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  • il y a 2 jours
Cette semaine, on s'enflamme pour Mewen Tomac ! Spécialiste du dos, le Français, multiple champion de France, a notamment été sacré double champion d'Europe en petit bassin sur 50m et 100m dos, en 2023. Sélectionné pour les JO de Paris 2024, il a notamment terminé au pied du podium sur le 200m dos.

Catégorie

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Sport
Transcription
00:00:00Salut tout le monde, j'espère que vous allez bien, je suis très heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission.
00:00:22Aujourd'hui on s'enflamme pour Mewen Tomac.
00:00:25Salut Mewen, ça va, tu vas bien ?
00:00:27Très très bien, je suis très heureux que tu sois là, Mewen, je te présente pour nos téléspectateurs, tu as 24 ans, tu pratiques la natation, plus particulièrement le dos, tu as décroché 9 médailles européennes dont 2 en or, tu es, attention, posez-vous bien, 29 fois champion de France et tu as terminé 4ème au jeu de Paris sur 200 dos.
00:00:46La question rituelle de l'émission, Mewen, la dernière fois que tu t'es enflammé, ça peut être en dehors des bassins ?
00:00:51Non, je dirais en décembre, le large chemin d'Europe, sur le 200 dos je suis parti très vite, j'ai eu un peu mal à la fin, donc je dirais que c'est ça à peu près.
00:01:02Tu t'enflammes dans le bassin, en dehors des bassins, est-ce que tu as un mec plutôt à fond, plutôt énergique, plutôt chill ?
00:01:09Ouais, je suis plutôt chill avant les courses, je ne suis pas très énergique.
00:01:12D'accord, donc le Mewen dans l'eau est différent du Mewen sur Terre ?
00:01:15C'est ça, exactement.
00:01:16Bon écoute, moi je ne me suis pas encore assez enflammé aujourd'hui, donc je te propose qu'on s'enflamme ensemble ?
00:01:20On y va ?
00:01:20On s'enflamme ensemble.
00:01:21Allez, c'est parti, on va allumer le feu.
00:01:29Alors Mewen, on va te découvrir un petit peu plus dans cette émission, déjà comment tu te décrirais en tant que nageur ?
00:01:34Je dirais que je suis simple, aquatique, je suis assez orienté sur l'aspect technique parce que je ne suis pas très grand et large comme les autres nageurs.
00:01:51Donc ouais, je dirais technicité et agilité aquatique.
00:01:55Ok, ou les qualités, les défauts ? Il y en a encore quelques-uns, Gobé, des trucs que tu travailles ?
00:02:00Ouais, je dirais qu'il faut que je travaille beaucoup sur ma puissance, c'est ce qui me manque sur les jambes, sur les bras, pour être meilleur.
00:02:08Les qualités requises pour être un bon dociste ?
00:02:11Pour être un bon dociste, il faut être bon au coulé, parce que c'est la nage où on est le plus temps sous l'eau, donc il faut avoir des gros poumons, ou en tout cas le travailler pour en avoir.
00:02:19Et ensuite, on va rester pour pas toutes les nages, mais être bien fort sur les bras pour pousser beaucoup d'eau.
00:02:28On te voit à l'œuvre, évidemment. Les coulées sur le dos, c'est 15 mètres par 50, c'est ça ?
00:02:34Ouais, c'est ça. 15 mètres, ouais. En bassin de 50, 15 mètres par 50, et en bassin de 25, 15 mètres par 25.
00:02:40D'accord. Comment tu te sens, Méwen, quand tu nages ? Il y a cette sensation de glisse, de vierté ?
00:02:46Oui, et encore plus lors des compétitions vraiment internationales, où je me rase vraiment tout le corps, même les épaules, le dos, et du coup, on sent vraiment toute la glisse là-haut, toutes les sensations.
00:02:58Ça, ça a vraiment un impact ou pas, Méwen ? Entre nous, vraiment, de se raser ou c'est psychologique ?
00:03:03Je pense que c'est un petit impact, je pense que c'est quand même beaucoup psychologique, mais ça fait qu'on se sent bien dans l'eau, et du coup, on sent qu'on glisse, on sent qu'on va vite, et je pense que ça nous aide quand même.
00:03:14Mais je pense qu'il y a une grosse partie psychologique.
00:03:17Oui, évidemment.
00:03:18Est-ce que parfois, là, quand tu nages, Méwen, t'es tellement concentré sur le mouvement que t'as l'impression de sortir un peu de ton corps, tu vois, que l'inconscient prend le dessus, et que toi, t'as plus rien à penser, que c'est juste ton corps qui a automatisé le mouvement et qui fait le travail ?
00:03:32Je pense, en fait, les fois où je nage le mieux, c'est ça. Je ne pense à rien, juste laisse mon corps aller. En fait, on répète tellement les choses à l'entraînement qu'en vrai, on n'a pas trop besoin de penser à tous les détails.
00:03:43Il y a des petits détails qu'on veut vraiment qu'on soit sûrs à la course, que ça se passe bien, oui, on va y penser. Mais en vrai, la plupart du temps, moi, j'essaie de ne penser à rien, juste faire ce que je sais faire, et ça marche bien.
00:03:53Une journée type pour Méwen Thomas, c'est quoi ? On se lève à quelle heure ? On fait combien d'entraînements ?
00:03:58Une journée type, alors déjà, dans la semaine, je fais 10 entraînements, 3 muscus.
00:04:0410 entraînements plus 3 muscus ou 10 entraînements contre ?
00:04:06Oui, 10 entraînements dans l'eau plus 3 muscus.
00:04:08D'accord, ok.
00:04:09Et après, une journée type, c'est 6h10, je me réveille. 6h40, je pars de chez moi pour être au bassin à 7h.
00:04:177h30, je suis dans l'eau jusqu'à 9h30.
00:04:21Ensuite, je rentre chez moi, je fais mes cours, etc.
00:04:23Après, on repart pour 16h au bord du bassin, 16h30 dans l'eau jusqu'à 18h30.
00:04:31Et après, il y a mardi, jeudi, on a des kinés, des soins.
00:04:35Ok.
00:04:36Mais ça ne peut pas passer à tous les jours.
00:04:37Alors, tu sais pourquoi tu fais de la natation, évidemment, mais est-ce qu'il y a des moments, là,
00:04:43où quand 6h10, le réveil sonne, à 7h30, tu te retrouves devant le bassin, tu te dis, mais qu'est-ce que je fous là ?
00:04:50Ah, ça arrive souvent.
00:04:51Là, ça va arriver, d'ailleurs, parce qu'on est en période en janvier.
00:04:55C'est la période où, vraiment, on va travailler beaucoup.
00:04:58Du coup, dans cette période-là, c'est dur.
00:05:00Souvent, c'est dur parce que c'est vraiment une grosse charge de travail.
00:05:04On sait pourquoi on fait ça.
00:05:05Oui, voilà.
00:05:05Là, typiquement, cette année, on a les chemins d'Europe à Paris en août.
00:05:09Donc, tous les ans, on a un objectif.
00:05:12On sait pourquoi on fait ça.
00:05:13On sait où on veut aller.
00:05:14Du coup, c'est plus simple de le faire.
00:05:15C'est dur de le faire, mais c'est plus simple de le faire.
00:05:19Mais ouais, il y a des périodes où c'est compliqué de se lever.
00:05:21Tu m'étonnes.
00:05:22Tu m'étonnes.
00:05:23On va revenir au commencement, Mewen, avec toi.
00:05:25Toi, tu es né à Évreux.
00:05:27Oui.
00:05:27En Normandie.
00:05:28La natation, alors, tu commences parce que tes parents veulent que tu saches nager avec ta sœur.
00:05:32Ta sœur débute et puis toi, tu la suis, en fait, naturellement.
00:05:36C'est ça.
00:05:36Ma sœur commence à faire des compétitions.
00:05:38Donc, moi, je suis petit frère, je suis.
00:05:40Ensuite, elle est partie en sport-études.
00:05:42Et moi, je commence à faire des bons résultats, etc.
00:05:44Donc, on m'a proposé d'aller au même endroit qu'elle, à Caen.
00:05:47Du coup, je l'ai suivi.
00:05:49Après, elle, elle a arrêté après le lycée, etc.
00:05:51Moi, je faisais vraiment des résultats pas mal.
00:05:56Du coup, je me suis dit, je vais essayer d'aller plus loin possible.
00:05:59Donc, après, je suis parti à Amiens.
00:06:01Et ça m'a emmené là où je suis.
00:06:02J'ai gravi les échelons petit à petit.
00:06:06Et voilà, je suis arrivé là.
00:06:08Tu sais quoi, mais WEN, il me semble que la grande sœur a un message pour le petit frère.
00:06:12Coucou, mon petit.
00:06:16Bon, je te fais une petite vidéo.
00:06:18Comme tu le vois, je ne suis pas très, très à l'aise.
00:06:20Mais voilà, c'était pour te rappeler un petit souvenir de quand on nageait il y a très longtemps, du coup.
00:06:25Quand c'était le tout début.
00:06:27Est-ce que tu te souviens que quand on était à Evreux, à la fin de l'entraînement, je te mettais un petit challenge pour savoir qui a dû se réhabiller le plus vite en mode compétition pour être le plus rapidement dans la voiture des parents.
00:06:41Voilà, je te fais de gros bisous.
00:06:45Luan aussi.
00:06:47Et on se dit à bientôt.
00:06:48On t'aime.
00:06:49Bisous.
00:06:49Tu te rappelles de ces moments, Mewen ?
00:06:52Ouais, c'était plus parce qu'on me prenait trop de temps dans les vestiaires.
00:06:56Elle me demandait de faire ça.
00:06:58Mais ouais, ouais, c'est des bons moments.
00:07:01C'est vraiment, à Evreux, c'est vraiment les petits clubs où il y a beaucoup de cohésion.
00:07:06Et il y a des moments comme ça avec ma sœur, même avec tout le groupe.
00:07:09Parce qu'on avait vraiment un bon groupe à cette époque.
00:07:12C'était vraiment de l'entente.
00:07:14C'était marrant de faire la course dans les vestiaires.
00:07:15Parce qu'il n'y avait pas que moi quand on faisait, on faisait tous ensemble.
00:07:18Donc c'était marrant.
00:07:18Tu pars de chez toi à 14 ans.
00:07:21C'est ça.
00:07:21Donc c'est assez tôt.
00:07:23C'est la période de l'adolescence aussi.
00:07:25Est-ce que ça a été dur de vivre justement, je ne sais pas si tu es très famille,
00:07:28mais de vivre un peu ce déracinement ?
00:07:30Tu vois, on t'enlève aussi de tes proches.
00:07:32C'est un choix assumé.
00:07:33Mais ça doit être compliqué aussi à gérer, non ?
00:07:35C'est sûr que c'est arrivé.
00:07:36En plus, très rapidement, c'est vraiment la dernière semaine de juin, début juillet.
00:07:42Donc la dernière semaine de cours au collège où on me propose de ça.
00:07:45Et on m'a dit, tu as deux, trois jours pour décider.
00:07:48Donc à 14 ans, c'est un peu dur.
00:07:51J'ai un peu pris ça, j'ai vraiment fait ça sur un coup de tête.
00:07:55Après, je n'étais pas non plus, je ne partais pas dans l'inconnu.
00:07:57Il y avait ma soeur là-bas.
00:07:59Donc je pense que c'est ce qui m'a vraiment aidé à dire, ok, j'y vais.
00:08:01Parce que, vraiment, au début, quand je nageais tous les ans, je disais, bon, l'année prochaine, j'arrête.
00:08:07J'en ai marre.
00:08:08Si ta soeur n'avait pas été là, tu penses que tu n'aurais pas fait ce choix-là ?
00:08:12Ou ça aurait été plus difficile de faire ce choix ?
00:08:14Ça aurait été plus difficile, oui.
00:08:14Ça aurait été beaucoup plus difficile.
00:08:16Je pense que j'aurais...
00:08:17Là, c'était vraiment très rapide.
00:08:19Donc heureusement qu'il y a eu ça.
00:08:21Mais après, j'aime un peu me lancer dans l'inconnu.
00:08:26Ce n'était pas forcément très compliqué pour moi de partir de chez mes parents, etc.
00:08:30Enfin, ma soeur l'avait fait, donc du coup, je me suis dit, bon, je peux le faire aussi.
00:08:35Mais en plus, c'était très bien passé.
00:08:37Je me suis retrouvé, du coup, il n'y avait pas d'internat, parce que j'étais trop jeune au collège, il n'y avait pas d'internat.
00:08:41Du coup, je me suis retrouvé dans une famille de nageurs.
00:08:43Mais ils m'ont accueilli vraiment très bien.
00:08:45Je suis encore en contact avec eux.
00:08:46Dès que je vais sur camp, je vais les voir, etc.
00:08:48Je suis très amé avec leur fils, parce que du coup, ils avaient un an de plus que moi.
00:08:51Mais du coup, on nageait ensemble, etc.
00:08:53Donc, franchement, c'était une décision dure à prendre.
00:08:56Mais en vrai, ça s'est tellement bien passé que je suis arrivé là-bas, c'était très simple à faire.
00:09:01Alors, donc, quand, ensuite, tu l'as dit, Amiens.
00:09:04Oui.
00:09:04Quand on pense à Amiens, on pense à un nageur multititré.
00:09:08Eh bien, vous savez quoi, dans cette émission, Thomas Signé qui va nous en parler tout de suite.
00:09:15Comme d'habitude.
00:09:16Toujours bien accueilli.
00:09:17Oui, oui, c'est toujours formidable.
00:09:18Bonjour Lucien.
00:09:19Bonjour.
00:09:19Salut Thomas.
00:09:21Oui, on parle d'Amiens.
00:09:22On parle d'un nageur.
00:09:23Alors, on ne parle pas de notre cher président, Emmanuel Macron, qui est peut-être l'aminois le plus connu de l'histoire, avec Jules Verne.
00:09:29Il a peut-être écumé les bassins d'Amiens, très certainement.
00:09:32Mais ce n'est pas lui dont on parle.
00:09:33C'est, on peut peut-être te laisser le dire, Jérémy Stravius.
00:09:36Évidemment, Jérémy Stravius.
00:09:37On a envie de revenir, quand on parle de Jérémy Stravius, forcément, c'est pareil, si je te dis une course, t'imagines peut-être laquelle on veut parler ?
00:09:44En 2011 ?
00:09:44Ben oui, 2011, bien sûr.
00:09:45Tous les deux médailles d'or des Mondiaux avec Camille Lacour.
00:09:48Incroyable, à égalité, tous les deux à égalité, médaille d'or, un cas unique qui, notre plus grand bonheur pour nous, arrive pour nos deux protégés.
00:09:56Si je calcule bien, Mewen, tu n'avais que 9 ans.
00:09:59C'est bon, bon calcul.
00:10:02Est-ce que tu avais déjà commencé la natation, tout de même ?
00:10:05Oui.
00:10:06Je pense que je nageais, oui, oui.
00:10:07Oui ?
00:10:07Oui, c'est même sûr.
00:10:08Est-ce que tu te souviens de cette course, pour le coup, à ce moment ?
00:10:11Pas du tout.
00:10:13Merci, Thomas.
00:10:13Non, je me suis mis à regarder vraiment la natation, très tard.
00:10:18Je pense que c'est la première fois que je regarde vraiment une vraie compétition de natation, c'est en 2016.
00:10:22C'est des jeux où le 50 mètres de flow, je n'avais regardé que ça.
00:10:25Et tu l'as revu ?
00:10:26Oui, oui, après j'ai revu les courses, je me suis vraiment commencé à m'intéresser à la natation, quand je suis arrivé à Amiens, en vrai.
00:10:32Parce que j'ai vraiment commencé à connaître le haut niveau, et du coup, j'ai commencé à me connaître.
00:10:35Ah, il faut peut-être que je me renseigne sur ce qui s'est passé avant.
00:10:38Mais vraiment, avant, j'ai nagé vraiment comme ça.
00:10:42Tu avais 9 ans, on ne t'en veut pas.
00:10:43Oui, oui, après.
00:10:44Tu as où ?
00:10:45Mais surtout, en plus, ensuite, tu retrouves Jérémy Stravius.
00:10:49Donc là, vous en avez parlé quand même.
00:10:53Pas forcément.
00:10:55C'est aussi pourquoi je voulais aller à Amiens, parce qu'il y avait Jérémy Stravius.
00:11:00Moi, j'aime bien nager toutes les nages.
00:11:01Je fais du dos, mais je me débrouille pas mal en crawl, en quat-nages aussi.
00:11:04Du coup, pour moi, Amiens, c'était vraiment un bon choix, parce que Jérémy, il est fort dans tous les nages, en vrai.
00:11:12Mais du coup, quand je suis arrivé là-bas, c'était quand même impressionnant de le voir.
00:11:15Le voir là, moi, je me suis même entraîné avec lui, parce qu'au début, on s'entraînait tous ensemble,
00:11:20les jeunes et les plus vieux, dans le même groupe, le matin.
00:11:23Donc, c'était quand même impressionnant.
00:11:24Mais c'était très sympa.
00:11:26Et en vrai, encore maintenant, dès que j'ai des questions, il est là, il me conseille tout le temps.
00:11:33Donc, c'est vraiment cool d'avoir quelqu'un comme ça, sur lequel je peux m'appuyer.
00:11:37C'est devenu, c'est ça, un mentor, à la fois, je viens un petit peu ce que tu as déjà pu dire à de nombreuses reprises sur lui,
00:11:42à la fois un mentor et un ami, quand même.
00:11:43Oui, c'est ça.
00:11:44C'est vraiment un ami aussi.
00:11:47Maintenant, il tient un bar, on va avoir une petite bière, etc.
00:11:49Quand je peux, sur Amiens.
00:11:51Et c'est vraiment cool de l'avoir.
00:11:53Et est-ce que, forcément, une relation plus forte qu'avec Camille Lacour, oui,
00:11:57parce qu'elle est peut-être finalement inexistante pour toi ?
00:12:00Oui, je n'ai pas eu trop le temps, en vrai, de côtoyer Camille,
00:12:03parce que je n'étais pas du tout en équipe, même sa dernière équipe, je n'étais pas en équipe encore.
00:12:09Alors que, enfin, Gégé, j'étais avec lui dans le même club.
00:12:11Bien sûr.
00:12:12Donc, c'est important d'avoir une relation d'amitié.
00:12:14Bien sûr.
00:12:15Alors, est-ce qu'il te parle de lui, en l'occurrence, aussi ?
00:12:18Tu as été amené à poser des questions aussi sur Camille Lacour ?
00:12:21Ils ont été tellement aussi liés, tous les deux.
00:12:23Le truc, c'est qu'on a un peu le même, je dirais, la même situation.
00:12:28Il y avait Gégé et Camille, et là, il y a Johan et moi.
00:12:32C'est vrai.
00:12:32C'est un peu, souvent, la même comparaison.
00:12:36Donc, c'est sûr qu'il peut m'aiguiller, tout, si j'ai des questions.
00:12:39Il peut me dire aussi, enfin, comment lui, il a vécu le truc.
00:12:44Et voilà, ça m'aide.
00:12:45Au-delà, même, effectivement, de cette course qui, finalement, surtout, voilà, une course de natation,
00:12:49c'est toujours pareil, c'est que quelques secondes, tu es mieux placé que n'importe qui, pour le savoir.
00:12:53Ouais, qu'est-ce que, de quoi vous parlez, ou vous avez parlé, peut-être, même si tu dis que tu le vois encore de temps en temps,
00:12:59c'est votre relation, finalement, elle est vraiment, en termes de conseils,
00:13:03tu as un moment précis qui peut te revenir de lui, où il a vraiment joué ce rôle de mentor ?
00:13:08Moi, c'est plus de comment il a abordé certains trucs, que ce soit à l'entraînement, comment s'entraîner, ou la barre des courses.
00:13:15C'est plus ça, sur ça, qui m'a aidé, surtout par rapport à l'entraînement, d'ailleurs.
00:13:21Mais après, je n'ai pas de point…
00:13:24Non.
00:13:24Ouais, je ne sais pas.
00:13:25Non, non, non, ça reste plus général.
00:13:26Ouais, c'est plus général, ouais.
00:13:27C'est vrai, finalement, quand on veut absolument avoir des anecdotes, sur des…
00:13:30Non, non, en fait, on parle de…
00:13:32Bah, en fait, on parle vraiment de tout et de rien, du coup, je n'ai pas de point précis.
00:13:36Ouais, ouais.
00:13:36Mais, Wenn, sur la gestion de cette rivalité, lui, il l'a eu avec Camille Lacour, toi, tu l'as avec Johan, c'est un peu similaire, tu l'as dit.
00:13:43Tu lui poses des questions là-dessus, parfois ?
00:13:44Comment, lui, en tout cas, l'a géré à cette époque ?
00:13:47Comment, toi, tu le gères actuellement, si tu trouves des similitudes, des différences ?
00:13:51En fait, les similitudes, c'est assez simple.
00:13:55C'est que, Gégé et moi, on est quand même plus réservés que Camille et Yo.
00:14:01Je pense que c'est vraiment sur ça qu'il y a des similitudes, c'est que, ouais, on est tout simplement…
00:14:06Enfin, on préfère peut-être un peu plus timide, plus simple, mais voilà.
00:14:13Après, moi, je ne vais pas forcément poser de questions par rapport à ça.
00:14:16Mais tu sais que si un jour…
00:14:17Mais si je peux, enfin, si je veux, il n'y a pas de souci, je sais qu'il sera là à répondre à ces questions-là, il n'y a pas de souci.
00:14:22Et en termes techniques, non, les dossistes, vous ne parlez pas que de…
00:14:25Donc, voilà, vous ne parlez pas que de…
00:14:27Non, on ne parle pas que de dos.
00:14:30C'est ton idole numéro un, on pourrait dire ?
00:14:34Ouais, en vrai, ouais.
00:14:35Parce que c'est l'un des rares nageurs, vraiment, pour moi, qui a été fort vraiment dans toutes les nages.
00:14:42Donc, bon, évidemment, on pourrait penser à Michael Phelps, par exemple.
00:14:46Oui, c'est ça, mais…
00:14:47C'est possible que tu le mettes devant, c'est vraiment ce que je te demande.
00:14:49Oui, oui.
00:14:50Parce qu'après, je le connais personnellement, du coup, c'est plus simple pour moi, enfin, c'est plus simple de le mettre dans le haut du panier quand on connaît les personnes.
00:14:57Donc, c'est à la fois un mentor, un ami, mais aussi une idole, alors.
00:15:01Oui, c'est ça.
00:15:01Tu peux le dire ?
00:15:02Bah oui, en vrai, moi, un de mes objectifs aussi dans ma carrière de nageur, c'est vraiment de réussir à faire ce qu'il a fait, être vraiment fort dans toutes les nages.
00:15:10Parce que pour moi, vraiment, un excellent nageur, c'est quelqu'un qui arrive à être fort partout.
00:15:14Et moi, j'aimerais bien arriver à ce stade-là un jour.
00:15:17Après, la dernière fois que vous vous êtes vus, c'était quand ? Depuis les Jeux, j'imagine ?
00:15:21C'était en décembre dernier, là, on avait un meeting à Amiens, donc après, je vais boire un petit coup dans son bar et on n'a plus discuté.
00:15:29Vous vous croisez encore bien régulièrement.
00:15:32Un petit peu, on essaye.
00:15:34Très bien, ce sera tout pour moi, Lucien, pour cette semaine, je vous laisse continuer.
00:15:38Eh bien, merci beaucoup, Thomas.
00:15:38À la semaine prochaine pour ma part, pour nos aventures, bonne continuation, Méwine.
00:15:41Merci.
00:15:42Bonjour à Jérémy, de notre part à tous également.
00:15:43Ça marche.
00:15:44Allez, salut Thomas.
00:15:45Salut.
00:15:47Très intéressant, cette petite chronique de Thomas sur Jérémy Stravius.
00:15:51Tu l'as dit, voilà, un ami, une idole.
00:15:53Moi, j'aimerais te parler d'une autre personne aussi.
00:15:55Tu parlais d'un mentor concernant Jérémy Stravius.
00:15:57Il y a une autre personne qui a joué ce rôle-là, même plus que ça.
00:16:01Même maintenant, je pense, une figure paternelle pour toi.
00:16:03C'est ton coach, Mathieu Neuillet.
00:16:05Alors lui, il t'a vu arriver ado.
00:16:07Il t'a vu briller, douter.
00:16:10C'est une relation aussi hyper fusionnelle que tu entretiens avec ton coach.
00:16:14C'est ça.
00:16:15En plus, souvent, nous, on arrive jeune dans les centres de formation, etc.
00:16:19Donc, on est loin de nos parents, etc.
00:16:22Donc, il y a forcément un aspect paternel qui arrive à ce moment-là.
00:16:26Mais oui, c'est sûr que ça fait neuf ans, il me semble, que je m'entraîne avec lui.
00:16:31Donc, oui, on se connaît très bien.
00:16:32On se connaît par cœur.
00:16:33Et c'est ça qui est bien.
00:16:34Du coup, c'est facile pour l'entraînement maintenant.
00:16:36Et donc, je suppose qu'avec Mathieu, il n'y a même plus besoin vraiment de paroles.
00:16:39Un petit coup d'œil, un petit truc.
00:16:41Tu sais ce qui l'attend de toi.
00:16:42Tu sais ce qui ne va pas.
00:16:43C'est ça.
00:16:44Le truc, c'est que quand je ne suis pas bien, il sait exactement les mots quoi dire pour cop.
00:16:48Il y a que je passe à autre chose et que j'arrive quand je n'y arrivais pas.
00:16:52Donc, c'est ça qui est bien.
00:16:54Alors, on va reparler un peu de ta carrière, évidemment.
00:16:57Les Jeux, mais on va commencer par les résultats qui datent un petit peu maintenant.
00:17:00C'est vrai, mais les résultats sont arrivés assez vite pour toi.
00:17:02Festival Olympique de la Jeunesse Européenne en 2017, tu fais médaille sur 200 d'eau.
00:17:062018, tu te qualifies pour les championnats d'Europe avec un an d'avance.
00:17:10Et en 2019, tu fais podium aux Europe Junior et au Monde Junior.
00:17:142019, on n'est plus très, très loin des Jeux de Tokyo.
00:17:17Est-ce qu'à ce moment-là, avec l'enchaînement des résultats, tu vois d'année en année que tu progresses,
00:17:22Tokyo, les Jeux de Tokyo deviennent l'objectif clairement identifié ?
00:17:26Mon coach a commencé à me dire, on pourra se poser la question déjà en 2017, en vrai.
00:17:33D'accord.
00:17:33Donc, avant même que tu fasses tous ces résultats.
00:17:35Oui, c'est ça.
00:17:36Après les fauches, après la médaille, etc.
00:17:39Il m'a dit, on va peut-être tenter, ça peut se faire en tout cas.
00:17:44L'année 2019, en tout cas, c'était sûr.
00:17:47Vu les temps que j'avais fait, etc.
00:17:48J'étais vraiment pas loin des minimas.
00:17:51Donc, après 2009, c'était vraiment sûr qu'on visait ça.
00:17:57On se disait peut-être que ça allait être limite, mais en tout cas, ça aurait été les objectifs de 2020.
00:18:03Mais en vrai, pour moi, le confinement, c'était arrivé.
00:18:07Je suis plutôt bien aimé le confinement.
00:18:09D'accord.
00:18:09Parce que c'était un moment où, l'année 2019, je finis, je vais finir le 25 août, les Montes Juniors, et je reprends le 7 septembre.
00:18:20C'était un peu dur.
00:18:23Du coup, quand on arrivait avant le confinement, juste avant le confinement, en vrai, je ne pouvais plus de nager.
00:18:27C'était vraiment dur.
00:18:29Du coup, je n'étais pas non plus très volumineux, encore moins que maintenant.
00:18:33Je ne dis pas que je suis volumineux maintenant, mais pour moi, ça va.
00:18:36Mais du coup, pendant le confinement, j'ai fait musculation vraiment tous les jours, pendant trois mois, je crois que c'était le confinement.
00:18:43Du coup, ça m'a aidé à vraiment prendre du muscle.
00:18:48Et en vrai, je suis revenu à l'entraînement au bout d'un mois, peut-être un mois et demi.
00:18:52Fin août, je suis allé faire une compétition à Rome.
00:18:56Et je fais les minimas.
00:18:58J'explose le temps de minima.
00:19:00Je fais déjà le minima en août, alors que les qualifs, du coup, c'était beaucoup plus tard.
00:19:04Donc, ça m'a vraiment mis en confiance.
00:19:05Du coup, le confinement, ça m'a finalement vraiment aidé.
00:19:09Et du coup, après, ça s'est passé.
00:19:11J'ai fait le minima pour les Jeux, etc.
00:19:13C'était bien.
00:19:14Les JO, ça représentait quoi pour toi, avant de les disputer ?
00:19:17Mais ouais, tu as parlé tout à l'heure, pendant la chronique de Thomas, du 50 mètres de Florent Manodou 2016.
00:19:22Je sais aussi, alors je ne sais pas si le tatouage date d'après ou d'avant,
00:19:25mais tu as les anneaux olympiques tatouées sur le bras droit.
00:19:27C'est très important, je pense, pour toi.
00:19:29C'est vraiment le graal.
00:19:30Surtout en natation, c'est vraiment la compétition.
00:19:34Enfin, en natation, je pense, le moment où les gens ne regardent le plus, c'est au jeu.
00:19:39Ça n'arrive que tous les 4 ans.
00:19:40Donc, c'est vraiment notre natation.
00:19:42C'est la compétition phare, en gros.
00:19:43Si un nageur veut gagner, je pense, entre les mondes et les JO, je pense qu'ils choisissent les JO.
00:19:49Enfin, la plupart.
00:19:50Oui, je pense que…
00:19:50Certains choisissent les mondes, mais…
00:19:51Tu crois ?
00:19:52Je ne sais même pas, honnêtement.
00:19:53Je pense que…
00:19:54Ah, il y en a certains qui peuvent…
00:19:55Ah ouais ?
00:19:55Ouais, ouais, ouais.
00:19:55Mais pour moi, les jeux, c'est vraiment de la compétition.
00:19:59Donc, vraiment, c'était cool de la faire.
00:20:02C'était ma première compétition mondiale, en vrai, en senior.
00:20:05C'est énorme, de commencer par…
00:20:06Ouais, c'est pas ça.
00:20:07Enfin, c'était dur.
00:20:09En plus, avec le Covid, personne n'a les gradins.
00:20:11Enfin, c'est vraiment un atmosphère, pardon, très spécial.
00:20:16Mais, en tout cas, j'étais content de la vivre.
00:20:18Enfin, là-bas, c'était vraiment sympa.
00:20:20Tu l'as dit, géoparticulier, Covid, confiné dans les hôtels.
00:20:24Après, ce qui est bien, c'est que toi, tu n'avais pas de point de comparaison.
00:20:27C'était tes premiers jeux.
00:20:28C'est ça.
00:20:28Donc, est-ce que, justement, ça, ça t'a permis de vivre pleinement l'expérience
00:20:32et d'avoir des étoiles dans les yeux, quand même, autour de cet événement ?
00:20:35Oui, je pense.
00:20:36Je pense que le fait de ne pas avoir d'expérience, ça m'a beaucoup aidé.
00:20:39Parce que même, je suis arrivé là-bas, j'avais quand même plein les yeux.
00:20:42J'étais trop content.
00:20:43C'était trop bien.
00:20:44J'ai même, d'ailleurs, perdu un peu d'énergie, je pense, comme ça.
00:20:47Mais je pense que c'est normal la première fois au jeu.
00:20:50Mais, ouais, en tout cas, pour moi, ça reste mes premiers Jeux olympiques.
00:20:55Et c'était vraiment cool.
00:20:56Maintenant, vu que je connais Paris, forcément, je me suis dit, c'était vraiment pas terrible.
00:21:00Maintenant, tu te comparais, en effet.
00:21:01Mais vu que c'était mes premiers, etc., et que j'étais vraiment jeune, pour moi, c'était quand même incroyable.
00:21:07Tu t'étais mis une grosse pression, pas autour de cet événement ?
00:21:10Première compétition senior, la plus grosse ?
00:21:12J'avais quand même des jouets actifs.
00:21:15Je sais que les médailles, non.
00:21:18Mais j'aurais bien voulu aller en finale.
00:21:21C'était compliqué pour moi là-bas.
00:21:24Surtout la nourriture, j'ai eu du mal à m'adapter à la nourriture japonaise.
00:21:30J'ai perdu beaucoup de poids.
00:21:31Et du coup, je suis arrivé à la compétition, j'étais un peu sec.
00:21:35Et ça me frustrait un peu d'arriver à la compétition.
00:21:37Je n'ai pas fait les temps que je voulais, c'était vraiment dur.
00:21:41Et, en fait, pour moi, quand je suis en équipe de France, je représente vraiment la France.
00:21:46Et je ne veux pas être nul quand je représente la France.
00:21:48Et là, pour moi, j'avais été nul.
00:21:50Et du coup, c'était quand même dur à digérer le fait de...
00:21:55Pour moi, je ne veux pas en équipe pour rien faire.
00:21:59J'ai des jouets actifs, je veux accomplir des trucs.
00:22:02Du coup, c'était assez compliqué, ces Jeux olympiques.
00:22:05Mais c'était mes premiers aussi, ma première compétition mondiale.
00:22:08Donc, c'était un peu mitigé.
00:22:10Mais c'était sympa, je retiens quand même du positif.
00:22:12Ce que les gens ne savent peut-être pas, et moi, je l'ai découvert aussi un petit peu,
00:22:16c'est que tu partageais la chambre aux Jeux de Tokyo avec un certain Léon Marchand.
00:22:19Alors qu'il n'était pas encore le Léon Marchand quadruple champion olympique après les Jeux de Paris.
00:22:25Mais quand même, parle-moi un peu de lui.
00:22:27Comment il était ?
00:22:28Est-ce que déjà, tu as perçu un changement chez lui, entre Tokyo et Paris et l'après ?
00:22:34Ou est-ce que c'est le même ?
00:22:35C'est le même.
00:22:36Non, franchement, il ne change pas, il reste comme il est, très simple.
00:22:42Il fait ce qu'il aime.
00:22:44C'est vraiment quelqu'un de très posé.
00:22:48Il ne se prend pas la tête, il fait ce qu'il aime.
00:22:50En plus, il arrive très bien.
00:22:52Mais explique-nous un petit peu, parce qu'on s'imagine, hôtel confiné,
00:22:57donc tu restes quand même pas mal de temps dans la chambre d'hôtel avec lui.
00:23:00Non, à l'hôtel, avant, on était tout seul.
00:23:02Ok, tout seul, donc tu restes combien de temps avec lui ?
00:23:04On y restait une semaine.
00:23:07Voilà, une semaine, tu as le temps quand même de parler de choses, de faire des trucs.
00:23:10Oui, c'est ça.
00:23:10C'était quoi les discussions ? C'était quoi les activités ?
00:23:13Franchement, on parlait de tout et de rien.
00:23:16Oui, c'est tout de rien.
00:23:18C'était vraiment de la vie de tous les jours.
00:23:21C'est plutôt un mec discret, un peu comme toi, plutôt blagueur ?
00:23:26Non, c'est plus quelqu'un de discret.
00:23:27Ok.
00:23:28Je dirais un peu plus, comme moi, à peu près.
00:23:29D'accord.
00:23:29Et est-ce qu'à ce moment-là, à Tokyo, tu le connais évidemment très bien, Léon Marchand,
00:23:35tu te dis tout de suite, ce gars-là, il a un truc que les autres n'ont pas.
00:23:39Il va avoir une carrière exceptionnelle, peut-être devenir le plus grand agent de tous les temps un jour.
00:23:44Est-ce que ça, tu te le dis déjà ou pas encore à ce moment-là ?
00:23:47Non, il fait des bons Jeux Olympiques.
00:23:50Il fait Finale, etc.
00:23:52Il fait, c'est pas mal.
00:23:55Mais non, enfin, je savais qu'il avait des qualités.
00:24:01Ses deux parents ont fait les Jeux, etc.
00:24:03Donc, pour moi, dans ma tête, c'est qu'il allait faire de bons trucs après.
00:24:09De là à devenir quatre fois champion de la vie, non, forcément, je ne pensais pas à ça.
00:24:12Mais en vrai, c'est exceptionnel ce qu'il a fait.
00:24:15C'est fou et c'est trop bien pour nous, en tant que nageurs ou même pour la France.
00:24:21Enfin, ça donne de la visibilité, pardon, sur la natation.
00:24:24Enfin, il y a eu une période dorée aussi avant, donc il y a eu pas mal de médailles.
00:24:31Mais là, ça rajoute vraiment un truc.
00:24:32Avec Léon, il y a Max aussi, Grousset, qui arrive aussi.
00:24:35Donc, c'est vraiment cool.
00:24:37On est sur une bonne dynamique et tout.
00:24:39C'est sympa.
00:24:39Puis tu l'as dit, ce qui est bien, c'est qu'il reste simple.
00:24:42C'est ça.
00:24:43Il n'a pas du tout pris de la grosse tête.
00:24:44Vraiment, il fait ce qu'il aime et il kiffe.
00:24:47Donc, au niveau du résultat, à Tokyo, tu fais demi sur le Sando, tu t'arrêtes en série sur le Sando.
00:24:54Combien de temps après Tokyo, tu switches sur Paris 2024 ?
00:24:58Est-ce que c'est immédiatement à la fin des Jeux ?
00:25:00Est-ce que ça prend un peu de temps avant de venir ?
00:25:02Non, ça prend un peu de temps.
00:25:05Je dirais jusqu'en janvier.
00:25:09Après les Jeux, c'est après les Jeux, je pars à l'ISL.
00:25:12Donc aussi, je fais un peu des trucs, je ne m'entraîne pas trop, etc.
00:25:18C'est pour ça.
00:25:18L'ISL, si tu peux expliquer pour les gens.
00:25:20C'est un peu comme une Ligue des champions en foot.
00:25:26Mais c'était des équipes avec plein d'étrangers.
00:25:30Il y avait 8-9 équipes, je pense.
00:25:33Et du coup, c'était des duels par équipe de 4.
00:25:35Et après, c'est un nombre de points, etc.
00:25:37La Ligue des champions de la natation, tu l'as bien résumé.
00:25:40Et du coup, j'ai fait ça.
00:25:42Et maintenant, ça a un peu terminé.
00:25:44Ça va peut-être revenir, mais ce n'est pas sûr.
00:25:46Mais du coup, j'ai pris un peu de temps pour moi, etc.
00:25:49Et je dirais qu'en janvier, je me suis vraiment bien remis.
00:25:53Après, c'était aussi simple de se remettre.
00:25:55Parce que du coup, à partir de 2021 jusqu'à l'année dernière,
00:25:59il y a eu des championnats du monde tous les ans.
00:26:01Du coup, c'est très…
00:26:03On sait pourquoi on veut nager vite.
00:26:05C'est cool.
00:26:06Championnat du monde, championnat d'Europe aussi.
00:26:07C'est une étape passée avant les Jeux.
00:26:112023, alors c'est une compétence, donc championnat d'Europe petit bassin.
00:26:14Ça change quoi exactement pour les téléspectateurs ?
00:26:16Mais Wens, si tu peux nous expliquer.
00:26:17Grand bassin, petit bassin.
00:26:18Alors évidemment, la taille, la longueur.
00:26:21Mais est-ce qu'en termes de concurrence, de nageurs qui s'engagent,
00:26:24est-ce que c'est différent en grand et en petit ?
00:26:26Il y a des nageurs qui seront plus spécialisés dans le petit bassin.
00:26:33Typiquement, ceux qui sont forts dans les coulées.
00:26:35Oui.
00:26:36Parce que vu qu'il y a des murs au bout de 25 mètres
00:26:38et qu'on peut faire des coulées 15 mètres,
00:26:39il n'y a que 10 mètres à nager.
00:26:41Du coup, ceux qui sont forts sur les rotations,
00:26:43les virages et poussées, les coulées.
00:26:44Donc il y a des personnes différentes en fonction du petit bain et du grand bain.
00:26:50Il y en a qui sont les deux.
00:26:53Je dirais que le grand bain est quand même plus valorisé sur les médailles
00:26:57que le petit bain.
00:27:00Et voilà.
00:27:01En tout cas, là, c'est en petit bain,
00:27:02mais tu vas quand même réaliser quelque chose d'assez fou.
00:27:05Deux médailles d'or, 50 mètres et 100 mètres d'eau,
00:27:08tes deux premières médailles internationales.
00:27:11Devant tes parents, en plus, qui sont là, dans les tribunes.
00:27:15Ça, c'est des moments indescriptibles.
00:27:17Oui, franchement, ça faisait longtemps que je recherchais de gagner comme ça.
00:27:21Et là, de le faire, en plus, devant mes parents, deux fois,
00:27:23c'était vraiment cool.
00:27:25J'ai vraiment kiffé.
00:27:26C'était vraiment sympa.
00:27:28Ils sont comment, tes parents, quand ils te voient sur les courses,
00:27:31hyper excité, hyper stressé ?
00:27:34Très stressé.
00:27:36Ma mère, souvent, a pleurs.
00:27:39Mon père, il stresse, mais il essaie de ne pas le montrer,
00:27:42mais ça se voit beaucoup.
00:27:45Mais en tout cas, c'est cool de les avoir dans les gradins
00:27:48parce que je sais qu'ils sont là à me soutenir
00:27:50et ça te donne envie de nager vite.
00:27:52Donc, les JO de Paris, tu arrives sur ces gens en confiance,
00:27:55sûrs de tes forces ?
00:27:56Oui, j'arrive en confiance.
00:27:58Je me suis entraîné bien toute l'année.
00:28:01En plus, avec ces médailles-là, c'est cool.
00:28:04Ça booste ma confiance.
00:28:06Je nage bien toute l'année en meeting, etc.
00:28:09Du coup, j'arrive avec des grandes ambitions.
00:28:12Surtout que l'année d'avant, je fais 4e au Chefin du Monde.
00:28:15J'ai fait 2022, je fais 5e.
00:28:172023, je fais 4e.
00:28:18Du coup, je me suis dit, il y a les JO.
00:28:20Oui, c'est maintenant.
00:28:22La pêche à la médaille, évidemment.
00:28:24C'est ça.
00:28:24On va en parler des JO.
00:28:25Alors, faire les JO, c'est énorme.
00:28:28Partager les JO avec des potes de longue date,
00:28:31c'est encore plus fort.
00:28:32Regarde, d'ailleurs, on a un petit message pour toi.
00:28:36Salut, Méwen.
00:28:37J'espère que tu vas bien.
00:28:39Petite anecdote.
00:28:40Comme tu sais, ça fait des années qu'on nage ensemble.
00:28:43Quand on était petit, des podiums à Laval.
00:28:46Voilà, en fait, depuis toujours, je pense que tu as été un des nageurs en France
00:28:51qui m'a le plus inspiré.
00:28:53Du fait qu'on a à peu près le même physique.
00:28:561m80, tout juste.
00:28:58Et donc, voilà, tu fais du 100 mètres.
00:28:59Moi aussi, je fais du 100 mètres.
00:29:01Et tes résultats, ton accession en équipe de France très tôt
00:29:04m'a vraiment beaucoup motivé sur toute ma carrière
00:29:07et continue à me motiver aujourd'hui.
00:29:09Donc là, c'est un plaisir aujourd'hui d'être à tes côtés en équipe de France
00:29:11et de pouvoir aller chercher des médailles.
00:29:14J'espère qu'il y en aura plein d'autres.
00:29:16Et également, plein d'autres souvenirs en dehors des compétitions.
00:29:19Lise.
00:29:21Clément Cetschi, spécialiste du pop, du papillon.
00:29:23C'est ça.
00:29:24Dociste à la base, du coup.
00:29:25Ah bah, tu vois, ok.
00:29:27C'est ça, les podiums à Laval.
00:29:28De base, il était dociste.
00:29:29Et après, il s'est mis sur le pop.
00:29:31Il l'a bien fait parce que du coup, il nage vite en pop.
00:29:33C'est beau ce qu'il te dit, là.
00:29:34Ouais, franchement, c'est cool.
00:29:35C'était mon coloc à Paris.
00:29:38Mais ouais, c'est sûr qu'on n'est pas les plus gros physiques de la natation française.
00:29:42Mais on se démerde.
00:29:44On essaye de faire de notre mieux.
00:29:46Et en vrai, ça marche bien.
00:29:47Donc, ça prouve qu'on peut nager vite, même sans être des monstres.
00:29:51C'est intéressant ce que tu dis, là.
00:29:52Sans être des monstres.
00:29:53Alors bon, évidemment, moi, je te vois avec ton physique.
00:29:55Je me dis, c'est un monstre.
00:29:56Mais dans ton milieu, tu n'es pas considéré comme tel.
00:29:59C'est très bizarre.
00:30:00Quand je suis avec ma famille, etc., je me sens grand, etc.
00:30:04Et j'arrive en couisson natation, je suis...
00:30:07Bon.
00:30:08Ça a pu être un frein, ça.
00:30:10Est-ce qu'on a pu te dire, sans citer les personnes forcément,
00:30:13mais tu ne pourras pas percer à cause de ton physique ?
00:30:16Ou est-ce que toi, tu as pu douter à cause de ça ?
00:30:19Je pense qu'il y a...
00:30:20Non, personne ne m'a jamais dit quelque chose parce que je n'étais pas forcément très grand.
00:30:26Je n'allais pas nager vite.
00:30:27Mais oui, ça peut être pour nous-mêmes un frein.
00:30:32Si on se dit qu'on est plus petit et qu'on ne va pas y arriver,
00:30:34forcément, ça va être compliqué de nager vite.
00:30:39Mais on a tous des points forts, des points faibles.
00:30:42C'est pour ça que si je suis bon en petit bain, c'est que du coup, je suis plus petit.
00:30:45Donc forcément, tout ce qui est technique, les rotations, les poussées, etc.,
00:30:48les coulées, c'est plus simple pour moi.
00:30:52C'est pour ça que j'utilise mes points forts.
00:30:54Les plus grands, ça va être plus compliqué de tourner,
00:30:56parce qu'ils sont plus envergure.
00:30:58Donc voilà, chacun ses points forts, ses points faibles.
00:31:00Mais de toute façon, tout se fait pareil de main, de pied.
00:31:03C'est vrai.
00:31:05Paris 2024 a commencé par la cérémonie d'ouverture que tu n'as pas faite,
00:31:10étant donné que les compétitions de natation ont commencé très tôt dans le programme olympique.
00:31:14Regret, pas regret de ne pas avoir vécu la cérémonie ?
00:31:17Je dirais regret quand même, parce que c'était en France, c'est quand même quelque chose.
00:31:25Après maintenant, moi j'arrivais au jeu pour chercher une médaille.
00:31:29Donc entre faire la cérémonie et ne pas faire de médaille,
00:31:32et être vraiment concentré à 100% pour essayer d'avoir une médaille,
00:31:36la question est vite faite.
00:31:38Moi je savais pourquoi je voulais faire les Jeux.
00:31:41Qui décide de ça ? C'est le staff qui vous dit,
00:31:44alors les gars, pas de cérémonie pour vous, vous commencez trop tôt derrière ?
00:31:47Oui, c'est ça, c'est le staff.
00:31:49Au début, les capitaines d'équipe ont essayé de négocier pour ceux qui nagent un peu plus tard dans la compétition,
00:31:54s'ils voulaient la faire, etc.
00:31:56Mais le staff, ils ont dit, on est une équipe.
00:31:58Donc soit tout le monde le fait, soit personne.
00:32:00Donc seul Florent Manodou, par drapeau évidemment, a dû faire la cérémonie,
00:32:04mais sinon tous les autres l'ont regardé à la télé.
00:32:06C'est ça.
00:32:06Ok. En la regardant à la télé, on arrive déjà à se mettre dans le truc,
00:32:09en se disant, ok, ça commence maintenant, c'est là, ou c'est plus difficile ?
00:32:11Non, c'est plus difficile.
00:32:12Après, nous, on était dans le village, etc., donc on était déjà un peu dedans.
00:32:16Mais en vrai, à la télé, c'est pas non plus…
00:32:18C'est bien, on voyait bien tout, au moins les animations, etc.
00:32:21Et puis on n'était pas sous l'eau.
00:32:24Mais sinon, en vrai, c'est un peu normal.
00:32:26Et le village, alors ?
00:32:27Parce que tu me disais tout à l'heure, à Tokyo, je suis arrivé,
00:32:30des étoiles dans les yeux, dans un contexte particulier, Covid, etc.
00:32:34Là, t'arrives au village olympique, il y a toutes les nations, tu croises du monde.
00:32:38Est-ce que d'ailleurs, ça t'est arrivé ?
00:32:39T'as croisé des sportifs que t'adores ?
00:32:42Oui, en fait, un des premiers jours, on croise Nadal et Alcaraz.
00:32:49Et d'ailleurs, j'ai un gros regret sur ça.
00:32:52Je me dis, ah, il faut que j'ai fait une photo et tout.
00:32:53J'y suis pas allé.
00:32:54Et on ne les a jamais revus.
00:32:56Pourquoi tu n'y es pas ?
00:32:56Je t'ai dit, allez, peut-être, c'est un peu abusé d'aller leur demander une photo.
00:32:59Oui, je ne sais pas, il y avait déjà des gens, etc.
00:33:03Je sais qu'il y a beaucoup de gens, c'est un peu, surtout dans un village comme ça,
00:33:07clairement, les gros stars, c'est compliqué.
00:33:10Du coup, je n'y suis pas allé.
00:33:12Et en vrai, j'aurais dû.
00:33:13C'est un peu mon regret des jeux.
00:33:15Parce que du coup, je ne les ai jamais revus après dans le village.
00:33:17Je te souhaite de les revoir bientôt, peut-être.
00:33:20Je ne sais jamais.
00:33:20Je vais les recroiser.
00:33:21Alors, en termes de résultats, bien sûr, toi, tu fais le sang d'eau, le deux sang d'eau.
00:33:27On va en parler.
00:33:27Mais avant, l'enceinte.
00:33:29La Paris La Défense Arena.
00:33:31Tu passes d'une piscine vide à Tokyo à une enceinte blindée, un public acquis à ta cause,
00:33:37à Paris 2024.
00:33:38Comment ça se passe pour un nageur ?
00:33:40Tu rentres dans cette arène.
00:33:41Le bruit, la foule.
00:33:43Est-ce que tu gères tout de suite bien la chose ?
00:33:45Est-ce que tu prends une claque ?
00:33:46Alors, c'est une petite anecdote sur ça.
00:33:49Vas-y.
00:33:50Du coup, moi, je nageais pas le premier jour.
00:33:52Je nageais le deuxième.
00:33:54Et le premier jour, il y a Marie Ouattel qui nageait.
00:33:56Et elle sort de sa course.
00:33:57Elle dit, vraiment, je tremblais.
00:34:00C'était compliqué, etc.
00:34:02Et moi, je fais les séries du sang d'eau.
00:34:04Je dis, non, ça va.
00:34:05Franchement, c'est impressionnant, mais ça va.
00:34:08Et je fais la demi-finale du sang d'eau.
00:34:09Et du coup, c'est là où il nous appelle vraiment par notre nom, etc.
00:34:12Et donc, j'étais derrière le plot.
00:34:14Tac, tac, j'étais concentré.
00:34:16Et là, je me dis, ah, mince, j'ai oublié mon pincené dans ma poche.
00:34:19Et là, du coup, je me mets ma main pour ouvrir ma poche.
00:34:22Et impossible de l'ouvrir.
00:34:23Ma main a tremblé tellement que je n'arrivais pas à ouvrir la poche.
00:34:25J'ai dû prendre mes deux mains pour ouvrir ma poche et prendre mon pincené.
00:34:28Et du coup, là, je me dis, dans ma tête, je me dis, wow, en fait, elle avait raison.
00:34:30C'est vraiment impressionnant.
00:34:31Mais du coup, à partir de ce moment-là, du coup, je savais à quoi m'attendre.
00:34:36Et du coup, c'était plus simple pour le 200 d'eau d'arriver.
00:34:39C'était beaucoup plus simple.
00:34:41Justement.
00:34:41On va en parler.
00:34:42Déjà, je donne juste ton résultat sur le 100 d'eau.
00:34:44Tu fais demi.
00:34:45Mais on va s'attarder sur le 200 d'eau.
00:34:46Oui.
00:34:47Tu fais quatrième.
00:34:48Alors, on va parler de cette course un peu dingue.
00:34:49Parce qu'à 50 mètres de la fin, tu touches en dernier.
00:34:54Dernière position.
00:34:55Tu réalises une coulée monstrueuse.
00:34:58Et tu joues le podium.
00:34:59Sur le dernier 50 mètres, tu n'es à rien du podium.
00:35:02Parle-nous un peu de comment toi, tu l'as vécu dans le bassin.
00:35:05La coulée.
00:35:05Est-ce que tu vois que tu reviens sur tes adversaires ?
00:35:08Est-ce que tu sens qu'au bout de cette longueur, la médaille, elle est là ?
00:35:12En fait, les deux ans d'avant, je ne suis pas du monde.
00:35:17Je ratais un peu le podium.
00:35:18En tout cas, je craquais sur la fin.
00:35:21D'ailleurs, 50, souvent, j'étais là où j'avais un peu de mal.
00:35:23Du coup, toute l'année, j'ai travaillé tous mes 200 d'eau pour revenir vite, tout le temps.
00:35:29Du coup, je contrôle un peu mon troisième 50 pour vraiment finir fort.
00:35:35Je sais qu'en plus, je fais ma coulée.
00:35:36Et de base, normalement, en dos, on n'entend pas forcément les gens.
00:35:40Mais en fait, je crois qu'il y avait tellement de bruit.
00:35:41Ou c'est inconsciemment, je ne sais pas.
00:35:44Mais dans ma tête, j'ai eu un boost.
00:35:46Je sais que tout le monde m'encourage à ce moment-là.
00:35:48Donc, vas-y, c'est maintenant.
00:35:50Et ouais, j'ai fait le meilleur retour que j'ai fait dans ma vie sur le 200 d'eau.
00:35:55Malheureusement, ça ne passe pas.
00:35:56J'aurais peut-être dû accélérer un peu avant.
00:35:58Je ne sais pas, on ne le saura jamais.
00:35:58Mais en tout cas, ouais, j'ai fait tout ce que j'ai pu ce jour-là pour essayer d'aller chercher la médaille.
00:36:05Malheureusement, ça n'a pas suffi.
00:36:07Il y a le grec à côté de moi qui est parti à fond.
00:36:09Ce n'est pas forcément celui qu'on attendait sur le podium.
00:36:11Oui, qui fait deuxième au final.
00:36:12Et qui fait deuxième finalement.
00:36:14Il craque de fou la fin.
00:36:15Mais j'ai eu de la chance que ce ne soit pas de 205 mètres.
00:36:18Parce que sinon, on n'était pas sur le podium.
00:36:20Mais non, ouais, en vrai, c'est une bonne course que je fais ce que je voulais faire.
00:36:25Du coup, je n'ai pas forcément de regrets là-dessus.
00:36:28Forcément, j'aurais bien voulu faire troisième.
00:36:30Bien sûr, ça t'échappe de très peu.
00:36:3213 centièmes derrière le Suisse Roman Michoukov.
00:36:37Tu l'as dit tout à l'heure, j'aurais pu accélérer.
00:36:41Peut-être j'aurais dû accélérer.
00:36:42Bon, avec Dessy, on refait le monde.
00:36:44Mais est-ce que tout de même, déjà, est-ce que tu l'as revisionnée cette course ?
00:36:47Oui, une fois, mais pas beaucoup.
00:36:51Et est-ce que quand tu l'as visionnée de nouveau,
00:36:55est-ce que tu cibles vraiment des moments où tu te dis
00:36:56« Ah putain, là, j'aurais pu faire mieux. »
00:36:59Oui, c'est vraiment le troisième cinquante où je suis moins rapide que les autres.
00:37:04Après, vu que je termine fort et que je termine bien,
00:37:08et que je ne termine pas en craquant,
00:37:12forcément, c'est plus simple de se dire « Ah, j'aurais pu accélérer plus tôt. »
00:37:15Alors que si ça se trouve, j'aurais accéléré plus tôt
00:37:17et j'aurais craqué à 10 mètres du mur
00:37:18et je serais revenu à la même chose.
00:37:22Vu que je n'ai pas craqué, je me dis « Ah, j'aurais pu accélérer plus tôt. »
00:37:25Mais en vrai, on ne sait jamais.
00:37:27Ça ne sera pas changé grand-chose.
00:37:28Oui, bien sûr.
00:37:29Tu fais un super chrono, une 55-38.
00:37:31Tu améliores ton propre record de France.
00:37:34C'est ça.
00:37:35Est-ce qu'à ce moment-là, je te le dis, on a un peu de recul, les mois ont passé.
00:37:38À ce moment-là, quand tu apprends que tu as battu ton propre record de France,
00:37:41est-ce que tu te dis « Ah, ça, c'est positif » ou est-ce que tu t'en fous, clairement ?
00:37:44C'est positif parce que je fais mon meilleur temps au final des Jeux.
00:37:49Je fais ce que je voulais faire.
00:37:52Donc, c'est ça qui est positif.
00:37:54Après, je n'étais pas venu forcément pour ça.
00:37:56Je savais qu'il fallait nager une 55 pour aller sur le podium.
00:37:58Quand je vois une 55 et je fais 4, je me dis « En vrai, je n'ai pas fait de l'autre job. »
00:38:03Mais oui, je me sers de ça pour me dire que c'est positif.
00:38:08Dans un moment de grande pression, avec des trucs qu'on n'a pas forcément l'habitude,
00:38:13vraiment beaucoup de gens qui nous encouragent, on n'a vraiment pas l'habitude de natation.
00:38:18Dans tous ces environnements-là, j'ai réussi à nager vite.
00:38:21Donc, c'est ça le gros point positif de cette course.
00:38:25Alors, tout à l'heure, dans la chronique de Thomas Iniki,
00:38:28on a abordé un petit peu la concurrence avec Johan Ndeuibroir.
00:38:30Donc, après ce descendo, trois jours après, il y a le fameux relais 4x100 mètres, 4 nages.
00:38:37Dans ce relais, Léon Marchand, Florent Manodou, Maxime Grousset et Johan Ndeuibroir.
00:38:43Comment ça s'est décidé d'aligner Johan plutôt que toi sur ce relais 4x100 mètres, 4 nages ?
00:38:50Alors, en fait, c'est le chef d'équipe de la FEDE qui a choisi.
00:38:56On ne pouvait pas mettre Max le matin.
00:38:57Enfin, j'explique les raisons qu'on m'a dit.
00:39:02On ne pouvait pas mettre Max le matin parce qu'il avait la finale du Saint-Paul le soir, ce qui est logique.
00:39:07Il ne voulait pas mettre Flo parce qu'il voulait le garder à 100% pour la finale, pour le soir.
00:39:12Du coup, il y avait deux personnes qui allaient faire le pape et le crawl.
00:39:16Et du coup, il considérait ça comme incertain.
00:39:18Ils mettaient Léon en brasse, donc ça, c'était certain.
00:39:22Et en gros, en dos, ils ne voulaient pas me mettre parce qu'ils me considéraient comme incertain.
00:39:26Et ils ne voulaient pas avoir trois personnes incertaines parce qu'ils voulaient passer en finale.
00:39:31Parce que l'année d'avant, les Italiens n'étaient pas passés en termes d'un…
00:39:37Ils avaient calculé un temps et en gros, ça faisait un peu le même temps.
00:39:41Du coup, ils voulaient vraiment que ça passe.
00:39:43Du coup, ils ont mis au.
00:39:44Et voilà.
00:39:46Et au final, ils sont passés deuxième des séries.
00:39:49Donc forcément, moi, c'était un peu dur à digérer.
00:39:54Tu as dit tout à l'heure, je vais te titiller un petit peu, mais tu as dit, c'est les raisons qu'on m'a données.
00:40:00Parce que tu y as cru à ces raisons tout de suite.
00:40:02Tu as dit, OK, moi, si vous me dites ça, j'y crois.
00:40:04Ou est-ce qu'il y a une part de toi qui dit, est-ce que c'est vraiment pour ça ou pas ?
00:40:08Non, je pense que c'est pour ça.
00:40:10Après, est-ce que je les comprends et est-ce que je les accepterai un jour ? Non.
00:40:13Non, ça, c'est sûr.
00:40:14Tu penses que même avec le temps…
00:40:16Oui, non, c'est sûr.
00:40:18C'est sûr parce que juste après la finale du Sandor, il y avait un relais où ils auraient pu me tester.
00:40:26Parce que si on prenait les formes, ma forme et celle de Yo…
00:40:30Le relais mixte, c'est là où ils auraient pu me tester.
00:40:33Au moins, ma forme a monté.
00:40:34Yo, ils nagent moins bien aux 200.
00:40:37Donc, enfin, on va dire qu'on avait la même forme tous les deux.
00:40:41Donc, s'ils voulaient me tester, ils auraient pu me tester et voir ce que je vaux vraiment.
00:40:46Surtout que je me sentais de mieux en mieux dans la compétition.
00:40:50Donc, voilà.
00:40:51Après, c'est comme ça.
00:40:52C'est eux qu'on choisit.
00:40:53De toute façon, c'est eux qui ont le dernier mot.
00:40:54Est-ce que le fait de ne pas disputer ce relais 4x100m4 nage a été plus dur à encaisser
00:41:03que d'échouer à 13 centièmes de seconde d'une médaille de bronze ?
00:41:07Oui, parce que c'était vraiment le dernier.
00:41:10Enfin, je sors de mon 200, je rate.
00:41:11Le premier truc que je dis à mon coach, c'est qu'il me reste le relais.
00:41:16Et ils n'ont pas…
00:41:17La façon de faire de la FED pour me dire que je ne fais pas le relais n'a pas été très humaine, on va dire.
00:41:24Enfin, si tu as envie, comment ils s'y sont pris ?
00:41:30En fait, pendant un jour et demi, on me dit que c'est moi qui fais le relais.
00:41:34D'accord.
00:41:35Jusqu'à la veille.
00:41:37Et donc, la veille, moi, je fais tout pour me préparer, etc.
00:41:41Je rentre à l'hôtel hyper tôt pour me coucher tôt, pour vraiment être prêt parce que je ne veux pas rater.
00:41:47Même si je nagerais que le matin, c'est le plus important parce qu'il faut qu'ils se qualifient en finale.
00:41:52Donc, il faut que je sois prêt, il faut que je sois fort, il faut que je nage vite.
00:41:56Donc, je rentre tôt à l'hôtel, etc.
00:41:58Et pas de nouvelles, tout ne me confirme pas, ne touche pas que je fais le relais, etc.
00:42:03Donc, au final, à 21h, j'appelle mon coach qui est à la piscine.
00:42:08Je dis, il faudrait me dire parce que je vais prendre de la mélatonine pour que je dorme.
00:42:11Enfin, je vais dormir maintenant.
00:42:14Et du coup, il va demander et après, il me dit, ah ben non, finalement, tu ne fais pas.
00:42:18Donc, ce n'est pas mon coach.
00:42:20C'est vraiment mon coach qui a demandé, même à lui, on lui a dit, mais il va le faire.
00:42:24Et la veille, on me dit, ben non, en fait.
00:42:28Donc, quand tu es nageur, tu es au jeu chez toi et c'est un peu compliqué.
00:42:33Enfin, c'est un peu mon dernier espoir.
00:42:38C'était mon dernier espoir, carrément.
00:42:41Et qu'on te le coupe comme ça sans que ce soit le chef des entraîneurs qui me le disent vraiment,
00:42:47enfin, qui me prennent à part, etc.
00:42:49Enfin, ça, du coup, c'est compliqué à apprendre bien, on va dire.
00:42:54Bien sûr.
00:42:55Ma question va être un petit peu dure, mais est-ce que quand on t'annonce un peu violemment
00:42:59que finalement, tu ne feras pas partie de ce relais, toi, ta première réaction avec,
00:43:03voilà, je suppose qu'il y a de la rage un peu en toi, tu te dis, ben, moi, je ne veux pas qu'il fasse maîtrise.
00:43:07Parce que l'ego prend un peu le dessus et tu te dis, mais en fait, moi, je suis tellement dégoûté que si…
00:43:12Non, mais alors, c'est difficile, ma question.
00:43:14Je le sais, Mewen, mais quand tu apprends ça, il y a tellement…
00:43:18Je suppose qu'il y a de la détresse aussi.
00:43:19Tu te dis, mais moi, en fait, je n'ai pas envie que ces gars brillent et fassent médailles.
00:43:22Parce que je devais faire partie de cette aventure.
00:43:24Oui, mais après…
00:43:27Ce qui est humain.
00:43:27J'avais qu'à être bon au 100 mètres aussi.
00:43:30Il y a ce truc-là où Yo m'a battu au 100 mètres et du coup, c'est normal qu'il fasse le relais, etc.
00:43:36Tu arrives tout de suite à te dire ça ?
00:43:38Ou là, tu me le dis parce qu'on est…
00:43:40Non, ben, forcément, oui, j'ai forcément eu cette pensée, mais elle est très malsaine.
00:43:44Et en vrai, je l'ai vite enlevée de ma tête parce que ça ne se fait pas de penser ça.
00:43:47Non, non, mais c'est humain.
00:43:49C'est juste que je suis énervé.
00:43:50C'est humain, mais tu as raison de le dire que c'est passé maintenant.
00:43:53C'était pendant 10 secondes, j'ai pensé ça.
00:43:54Mais après, enfin, voilà.
00:43:56En vrai, si on prend les faits, Yo a nagez plus vite que moi.
00:44:00Donc, ils devaient le faire.
00:44:02Donc, s'il y avait des gens incertains, ben oui, forcément, c'est lui qui le fait.
00:44:07Il y a toutes des raisons qui font que, oui, c'est à Yo de le faire.
00:44:11En vrai, moi, ce qui vraiment m'embête sur ce relais-là, c'est surtout la façon dont ils l'ont dit.
00:44:17On a reparlé avec eux, après.
00:44:19Moi, je n'ai pas aimé.
00:44:20Pas avec les nageurs, etc.
00:44:22Non, non, avec les personnes du staff, de la Fed.
00:44:25Oui, j'en ai reparlé.
00:44:26J'en ai reparlé avec celui qui a pris la décision, etc.
00:44:28parce que c'était très compliqué pour moi.
00:44:33On en a parlé, ouais, deux, trois mois après, tant que je digère bien, etc.
00:44:37Parce qu'au début, les raisons que j'ai expliquées, là, je ne les avais pas.
00:44:41C'est-à-dire que moi, on m'a juste dit non, sans aucune raison.
00:44:44Donc, c'était pour ça que c'était très dur.
00:44:47Mais du coup, une fois que j'ai eu les raisons, etc., oui, c'est un peu plus compréhensible.
00:44:52Même si, pour moi, ce n'est pas non plus…
00:44:55Enfin, voilà.
00:44:56Mais voilà, moi, j'ai les raisons maintenant.
00:44:59Je sais pourquoi je n'étais pas dedans.
00:45:01Et voilà, c'est comme ça.
00:45:02Bon, c'était bien d'avoir tes explications et ton ressenti.
00:45:05On ferme ce chapitre.
00:45:07L'après-Jiou, comment tu l'as vécu ?
00:45:09Soulagement de te dire, toutes les années de travail, les Jeux sont passés,
00:45:13on va pouvoir passer à autre chose ?
00:45:15Ou alors, plein de nostalgie ?
00:45:17Comment ça se passe ?
00:45:18C'était dur de se dire, parce qu'on nous a tellement parlé des Jeux à Paris
00:45:21pendant tellement d'années, que quand ça s'est terminé avec les nageurs,
00:45:25on s'est dit, mais wow, ça fait bizarre que ce truc-là soit terminé.
00:45:30On s'entraîne depuis des années pour ça.
00:45:32Du coup, c'était un peu de relâchement.
00:45:35Après, j'avais aussi beaucoup de frustration par rapport à ma quatrième place et ce relais.
00:45:39Combien de temps ça a pris pour digérer cette frustration et passer un peu à autre chose ?
00:45:45Je dirais, facile, 6-7 mois.
00:45:53C'est pour ça aussi que j'étais content, je ne sais pas si on va en reparler après,
00:45:56mais de partir aux Etats-Unis.
00:45:57C'est ma transition, c'est parfait.
00:46:00Ça m'a aussi beaucoup aidé à vivre un truc pour moi, à penser à moi.
00:46:06J'ai toujours voulu faire cette expérience, partir aux Etats-Unis,
00:46:09voir ce que c'est l'université là-bas, etc.
00:46:12Du coup, j'ai vraiment beaucoup pensé à moi.
00:46:14J'ai aussi voyagé en Nouvelle-Calédonie.
00:46:18Donc, ça m'a beaucoup aidé, voir ce que je voulais faire pour après, pour Los Angeles, etc.
00:46:24Donc, j'ai vraiment fait un gros travail sur moi,
00:46:27pensé à moi parce que j'avais besoin de prendre un peu de temps pour moi,
00:46:30un peu de recul sur les Jeux.
00:46:31Et du coup, je suis arrivé vraiment re-booster à Blox, je dirais là, en septembre.
00:46:36Ok. Donc, tu m'as fait une petite passe décisive.
00:46:39C'est bien que tu es nageur, mais je pense que tu aurais dû aussi faire peut-être des sports collectifs.
00:46:43Fin 2024, donc tu pars aux Etats-Unis, à l'université de Berkeley.
00:46:47C'est ça.
00:46:48Pour découvrir un peu aussi autre chose.
00:46:50Tu restes quatre mois là-bas.
00:46:51Oui.
00:46:52Parle-moi de ton expérience américaine.
00:46:53Qu'est-ce que ça change par rapport à la France ?
00:46:55Peut-être la méthode de travail, d'entraînement.
00:46:58Qu'est-ce qui est différent ?
00:46:59Je dirais que c'est plus la mentalité des gens, comment ils abordent l'entraînement,
00:47:04qui est vraiment très différente.
00:47:07C'est vraiment typique américain, c'est je suis le plus fort, etc.
00:47:11Donc, c'est très bizarre parce qu'en France, on n'a pas trop ce truc des personnes qui se disent
00:47:16c'est moi le plus fort tout le temps, mais à voix haute.
00:47:19On peut le penser en France, je pense.
00:47:20Il y en a qui le pensent.
00:47:22Enfin, c'est sûr qu'on pense.
00:47:24Si on veut nager vite, il faut qu'on le pense ça.
00:47:26Mais on ne le dit pas à voix haute.
00:47:27Et là-bas, c'est vraiment à voix haute.
00:47:28On s'en fout tous les autres.
00:47:30Toi qui es assez timide, réservé, ça va ?
00:47:32Tu étais en phase avec ça ?
00:47:33Tu t'arrivais à…
00:47:33Ah, c'était vraiment bien.
00:47:35Du coup, ça m'a choqué.
00:47:37Oui.
00:47:38Mais c'était vraiment cool.
00:47:40De voir des gens comme ça s'exprimer sur un sujet qu'on ne parle pas forcément
00:47:44beaucoup en France.
00:47:45C'est vraiment cool.
00:47:47Et il y a aussi le fait que les compétitions universitaires, là-bas, c'est en équipe.
00:47:52C'est un nombre de points où on s'en fout un peu du temps qu'on fait en natation.
00:47:55C'est un classement sur la course et on rapporte un nombre de points, etc.
00:48:01Et du coup, je me suis retrouvé dans des vestiaires.
00:48:05Ils ont un peu des vestiaires type foot, du coup, là-bas.
00:48:07Et à faire des duels contre d'autres universités et vraiment à faire une cohésion de groupe
00:48:13juste avant les courses, à faire des discours, vraiment des discours d'équipe.
00:48:17Ce que je n'ai jamais fait du point de natation.
00:48:20Et enfin, c'était vraiment…
00:48:21C'était incroyable à vivre.
00:48:23C'était vraiment une expérience que je voulais et que du coup, j'ai faite.
00:48:26Et c'était vraiment sympa.
00:48:28Tu sais quoi ?
00:48:28On va rester aux États-Unis pour la rubrique suivante.
00:48:31On parle de Los Angeles 2028 dans Chaud-de-Voix.
00:48:33Alors, Mewen, en quoi le Mewen de 2028 sera différent de celui de 2024 ?
00:48:45Je dirais que je prenais beaucoup les choses à cœur en 2024.
00:48:53Et justement, avec ce qui s'est passé au jeu en 2024,
00:48:55j'ai appris beaucoup à laisser passer les choses.
00:49:00Serge, je fais de la natation, je veux faire des shows, je veux faire des médailles, etc.
00:49:07Mais c'est avant tout un loisir.
00:49:10Et du coup, je me suis vraiment axé sur…
00:49:14Fais ce qui te plaît, fais ce qui te fait kiffer.
00:49:17En vrai, si ça se passe bien, ça se passe bien, ça se passe bien.
00:49:20C'est comme ça, c'est la vie.
00:49:21De toute façon, ça t'aura pris max 30 ans de ta vie.
00:49:27T'as encore 50, 60 ans à vivre, voire plus, si jamais, on ne sait pas.
00:49:32Mais c'est une partie de ta vie, juste apprends à prendre du plaisir et à aimer ce que tu fais.
00:49:39Et en vrai, les résultats, on verra.
00:49:42D'accord.
00:49:42Un bon état d'esprit.
00:49:43C'est ça.
00:49:43C'est bien.
00:49:44Alors, tu dois le savoir, mais ouais, mais aux Jeux Olympiques de Los Angeles, en 2028,
00:49:48les épreuves de natation en bassin ne se dérouleront pas dans un centre aquatique,
00:49:53mais dans un stade de football américain réaménagé pour l'occasion,
00:49:57le Sophie Stadium à Inglewood, en Californie.
00:50:00Je crois qu'on a une petite image, d'ailleurs, qui sera transformée en piscine olympique,
00:50:05temporaire, avec une capacité assez dingue, d'environ 38 000 places,
00:50:09ce qui en fera l'un des plus grands sites de natation olympique de l'histoire.
00:50:12Qu'est-ce que ça t'inspire, ça, en tant que nageur ?
00:50:14Eh bien, je reviens d'un stade aux Etats-Unis où, justement, on a visité ce stade.
00:50:18Ah bah voilà, magnifique.
00:50:19Donc, c'était très impressionnant de le voir en vrai.
00:50:22Après, on va retrouver un peu la configuration qu'il y avait à Paris.
00:50:27Oui.
00:50:28Parce que, du coup, c'était dans un stade de rugby aussi.
00:50:32C'était en moins gros, forcément.
00:50:35Mais du coup, je pense qu'il va y avoir quand même pas mal de similitudes.
00:50:38Donc, je pense que ça va être pas mal, ça.
00:50:39Mais après, je pense que pour moi, ça va être incroyable.
00:50:44Parce que vraiment, les Américains, c'est…
00:50:47Pour le sport, je pense qu'il n'y a pas mieux comme pays.
00:50:49Donc, je pense que les gradins, enfin, 30 000 personnes…
00:50:52Enfin, forcément, avoir…
00:50:53Enfin, il y a quasiment toutes les courses, il y a un Américain dans la finale.
00:50:57Donc, il y aura forcément…
00:50:58Enfin, toutes les courses, il y aura du bruit.
00:51:00Du coup, même si c'est pas forcément pour nous le bruit,
00:51:04on s'en sert comme une émulation et on la prend pour nous,
00:51:08même si c'est de base, c'est pas pour nous.
00:51:09Et donc, ça va être incroyable.
00:51:11Mais ouais, on a parlé de compétition, d'entraînement, de chrono.
00:51:15On va parler maintenant de préparation mentale.
00:51:16Je sais que c'est un pilier essentiel dans ton projet de nageur.
00:51:19On en parle tout de suite dans une rubrique un peu plus intimiste.
00:51:21Je vais aller m'asseoir à côté de Mewen, au coin du feu.
00:51:24Je me mets là, dans le petit canapé, avec Mewen.
00:51:33Ça va, on a de la place, il est confortable, ce canapé.
00:51:36La préparation mentale.
00:51:37Mewen, depuis quand ? Avec qui ?
00:51:40Alors, j'en fais depuis, je dirais, 6-7 ans, avec Franck Blandot.
00:51:47Du coup, j'ai commencé à Amiens et du coup, maintenant, je suis sur l'INSEP,
00:51:51mais je continue avec lui.
00:51:54Ça se passe très bien.
00:51:54Ok.
00:51:55Concrètement, vos séances, ça ressemble à quoi ?
00:51:58Vous travaillez sur quoi ?
00:52:01Alors, au début, c'était beaucoup axé sur l'abord des courses,
00:52:05le stress avant les courses,
00:52:06comment arriver derrière le plot et vraiment se lâcher prise.
00:52:11Après, c'est un peu transformé sur le travail de confiance en soi,
00:52:18arriver sur les courses vraiment confiantes du travail que j'ai effectué, etc.
00:52:25Mais c'est un peu en fonction de mon besoin,
00:52:30ce que je sens qui me manque pendant le moment.
00:52:33Et voilà, on alterne en fonction de aborder les courses,
00:52:37comment lâcher prise, si je veux travailler ma confiance en moi.
00:52:42Donc, c'est très spécifique en fonction de mes besoins.
00:52:44D'accord. Et comment on fait concrètement ?
00:52:45Alors, quelles sont les clés, les méthodes pour justement arriver sur le plot et lâcher prise,
00:52:50pour prendre plus confiance en toi ?
00:52:51Alors, ça peut être des travails d'imagerie,
00:52:53ça peut être, je sais que Florent, à un moment donné, c'était un mot.
00:52:58Donc, il s'imaginait, il y avait une image,
00:53:00je crois que c'était quand il faisait du décès, du développé couché.
00:53:02Et du coup, il avait visualisé ça en un mot qui c'était puissance.
00:53:07Et du coup, il se disait le mot puissance avant la course.
00:53:09Oui, je crois que c'était avec Thomas Sabine d'ailleurs.
00:53:11Oui, c'est ça, exactement.
00:53:12Et donc, il y a vraiment beaucoup de méthodes comme ça.
00:53:15Et c'est un peu en fonction de ce qu'on aime et ce qu'on ressent le mieux,
00:53:20et on utilise ça.
00:53:20Tu l'as dit en début d'émission, tu es quelqu'un d'assez discret, assez introverti.
00:53:26Est-ce que justement, pour faire de la préparation mentale,
00:53:28il faut beaucoup communiquer aussi, dire ce qu'on ressent,
00:53:32essayer de dire les choses ?
00:53:34Est-ce que toi, ça peut être difficile au début,
00:53:36quand tu as commencé la préparation mentale, de te livrer ?
00:53:38Oui, c'est ça.
00:53:39Forcément, oui, au début, quand on ne connaît pas beaucoup la personne,
00:53:42ça peut être compliqué.
00:53:44Mais maintenant, si c'est un temps que je le connais,
00:53:47ça, c'est encore plus simple de travailler sur certaines choses,
00:53:50parce que je me sens vraiment libre de parler de tout avec lui.
00:53:55Donc, c'est ça qui est bien.
00:53:56Tu sens que la préparation mentale te fait du bien dans ta vie de nageur,
00:53:59dans ta vie d'homme aussi ?
00:54:00Oui, dans les deux.
00:54:02Ça sert vraiment dans les deux,
00:54:04parce qu'il y a certains problèmes qu'on…
00:54:07Enfin, il ne faut pas prendre la préparation mentale que pour le sport.
00:54:11Je pense qu'il y a des problèmes qui ne sont vraiment pas liés au sport
00:54:14et qui t'embêtent dans ton sport, finalement.
00:54:17Donc, c'est vraiment pour les deux.
00:54:19C'est aussi à apprendre, je trouve, des fois aussi à apprendre à se connaître.
00:54:23Tu arrives facilement à faire la part des choses ?
00:54:25Quand le nageur ne va pas bien, est-ce que l'homme arrive à aller bien et inversement ?
00:54:30Je pense que c'est lié.
00:54:32Je pense qu'on peut séparer les deux à un moment, mais pas très longtemps.
00:54:38Tu essaies de le faire ou pas, parfois ?
00:54:40Oui, je dirais pour l'entraînement, oui.
00:54:43Après, en compétition, je pense que c'est compliqué.
00:54:44En tout cas, en grosse compétition, je pense que c'est compliqué.
00:54:48J'ai déjà vécu des trucs durs, personnellement,
00:54:52et réussi à le faire sur la compétition,
00:54:56mais deux jours après, tu craques et c'est compliqué.
00:55:00Donc, oui, il faut vraiment travailler pour que les deux aillent bien
00:55:02et que ça se passe bien.
00:55:04Tu as l'exemple en tête d'une course, d'une compétition,
00:55:07où vraiment, la préparation mentale,
00:55:09est-ce que tout ce que tu as bossé, tu as aidé concrètement ?
00:55:12Les euros de 2023, je m'étais vraiment préparé
00:55:16à arriver vraiment décontracté sur les courses.
00:55:19Et ça a vraiment bien marché.
00:55:22Même les Jeux, en vrai, j'avais commencé les Jeux,
00:55:26je n'étais pas forcément très bien physiquement,
00:55:29j'avais des petits problèmes.
00:55:30et je me suis vraiment remobilisé.
00:55:33Et en vrai, je suis arrivé à la finale du Sandot,
00:55:35tout allait bien, j'étais vraiment très relâché, etc.
00:55:37Donc, c'était pas mal.
00:55:39Un sujet très intéressant, on a parlé de plein de choses,
00:55:41on va s'amuser un peu ?
00:55:42On s'amuse un peu.
00:55:43C'est parti, allez, c'est Tout Feu, Tout Flamme.
00:55:50Alors, Tout Feu, Tout Flamme, votre petite tier liste habituelle.
00:55:53Donc, cinq catégories, flamme olympique, feu de camp, briquet, allumet de cendres.
00:55:56Flamme olympique, c'est le top du top.
00:55:57Cendres, c'est tout pourri.
00:55:58Plusieurs éléments, je te laisse faire ta tier liste.
00:56:01Mais Wenn, tu nous la commentes rapidement
00:56:03et je te laisse classer tous ces éléments.
00:56:04Je commente un par un ou je fais ?
00:56:05Oui, un par un, rapidement.
00:56:06Tu nous dis un peu pourquoi tu classes cet élément à telle position.
00:56:12Est-ce que tu peux monter un tout petit peu la tablette ?
00:56:13Voilà, c'est parfait.
00:56:15Alors, je mettrai la randonnée en cendres.
00:56:19Ça, ça m'a étonné quand même.
00:56:20C'est vachement bien la randonnée, non ?
00:56:22Je ne suis pas trop au marche.
00:56:24Oui, ce n'est pas trop mon kiff.
00:56:27J'aime bien, mais pas très longtemps.
00:56:29Ok, course à pied, par contre ?
00:56:30Course à pied, ça ne me dérange pas.
00:56:31Ah, course à pied, d'accord.
00:56:32Mais marcher longtemps, ce n'est pas trop mon kiff.
00:56:39Choux de Bruxelles au cendres aussi.
00:56:41Alors que c'est excellent, les choux de Bruxelles.
00:56:42J'adore.
00:56:42Ce n'est pas trop les légumes, c'est mieux que quand j'étais jeune.
00:56:47Mais ce n'est pas trop mon corps.
00:56:48Les choux de Bruxelles, je pense que ça ne sera jamais.
00:56:50C'est vraiment, je crois que c'est le pire truc.
00:56:53C'est particulier, disons.
00:56:55C'est particulier.
00:56:58Ensuite, je vais mettre les palmes en feu de camp.
00:57:02En feu de camp.
00:57:02Je crois que c'est mon matériel favori de l'entraînement.
00:57:07Surtout en grosse plaque palme, on va vite, c'est simple.
00:57:10C'est vraiment sympa.
00:57:11Ensuite, kangourous, je vais mettre en briquet.
00:57:18Ça me rappelle l'Australie, en fait.
00:57:20On a fait un stage en 2022.
00:57:22On avait, je ne sais pas, du monde en 2022 là-bas.
00:57:25Et franchement, c'est un pays incroyable.
00:57:27Regarde, on a la petite photo de toi.
00:57:28Alors, kangourous sont musclés, mais c'est un truc de dingue.
00:57:33Ça fait peur.
00:57:33C'est vraiment impressionnant.
00:57:34Ça fait peur.
00:57:34Bon, tu as l'air serein à côté d'eux.
00:57:36En confiance.
00:57:37Oui, s'ils se lèvent, je crois que je n'aurais pas été serein.
00:57:39Non, mais c'est vraiment un pays de fou.
00:57:43Ensuite, je mettrai le surf en allumettes.
00:57:48OK.
00:57:48J'aime bien.
00:57:50Franchement, c'est cool.
00:57:51On fait des stages surf souvent.
00:57:54On nage beaucoup le matin et l'après-midi, on va faire du surf.
00:57:56Ça nous fait travailler les bras parce que du coup, on rame beaucoup.
00:57:59Et en même temps, on prend du plaisir.
00:58:01Mais je ne suis pas un grand professionnel.
00:58:04Dès que les vagues sont trop grosses, je…
00:58:06Oui, c'est vrai que la vague, il y a…
00:58:08Là, ça va.
00:58:10Mais si c'est vraiment gros, je panique un peu.
00:58:14Pourtant, je nage bien, mais la mer, c'est impressionnant.
00:58:19Jamais de natation en eau libre, du coup ?
00:58:21Compète natation en eau libre ?
00:58:22Non, pas trop.
00:58:23Pas trop, voilà.
00:58:23Non, ce n'est pas trop mon kiff.
00:58:25OK.
00:58:26Allez, il nous reste une petite minute.
00:58:28Je pense que c'est le dernier.
00:58:29Alors, One Piece, je mettrais en flamme olympique.
00:58:33Pour moi, c'est le meilleur animé.
00:58:35Voilà.
00:58:37La Braste, je dirais en allumette.
00:58:41Encore quelques progrès à faire dessus.
00:58:42Pas nul, mais c'est sympa de temps en temps d'en faire.
00:58:44Pas tout le temps, parce que c'est un peu chiant, mais voilà.
00:58:49Metallica, je mettrais en cendre.
00:58:53Ce n'est pas trop mon kiff, ce genre de musique.
00:58:55J'écoute de tout, mais ça, pas trop.
00:58:57Il y a quoi dans le casque avant une compète comme musique ?
00:59:00Alors, vraiment, moi, ça peut vraiment varier.
00:59:02Ça peut être du genre Lana Del Rey, donc très, un peu dépressif.
00:59:06Oui.
00:59:07À du Magic System, Glimps.
00:59:10Ah d'accord, oui, on est sur un grand écart.
00:59:11Oui, ou du rap.
00:59:13Ça me semble vraiment en fonction de mon mood.
00:59:15Oui.
00:59:16Le Pédiluve, c'est vraiment cendre.
00:59:19Ça me dégoûte.
00:59:21Ça me dégoûte un peu.
00:59:22Dans les piscines, on est obligé, mais c'est un peu chiant.
00:59:25Ensuite, les cartes Pokémon, je dirais Footcan.
00:59:30Je me suis mis un peu à collectionner il y a un an et demi.
00:59:34Mais c'est vraiment sympa.
00:59:36On te voit là avec…
00:59:37Voilà, c'est ça.
00:59:38Là, c'était là-bas que j'ai commencé.
00:59:40Ça m'a mis dans un…
00:59:42C'est à cause de ça que je fais des connexions.
00:59:43Éternel, Pokémon, éternel.
00:59:45Mais c'est vraiment sympa.
00:59:46Et un faible, du coup, en Flamme Olympique.
00:59:49En Flamme Olympique.
00:59:49Je te pose une dernière petite question, Mewen.
00:59:53Vous en avez l'habitude maintenant.
00:59:54Flamme Olympique, le top du top entre One Piece et Michael Phelps.
00:59:58Tu dois choisir.
00:59:59Je dirais quand même Michael Phelps.
01:00:00Michael Phelps.
01:00:00Oui, pas bien.
01:00:01Michael Phelps, tout en haut de la tier liste de Mewen Tomac.
01:00:04Merci beaucoup, Mewen.
01:00:05Merci.
01:00:05Et puis, je te souhaite une bonne continuation dans tous tes projets.
01:00:09Le nageur et l'homme, que tu sois le plus épanoui possible.
01:00:11Merci beaucoup.
01:00:12Merci à toi, Mewen.
01:00:13Je remercie toute l'équipe.
01:00:14En Régie, Nicolas Baillet à la réalisation,
01:00:16Julien Perronnet à l'édition,
01:00:18Clément Ritter au son et Sylvie au maquillage.
01:00:20Salut tout le monde.
01:00:21À la semaine prochaine.
01:00:21Bye.
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