Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 mois
Chanson gothique narrative à texte.
Lyrics video — musique et paroles originales.
Univers narratif : Sanen.

« La Lettre posthume d’un père brisé » est portée par une voix absente,
recueillie par la Plume de Verre :
celle d’un père qui n’a jamais su parler de son vivant.

Ce texte n’est ni une excuse, ni une demande de pardon.
C’est la reconnaissance tardive d’un silence
qui a laissé la douleur faire son œuvre à sa place.

À travers cette lettre, Sanen perçoit ce qui n’a jamais été dit :
un amour réel, mais incapable de se dire,
et la responsabilité d’un effacement transmis.

Ici, l’écriture devient héritage.
Non pour réparer le passé,
mais pour empêcher que le silence continue à blesser.

——— LYRICS ———

Je t’écris d’un lieu sans voix,
là où le silence pèse plus que les mots.
J’avais tant à dire,
et j’ai choisi de me taire…

Quand elle est partie, tout s’est figé,
le monde a perdu sa couleur.
J’ai regardé ton visage sans le voir,
et mon amour s’est changé en peur.

J’avais la plume dans la main,
mais le cœur ailleurs, brisé,
et chaque mot que je voulais t’offrir
s’est noyé dans l’encrier.

Je t’aime,
même si je ne l’ai pas dit.
Je t’aime,
dans mes silences, dans mes nuits.

Si mes mots n’ont pas su vivre,
écris-les à ma place,
que ton cœur me délivre
de mon propre effacement.

Je buvais pour dormir,
je criais sans bruit,
je voyais ton regard fuir
et je fuyais aussi.

Le verre luisait, témoin muet,
de ce que je n’ai pas su écrire.
Je croyais retenir la douleur,
mais j’ai laissé grandir le pire.

Je t’aime,
même si tu n’as rien entendu.
Je t’aime,
dans les mots que j’ai retenus.

J’aurais dû parler, j’aurais dû pleurer,
mais j’ai bâti mes murs de honte.
Pardonne-moi de t’avoir laissée
dans la neige de mes secondes.

Si j’avais écrit, j’aurais survécu.
Si j’avais parlé, tu aurais su.
Mais j’ai laissé le silence
faire mon travail à ma place.
Et c’est lui, pas moi,
qui t’a appris à ne plus pleurer.

Je t’aime,
au-delà de ce que j’ai détruit.
Je t’aime,
dans chaque mot que je n’ai pas écrit.

Prends la plume, fais qu’elle respire,
rends à l’encre nos souvenirs.
Écris, ma fille, ce que je n’ai pas su dire :
que l’amour vit,
même dans le pire.

Alors écris,
pour moi,
pour toi…
pour que tout recommence.

Cette œuvre est une fiction symbolique et artistique.
Elle explore des thèmes universels à travers un langage narratif et métaphorique

Catégorie

🎵
Musique
Commentaires

Recommandations