Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 minutes
Les élections municipales se tiennent les 15 et 22 mars prochains. Seuls une dizaine de ministres se présentent, "soit un peu moins d'un tiers du gouvernement" de Sébastien Lecornu. 

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00La politique ce matin avec vous, Arthur Berdin, on est à environ 50 jours du premier tour des élections municipales.
00:06On va parler de ce scrutin ce matin parce que vous vous étonnez de voir le peu d'intérêt, le peu d'engouement en tout cas, du gouvernement pour ces élections.
00:14Oui, vous l'avez dit, 50 jours des élections, ça veut dire moins de deux mois.
00:18Et vous savez combien de ministres sont tête de liste ?
00:21Trois. Trois seulement.
00:23Rachida Dati à Paris, bon ça, ça n'a échappé à personne.
00:25Et puis les deux autres, vous ne les connaissez pas, c'est normal.
00:28Alors moi non plus, je ne les connais pas, ce qui est un peu moins normal, mais enfin, passons.
00:32C'est Marina Ferrari, la ministre des Sports, et puis Michel Fournier, le ministre délégué à la ruralité.
00:38Alors bien sûr, il y en a qui seront candidats sans être tête de liste, comme Sébastien Lecornu, le premier ministre, dans son bastion normand de Vernon.
00:46Et puis Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, dans son fief du Nord, Tourcoing, ce qui devrait porter le chiffre à une dizaine de ministres candidats au total,
00:54soit un peu moins d'un tiers du gouvernement qui compte 35 membres.
00:58Et par rapport aux autres années, c'est vraiment moins ?
01:00Alors oui et non. Non d'abord parce que c'est exactement autant qu'en 2020, où ils étaient 10 dans l'équipe d'Edouard Philippe.
01:06Et puis oui ensuite, parce que c'est moins qu'en 2014, où ils étaient cette fois 17 dans le gouvernement héros.
01:13Mais en fait, j'ai presque envie de dire, peu importe, parce que dans ce cas précis, comparaison n'est pas forcément raison.
01:19Je m'explique, dans les précédents gouvernements, les ministres avaient tous plus ou moins un ancrage.
01:25Et quand ils n'étaient pas candidats au municipal, c'est parce qu'ils avaient en fait un mandat par ailleurs.
01:30Alors parlementaire la plupart du temps, et puis régional, départemental parfois.
01:35Or, là, non seulement ça n'est pas le cas, mais on a en plus mis fin à la règle qui voulait que les battus aux législatives ne soient pas nommés au gouvernement.
01:44Et puis, ce n'est pas vous que je vais surprendre en vous disant que pour moi, c'était mieux avant.
01:47Non, sur ce point-là.
01:50Ce qui est bien, c'est que vous êtes constant.
01:51On n'est pas surpris.
01:52Qu'est-ce que vous voulez dire ? C'est-à-dire que les ministres, en fait, étaient meilleurs hier qu'aujourd'hui ?
01:57Alors, pas forcément.
01:58Il est arrivé que certains se fassent écraser par leur administration, ce qui est un problème.
02:02Il est arrivé aussi que certains ne connaissent rien à leur secteur, ce qui est un autre problème.
02:07Mais ce qui n'arrivait pas, en revanche, c'est que les ministres ne connaissent rien au pays,
02:11ce qui pouvait avoir une certaine utilité dans les temps et dans les moments de crise comme on en connaît aujourd'hui.
02:17Pour le dire autrement, être nommé, c'est une chose, mais ça n'interdit pas d'être élu par ailleurs.
02:22Et puis, être technique, c'est bien.
02:25Mais être technique et politique, c'est mieux.
02:27Et c'est surtout mieux que ce vaste courage.
02:29Fuyons les élections auxquelles nous assistons.
Commentaires

Recommandations