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  • il y a 11 minutes
Chaque week-end, l’émission pilotée par Pauline Revenaz avec à ses côtés Laurent Valdiguié, consultant police/justice BFMTV, traite d’un événement majeur de la semaine, ainsi que d’autres affaires qui sont revenues sur le devant de la scène.

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Transcription
00:00C'est le dossier de cambriolage le plus sensible de l'année, Laurent le Louvre et ses bijoux toujours introuvables.
00:0550 enquêteurs sur le feu, 4 hommes en détention provisoire depuis presque 3 mois et autant de questions que nous allons nous poser ensemble.
00:11D'abord, un point sur l'enquête avec Pierre-Louis Bousset.
00:16La piste des bijoux du Louvre aura conduit les enquêteurs jusqu'à Aubervilliers, au nord de Paris.
00:21Plus précisément, dans ce parking où deux scooters sont entrés le jour du casse, une heure seulement après les faits.
00:28Les images de vidéosurveillance montrent alors les deux conducteurs casqués, sortant un objet, manifestement en forme de diadème.
00:36Pour les enquêteurs, ces deux hommes sont à ce moment en train de contempler leur butin.
00:40Plus au nord, à la Courneuve, les autorités ont découvert une autre cachette suspectée des malfaiteurs, dans un ancien local à vélo, près de cette barre d'immeubles.
00:49A l'intérieur, une panoplie d'outils, vraisemblablement liés au casse.
00:54Disqueuses, perforeuses et outils de serrurier sont retrouvés.
00:57Mais aussi, un détecteur de balise, ainsi qu'un brouilleur.
01:01Et plus intéressant encore, des pierres de touche et des flacons destinés au test de l'or.
01:06De récentes révélations dans cette enquête, où de nombreuses zones d'ombre demeurent.
01:11Où sont cachés les bijoux volés ?
01:13Ont-ils été dessertis pour les rendre intraçables ?
01:15Y aurait-il eu un ou plusieurs commanditaires ?
01:18L'un des hommes soupçonnés d'avoir pénétré dans la galerie Apollon,
01:21affirme avoir été recruté quelques jours avant les faits, par deux personnes à l'accent slave.
01:26Un autre suspect assure quant à lui avoir été approché par un homme se faisant appeler Lazer.
01:32Certains suspects ont été à nouveau interrogés par un juge d'instruction.
01:35D'autres doivent prochainement faire eux aussi l'objet d'un nouvel interrogatoire.
01:39Alors j'accueille ici en plateau Maître Minya Araptigrine, avocate d'un des suspects interpellés, placés en détention provisoire le mois dernier.
01:48On en parlera dans un instant. Merci d'être avec nous.
01:51Mathias Tesson, journaliste PJ du service pour les justices de BFM TV.
01:55Et Didier Reckner, journaliste fondateur de la tribune de l'art. Merci d'être là aussi.
01:59Alors trois mois après, la vraie question, que reste-t-il comme zone d'ombre ?
02:04Parlez-nous d'abord de la personne que vous défendez, de votre client.
02:07Qui est-il ? Nous, on sait simplement qu'il a été interpellé à Laval il y a quelques semaines.
02:13C'est un homme à la vie particulièrement ordinaire depuis de nombreuses années,
02:18puisqu'il travaillait pour une société de détection de gaz, se levait tous les matins et allait travailler comme la plupart des Français.
02:25Il est père de deux enfants et il avait une vie de famille ordinaire aussi avant son interpellation et son incarcération.
02:33Donc plutôt une vie très normale, si je puis dire.
02:36Quel lien présumer avec les trois autres et qu'est-ce qu'on sait de son implication ?
02:39Parce que c'est un peu quand même pour ça qu'il est en détention provisoire.
02:41Alors le lien présumé avec les autres, il n'a pas été établi par la procédure.
02:47Son implication, c'est l'instruction qui doit nous le dire, puisque la particularité de ce dossier, c'est qu'il s'ouvre en flagrance.
02:53Donc en fait, le début des investigations, c'est le jour du cambriolage.
02:57C'est donc un temps réduit pour l'instant d'investigation qu'il faut observer, analyser, pour conclure à l'implication de quiconque.
03:05La sienne, en tout cas, est contestée.
03:08Il conteste avoir été sur les lieux du Louvre ce jour-là.
03:11Comment est-ce que les enquêteurs sont remontés à lui ? Par de l'ADN ?
03:15Non, pas du tout.
03:16Pas du tout.
03:16Je précise tout de même qu'il n'a pas encore été entendu par les magistrats instructeurs.
03:19Il sera entendu la semaine prochaine.
03:21Vous êtes bien informé.
03:23Je le crois.
03:23Il sera entendu très prochainement.
03:25Et c'est important que sa parole reste la plus importante devant ces magistrats instructeurs qui ont la charge d'instruire.
03:34Néanmoins, puisque la presse a divulgué de nombreuses informations le concernant, je dois aussi le défendre devant vous.
03:42Et effectivement, sa présence sur les lieux du cambriolage du Louvre est hautement contestée.
03:48Devant les policiers en garde à vue, il a donc contesté à être le quatrième homme, puisqu'il a été arrêté après les trois autres.
03:54Est-ce que, sans dire éventuellement, est-ce qu'il est envisageable qu'il change d'attitude devant les jeux d'instruction la semaine prochaine ?
04:00Qui change d'attitude, c'est-à-dire qu'il devienne coupable.
04:03Qui devienne le quatrième homme.
04:04Je ne sais pas, mais qu'il ait une autre version que celle en garde à vue, de façon générale.
04:07Non, puisque, a priori, quand on n'est pas responsable de faits, on ne s'auto-incrimine pas.
04:12Ça arrive parfois, mais c'est quand même assez rare.
04:15Donc non, sa position va rester la même.
04:16Il n'était pas au Louvre le 19 octobre 2017.
04:19En réalité, pour lui, c'est un malentendu s'il est en garde à vue.
04:21S'il est incarcéré en ce moment.
04:24Il arrive très souvent dans les instructions.
04:26Je sais que ce n'est pas évident pour le grand public, mais que l'on soit suspecté de faits.
04:30Tout à fait.
04:30Qu'ensuite, parce que c'est le boulot de l'instruction, des preuves aillent dans le sens de la culpabilité ou dans le sens de l'innocence.
04:37Et parfois, c'est même la cour d'assises ou le tribunal correctionnel qui finit par décider que l'on s'est trompé au départ.
04:42On est au tout départ.
04:43Il ne faut jamais oublier ça.
04:44Et parce que son nom est apparu dans cette procédure, il a été arrêté.
04:48Il va falloir qu'il s'explique.
04:49Ça n'en fait toujours pas un coupable.
04:51Très bien.
04:51Mathias, pour avoir bien le film en tête, les lieux et la chronologie précises.
04:55Vous venez avec moi.
04:56On va s'installer là-bas.
04:57Le point de départ, c'est Aubervilliers et c'est aussi un point de passage.
05:01Alors comment tout ça démarre ?
05:03Oui, dans cette affaire, tout commence et tout termine, si j'ose dire, à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis.
05:09Revenons au jour fatidique du 19 octobre dernier.
05:12Ce jour-là, à 8h37 et 8h54, un étrange convoi composé de deux scooters et d'un camion nacelle quitte Aubervilliers
05:19pour aller se stationner juste ici, au sud de Paris, patienter quelques instants avant, à 9h15,
05:25de prendre une autre direction, la direction de Paris-Centre et évidemment celle du musée du Louvre.
05:32La suite, Pauline, le monde entier la connaît.
05:35A partir de 9h30, dans un second temps, l'équipe arrive sous la fenêtre de la galerie d'Apollon à 9h30
05:42et en seulement 8 minutes, deux d'entre deux des malfaiteurs vont avoir le temps à la fois de monter sur le camion nacelle,
05:49d'accéder au balcon, de rentrer à l'intérieur de la galerie, de subtiliser les 8 bijoux
05:55et de redescendre très tranquillement avant de prendre la fuite à 9h38.
06:00Les bras et les véhicules chargés de près de 88 millions d'euros de bijoux.
06:06Souvenez-vous de ces images qui avaient évidemment ému le monde entier.
06:10Et après, Mathias, comment ça se passe ? Par où et comment prennent-ils la fuite ?
06:13Alors, après avoir pris la fuite à 9h38, ils vont abandonner le camion nacelle sur place au musée du Louvre,
06:20tentant en vain de l'incendier.
06:22Ils vont repartir à Scooter, ils sont 4 au total à ce moment-là.
06:27Ils vont aller se stationner du côté d'Ivry-sur-Seine avant de rejoindre un autre véhicule très intéressant,
06:32un utilitaire blanc qui était stationné juste avant à Ivry-sur-Seine.
06:37Ils vont alors se scinder en deux.
06:38L'utilitaire blanc va partir du côté des Yvelines manifestement.
06:43Quant aux deux scooters, eux iront vers l'Est parisien.
06:46Et puis, dans un dernier temps, les enquêteurs découvriront que tous ces véhicules sont finalement retournés à Aubervilliers, bien sûr, à 10h27.
06:57Les deux scooters sont filmés en train de rentrer dans un parking souterrain.
07:01À 11h20, c'est au tour de l'utilitaire blanc à son tour de rentrer à l'intérieur de ce parking.
07:08Ces véhicules seront finalement exfiltrés quelques jours plus tard.
07:11Et là, les enquêteurs découvront l'existence de cette cache après qu'il soit exfiltré.
07:16Voilà, ici, le parking.
07:18C'est le fameux parking d'Aubervilliers dans lequel nous avons pu nous rendre cette semaine,
07:24là où manifestement les bijoux ont pu transiter.
07:26Les informations que vous nous révéliez cette semaine, Mathias Tesson, merci beaucoup.
07:30Alors, on a appris aussi que la couronne Eugénie avait été largement endommagée lors de ce cambriolage,
07:36compressée, tordue, parce qu'elle avait été retirée par les malfaiteurs.
07:41Alors, Christian Reckner, vous êtes avec nous, fondateur de la Tribune de l'Art.
07:44Et je reviens délicatement m'asseoir à ma place.
07:47Je vais y arriver.
07:48Qu'est-ce qu'on peut dire de l'état de cette couronne ?
07:51Moi, j'ai réussi à joindre la communication du Louvre cette semaine,
07:53qui me dit qu'il y a de l'espoir, elle est restaurable.
07:55Vous partagez cette vision ?
07:57Eh bien, écoutez, d'abord, il faudrait savoir exactement quel est son état.
07:59Et il est dommage, une fois de plus, que le Louvre ne communique pas.
08:02L'association de sites et monuments, qui s'occupe de patrimoine, a demandé à avoir le constat d'état,
08:08parce qu'ils ont peur, et on peut les comprendre, que la restauration, qui va être à mon avis importante,
08:13d'après ce qu'on a vu, on a vu quelques images, soit un peu forte.
08:17Il faudrait savoir dans quel état elle est.
08:18Et en fait, le Louvre dit oui, oui, on va sans doute pouvoir la restaurer.
08:20Oui, elle était très abîmée.
08:21Mais il ne dit pas dans quel état elle est exactement.
08:23Et ça, c'est une fois de plus quelque chose que je regrette.
08:26Il n'y a pas de communication du Louvre, en fait.
08:28Mais donc, elle a été compressée, elle a été…
08:30Apparemment, quand ils ont tiré, elle a été compressée.
08:32On a vu des images qui montrent qu'elle est écrasée.
08:35Il manque, il y a plusieurs aigles en or, il y en a un qui est perdu.
08:40Alors, on se demande comment il a pu être perdu entre la galerie d'Apollon et la fuite,
08:45puisque normalement, ça aurait dû être sur le sol.
08:47Est-ce que quelqu'un l'a ramassé ? Est-ce que c'est tombé dans les égouts ? Je ne sais pas.
08:53Et puis voilà, donc il y a vraiment du travail de restauration.
08:55C'est certainement restaurable.
08:56Tout est restaurable, mais encore, faut-il le restaurer, savoir ce qui…
09:00Une fois qu'elle sera restaurée, il faudra savoir dans quel état elle est exactement,
09:03parce que ce n'est pas tout à fait pareil d'avoir une couronne restaurée,
09:05une couronne en bon état.
09:06Mais ça, le Louvre, on ne le dit pas.
09:08Alors, on y reviendra, Laurent. Allez-y.
09:09On sait sur les images maintenant de prises à l'intérieur de la galerie d'Apollon par les caméras du Louvre,
09:17que c'est quand même un geste d'une grande violence, avec des disqueuses à béton,
09:20ils perforent, ils font une espèce de U dans les vitrines,
09:24et ils poussent sur ce verre qui est quand même épais,
09:27et ils arrachent comme si c'était des fruits et légumes,
09:30ces bijoux de très grande valeur.
09:33Et puis, ils sont très fragiles.
09:35Exactement, c'est-à-dire qu'on sait, enfin, le Louvre sait dans quel état est la couronne,
09:39mais les autres bijoux ont peut-être beaucoup souffert également.
09:41Parce qu'on le rappelle, 8484 diamants, Mathias, 35 émeros, 38 saphirs,
09:47un pactole virtuel, on va dire, de 88 millions d'euros,
09:51parce qu'on parlait d'une décote au fur et à mesure des jours.
09:55Je reviens vers vous, Maître, avec l'excellente infographie de Mathias Tesson.
09:59On est d'accord que votre client, il n'est ni sur un scooter,
10:02ni dans l'utilitaire blanc,
10:04selon vous et selon lui, il n'est nulle part dans ce film-là ?
10:08Alors, ce n'est pas selon moi et selon lui, c'est selon l'instruction.
10:12Donc, les investigations qui ont débuté le 19 octobre 2025
10:16ne permettent pas aujourd'hui d'affirmer d'aucune manière,
10:19et c'est pour ça que je prends la parole aujourd'hui,
10:21qu'il ait été au Louvre, sur un scooter ou dans le Berlingot.
10:25Et c'est important, puisque je lisais dans un article du Parisien
10:28qu'on était persuadés que c'était le quatrième homme sur place.
10:31L'instruction ne dit pas ça.
10:32Moi, j'ai une question naïve, je ne sais pas si vous allez répondre,
10:36mais comment du coup remonte-t-il à votre client, les enquêteurs ?
10:39De quoi il le soupçoit de votre nom ?
10:41Sans dévoiler le secret d'instruction,
10:43même si je ne sais plus s'il a beaucoup de sens dans ce dossier,
10:47il y a une journée, et je crois qu'on vient de nous expliquer
10:50que cette journée se prolonge au fur et à mesure des heures,
10:54il y a un espace-temps pendant lequel, qu'on soit bien clair,
10:56on ne saura jamais ce qui s'est passé,
10:58puisque de 9h40 à peu près jusqu'à 10h30,
11:03l'arrivée à Aubervilliers, on ne sait pas,
11:06en tout cas on n'a aucune image de ce que sont devenus
11:09ces scooters et cet utilitaire.
11:12Ce temps qui est celui de la vérité,
11:14c'est celui où on a pu changer d'homme,
11:16on a pu changer de véhicule, il a pu se passer plein de choses.
11:18Mon client, l'homme que je défends,
11:20il arrive dans un temps qui est beaucoup plus lointain,
11:21dans cette journée, à Aubervilliers.
11:23Voilà, c'est la seule chose que je dirais,
11:25et donc ensuite, il faut reconstituer une histoire,
11:28et la logique qui serait celle de dire
11:30il y a 4 hommes au Louvre,
11:32et plus tard dans la journée, on va retrouver 4 hommes,
11:34ou alors on va trouver un autre homme,
11:36et ça fait 4, c'est basique,
11:39ce n'est pas possible de raisonner comme ça
11:40quand on est en train de parler de quelque chose,
11:41de cette gravité-là,
11:42et ça n'est pas la vérité judiciaire telle qu'on la conçoit.
11:45Donc si je vous suis bien, l'équipe n'est pas au complet ?
11:48Oui, maître, on est sûr qu'il y a 4 hommes au Louvre,
11:51on est sûr qu'il y a 4 hommes au Louvre.
11:53Mais vous, vous pensez ?
11:53On n'est pas sûr qu'il y a 4 hommes en prison.
11:55Alors si votre client n'est pas le 4ème homme,
11:58ça veut dire qu'il en manque un homme.
11:59Absolument.
12:00Dans cette affaire, on peut rappeler que
12:01certains des individus mis en cause
12:03ont révélé à l'occasion de leur garde à vue
12:07avoir été recrutés par de mystérieux commanditaires.
12:11L'un d'eux explique avoir été recrutés
12:12dans un parc à Aubervilliers
12:13par manifestement un homme à l'accent slave,
12:16c'est la précision qui est apportée,
12:18contre quelques milliers d'euros
12:19pour un casse, un cambriolage ordinaire, dit-il.
12:23Un autre se fait l'écho d'un homme
12:26qui se serait fait appeler laser,
12:28sans plus de précision,
12:29et l'aurait recruté.
12:31C'est vrai qu'au-dessus de ce dossier,
12:33il y a l'ombre d'un éventuel commanditaire
12:35qui plane,
12:36mais qui jusqu'à maintenant
12:37n'a pas encore été démontré officiellement.
12:40Laurent, qu'est-ce qui est saillant selon vous
12:42au regard de ces profils justement
12:44et de ce dont parle Mathias ?
12:46Est-ce que c'est des gros bonnets ?
12:47Est-ce que c'est du petit calibre ?
12:48Comment est-ce qu'on peut qualifier l'équipe ?
12:50Attention, je vois que Maître nous fait des yeux noirs
12:52parce qu'on a bien compris
12:54que le 4e n'était pas dedans.
12:56En tout cas, en écoutant Mathias,
12:57je me suis dit une chose.
12:58Un, ils sont 4.
13:00Ils ne sont pas plus que 4.
13:02Parce que c'est vrai qu'il y a quand même
13:03des caméras de vidéosurveillance
13:05qui voient au moins 4 personnes,
13:094 silhouettes.
13:11Ils ne sont pas non plus plus nombreux.
13:13On aurait pu imaginer quand ils ont...
13:14En tout cas, on ne les a pas sur la vidéosurveillance.
13:16Non, mais ils ont prépositionné le berlingot.
13:20Ils ont quand même...
13:21Je ne suis pas bien sûre de comprendre,
13:23excusez-moi de vous interrompre,
13:24parce qu'il y a 4 hommes au Louvre
13:26et qu'on a interpellé 4 hommes,
13:27c'est forcément les bons.
13:28Ah non, ils ne disent pas ça.
13:29Non, non, ils ne disent pas ça.
13:30Je dis qu'on est...
13:31Il y en a 4.
13:31Ils n'étaient pas 7 ou 8.
13:33D'accord.
13:34Au moment du braquage
13:35et dans ces circuits qu'ils ont repérés,
13:37ils ont épluché Maître
13:39des milliers d'heures de vidéosurveillance.
13:42Mathias nous l'a raconté comme ça en 2 minutes.
13:44Pour la police, c'est un travail de titan.
13:46Ça veut dire que c'est toutes les caméras
13:47de vidéosurveillance de la région parisienne
13:49qui ont été épluchées.
13:49Donc, ce n'est pas aux doigts mouillés.
13:53En réalité, il y a 4 personnes
13:54qui font le braquage du Louvre.
13:57La question que je me posais,
13:58c'est est-ce que dans l'enquête judiciaire
14:00ou ce que vous en savez,
14:01ces 4 ont été repérés dans le Louvre
14:05pour faire des repérages ?
14:07Ah, repérages avant casse.
14:08Oui.
14:08Alors, on n'a pas d'informations relatives
14:10à des repérages à ce stade.
14:12Et d'ailleurs, ça pose la question,
14:13enfin, c'est une question ouverte,
14:15du choix qui a été celui
14:17du moment des interpellations.
14:19En réalité, dans ce type de dossier,
14:21on attend souvent d'observer,
14:23d'analyser des données téléphoniques
14:24et de recouper des données téléphoniques
14:27pour brasser le plus large possible
14:28en termes d'investigation.
14:29Là, on a été très rapide,
14:30très certainement parce que la pression
14:32politique et médiatique est importante.
14:34L'urgence de retrouver les bijoux, maître.
14:36Alors, je ne suis pas sûre
14:37qu'en interpellant et en incarcérant
14:38à considérer qu'on est les bonnes personnes en prison,
14:41n'oublions pas cela,
14:43je ne suis pas sûre
14:43qu'on retrouve plus vite les bijoux,
14:44ou bien au contraire.
14:45Mais en tout cas, ce qui est certain,
14:47c'est que des hommes en prison
14:47sont des hommes qui communiquent moins
14:49et que donc, pour retrouver
14:51d'éventuels commanditaires aux complices,
14:52ça devient beaucoup plus difficile.
14:54C'est un choix qui a été fait.
14:56J'interroge en commun.
14:59Dans ce dossier,
14:59cette série d'interpellations
15:01a aussi eu lieu
15:02parce que l'une des personnes
15:03s'apprêtait à partir
15:04direction le Maghreb.
15:08Donc, ce n'est pas forcément
15:08l'urgence de retrouver les bijoux
15:10qui a dicté le timing des interpellations.
15:12C'est aussi cet homme
15:13qui est allé prendre la fuite.
15:15Peut-être que les enquêteurs
15:15auraient préféré avoir plus de temps,
15:17faire plus d'écoute,
15:18faire plus de filature,
15:20etc.,
15:20pour réussir à aller jusqu'au bout.
15:22Alors, est-ce qu'il y a un espoir
15:22de retrouver les bijoux ?
15:23C'est en substance
15:24ce que dit la communication du Louvre.
15:26Et puis, je me réfère aussi
15:27au propos de Laure Bécchio
15:28ces derniers jours
15:29qui dit
15:29« Rien ne permet de dire
15:31que les bijoux ont franchi la frontière. »
15:32Et la procureure de Paris,
15:34et ce n'est pas la première fois
15:35qu'elle le fait,
15:35elle fait un appel
15:36à réitérer,
15:38à collaborer avec la justice
15:39qui saura en tenir compte.
15:42Didier Reckner.
15:43Qu'est-ce qu'on peut se dire
15:44sur ces bijoux ?
15:45Est-ce qu'ils sont...
15:46Je sais que c'est une énigme,
15:48mais qu'est-ce qu'elle fait
15:49la procureure en faisant ça ?
15:50Elle tente un dernier coup ?
15:51Elle essaye d'appeler à la raison
15:53ceux qui peuvent encore l'entendre ?
15:54Comment est-ce que vous analyseriez ça ?
15:55Je ne sais pas ce qu'elle fait,
15:56mais en tout cas,
15:57ce qui est sûr,
15:57c'est qu'il y a bien sûr
15:58encore des chances
15:59de retrouver les bijoux.
16:00Alors, on lit effectivement
16:02qu'ils seraient toujours en France,
16:04espérons-le.
16:05En tout cas,
16:06je rappelle toujours
16:07qu'il y a eu d'autres cases
16:09de ce genre.
16:09Par exemple,
16:10à Dresse,
16:10il y a quelques années,
16:11et les bijoux ont été retrouvés
16:12longtemps après.
16:13Un an après.
16:14Un an après, voilà.
16:15Exactement.
16:15Et des bijoux à peu près
16:16du même genre,
16:18des bijoux de refèvrerie
16:19avec des diamants, etc.
16:21Donc, moi,
16:21j'espère toujours, bien sûr,
16:22qu'on va les retrouver
16:23et on les trouvera
16:24dans un état restaurable.
16:27Maintenant, je n'en ai pas
16:28plus d'informations
16:29hélas.
16:29Et alors,
16:30sur cet appel à collaborer,
16:31Maître,
16:31puisque le parquet
16:32lance un appel,
16:33il est un peu
16:33à votre destination aussi,
16:35enfin,
16:35à tous les avocats
16:36qui sont dans ce dossier.
16:37Est-ce que c'est quelque chose
16:38dont vous avez parlé ensemble
16:39avec votre client
16:41ou avec la procureure ?
16:42Comment est-ce qu'il y a
16:43un lien qui s'est...
16:44Moi, avec mon client,
16:45le sujet ne peut pas
16:46venir sur la table
16:47puisqu'il conteste les faits.
16:50Donc, ce n'est pas du tout
16:51l'objet de nos échanges
16:52au parloir avocat.
16:54Néanmoins,
16:54je suis assez surprise
16:56parce qu'en réalité,
16:57il y a deux options
16:59à partir de maintenant.
17:00Soit ce dossier
17:01va devant une cour d'assises
17:02parce qu'il reste criminel,
17:03soit il va devant
17:04un tribunal correctionnel
17:05parce qu'il devient correctionnel.
17:06Dans les deux cas,
17:07c'est soit un jury populaire,
17:10soit des magistrats professionnels
17:11qui vont juger.
17:12Donc,
17:13la clémence de la peine,
17:15ce n'est pas le procureur
17:15de la République
17:15qui va le décider.
17:16Je ne sais pas très bien
17:17quelle est la disposition.
17:18Mais alors,
17:18quelle est la stratégie ?
17:19Est-ce qu'on arrive
17:20à la décrypter avec vous ?
17:21Je pense que c'est psychologique
17:22et que, d'ailleurs,
17:24ce n'est pas à l'endroit
17:25des avocats
17:25puisque nous,
17:26on n'a de toute façon
17:26pas les bijoux,
17:27ça c'est certain.
17:28Merci de le rappeler.
17:31C'est très certainement
17:33à l'égard de personnes
17:34qui seraient non interpellées
17:36que ce message est adressé
17:39avec un petit espoir.
17:40Mais en tout cas,
17:41et je ne dissuade personne
17:42de dire la vérité,
17:43mais ça met de l'eau
17:46à votre moulin
17:47parce que peut-être
17:47qu'elle s'adresse
17:48à ceux qui sont encore dehors
17:49et qui ne sont pas...
17:50Je pense que c'est le cas.
17:51Mais en tout cas,
17:51en termes de procédure pénale,
17:53le procureur de la République
17:54n'a pas d'impact direct
17:55sur les peines.
17:56Dans le cas de Dresd,
17:58dont vous parliez,
17:59ils ont arrêté
18:00toute une équipe.
18:02Un an après,
18:03ils ont fait...
18:04La justice allemande,
18:05tout ça,
18:05est publique.
18:06Ils ont fait comprendre
18:07à l'équipe
18:07qu'il valait mieux
18:08retrouver les bijoux.
18:09Et ils ont retrouvé
18:10les bijoux.
18:11Alors, on ne sait pas trop
18:12quand on lit les journaux allemands,
18:13on ne sait pas trop
18:14comment l'équipe en question
18:15qui était arrêtée
18:16a restitué des bijoux.
18:17Ils ont retrouvé
18:18la quasi-totalité
18:19des bijoux de Dresd.
18:20Il y avait des milliers
18:20de diamants aussi.
18:21Dans quel état ?
18:22Et du coup,
18:23la justice allemande
18:23en a tenu compte.
18:24C'est-à-dire,
18:24ils ont été condamnés,
18:25l'équipe a été condamnée
18:26à des peines bien moindres
18:28que...
18:29Alors, c'est pour ça...
18:31Peut-être que c'est du coquicolet ?
18:32Que l'orbecchio,
18:33c'est un peu cohérent
18:34ce qu'elle dit
18:34la procureure maître.
18:35Alors, puisque votre client
18:37plaide la totale innocence
18:38et l'erreur policière,
18:40effectivement,
18:41je comprends que vous
18:41ne soyez pas aujourd'hui
18:42réceptive à cet appel.
18:44Mais ça serait assez logique
18:46de la part de la procureure
18:47de dire, écoutez,
18:47si vous nous rendez les bijoux,
18:49peut-être on en tiendra compte
18:51dans nos réquisitions.
18:52Alors, d'abord,
18:53je ne connais que la justice française
18:54et pas la justice allemande.
18:56Et ce qui est certain,
18:57c'est qu'elle ne peut pas,
18:59parce que c'est le droit,
19:01elle ne peut pas affirmer
19:02qu'elle pourra intervenir
19:03sur la peine à venir.
19:04Mais là, n'est pas le sujet
19:05de toute façon.
19:06Puisque, comme vous l'avez rappelé,
19:08je défends quelqu'un
19:09qui conteste les faits.
19:10Néanmoins, c'est l'avocate
19:11qui vous parle,
19:12plus généralement.
19:13C'est une proposition
19:14qui a toute sa raison d'être.
19:16Mais on me posait la question
19:17de sa mise en pratique.
19:19Je ne vois pas comment
19:19on peut intervenir,
19:20par exemple,
19:21sur l'avis d'une cour d'assises
19:22lorsqu'on est procureure
19:23de la République.
19:23Ce serait très dangereux
19:25pour la justice de notre pays.
19:26On l'admet.
19:27Dans cette affaire,
19:29rappelons que selon les enquêteurs,
19:30il y a aussi d'autres pistes
19:31qui ont été suivies
19:32et qui, jusqu'à présent,
19:34n'ont rien démontré de concret.
19:35Il y a une piste
19:35qui, par exemple,
19:36mène à l'aéroport de Lognes
19:38le jour des faits
19:39pendant les constatations du Louvre.
19:42Un homme se signale
19:43via la plateforme
19:43moncommissariat.fr
19:45et explique qu'il a des informations,
19:46qu'il a peut-être loué
19:47certains des véhicules
19:48dans cette affaire.
19:50Cette piste est exploitée.
19:52Elle ne donne rien d'autre.
19:53D'autres sont signalés aussi
19:54expliquant que précédemment
19:56les faits,
19:57ils ont vu des gens
19:58à proximité de la galerie
19:59d'Apollon
20:00traîner pas loin
20:01avec des têtes
20:02manifestement suspectes.
20:03Là aussi,
20:04ces informations
20:05ont été exploitées.
20:07Elles n'ont rien donné.
20:09Voilà.
20:09Ils ont eu une somme
20:10comme ça
20:10de renseignements
20:11dans cette affaire.
20:12Les enquêteurs,
20:13ils continuent d'en avoir.
20:14Ils continuent
20:14d'exploiter des pistes.
20:16Il y a une petite chose
20:17qui me fait tilter.
20:18Moi, c'est ce rapport
20:19Van Cleef & Harpel
20:20de 2019,
20:21Didier Reckner.
20:21On dirait finalement
20:22que le script de ce film,
20:24de ce cambriolage,
20:25est écrit sous nos yeux.
20:27C'est ce qui ressort
20:29effectivement
20:29des révélations du monde.
20:30et on a lu que la police
20:32forcément s'interroge
20:33sur une possible fuite,
20:36une possible complicité interne.
20:37Moi, évidemment,
20:37je n'ai pas non plus
20:38d'informations,
20:39mais c'est vrai
20:39que c'était apparemment,
20:41parce que je n'ai pas vu
20:41ce rapport,
20:42c'est une des pièces
20:43que je n'ai pas vues,
20:44un des documents
20:44que je n'ai pas vues,
20:45que tout était écrit
20:46de se garer exactement
20:47à cet endroit-là,
20:48de monter par une nacelle.
20:49C'est troublant,
20:50on peut le dire.
20:50Oui, c'est troublant
20:51forcément, bien sûr.
20:52Oui, c'est forcément troublant.
20:53En même temps,
20:55c'est vrai que si on réfléchit,
20:56si on veut savoir
20:57comment rentrer
20:57dans la galerie d'Apollon,
20:59Van Cleef et Harpel
21:00se disent que c'est comme ça,
21:01mais peut-être que d'autres personnes
21:02peuvent le trouver aussi,
21:03parce que c'est vraiment
21:04une solution qui n'apparaît facile
21:06après coup, évidemment.
21:07Mais cette fragilité,
21:08par exemple,
21:08de la porte-fenêtre,
21:09est-ce que ça ouvre,
21:10par exemple,
21:10les complicités internes
21:11sur lesquelles planchent
21:12la justice ?
21:13Ce qu'on sait,
21:13c'est ce que j'avais révélé,
21:14c'était qu'un mois avant,
21:15elle ne fonctionnait pas,
21:16mais elle avait été remise
21:17en fonction,
21:18c'est ce qui a été effectivement,
21:20tout le monde est d'accord là-dessus.
21:22Maintenant,
21:22elle n'était pas effectivement,
21:24il n'y avait pas des grilles,
21:25par exemple,
21:25la grille avait été enlevée
21:26quelques années auparavant,
21:26elle n'avait jamais été remise.
21:27On en a remis une là.
21:29Pourquoi elle n'avait pas été remise,
21:30je ne sais pas.
21:30On nous a dit,
21:31parce que c'est un monument historique,
21:32je suis le premier sensible à cela,
21:33mais il y a des grilles
21:34au rez-de-chaussée,
21:34rien n'empêchait
21:35et de mettre une jolie grille
21:36pour empêcher d'entrer là.
21:37L'épée de Charles X
21:38avait été volée en 1976,
21:40c'est ça ?
21:41Oui,
21:41mais je croyais
21:42qu'elle était rentrée par là,
21:43en fait,
21:43j'avais dû dire,
21:44elle était rentrée par un autre côté
21:45et elle a été volée,
21:46elle n'a jamais été retrouvée,
21:48celle-ci.
21:48Une épée un peu avec des bijoux
21:49et également avec des diamants.
21:51Quelle est votre intuition,
21:52Maître,
21:52sans trahir le secret,
21:53au vu de l'enquête policière,
21:55même si elle se trompe
21:56à vous entendre
21:57sur votre client ?
21:58Est-ce que vous avez le sentiment
21:59que ces bijoux sont en France
22:01ou qu'ils ont passé
22:01plusieurs frontières ?
22:02C'est un sentiment.
22:03Comment voulez-vous
22:04que je le sache ?
22:04C'est un sentiment.
22:07Je pense que
22:07madame le procureur
22:08de la République
22:09a plutôt dit
22:09qu'il n'avait pas la preuve
22:10qu'il ait passé une frontière.
22:12C'est ça,
22:12c'est exactement ce qu'elle a dit.
22:12Donc en fait,
22:13on n'a pas non plus la preuve
22:14qu'il n'est pas passé.
22:15Non mais on comprend
22:17qu'elle nourrit le secret
22:18des sports,
22:18qu'il soit encore...
22:19Ça c'est le sous-texte,
22:20pardon.
22:20Mais c'est peut-être
22:21une interprétation de ma part.
22:22C'est un sentiment
22:22qu'elle a la procureure.
22:23Comme on est dans le sous-texte,
22:24quel est votre sous-texte ?
22:26Les enquêteurs
22:26continuent d'examiner
22:27chaque jour
22:28des signalements
22:28venus de police européenne
22:31et de police étrangère.
22:32Donc cette piste
22:32n'est pas totalement refermée non plus.
22:33Je pense que
22:34tous les citoyens
22:35que nous sommes
22:35avons très envie
22:36que les bijoux soient en France
22:37et qu'ils soient retrouvés.
22:38Et dans un bon état.
22:39Et dans un bon état,
22:40qu'on soit bien clair là-dessus
22:41parce que c'est notre patrimoine.
22:43Et peu importe nos métiers
22:44et les gens qu'on défend.
22:46Et pardon,
22:47j'en profite,
22:49l'innocence,
22:50ça paraît ironique,
22:51mais les prisons sont pleines
22:52de présumés innocents
22:53dont certains innocents
22:55qui seront judiciairement innocentés
22:57tous les jours
22:58et heureusement.
23:00Et c'est pour ça
23:00qu'on a une très belle justice d'ailleurs.
23:02Mais la réalité,
23:03c'est que
23:03pour retrouver ces bijoux,
23:05il n'y a que le travail policier
23:07qui pourra ou pas
23:08porter ses fruits.
23:09Que c'est très difficile
23:10en réalité
23:10dans ces dossiers-là
23:11de retrouver le butin.
23:12Ça s'appelle banalement comme ça.
23:14C'est plutôt souvent
23:16qu'on ne le retrouve pas.
23:18Et encore une fois,
23:19l'intervention de tiers,
23:21de complices,
23:21de commanditaires,
23:22s'ils existent,
23:22parce qu'on n'a pas la preuve
23:23au dossier pour l'instant
23:24qu'un commanditaire existe.
23:26Ça, c'était un moment
23:28d'instruction
23:28qui aurait pu être précieux,
23:30qui n'est peut-être pas vain,
23:32mais les interactions téléphoniques
23:35surtout
23:35et physiques
23:37entre des gens présumés,
23:38innocents,
23:39mais suspectés
23:40et des gens non identifiés encore,
23:43c'est beaucoup plus facile
23:43à exploiter
23:44lorsque les gens sont libres.
23:45Voilà.
23:46C'est ce que je voulais
23:46repréciser
23:47parce que je suis encore
23:49très dubitatif
23:50sur ce choix,
23:51mais ce n'est pas moi
23:51qui décide des moments
23:52d'interpellation,
23:53d'avoir fermé la porte
23:55à ce type d'investigation.
23:57Merci à tous
23:58pour ces lumières,
23:59ces éclairages sur le Louvre,
24:00c'est passionnant.
24:01Vient maintenant
24:02le temps des auditions,
24:03on l'a compris
24:03et on suivra tout ça
24:04attentivement avec vous,
24:05Mathias Tesson,
24:06la semaine prochaine.
24:06Merci à tous.
24:08Merci à tous.
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