- il y a 2 jours
Voilà déjà un an que Donald Trump a réinvesti la Maison Blanche. A mi -chemin des élections de mi-mandat, quel premier bilan peut-on tirer de ce nouveau mandat ? Comment comprendre ses gesticulations géopolitiques ? Décryptage dans un instant.
Retour en France. Lecornu sauve sa tête grâce à un budget qui penche à gauche. C’est bel et bien l’épilogue de la saga budgétaire, et il s’est joué au 49-3 !
Et puis les municipales sont bien lancées et Sarah Knafo part à l’assaut de la Capitale. Le maître mot de la campagne : faire de Paris une ville heureuse. Une sacrée entreprise que la candidate de droite entend mener tambour battant pour s’imposer dans le jeu parisien.
Retour en France. Lecornu sauve sa tête grâce à un budget qui penche à gauche. C’est bel et bien l’épilogue de la saga budgétaire, et il s’est joué au 49-3 !
Et puis les municipales sont bien lancées et Sarah Knafo part à l’assaut de la Capitale. Le maître mot de la campagne : faire de Paris une ville heureuse. Une sacrée entreprise que la candidate de droite entend mener tambour battant pour s’imposer dans le jeu parisien.
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00:00Générique
00:00Madame, Monsieur, bonsoir. Bienvenue dans cette nouvelle édition.
00:19Voilà déjà un an que Donald Trump a réinvesti la Maison-Blanche à mi-chemin des élections de mi-mandat.
00:24Quel premier bilan peut-on tirer de celui-ci ? Comment comprendre ces gesticulations géopolitiques ? Décryptage dans un instant.
00:33Retour en France ensuite. Le cornu sauve sa tête grâce à un budget qui penche à gauche.
00:38C'est bel et bien les pilotes de la saga budgétaire et il s'est joué au 49-3.
00:43Et puis les municipales sont bien lancées et Saracnafo part à l'assaut de la capitale.
00:47Le maître mot de sa campagne, faire de Paris une ville heureuse.
00:51Une sacrée entreprise que la candidate de droite entend mener tambour battant pour s'imposer dans le jeu parisien.
01:01Donald Trump fête son deuxième premier anniversaire à la Maison-Blanche.
01:06Pour l'occasion, le président américain a visiblement décidé de se payer Macron.
01:09Une opération à l'image de son action depuis son retour au pouvoir.
01:12« America first ». Le slogan de Trump était partout mais personne n'avait visiblement compris ce qu'il induisait vraiment.
01:19Pourtant, derrière l'Amérique d'abord, il fallait avant tout voir que le reste du monde viendrait après.
01:25Et c'est bien cette ligne de conduite que Donald Trump suit depuis son retour à la Maison-Blanche il y a tout juste un an.
01:31Celui-ci a commencé en fanfare sur le terrain national avec la mise en scène des signatures de Técrypte mettant un coup d'arrêt au wokisme,
01:38à l'immigration clandestine et à des réglementations des affaires, ainsi qu'aux subsides des officines de déstabilisation telles que l'USID grâce au concours d'Elon Musk.
01:47Au rang des effets positifs, une croissance plutôt embellie avec un chiffre supérieur à 4% pour la fin de l'année 2025 et une inflation contenue.
01:56Certains signaux montrent aussi que le secteur industriel repartirait dans le bon sens, sans doute grâce aux droits de douane qui ont un effet direct sur les délocalisations.
02:04Concernant le chômage et le niveau de vie, il est un peu tôt pour évaluer l'action de Donald Trump,
02:09mais ses soutiens affirment que les prochaines étapes fiscales rendront du pouvoir d'achat aux Américains.
02:14Le pays, déjà en tension sous l'air de Joe Biden, reste très fracturé,
02:18avec une opposition de plus en plus radicale entre les partisans des démocrates et des républicains.
02:23Les récentes actions de la police de l'immigration ont une nouvelle fois montré les affrontements entre les deux bords,
02:28aiguisés par la bavure dominée à police, où un policier a abattu une manifestante qui refusait d'arrêter son véhicule.
02:34Les chiffres de l'immigration ont toutefois radicalement baissé, avec un solde migratoire négatif, une première depuis 50 ans.
02:42Ce bilan intérieur sera probablement le principal point qui motivera le vote des Américains dans un an pour les élections de mi-mandat.
02:48Mais les résultats sur la scène internationale auront sans doute aussi une incidence.
02:53D'abord, une partie de la base électorale de Donald Trump attendait de lui qu'il se détourne radicalement des affaires extérieures,
03:00désir qui restera pour le moins inassouvi.
03:02Cela tente sur le thème géopolitique, la paix en Ukraine.
03:06Un échec cuisant lié aux incursions européennes gangrénées par les vestiges néoconservateurs
03:11qui n'ont pas pour autant quitté complètement l'état profond américain.
03:15Et si ce revers colla la peau de Donald Trump depuis ses promesses de campagne, il aura toutefois réussi son défi America First sur ce dossier.
03:23En effet, s'il n'a pas rétabli la paix, il est parvenu à faire payer aux Européens les armes américaines envoyées à Kiev.
03:29Je n'ai pas encore décidé du nombre, mais ils vont en avoir car ils ont besoin de protection.
03:36Mais l'Union européenne paie pour ça. Nous ne payons rien pour ça, mais nous allons les envoyer.
03:42Ce sera des affaires pour nous. Nous leur enverrons des patriotes dont ils ont désespérément besoin.
03:47Parce que Poutine a vraiment surpris beaucoup de gens.
03:50Il parle gentiment et puis il bombarde tout le monde le soir.
03:52Donc, il y a un petit problème là et je n'aime pas ça.
03:56Une belle prouesse qui stoppa l'hémorragie budgétaire en flattant le complexe militaro-industriel américain
04:02n'a guère acquis à la cause belliciste des néoconservateurs de l'ère démocrate.
04:07Ce positionnement n'a nullement empêché Trump de se rapprocher de Vladimir Poutine
04:11pour cultiver les débouchés économiques entre les deux pays
04:13pendant que l'Europe s'acharne sur les sanctions qui lui nuisent.
04:17Donald Trump a ensuite voulu conquérir son Nobel de la paix sur le terrain proche oriental.
04:22Résultat, un cessez-le-feu à Gaza qui n'a que le nom puisque les frappes se poursuivent encore aujourd'hui.
04:27Les relations avec l'Iran sont également source d'inquiétude pour la planète
04:30après des frappes menées lors de l'opération marteau de minuit pour détruire les installations nucléaires.
04:36Les manifestations à Téhéran sont aussi le manteau d'une potentielle intervention plus ou moins officielle
04:41à laquelle Trump ne semble pas encore avoir cédé.
04:44L'enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse,
04:47exfiltré du Venezuela au saut du lit par des forces spéciales américaines,
04:50a montré qu'Hollywood n'avait parfois rien à envier à la réalité.
04:55Dans cette affaire, les questions de trafic de drogue ont permis de faire passer au second plan
04:59les intérêts pour le pétrole que les industries américaines savent déjà extraire.
05:03Reste que l'opération rocambolesque et l'instabilité du pouvoir par intérim
05:07dissuadent en partie les entreprises américaines de s'y revestir vaillamment pour le moment.
05:12Sont venues ensuite les velléités sur le Groenland,
05:14suivant une logique de vision continentale de Trump,
05:17lui assurant profondeur stratégique et richesse de matières premières.
05:22De quoi mettre l'Europe en émoi sans que cela soit de nature à faire changer d'avis le président américain.
05:26Pas qu'ils vont trop résister.
05:29Il faut qu'on l'ait, il faut qu'ils le fassent.
05:32Ils ne peuvent pas le protéger.
05:36Le Danemark, ce sont des gens formidables.
05:38Et je connais les dirigeants, ce sont des gens très bien.
05:40Mais ils n'y vont même pas.
05:41Et vous savez, parce qu'un bateau y est allé il y a 500 ans,
05:44puis on est reparti, ça ne vous donne pas un titre de propriété.
05:47Donc nous en reparlerons avec les différentes parties.
05:52Un constat de faiblesse qui n'est pas démenti par l'envoi sur place des 15 chasseurs alpins français.
05:57Pas non plus par les récents messages d'Emmanuel Macron que Trump a publiés sur son propre réseau social.
06:02Le président français proposait ainsi à Trump d'organiser un G7 après leur rout de Davos
06:07pour évoquer la question du Groenland, mais aussi une sorte de pot pourri géopolitique,
06:12puisqu'il voulait inviter les Syriens, les Ukrainiens, les Russes et même les Danois.
06:16La publication de ce message par Trump, en plus de son commentaire rappelant
06:19qu'Emmanuel Macron n'avait plus que quelques mois passé à la tête de notre pays, a servi de réponse.
06:24Une humiliation bien méritée pour Emmanuel Macron,
06:27qui avait lancé la mode de la divulgation des conversations diplomatiques
06:30avec les révélations d'un appel téléphonique avec Vladimir Poutine,
06:34diffusé par la télévision française.
06:36Et comme si la coupe n'était pas pleine,
06:38Trump a même menacé directement le président français.
06:41Ce que je devais faire, c'est que si les Français se montrent hostiles,
06:44j'imposerais des droits de douane de 200% sur ces vins et ces champagnes.
06:47Et Emmanuel Macron se joindra à nous.
06:49Mais il n'est pas obligé de le faire.
06:50S'il dit qu'il refuse de rejoindre le Conseil de paix,
06:53il me le dira probablement d'une manière un peu différente.
06:55Mais s'il l'a vraiment dit, comme vous le savez,
06:57il ne sera plus en fonction dans quelques mois.
06:59Un nouveau camouflet pour Emmanuel Macron
07:01qui n'aura pas vraiment pu compter non plus sur Ursula von der Leyen.
07:04Nous considérons le peuple américain non seulement comme nos alliés,
07:08mais aussi comme nos amis.
07:11Nous plonger dans une spirale négative ne ferait qu'aider les adversaires
07:16que nous sommes tous deux déterminés à maintenir hors du paysage stratégique.
07:22Notre réponse sera donc ferme, unie et proportionnée.
07:30Ferme, unie et proportionnée.
07:33En réalité, car pète.
07:35Et tout porte à croire que Donald Trump arrivera à ses fins d'une façon ou d'une autre.
07:39En effet, l'objectif est très pragmatique.
07:41Les terres rares.
07:43Et le président américain sait combien ses ressources sont cruciales dans les années à venir,
07:47notamment pour redresser son industrie de la technologie.
07:50Car pour l'heure, les Etats-Unis sont toujours bien dépendants des importations de terres rares chinoises.
07:55Une véritable humiliation pour Donald Trump
07:58qui a causé sa défaite au bras de fer sur les taxes douanières avec Pékin.
08:02Pour suivre son objectif America First,
08:04l'écrasement de ses voisins, voire de ses prétendus alliés,
08:07n'est donc qu'un dommage collatéral.
08:09Et dans cette action, on reconnaît volontiers à Donald Trump
08:12l'abandon longtemps cultivé de l'hypocrisie droit de l'homiste,
08:16servant de paravent aux opérations de déstabilisation américaine.
08:19L'heure est désormais à la clarification.
08:21Le président américain ambitionne une indépendance et une souveraineté totale de son pays,
08:26coûte que coûte.
08:27Et c'est l'Europe qui paie,
08:28elle qui a abandonné depuis longtemps ses objectifs stratégiques.
08:32Le crépuscule budgétaire du macronisme tourne au fiasco.
08:40Sébastien Lecornu emploie finalement l'article 49.3,
08:43un outil qui permet de sauver la tête de nombreux députés et ministres
08:47et enterrine aussi un budget au relance socialiste.
08:49Le point d'Olivier Frère-Jacques.
08:50« Il faut être humble, c'est un semi-succès, semi-échec.
08:56Ça a fonctionné sur la sécurité sociale, personne n'y croyait.
09:00Et ça a eu un mérite énorme, énorme,
09:03de remettre du sérieux et du calme dans la vie politique du pays.
09:07Parce qu'au fond quand même, la première mission du gouvernement de la République,
09:10c'est de donner un budget à la nation. »
09:11Fausse humilité et demi-victoire.
09:13Sébastien Lecornu a bien eu recours au 49.3 pour son budget.
09:17En matière de finances publiques, il a fait passer un budget de gauche
09:20et politiquement, il a sauvé la tête de ses députés et de son gouvernement.
09:26C'est donc un succès pour les politiciens en place,
09:28pas pour les Français en général et les entreprises et les contribuables en particulier.
09:34Après des mois de débat, les discussions sur le budget de l'État se sont enlisées,
09:38notamment en raison de division sur les recettes et les dépenses.
09:42Lecornu, qui s'était initialement engagé à ne pas recourir au 49.3
09:46pour rompre avec les pratiques passées,
09:48a justifié ce revirement par la nécessité d'éviter un blocage prolongé.
09:53« Et d'ailleurs, dans les nombreuses paroles que j'ai pu avoir et prendre,
09:57c'était de donner un budget à la nation.
09:59Et l'abandon du 49.3 était une des conditions pour y arriver.
10:03Depuis plusieurs jours, on s'aperçoit que le 49.3 devient la condition pour avoir un budget.
10:08Je ne suis pas têtu. »
10:09Le contexte politique est marqué par l'absence de majorité absolue
10:13depuis la dissolution de l'Assemblée en juin 2024,
10:16qui rend donc l'usage du 49.3 assez logique,
10:18même s'il contrevient à un engagement initial.
10:21Le risque pour le gouvernement était alors la censure,
10:24et il fallait donc s'attirer les bonnes grâces des socialistes.
10:27C'est ce qui a été fait avec des concessions majeures,
10:30comme le maintien d'une surtaxe de 8 milliards d'euros
10:33sur les bénéfices des grandes entreprises,
10:34l'annulation de la baisse de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises,
10:38la CVAE, la hausse de la prime d'activité,
10:41la généralisation des repas à 1 euro pour les étudiants
10:43et les crédits supplémentaires pour l'éducation
10:46et le logement social, c'est-à-dire essentiellement pour les populations halogènes.
10:51Ces mesures visent à contenir le déficit public à 5% du PIB,
10:54tout en préservant la fiscalité pour la majorité des entreprises et des ménages.
11:00Le guignol politique peut ainsi continuer avec les socialistes
11:03qui sont accusés d'être une fausse opposition par LFI,
11:06mais qui ont effectivement obtenu des concessions,
11:08comme l'explique le député PS Jérôme Gage.
11:12On va nous traiter de sociotraide, je peux vous faire le catalogue,
11:14de sociotraide, de coalition, de béquilles, de supplétifs,
11:18de tout ce que vous voulez, voilà.
11:20Mais ça, c'est la position de ceux qui ont fait le choix,
11:23leur incombe, qu'ils en tirent les conséquences,
11:26d'être dans la posture inutile.
11:30Le fait de se dire, hormis la dissolution
11:34ou hormis la destitution du président de la République, point de salut.
11:37Écoutez, nous on essaye de trouver un chemin.
11:39Donc, on va être zen, on va être détendu.
11:42Détendu jusqu'aux prochaines élections, car en l'État,
11:45les socialistes, sans coalition avec LFI et le reste de la gauche,
11:49risquaient de perdre encore des plumes.
11:51LFI, justement, se pose en champion de l'opposition
11:54et a évidemment déposé une motion de censure
11:57accablant les camarades socialistes,
11:59à l'image de la présidente du groupe à l'Assemblée, Mathilde Panot.
12:02Tout ce qui sont les grandes victoires du Parti Socialiste.
12:06La première des grandes victoires, je rappelle, c'était l'abandon du 49-3.
12:09Chapeau les artistes, puisque maintenant, ils utilisent le 49-3.
12:12La deuxième, c'était la suspension de la réforme des retraites,
12:15qui n'est pas suspendue, mais décalée d'un an,
12:18qui leur a fait approuver le principe de la retraite à 64 ans.
12:21Et ensuite, quelques miettes dont ils disent qu'ils ont eu des choses.
12:24Des désaccords radicaux, mais il sera toujours temps de se rabibocher
12:29pour être élu ou faire battre l'ERN, quitte à voter pour des centristes.
12:34Côté droit, justement, les LR s'indignent d'un budget socialiste,
12:37à l'image de Jonas Haddad, porte-parole du parti.
12:40Ce qu'on a dit au niveau des Républicains, Bruno Retailleau était très clair,
12:43ce sont des ingrédients socialistes pour un budget qui est un budget socialiste.
12:47Mais les ministres LR du gouvernement seront évidemment les bienvenus
12:51quand il s'agira de faire campagne en 2027.
12:53De son côté, l'ERN, par la voix de Jean-Philippe Tanguy,
12:56a assuré que le parti présidé par Marine Le Pen à l'Assemblée
13:00voterait la censure, rappelant au passage que le niveau d'acceptation du déficit
13:04n'a pas cessé de croître.
13:06Ah non, mais on votera forcément la censure, parce qu'il y a le deuxième aspect de tout cela,
13:09c'est que les impôts n'ont pas baissé, puisque la différence avec la gauche,
13:12évidemment, c'est que nous, les quelques hausses d'impôts que l'on soutient
13:16étaient contrebalancées par des baisses d'impôts massives
13:18qui faisaient que le solde était de 20 milliards, le solde de baisse d'impôts.
13:22Madame de Malheur, vous vous souvenez des débats il y a 10 ans ?
13:24Passer les 3%, les 3,5% en période de crise économique,
13:28c'était déjà scandaleux.
13:29Et maintenant, on nous présente 5% comme une mesure...
13:30Hors crise économique.
13:31Hors crise économique, comme une mesure de bonne gestion.
13:33Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
13:34Une gestion qui laisse à désirer pour un exécutif
13:37qui a toujours capitalisé sur la réputation de son président,
13:40présenté il y a une petite décennie déjà,
13:42comme un Mozart de la finance.
13:44Les finances du pays, elles, sont désormais dans le rouge,
13:48mais le centre macroniste, le centre droit LR et le PS
13:51peuvent dormir sur leurs deux oreilles pendant un an encore
13:55puisque de nouvelles législatives semblent désormais improbables.
13:59Reste désormais à savoir dans quel état le futur président trouvera le pays.
14:02Faire de Paris une ville heureuse, l'épreuve est de taille,
14:11mais c'est celle que Sarah Knafo veut affronter
14:13dans le cadre des municipales de mars prochain.
14:16La candidate présentait son vaste programme lundi, TVL était sur place.
14:21Tournez la page Hidalgo avec Knafo.
14:24Le défi est de taille, mais c'est celui que veut relever
14:26l'ancienne magistrate à la Cour des comptes.
14:29Une expérience qu'elle compte bien mettre à profit dans la capitale,
14:31au déficit abyssal de près de 10 milliards d'euros.
14:34Pour commencer les économies, Sarah Knafo propose donc
14:37d'arrêter les subventions de la ville à certaines associations.
14:40Je vous ai dit que je coupais les subventions aux associations
14:44qui étaient politisées et militantes en fixant des critères clairs
14:48et pour le coup objectifs, ce sont celles qui favorisent
14:51la clandestinité et l'illégalité, donc le fait d'être hors la loi.
14:54Le deuxième critère, c'est le fait qu'elles exercent des recours systématiques
14:58contre l'Etat ou les administrations.
14:59Là, je considère que quand on attaque des décisions qui sont censées
15:02être dans l'intérêt général, on ne peut pas bénéficier des impôts des gens.
15:05Et le troisième critère, c'est de faire des appels à voter lors des élections.
15:09Mais la jeune candidate ne s'arrête pas là.
15:11Elle affirme également vouloir couper dans les largesses de certains services
15:15mis à disposition du maire de la capitale.
15:17Je vous dis qu'il y a des postes aujourd'hui qui ne rendent pas service aux Parisiens.
15:20Quand il y a 400 personnes à la communication, monsieur, vous voyez bien qu'il y a un problème.
15:24400 personnes pour la communication de la ville de Paris, mais c'est énorme, c'est beaucoup trop.
15:28Demain, la mairie de Paris ne fera pas de la communication, elle rendra service aux gens.
15:32Elle résoudra les problèmes des gens. Elle ne sera pas là pour faire sa propre communication.
15:35Aux économies s'ajoute un triptyque simple, sécurité, propreté et liberté.
15:41Après un constat accablant sur l'état des rues de la ville lumière,
15:43la candidate opterait pour une privatisation de la propreté.
15:476 000 personnes pour privatiser la propreté.
15:49Dans la propreté, vous avez effectivement sur les rues la propreté
15:52et vous avez la collecte des ordures.
15:54Je privatise les deux, mais j'impose une clause de reprise du personnel
15:57pour le futur prestataire ou les futurs prestataires,
15:59puisqu'il y a deux missions qui, demain, s'occuperont de ces missions privatisées.
16:03Jacques Chirac l'avait déjà fait en 1983.
16:05Aujourd'hui, on a un retour puisqu'on a la moitié des arrondissements parisiens
16:08qui sont effectivement collectés par le privé et l'autre moitié par le public.
16:12La Chambre régionale des comptes nous dit que le privé fait mieux pour moins cher
16:16à hauteur de 27% moins cher.
16:18Je pense qu'il faut qu'on en tire les conclusions logiques,
16:20mais les effectifs ne sont pas responsables de ce mauvais système mis en place par la mairie.
16:24Par conséquent, pour ces effectifs, j'exigerai leur reprise
16:27dans une clause du contrat pour le futur prestataire.
16:30Une méthode différente qui devra encore faire ses preuves à l'usage.
16:34Du côté du logement, véritable plaie pour les parisiens
16:37et ceux qui travaillent dans la capitale.
16:39Sarah Knafo entend pousser la mairie à ne plus outrepasser ses prérogatives
16:43et à limiter les logements sociaux.
16:46Il faut arrêter de vouloir que la mairie de Paris devienne le bailleur social de la France entière.
16:50On ne peut plus faire ça.
16:52Aujourd'hui, la mairie de Paris est la principale responsable
16:54de la crise du logement qu'on connaît à Paris.
16:56Puisqu'elle préempte à chaque fois qu'un immeuble est à vendre,
16:59ou en tout cas presque à chaque fois,
17:00qu'elle empêche d'accéder à la propriété les classes moyennes parisiennes
17:03qui ne peuvent pas acheter, qu'avec le plafonnement des loyers,
17:05et on a vu que ça avait créé la pénurie.
17:08Donc la mairie de Paris a passé son temps
17:09à essayer de résoudre les conséquences néfastes
17:11de sa propre mesure néfaste.
17:13En imposant par exemple les 90 jours pour Airbnb,
17:16la loi SRU elle-même prévoit que pour les communes
17:18qui ne sont pas à 25%,
17:19vous savez que ça ne pousse pas comme des champignons à logement social,
17:22donc la loi elle-même prévoit que pour les communes
17:24qui ne sont pas à 25%, il y ait un prélèvement.
17:26A l'échelle nationale, je suis évidemment pour l'abrogation
17:29de la loi SRU au regard de tout ce qu'elle a créé,
17:31mais en attendant, la mairie de Paris peut tout à fait vendre à ses occupants
17:35le logement social, c'est une mesure de justice sociale.
17:38Un programme résolument de droite
17:40prôné par la candidate qui croit en un besoin d'alternance pour Paris.
17:44Après 25 années de mairie socialiste,
17:46tout porte donc à croire qu'Emmanuel Grégoire,
17:48le candidat de l'Union de la Gauche sans la France insoumise,
17:51elle défendue par Sophia Chikirou,
17:54pâtira de sa collaboration avec Anne Hidalgo.
17:57Reste à savoir quelles alliances à droite
17:59pourront naître à l'issue du premier tour,
18:01une étape que Sarah Knafo,
18:03dont le matériel de campagne est dépourvu de mentions reconquête,
18:06a bien l'intention de laisser ouverte.
18:12Et à présent, passons à l'actualité en bref en France.
18:18Pédocriminalité, l'éducation nationale n'est pas en reste.
18:21Un ancien proviseur adjoint du lycée Bagatelle à Saint-Gaudence,
18:24en Haute-Garonne, âgé de 50 ans,
18:26a été mis en examen vendredi pour viol aggravé,
18:29agression sexuelle et harcèlement sur plusieurs lycéennes mineures.
18:32L'enquête, ouverte suite au signalement d'une élève,
18:35puis d'un enseignant alerté par des comportements inappropriés,
18:38a révélé des SMS insistants et des échanges fréquents
18:41avec des adolescentes.
18:43Des vidéos à caractère sexuel impliquant des mineurs
18:45ont été découvertes dès 2022 par son ex-épouse
18:48sur ses équipements numériques.
18:50Arrêté le 15 janvier dans les Hauts-de-Pyrénées,
18:52le suspect a reconnu des relations sexuelles avec au moins trois victimes
18:55qu'il présente comme consentantes,
18:58tout en ayant toutes contraintes.
19:00Placé sous contrôle judiciaire,
19:02il fait l'objet d'une information judiciaire ouverte
19:04pour déterminer l'ampleur des faits
19:05et identifier d'éventuelles autres victimes.
19:08A Strasbourg, les paysans militent pour leur survie.
19:11Ce mardi, les tracteurs sont arrivés devant le Parlement européen
19:14pour dénoncer l'accord de libre-échange UE-Mercosur
19:17débattu en séance plénière par les députés.
19:20Les agriculteurs appellent les élus à saisir la cour de justice de l'UE
19:24pour suspendre l'accord Mercosur signé samedi.
19:27La manifestation a lieu à l'appel de la FNSEA,
19:29le syndicat régulièrement critiqué pour sa co-gestion avec l'État.
19:33De quoi penser à une opposition contrôlée.
19:35En effet, le préfet Dubarin a interdit toute autre manifestation
19:39que celle déclarée par la FNSEA et les jeunes agriculteurs.
19:43Sa succursale, des manifestants portant le bonnet jaune
19:46de la coordination rurale, ont donc été exclus par les CRS.
19:49La France ne vendra bientôt plus de voitures,
19:52mais elle pourrait se placer sur le marché des drones.
19:54Renault s'apprête à diversifier ses activités
19:57en produisant en série un drone militaire multi-usage
20:00baptisé Corus dans ses usines du Mans, dans la Sarthe,
20:03pour l'assemblage, et de Cléon, en Normandie.
20:05Pour les moteurs, conçu en partenariat avec le groupe industriel Turgis-Gaillard,
20:09ce drone téléopéré à longue portée, comparable au Shaded iranien,
20:14servira à la fois pour les frappes et des missions de renseignement.
20:17Piloté par la direction générale de l'armement, la DGA,
20:20le projet pourrait déboucher sur un contrat d'environ 1 milliard d'euros
20:22sur 10 ans si les performances satisfont les exigences militaires.
20:26Cette initiative s'inscrit dans la stratégie française
20:29de renforcement des capacités en drones low-cost.
20:32Elle marque une diversification industrielle importante pour le groupe automobile Renault.
20:36Une solution pour améliorer le métro parisien.
20:39Au début du mois, l'entreprise bordelaise Touch San City
20:42a annoncé une collaboration avec la RATP
20:44pour essayer sa technologie de maintenance prédictive.
20:48Il s'agit de surveiller en temps réel
20:49les déformations et endommagements d'une pièce mécanique
20:52grâce à un revêtement à base de peinture.
20:56La technologie est placée sur le Bogie,
20:57une pièce essentielle qui soutient la voiture
20:59et sur laquelle sont fixés les essieux.
21:01L'expérience est effectuée sur la ligne 13 du métro parisien
21:03qui relie Châtillon à Agnières et à Saint-Denis.
21:11Et l'on poursuit avec l'actualité internationale.
21:15La paix en Ukraine s'invite à Davos.
21:18Ce mardi, l'émissaire russe Kirill Mitrieff
21:20arrivait en Suisse pour participer au grand raout
21:23du Forum économique mondial.
21:24Les négociations pour sortir Kiev de la crise
21:26siégeront évidemment en bonne place.
21:29Dans le même temps, Volodymy Zelensky a exhorté
21:30les dirigeants réunis au rendez-vous de Klaus Schwab
21:33de s'insurger contre les dernières frappes russes
21:35qui mettent peu à peu l'Ukraine dans le noir
21:36et surtout sans chauffage.
21:38Dans le message d'Emmanuel Macron adressé à Donald Trump
21:40pour proposer un G7,
21:42le président français envisageait la présence
21:43d'une délégation russe, une première
21:45depuis le 24 février 2022.
21:48Sagaz pour Berlin.
21:49L'Allemagne a obtenu l'accord de principe
21:51de la Commission européenne pour construire
21:52de nouvelles capacités électriques pilotables,
21:54dont des centrales à gaz.
21:56Le gouvernement fédéral prévoit de lancer,
21:58dès 2026, un premier appel d'offres
22:00pour 12 gigawatts-heures supplémentaires,
22:02dont 10 gigawatts-heures de centrales à gaz
22:04modernes et compatibles avec l'hydrogène,
22:06devant entrer en service au plus tard en 2031.
22:08Les 2 gigawatts restants
22:09concerneront notamment du stockage par batterie.
22:12Cette stratégie vise à sécuriser
22:13l'approvisionnement électrique face à la sortie progressive
22:16du charbon et à l'insuffisance des renouvelables.
22:19Tout en respectant les objectifs de neutralité climatique à 2045.
22:23Le plan suscite des critiques environnementales
22:25par la gauche écologique germanique,
22:27qui dénonce son impact climatique à court terme.
22:29La persécution anti-chrétienne prend de l'ampleur au Nigeria.
22:33Dimanche, dans le nord du pays,
22:34plus de 160 personnes ont été enlevées en pleine messe
22:37lors d'une attaque d'un village isolé.
22:39Les fidèles de trois églises différentes ont été attaquées
22:41par les gangs armés.
22:42Enlèvements contre rançons ou persécutions religieuses,
22:45au Nigeria, les autorités religieuses chrétiennes
22:47évoquent des attaques visant spécifiquement
22:49leurs églises et leurs fidèles.
22:50Rappelons qu'à la fin de l'année 2025,
22:52de nombreux enlèvements ont eu lieu dans des écoles catholiques,
22:54conduisant le Nigeria à décider fin novembre,
22:57l'état d'urgence.
23:01Et voilà, nous approchons de la fin de cette édition.
23:04Vous pouvez dès à présent retrouver Choc du Monde.
23:06Edouard Channot reçoit Alexis Tarat,
23:07cofondateur du média Divergence Politique,
23:10pour évoquer les failles stratégiques de Donald Trump.
23:13Non, c'est une idée qui n'a aucun intérêt.
23:17Enfin, moi, c'est mon ressenti.
23:18Quoi, donc le conseil en tant que tel pour Gaza ?
23:20Oui, bien sûr.
23:21Une invitation à Vladimir Poutine,
23:22qui officialise un peu son retour.
23:24Non, bien entendu, mais Donald Trump a officialisé,
23:29je dirais, la stature du président Poutine,
23:31notamment par la fameuse rencontre à Anchorage,
23:34mais par tous les échanges qu'il y a eu en amont, etc.
23:36Donc ça, la question ne se pose plus,
23:38à part pour nous,
23:40parce qu'on a une propagande en Occident,
23:42qui fait qu'on veut considérer encore
23:44que Poutine n'est pas influent au niveau mondial.
23:46Mais ça, je veux dire,
23:47une fois qu'on a dépassé l'Europe,
23:50le reste du monde, effectivement,
23:51n'est pas du tout dans cette réalité-là.
23:53Donc ça, c'est déjà acté.
23:54Mais non, le conseil de paix pour Gaza,
23:57ça ne rime à rien.
24:00Ça ne rime à rien.
24:01On a aujourd'hui une organisation qui s'appelle l'ONU,
24:04qui ne fonctionne pas,
24:06mais qui est existante.
24:07On va rajouter une deuxième organisation
24:09qui ne fonctionnera pas plus,
24:11et parce qu'elle appartiendrait
24:14ou elle serait créée ou fondée par Donald Trump.
24:17Voilà, c'est un non-sens.
24:19Ça n'a pas d'intérêt.
24:20Et c'est à présent le moment de se quitter.
24:22Merci à tous pour votre fidélité.
24:24On se retrouve demain
24:24pour une nouvelle page d'actualité.
24:26Bonsoir.
24:27– Sous-titrage Société Radio-Canada
24:42– Sous-titrage Société Radio-Canada
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