00:00Contrairement à Georges Marchais, c'est un érudit qui nous rejoint à présent.
00:03La preuve, il passe par la station Voltaire sur la ligne 9 à chaque fois qu'il vient
00:06à la maison de la radio.
00:07Il n'a pas fait Science Po, mais bien Science Pop.
00:09Voici, mon dieu, mon dieu, j'ai honte, voici Guigipop !
00:13Oui, salut, c'est Guigui, deux fois Guigui, ainsi que Gui, double Gui, Gui puis Gui !
00:17Quand je dis Gui, vous dites Gui, ok ? Gui ? Gui ? Gui ? Gui ?
00:20Comment je m'appelle ? Gui ? Gui ? Bonjour Alain !
00:23Voilà, vous le savez, dans la vie d'un chroniqueur, la vie des chroniqueurs n'est pas si éloignée
00:26de celle d'un plongeur olympique dont il faut parfois se mouiller la nuque avant d'écrire.
00:30Il y a deux semaines, j'ai fait une chronique sur David Bowie, la semaine dernière sur Spielberg
00:33et cette semaine, Georges Marchais ! Eh ben dis donc, on est tombé de la falaise ou quoi ?
00:37Il y a un petit côté, t'as prévu quoi, dessert après le dîner aux chandelles ? Du babybel ?
00:40Ok, bon… Non, je plaisante ! Grande carrière, bien sûr, le Giorgio, mais c'est vrai que
00:45quand tu ramènes un date à la casse-bas, tu ne proposes plus volontiers d'écouter Bowie
00:48qu'une intégrale des discours de Georges Marchais ! C'est un coup à dormir sur la béquille,
00:52on n'est pas des vélibes Alain ! Ceci dit, si t'es assez ringard pour dire date à la
00:56casse-bas, en général, tu ramènes pas grand monde ! On se fait un date à la casse-bas ?
01:00Je ne pense pas ! Pour les besoins de l'émission, je me suis replongé dans les archives INA,
01:04et outre le fait que vous étiez déjà là, Alain, oui, alors d'ailleurs, petite parenthèse,
01:08j'ai fait le calcul, je pense que vous avez toutes vos annuités à vérifier, mais vous pouvez
01:13arrêter de bosser, normalement, 85 ans, je ne sais pas si vous avez reçu le mail d'audience,
01:17bon, c'est peut-être dans vos spams, on regardera ça à la fin du show ! Alors, Georges Marchais
01:22était un orateur hors pair, vous le disiez, il a inventé le clash politique à la télé,
01:26et c'est vrai que quand on voit les archives, ça donne envie de voir un débat Georges Marchais
01:29– Jordan Bardella autour d'une table, voilà. Je pense que Bardella aurait beaucoup de mal
01:32à gagner, ceci dit, même sans Georges Marchais, juste en débat avec la table, bon, je serais
01:36déjà en galère, voilà. C'est sûrement ça aussi qui m'a détourné de la politique Alain,
01:40il y a trop d'idiot, haha, mettez votre casque anti-bruit parce que visiblement, je tire
01:45à balle réelle, haha, pan pan ! Alors, j'arrive à être drôle tout en dénonçant et en étant
01:49jamais vulgaire, je sais vraiment tout faire, mais où trouve-t-il toute cette synergie ? Haha,
01:53on n'en sait rien. Bon alors, pour ma part, j'ai été élevé par un père plus à gauche
01:58que la gauche, il a toujours soutenu la gauche, toujours été de gauche, toujours voté
02:02à gauche, toujours même tourné à gauche, voilà, ce qui faisait qu'on passait les week-ends
02:05à faire des tours de rond-point avec la Laguna, je n'ai jamais vraiment compris, voilà. Alors, je ne suis pas Paul
02:10Vaillant Couturier, mais cette chronique est assez décousue, je le conseille. Je n'ai
02:13jamais été politicien, mais j'ai été musicien. Et quand on est dans un groupe, ça fonctionne
02:19un peu comme dans un parti, on choisit un nom, une affiche, un logo, on se produit devant
02:23une foule qu'on essaie de convaincre et on choisit un leader pour prendre le micro. Alors,
02:26pour ma part, j'étais batteur, mais vous ne le saviez pas. Mais il y a un leader autour
02:30de cette table. Alain, en près de 60 ans de vie médiatique, personne n'a jamais osé
02:34vous poser la question, alors je vais le faire pour la culture et pour la France. Alain Duhamel,
02:39vous intéressez-vous intérieure nuit ? Alors oui, parce que vous l'avez entendu tout
02:43à l'heure, il y a un petit leader ici, il y a un leader de groupe, il a un beau trait
02:46de voix, il a un beau trait de voix, un groupe qui respecte tout à fait le slogan du Parti
02:50Communiste français, puisque c'était Produisons français, c'est un groupe bien chez nous.
02:54Avec Quentin au micro, Georges Marchais était surnommé le bulldozer et Quentin, lui, quant
02:58à lui, le pulmoère. Eh oui, ça fait un peu moins peur, mais ça fait les tétés qui pointent,
03:02j'ai pas raison. Un groupe dont le single Paris parle à Paris sonne comme un véritable programme
03:06électoral. Cela dit, ça décharge, ça sonne mieux que « Mon luçon discute avec Joiville ».
03:11Alors, pour terminer cette chronique, je vous dirais que j'ai demandé à mon père s'il
03:16connaissait intérieure nuit et il m'a dit non. Voilà, ça vous fait un point commun avec
03:19lui, Alain. Mais surtout, je lui ai demandé s'il aimait Georges Marchais et il m'a répondu
03:23« Oui ». C'était pas comme maintenant. Maintenant, c'est tous des couilles molles. Alors, je ne sais
03:27pas si c'est la conclusion de votre livre, Alain, mais en tout cas, je vous la donne pour le prochain.
03:30Je peux vous confirmer que ce n'est pas la conclusion du livre d'Alain. Vraiment pas,
03:34c'est un tout petit peu plus nuancé. Merci Guigui, on vous retrouve la semaine prochaine
03:38dans Zone Loop et j'en profite aussi pour faire une bise à Mahodrama qui est généralement
03:42avec nous le vendredi. Elle se repose encore un peu, elle sera bientôt sur pied.