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  • il y a 6 heures
Ça fait quatre ans maintenant que Lisa officie sur France Inter et qu'elle y brille de mille feux, vingt pour cent grâce à sa plume, quatre-vingt pour cent grâce à son sébum.

Retrouvez « Lisa Delmoitiez n'aurait pas fait comme ça… » dans La Bande Originale sur France Inter et sur : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-chronique-de-lisa-delmoitiez

Catégorie

😹
Amusant
Transcription
00:00Et d'abord, voici Lisa Delmoitier, parce que vous n'auriez pas d'accepter la délouche comme ça, vous, au théâtre.
00:06Non, non, la délouche, c'est l'histoire d'un immense talent, Mozart, et d'un rival prêt à l'abattre, craindre pour sa vie.
00:13Face à toutes les jalousies, c'est le fardeau de tout génie, et donc oui, ça me fait peur, moi aussi.
00:19Ça fait 4 ans maintenant que j'officie sur France Inter, et que j'en rire.
00:22Moi j'ai eu peur, j'en file.
00:24T'as dit j'en file, oui.
00:26Oui, bon, je ne parle pas de l'after.
00:27Ça fait 4 ans que j'officie sur France Inter, et que j'y brille de mille feux.
00:33Les vertus du sébum.
00:37J'ai pas chaud.
00:39Résultat, j'ai peur, j'ai peur quand je marche dans les couloirs le matin, en portique de sécurité,
00:43je m'assure que les vigiles fouillent bien les sacs de mes collègues,
00:46alors qu'en réalité, c'est à peine s'ils regardent mon badge,
00:48franchement je pourrais rentrer avec celui de Marcy, c'est n'importe quoi.
00:51Mais j'ai alors dit, fouiller les sacs de mes collègues,
00:53et il semblerait que mes collègues aient tous comme armes de choix,
00:55trois chewing-gums ayant perdu leur emballage, et un vieux ticket de cinéma.
00:58Donc ça ira.
00:59Vous avez pensé quoi de One Battle After Another ?
01:01Un peu surfait, non ?
01:03C'est mon astuce pour avoir l'air intelligent en soirée.
01:05Tu prends le film favori aux Oscars et tu dis, c'est pas un peu surfait ?
01:09Mais bref.
01:10Amadeus, donc.
01:13Pièce que vous mettez en scène, Olivier Soliverès,
01:15et dans laquelle vous jouez, Thomas Soliverès.
01:18Tiens, tiens.
01:18Le même nom de famille que le metteur en scène.
01:23Encore un qui a couché pour réussir.
01:26Mais non !
01:26On rigole, bien sûr, vous êtes frère.
01:29C'est pas de Villiers.
01:29C'est pas une promotion canapé, c'est une promotion d'un partagé de même table à langer.
01:33Voilà.
01:34Je vous trouve très ambitieux, tous les deux,
01:37d'adapter Amadeus, une pièce culte,
01:39et puis un film qui a remporté huit Oscars.
01:42Rendez-vous compte ?
01:42Oui, huit.
01:43C'est comme si vous preniez
01:49« Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ? »
01:51et que vous ajoutiez
01:51« huit Oscars ».
01:53Mais Soliverès, Soliverès,
01:56vous ne pouvez que vous planter.
01:58C'est quoi l'espoir ?
01:59Remporter neuf Oscars ?
02:00Neuf Oscars, rendez-vous compte ?
02:02C'est comme si vous preniez
02:02« Qu'est-ce qu'on a encore fait au bon Dieu ? »
02:04et que vous y ajoutiez
02:04« Neuf Oscars ».
02:06C'est hyper casse-vole, votre truc.
02:07Il faut faire l'inverse.
02:08Il faut prendre un projet en lequel personne ne croit.
02:10Un underdog, comme on dit.
02:11Littéralement un chien en dessous,
02:12mais c'est une expression évidemment.
02:14Sous la table, il n'y a pas de chien.
02:15C'est juste Aldelaf
02:16qui est à mes pieds
02:16quand il a fini sa chanson.
02:18Mais quand vous prenez un underdog,
02:20un projet dans lequel personne ne croit,
02:21vous ne pouvez que gagner.
02:22Pourquoi croyez-vous
02:23que Nagui m'a engagée ?
02:25C'est du win-win.
02:26Soit je suis nulle
02:27et c'était juste prévu,
02:28soit je m'envère être incroyable.
02:29Nagui ressort triomphant,
02:30couronné du titre
02:31de celui qui déniche des pépites.
02:33Merci Nagui.
02:34Alors, Soliverès,
02:35je confonds les touts.
02:37Vous faites pareil.
02:38Adapter un projet
02:39dont personne n'espère
02:40qu'il gagnera un Molière
02:41ou un Oscar,
02:42comme je ne sais pas moi.
02:43Qu'est-ce qu'on a fait
02:43au Bon Dieu 3 ?
02:45Vraiment, je vais foutre la paix
02:46à ce film
02:47parce qu'il me semble
02:47que je fais bien ma maligne
02:48pour quelqu'un
02:49qui a un succès au box-office
02:50d'avoir écrit
02:51un succès au box-office.
02:53Mais Mozart, Mozart, Mozart
02:54puisque c'est de lui
02:55dont il s'agit.
02:56Wolfgang Amadeus Mozart
02:57de son nom complet.
02:58Il y a quand même
02:59des noms qui te prédestinent.
03:01T'imagines,
03:01tu t'appelles
03:01Wolfgang Amadeus.
03:03Je ne sais même pas le prononcer.
03:04La moindre des choses,
03:05c'est d'écrire une symphonie.
03:06Mais après,
03:07il y a des gens
03:07qui s'appellent Jordan.
03:09La moindre des choses,
03:10c'est d'avoir aucune répartie
03:11sur un plateau de télé.
03:13En vivement les débats,
03:13j'ai trop hâte.
03:15Et Mozart, c'est un prodige.
03:16D'où il sort
03:17toute son énergie ?
03:19Et comme tout prodige,
03:22il suscite l'admiration,
03:23certes,
03:23mais aussi la haine
03:24incarnée dans ce personnage
03:25de Salieri,
03:26prêt à tout pour le faire taire.
03:28Après, Salieri,
03:29si ça peut le rassurer,
03:30200 ans plus tard,
03:31Mozart, c'est surtout
03:31le gars connu
03:32pour avoir composé
03:33la musique d'attente de DF1.
03:34On se sait salier
03:36et toute personne
03:37mise en attente
03:37plus de 3 minutes
03:38en appelant Orange,
03:39France Travail
03:40ou les femmes
03:40les plus chaudes de ta région
03:41a aussi un jour
03:42voulu faire taire Mozart.
03:44Donc tout ce que je dis
03:45les Soliverès,
03:45c'est attaquez-vous peut-être
03:46à un projet
03:47un peu moins ambitieux
03:48et puis de toute façon Mozart,
03:49c'est pas un peu surfait ?
03:50Merci !

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