00:00Écoutez d'abord la France Assoumise, elle tient à dire quelque chose, c'est que j'ai entendu M. Lecornu parler de cynisme, c'est l'hôpital qui se fout de la charité.
00:09J'allais dire que ça suffit quelque part un peu cette vision trumpiste de diaboliser les oppositions dès lors qu'elles exercent leurs droits d'opposition.
00:17Voilà, il faut que les gens qui nous regardent sachent que, puisque manifestement il y a deux forces qu'ils pointent,
00:22alors il a parlé de blocage, l'autre jour c'était quasiment des traîtres, de saboteurs,
00:26c'est qu'en fait il n'y a pas une opposition à l'Assemblée pour l'instant dans le débat budgétaire qui est d'accord avec le gouvernement.
00:34Voilà, ce n'est pas deux oppositions précisément, c'est que le débat tel qu'il est aujourd'hui, les oppositions ne sont pas d'accord.
00:41Et si d'ailleurs parmi les oppositions il y en a une qui vote quasiment toujours en ce moment avec le socle commun pour plus de baisse budgétaire, de coûte budgétaire,
00:50et puis surtout pour ne pas toucher aux revenus, c'est le RN.
00:53Donc là, si aujourd'hui il y avait une situation de fait, j'allais dire, concomitante, c'est plutôt entre le RN et le socle commun.
01:01La deuxième chose que je voudrais dire, c'est que ceux qui bloquent, c'est ceux qui ont interrompu le débat budgétaire hier.
01:06Donc je trouve que c'est d'un cynisme absolu, diaboliser les gens, tout ça pour cacher qu'ils sont minoritaires.
01:11Bon, la deuxième chose pour répondre à votre question, monsieur Lecornu c'est un cynique, mais c'est aussi le roi de l'entourloupe.
01:16Parce que ce qu'il faut bien voir, c'est que dans l'énumération de ce qu'il a fait tout à l'heure, il a mélangé habilement ce qui était déjà dans le budget.
01:25Par exemple, il a présenté quasiment comme des concessions l'augmentation du budget de l'armée, de la défense, de la sécurité, pardon, de la justice, etc.
01:34C'est dans le budget initial. Il a ajouté des choses de toute façon qui avaient déjà été imposées soit par le Sénat, par l'Assemblée.
01:42Je pense aux APL, je pense aux AAH, je pense à l'abattement de 10% sur les retraités. Je pense par exemple à l'augmentation du budget sur les recherches.
01:51Et puis après, il y a quelques mesures nouvelles qui sont annoncées, mais j'allais dire qu'ils ne sont rien par rapport à celles qu'ils ne touchent pas.
01:57Alors effectivement, il y a la prime d'activité, mais est-ce que vous savez que dans le même temps, le ministère du Travail voit ses budgets diminuer considérablement ?
02:06Il y a le repas à 1 euro pour les étudiants, c'est environ 100 millions d'euros. Est-ce que vous savez que le budget sur la vie étudiante baisse de 200 millions d'euros en deux ans ?
02:16Deux fois plus. Donc en fait, en réalité, on a des concessions qui sont très minimes par rapport, j'allais dire, à des coûts budgétaires
02:24qui vont imputer les secteurs même sur lesquels ils s'exercent. Et enfin, je rajouterai, je terminerai là-dessus.
02:31Non, je terminerai sur un point. Il n'y a rien sur les recettes. C'est-à-dire que le budget en cours est revenu sur la tax holding,
02:38le budget en cours est revenu sur toute augmentation de l'impôt sur les fortunes, et là-dessus, il n'y touche pas.
02:45Donc manifestement, le gros problème que connaît notre pays, c'est-à-dire les dépenses, les recettes qui baissent du fait des cadeaux fiscaux aux plus riches,
02:52et j'ai encore été vérifié cet après-midi à Bercy, ça, on n'y touche pas.
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