Wauquiez.
01:08:08Souhaient-t-ils vraiment
01:08:09que leur texte soit associé
01:08:10à ce type de propos
01:08:11sur la lapidation ?
01:08:12Il me semble
01:08:13que le plus honorable
01:08:14est de retirer ce texte
01:08:15pour ne pas qu'ils soient
01:08:16entachés des propos
01:08:18du Rassemblement National,
01:08:20des injures qu'ils provoquent.
01:08:22Sinon, ça démontrera
01:08:23que la seule chose
01:08:24que vous faites,
01:08:24c'est d'essayer de courir
01:08:25après le Rassemblement National
01:08:26et de leur demander
01:08:28un tout petit peu
01:08:29de miséricorde.
01:08:29Je pense que les Républicains
01:08:31et leur histoire
01:08:32valent mieux que ça.
01:08:33Merci.
01:08:34Monsieur Casalani.
01:08:35Vous ne connaissez pas.
01:08:39Nous venons d'assister
01:08:41à un moment très grave
01:08:42au sein de cette Assemblée.
01:08:43Monsieur Casalani,
01:08:44vous me dites sur quel article ?
01:08:45Sur le fondement de l'article 70.
01:08:47Voilà.
01:08:47Sur le fondement de l'article 70.
01:08:49J'avais oublié l'article.
01:08:50Pourquoi ?
01:08:51Parce que je suis profondément choqué
01:08:53étant moi-même député,
01:08:55étant homosexuel.
01:08:57Je ne peux un seul instant
01:08:58tolérer
01:08:59que vous insinuiez
01:09:01que mon engagement
01:09:02aille à l'encontre
01:09:04de l'égalité humaine
01:09:05et vise
01:09:06à conduire
01:09:07auprès des personnes
01:09:08qui partagent
01:09:09mon orientation sexuelle
01:09:10à la violence.
01:09:12Honte à vous.
01:09:13Excusez-vous.
01:09:14Merci, monsieur le député.
01:09:16On sort un petit peu
01:09:17du rappel au règlement
01:09:18cette fois.
01:09:19C'est une véritable honte.
01:09:21Monsieur Priptich,
01:09:22sur quel article ?
01:09:24Titre de l'article 70.
01:09:26Décidément,
01:09:27cet article 70 ?
01:09:28Oui, monsieur le président.
01:09:29Allez-y, allez-y, allez-y.
01:09:32Mes chers collègues,
01:09:34notre collègue
01:09:35du Rassemblement national
01:09:37vient en effet
01:09:38de prononcer
01:09:39des propos inadmissibles
01:09:40qui relèvent,
01:09:42au-delà de la liberté
01:09:43d'expression
01:09:43de chacune et de chacun,
01:09:46sans doute
01:09:48de poursuites.
01:09:49De poursuites parce que...
01:09:54Cher collègue,
01:09:55vous écoutez monsieur Priptich,
01:09:57lui seul,
01:09:58après on reprend.
01:09:58J'aimerais,
01:10:00au-delà de ce rappel,
01:10:02pour inviter les uns
01:10:03et les autres
01:10:04à modérer les propos,
01:10:05à éviter ce genre
01:10:06d'insultes
01:10:07infamantes,
01:10:10diffamantes,
01:10:11et qui ne grandissent pas
01:10:12en fait
01:10:13celles et ceux
01:10:14qui s'y expriment.
01:10:15Et monsieur Jacopelli,
01:10:16rappelez-vous
01:10:17la formule de Talleyrand,
01:10:19tout ce qui est excessif
01:10:20est insignifiant.
01:10:21Dans cette démarche,
01:10:22monsieur le président,
01:10:23dans cette démarche,
01:10:25monsieur le président,
01:10:26ça fait plusieurs fois,
01:10:28vous l'avez même remarqué,
01:10:29que nous demandons
01:10:30la parole
01:10:32et ça fait plusieurs fois
01:10:33que nous vous objectez
01:10:34qu'il n'est pas possible
01:10:35de prendre la parole
01:10:36parce qu'il y a eu
01:10:37d'autres interventions.
01:10:38sans remettre en cause
01:10:40votre présidence,
01:10:41je souhaitais qu'on puisse
01:10:42s'exprimer tout simplement.
01:10:44Monsieur Privéty,
01:10:44je vous redis
01:10:45ce que je vous ai dit
01:10:46pendant la suspension de séance,
01:10:47je prends un pour,
01:10:49un contre,
01:10:49et je les prends
01:10:49par ordre des mains
01:10:50qui se lèvent.
01:10:51Vous étiez le troisième
01:10:52à lever la main
01:10:53sur le précédent amendement,
01:10:54sur les deux précédents amendements,
01:10:55et vous n'avez donc
01:10:56pas été retenus.
01:10:58Soyez un peu plus rapide,
01:10:59Léoman.
01:11:00Merci, M. le Président.
01:11:02Il s'agit ici,
01:11:03effectivement,
01:11:04d'insérer une référence
01:11:05à la déclaration
01:11:06des droits de l'homme
01:11:07et du citoyen
01:11:07qui dit à son article 10
01:11:09« Nul ne doit être inquiété
01:11:10pour ses opinions,
01:11:11même religieuses,
01:11:13pourvu que leur manifestation
01:11:14ne tourbe pas
01:11:15l'ordre public
01:11:16établi par la loi. »
01:11:18Et tout à l'heure,
01:11:18vous avez fait référence
01:11:19à Napoléon, M. O'Doul.
01:11:21Mais figurez-vous
01:11:22que ceux qui ont fait
01:11:23adopter la citoyenneté
01:11:24des Juifs
01:11:24à l'Assemblée nationale,
01:11:26ce sont les révolutionnaires
01:11:28Robespierre en tête
01:11:29que vous vilipendez
01:11:30sans arrêt.
01:11:32Et je vais vous lire
01:11:33pour que tout le monde
01:11:35se remette bien en tête
01:11:36ce qu'était l'antisémitisme
01:11:37à cette époque-là.
01:11:39Pour que tout le monde
01:11:39se remette bien en tête,
01:11:40je vais vous dire
01:11:41ce qui s'est passé
01:11:42dans le village de Bichaym.
01:11:44Les autorités locales
01:11:46commandèrent aux Juifs
01:11:47de faire le signe de croix
01:11:48au moment de la proclamation
01:11:50d'allégeance.
01:11:51Ils refusèrent
01:11:52et saisirent le directoire
01:11:53départemental
01:11:54qui trancha en leur faveur.
01:11:56Lorsqu'ils tentèrent
01:11:57une nouvelle fois
01:11:58de prêter serment,
01:11:59la foule réclama
01:12:00qu'ils retirassent
01:12:02leur chapeau.
01:12:03Aujourd'hui,
01:12:04vous demandez
01:12:04de retirer les voiles
01:12:05et bien écoutez
01:12:06juste au bout
01:12:07une nouvelle fois
01:12:08dans le juge
01:12:09et écoutez votre camarade
01:12:11et il faut encore
01:12:11la faire atterrir
01:12:12aux mains du directoire
01:12:12départemental.
01:12:14Laissez terminer
01:12:15votre camarade.
01:12:16Les Juifs gardaient
01:12:17toute la liberté
01:12:18de suivre leurs lois religieuses
01:12:20dès lors que celle-ci
01:12:21ne portait pas préjudice
01:12:23à leurs obligations civiles.
01:12:25Le 30 avril 1792,
01:12:28les Juifs de Bichaym
01:12:29réussirent enfin
01:12:30à prêter allégeance
01:12:31explicitement à la France
01:12:33et implicitement au judaïsme.
01:12:36Et bien voyez-vous,
01:12:37en 1792 comme en 2026,
01:12:40vous avez ici
01:12:41ceux qui combattent
01:12:42l'antisémitisme
01:12:43et l'islamophobie
01:12:44que vous ne cessez
01:12:46de répandre
01:12:46dans la société,
01:12:48parfois en recyclant
01:12:49des préjugés antisémites
01:12:51au profit de l'islamophobie
01:12:53que vous alimentez.
01:12:55Et vous,
01:12:55madame Yadon,
01:12:56qui m'avez insulté,
01:12:57vous le faites,
01:12:58vous aussi,
01:12:59vous recyclez
01:12:59les préjugés antisémites
01:13:01en les transformant
01:13:02en préjugés islamophobes.
01:13:05Merci.
01:13:06J'en rappelle le règlement
01:13:07de monsieur Saint-Houle.
01:13:09Qui se livre
01:13:09à des manifestations
01:13:10troublant l'ordre
01:13:12ou qui provoquent
01:13:12une scène tumultueuse.
01:13:14Indéniablement,
01:13:16monsieur Jacobelli
01:13:17a suscité
01:13:18une scène tumultueuse.
01:13:20Il s'est livré
01:13:21à une provocation.
01:13:23Il a décidé
01:13:23d'être infamant
01:13:24à l'égard
01:13:25de l'ensemble
01:13:25de mon groupe.
01:13:27D'autres,
01:13:27dans cet hémicycle,
01:13:28se livrent
01:13:29à ce genre
01:13:29de provocation
01:13:30sans cesser.
01:13:32Madame Yadon
01:13:33en particulier.
01:13:34Cela n'est pas possible
01:13:36ni acceptable.
01:13:37Nous demandons
01:13:38que le bureau
01:13:38soit saisi.
01:13:40Il n'est pas question
01:13:41que nous reprenions
01:13:42nos travaux
01:13:42dans ces conditions
01:13:43sans que monsieur Jacobelli
01:13:45ait retiré ses propos.
01:13:46J'adresse un avertissement
01:13:49ou un appel
01:13:50à nos collègues
01:13:51Macronistes
01:13:51qui ont laissé
01:13:53sanctionner
01:13:54des faits
01:13:55bien moins graves,
01:13:56bien moins infamants.
01:13:57La simple manifestation
01:14:00ou le simple fait
01:14:02d'arborer un drapeau
01:14:03a été sanctionné
01:14:04très gravement
01:14:05dans cet hémicycle.
01:14:07Alors,
01:14:08du calme,
01:14:10chers collègues,
01:14:11sincèrement.
01:14:12Monsieur Salmon,
01:14:13sur quel article ?
01:14:14Sur le même article
01:14:15que monsieur Saint-Tout,
01:14:16le 70-2
01:14:17qui se lèvra
01:14:17à des manifestations
01:14:19troublant
01:14:20à l'ordre public,
01:14:21enfin l'ordre,
01:14:21excusez-moi,
01:14:22public,
01:14:22ou qui provoque
01:14:23des scènes tumultueuses,
01:14:24ce que fait
01:14:24la France Assoumise
01:14:25depuis quelques minutes.
01:14:26Je rappellerai juste
01:14:27les propos de monsieur Lachaud
01:14:29lors de la réunion
01:14:30du groupe de travail
01:14:31sur les sanctions.
01:14:33Il a indiqué,
01:14:34j'ai le compte-rendu
01:14:35devant les yeux,
01:14:36au XIXe siècle,
01:14:38les députés
01:14:38se battaient
01:14:39dans l'hémicycle
01:14:40et se jetaient
01:14:41des encriers
01:14:42à la figure.
01:14:43La République
01:14:44ne s'est pas effondrée
01:14:45pour autant.
01:14:46La Troisième République
01:14:47est même considérée
01:14:48comme un modèle
01:14:49par certains.
01:14:50Plus loin,
01:14:51il dit,
01:14:52je plaide donc
01:14:53pour que l'on accepte
01:14:55le principe
01:14:55de conflictualité.
01:14:56Merci, monsieur le député.
01:14:57Certes, il y a des oppositions,
01:14:58etc., etc.
01:14:59On a fait le tour.
01:15:02Nous poursuivons,
01:15:04nous poursuivons.
01:15:07Monsieur Lachaud,
01:15:08regardez,
01:15:08il y a monsieur Priptich
01:15:09qui veut s'exprimer,
01:15:09vous.
01:15:10Il attend depuis une heure,
01:15:12monsieur Lachaud.
01:15:13il attendra
01:15:15qu'une minute de plus
01:15:16sur la base
01:15:16de l'article 70.
01:15:18Je pense qu'il y a là
01:15:19une mise en cause personnelle
01:15:20et une déformation
01:15:21de mes propos.
01:15:23Parce que,
01:15:24rappelons les choses.
01:15:25Non, monsieur Lachaud,
01:15:26c'est la lecture
01:15:27d'un compte rendu.
01:15:28Oui, ben,
01:15:28non, non, président,
01:15:30pas vous.
01:15:31Allez-y sur votre article,
01:15:33là.
01:15:33Tout à fait.
01:15:34Sur votre appel au règlement.
01:15:35Eh bien, écoutez,
01:15:36ce que le collègue
01:15:39ne dit pas,
01:15:40c'est que dans cette
01:15:40même réunion,
01:15:42j'ai dit que,
01:15:42justement,
01:15:43les sanctions ici
01:15:44n'existaient que
01:15:45parce que nous avions
01:15:46la violabilité.
01:15:48C'est-à-dire que
01:15:48nous ne pouvons pas
01:15:49être condamnés pénalement
01:15:51pour ce que nous disons ici.
01:15:52Monsieur Jacobelli
01:15:53aurait dit ce qu'il a dit
01:15:55n'importe où ailleurs.
01:15:56Il aurait été condamné pénalement.
01:15:58C'est donc pour cela
01:15:59qu'il doit être sanctionné.
01:16:00C'est donc pour cela
01:16:01que vous devez
01:16:02vous engager,
01:16:03monsieur le président.
01:16:05De toute façon,
01:16:06il a été noté
01:16:06votre demande
01:16:07de saisine du bureau.
01:16:08Elle a été enregistrée.
01:16:09Madame Capdeviel,
01:16:10sur quel article ?
01:16:12Merci, monsieur le président.
01:16:15Chers et chers collègues.
01:16:16Sur quel article ?
01:16:17Sur le fondement
01:16:17de l'article 70 et 100
01:16:19du règlement.
01:16:21Le groupe,
01:16:22c'est-à-dire
01:16:23sur le fondement
01:16:23de deux articles,
01:16:2470 et 100,
01:16:25le groupe socialiste
01:16:26est apparenté
01:16:27demande la saisine du bureau,
01:16:30s'associe
01:16:30à la demande précédente,
01:16:32tant les propos
01:16:34qui ont été proférés
01:16:35aujourd'hui
01:16:36au sein de cette Assemblée
01:16:38peuvent blesser
01:16:39une très grande majorité
01:16:41d'entre nous.
01:16:42Nous souhaitons
01:16:43qu'immédiatement
01:16:44le bureau puisse être saisi
01:16:46et que nos travaux
01:16:47soient interrompus.
01:16:49La saisine du bureau
01:16:50a été entendue
01:16:52et nous poursuivons
01:16:53nos travaux.
01:16:54Madame la présidente,
01:16:55Châtelain,
01:16:55pour un appel au règlement.
01:16:56Je suis désolé,
01:16:57M. Pribétiche.
01:16:58Asseyez-vous.
01:16:59M. le Président,
01:17:00je demande une suspension
01:17:01de séance
01:17:01pour que M. Jacobili
01:17:02puisse préparer ses excuses.
01:17:04M. Echanis,
01:17:05pour un appel au règlement.
01:17:06Dans l'attente
01:17:06que le bureau
01:17:07se réunisse
01:17:08pour faire le point
01:17:09sur les propos
01:17:10inacceptables
01:17:11de M. Jacobili,
01:17:12nous n'avons toujours
01:17:13pas reçu
01:17:13ni entendu
01:17:15des excuses
01:17:16ni M. Jacobili
01:17:17retirer ses propos.
01:17:19Je me demande
01:17:20si ces propos
01:17:21choquent
01:17:21nos collègues
01:17:22du Bloc central
01:17:23et des Républicains.
01:17:24Il serait peut-être temps
01:17:25de réagir
01:17:26à ces propos
01:17:26inacceptables
01:17:27pour les laisser réfléchir
01:17:29et pour permettre
01:17:30à M. Jacobili
01:17:30d'écrire ses excuses
01:17:32et de nous les présenter.
01:17:33Je demande au nom
01:17:34de mon Président
01:17:35une suspension de 10 minutes.
01:17:36La séance est reprise.
01:17:37J'ai deux rappels
01:17:38au règlement
01:17:38par ordre de demande.
01:17:40M. Breton d'abord
01:17:41et ensuite
01:17:42Mme la présidente de Panneau.
01:17:45Oui, merci M. le Président.
01:17:47Cette demande
01:17:48de rappel au règlement
01:17:49au titre
01:17:49de l'article 58
01:17:51alinéa 3.
01:17:52Qu'est-ce que dit
01:17:53cette alinéa
01:17:54de notre règlement ?
01:17:56Il est indiqué,
01:17:57je cite,
01:17:58que si un précédent
01:17:59rappel au règlement
01:17:59a le même objet,
01:18:01le Président
01:18:02peut retirer la parole
01:18:03à celui
01:18:04qui fait la demande
01:18:05de rappel au règlement.
01:18:06On a une succession
01:18:07de demandes
01:18:08qui se sont faites.
01:18:09Il y a eu des propos
01:18:10qui ont été tenus.
01:18:12Chacun les jugera.
01:18:13Vous avez décidé,
01:18:14M. le Président,
01:18:15de saisir le bureau.
01:18:16C'est votre décision.
01:18:17Il importe maintenant
01:18:19que nous avancions.
01:18:20Je vous invite,
01:18:21M. le Président,
01:18:22dans la poursuite
01:18:23de votre présidence
01:18:24depuis ce matin,
01:18:25à user
01:18:26de cet article 58
01:18:28alinéa 3
01:18:29pour qu'on puisse
01:18:30avancer
01:18:31dans le cadre
01:18:32des travaux
01:18:32de l'indice
01:18:33du groupe
01:18:33de la droite républicaine.
01:18:34C'est une possibilité.
01:18:36J'ai donné 5 minutes
01:18:36par équité.
01:18:37Je donne toujours
01:18:38au premier appel
01:18:38au règlement
01:18:395 minutes
01:18:39à chaque groupe
01:18:40qu'il demande.
01:18:41Mme la Présidente,
01:18:41Panneau.
01:18:43Merci, M. le Président.
01:18:44Puisque M. Jacobelli
01:18:46refuse de s'excuser
01:18:47et pourrit donc
01:18:48la niche
01:18:49des républicains
01:18:50qui ont choisi
01:18:50leur texte,
01:18:52j'invoque
01:18:52l'article 61,
01:18:54M. le Président,
01:18:55qui dit que
01:18:56l'Assemblée
01:18:56est toujours en nombre
01:18:57pour délibérer
01:18:58et pour régler
01:18:58son ordre du jour.
01:18:59Les votes émis
01:19:01par l'Assemblée
01:19:01sont valables
01:19:02quel que soit
01:19:03le nombre de présents,
01:19:03etc.
01:19:04Et donc,
01:19:04je demande le quorum.
01:19:12Chers collègues,
01:19:13chers collègues,
01:19:14chers collègues,
01:19:15c'est bon,
01:19:16on est dans les procédures
01:19:17et on y va.
01:19:19J'ai vérifié
01:19:19que la majorité
01:19:20du groupe LFI
01:19:20était présent.
01:19:21Je suis saisi
01:19:21par la Présidente
01:19:23du groupe LFI
01:19:23M. Panneau
01:19:24d'une demande
01:19:24faite en application
01:19:25de l'article 61
01:19:26comme elle vient de dire
01:19:26du règlement
01:19:27qui est tendant
01:19:28à vérifier le quorum.
01:19:29Et avant de procéder
01:19:30au vote
01:19:31sur cette demande,
01:19:34conformément
01:19:34à la linéa
01:19:35de cet article 61,
01:19:36je vérifie,
01:19:36ça c'est fait,
01:19:37que le groupe
01:19:38est présent,
01:19:39que la majorité
01:19:39du groupe LFI
01:19:40est présent
01:19:40et je n'ai pas besoin
01:19:42de leur demander
01:19:43de se lever.
01:19:44Et je constate
01:19:45qu'ils sont donc
01:19:45majoritairement présents.
01:19:47Je constate
01:19:48que le quorum
01:19:51n'est pas atteint
01:19:52et que conformément
01:19:53à l'article 61
01:19:54du règlement,
01:19:54le vote aura lieu
01:19:55sur ces amendements
01:19:56dans 15 minutes,
01:19:58c'est-à-dire
01:19:59il est 30,
01:20:01c'est ça,
01:20:01il est 32,
01:20:02à 45,
01:20:03on va dire,
01:20:04nous voterons
01:20:05sur ces amendements
01:20:06et sous-amendements.
01:20:08Je suspends
01:20:08pendant 15 minutes
01:20:10jusqu'à ce qu'on puisse
01:20:11revenir voter
01:20:12ces amendements
01:20:13et sous-amendements.
01:20:14J'ai un rappel
01:20:15au règlement
01:20:17de Mme Faussillon.
01:20:19Merci,
01:20:20M. le Président.
01:20:22Vous êtes députée
01:20:23comme moi
01:20:23depuis quelques années
01:20:25et je crois
01:20:26que vous voyez
01:20:27les précédents
01:20:28qu'il y a pu y avoir
01:20:28dans cet hémicycle
01:20:29et le niveau
01:20:31de gravité
01:20:31des propos
01:20:32tenus par le député
01:20:33Jacobelli
01:20:34tout à l'heure
01:20:34appelle,
01:20:36comme dans des cas précédents,
01:20:38à ce que le bureau
01:20:38soit saisi immédiatement
01:20:40ou que M. Jacobelli,
01:20:42comme d'autres
01:20:42ont été invités
01:20:43à le faire
01:20:43par le passé
01:20:44dans cet hémicycle,
01:20:45présente des excuses
01:20:47au vu de la gravité
01:20:48des propos.
01:20:49Dans l'attente,
01:20:50je demande
01:20:50une suspension de séance.
01:20:52Alors,
01:20:53je me suis entretenu
01:20:55avec la présidente
01:20:55de l'Assemblée
01:20:56pendant la suspension
01:20:57et donc nous vous communiquons
01:20:58que le bureau
01:20:59est saisi
01:21:00le 18 février
01:21:01et il examinera
01:21:02cette demande
01:21:04relative
01:21:05à la prise de parole
01:21:07du député Jacobelli.
01:21:08Le 18 février,
01:21:10la demande
01:21:11de suspension
01:21:11de séance
01:21:12est de droit.
01:21:13Elle n'a pas encore
01:21:14été demandée
01:21:14par le groupe
01:21:15communiste.
01:21:15Je suspends
01:21:16pour 5 minutes.
01:21:17Une heure et demie
01:21:18plus tard,
01:21:18alors que les esprits
01:21:19se sont déjà échauffés,
01:21:21nouvel incident.
01:21:22Je voudrais réagir
01:21:23aux propos
01:21:24de M. Léoman
01:21:25qui parlait
01:21:27d'élections
01:21:28et de communautarisme,
01:21:30qui a le culot
01:21:31de parler
01:21:32d'élections
01:21:33et de communautarisme
01:21:34parce que là,
01:21:35il y a les élections
01:21:36municipales
01:21:36qui arrivent
01:21:37et vous avez
01:21:38une vraie stratégie
01:21:39communautaire
01:21:41dans ces élections
01:21:42municipales
01:21:43avec de l'entrisme
01:21:45des frères musulmans
01:21:47qui est assumé,
01:21:49qui est vanté.
01:21:50J'en veux pour preuve
01:21:51le cas de Mohamed Awad
01:21:53dont a parlé tout à l'heure
01:21:54Mme Yadant.
01:21:55Eh bien,
01:21:55je vais réitérer
01:21:56et développer.
01:21:57M. Mohamed Awad,
01:21:59donc futur candidat LFI
01:22:01à la Courneuve,
01:22:02a été le responsable
01:22:04des jeunes musulmans
01:22:05de France,
01:22:06la branche locale
01:22:08des frères musulmans
01:22:10à l'époque
01:22:11de l'UOIF,
01:22:12l'UOIF
01:22:13qui a été cofondé
01:22:14par l'imam
01:22:15Iq Yusen,
01:22:16imam expulsé
01:22:17en 2023
01:22:17pour discours
01:22:18antisémite et haineux.
01:22:20M. Mohamed Awad,
01:22:21donc futur candidat LFI,
01:22:23qui tweetait
01:22:24en 2015
01:22:25avec le hashtag
01:22:26Air for Biya,
01:22:27qui est le signe
01:22:28de ralliement
01:22:29des frères musulmans.
01:22:30Mohamed Awad,
01:22:31enfin,
01:22:32qui faisait l'éloge
01:22:33dû à plusieurs reprises
01:22:35du président égyptien
01:22:36frère musulman Morsi
01:22:37et l'éloge
01:22:38de M. Erdogan,
01:22:40président de la Turquie,
01:22:42proche des frères musulmans.
01:22:43Alors oui,
01:22:44vous avez de l'antrisme
01:22:45des frères musulmans
01:22:46au sein de votre organisation,
01:22:48au sein de votre parti politique
01:22:50pour des raisons communautaires
01:22:52et ça va 300
01:22:53à l'approche
01:22:54des élections municipales.
01:22:58Madame Rousseau.
01:22:59Madame Rousseau.
01:23:04Merci,
01:23:05merci,
01:23:06M. le Président.
01:23:08Ce à quoi nous assistons
01:23:09dans cet hémicycle aujourd'hui
01:23:10est une dérive
01:23:12extrêmement inquiétante
01:23:15et questionnante
01:23:15qui est que le racisme
01:23:17devient une opinion politique
01:23:18et non plus un délit.
01:23:22Et je voudrais
01:23:23et je voudrais
01:23:26en appeler
01:23:27au centre,
01:23:29au camp
01:23:30du président de la République
01:23:32et du Premier ministre.
01:23:34Camarades,
01:23:35il n'y a que deux côtés,
01:23:36il n'y a que deux côtés
01:23:38sur une barricade.
01:23:40Et là,
01:23:42vous ne pouvez pas
01:23:42vous défiler
01:23:43face à la responsabilité
01:23:45que vous avez
01:23:46en tant que député
01:23:47dans le débat
01:23:48qui est actuellement mené
01:23:49dans cet hémicycle.
01:23:51Vous ne pouvez pas
01:23:51juste être au café,
01:23:53vous ne pouvez pas
01:23:54juste quitter vos bancs.
01:23:55Vous avez une responsabilité
01:23:56historique.
01:23:57De quel côté êtes-vous ?
01:23:59Du côté du racisme
01:24:00ou du côté des lois
01:24:02et du droit républicain ?
01:24:04Levez-vous !
01:24:05Levez-vous !
01:24:06C'est maintenant !
01:24:07Vous avez une responsabilité ?
01:24:09Maintenant !
01:24:10Demain,
01:24:10il sera trop tard !
01:24:12M. Léomand.
01:24:19Rappel au règlement
01:24:20sur la base
01:24:21de l'article 70,
01:24:22article 100
01:24:23et sur les articles
01:24:24relatifs à notre déontologie.
01:24:26Ce que vous venez de faire
01:24:27est absolument odieux.
01:24:29M. Mohamed Awad
01:24:29était mon voisin
01:24:31d'en face de bureau
01:24:31parce qu'il travaillait
01:24:33pour mon collègue
01:24:34Paul Vannier.
01:24:35Et M. Mohamed Awad
01:24:37que vous ciblez sans arrêt.
01:24:38Et oui,
01:24:39non seulement
01:24:39un candidat aux élections.
01:24:40de 100,
01:24:41c'est sur les amendements,
01:24:41il n'y a rien à voir.
01:24:42Et là,
01:24:43c'est une réponse,
01:24:44c'est une prise de parole
01:24:45pour une réponse.
01:24:46Non mais à un moment,
01:24:47je fais bien tout,
01:24:48mais c'est une prise de parole
01:24:48pour une réponse.
01:24:50Vous terminez,
01:24:51mais sincèrement,
01:24:52vous faites une minute.
01:24:52Vous en voulez combien,
01:24:53M. le Président ?
01:24:54Je suis capable de vous citer
01:24:55tous les articles de la Constitution.
01:24:56Mais n'entrez pas dans un débat,
01:24:57c'est un rappel au règlement.
01:24:58Que vous asseyez
01:24:59sur un mauvais numéro d'article.
01:25:01Non, je fais sur un très bon
01:25:03numéro d'article.
01:25:03Non, bon alors stop,
01:25:04ça va.
01:25:05C'est un moment...
01:25:05Il faut arrêter
01:25:06de se moquer du monde quand même, là.
01:25:08Allez, M. le rapporteur.
01:25:12Stop, stop aussi, là,
01:25:13ça va, ça va aussi.
01:25:15M. le rapporteur général,
01:25:16et vous vous asseyez,
01:25:17M. Léomand.
01:25:18Vous asseyez, M. Léomand.
01:25:21M. Léomand,
01:25:22ne créez pas d'incident.
01:25:24M. Léomand,
01:25:25stop.
01:25:29Alors, M. Léomand,
01:25:30je vous fais un rappel à l'ordre.
01:25:32Vous n'avez pas à me menacer.
01:25:34Vous n'avez pas à me menacer physiquement.
01:25:37M. Léomand,
01:25:39vous êtes rappelé à l'ordre.
01:25:41Mme Châtelain, stop.
01:25:44Merci, M. le Président.
01:25:45Mme la Présidente Châtelain,
01:25:45vous avez un rappel à l'ordre.
01:25:47M. le Président,
01:25:48je demande une suspension
01:25:48de séance de 10 minutes.
01:25:50Elle est de 2 minutes.
01:25:51C'est la deuxième sur ce texte
01:25:52de votre groupe.
01:25:52Elle est de droit de 2 minutes.
01:25:54Qu'est-ce que vous venez de dire, là ?
01:25:55Je saisis le bureau
01:25:56pour vos menaces physiques
01:25:58de venir descendre avec vous.
01:26:00Ça suffit,
01:26:01ce que vous venez de dire, là.
01:26:02A la reprise des débats,
01:26:05à 15h,
01:26:06les députés avancent finalement
01:26:07sur le texte et le vote.
01:26:10Le groupe de la droite républicaine
01:26:11aura consacré presque la moitié
01:26:13de sa journée d'initiative
01:26:15pour ce texte.
01:26:17Merci, c'était le dernier orateur.
01:26:19Je mets aux voix l'article unique
01:26:20de la proposition de résolution
01:26:22en scrutin public.
01:26:23Tout le monde est à son banc.
01:26:24Tout le monde est à son banc.
01:26:26Le scrutin est ouvert.
01:26:37Le scrutin est clos.
01:26:40Votants 259 exprimés 258,
01:26:47majorité 130 pour 157 contre 101.
01:26:50L'Assemblée nationale a adopté
01:26:51la proposition de résolution.
01:26:53Voilà pour ce numéro
01:26:57de la séance est ouverte.
01:26:58A très vite sur LCP.
01:26:59Sous-titrage Société Radio-Canada
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