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  • il y a 4 semaines
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Télématin reçoit la championne de patinage artistique Surya Bonaly pour la sortie de sa bande dessinée autobiographique "Le feu sur la glace".

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Transcription
00:00Notre invité nous a fait rêver, vous a fait rêver devant la télé, son palmarès est exceptionnel et elle est également connue pour ses coups de cœur et ses coups de gueule.
00:11Bonjour, Surya Bonali, on est ravis de vous accueillir à l'occasion de la sortie de cette bande dessinée, c'est Votre Vie, ça s'appelle Le Feu sur la Glace, édition Marabule, Votre Vie, qui se décline en bande dessinée.
00:23On va bien évidemment découvrir tout cela, mais on commence par une petite séquence, ça s'appelle du tac au tac, Surya, quelques questions rapides pour mieux vous connaître, vous me répondez rapidement s'il vous plaît.
00:32D'accord.
00:32On y va ? Allez, reparlez à l'occasion de cette BD de votre carrière avec Séo et Séba, ça fait plaisir ou ça remue un peu ?
00:38Oh non, au contraire, ça fait plaisir, il y a des belles choses.
00:40Qu'est-ce qui glisse sur vous en général dans la vie ?
00:44Qu'est-ce qui glisse ? Je glisse déjà tous les jours sur le passé noir avec mes élèves.
00:48Les critiques par exemple, à l'époque, ça vous atteignait ?
00:52Non, parce que vraiment j'essayais de rester vraiment sur la glace, les histoires, c'était à l'extérieur, j'essayais de toujours bloquer.
00:58Selon vos amis ou votre famille, votre plus grande qualité ?
01:02Je pense gentillesse, générosité et écouter toujours l'autre, je pense.
01:10Un défaut ?
01:12Défaut, je dis toujours oui, malheureusement, j'ai du mal à dire non.
01:16Et voilà, c'est souvent un peu difficile pour moi de dire non et malheureusement, ça me fatigue.
01:24Vous vous sentez plus française ou américaine ?
01:27Quand je suis enfant, je suis absolument française.
01:29Sur le sol américain, je suis un peu forcée d'être vraiment à s'impose américaine,
01:34mais quand même, j'ai déjà mon accent français, donc déjà, je le garde et je suis contente d'être française.
01:40Merci, Souria, d'avoir répondu à ces questions.
01:42Donc, votre actualité, c'est cette bande dessinée, Le Feu sous la glace, chez Marabulle.
01:46Toute votre vie y est racontée, de votre naissance en 1973, au plus haute marge des podiums,
01:52en passant par les polémiques et les coups de gueule.
01:54Avant de revenir sur votre carrière, on va vous retrouver là où vous avez excellé, sur la glace.
01:59Souvenirs, regardez.
02:00La pirouette Bill Mann.
02:24Et le salto arrière qu'elle a tenté aussi.
02:301,58 m, 43 kg, Souria Bonali, bondissante sur la glace, comme à son habitude.
02:43Si on remonte le fil, Souria, dans cette très belle BD, vous êtes adoptée par vos parents Suzanne et Georges en 1974.
02:50Et très vite, bébé, vous êtes sur la glace, vous patinez.
02:54Dans quelles circonstances et qui vous y met sur cette glace ?
02:56En fait, ma mère était prof de sport et en tant que prof de sport, on a le droit de venir dans des clubs et être bénévole.
03:04Donc, ma mère faisait déjà ça à la patinoire de Nice, sur la route de Dignes, d'antan.
03:10Et c'était chouette parce qu'en fait, on ne pouvait patiner que six mois de l'année.
03:13C'était assez chouette parce que l'hiver, on patinait et l'été, on faisait des sports d'été.
03:18Donc, j'aimais ça.
03:18Après, malheureusement, ça s'est fermé et heureusement, parce que la patinoire de Jean-Mouin à Nice a été construite.
03:25Et à partir de là, j'ai patiné tous les jours.
03:28Et grâce à ma mère, je pouvais patiner un peu gratuitement parce qu'elle était là.
03:32Donc, j'ai eu la chance de bénéficier de plusieurs heures de patinage.
03:34Deux ans, trois ans, le premier contact avec le patinage.
03:35Oui, exactement.
03:36Parce qu'en fait, ma mère était entraînée à la patinoire.
03:40Et puis, à ce moment-là, les baby-sitters n'existaient pas.
03:42Alors, elle m'a amenée et puis, au début, je ne patinais pas.
03:46Et puis, après, quand j'ai eu la chance d'avoir des grands pieds, j'ai pu chausser les patins.
03:51Et voilà.
03:52Donc, à partir de là, j'étais à la patinoire tout le temps.
03:54Et après, il y a la télé, il y a les compétitions.
03:56C'est là que vous rêvez de compétitions.
03:59Et c'est une patineuse, c'est Katharina Witt qui vous dit, moi aussi, qui va vous faire dire, moi aussi, je peux faire un double axel.
04:07Ça a été un moment important, fondateur, j'imagine, non ?
04:11Bien sûr.
04:11Déjà, quand j'étais petite, j'ai grandi, je n'avais pas de télé.
04:14Mais pour les Jeux olympiques de 1984, mes parents ont fait vraiment tout pour économiser, pour pouvoir acheter un écran de télé.
04:21Bien sûr, c'était en noir et blanc à ce moment-là.
04:23Mais quand même, on a eu de la chance.
04:25J'ai pu voir les Jeux olympiques.
04:26Et là, à partir de là, ça a été la révélation.
04:28Et je me suis dit, un jour, j'aimerais bien y être.
04:31C'était à Sarajevo.
04:32Et j'ai eu la chance d'avoir rencontré mon entraîneur, Didier Gaillaguet, qui a pu enfin rêver et avoir ce rêve exceptionnel.
04:41Alors, il y a eu Didier Gaillaguet.
04:43Et ensuite, c'est votre maman qui a été votre coach et votre entraîneuse.
04:46Elle est très présente, évidemment, dans ce livre.
04:48Quel rôle elle a joué, cette maman ?
04:50Une maman qui fait tout.
04:54Maman à la maison, à la patinoire, c'était le prof.
04:57Mais je veux dire, c'était ma couturière pendant de longues années.
05:01Elle s'occupait de mes cheveux.
05:03Elle dessinait mes robes.
05:05J'ai toujours des super belles robes et originales.
05:07Au début, qui n'étaient pas appréciées.
05:09Mais c'était original, elle s'est fait maison.
05:12Donc, c'était chouette.
05:13Et puis, elle s'occupait de tout.
05:16Des études.
05:17Elle s'occupait de ma condition physique, de ma diététique.
05:21Vraiment, c'était...
05:22Et puis, c'était une histoire de famille.
05:23Mon papa faisait mon manager à ce moment-là.
05:27C'était le clan Bonali.
05:28Voilà.
05:29Et puis, en plus, ça ne se faisait pas.
05:30Je veux dire, on est quand même dans les années 80-90.
05:33Donc, je pense que c'était important d'être vraiment soudé.
05:36Parce que maintenant, la nouvelle génération a tout.
05:38On a des managers, on a des agents, on a des masseurs.
05:41On n'avait pas tout ça.
05:43Alors, vous n'éluz rien.
05:44Parce qu'il y a notamment une page où on voit des reprises des journaux de l'époque.
05:47C'est marqué Suzanne Gourou.
05:50La fin d'une collaboration.
05:51Madame Bonali, mère pieuvre.
05:54On disait qu'elle était dure.
05:55Elle était autoritaire, votre maman.
05:57Est-ce que vous confirmez ?
05:58Autoritaire, vous savez, quand vous êtes au niveau, on doit prendre les choses un peu plus sérieusement.
06:04Donc, voilà.
06:04Les Jeux olympiques, à l'approche des Jeux, des chapeaux-palettes du monde, il fallait être direct.
06:10On n'a pas le temps d'être trop calme.
06:13Et en plus, je pense que c'était surtout pas apprécié d'avoir des parents en prof.
06:17Parce que maintenant, quand on voit, il y a beaucoup d'élèves au niveau mondial, de patineurs, leurs parents qui sont derrière, on entend la barrière.
06:24On dit que c'était mal vu.
06:25Oui, c'était mal vu.
06:26Parce que maintenant, ça se fait beaucoup.
06:27Déjà, Stéphie Graf, qui avait son papa.
06:30Maintenant, on voit plein de champions.
06:32D'ailleurs, le champion, peut-être le futur champion du monde ou olympique de patinage.
06:37Ses parents ont fait les Jeux olympiques.
06:38D'accord en 98 avec moi, mais ce sont ses parents qui les entraînent.
06:43Donc, il y a beaucoup.
06:43Il y a à peu près 5-6 patineurs au niveau mondial où leurs parents les entraînent.
06:48Et là, plus personne ne dit rien.
06:50Une question sur votre caractère.
06:52Je ne sais pas.
06:52On en parlait tout à l'heure.
06:54On était fans.
06:55On vous regardait en compétition.
06:57Et j'étais assez fascinée de voir cette force qui se dégageait de vous, même dans l'injustice.
07:03Et quelque chose de très flegmatique, de très maîtrisé.
07:06Est-ce qu'il y avait des moments où vous craquiez ?
07:09Ou est-ce que c'était une force ?
07:11Vraiment, vous teniez à rester solide et fière devant les caméras ?
07:17Racontez-nous.
07:18Je pense que c'était ma force de pouvoir dire sur la glace, je suis dans ma petite bulle.
07:25Et en dehors, je laisse passer, je laisse couler.
07:28Ce sont juste des mots.
07:29Ce sont juste des articles, mais je ne m'en occupe pas.
07:33Vous arrivez à avoir ce détachement.
07:34Et mon père aussi savait bien.
07:36Vous protégez.
07:36Je me protégeais, ils s'en occupaient, ils s'occupaient de tous les articles, ils les mettaient dans un livre.
07:42Même encore, je les vois.
07:43Maintenant, ça me fait drôle de voir tous ces articles d'il y a 25 ou 30 ans en arrière.
07:49Et donc voilà, je pense que chaque personne savait quoi faire pour me protéger.
07:54Je pense que ça a été notre force, je pense, dans la famille.
07:57Alors, s'il y a bien une image souriaque qu'on a tous en tête, c'est celle-ci.
08:01Vous allez la voir, donc c'est évidemment raconté dans cette BD.
08:03En 1994, la Shiba au Japon, ce sont les championnats du monde.
08:07Vous finissez deuxième et vous avez le sentiment qu'on vous a volé votre victoire.
08:12Regardez le caractère de Souria.
08:13Coup de théâtre.
08:16Au pied du podium, Souria refuse de monter sur la deuxième marche.
08:20L'officiel chargé de lui remettre la médaille d'argent est décontenancé.
08:24Les bravos de la foule se transforment en sifflet.
08:29Finalement, Souria fait contre mauvaise fortune bon cœur et accepte.
08:33L'incident est clos, ou presque.
08:37L'émotion, sans doute aussi la déception, l'emporte à nouveau.
08:40Souria ne gardera que 12 secondes au coup sa médaille d'argent.
08:47Vous avez 21 ans, là ?
08:50Oui.
08:50Et c'est votre décision toute seule ?
08:52Ça fait longtemps.
08:53Vous n'avez pas changé.
08:54C'est votre décision toute seule ?
08:55Absolument, oui, oui, oui.
08:57C'est dur, quoi.
08:58Vous vous rappelez du contexte, Souria ?
09:00Oui, oui, contexte deuxième.
09:03Je pensais que j'allais peut-être décrocher le titre.
09:06Et puis, ça ne s'est pas fait au dernier moment.
09:08Avec le sentiment que les juges n'ont pas été justes ?
09:12Un juge, quoi.
09:16Malheureusement, les juges n'étaient pas à 100% pour moi.
09:19À la fois, c'est normal, mais à la fois, c'était injuste.
09:22Et puis, à la fois, nous sommes au Japon.
09:24C'est normal que, normalement, quand nous sommes dans le pays,
09:29on pense qu'un Japonais va gagner si on est au Japon.
09:32Si on est aux États-Unis, c'est normalement une Américaine qui est sur le podium.
09:35C'était comme ça d'antin.
09:37Et en France, bien sûr, il n'y a pas de Français.
09:40On fait venir tout le monde.
09:43Et Yuka Sato, qui est donc sur le podium,
09:46vous considérez à votre place, médaille d'or.
09:49Vous en avez reparlé avec elle après ?
09:51Vous avez échangé sur cet événement ?
09:53Non, on n'en a jamais parlé, mais on est resté amis.
09:56On a fait des spectacles ensemble.
09:58On s'est resté cordiales.
10:00Elle ne vous en a pas voulu ?
10:01Non, non, non.
10:02Parce qu'à la fois, c'est vrai, c'est une bonne patineuse.
10:05Elle n'y est pour rien, la pauvre.
10:06Et à la fois, son papa était aussi ancien champion.
10:11Donc, elle avait déjà une bonne réputation dans la famille, au Japon.
10:15Donc, voilà.
10:16Après, on a fait des spectacles ensemble, dormi ensemble, tourné dans le métier.
10:21En tout cas, tous autour de cette table à la maison,
10:22je suis sûre que personne n'a oublié cette séquence
10:24qui a marqué, évidemment, quand on était devant la télé à l'époque.
10:27Et d'autres images aussi de votre carrière
10:29qu'on va revisiter et revoir avec Mathilde.
10:32Oui, moi, je vous ramène bien avant les podiums, Souria.
10:35Là où vous avez grandi, à Nice.
10:37Vous allez voir ces images de votre enfance, assez rares,
10:40diffusées en 88, mais tournées par votre famille.
10:42En même temps qu'elle a appris à marcher,
10:45Souria a appris à patiner à Nice, seule et en couple.
10:49Afin de progresser, Souria a dû s'exiler en région parisienne
10:52et quitter les animaux qu'elle aimait.
10:55Souria n'avait que 8 mois lorsqu'elle a été adoptée.
10:57Elle s'est découvert une famille et en a fait le bonheur.
11:01Je me sens vraiment son prof, mais je me sens aussi vraiment sa mère.
11:04Donc, c'est une situation formidable.
11:07Championne de France junior, Souria vise plus haut,
11:10mais elle doit également penser aux études.
11:13Vous faisiez vos devoirs dans la camionnette
11:16parce que vous suiviez les cours par correspondance.
11:18Qu'est-ce que ça vous fait de revoir ces images ?
11:21C'est beau.
11:21C'est beau, d'ailleurs.
11:22D'ailleurs, un petit peu.
11:23Attendez.
11:24Hop !
11:24On a prévu, regarde.
11:25Merci.
11:26Ça fait toujours ça, c'est normal, d'avoir des images.
11:28D'habitude, je regarde à la télé, je vois les gens pleurer.
11:31Non, c'est chouette.
11:34C'est une belle vie.
11:35Et puis, je n'ai aucun regret.
11:39C'était original.
11:42Et puis, mes parents avaient 100% envie que ça réussisse.
11:46Et puis, ils ne savaient pas.
11:47On n'avait pas de projet de dire,
11:50tu vas être championne olympique ou quelque chose.
11:51Mais on le faisait à 100%.
11:53Tous, c'était…
11:55Pas de plan de carrière, mais c'était quand même…
11:56Non, on voulait juste que je fasse le mieux.
11:58Alors, tout le monde se mettait à 100%, était investi.
12:01Donc, c'est chouette, quoi.
12:03Je veux dire, moi, je ne disais jamais non.
12:04J'étais toujours positive en tant que gamine.
12:07Et puis, je savais que ça marchait.
12:09Mais on disait toujours, la prochaine fois, ça ira encore mieux.
12:12Et puis, mes parents se donnaient à 100% au travail.
12:16On fait beaucoup de sacrifices.
12:17Énormément de sacrifices.
12:18Je rappelle, ma mère partait travailler pendant 2-3 heures.
12:21Et puis, elle avait une pause.
12:22Elle reprenait la voiture pour aller revenir à la patinoire
12:24pour me voir pendant une demi-heure, trois quarts d'heure.
12:26Et puis, elle repartit encore.
12:27Donc, heureusement, elle n'a jamais pris de ticket.
12:30Parce qu'elle roulait peut-être trop vite.
12:32Mais en tout cas, elle a toujours tout fait le maximum.
12:33Et c'est chouette.
12:34Et mon père faisait des kilomètres entiers
12:36pour m'amener en compétition, m'amener à l'aéroport, à l'heure, tout ça.
12:41Et ça marche.
12:42Ça marche, puisqu'en 86, vous n'avez que 12 ans.
12:44Et l'on parle déjà de vous.
12:45Alors, pas pour le patin à glace, mais pour le tumbling,
12:48dont vous venez de remporter le titre de championne du monde
12:51chez les moins de 15 ans.
12:54Souriante souria.
12:55Même pas émue d'être sacrée championne du monde,
12:58ce petit bout de femme, croyez-moi, ça va être quelqu'un.
13:01Le matin, je patine jusqu'à midi.
13:04Et après, je vais au tumbling l'après-midi.
13:07Je fais des devoirs jusqu'à 4 heures.
13:09Après, les 4 heures à 6 heures, je fais entraînement.
13:11Et après, je continue les devoirs.
13:12Un rythme de dingue.
13:14Un an plus tard, en 87, ça y est, on vous retrouve sur la glace.
13:17Lors d'un gala à Nice, vous faites, on va dire, votre signature.
13:20Le fameux salto arrière, qui vient d'avoir une mention dans le livre des records.
13:25Souria Bonali, 12 ans.
13:27Elle est la seule au monde à exécuter un salto arrière à cet âge.
13:34Parce que ma mère était professeure de gymnastique.
13:37Alors, moi, j'ai commencé à en faire à la gym.
13:40Et puis, de les voir faire tous des salto arrière, les profondes soutenaires,
13:44les trucs comme ça, j'ai voulu en faire.
13:48Et oui, tout simplement, ça a l'air simple.
13:51Mais t'es l'âge de 12 ans.
13:52Mais comment c'est venu ?
13:54En fait, je faisais du patin et de la gymnastique et du tumbling.
13:58Donc, c'était vraiment un peu un sport complet.
14:02Donc, pour moi, je me sentais incapable.
14:04Je me suis dit, bon, je sais le faire.
14:06Pas seulement à la piscine.
14:07Je peux peut-être le faire, car je savais maîtriser sur le seau, sur le particable.
14:13En double, je faisais des doubles vrilles, des triples vrilles.
14:16Le double salto était fastoche, comme on le disait.
14:19Donc, je me suis dit, pourquoi pas ?
14:20Je pense que j'ai une âme d'acrobate ou de futur showgirl.
14:27Je ne sais pas, parce que j'aimais bien faire le spectacle,
14:29mettre des habits de paillettes.
14:30J'adorais Oli Déonais.
14:31Donc, c'était quelque chose...
14:33Et le tout premier, Panto ?
14:34Vous vous souvenez, le tout premier sur la glace ?
14:36Oui, oui, oui.
14:36Et aussi du premier coup ?
14:37Oui, oui.
14:37Il faut mieux, oui.
14:38Il faut mieux, oui.
14:39Il faut mieux, oui.
14:40Il y a encore ?
14:41Non, non, non.
14:43J'ai arrêté.
14:43Elle a levé le pied.
14:46Merci, Mathilde.
14:47Merci beaucoup.
14:47C'est le moment de la surprise, Surya.
14:49On parlait de votre force de caractère et votre mental.
14:51Il y a un ami d'enfance qui peut le confirmer.
14:53Il s'appelle Rodolphe.
14:55Regarde, il a un petit message pour vous.
14:56Je pense que ces images vont te rappeler quelques souvenirs.
14:59C'est là qu'on a inauguré cette patinoire de Nice en 1984.
15:03Je me souviens que tu as eu ta première vraie grosse blessure ici sur un double axel,
15:07à cet endroit même exactement.
15:09On pensait plutôt voir pendant un petit moment,
15:10mais tu avais décidé avec ta maman d'installer un trampoline en bas de la patinoire
15:14pour continuer à sauter et t'entraîner malgré le plâtre,
15:17ce qui montrait déjà un mental d'acier qui t'a suivi toute ta carrière.
15:20En tout cas, Mathieu, où tu es ici chez toi, ta ville, c'est Nice.
15:24C'est un peu ta patinoire.
15:25Et reviens nous voir quand tu veux.
15:27On pense à toi.
15:28Tu fais partie de la famille.
15:29Tu fais gros, gros bisous.
15:31C'est trop mignon.
15:33C'est vrai qu'on a commencé à patiner ensemble.
15:38Et puis avec sa soeur, c'était un peu les trois musquetaires.
15:41Et puis en plus, je fais du couple.
15:43Donc grâce à lui, c'est là où j'ai commencé.
15:46Je me suis dit peut-être que je ferai du couple pour de vrai à haut niveau.
15:50Merci Rodolphe pour cette surprise.
15:52Merci à lui.
15:53Adrien, vous avez poussé notre invité à faire des choix ce matin.
15:55Absolument.
15:56Vous allez devoir choisir sur il y a rien de grave.
16:00Ne vous inquiétez pas.
16:01Regardez, nous avons préparé pour vous les cinq anneaux olympiques.
16:05Ce sont les anneaux mystères.
16:06Derrière chaque couleur se cache quelqu'un ou quelque chose.
16:10Je veux bien que vous choisissiez une couleur.
16:12Et puis vous allez nous en parler, bien sûr.
16:14D'accord.
16:14Par quel anneau voulez-vous commencer ?
16:16Le bleu.
16:17L'anneau bleu.
16:18Comme moi.
16:18Votre petit pull ce matin.
16:20Et derrière l'anneau bleu, c'est une femme qui s'appelle Eva Longoria.
16:26Eva Longoria, elle a produit une série documentaire dans laquelle on vous retrouve.
16:30Ça s'appelle Versus.
16:31C'est quand même, j'imagine, un kiff d'avoir un jour un appel d'Eva Longoria.
16:37Je ne sais pas si elle vous a appelé.
16:39Qui vous dit, oui, Suria, j'ai envie que tu sois dans ma série documentaire.
16:42C'est comme ça que ça s'est passé.
16:43Oui, oui, tout à fait.
16:44On m'envoyait des e-mails, on a téléphoné.
16:46Et puis on s'est dit, je suis capable de venir à Las Vegas et d'envoyer la production
16:52pour préparer ce documentaire.
16:55Donc je trouvais que c'était chouette.
16:56Et depuis, Eva Longoria, vous avez son portable, vous faites des petits textos de temps en temps.
17:01Mais Eva Longoria, quel portable ?
17:03C'est un peu ça.
17:04On va mettre les choses à leur place.
17:06Tout à fait.
17:07Mais je n'ai pas osé rappeler en disant, en demandant un autographe.
17:10Non, j'aurais dû, mais bon.
17:11Il y a une autre série documentaire sur Netflix qui s'appelle Losers.
17:16Alors, pour le coup, c'est quand même étonnant d'être dans une série doc qui s'appelle Losers,
17:21qui veut dire perdant en français.
17:24Ça vous a fait plaisir d'être dans cette série documentaire ?
17:26Oui, je trouvais ça un peu bizarre le titre.
17:27Mais ils m'ont dit, je sais que Losers, ça peut être un titre un peu choc,
17:32mais qui peut peut-être appeler les téléspectateurs.
17:36Accrocher.
17:37Accrocher, oui.
17:37Et c'est vrai que, oui, parce qu'il y avait 7 autres documentaires.
17:41Très, très, très beaux d'ailleurs.
17:43Et c'était des histoires vraiment incroyables.
17:46J'espère qu'en cas où vous devriez les regarder, c'est vraiment chouette.
17:49On choisit une autre couleur, un autre anneau ?
17:51Le vert.
17:53L'anneau vert.
17:55Alors, l'anneau vert, vous avez reconnu évidemment peut-être la silhouette de ce qui s'y trouve.
17:59Ce sont des patins à glace, une paire de patins.
18:02C'est le personnage de votre vie, bien sûr.
18:03Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est est-ce que vous les aimez, ces patins,
18:07ou est-ce que quand même, au fond de vous, si on est totalement honnête, vous ne les détestez pas un peu ?
18:13Les patins, ça peut faire mal.
18:15Mais, surtout quand on les porte plus de 10 heures, ça m'arrive quand je fais des stages.
18:20Par jour ?
18:21Oui, oui, des fois, ça m'arrive 10 heures.
18:22Parce que quand on fait des stages d'été, ça dépend, on reste des heures et des heures à la patinoire.
18:28Et les gens proposent de faire des stages de 2-3 jours, des fois 3 semaines d'affilée.
18:34Et il faut patiner autant de temps par jour.
18:36Et des fois, je ne les enlève même pas parce que c'est trop fatiguant.
18:39Je perds.
18:39Oui, parce que le temps de dire, je dois manger, je dois aller au petit coin, je dois enlever mes patins.
18:44Je n'ai pas le temps de tout faire.
18:45Donc, vous les gardez.
18:46Donc, je les garde.
18:47Ça fait encore plus mal.
18:48Mais vous ne vous êtes pas dit, à certains moments, je les déteste, je veux les laisser, je veux faire autre chose.
18:53Ils m'ont volé, je ne sais pas, ma jeunesse.
18:55Non, pas encore.
18:58Jamais.
18:59Non, non, non, c'est vrai que ça fait mal.
19:00Des fois, j'entraîne en moonboot.
19:02C'est vrai que, comme je le dis souvent à mes élèves, je lui dis, j'ai appris à patiner avec des profs qui avaient des moonboots à la patinoire.
19:09Et pourtant, même une grande prof russe qui a produit des champions olympiques, je pense que je n'ai jamais vu patiner une seule fois.
19:18Donc, c'est possible.
19:19Mais c'est vrai que la nouvelle génération n'aime pas quand on met les moonboots.
19:22Elle est paresseuse.
19:24Donc, je suis obligée de mettre les patins qui me font mal.
19:27Et bien sûr, quand il fait moins 10 à la patinoire, c'est dur.
19:30Merci beaucoup, Adrien.
19:32Et d'un mot, on ne l'a pas dit, mais vous continuez à patiner, vous continuez à coacher, vous entraînez aux Etats-Unis.
19:36Oui, oui, je suis passée de l'autre côté de la barrière, maintenant.
19:39Aux Etats-Unis, c'est ça.
19:40On remercie Souria Bonali d'être venue nous voir.
19:43On était très heureux de vous retrouver et de vous dire combien on vous a adoré, combien on vous adore.
19:47On était devant la télé, on vibrait avec vous.
19:49Évidemment, il faut avoir notre âge.
19:51Surtout le vôtre, d'ailleurs.
19:54Nous aussi.
19:55Elle est sur Netflix.
19:56Oui, mais notre collectif, on n'est pas à 10 ans près, les amis, quand même.
19:59Allez, Souria Bonali.
20:01Un peu quand même.
20:02Ce livre, en plus, c'est franc pour toutes les générations.
20:04Donc, c'est les jeunes, les moins jeunes et les fans qui veulent faire du collecteur.
20:09Ça s'appelle Le Feu sur la Glace, édition Marabule.
20:11Merci d'être venu nous voir, Souria Bonali.
20:13Merci, c'est super gentil.
20:14À bientôt.
20:14À bientôt.
20:15À bientôt.
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