00:00La politique ce matin avec vous, Arthur Berdin, on est à environ 50 jours du premier tour des élections municipales.
00:06On va parler de ce scrutin ce matin parce que vous vous étonnez de voir le peu d'intérêt, le peu d'engouement en tout cas, du gouvernement pour ces élections.
00:14Oui, vous l'avez dit, 50 jours des élections, ça veut dire moins de deux mois.
00:18Et vous savez combien de ministres sont tête de liste ?
00:21Trois. Trois seulement.
00:23Rachida Dati à Paris, bon ça, ça n'a échappé à personne.
00:25Et puis les deux autres, vous ne les connaissez pas, c'est normal.
00:28Alors moi non plus, je ne les connais pas, ce qui est un peu moins normal, mais enfin, passons.
00:32C'est Marina Ferrari, la ministre des Sports, et puis Michel Fournier, le ministre délégué à la ruralité.
00:38Alors bien sûr, il y en a qui seront candidats sans être tête de liste, comme Sébastien Lecornu, le premier ministre, dans son bastion normand de Vernon.
00:46Et puis Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, dans son fief du Nord, Tourcoing, ce qui devrait porter le chiffre à une dizaine de ministres candidats au total,
00:54soit un peu moins d'un tiers du gouvernement qui compte 35 membres.
00:58Et par rapport aux autres années, c'est vraiment moins ?
01:00Alors oui et non. Non d'abord parce que c'est exactement autant qu'en 2020, où ils étaient 10 dans l'équipe d'Edouard Philippe.
01:06Et puis oui ensuite, parce que c'est moins qu'en 2014, où ils étaient cette fois 17 dans le gouvernement héros.
01:13Mais en fait, j'ai presque envie de dire, peu importe, parce que dans ce cas précis, comparaison n'est pas forcément raison.
01:19Je m'explique, dans les précédents gouvernements, les ministres avaient tous plus ou moins un ancrage.
01:25Et quand ils n'étaient pas candidats au municipal, c'est parce qu'ils avaient en fait un mandat par ailleurs.
01:30Alors parlementaire la plupart du temps, et puis régional, départemental parfois.
01:35Or, là, non seulement ça n'est pas le cas, mais on a en plus mis fin à la règle qui voulait que les battus aux législatives ne soient pas nommés au gouvernement.
01:44Et puis, ce n'est pas vous que je vais surprendre en vous disant que pour moi, c'était mieux avant.
01:47Non, sur ce point-là.
01:50Ce qui est bien, c'est que vous êtes constant.
01:51On n'est pas surpris.
01:52Qu'est-ce que vous voulez dire ? C'est-à-dire que les ministres, en fait, étaient meilleurs hier qu'aujourd'hui ?
01:57Alors, pas forcément.
01:58Il est arrivé que certains se fassent écraser par leur administration, ce qui est un problème.
02:02Il est arrivé aussi que certains ne connaissent rien à leur secteur, ce qui est un autre problème.
02:07Mais ce qui n'arrivait pas, en revanche, c'est que les ministres ne connaissent rien au pays,
02:11ce qui pouvait avoir une certaine utilité dans les temps et dans les moments de crise comme on en connaît aujourd'hui.
02:17Pour le dire autrement, être nommé, c'est une chose, mais ça n'interdit pas d'être élu par ailleurs.
02:22Et puis, être technique, c'est bien.
02:25Mais être technique et politique, c'est mieux.
02:27Et c'est surtout mieux que ce vaste courage.
02:29Fuyons les élections auxquelles nous assistons.
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