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  • il y a 1 semaine
Retrouvez le replay de la chronique Pourquoi ? de l'Équipe de Greg du 21/01/2026.

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Sport
Transcription
00:00Bonsoir les gars !
00:30Alors ça a été évidemment un terrible choc dans le monde du football.
00:34Candice Roland et Nicolas Chébriand à Marseille ont croisé des suiveurs de Liverpool qui se souviennent bien évidemment de cette sombre journée.
01:00Du côté du vestiaire, les joueurs viennent de reprendre l'entraînement après les vacances estivales et leur premier match amical a lieu du côté de Preston et il y a un vibrant hommage qui leur sera rendu alors qu'ils sont à l'extérieur.
02:17Bouleversante, c'est quelqu'un de particulièrement apprécié dans le vestiaire.
02:20En témoignent les propos de son coach Arne Slott, l'actuel coach de Liverpool, il y avait aussi les aspects que les gens ne voyaient pas, celui qui n'a jamais recherché la popularité mais qu'il a trouvé malgré tout, non pas un ami de deux personnes mais ami de tous, quelqu'un qui par sa simple présence faisait du bien aux autres, une unanimité qui est confirmée par les suiveurs du club.
02:37Il est juste un figure très populaire, c'est pourquoi sa mort, sa tragique mort, c'est un blow qui a eu un impact de sa mort, c'était tellement grand parce qu'il était un homme très populaire.
02:51Pour les joueurs, ça a été quelque chose de terrible à vivre.
02:55J'ai eu au téléphone aujourd'hui le docteur Nicolas Neveu qui est psychiatre et qui a évoqué un thème très intéressant.
03:01Pour les footballeurs, de par leur statut différent, c'est aussi une prise de conscience très violente.
03:06Les joueurs de foot de Liverpool font partie des meilleurs joueurs du monde, ce sont des gens qui sont habitués à gagner, aussi habitués à avoir les honneurs, l'argent, bref, ils accomplissent leurs rêves.
03:20C'est là qu'ils se rendent compte qu'ils ne sont que des hommes, qu'ils peuvent être rattrapés par le destin.
03:25Donc c'est très important de pouvoir les aider à accepter cette prise de conscience qu'en fait on est fragile, qu'en fait on est vulnérable.
03:33Et reprendre le jeu, ça a pu les aider ?
03:36Le docteur Neveu, il nous explique que c'est une question de temps, pour certains oui ça peut aider, pour d'autres c'est des cas qui sont différents.
03:45Actuellement il y a d'abord la phase de choc, où on est surpris par la survenue du deuil.
03:51Ensuite la phase dépressive, avec la montée de tous les affects de tristesse, les pensées envers le défunt, et ensuite la phase de rétablissement.
04:00Plus le lien était proche avec le défunt, plus cette évolution se fait lentement.
04:06Il est important dans le groupe que l'entraîneur ait la sagesse de laisser chacun évoluer au rythme qui est le sien.
04:13Et encore une fois le coach, il n'est pas forcément préparé non plus à gérer ce genre de situation.
04:18Inévitablement il va y avoir une petite incidence forcément sur la saison de Liverpool.
04:21Et tout au long de cette saison, on a vu et on voit encore énormément d'hommages.
04:44Dès les premiers jours en ville notamment, vont fleurir d'immenses fresques murales justement sur les murs de maisons de Liverpool.
04:51On le voit vraiment partout ce numéro 20 à Liverpool.
04:54Il est très présent en ville, mais aussi lors des matchs de Liverpool à travers ses hommages qui lui sont rendus.
04:58Quand le Real Madrid par exemple début novembre se rend à Liverpool pour un match de Ligue des Champions,
05:22ils vont justement en fil de la veille pour aller rendre un hommage, pour aller se recueillir.
05:26Autre cas de figure, son coéquipier Robertson lorsqu'il se qualifie avec sa sélection de l'Ecosse pour la Coupe du Monde.
05:31Sa première pensée, elle est pour son ancien coéquipier en club et son ami Djogo Jota.
05:52Le 27 décembre dernier, ses deux anciens clubs s'affrontent, Wolverhampton face à Liverpool.
06:11C'est l'occasion notamment pour ses enfants de rentrer sur la pelouse avec les joueurs.
06:16Donc on le voit que tout au long de la saison et très régulièrement, il y a énormément d'hommages qui sont rendus à Djogo Jota.
06:21Alors est-ce qu'on ne met pas plus de temps à s'en remettre quand quasiment à chaque match, un hommage est rendu ?
06:26Là encore, tout est une question de temps mais aussi de timing.
06:30Et c'est une très bonne chose que les autres clubs rendent hommage, soient capables de dire
06:35« on a beau être rivaux sur le terrain, on est des êtres humains et on sait accueillir votre paix ».
06:40Je trouve que c'est très important et je trouve ça même assez beau.
06:42Au-delà d'une certaine période, et je pense qu'un an c'est pas mal,
06:45ce sera peut-être plus difficile parce que ça deviendrait de la sanctuarisation.
06:48Et ça, il ne faut pas que ça devienne un tabou, on ne peut plus rien faire sans penser à lui.
06:53Ça, il faudra que ça s'arrête un moment.
06:54Mais pour l'instant, il me semble qu'on est dans des temporalités tout à fait normales.
06:58Parce que Djogo Jota veille quelque part sur son club,
07:01plus que jamais Liverpool ne marchera jamais seul.
07:03On va rester silencieux à la fin de ce pourquoi et pas vous applaudir à tout rompre.
07:07On va remercier Arthur Géran et Baptiste Vautier qui vous ont aidé à le préparer.
07:10Alors c'est un pourquoi.
07:11Et Candice Roland et Nicolas Chebriand.
07:12Bien sûr, qui ont posé les questions à Marseille tous les deux.
07:14Merci également.
07:15C'est vrai que c'est un pourquoi délicat, évidemment.
07:19Dans une émission joyeuse, de bonne humeur et plutôt positive.
07:23En tout cas, c'est ce qu'on essaie de faire.
07:24Maintenant, je viens vous voir Olivier en tout premier.
07:26Je répète, parce que peut-être que les plus jeunes de sa pensée,
07:28que vous avez été joueur mais aussi entraîneur.
07:30Non mais, c'est important.
07:31Et quand ce genre de choses arrivent, ce que disait le psychiatre, le docteur Neveu,
07:35expliquait que finalement les joueurs prennent conscience qu'ils sont fragiles,
07:38ils ne sont pas des surhommes.
07:38Alors qu'on peut croire qu'on a toute la vie à 25 ans, qu'on est millionnaire et qu'on est adulé.
07:43Ça joue dans une équipe forcément dans la saison.
07:45Il y a un moment donné, ça vous rattrape, même sur votre niveau, non ?
07:48Sur le terrain.
07:49Ça vous rattrape dans votre management, j'imagine.
07:51Même sans l'avoir vécu.
07:53Oui, ça c'est quand même des trucs assez compliqués.
07:57Des événements hyper compliqués à vivre.
08:01Et surtout, l'importance de Diogo Jota dans le vestiaire.
08:07Parce qu'en fait, on a le sentiment, et moi quand je vais au Portugal,
08:11je peux vous dire que c'est puissant là-bas.
08:13Les gens y vont encore, bien sûr, sur sa tombe, etc.
08:16Mais on sent vraiment qu'il y a une...
08:19C'est quelqu'un qui est hyper aimé.
08:21C'est-à-dire que vous avez un coéquipier qui a un souci,
08:25bon, des fois ça passe.
08:26Mais là, quand c'est aussi fort que ça,
08:28donc c'est complètement dur à gérer.
08:29Et je crois qu'il arrive...
08:30Moi, j'ai bien aimé quand même le psychologue.
08:33Le psychiatre.
08:33Le psychiatre, pardon.
08:34Quand il explique que même pour l'entraîneur, c'est compliqué.
08:39Quelles sont tes paroles ?
08:40Tu dois avoir du mal à trouver les mots justes.
08:44Parce que toi aussi, tu le vis tellement fort.
08:46Parce que...
08:48En plus, le degré de relation que tu pouvais avoir avec Diogo Jota,
08:53l'importance.
08:55Et moi, je trouve ça hyper compliqué.
08:57C'est...
08:59D'ailleurs, vous l'avez bien quand vous perdez quelqu'un qui vous est cher.
09:02Ben, vous passez...
09:03Tout ce qu'il a expliqué, c'est vraiment fort.
09:06Et je pense que Liverpool, oui, il y en a bien pour un an quand même à s'en remettre.
09:09Mais c'est tellement compliqué de trouver les mots justes
09:12pour apporter de l'apaisement à tout le monde.
09:16Il faut être costaud, hein.
09:17Il faut être puissant.
09:19L'homme, évidemment, majoritairement.
09:22Le joueur aussi, qu'il était, manquait Liverpool.
09:26Les défaillances qu'on voit régulièrement.
09:29Liverpool moins fort que l'an dernier, qui marchait sur la Première Ligue.
09:33L'impact, il est inévitable.
09:36Je ne sais pas qu'il se cache peut-être derrière ça.
09:38Mais vous voyez ce que je veux dire ?
09:39On a l'impression que ce Liverpool-là, sans lui, a perdu une sorte de supplément d'âme.
09:43Oui, je pense que c'est un traumatisme qu'on a un peu sous-estimé.
09:46Moi, je me souviens qu'à la soirée du Ballon d'Or,
09:49on avait tenu à rendre hommage à Diogo Jota en faisant venir sa femme
09:52et une partie de l'effectif de Liverpool.
09:56Et nous, on était assis justement pas très loin du staff de Liverpool et des joueurs.
10:01Et au moment de l'hommage, j'ai vu leur visage, ils étaient complètement défaits.
10:05Van Dijk, Slott, tous regardés par terre, au bord des larmes.
10:08On sent que c'est quelque chose d'extrêmement compliqué.
10:11On sent que depuis qu'il n'est plus là, en fait, ils vivent avec un fantôme.
10:14Quand on voit tous les hommages, quand on voit qu'il garde sa place dans le vestiaire,
10:19même à chaque vingtième minute au stade à Liverpool,
10:24il y a un hommage qui lui est rendu à chaque fois.
10:28Donc, pour l'instant, je pense que c'est quelque chose d'extrêmement lourd.
10:30Et Olivier a raison, c'était quelqu'un qui était extrêmement apprécié.
10:33On le voit quand Robertson, qui est le capitaine de Liverpool, parle.
10:37C'est une plus belle déclaration de l'année.
10:39Oui, c'est hyper fort.
10:40Parce que l'Écosse n'a pas été en Coupe du Monde depuis des années.
10:44Il devrait être joyeux.
10:45Mais non, sa première pensée va à son copain Diogo Jota.
10:48Donc, c'est là aussi qu'on se rend compte à quel point ce joueur était adoré dans le vestiaire de Liverpool.
10:53Donc, c'est extrêmement compliqué.
10:54C'était intéressant, parce que disait aussi le docteur Neveu en expliquant qu'il y a un temps.
10:59Et ce temps, il n'est pas terminé.
11:01Du recommand, ses phases, ses hommages.
11:04Alors, en tribune, ça va durer sans doute encore des années.
11:07La place dans le vestiaire, à un moment, ça doit être quand même aussi un poids.
11:11Mais peut-être qu'à un moment, ça deviendra, quand ça devient décisif et on va rentrer dans ces matchs-là,
11:16peut-être le supplément d'âme perdu deviendra le supplément d'âme qui va les aider à retrouver le bon chemin.
11:23Et puis, peut-être une belle histoire.
11:26Sur cette saison, je ne suis pas sûre.
11:27Je pense que je le rejoins quand il dit peut-être se laisser une année.
11:29Je pense que cette année, il va falloir tourner la page à un moment donné.
11:33Et peut-être que la force de Liverpool, dans leur malheur, c'est qu'ils sont habitués.
11:37C'est un club qui est ô combien basé sur les drames qu'ils ont traversés.
11:41Le Hesel, Ellsbourg, évidemment.
11:45Ilsboro, pardon.
11:46Mais du coup, je pense que c'est un club qui a réussi à surmonter des traumatismes tellement terribles.
11:51Et qui a été habitué à se recueillir, à se reconstruire, à faire la place aux hommages.
11:55Quand je parle d'Isboro, dans les tribunes, c'est encore aujourd'hui les hommages aux victimes.
12:01Donc voilà, je pense que Diogo Rota, là, c'est un humain.
12:03C'est un homme de vestiaire.
12:04C'est un homme ô combien apprécié.
12:05Ça va mettre beaucoup de temps.
12:06Mais je pense que ça va faire son temps.
12:07Moi, j'ai mon exemple à la maison.
12:09Mon papa est un supporter de Liverpool depuis tellement d'années.
12:13Et cette année, je le vois, il est touché.
12:15Et à chaque match, mon père, il a des larmes qui tombent.
12:19Donc je peux imaginer un supporter qui est en France, ici, à Paris, devant son écran.
12:23À quel point il est touché par son équipe.
12:25Alors je ne peux pas imaginer dans un vestiaire.
12:26C'est normal qu'ils soient tous à côté de leur pompe.
12:28Et il va falloir que ça prenne un temps pour le digérer.
12:30Et on ne leur en voudra jamais pour ça.
12:31Ça ramène au côté humain, finalement, du footballeur.
12:35Je reviens sur ce que disait aussi le docteur, ce que vous dites là, maintenant, Giovanni.
12:38Non, mais parce que on n'a pas toujours conscience.
12:41On peut se dire, ben non, les millions, ça va.
12:43Non, mais vous voyez, si on se la joue des magots ou ce genre de choses.
12:47Rien à voir avec notre débat public-privé tout à l'heure.
12:49Ce n'est pas la question.
12:49Mais Diogo Jota, il est avec eux, là ?
12:53Ou c'est justement parce qu'il est trop avec eux qu'ils sont en difficulté ?
12:57Moi, j'avoue que je n'arrive pas à lier de manière très forte le problème de résultat.
13:04Parce qu'il y a eu aussi beaucoup de changements dans l'effectif.
13:08Et si on se rappelle bien, et Greg, pour le coup, on l'a vécu la saison passée.
13:12La saison, elle commence à décliner après le match face au Paris Saint-Germain.
13:14Et Liverpool, les soucis qu'on voit là, on en voyait déjà une grande partie.
13:17Peut-être même un chouïa avant. On se disait, ils les prennent presque au bon moment.
13:21Évidemment que ça joue, puisque les joueurs sont impactés.
13:24Non, ce qui est frappant et ce qui doit être extrêmement difficile,
13:29c'est qu'Olivier pourra peut-être en parler mieux que nous.
13:33Mais en plus, quand on est footballeur professionnel,
13:36je ne veux pas dire qu'on vit un peu comme des adolescents ou des lycéens,
13:42mais on est tout le temps ensemble.
13:44Il y a un côté parfois colonie de vacances, les déplacements.
13:47En fait, on est complètement dans une bulle.
13:50Et surtout, les rapports affectifs, finalement, les personnes qu'on voit le plus,
13:54ce n'est pas notre famille, etc.
13:55C'est nos coéquipiers.
13:57Quand on est en voyage avec quelqu'un, c'est un peu différent.
14:00On se livre de manière différente.
14:02Donc là, on est totalement dans l'humain.
14:04Et c'est un drame.
14:05C'est comme s'ils avaient perdu, parfois, c'est galvaudé le côté membres de famille.
14:09En tout cas, je pense que les joueurs, quand ils jouent ensemble,
14:11après, quand ils partent dans d'autres clubs, le lien se rompt peut-être.
14:15Mais quand ils sont dans le même com', il y a un côté très famille.
14:17Il y a beaucoup d'hommages.
14:18Vous l'avez montré, mon cher Adrien, mais pas que en Angleterre, bien sûr.
14:23Olivier l'évoquait.
14:24Au Portugal, c'est très, très fort.
14:25Encore aujourd'hui, le Portugal qui a rendu un vibrant hommage à Diogo Jota
14:29lors du premier match de la CELESAO à domicile depuis la disparition du joueur.
14:35C'était pour Portugal-Irlande le 11 octobre dernier.
14:3849 sélections avec le Portugal.
14:40Un visage de cette équipe.
14:42Il a participé à 2 euros et 7 minutes d'applaudissements de tout un stade à la 20e minute.
14:48En référence au numéro de l'attaquant de Liverpool.
14:51Là encore, c'était très émouvant.
14:53Et puis, il y a eu les hommages de la Fédération, du sélectionneur Roberto Martinez,
14:57des coéquipiers, notamment Cristiano Ronaldo, des supporters de tout un pays qui était sous le choc.
15:02Merci beaucoup.
15:03Merci Adrien.
15:04Merci à vos équipes qui ont bien travaillé.
15:06Dans un instant, on reparle foot pur et dur avec comment l'OM va faire trembler Liverpool.
15:14Ça sera le comment du soir.
15:15On aura les compos qui ne vont pas tarder.
15:17On vous les donnera.
15:17Et puis cet avant-match, on va se plonger dans ce match de gala entre l'OM et Liverpool
15:21qui va faire trembler de joie, on l'espère.
15:23Le Vélodrome, à tout de suite.
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