00:00Plus sérieusement, Emmanuel Macron est apparu il y a une demi-heure avec les mêmes lunettes,
00:04à Bruxelles cette fois, où il participe au Conseil européen extraordinaire.
00:08Le président veut que la France et l'Europe soient respectées.
00:11Bonsoir Arthur Delaborde.
00:12Bonsoir Pierre, bonsoir à tous.
00:13Droits de douane, Groenland, Ukraine, l'objectif des chefs d'État et de gouvernement européen reste inchangé,
00:17se mettre d'accord sur une réponse européenne.
00:20Exactement, mais ce soir l'escalade s'éloigne, la pression a baissé,
00:24car le ton de Donald Trump s'est un peu adouci hier à Davos.
00:27Le président américain parle désormais d'un cadre d'accord sur le Groenland.
00:32Malgré tout, les 27 restent prudents à l'image d'Emmanuel Macron.
00:36On a commencé la semaine avec une forme d'escalade, des menaces, d'invasions et des menaces tarifaires.
00:41Et nous sommes revenus à une situation qui me paraît beaucoup plus acceptable, même si nous restons vigilants.
00:47Et donc ce qu'il faut en conclure, c'est que quand l'Europe réagit de manière unie,
00:51en utilisant les instruments qu'elle a à sa disposition, tandis qu'elle est menacée,
00:55elle peut se faire respecter. Et c'est une très bonne chose.
00:57À ce stade, des sanctions contre Washington ne sont plus sur la table.
01:01Les choses rentrent dans le calme et il faut donc s'en féliciter, explique le président français.
01:06Plus question donc d'activer l'instrument anti-coercition avec ses restrictions d'accès au marché européen
01:11et ses limitations des exportations américaines, le fameux bazooka,
01:15dont l'utilisation avait été réclamée par Emmanuel Macron ces derniers jours face aux menaces commerciales de Donald Trump.
01:21Plus question non plus de s'orienter vers une option intermédiaire,
01:24l'adoption d'un paquet de représailles de 93 milliards d'euros, déjà prêt depuis quelques mois.
01:30Pour autant, ces instruments pourront être remis sur la table en cas de nouvelles menaces, prévient Emmanuel Macron.
01:36Merci de ces explications Arthur de la Borde du service politique d'Europe.
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