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  • il y a 2 jours
Le projet de loi sur la fin de vie arrive au Sénat pour le coup d'envoi des discussions publiques. S'il instaure un droit à l'aide à mourir assorti d'une clause de conscience, celle-ci ne concerne aujourd'hui que certains professionnels de santé, laissant de côté une partie du personnel soignant et les directions d'établissement.

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Transcription
00:00Mission prévoyant des conditions d'accès au suicide assisté plus strictes.
00:04Mais le docteur Ségolène Perrucchio, présidente de la Société Française d'Accompagnement et de Soins Palliatifs,
00:08le répétait ce matin sur Europe 1, le problème reste entier car donner la mort n'est pas un soin.
00:15Et si des clauses de conscience sont prévues pour ceux qui s'y opposent,
00:18elles ne concernent pas tous les professionnels, Yasmina Katou.
00:21Oui, seuls les médecins, pharmaciens, psychologues pourraient faire valoir leurs clauses de conscience
00:25et pourraient refuser de participer à une procédure de suicide assisté.
00:28Mais le reste du personnel, comme les aides-soignants ou les directeurs d'établissements,
00:33n'auraient pas la possibilité de s'y opposer.
00:35Pour respecter la loi, les directeurs d'établissements se retrouveraient dans des situations complexes.
00:40François-Xavier Lejeune, directeur des établissements de soins de l'association Notre-Dame de Bon Secours.
00:44Demain, moi, directeur, je dois ouvrir la porte à une équipe qui viendra pratiquer l'euthanasie ou l'aide au suicide.
00:51Lorsque la personne aura été accompagnée dans son suicide, la question se posera par exemple de la toilette funéraire.
00:57Quels seront les soignants qui viendront auprès de la personne les obliger à y participer ?
01:03C'est renier leur vocation.
01:04Un refus de la part des équipes serait passible d'un délit d'entrave, deux ans de prison et 30 000 euros d'amende.
01:10Cette mesure a été supprimée par les sénateurs, mais risque de revenir dans le débat à l'Assemblée.
01:15Pour éviter des démissions de personnel, François-Xavier Lejeune appelle à la mise en place d'une clause de conscience collective
01:21qui permettrait à tous d'exprimer un choix en accord avec ses propres valeurs.
01:25Yasmine Akato, spécialiste santé d'Europe.
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