- il y a 7 mois
À LA UNE / Groenland : l'impossibilité d'une île
Après son intervention militaire au Vénézuéla, les velléités répétées de Donald Trump envers le Groenland, territoire appartenant à la couronne danoise, ont suscité de vives réactions en Europe. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a acté, jeudi 15 janvier 2026, l'existence d'un « désaccord fondamental » avec les États-Unis sur l'avenir du Groenland, au lendemain d'une rencontre entre les dirigeants des deux pays. En France, Emmanuel Macron a convoqué en urgence le même jour, à 8 heures, un conseil de défense pour aborder à la fois la révolte iranienne et la situation au Groenland. Plus tard dans la journée, le président de la République est revenu sur l'évènement lors de son discours de voeux prononcé aux Armées. Il a notamment évoqué une actualisation de la loi de programmation militaire qui « prévoit pour la période 2026-2030 un effort supplémentaire de 36 milliards d'euros pour accélérer notre réarmement, dont 3,5 milliards d'euros en 2026 ». Dans ce contexte, les européens ont, selon le chef d'Etat, « une responsabilité particulière » envers le Groenland qui justifie l'envoi immédiat d'une première équipe militaire sur place, qui « sera renforcée dans la prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritimes ». D'autres alliés de l'Otan, dont l'Allemagne et la Suède, participent à cette mission « Arctic Endurance » réclamée par Copenhague. Jusqu'où iront les forces de l'Otan pour sécuriser l'Arctique, quitte à briser cette alliance fondamentale pour l'ordre international ?
Invités :
- Romuald Sciora, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS, essayiste
- Marjorie Paillon, journaliste spécialiste de la politique américaine
- Christopher Weissberg, député « Ensemble pour la République » des Français établis hors de France
Chroniques :
« Quelle histoire ! » : Quand Annie Genevard tente la politique en mode « tuto cuisine »... par Laurent Guimier
« Le mot du jour » : TRAVAIL par Mariette Darrigrand
LA QUESTION QUI FÂCHE / 1er mai : faut-il libérer le travail ?
Le 22 janvier 2026, l'Assemblée nationale examinera une proposition de loi pour faciliter l'ouverture des commerces le 1er mai. Actuellement, les commerces ne sont pas autorisés à faire travailler leurs salariés ce jour-là, sous peine d'une amende de 750 euros par salarié. En revanche, cette règle ne s'applique pas aux services dont les activités ne peuvent être interrompues, telles que les transports publics ou les hôpitaux. Portée par le président des sénateurs centristes, Hervé Marseille, la proposition de loi étend les dérogations aux boulangeries, aux fleuristes, ainsi qu'aux théâtres et aux cinémas. Elle prévoit également que le 1er mai reste payé double pour ceux qui travaillent, sur la base du volontariat uniquement. Si ces dérogations permettraient de générer 1,5 milliards d'euros de recettes. Ce jour férié commémore en outre « les luttes pour les droits des tra
Après son intervention militaire au Vénézuéla, les velléités répétées de Donald Trump envers le Groenland, territoire appartenant à la couronne danoise, ont suscité de vives réactions en Europe. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a acté, jeudi 15 janvier 2026, l'existence d'un « désaccord fondamental » avec les États-Unis sur l'avenir du Groenland, au lendemain d'une rencontre entre les dirigeants des deux pays. En France, Emmanuel Macron a convoqué en urgence le même jour, à 8 heures, un conseil de défense pour aborder à la fois la révolte iranienne et la situation au Groenland. Plus tard dans la journée, le président de la République est revenu sur l'évènement lors de son discours de voeux prononcé aux Armées. Il a notamment évoqué une actualisation de la loi de programmation militaire qui « prévoit pour la période 2026-2030 un effort supplémentaire de 36 milliards d'euros pour accélérer notre réarmement, dont 3,5 milliards d'euros en 2026 ». Dans ce contexte, les européens ont, selon le chef d'Etat, « une responsabilité particulière » envers le Groenland qui justifie l'envoi immédiat d'une première équipe militaire sur place, qui « sera renforcée dans la prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritimes ». D'autres alliés de l'Otan, dont l'Allemagne et la Suède, participent à cette mission « Arctic Endurance » réclamée par Copenhague. Jusqu'où iront les forces de l'Otan pour sécuriser l'Arctique, quitte à briser cette alliance fondamentale pour l'ordre international ?
Invités :
- Romuald Sciora, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS, essayiste
- Marjorie Paillon, journaliste spécialiste de la politique américaine
- Christopher Weissberg, député « Ensemble pour la République » des Français établis hors de France
Chroniques :
« Quelle histoire ! » : Quand Annie Genevard tente la politique en mode « tuto cuisine »... par Laurent Guimier
« Le mot du jour » : TRAVAIL par Mariette Darrigrand
LA QUESTION QUI FÂCHE / 1er mai : faut-il libérer le travail ?
Le 22 janvier 2026, l'Assemblée nationale examinera une proposition de loi pour faciliter l'ouverture des commerces le 1er mai. Actuellement, les commerces ne sont pas autorisés à faire travailler leurs salariés ce jour-là, sous peine d'une amende de 750 euros par salarié. En revanche, cette règle ne s'applique pas aux services dont les activités ne peuvent être interrompues, telles que les transports publics ou les hôpitaux. Portée par le président des sénateurs centristes, Hervé Marseille, la proposition de loi étend les dérogations aux boulangeries, aux fleuristes, ainsi qu'aux théâtres et aux cinémas. Elle prévoit également que le 1er mai reste payé double pour ceux qui travaillent, sur la base du volontariat uniquement. Si ces dérogations permettraient de générer 1,5 milliards d'euros de recettes. Ce jour férié commémore en outre « les luttes pour les droits des tra
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00:00:00Générique
00:00:01...
00:00:10Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP et Canal 8.
00:00:27Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage et de débat en direct de l'Assemblée Nationale
00:00:31avec, pour m'accompagner ce soir, la sémiologue Mariette Darigrand.
00:00:35Bonsoir chère Mariette.
00:00:37Bonsoir Adeline.
00:00:37Et merci d'être là aux côtés de Laurent Guimier. Bonsoir Laurent.
00:00:40Bonsoir Adeline.
00:00:40Vous allez bien tous les deux ?
00:00:41Très bien.
00:00:42C'est parti pour le sommaire de Chaque Voix Compte avec à la une ce soir,
00:00:45bruit de bottes au Groenland.
00:00:47Une mission militaire européenne a commencé aujourd'hui sur ce territoire arctique sous souveraineté danoise,
00:00:52convoité plus que jamais par Donald Trump.
00:00:5415 militaires français font partie de la mission, Groenland, l'impossibilité d'une île.
00:01:00On en parle ce soir avec vous Romuald Siora.
00:01:02Bonsoir.
00:01:03Bonsoir.
00:01:03Vous êtes essayiste franco-américain, chercheur associé à l'IRIS,
00:01:06directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des Etats-Unis
00:01:09et vous êtes notamment l'auteur de ce livre, L'Amérique éclatée, paru aux éditions Armand Collin.
00:01:15Merci d'être là aux côtés de Marjorie Payon.
00:01:17Bonsoir Marjorie.
00:01:17Hello.
00:01:18Vous êtes journaliste spécialiste de la politique américaine.
00:01:20Merci d'être là et bonsoir Christopher Weisberg.
00:01:23Bonsoir.
00:01:23député ensemble pour la République des Français des Etats-Unis et du Canada,
00:01:27membre également de la Commission des Affaires étrangères.
00:01:29Merci d'être là pour parler ce soir donc de ce Groenland tant convoité.
00:01:33Quelle histoire nous racontez-vous ce soir Laurent Guimier ?
00:01:35Eh bien notre ministre de l'Agriculture se met à faire des tutos
00:01:39comme les influenceuses cuisines pour expliquer sa politique.
00:01:43Comment dire ?
00:01:44On va dire qu'elle apprend le métier et qu'il y a encore beaucoup de boulot.
00:01:46À suivre dans la deuxième partie de Chaque Voix Compte la question qui fâche.
00:01:50Le 1er mai doit-il devenir un jour comme les autres ?
00:01:53Une proposition de loi LR déjà votée au Sénat va être débattue la semaine prochaine
00:01:57à l'Assemblée pour permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er mai.
00:02:02Et nous allons en débattre avec Nicolas Rey, député LR de l'Allier, Daniel Obono, député LFI de Paris,
00:02:07et Dominique Enracht, président de la Fédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie française.
00:02:13On espère qu'il aura à penser au pain.
00:02:15On en parlera aussi avec vous Mariette.
00:02:16Oui bien sûr parce que le mot travail est passionnant, il a une mauvaise étymologie
00:02:20donc je vous donnerai la bonne et je le défendrai parce que c'est le mal aimé de la langue française.
00:02:25On réhabilite le travail avec Mariette.
00:02:27Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos réflexions avec le QR code qui s'affiche ici.
00:02:32C'est Laurent Guimier qui s'occupe de vous.
00:02:33Et puis il y aura aussi Bourbon Express tout à l'heure, le journal de l'Assemblée Nationale présenté par Marco Pommier.
00:02:40Alors attention, ce soir nous parlerons de ce mystérieux corbeau qui appelle des rédactions depuis deux jours
00:02:45pour dire que l'exécutif a transmis au Conseil d'État des ordonnances pour se doter d'un budget.
00:02:50Vous verrez ça tout à l'heure.
00:02:52Installez-vous confortablement.
00:02:53Chaque voix compte, c'est parti.
00:02:54La tension et la pression sont donc à leur comble ce soir autour du Groenland, plus que jamais convoité par Donald Trump.
00:03:09L'image du jour, regardez, ce sont d'abord ces avions militaires, des Hercule C-130,
00:03:13qui se sont posés à l'aube à Nuc, la capitale du Groenland, avec à leur bord des soldats danois.
00:03:18Dans le même temps, une mission militaire européenne a également démarré.
00:03:22Une quinzaine de soldats français y prennent part.
00:03:25La France va aussi envoyer d'autres moyens sur place dans les prochains jours.
00:03:28Les toutes dernières informations avec Maïté Frémont.
00:03:38C'était un discours très attendu.
00:03:41Ce midi, Emmanuel Macron a présenté ses voeux aux armées.
00:03:45Et il a confirmé solennellement l'envoi de troupes au Groenland.
00:03:50Une première équipe de militaires français est déjà sur place et sera renforcée dans les prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritimes.
00:04:00Cinq soldats français sont déjà arrivés hier soir sur le Tarmac à Nuc.
00:04:05Dans cet avion danois, des militaires européens venus pour une mission de reconnaissance baptisée Arctic-Andyre.
00:04:13L'Union européenne doit assumer sa responsabilité stratégique.
00:04:17C'est précisément dans cet esprit que l'Union européenne doit prendre toute sa part au Groenland,
00:04:21où la France participe à l'exercice militaire conjoint Arctic-Endurance à la demande du Danemark.
00:04:27Mais l'Europe a-t-elle les moyens d'empêcher l'annexion du Groenland par les Américains ?
00:04:33Territoire autonome du Royaume du Danemark.
00:04:36L'île est jugée par Donald Trump pas assez protégée par les Danois.
00:04:40Il est clair que le président a ce désir de conquérir le Groenland.
00:04:47Nous avons dit très clairement que cela n'est pas dans l'intérêt du Royaume.
00:04:52Alors jusqu'où l'appétit de Donald Trump peut-il aller ?
00:04:56Difficile de déchiffrer les plans du président américain.
00:05:00Encore aujourd'hui, dans le bureau ovale, face aux journalistes, il réitère son ambition.
00:05:05Nous avons besoin du Groenland pour la sécurité nationale.
00:05:09Donc nous allons voir ce qui se passera.
00:05:12Si nous n'y allons pas, la Russie va y aller et la Chine va y aller.
00:05:15Hier, une rencontre en urgence a eu lieu entre les Américains et les Danois.
00:05:20À la sortie...
00:05:21Il n'a pas été facile de résister à la pression tout à fait inacceptable
00:05:26exercée par notre plus proche allié depuis toujours.
00:05:29Cependant, de nombreux indices laissent penser que le plus difficile reste à venir.
00:05:34Ce soir, la Russie a quant à elle fait part de sa sérieuse inquiétude
00:05:38concernant l'annonce de l'envoi de troupes supplémentaires de l'OTAN.
00:05:44L'histoire ne pardonne ni l'impréparation ni la faiblesse,
00:05:47a dit ce matin Emmanuel Macron lors de ses voeux aux armées.
00:05:50Les Européens ont une responsabilité particulière au Groenland.
00:05:54À quoi tient cette responsabilité, Christopher Weisberg ?
00:05:56Écoutez, on est sur un territoire qui est rattaché à l'Europe.
00:06:00Donc, ce n'est même plus la question de l'Ukraine
00:06:01qui nous préoccupe depuis deux ans
00:06:03et sur lequel on a très vite alerté
00:06:06à quel point, je pense, on s'est mobilisés.
00:06:09Mais là, c'est carrément sur notre territoire.
00:06:10Évidemment, ça pose la question de...
00:06:12Est-ce qu'on en finit avec l'OTAN ?
00:06:15Moi, très concrètement, la semaine dernière,
00:06:17j'étais extrêmement inquiet.
00:06:19J'en parlais d'ailleurs avec des diplomates
00:06:21qui sont sur ma circonscription
00:06:22pour savoir quels pouvaient être les scénarii.
00:06:25Et on l'a vu, il y a un article du Grand Continent
00:06:28qui le dit très bien.
00:06:28Ça peut être une bataille de narratifs.
00:06:30J'avais l'intention de vous le soumettre.
00:06:32Et il se peut qu'il se pouvait très bien
00:06:35qu'on se retrouve dans un scénario de narratif
00:06:38où, à la fin, on transige
00:06:39parce qu'on a un président américain
00:06:41qui est transactionnel.
00:06:42Et je trouve que là,
00:06:43depuis quelques jours et quelques heures,
00:06:44au moins, on a le sentiment
00:06:46qu'on prend la menace suffisamment fort
00:06:51pour réagir.
00:06:52Et je trouve ça extrêmement rassurant.
00:06:53C'est la bonne lecture qu'il faut faire
00:06:55de cette mission européenne
00:06:56qui a commencé aujourd'hui.
00:06:57Il était temps ?
00:06:58Il était temps d'abord
00:06:59parce qu'en effet,
00:07:00les citoyens grenadais
00:07:02sont des citoyens européens.
00:07:03Alors, ils ont un statut un peu particulier
00:07:05en vertu du pays
00:07:07par lequel ils sont rattachés
00:07:08à l'Union européenne,
00:07:08le royaume du Danemark.
00:07:10C'est pareil pour nous d'ailleurs.
00:07:11La France a aussi un statut particulier
00:07:14pour les citoyens européens
00:07:15de Wallis et Futuna,
00:07:16de la Polynésie française,
00:07:18par exemple,
00:07:18ou encore de Nouvelle-Calédonie.
00:07:19Mais c'est important
00:07:21parce qu'il faut montrer les muscles
00:07:23face à Donald Trump
00:07:24et lui dire qu'on est prêt,
00:07:25qu'on est là.
00:07:26Alors, évidemment,
00:07:27le nom de Donald Trump
00:07:28n'a pas été évoqué par Emmanuel Macron
00:07:29ce matin lors des voeux
00:07:30aux forces armées,
00:07:31mais il y pensait quand même très fort.
00:07:32Ou en tout cas,
00:07:33on y a pensé pour lui en même temps.
00:07:34Et c'est important,
00:07:36encore une fois,
00:07:37l'administration Trump,
00:07:38c'est une administration de l'image.
00:07:40C'est-à-dire une administration
00:07:42de la narrative,
00:07:43de la narration.
00:07:44Donc, reprendre la main
00:07:45sur la narration
00:07:45et montrer de façon sonnante
00:07:47et trébuchante,
00:07:48qu'on est sur place
00:07:49avec les forces
00:07:51qu'on accompagne,
00:07:53qu'elles soient européennes
00:07:53ou qu'elles soient celles de l'OTAN,
00:07:55c'est important
00:07:55pour faire de l'image
00:07:56et justement le montrer à Donald Trump.
00:07:58Mais cet exercice
00:07:59arctique-endurance
00:08:00qui a donc commencé aujourd'hui,
00:08:02cette mission militaire européenne
00:08:03qui mobilise notamment
00:08:0515 soldats français,
00:08:06de quoi s'agit-il exactement
00:08:08et était-ce prévu de longue date ?
00:08:11Alors, c'est, a priori,
00:08:14en effet, un exercice
00:08:15auquel on s'est déjà livré
00:08:16avec les forces danoises,
00:08:18mais pas que.
00:08:19Celui-ci a été redéclenché
00:08:21parce qu'on a besoin,
00:08:22justement,
00:08:22de pouvoir tester
00:08:23la capacité de nos forces armées
00:08:25et de nos militaires
00:08:26à pouvoir résister
00:08:27à cette endurance au froid.
00:08:28On rappelle qu'on parle
00:08:28quand même du Groenland.
00:08:29Et si on parle du Groenland
00:08:30avec ses températures
00:08:32extrêmement glaciales,
00:08:34c'est aussi ce qui intéresse
00:08:35Donald Trump.
00:08:36Et ça l'intéresse,
00:08:37notamment parce que
00:08:38cette grande étendue
00:08:40qui est le Groenland
00:08:41où 56 000 habitants
00:08:43vivent uniquement sur les côtes,
00:08:44donc 20 000 habitants
00:08:46à la capitale.
00:08:48En l'occurrence,
00:08:48ce qui est au milieu,
00:08:49ce sont de grandes landes de terre,
00:08:51de grandes landes glacées
00:08:52dans lesquelles se trouvent
00:08:53énormément de minerais,
00:08:54dans lesquelles se trouvent
00:08:55énormément de ressources naturelles
00:08:56et surtout du froid.
00:08:57Le froid, c'est important.
00:08:58Pourquoi ?
00:08:58Parce que ça permet
00:08:59de refroidir les serveurs,
00:09:00les serveurs qui servent
00:09:01justement à pouvoir...
00:09:02Donc, il faut imaginer
00:09:03des champs de bases de données
00:09:04à terme,
00:09:06de data centers.
00:09:06C'est notamment un des rêves,
00:09:08on en parlera évidemment
00:09:09ensemble tout à l'heure,
00:09:09mais c'est notamment
00:09:10un des grands rêves
00:09:11de la Silicon Valley libertarienne
00:09:14et c'est un des grands rêves
00:09:15notamment de Peter Thiel
00:09:16qui est très ami
00:09:17avec Donald Trump.
00:09:18Romuald Siora,
00:09:19Christopher Verlisberg
00:09:20disait que la semaine dernière
00:09:20il était très inquiet
00:09:21et que finalement
00:09:23il l'est un peu moins ce soir.
00:09:26Est-ce que vous avez aussi
00:09:27ce sentiment que
00:09:28le fait que les Européens
00:09:30envoient une mission militaire
00:09:32qui était quand même
00:09:32prévue de longue date
00:09:33mais que ça y est,
00:09:35désormais c'est fait,
00:09:35il y a des soldats sur place,
00:09:37est-ce que ça fait descendre
00:09:38la pression ?
00:09:39Ou pas du tout ?
00:09:40Si j'ai bien compris
00:09:41ce que vous disiez,
00:09:42je pense que vous étiez
00:09:43que vous étiez rassuré
00:09:45de voir que l'Europe
00:09:45était capable de répondre
00:09:46mais pas autant que cela
00:09:48de la situation par elle-même.
00:09:51Il faut voir les choses
00:09:52telles qu'elles sont,
00:09:53bien évidemment,
00:09:53la réaction européenne
00:09:54était très importante
00:09:55sur le plan symbolique.
00:09:57L'Europe devait,
00:09:58comme vous le dites,
00:09:59si bien montrer ses muscles,
00:10:00mais quels muscles ?
00:10:01Vraiment de petits muscles.
00:10:03Voyons les choses
00:10:04telles qu'elles sont.
00:10:04si les Américains
00:10:06décident de passer
00:10:08à l'action
00:10:09et donc
00:10:10n'ont pas d'envahir
00:10:12selon leur rhétorique
00:10:14le Groenland
00:10:15mais d'empêcher
00:10:16les Russes
00:10:16et les Chinois
00:10:17comme maintenant
00:10:18le prétend Trump
00:10:19qui serait aux portes
00:10:20du Groenland
00:10:20d'envahir ce pays.
00:10:22Soyons francs,
00:10:23aucun coup de feu
00:10:24ne sera tiré
00:10:24de la part des Européens.
00:10:26Bien évidemment,
00:10:27il n'y aura jamais
00:10:28un coup de feu
00:10:28entre un Européen.
00:10:29On ne va pas
00:10:29vers une confrontation
00:10:31européen,
00:10:32américain
00:10:33sur le sol
00:10:34du Groenland.
00:10:34Il fallait
00:10:35qu'il y ait
00:10:36une démonstration
00:10:36de force
00:10:37entre guillemets
00:10:38de la part des Européens.
00:10:39Bien évidemment,
00:10:39ce qui est en train
00:10:40de se passer
00:10:40est juste ahurissant.
00:10:42Un pays membre
00:10:43de l'OTAN,
00:10:44son pays fondateur
00:10:44le plus puissant,
00:10:45menace d'annexer
00:10:46par la force
00:10:46le territoire
00:10:47d'un autre pays.
00:10:48Mais il est très clair
00:10:49que si demain
00:10:50l'OTAN,
00:10:51pardon,
00:10:51les États-Unis
00:10:52décident de prendre
00:10:53par la force
00:10:53le Groenland,
00:10:54pas un seul coup de feu
00:10:55ne sera tiré
00:10:56des Européens
00:10:57ni des Groenlandais
00:10:58ni des Américains.
00:10:59Cela passera
00:11:00comme une lettre
00:11:00à la poste
00:11:01du côté américain.
00:11:02Je voudrais
00:11:03qu'on revienne
00:11:03un peu
00:11:03sur ces 15 militaires
00:11:05français
00:11:05et sur les moyens
00:11:07terrestres,
00:11:08aériens et maritimes
00:11:09que la France
00:11:09va envoyer
00:11:10dans les prochains jours.
00:11:10C'est ce qu'a annoncé
00:11:11Emmanuel Macron.
00:11:13D'abord,
00:11:14les 15 militaires
00:11:14qui sont partis,
00:11:15c'est qui ?
00:11:16C'est des chasseurs alpins ?
00:11:17Oui,
00:11:18alors là,
00:11:18je ne suis pas spécialiste
00:11:19de nos armées,
00:11:20on n'a pas encore
00:11:21eu de brief là-dessus,
00:11:22mais oui,
00:11:22c'est ce que j'entends
00:11:23comme vous tous,
00:11:27mais c'est exactement
00:11:28ce qu'a dit votre invité.
00:11:30Au fond,
00:11:30ce n'est pas une démonstration
00:11:32de force
00:11:33au sens où
00:11:33on va essayer
00:11:34d'utiliser le plus
00:11:35de moyens militaires
00:11:36pour contrer.
00:11:38C'est une démonstration
00:11:39qu'on n'abandonne pas
00:11:40un territoire
00:11:40et qu'on ne va pas céder
00:11:42à un narratif
00:11:43qui consisterait
00:11:44pour les Américains
00:11:44de dire que pour assurer
00:11:45la sécurité de ce territoire
00:11:47face aux Chinois
00:11:48ou face aux Russes
00:11:49comme l'a dit
00:11:49le président Trump,
00:11:50il n'y a que eux
00:11:51qui peuvent le faire
00:11:51et que les frontes européennes
00:11:53sont impotents
00:11:54pour le faire.
00:11:54Là,
00:11:55on rentre dans une démarche
00:11:56où on montre
00:11:57d'une certaine manière
00:11:58et d'une façon
00:11:59assez symbolique
00:11:59qu'on est capable de le faire.
00:12:00Alors évidemment,
00:12:01ce n'est pas 15 militaires
00:12:02qui vont changer la donne
00:12:03en termes de rapports de force.
00:12:04Les Pays-Bas
00:12:04ont envoyé un soldat.
00:12:07Alors,
00:12:08je surveille
00:12:08Trousseau-Chol
00:12:09depuis le début
00:12:09de l'après-midi
00:12:10vers le réveil
00:12:11de Donald Trump.
00:12:12Pour l'instant,
00:12:13il n'a pas réagi.
00:12:15Il faut s'attendre
00:12:16à quelques sarcasmes
00:12:17dans les prochaines heures.
00:12:18Au sarcasme,
00:12:19peut-être,
00:12:19oui,
00:12:20vous le connaissez bien
00:12:20désormais,
00:12:21Donald Trump.
00:12:21Mais surtout,
00:12:22ça dépend réellement
00:12:23des modalités
00:12:26d'abord,
00:12:27cette obsession groenlandaise,
00:12:29ce n'est pas une obsession
00:12:30uniquement trumpiste.
00:12:31C'est une obsession
00:12:32américaine tout court.
00:12:33Un des derniers territoires
00:12:35à avoir été racheté
00:12:35par les États-Unis,
00:12:36en l'occurrence,
00:12:37c'est au Danemark,
00:12:37ce sont les Îles Vierges
00:12:38en 1917.
00:12:39Et pendant la présidence
00:12:41Truman,
00:12:43pendant les éremets
00:12:44de la Seconde Guerre mondiale,
00:12:45il y a déjà eu
00:12:46des plans
00:12:46et des propositions
00:12:48faites au Royaume
00:12:49du Danemark
00:12:49pour pouvoir racheter
00:12:50le Groenland.
00:12:51Ce sont des administrations
00:12:52démocrates
00:12:53dont on est en train
00:12:54de se parler là.
00:12:55Donc aujourd'hui,
00:12:55qu'une administration...
00:12:56C'est une obsession
00:12:57américaine.
00:12:58Oui,
00:12:58et puis c'est de la façon
00:12:59aussi dont le territoire
00:13:00américain,
00:13:01ou dont les États-Unis
00:13:02a agrandi son territoire
00:13:04au fur et à mesure
00:13:04de son histoire.
00:13:05On va fêter là.
00:13:06Les 250 ans
00:13:07de l'indépendance américaine
00:13:08le 4 juillet prochain,
00:13:09c'est un territoire,
00:13:10ce sont 50 États
00:13:11qui ont été rachetés
00:13:12les uns
00:13:13après les autres.
00:13:14Donc peut-être
00:13:15qu'avant le prochain 4 juillet,
00:13:17Donald Trump
00:13:17voudrait un 51e État.
00:13:19On va y revenir
00:13:20dans un instant,
00:13:21juste pour clôturer
00:13:22sur l'implication française
00:13:23au Groenland.
00:13:24On est allé interroger
00:13:25les députés de différents partis
00:13:27cet après-midi
00:13:27aux 4 colonnes.
00:13:28Est-ce qu'ils font bloc
00:13:29derrière le Groenland
00:13:30et derrière les annonces
00:13:32d'Emmanuel Macron ce matin ?
00:13:33C'est Stéphanie Despierres
00:13:34qui est allée leur poser
00:13:34la question.
00:13:35Regarde.
00:13:35Je suis inquiet
00:13:40parce que la politique
00:13:41de M. Trump
00:13:42c'est une politique
00:13:42de prédation.
00:13:44On l'a vu
00:13:45dans cet épisode
00:13:46sidérant au Venezuela
00:13:47où il y a quand même
00:13:48un chef d'État
00:13:48qui décide
00:13:49d'en enlever un autre
00:13:49au mépris
00:13:50du droit international.
00:13:52Et là,
00:13:53vous avez M. Trump
00:13:54qui considère
00:13:55qu'il y a un territoire
00:13:57énorme,
00:13:57le Groenland,
00:13:58qui devrait lui revenir.
00:14:00Le président
00:14:00comme le président Trump
00:14:01n'a pas l'air
00:14:02de bluffer.
00:14:03Le Groenland
00:14:04fait partie
00:14:04du royaume
00:14:05du Danemark.
00:14:06Nous devons évidemment
00:14:07être solidaires
00:14:08avec les Danois
00:14:09et ce qui se pose
00:14:10c'est aussi
00:14:11la question
00:14:12de l'alliance
00:14:13transatlantique.
00:14:15Je suis convaincu
00:14:15qu'Emmanuel Macron
00:14:16est du bon côté
00:14:17de l'histoire
00:14:17et que l'histoire
00:14:18donnera raison
00:14:18à Emmanuel Macron
00:14:19et à la France.
00:14:21Et il faut que
00:14:21collectivement
00:14:22on appelle
00:14:22les autres États
00:14:23européens
00:14:24à se réveiller
00:14:25d'urgence.
00:14:26On a aujourd'hui
00:14:27la nécessité
00:14:27tout simplement
00:14:28de faire en sorte
00:14:29que des limites
00:14:31soient fixées
00:14:31à la volonté
00:14:32de toute puissance
00:14:33de Donald Trump
00:14:33qui finit par considérer
00:14:36que l'Europe
00:14:37est son jardin
00:14:38qu'il peut y cultiver
00:14:39ce qu'il souhaite
00:14:40et que nous sommes
00:14:41tout simplement
00:14:41une colonie.
00:14:42Nous ne sommes pas
00:14:43une colonie,
00:14:44nous ne nous soumettrons pas
00:14:45et donc il est nécessaire
00:14:46de faire passer le message.
00:14:47C'est une volonté
00:14:49pour la France
00:14:50de dire qu'elle ne fait pas rien
00:14:51mais enfin le nombre
00:14:52de militaires qui ont envoyé
00:14:53est un petit peu ridicule
00:14:54pour ça et surtout
00:14:55on n'a pas eu
00:14:55de stratégie débattue.
00:14:56C'est-à-dire
00:14:57est-ce qu'on pourrait
00:14:58en débattre nous
00:14:58les parlementaires
00:14:59à l'Assemblée Nationale
00:15:00de savoir ce qu'on fait
00:15:01face à cette nouvelle situation
00:15:02à savoir,
00:15:03pour bien expliquer
00:15:04ce qui se passe,
00:15:05à savoir quelqu'un
00:15:06qui est censé être
00:15:06notre allié
00:15:07au sein d'une alliance militaire
00:15:08qui s'appelle l'OTAN
00:15:09mais qui devient
00:15:09l'agresseur
00:15:10contre des pays
00:15:12qui sont à l'intérieur
00:15:13de l'OTAN.
00:15:14Juste un mot
00:15:14Christopher Weisberg,
00:15:15est-ce que l'heure
00:15:16est au débat
00:15:17à l'Assemblée Nationale
00:15:18sur l'envoi
00:15:19de troupes
00:15:20au Groenland ?
00:15:21Vous savez qu'on va avoir
00:15:22un débat lundi
00:15:23sur le Venezuela
00:15:25et donc d'une certaine manière
00:15:26on va en parler
00:15:27et évidemment
00:15:28ce qui est quand même
00:15:28assez rassurant
00:15:29au moins là-dessus
00:15:29alors évidemment
00:15:30il y a toujours
00:15:31Oui, il y a quand même
00:15:31une forme d'unanimité
00:15:32Il y a quand même
00:15:33exactement une forme d'unanimité
00:15:34Moi, je voudrais juste
00:15:35dire une chose aussi
00:15:36par rapport à Donald Trump
00:15:37et à rapport au mot
00:15:37d'Emmanuel Morel
00:15:38Il dit qu'il ne respecte pas
00:15:40le droit international
00:15:40Il faut se rendre compte
00:15:41que ça va beaucoup plus loin
00:15:42que ça
00:15:42Les Américains,
00:15:43ils ont toujours eu
00:15:43un rapport au droit international
00:15:44qui est plus laxiste
00:15:46que le nôtre
00:15:47qui considère que de toute façon
00:15:49le pouvoir exécutif américain
00:15:50a toujours la primauté
00:15:51pour défendre
00:15:52les intérêts américains
00:15:53et on sait
00:15:53quand on voit Noriega
00:15:54et quand on voit Maduro
00:15:56franchement
00:15:56il y a peu de différence
00:15:59mais ce qui est
00:15:59beaucoup plus grave
00:16:00avec Donald Trump
00:16:01et qui pour moi
00:16:01est une rupture totale
00:16:03avec l'esprit américain
00:16:04c'est qu'au fond
00:16:05c'est quelqu'un
00:16:05qui fait fi
00:16:07de l'état de droit
00:16:07et qui fait fi
00:16:08de l'état de droit
00:16:09sur chaque sujet
00:16:10il a l'ordre constitutionnel américain
00:16:12il s'en est
00:16:13lavé les mains
00:16:15après
00:16:16quand il a perdu l'élection
00:16:18et qu'il a demandé
00:16:18à son vice-président
00:16:19de ne pas reconnaître l'élection
00:16:20donc ça va beaucoup plus loin
00:16:21et je pense qu'évidemment
00:16:22pour nous qui avons
00:16:24comme partenaire
00:16:24les américains
00:16:25depuis 250 ans
00:16:26cette prise de conscience
00:16:27elle doit être
00:16:28évidemment unanime
00:16:29et c'est le cas
00:16:30et je crois que
00:16:31les polémiques
00:16:31seraient un peu ridicules
00:16:33dans ce moment-là
00:16:34Romuald Siora
00:16:35ce soir
00:16:36quels sont
00:16:36les différents scénarios
00:16:39parce que Donald Trump
00:16:40il dispose de
00:16:41plusieurs solutions
00:16:41quand même
00:16:42écoutez
00:16:43le scénario
00:16:44qui est
00:16:45la priorité
00:16:47pour l'instant
00:16:47de l'administration
00:16:48Trump 20
00:16:48serait d'obtenir
00:16:50un deal
00:16:50on sait
00:16:52qu'il y a des bruits
00:16:53qui courent
00:16:54de propositions financières
00:16:55faites aux Groenlandais
00:16:57on a parlé
00:16:57de 50 000 dollars
00:16:58on a parlé
00:16:59de 1 million de dollars
00:17:00donc si on montait
00:17:02vraiment à
00:17:03pour chaque Groenlandais
00:17:04par citoyen
00:17:05par citoyen
00:17:07ou par foyer
00:17:08reste à déterminer
00:17:09on peut imaginer
00:17:11que si
00:17:12l'administration
00:17:13Trump
00:17:14avec cette nouvelle
00:17:15rhétorique
00:17:16de la Chine
00:17:17et de la Russie
00:17:17qui vient de surgir
00:17:18on n'a jamais parlé
00:17:19ni de la Chine
00:17:20ni de la Russie
00:17:20au Groenland
00:17:21jusqu'à ces derniers jours
00:17:22en expliquant
00:17:24aux Groenlandais
00:17:25les menaces
00:17:25qui planent sur eux
00:17:26et en leur disant
00:17:27après tout
00:17:28être américain
00:17:28ça ne va rien changer
00:17:29pour vous
00:17:29ils n'ont pas
00:17:30spécialement conscience
00:17:31des problèmes
00:17:31du système de santé
00:17:32américain
00:17:32etc
00:17:33vous aurez juste
00:17:33le drapeau
00:17:34qui changera
00:17:34il y aura
00:17:35de bonnes âmes
00:17:36pour leur rappeler
00:17:36et vous aurez
00:17:38chacun
00:17:381 million de dollars
00:17:39je pense qu'il y a
00:17:40des chances
00:17:41qu'une bonne partie
00:17:43si ce n'est la majorité
00:17:44des Groenlandais
00:17:44finissent par accepter
00:17:46en échange de quoi ?
00:17:47d'un million de dollars
00:17:48non mais d'accord
00:17:49un million de dollars
00:17:50en échange de quoi ?
00:17:50en échange de
00:17:51vous devenez américain
00:17:52oui mais le deal
00:17:53sera présenté
00:17:54sera présenté autrement
00:17:55vous devenez américain
00:17:57mais vous garderez
00:17:58une forme d'autonomie
00:17:59enfin ça
00:18:00les détails
00:18:01restent à voir
00:18:02donc on priorise
00:18:03le deal
00:18:04ensuite faudra voir
00:18:05si le gouvernement
00:18:06du Danemark
00:18:06et du Groenland
00:18:07accepte d'organiser
00:18:08un référendum sur la question
00:18:09ça c'est autre chose
00:18:10mais ce qui est certain
00:18:11c'est que si Trump
00:18:13ne peut obtenir
00:18:14le Groenland
00:18:15via un deal
00:18:17il passera à l'action
00:18:18il y a plusieurs raisons
00:18:19à cela
00:18:19est-ce qu'il y a
00:18:20le moindre signe
00:18:21ce soir
00:18:22de planification
00:18:23d'une manœuvre
00:18:24militaire imminente ?
00:18:25non pas à ma connaissance
00:18:27mais vous savez
00:18:27cette nouvelle administration
00:18:29a une stratégie
00:18:30il ne faut pas
00:18:30arrêter de parler de Trump
00:18:31il faut vraiment
00:18:32prendre conscience
00:18:32qu'on parle d'un groupe
00:18:33de personnes
00:18:33qui ont accédé au pouvoir
00:18:34en 2025 avec lui
00:18:35ces personnes ont une stratégie
00:18:37très claire
00:18:37pour le domestique
00:18:39mais aussi pour le national
00:18:40qui est à mettre à bas
00:18:41le système international
00:18:43multilatéral
00:18:43instauré en 1945
00:18:45on fait fil des traités internationaux
00:18:47des organisations internationales
00:18:48et on y va
00:18:50il vole le Groenland
00:18:52pour des questions géostratégiques
00:18:54et Trump le veut également
00:18:55pour une question symbolique
00:18:57comme ça a été dit
00:18:57il y a le 250e anniversaire
00:18:59n'oublions pas que
00:19:00Trump est aussi
00:19:01dans les symboles
00:19:02un peu primaires
00:19:03si je puis dire
00:19:03le Groenland
00:19:04ferait des Etats-Unis
00:19:05le pays le plus grand
00:19:05au monde
00:19:06c'est quand même l'homme
00:19:07qui a dit à Kim Jong-un
00:19:08j'ai un plus gros bouton que toi
00:19:09donc d'avoir le plus grand
00:19:11rempli au monde
00:19:11à offrir aux Américains
00:19:13ça serait tout bonus
00:19:14donc je ne sais pas
00:19:15s'il y a des plans
00:19:16aujourd'hui d'invasion
00:19:17mais rappelons-nous
00:19:18que de toute façon
00:19:19ça serait une balade
00:19:20pour les Américains
00:19:21la prise du Groenland
00:19:22serait beaucoup plus facile
00:19:23que ce qui s'est passé
00:19:24à Caracas
00:19:25il y a deux semaines
00:19:26une fois encore
00:19:27on envoie quelques milliers
00:19:28pour le symbole d'homme
00:19:29mais il n'y aura pas
00:19:30un coup de feu
00:19:31Marjorie Payon
00:19:33pardon Adeline
00:19:34si je peux
00:19:34je trouve intéressant
00:19:35vous me parliez de deal
00:19:36parce que là on y est
00:19:37justement
00:19:38et alors ça me faisait penser
00:19:39aux milliardaires américains
00:19:41qui s'achètent tous des îles
00:19:42là c'est la plus grande
00:19:43est-ce qu'on est dans ce narratif-là
00:19:46éventuellement ?
00:19:47bien évidemment
00:19:47on est dans ce narratif-là
00:19:49c'est pas du tout
00:19:49au militaire
00:19:49il y a d'un côté
00:19:50la stratégie
00:19:52de cette administration
00:19:53au sein duquel
00:19:54se trouvent des intellectuels
00:19:55de haut niveau
00:19:56je pense à Jill Evans
00:19:57et Suzy Wills
00:19:58la secrétaire générale
00:19:58de la Maison Blanche
00:19:59et puis en parallèle
00:20:01il y a Trump
00:20:02avec cette symbolique
00:20:03du milliardaire
00:20:05qui veut acquérir
00:20:06la plus grande ville au monde
00:20:07Marjorie
00:20:08Donald Trump
00:20:09il est dans la possession
00:20:10il est dans le contrôle
00:20:11ça tient aussi
00:20:12à cette personnalité
00:20:13c'est-à-dire que
00:20:14tout à l'heure
00:20:14on rappelait
00:20:15qu'il avait déclaré hier
00:20:17que l'annexion du Groenland
00:20:18était une question vitale
00:20:19pour des questions de sécurité
00:20:20en fait
00:20:21il a une vision patrimoniale
00:20:24du pouvoir
00:20:24oui parce que
00:20:25que ce soit
00:20:26encore une fois
00:20:27et Romul d'Averrand
00:20:28de le rappeler
00:20:28sur la politique domestique nationale
00:20:30ou que ce soit
00:20:30sur la politique internationale
00:20:32pour Donald Trump
00:20:33la politique c'est du deal
00:20:34et le deal
00:20:35ça se fait en famille
00:20:36alors quand ça se fait pas
00:20:37en famille directe biologique
00:20:38ça se fait en famille d'idées
00:20:40ou en famille en tout cas
00:20:41au sein du parti républicain
00:20:42mais justement
00:20:42on a l'impression
00:20:43qu'il s'adresse
00:20:43à ses électeurs aussi
00:20:44en voulant annexer le Groenland
00:20:46ils parlent pas aux autres
00:20:46sauf qu'il s'adresse mal
00:20:47là en l'occurrence
00:20:48à ses électeurs
00:20:48comment ils réagissent
00:20:49les magas
00:20:49alors d'abord
00:20:49il y a plusieurs sondages
00:20:50qui paraissent aujourd'hui
00:20:51qui expliquent que
00:20:5175% des américains
00:20:53dans leur ensemble
00:20:54s'opposent à une action
00:20:56des Etats-Unis
00:20:57sur le Groenland
00:20:58que ce soit
00:20:59par un rachat économique
00:21:00ou que ce soit
00:21:01par une action militaire
00:21:02ou par la force
00:21:03petite parenthèse
00:21:04il n'y a pas forcément
00:21:04besoin d'action militaire
00:21:06en tant que telle
00:21:06puisque il y a
00:21:07des accords
00:21:08qui ont été signés
00:21:10entre les Etats-Unis
00:21:11et le Royaume du Danemark
00:21:12et le Groenland
00:21:12en 1951
00:21:14revus par l'administration
00:21:15Bush en 2004
00:21:16qui explique que
00:21:17les américains
00:21:18peuvent avoir autant
00:21:19de bases militaires
00:21:19qu'ils le souhaitent
00:21:20sur le territoire
00:21:21groenlandais
00:21:22pendant la guerre froide
00:21:23on est monté jusqu'à 9000
00:21:24soldats américains
00:21:25sur le territoire
00:21:25du Groenland
00:21:26aujourd'hui ils sont
00:21:26200 et limités
00:21:27à la base de Pitufik
00:21:29où Jellyven s'est rendu
00:21:30au mois de mars dernier
00:21:31dans des conditions
00:21:32quand même assez
00:21:32rocambolesques
00:21:33et où il n'a pas été
00:21:34extrêmement bien accueilli
00:21:35par la population
00:21:35mais d'ailleurs
00:21:35Robert Tura
00:21:36est-ce qu'on peut imaginer
00:21:37puisque à l'heure
00:21:38où on parle
00:21:39il n'y a pas de signe
00:21:40de planification
00:21:41d'une manœuvre militaire
00:21:41mais est-ce qu'on peut
00:21:42imaginer que
00:21:43sous prétexte
00:21:44d'un exercice militaire
00:21:45comme celui
00:21:46que l'Europe
00:21:47est en train de faire
00:21:48Donald Trump
00:21:49décide d'envoyer
00:21:49quelques milliers
00:21:50de soldats américains
00:21:52au Groenland
00:21:53en prétextant
00:21:54un exercice
00:21:55et en ayant
00:21:56du même coup
00:21:57une armée sur place
00:21:58oui bien sûr
00:21:59c'est tout à fait possible
00:22:00ça fait partie
00:22:00des scénarios
00:22:01c'est tout à fait possible
00:22:02et je me permets juste
00:22:03de revenir sur
00:22:04les derniers sondages
00:22:05oui plus de 70%
00:22:06des américains
00:22:07sont opposés
00:22:07à une intervention
00:22:08au Groenland
00:22:09mais n'oublions pas
00:22:10que les américains
00:22:11sont vaccinés
00:22:12des guerres
00:22:12à rallonge
00:22:13et donc le public américain
00:22:14n'a pas tout à fait
00:22:15conscience
00:22:16des enjeux du Groenland
00:22:17ils se disent
00:22:17oh là là une nouvelle guerre
00:22:18si demain Trump
00:22:19prend le Groenland
00:22:20en trois heures et demie
00:22:21croyez-moi
00:22:22ça sera un triomphe
00:22:23pour lui à la maison
00:22:24tout à l'heure
00:22:24on évoquait le scénario
00:22:25de la revue Grand Continent
00:22:26ils disent trois jours
00:22:27ils ne disent pas trois heures
00:22:28c'est quand même
00:22:28l'enjeu politique interne
00:22:29parce que je crois
00:22:30qu'au fond
00:22:30c'est aussi ça
00:22:31qu'on doit incarner
00:22:32aujourd'hui
00:22:32on est quand même
00:22:33encore dans une démocratie
00:22:35avec des contre-pouvoirs
00:22:36qui sont très affaiblis
00:22:37on a une délégation
00:22:38de sénateurs
00:22:39plutôt des démocrates
00:22:41mais quand même
00:22:41avec un républicain
00:22:42qui est allé
00:22:43au Danemark
00:22:44et qui va
00:22:45faire pression
00:22:46sur ce pouvoir-là
00:22:47et nous évidemment
00:22:48on doit être partenaire
00:22:50et on doit travailler
00:22:51à ce que l'opinion américaine
00:22:53aille dans le bon sens
00:22:54de l'histoire
00:22:55il faut quand même
00:22:55se rendre compte
00:22:56que moi quand je vais
00:22:57régulièrement
00:22:57je vais régulièrement
00:22:58aux Etats-Unis
00:22:58je suis américain
00:22:59le rapport à l'Ukraine
00:23:01est déjà beaucoup plus proche
00:23:02des américains
00:23:03que le rapport au Venezuela
00:23:04les américains
00:23:05sont très proches
00:23:06du Venezuela
00:23:06mais il n'y a pas
00:23:07de sympathie spécifique
00:23:08pour le Venezuela
00:23:08ça fait partie
00:23:09de leur espace intérieur
00:23:11l'Ukraine c'est différent
00:23:13le Groenland
00:23:14il y a quand même
00:23:14un rapport avec les partenaires
00:23:16historiques
00:23:17qui fait que ce serait
00:23:18très très difficile
00:23:19de faire passer
00:23:20cette pilule-là
00:23:20auprès de l'opinion
00:23:21donc il faut qu'on travaille
00:23:22aussi sur l'opinion américaine
00:23:23parce que je crois
00:23:24qu'il y a des élections
00:23:25à la fin de l'année
00:23:26et c'est très important
00:23:28de les anticiper
00:23:29puisque chaque voix compte
00:23:30on va donner la parole
00:23:31aux Groenlandais
00:23:31on se demande bien
00:23:32ce qu'ils pensent
00:23:32dans tout ça
00:23:33le monde entier
00:23:33est suspendu aux mots
00:23:34et aux gestes de Donald Trump
00:23:35beaucoup ont parlé
00:23:36à la place des Groenlandais
00:23:38la rencontre hier
00:23:39entre les responsables
00:23:40danois, groenlandais et américains
00:23:41vous allez voir
00:23:42a laissé les habitants
00:23:44angoisses et soulagement
00:23:45donc Baptiste Garguichartier
00:23:47aux portes du cercle polaire
00:23:50une capitale
00:23:52comme immobile sous la neige
00:23:53nuque
00:23:5520 000 habitants
00:23:56ici une possible invasion américaine
00:23:58et dans toutes les têtes
00:23:59nous avons été colonisés
00:24:02pendant tant d'années
00:24:03nous ne sommes pas prêts
00:24:04et nous ne voulons pas
00:24:05redevenir une colonie
00:24:07à défaut de moyens militaires
00:24:08la résistance
00:24:09prend des formes inattendues
00:24:10sur l'île
00:24:11comme ces drapeaux
00:24:12groenlandais placardés
00:24:13sur les maisons
00:24:14ou encore dans les boutiques
00:24:15du centre-ville
00:24:16où des commerçants
00:24:17affichent clairement
00:24:18leur opposition
00:24:19avec ce slogan
00:24:20devenu culte
00:24:22le Groenland n'est pas à vendre
00:24:24je ne partirai pas
00:24:26j'essayerai d'aider mon pays
00:24:28tant que j'en aurai encore la force
00:24:29mais les politiciens
00:24:31doivent nous dire clairement
00:24:32ce que nous allons faire
00:24:33si quelque chose arrive
00:24:34et quel est le plan
00:24:35pour certains habitants
00:24:37l'intervention américaine
00:24:38ne fait aucun doute
00:24:39c'est une question de jour
00:24:41alors ils commencent à stocker
00:24:43des denrées
00:24:44et des produits
00:24:45de première nécessité
00:24:46je réfléchis à l'endroit
00:24:48où nous pourrions nous cacher
00:24:49et aux médicaments
00:24:50que nous devons stocker
00:24:51si quelque chose arrive
00:24:53est-ce que je serais capable
00:24:54de fuir
00:24:54j'y pense beaucoup
00:24:55pour l'heure nul
00:24:58ne sait encore
00:24:58si l'arrivée de renforts européens
00:25:00au Groenland
00:25:00permettra de rassurer
00:25:02les 56 000 habitants
00:25:04de l'île danoise
00:25:04ils ont raison
00:25:06Romualtura
00:25:07d'avoir peur
00:25:08à ce point
00:25:08les Groenlandais
00:25:09ils ont tort
00:25:10d'avoir peur
00:25:11de la violence
00:25:12des américains
00:25:13il y aura évidemment
00:25:15ça sera présenté
00:25:15une fois encore
00:25:16comme une opération
00:25:17Maduro a été présenté
00:25:18comme une opération
00:25:19de police
00:25:19là cela sera présenté
00:25:21comme une opération
00:25:22en opposition
00:25:24à une potentielle
00:25:25invasion russo-chinoise
00:25:27de prévention
00:25:27de protection
00:25:29et de prévention
00:25:29à une éventuelle invasion
00:25:31par contre
00:25:32qu'ils aient peur
00:25:32d'une action
00:25:34quelconque des américains
00:25:35oui une fois encore
00:25:36c'est tout à fait probable
00:25:37c'est aussi un peuple
00:25:39qui a toujours été
00:25:40en quête de souveraineté
00:25:41face à la tutelle danoise
00:25:42est-ce que le moment
00:25:43qu'on vit
00:25:44est-ce que la séquence actuelle
00:25:45va les rapprocher
00:25:46du Danemark finalement
00:25:47écoutez
00:25:48si grâce aux européens
00:25:50et donc au Danemark
00:25:51les choses se calment
00:25:54ce qui est aussi
00:25:54une possibilité
00:25:55avec Donald Trump
00:25:56il pourra toujours prétendre
00:25:57avoir passé un deal
00:25:59avec le gouvernement danois
00:26:00et s'en sortir comme ça
00:26:01par une pirouette
00:26:02oui cela devrait
00:26:04les rapprocher
00:26:05du gouvernement danois
00:26:08mais je crois
00:26:09qu'il y a quand même
00:26:09des vilités d'autonomie
00:26:10très très fortes
00:26:11mais néanmoins
00:26:12si les choses se passent bien
00:26:14ce serait quand même
00:26:14une erreur aujourd'hui
00:26:15pour le Groenland
00:26:16de devenir indépendant
00:26:17si les choses se passent bien
00:26:18le premier ministre
00:26:19Groenlandais
00:26:20Jens-Frédéric Nielsen
00:26:21a posté un message
00:26:21cet après-midi
00:26:22sur Facebook
00:26:23dans lequel il prône
00:26:24la voie du dialogue
00:26:25le dialogue et la diplomatie
00:26:27sont la bonne voie à suivre
00:26:28y compris lorsque
00:26:29les intérêts sont importants
00:26:31et que la pression est palpable
00:26:32la diplomatie peut encore
00:26:34l'emporter ?
00:26:35La diplomatie ne l'a visiblement
00:26:36pas bien emporté hier
00:26:37en tout cas à Washington
00:26:38lors de son entrevue
00:26:40avec Jay Evans
00:26:41et avec Marco Rubio
00:26:42pour l'instant
00:26:44et ce que dit
00:26:45la porte-parole de la Maison Blanche
00:26:46Carly Neewitt
00:26:46c'est que le dialogue
00:26:48et la diplomatie
00:26:49ont toujours été
00:26:50la première et la seule option
00:26:51de l'administration Trump
00:26:53maintenant
00:26:54dans ce dialogue
00:26:55encore faut-il être deux
00:26:56pour pouvoir
00:26:57réellement dialoguer
00:26:58et non pas avoir
00:26:59une position
00:26:59qui se crispe
00:27:00par rapport à une autre
00:27:02mais c'est extrêmement important
00:27:03de voir
00:27:04que ce soit
00:27:04sur la scène internationale
00:27:06ou en national
00:27:07comment est justifiée
00:27:09et présentée
00:27:09cette peut-être
00:27:10future opération
00:27:11parce que
00:27:12et là on va revenir
00:27:13évidemment sur
00:27:14un jeu politique
00:27:15au Congrès
00:27:16et américano-américain
00:27:17avec en ligne de mire
00:27:19les élections
00:27:19de mi-mandat
00:27:20de novembre prochain
00:27:21la façon
00:27:22typiquement
00:27:23l'administration Trump
00:27:23a agi au Venezuela
00:27:24c'est en vertu
00:27:26dit-elle
00:27:26de l'article 2
00:27:27des pouvoirs du Président
00:27:28alors on va passer
00:27:28par un peu de constitution
00:27:29mais c'est important
00:27:30pourquoi ?
00:27:31parce que ça lui évite
00:27:32dans ces cas-là
00:27:33de devoir passer
00:27:33par le Congrès
00:27:34qui est le seul
00:27:35maître en la matière
00:27:36pour pouvoir
00:27:36en effet voter
00:27:38une intervention
00:27:38militaire américaine
00:27:39sur un seul étranger
00:27:40et l'article 2
00:27:41des pouvoirs du Président
00:27:42il nous dit quoi
00:27:42dans cette constitution
00:27:43il nous dit que
00:27:44en cas d'attaque imminente
00:27:46ou en train de se dérouler
00:27:48contre des ressortissants américains
00:27:50ou du personnel
00:27:51en tant que des militaires américains
00:27:52et bien le Président
00:27:53doit pouvoir agir
00:27:55c'est en cette vertu-là
00:27:57que Donald Trump
00:27:58a agi à Caracas
00:28:00et c'est peut-être
00:28:01en cette vertu-là
00:28:02en effet
00:28:02si jamais on pouvait déclencher
00:28:03ou faire montrer
00:28:06qu'il y a une menace
00:28:06stratégique chinoise
00:28:09ou russe
00:28:09dans ces cas-là
00:28:10Donald Trump
00:28:11devrait voler
00:28:12là en l'occurrence
00:28:14au chauvet
00:28:16des 200 personnels américains
00:28:18qui sont sur place
00:28:18au Groenland
00:28:18sauf qu'il va falloir
00:28:19la prouver quand même
00:28:20cette menace russe
00:28:21ou chinoise
00:28:21sur le Groenland
00:28:22écoutez
00:28:23c'est quand même
00:28:24une administration
00:28:25qui pratique
00:28:25le mensonge
00:28:26à outrance
00:28:27sans vergon
00:28:29ça n'a rien à voir
00:28:30avec ce dont nous sommes
00:28:31en train de parler
00:28:31mais il y a quand même
00:28:32une semaine
00:28:32il y a eu un meurtre
00:28:34à Minneapolis
00:28:34commis par un agent
00:28:36de l'ICE
00:28:36et on a vu la secrétaire
00:28:37à la sécurité intérieure
00:28:38et le président
00:28:40des Etats-Unis
00:28:41dire que c'était
00:28:41une fake news
00:28:42que c'était une terroriste
00:28:43animée par des valeurs
00:28:45de la gauche radicale
00:28:46et je suis désolé
00:28:47de le dire
00:28:48plus de 40%
00:28:49des américains
00:28:50l'ont cru
00:28:50je vis aux Etats-Unis
00:28:51depuis 25 ans
00:28:53je peux vous dire
00:28:54que des gens
00:28:54dans mon building
00:28:55sont convaincus
00:28:56de ce que dit le président
00:28:56donc si demain
00:28:57il nous annonce
00:28:58que les chinois
00:28:58sont aux portes
00:29:00du Groenland
00:29:00avec les russes
00:29:02les Strounf
00:29:02ou qui vous voulez
00:29:03une grande partie
00:29:04de l'opinion américaine
00:29:05le croira
00:29:06et avalera le mensonge
00:29:07on en a un peu parlé
00:29:08tout à l'heure
00:29:08mais quand on évoque
00:29:09le Groenland
00:29:09ces derniers jours
00:29:10on parle de ses kilomètres carrés
00:29:11on parle de ses 56 000 habitants
00:29:14de sa capitale
00:29:14de ses ressources minières
00:29:15et pétrolières
00:29:16est-ce qu'on ne commet pas
00:29:17une erreur
00:29:18en oubliant de parler
00:29:18de la glace
00:29:20qui recouvre
00:29:21le Groenland
00:29:22et qui fond
00:29:23et qui fond
00:29:24et ce qui permet
00:29:25justement
00:29:25de pouvoir peut-être
00:29:26avoir des ressources naturelles
00:29:28dont ses terres
00:29:29et ses minéraux rares
00:29:31plus facilement
00:29:32à proximité
00:29:33et ça c'est extrêmement important
00:29:34parce que si Donald Trump
00:29:35ne croit pas au réchauffement climatique
00:29:36là par contre
00:29:37ça l'arrange quand même
00:29:38un petit peu
00:29:38d'avoir ses minerais
00:29:39à portée demain
00:29:40si j'ose dire
00:29:41ce dont il va falloir
00:29:43réussir à juger
00:29:44vous savez
00:29:44c'est un peu comme
00:29:45pour le fait de se dire
00:29:46qu'on va s'occuper
00:29:47directement du pétrole
00:29:48vénézuélien
00:29:49et qu'on invite
00:29:49toutes les compagnies
00:29:50pétrolières américaines
00:29:51à s'y joindre
00:29:53alors que la plupart
00:29:54d'entre elles
00:29:55émettent des réserves
00:29:56justifiées
00:29:57en termes d'investissement
00:29:58et en termes de temps
00:29:59pour pouvoir avoir accès
00:30:00à ces ressources pétrolières
00:30:01c'est la même chose
00:30:02sur le deal
00:30:03qui a été fait
00:30:03sur les minerais
00:30:04en Ukraine
00:30:04par exemple
00:30:05en 2025
00:30:06avec le président
00:30:08Zelensky
00:30:08et Donald Trump
00:30:09les stocks
00:30:11qui sont déclarés
00:30:11aujourd'hui
00:30:12ce sont des stocks
00:30:12mais dont les références
00:30:13sont bien antérieures
00:30:14à la situation actuelle
00:30:15donc on ne sait pas
00:30:16en réalité
00:30:17quels sont les vrais stocks
00:30:18de minerais
00:30:19de terre rare en Ukraine
00:30:20on ne sait pas
00:30:20quels sont les vrais stocks
00:30:21de pétrole au Venezuela
00:30:23on ne sait pas
00:30:23quels sont les vrais stocks
00:30:24de minerais
00:30:25encore à découvrir
00:30:26au Groenland
00:30:26mais tout ça fait appel
00:30:27et là en effet
00:30:28quand vous parliez
00:30:29de cette possibilité
00:30:30de racheter des îles
00:30:30ça fait appel aussi
00:30:32à l'imaginaire
00:30:32encore une fois
00:30:33des tech bro
00:30:34des millionnaires
00:30:35de la Silicon Valley
00:30:36qui sous l'égide
00:30:37de Peter Thiel
00:30:38ont un rêve
00:30:39libertarien
00:30:40depuis des années
00:30:41qui est celui
00:30:41d'investir le Groenland
00:30:43et d'en faire
00:30:44une cité-état
00:30:45une ville-laboratoire
00:30:47à ciel ouvert
00:30:47pour pouvoir instaurer
00:30:49une économie crypto
00:30:50et une économie
00:30:51où toute la tech
00:30:52pourra tester
00:30:53toutes ses potentialités
00:30:54peut-être que Peter Thiel
00:30:56a susurré à l'oreille
00:30:57de Donald Trump
00:30:57et ça
00:30:58le Groenland
00:30:58achète ?
00:31:00pourrait l'acheter
00:31:00éventuellement
00:31:01je vous dis
00:31:02avec des millions de dollars
00:31:03on peut convaincre
00:31:04beaucoup beaucoup de monde
00:31:05et une fois encore
00:31:06si on réussit
00:31:07à convaincre
00:31:08une majorité
00:31:09de Groenlandais
00:31:10que les Chinois
00:31:10sont vraiment
00:31:11un danger pour eux
00:31:12tout le monde préférera
00:31:13et on les comprendra bien
00:31:14être américain
00:31:15et si en plus
00:31:16s'il y a un million de dollars
00:31:17qui tombent
00:31:17dans la tirelire
00:31:18c'est quand même pas mal
00:31:19et la Russie
00:31:19dans tout ça
00:31:20est-ce que Vladimir Poutine
00:31:21se frotte les mains
00:31:22de voir l'OTAN se diviser ?
00:31:23écoutez
00:31:24Poutine c'est extraordinaire
00:31:25d'abord ça légitime
00:31:26évidemment
00:31:27il s'est dit très inquiet
00:31:28et ça légitime
00:31:29son action
00:31:29en Ukraine
00:31:31et puis voilà
00:31:32maintenant
00:31:33c'est monsieur Poutine
00:31:34qui arrive au secours
00:31:35du droit international
00:31:36qui comme vous le dites
00:31:37est très inquiet
00:31:38donc oui effectivement
00:31:39ça le sert
00:31:40au mieux
00:31:41et le parallèle
00:31:42qu'on peut faire
00:31:42c'est que
00:31:43sur le point
00:31:44et sur le plan
00:31:44de la stratégie économique
00:31:46internationale
00:31:47de Donald Trump
00:31:47avec cette guerre tarifaire
00:31:48c'est un petit peu
00:31:49la même chose
00:31:49pour la Chine
00:31:49qui a volé
00:31:50d'un coup d'un seul
00:31:51pour pouvoir aider
00:31:54le commerce mondial
00:31:55et international
00:31:56en appelant à l'OMC
00:31:57dont il avait toujours
00:31:57réfuté
00:31:58toutes les décisions
00:32:00qui n'étaient pas
00:32:01en sa faveur
00:32:01jusqu'à présent
00:32:01donc on est en train
00:32:03d'entrer dans un jeu
00:32:04et dans un monde
00:32:04où c'est le monde entier
00:32:05moins un
00:32:06à l'instant
00:32:08une réaction
00:32:09de la Maison-Blanche
00:32:10le déploiement européen
00:32:12au Groenland
00:32:12n'a entre guillemets
00:32:13aucun impact
00:32:14pour Donald Trump
00:32:15on n'en attendait pas moins
00:32:17non
00:32:18mais il fallait
00:32:18qu'il y ait
00:32:19les pas dire j'ai peur
00:32:19on s'en entendait
00:32:21on en attendait
00:32:23pardon
00:32:23je vais y arriver
00:32:23pas moins
00:32:24mais néanmoins
00:32:26il veut quand même
00:32:27marquer par là
00:32:28ce qui pour lui
00:32:29est un déploiement ridicule
00:32:30il veut nous minimiser
00:32:31quand je dis nous
00:32:32je suis franco-américain
00:32:33donc vous voyez
00:32:34je parle en tant qu'européen
00:32:35il veut nous minimiser
00:32:36les européens
00:32:37les humilier
00:32:38et surtout démontrer
00:32:39à son opinion publique
00:32:40que c'est lui
00:32:41qui a les gros muscles
00:32:41et qui c'est
00:32:42qui est le cherry fintone
00:32:43comme on dit en Amérique
00:32:44un dernier mot
00:32:45Christopher Weisberg
00:32:46qu'est-ce que cette séquence signifie
00:32:48pour l'avenir
00:32:49des relations transatlantiques
00:32:50vous avez parlé
00:32:51tout à l'heure
00:32:52de la relation diplomatique
00:32:53il faut accepter
00:32:54que cette administration
00:32:55méprise la diplomatie
00:32:57elle méprise les diplomates
00:32:58et qu'elle voit tout
00:32:59sous le prisme
00:33:00du rapport de force
00:33:01il faut l'accepter
00:33:03moi je suis
00:33:04quand même
00:33:05tout petit peu
00:33:05plus optimiste
00:33:06que vous
00:33:06parce que je crois
00:33:07qu'il y a encore
00:33:08aux Etats-Unis
00:33:08un élan démocratique
00:33:11et que
00:33:11ces réactions
00:33:12elles ont quand même
00:33:14vocation
00:33:14depuis une dizaine de jours
00:33:15avec l'attaque
00:33:17du Venezuela
00:33:17à relancer
00:33:19quand même
00:33:19un vrai débat
00:33:20puis avec ce que vous avez
00:33:21cité à Minneapolis
00:33:22qui est quand même
00:33:23une attaque hyper violente
00:33:25et j'ose espérer
00:33:27que nous
00:33:28de notre côté
00:33:29on soit capable
00:33:30d'appeler
00:33:30les Américains
00:33:31à leur valeur profonde
00:33:32et c'est à mon avis
00:33:34tout l'objectif
00:33:35des prochaines semaines
00:33:36et du combat
00:33:37qui va y avoir
00:33:38qui va être un combat
00:33:38assez médiatique
00:33:39autour du Groenland
00:33:40pour savoir
00:33:41qui est-ce qui investit
00:33:42le plus ce territoire
00:33:43Merci en tout cas
00:33:45à tous les trois
00:33:45d'être venus ce soir
00:33:46sur le plateau
00:33:46de chaque voix compte
00:33:48dans un instant
00:33:48ce sera la question
00:33:49qui fâche
00:33:49on va parler du 1er mai
00:33:50faut-il en faire un jour
00:33:51travailler comme les autres
00:33:53le débat revient
00:33:54à l'Assemblée
00:33:54à la faveur
00:33:55d'une proposition
00:33:56de loi LR
00:33:56on va en parler
00:33:57dans un instant
00:33:58avec nos trois prochains invités
00:33:59mais avant cela
00:34:00c'est quelle histoire
00:34:00c'est Laurent Guimier
00:34:01Alors là
00:34:09on change complètement
00:34:10de sujet
00:34:11on quitte la banquise
00:34:12parce que vous voulez
00:34:12revenir ce soir
00:34:13sur une vidéo
00:34:14qui a été publiée
00:34:14par Annie Gennevard
00:34:15hier soir
00:34:16la ministre de l'Agriculture
00:34:17tente d'expliquer
00:34:18la pénurie d'oeufs
00:34:20qui frappe en ce moment
00:34:20la France
00:34:21Oui et pour faire
00:34:22son omelette pédagogique
00:34:24Madame la ministre
00:34:25utilise une recette
00:34:26très nouvelle pour elle
00:34:27c'est parti
00:34:29pour 15 secondes
00:34:30de politique
00:34:31en mode
00:34:31tuto
00:34:32regardez
00:34:32On ne fait pas d'omelette
00:34:34sans casser les oeufs
00:34:36et pourtant
00:34:37en ce moment
00:34:37les rayons oeufs
00:34:38de nos supermarchés
00:34:39ressemblent à ça
00:34:40La raison est simple
00:34:42la production française
00:34:43ne suffit plus
00:34:43à répondre à la demande
00:34:44Cette situation
00:34:45s'explique très simplement
00:34:46la surréglementation
00:34:48Aujourd'hui
00:34:48la procédure d'installation
00:34:50d'un poulailler
00:34:51est la même
00:34:51que la procédure
00:34:53d'installation
00:34:53d'une centrale thermique
00:34:55Alors la vidéo
00:34:56dure une minute
00:34:57la suite c'est le plan
00:34:58que Madame Gennevard
00:34:59va déployer
00:35:00pour simplifier
00:35:01l'installation
00:35:02des poulaillers
00:35:03dans chaque département
00:35:03ça on va en reparler
00:35:04dans un instant
00:35:05mais vous l'avez compris
00:35:06on est en mode
00:35:07influenceuse cuisine
00:35:09avant de casser les oeufs
00:35:10la ministre veut déjà
00:35:12casser les codes
00:35:12Est-ce réussi selon vous ?
00:35:15Non pour deux raisons de forme
00:35:17et une raison de fond
00:35:19Première raison de forme
00:35:20on voit bien
00:35:21que l'équipe de la ministre
00:35:22veut nous montrer
00:35:22que c'est du fait maison
00:35:23il y a un montage
00:35:25volontairement haché
00:35:26comme souvent
00:35:27sur les réseaux sociaux
00:35:28des petits émojis sympas
00:35:29mais ça manque
00:35:31d'authenticité
00:35:31c'est un peu
00:35:32du sous-tik-tok
00:35:33si vous me permettez
00:35:34cette expression
00:35:35Deuxième erreur
00:35:37et là je pense
00:35:37que c'est plutôt
00:35:38quand même une faute
00:35:38Moi j'aurais bien aimé
00:35:40vous dire ce que
00:35:40les internautes ont pensé
00:35:42de ce qu'a produit
00:35:43Madame Gennevard
00:35:44mais la ministre
00:35:45a interdit les commentaires
00:35:46sous son poste
00:35:47que ce soit sur X
00:35:48ou sur Facebook
00:35:49Fermez les commentaires
00:35:51sur les réseaux
00:35:51franchement
00:35:52un conseil
00:35:53ne faites pas ça
00:35:54parce que c'est comme
00:35:55si on dialoguait
00:35:56avec le peuple
00:35:56en lui coupant le micro
00:35:57Bon d'accord
00:35:58mais vous l'avez dit vous-même
00:35:59la ministre est une débutante
00:36:00dans ce mode de communication
00:36:02donc il faut bien
00:36:02un début à tout non ?
00:36:03Tout à fait
00:36:04Vous avez raison
00:36:05Mais bon la prochaine fois
00:36:06Madame ouvrez les commentaires
00:36:07De la mensuétude
00:36:08On ne fait pas d'omelette
00:36:09sans casser des oeufs
00:36:09comme elle a dit
00:36:10et on ne fait pas
00:36:11ces débuts d'influenceuse
00:36:12sans rater une vidéo
00:36:13Il faut faire court
00:36:14très court
00:36:15dans ce genre d'exercice
00:36:16Il faut se plier
00:36:18à des mises en scène
00:36:18parfois assez acrobatiques
00:36:20il faut le reconnaître
00:36:21En politique
00:36:22vous vous souvenez peut-être
00:36:23il y en a qui sont passés
00:36:24maître dans l'art de faire ça
00:36:25Il y avait un ministre
00:36:26des transports
00:36:26qui s'appelait
00:36:27Monsieur Djébari
00:36:28et qui maîtrisait ses codes
00:36:29Regardez un exemple
00:36:30On s'en souvient
00:36:39des vidéos
00:36:39de Jean-Baptiste Djébari
00:36:40On parle beaucoup
00:36:41de la forme
00:36:42là
00:36:42Laurent
00:36:43mais la ministre
00:36:43a quand même voulu
00:36:44faire passer un message
00:36:45de fond
00:36:45qui est important
00:36:46dans cette vidéo
00:36:47c'est qu'elle a un plan
00:36:48pour que les oeufs
00:36:49reviennent
00:36:49dans les rayons
00:36:50des supermarchés
00:36:51Tout à fait
00:36:51c'est même le message
00:36:52central de cette vidéo
00:36:53Regardez quelques secondes
00:36:55de la vidéo
00:36:55Et là c'est plus sérieux
00:37:14Vous venez de voir
00:37:14le moment réellement problématique
00:37:16à mes yeux de ce tuto
00:37:17ce qui explique d'ailleurs
00:37:19qu'il n'a été vu et partagé
00:37:20que quelques dizaines
00:37:21de milliers de fois
00:37:22Et alors c'est quoi le problème ?
00:37:24Je pense qu'en 2026
00:37:25prendre la parole
00:37:26pour dire
00:37:27on va agir
00:37:28on va faire quelque chose
00:37:30c'est certain
00:37:31promis juré
00:37:32ça ne passe plus
00:37:33l'opinion ne croit plus
00:37:34notamment de la part
00:37:35d'un membre de l'exécutif
00:37:36Aujourd'hui
00:37:37on ne communique plus
00:37:38quand on va faire
00:37:39on doit communiquer
00:37:40quand on a fait quelque chose
00:37:42quand on a quelque chose
00:37:43à montrer
00:37:43En préparant cette chronique
00:37:45je parle de la forme
00:37:46je suis tombé par hasard
00:37:48sur la Annie Gennevar américaine
00:37:50Madame Brooke Rollins
00:37:52Hier soir
00:37:54au moment où notre ministre
00:37:55mettait en ligne cette vidéo
00:37:56qu'elle allait faire une révolution
00:38:00elle allait faire une révolution
00:38:01Madame Rollins
00:38:02publiait une vidéo
00:38:02avec son homologue de la santé
00:38:04Robert Kennedy Junior
00:38:05et un verre de lait
00:38:06Et c'était pourquoi cette vidéo ?
00:38:08Quelques minutes avant
00:38:09dans le bureau de Donald Trump
00:38:11il venait de signer
00:38:12le texte
00:38:12qui levait les restrictions
00:38:13au retour du lait entier
00:38:15dans les cantines scolaires
00:38:16Alors c'est d'ailleurs un sujet
00:38:17qui sur le fond
00:38:18Oui majeur
00:38:19et divise les nutritionnistes
00:38:22mais sur la forme
00:38:23ce que je veux dire
00:38:24c'est que cette image
00:38:25d'un président
00:38:26qui exhibe sa signature
00:38:28au bas d'une loi votée
00:38:30c'est sans doute
00:38:31le marqueur politique
00:38:33de notre époque
00:38:33toute tendance confondue
00:38:35Zoran Mamdani
00:38:36est en train de faire
00:38:36la même chose
00:38:37à New York
00:38:38il fait des choses
00:38:39il le montre
00:38:40et ça avance
00:38:41d'un côté on dit
00:38:42on va faire
00:38:43de l'autre
00:38:44on dit
00:38:45outre-Atlantique
00:38:46c'est fait
00:38:47en d'autres termes
00:38:48il ne suffit plus
00:38:48de casser les oeufs
00:38:50il faut nous servir l'omelette
00:38:51Oui Laurent
00:38:52oui parce que sinon
00:38:53le message est brouillé
00:38:54Merci
00:38:56Je n'aurais pas osé
00:38:57Merci Laurent
00:38:58Oui mais moi vous savez
00:38:59j'ose tout
00:38:59c'est à ça qu'on me reconnaît
00:39:00tout de suite
00:39:01c'est la question qui fâche
00:39:02Et j'accueille sur le plateau
00:39:10de chaque voix compte
00:39:11Nicolas Rey
00:39:12Bonsoir
00:39:12Vous êtes député
00:39:13Les Républicains
00:39:14de l'Allier
00:39:14Merci d'être là
00:39:15aux côtés de Daniel Obono
00:39:16député de la France
00:39:17Insoumise de Paris
00:39:18Bonsoir
00:39:19Et bonsoir Dominique
00:39:20Enract
00:39:20Vous présidez
00:39:21la Confédération nationale
00:39:23de la boulangerie
00:39:24pâtisserie française
00:39:24J'aurais dû vous demander
00:39:25d'apporter le pain
00:39:26parce que je n'avais pas le temps
00:39:27d'aller le chercher
00:39:27donc je suis un peu déçue
00:39:28Bon vous savez
00:39:29ce qui se passe dans 106 jours
00:39:30Dans 106 jours
00:39:32c'est le 1er mai
00:39:33Jour férié
00:39:34le plus symbolique de l'année
00:39:36Depuis 1947
00:39:37c'est l'unique jour férié
00:39:39qui doit être obligatoirement
00:39:40chômé en France
00:39:41exception faite
00:39:43des salariés
00:39:44qui ne peuvent interrompre
00:39:45leur travail
00:39:45en raison de la nature
00:39:46de leur activité
00:39:47c'est ce que dit la loi
00:39:47et c'est bien là le problème
00:39:48la loi n'a jamais mentionné
00:39:50lesquels secteurs d'activité
00:39:51et les Républicains
00:39:52ont déposé une proposition
00:39:53de loi
00:39:54pour pallier en quelque sorte
00:39:55ce vide juridique
00:39:56c'est Martin Bonnet
00:39:58qui vous pose ce soir
00:39:59la question qui fâche
00:40:00Le 1er mai
00:40:06travailler ou chômer
00:40:08les sénateurs ont déjà tranché
00:40:10ils veulent faciliter
00:40:12l'ouverture des commerces
00:40:13le jour de la fête du travail
00:40:15à l'Assemblée
00:40:16en commission cette semaine
00:40:17les débats étaient
00:40:19beaucoup plus nuancés
00:40:20Le 1er mai
00:40:21c'est la fête du travail
00:40:22c'est la fête des travailleurs
00:40:23c'est la fête de la valeur travail
00:40:25et chacun peut
00:40:26la fêter
00:40:27à sa manière
00:40:28en se reposant
00:40:29en manifestant
00:40:31ou en travaillant
00:40:32Au lieu d'aller rendre visite
00:40:33aux grands-parents
00:40:33profiter d'une journée
00:40:34avec les enfants
00:40:35vous voulez que les gens
00:40:36aillent tenir une caisse
00:40:36ou bosser sur un chantier
00:40:37et ce pour quoi faire
00:40:39car il y aurait une situation
00:40:40terrible à régler
00:40:41par exemple
00:40:43les gens devraient
00:40:43acheter leur baguette
00:40:44la veille au soir
00:40:45mais c'est épouvantable
00:40:46les gens ne pourraient
00:40:48faire leur course
00:40:48que 364 jours par an
00:40:50c'est terrible
00:40:51mais moi mon coeur saigne
00:40:52quand je vous entends
00:40:52monsieur Bazin
00:40:53vraiment je suis saisi à la gorge
00:40:54non pas du tout évidemment
00:40:55ouvrir ou ne pas ouvrir
00:40:57le 1er mai
00:40:57un dilemme
00:40:59notamment pour les boulangers
00:41:00en 2021
00:41:02cette boulangerie parisienne
00:41:03avait reçu
00:41:04une amende salée
00:41:05pour avoir fait travailler
00:41:07ses salariés
00:41:07depuis
00:41:08elle ferme boutique
00:41:09ce jour-là
00:41:1078 750 euros
00:41:12pour avoir fait travailler
00:41:1321 salariés
00:41:15ce jour-là
00:41:15le 1er mai
00:41:16ce qu'on a expliqué
00:41:17c'est qu'on n'était
00:41:17tout simplement
00:41:18pas au courant
00:41:19puisque bon nombre
00:41:20de commerces
00:41:21en fait ce jour-là
00:41:22sont ouverts
00:41:22bon nombre de boulangeries
00:41:23de fleuristes
00:41:24souvent dans l'exemple
00:41:25du McDonald
00:41:26qui n'est pas très loin
00:41:27de nous
00:41:27qui lui a le droit
00:41:28d'ouvrir
00:41:28et nous
00:41:29visiblement
00:41:29nous ne sommes pas
00:41:30une profession essentielle
00:41:31c'est visiblement ça
00:41:32un peu le nœud du débat
00:41:33aujourd'hui
00:41:34les activités
00:41:36où le travail
00:41:36ne peut pas être
00:41:37interrompu
00:41:38comme les hôpitaux
00:41:39ou les transports publics
00:41:40sont autorisés
00:41:41à faire travailler
00:41:42leurs salariés
00:41:43le texte
00:41:44qui sera soumis
00:41:45au vote des députés
00:41:46la semaine prochaine
00:41:47vise à permettre
00:41:48au commerce de bouche
00:41:49aux fleuristes
00:41:50au théâtre
00:41:51ou au cinéma
00:41:52d'ouvrir officiellement
00:41:53le 1er mai
00:41:54une liste
00:41:55qui est loin
00:41:56de faire l'unanimité
00:41:57vous allez expliquer
00:41:58finalement au caviste
00:41:59qui est dans la même rue
00:42:00que le Carrefour City
00:42:01il a ouvert
00:42:01que le boulanger
00:42:02il ouvre
00:42:02et que finalement
00:42:03il n'aura pas le droit
00:42:04d'ouvrir le caviste
00:42:05et puis si le caviste
00:42:06il a le droit d'ouvrir
00:42:07pourquoi les gars
00:42:07qui travaillent sur le chantier
00:42:08qui est un petit entrepreneur
00:42:09qui a des ouvriers
00:42:10qui travaillent dans le bâtiment
00:42:11il n'aurait pas le droit
00:42:12de faire travailler
00:42:13ses ouvriers
00:42:13donc vous voyez bien
00:42:14l'engrenage
00:42:15on commence avec
00:42:15la pâtisserie
00:42:16la boulangerie
00:42:17ensuite on continue
00:42:18avec le petit commerce
00:42:19l'école commerce
00:42:21et à la fin
00:42:22c'est toute la société
00:42:23qui va travailler
00:42:24le 1er mai
00:42:24L'ensemble des syndicats
00:42:26s'y opposent
00:42:27et appellent à sauvegarder
00:42:28le caractère férié
00:42:30et chômé
00:42:31de la fête du travail
00:42:32alors la question
00:42:33qui fâche ce soir
00:42:34la voici
00:42:35faut-il libérer
00:42:36le travail le 1er mai
00:42:38On l'a vu
00:42:39les débats en commission
00:42:40ont été très houleux
00:42:42le texte arrive
00:42:44la semaine prochaine
00:42:45jeudi prochain
00:42:45à l'Assemblée nationale
00:42:46Nicolas Array
00:42:46d'abord pourquoi ce texte
00:42:48pourquoi maintenant ?
00:42:50Déjà pour qu'il soit opérationnel
00:42:51au 1er mai
00:42:52je rappelle que le texte
00:42:53a été voté au Sénat
00:42:54l'idée c'est de sortir
00:42:55de cette hypocrisie
00:42:56de cet impasse
00:42:57où on voit aujourd'hui
00:42:58que des boulangers
00:42:59des fleuristes
00:42:59se voient infliger une amende
00:43:00on ne veut pas remettre en cause
00:43:02le caractère férié
00:43:03du 1er mai
00:43:03qui ne concerne d'ailleurs
00:43:04pas tous les salariés
00:43:06tous les fonctionnaires
00:43:07il y a le service continu
00:43:08il y a des entreprises
00:43:09qui ne peuvent pas arrêter
00:43:10des usines qui ne peuvent pas s'arrêter
00:43:11d'autres types d'activités
00:43:14là franchement
00:43:15il y a eu une tradition
00:43:16pour les boulangers
00:43:17pendant longtemps
00:43:18qui ont été autorisés
00:43:19à travailler
00:43:19entre temps
00:43:21il y a le cours de castation
00:43:21qui a interprété
00:43:22la situation différemment
00:43:23et depuis effectivement
00:43:24il y a un vide juridique
00:43:25et un certain nombre
00:43:27d'inspections du travail
00:43:28et de juges
00:43:30ont infligé des amendes
00:43:31heureusement
00:43:32l'année dernière
00:43:32le tribunal de La Roche-sur-Yon
00:43:34a eu le bon sens
00:43:36de relaxer
00:43:37mais en tout cas
00:43:38il faut sortir de cette hypocrisie
00:43:39il faut donner
00:43:39laisser les gens
00:43:40qui veulent travailler
00:43:41travailler dans ce pays
00:43:42sans être embêtés
00:43:44par des lois
00:43:44qui sont obsolètes
00:43:45là
00:43:45en gros
00:43:47le texte prévoit
00:43:48que les établissements
00:43:49autorisés à faire travailler
00:43:49leurs salariés
00:43:50on vient de l'entendre
00:43:51ce serait ce qui assure
00:43:52la fabrication
00:43:53de produits alimentaires
00:43:54pour une consommation immédiate
00:43:55la vente de produits alimentaires
00:43:57au détail
00:43:57la vente de fleurs naturelles
00:43:58et une activité culturelle
00:43:59quand il y a autant d'exceptions
00:44:01est-ce qu'il y a encore une règle ?
00:44:03bien sûr
00:44:04c'est à la loi
00:44:05et au décret de le fixer
00:44:06c'est très clairement marqué
00:44:08vous venez de le rappeler
00:44:08les achats du quotidien
00:44:10alors pas les cavistes
00:44:12on n'est pas obligé d'acheter
00:44:13mais le pain
00:44:13c'est un achat quotidien
00:44:14le plus subtil
00:44:16on peut se passer de vin
00:44:17comme on peut se passer de pain
00:44:18je pense que c'est un achat quotidien
00:44:19alors l'exemple
00:44:21je sens le boulanger
00:44:22l'exemple que je vais vous citer
00:44:23le 1er mai
00:44:24qu'est-ce que c'est ?
00:44:26regardez vous l'avez sur l'image
00:44:27c'est le 1er mai
00:44:28on vend le muguet
00:44:29on achète le muguet
00:44:30c'est un jour très important
00:44:31pour nos fleuristes
00:44:32qui en ont besoin
00:44:33donc pourquoi empêcher aussi
00:44:35les fleuristes d'ouvrir ce jour-là
00:44:36alors que c'est l'occasion pour eux
00:44:38d'avoir une activité
00:44:39d'éviter aussi les ventes
00:44:42qui sont moins encadrées
00:44:44on va dire
00:44:44donc là encore
00:44:45donnant en plus
00:44:46oui très important
00:44:46c'est sur la base du volontariat
00:44:48aucun salarié ne sera obligé
00:44:50ça va être là le problème
00:44:51monsieur Nicolas
00:44:52et je termine
00:44:53et je termine
00:44:54mais notre collègue le dira
00:44:56il y a une convention
00:44:57collective
00:44:58des boulangers
00:44:59donc signée
00:45:00avec les syndicats majoritaires
00:45:01pour autoriser ce travail
00:45:03donc laissons
00:45:04surtout quand les partenaires sociaux
00:45:05se mettent d'accord
00:45:05laissons vivre
00:45:07les gens qui veulent travailler
00:45:08on va en parler avec
00:45:09les boulangers
00:45:10dans un instant avec vous
00:45:11Dominique Enrach
00:45:11mais Daniel Obono
00:45:12je voulais vous entendre
00:45:14parce que la gauche
00:45:14a beaucoup fait railler
00:45:15en commission contre ce texte
00:45:17que lui reprochez-vous ?
00:45:20eh bien
00:45:20ce n'est pas
00:45:21comme le disait
00:45:22mon collègue
00:45:23une hypocrisie
00:45:24c'est
00:45:24le produit
00:45:26d'un choix politique
00:45:27d'un choix idéologique
00:45:28vous l'avez dit
00:45:29ça a été inscrit en 1947
00:45:30parce que ça participe
00:45:32d'une lutte
00:45:34de décennies
00:45:35qui vise à
00:45:37étendre
00:45:39le droit
00:45:40pour les salariés
00:45:41de se reposer
00:45:42et de pouvoir
00:45:43un certain nombre
00:45:45de jours
00:45:45fériés
00:45:46et là pour le 1er mai
00:45:47c'est en plus
00:45:48obligatoire
00:45:49oui
00:45:49de pouvoir
00:45:50choisir de faire
00:45:51ce que l'on souhaite
00:45:53et on peut travailler
00:45:54par ailleurs
00:45:55ça ne veut pas dire
00:45:56qu'on ne fait rien
00:45:57mais pas
00:45:58dans sa condition salariale
00:46:00je rappelle que
00:46:00c'est en 1947
00:46:03mais c'est à la suite
00:46:04de luttes
00:46:05de luttes
00:46:05y compris
00:46:06qui ont causé
00:46:08des morts
00:46:08c'est pour ça
00:46:09que le 1er mai
00:46:10est le 1er mai
00:46:11et ça participe
00:46:13d'une grande histoire
00:46:14de conquête sociale
00:46:15mais au fond
00:46:15est-ce qu'avec le temps
00:46:16on n'a pas perdu
00:46:17le sens historique
00:46:18justement de cette date
00:46:19est-ce qu'en 2026
00:46:20cette notion
00:46:21de combat de salariés
00:46:22de mouvements ouvriers
00:46:23est-ce qu'elle fait encore sens
00:46:25en 2026 ?
00:46:25je pense qu'elle fait plus sens
00:46:26que jamais
00:46:27et en vérité
00:46:28les questionnements
00:46:29y compris de nouvelles générations
00:46:30qui veulent pouvoir
00:46:32articuler
00:46:32une vie
00:46:33personnelle
00:46:35et une vie
00:46:35professionnelle
00:46:36mieux
00:46:37de pouvoir
00:46:37mieux vivre
00:46:38de pouvoir prendre du temps
00:46:39je crois qu'au contraire
00:46:41c'est un combat d'avenir
00:46:42la réduction du temps de travail
00:46:43et c'est là où on est
00:46:44si vous permettez
00:46:45de le réinscrire aussi
00:46:47dans le combat
00:46:48de ceux qui sont contre
00:46:49la réduction du temps de travail
00:46:50parce que
00:46:50ce n'est pas la première fois
00:46:52qu'on fait des exceptions
00:46:52vous avez eu
00:46:54monsieur Macron
00:46:54a permis
00:46:56justement
00:46:57que ce genre d'exception
00:46:58soit à nouveau
00:47:00voté
00:47:01et le constat
00:47:02par ailleurs
00:47:03économique
00:47:03montre que
00:47:04ça ne constitue pas
00:47:06un gain
00:47:07surtout sur un jour
00:47:08un gain économique
00:47:09tel
00:47:09au niveau global
00:47:11que
00:47:11on va dire
00:47:12que ça permet
00:47:13de grands bénéfices
00:47:15en vérité
00:47:16c'est idéologique
00:47:17il s'agit
00:47:17encore une fois
00:47:18de faire travailler
00:47:18les français et les françaises
00:47:20qui travaillent déjà
00:47:20beaucoup
00:47:21mais alors
00:47:22qu'est-ce que vous répondez
00:47:23aux salariés
00:47:23qui veulent gagner plus
00:47:24et qui se frottent les mains
00:47:25à l'idée d'être payés
00:47:26double le 1er mai
00:47:27vous lui dites que
00:47:28le symbole historique
00:47:29ça passe avant
00:47:30sa fin du mois
00:47:31non ce n'est pas une question
00:47:31de symbole
00:47:32c'est aussi une question
00:47:33très concrète
00:47:34je pense que
00:47:34quand vous voyez
00:47:35le niveau de productivité
00:47:36dans ce pays
00:47:37quand vous voyez
00:47:38le burn-out
00:47:41dans ce pays
00:47:41c'est aussi une question
00:47:42de santé publique
00:47:43de pouvoir avoir
00:47:44un jour où on fait une pause
00:47:45et par ailleurs
00:47:46est-ce que ne pas travailler
00:47:47le 1er mai
00:47:47ça empêche un burn-out ?
00:47:49en tout cas
00:47:49je vous assure
00:47:50que faire une pause
00:47:51à un moment donné
00:47:52ça aide aussi
00:47:53à se reposer
00:47:55et par ailleurs
00:47:56pour les salariés
00:47:58qui justement
00:47:59ont des difficultés
00:48:00en matière de revenus
00:48:01ce n'est pas un jour de plus
00:48:02ce qu'il faut
00:48:02c'est l'augmentation
00:48:04de leur salaire
00:48:05c'est l'augmentation
00:48:06du salaire minimum
00:48:07et le relèvement
00:48:09de
00:48:09quand ça va mal
00:48:11à la fin du mois
00:48:12chaque euro compte
00:48:12y compris être payé double
00:48:13le 1er mai
00:48:14mais ensuite
00:48:14quand vous devez payer
00:48:15justement les médicaments
00:48:17parce que ça va
00:48:17de plus en plus mal
00:48:18quand en plus
00:48:19on vous enlève
00:48:19question téléspectateurs
00:48:21Laurent Guimier
00:48:21tout ça en fait
00:48:22en vérité
00:48:23n'a rien d'économiquement
00:48:24valable pour les salariés
00:48:26c'est surtout une volonté
00:48:27de revenir sur des droits fondamentaux
00:48:29Laurent
00:48:29je rebondis sur votre question
00:48:30parce qu'un téléspectateur
00:48:32Alain qui habite à Morzine
00:48:33veut des précisions
00:48:34donc peut-être
00:48:35pour M. Ré
00:48:36question d'Alain
00:48:37est-ce que dans la nouvelle loi
00:48:39on est toujours payé double ?
00:48:42alors c'est prévu
00:48:42dans la convention
00:48:43effectivement
00:48:44des buralistes
00:48:45pardon des boulangers
00:48:48pardon
00:48:49vous m'avez fait peur
00:48:49il y a effectivement
00:48:53nécessité de valoriser
00:48:55ce travail
00:48:55un jour férié
00:48:56donc effectivement
00:48:57mais que les boulangers ?
00:48:59non non
00:48:59les fleuristes aussi
00:49:00bien sûr
00:49:01mais là après
00:49:01c'est les conventions
00:49:02il faut laisser le dialogue
00:49:03social se faire
00:49:04on va en travailler
00:49:05en vérité
00:49:08vous voyez bien
00:49:09que plus les exceptions
00:49:11vont se généraliser
00:49:12plus ça va être normalisé
00:49:13et comme ça a été dit
00:49:14dans les débats en commission
00:49:15pourquoi on accepte
00:49:16pour les uns
00:49:17et pas pour les autres
00:49:17et puis finalement
00:49:18si tout le monde le fait
00:49:19pourquoi on paye double ?
00:49:20donc vous voyez bien
00:49:20et c'est pas comme si
00:49:21on ne l'avait pas déjà fait
00:49:23celle-là
00:49:23quand l'exception
00:49:25devient la règle
00:49:26la règle fait que
00:49:27vous ne serez plus payé double
00:49:30et c'est le détricotage
00:49:31encore une fois
00:49:31du droit du travail
00:49:33Dominique Enracte
00:49:34Daniel Obono
00:49:34elle a soulevé
00:49:35le sujet du chiffre d'affaires
00:49:37que vous faites le 1er mai
00:49:38est-ce que vraiment
00:49:39ça change quelque chose
00:49:40d'être ouvert le 1er mai ?
00:49:42oui alors
00:49:42vous savez que
00:49:43bon ce 1er mai
00:49:44est quand même
00:49:44historiquement
00:49:45en boulangerie
00:49:45on a toujours travaillé
00:49:46le 1er mai
00:49:47c'est récemment
00:49:48où on a eu
00:49:49quelques bricoles
00:49:50notamment en 86
00:49:51où on a vu cette lettre
00:49:52express de la directrice
00:49:54du travail
00:49:54qui après est sautée
00:49:55mais on avait toujours
00:49:57travaillé sans problème
00:49:58donc là en fait
00:49:59c'est pas quelque chose
00:50:00de nouveau
00:50:00ce qui est important
00:50:01quand même
00:50:01c'est que c'est rentré
00:50:02dans les conventions collectives
00:50:03comme disait monsieur le député
00:50:05ça a quand même été voté
00:50:05pour tout le monde
00:50:06et ce qui fait
00:50:07que ça a toujours été
00:50:08sur le volontariat
00:50:09et payé double
00:50:09donc c'est quand même
00:50:11vous savez en boulangerie
00:50:11on a 11 jours fériés
00:50:13payé double
00:50:14et c'est quelque chose
00:50:15qui est très important
00:50:16pour les salariés
00:50:17parce qu'on a fait
00:50:18un sondage en interne
00:50:19alors à discuter
00:50:20oui ou non
00:50:21mais c'est quand même
00:50:2180% des gens
00:50:22qui souhaitent travailler
00:50:23en boulangerie
00:50:24ils travaillent tous
00:50:24les jours fériés
00:50:25et pour eux
00:50:26c'est très important
00:50:27ensuite il y a
00:50:28la deuxième chose
00:50:28c'est que pour les entreprises
00:50:29on parle de chiffre d'affaires
00:50:31etc
00:50:31et même à l'époque
00:50:32même si on respecte
00:50:33ce totem du 1er mai
00:50:35qu'on a découvert
00:50:36aussi avec vous
00:50:37mais c'est quand même
00:50:38les entreprises
00:50:38n'ont plus les mêmes soucis
00:50:40parfois
00:50:40et là je peux vous dire
00:50:42on a subi quand même
00:50:42des crises
00:50:43qui ont été importantes
00:50:44on a eu l'énergie
00:50:44le prix de l'énergie
00:50:45bien sûr
00:50:46si comme d'habitude
00:50:47ils étaient ouverts
00:50:48avec des journées
00:50:49qui parfois sont très très bonnes
00:50:51et qu'on leur dit
00:50:51d'un seul coup
00:50:52il faut fermer
00:50:52effectivement ça peut être
00:50:54des jours
00:50:54déjà économiquement
00:50:56mais aussi moralement
00:50:57où les jours
00:50:58ils vont
00:50:58ça ne va pas aller
00:50:59après ensuite
00:51:00il y a le niveau
00:51:00dont on ne parle pas
00:51:01aujourd'hui
00:51:02mais c'est le client
00:51:02vous savez
00:51:03on a 12 millions de clients
00:51:04chaque jour
00:51:04dans nos 35 000 boulangeries
00:51:06et tous ces gens là
00:51:07sont très contents
00:51:08le 1er mai
00:51:08de pouvoir
00:51:09avant d'aller défiler
00:51:10ou de se reposer
00:51:11ou d'aller chercher
00:51:12de la viennoiserie
00:51:13un sandwich
00:51:13ou même déjeuner
00:51:14imaginez une ville
00:51:15je prends toujours
00:51:16les Sables d'Olonne
00:51:16comme exemple
00:51:17où vous avez
00:51:1740 000 personnes
00:51:19qui vont venir
00:51:19sur un week-end
00:51:20vous n'avez pas
00:51:21une boulangerie d'ouvert
00:51:21d'autant que cette année
00:51:22le 1er mai tombe un vendredi
00:51:24voilà en imaginant
00:51:25week-end prolongé
00:51:26les amis
00:51:26des gros week-end
00:51:28ça ne peut pas être
00:51:29moi je pense que
00:51:30voilà
00:51:30parce que là
00:51:30si on n'a pas ça de réglé
00:51:32beaucoup de boulangeries
00:51:33vont dire
00:51:33écoutez
00:51:33on ne prend pas le risque
00:51:34de pouvoir ouvrir
00:51:35et avoir des amendes
00:51:36donc on n'aura pas de boulangerie
00:51:37Laurent
00:51:38juste une petite question
00:51:39monsieur
00:51:39parce que vous étiez
00:51:40à l'Elysée
00:51:40la semaine dernière
00:51:41oui tout à fait
00:51:41pour la galette
00:51:42vous avez échangé
00:51:44avec le président
00:51:45de la république
00:51:45est-ce que vous lui en avez
00:51:46parlé de cette histoire
00:51:47écoutez oui
00:51:48puisqu'il y a eu une annonce
00:51:49il est pour
00:51:50bah oui
00:51:51il l'annonçait publiquement
00:51:52donc effectivement
00:51:54ils soutiennent ce projet
00:51:56et pour la boulangerie
00:51:58je vous dis
00:51:58il y a quand même
00:51:58ces trois piliers
00:51:59qui sont importants
00:52:00et aussi ce côté
00:52:01du volontariat
00:52:03et quand on me dit
00:52:03oui mais il y a
00:52:04subordinisation
00:52:05ça fait deux fois
00:52:07que vous tiquez
00:52:07sur cette histoire
00:52:08de volontariat
00:52:09ce que dit le texte
00:52:10Nicolas Rey
00:52:11c'est que ce sera
00:52:12un volontariat écrit
00:52:13mais vous savez
00:52:15il y a juste
00:52:16vous n'y croyez pas
00:52:17mais oui mais
00:52:17vous êtes
00:52:19vous avez été salarié
00:52:21peut-être pas
00:52:21c'est peut-être pas
00:52:23comme ça
00:52:23que ça se passe ici
00:52:24mais vous avez
00:52:24eu des emplois
00:52:25et vous savez bien
00:52:26qu'un employé
00:52:28y compris dans
00:52:28des petites entreprises
00:52:30je ne dis pas
00:52:31que c'est de la malveillance
00:52:32de la part des employeurs
00:52:34parce qu'ils ont
00:52:35effectivement
00:52:35un certain nombre
00:52:36de concrètes
00:52:36vous parlez de la crise
00:52:37de l'énergie
00:52:38etc
00:52:38le prix de l'électricité
00:52:39quel choix
00:52:41et quelle véritable liberté
00:52:42vont avoir des salariés
00:52:44à qui on demande
00:52:45de travailler
00:52:46un jour supplémentaire
00:52:48parce qu'il y a
00:52:48des difficultés
00:52:49etc
00:52:49bien sûr qu'il y a
00:52:50un rapport
00:52:50de subordination
00:52:52qui fait que
00:52:53même si
00:52:54ce sera écrit
00:52:56et il y a une pression
00:52:58qui fait qu'on n'a pas
00:53:00de choix
00:53:00de démonter
00:53:00vous avez vu
00:53:01vous des employés
00:53:02dans vos boulangeries
00:53:02qui ne voulaient pas
00:53:03travailler le 1er mai
00:53:04et si vous me permettez
00:53:05plus justement
00:53:06on fait des exceptions
00:53:08plus on va dire
00:53:08en fait
00:53:08puisque tout le monde
00:53:10le fait
00:53:10pourquoi est-ce que
00:53:11ça devrait être volontaire
00:53:12c'est à terme
00:53:14le fait
00:53:15de ne plus faire d'exception
00:53:16et ce sera plus
00:53:17seulement un secteur
00:53:18ce sera de plus en plus
00:53:20de secteurs
00:53:20donc on connaît
00:53:22la chanson
00:53:22alors vous savez
00:53:23en artisanat
00:53:24on est quand même
00:53:25je vous rappelle
00:53:2688% des entreprises
00:53:28ont moins de 10 salariés
00:53:29on travaille ensemble
00:53:30on se lève ensemble
00:53:31et bien souvent
00:53:32pour ce jour de 1er mai
00:53:33on connaît les gens
00:53:34que ça arrange
00:53:35pour des familles
00:53:35etc
00:53:36et bien souvent
00:53:37c'est pas le fait
00:53:37qu'ils viennent pas travailler
00:53:38ils veulent travailler
00:53:39et quelquefois
00:53:40il faut même faire des choix
00:53:41quand vous n'avez pas besoin
00:53:42de tout le monde
00:53:43donc là aujourd'hui
00:53:44on sait
00:53:45vous savez
00:53:45on va pas forcément
00:53:46essayer de mettre des gens
00:53:47que ça arrange pas du tout
00:53:48limite ils se mettent en arrêt
00:53:49si vraiment
00:53:50vous voyez ce que je veux dire
00:53:51il n'y a vraiment pas
00:53:52alors je ne dis pas
00:53:53qu'il ne va pas y avoir
00:53:53de soucis
00:53:54on ne se met pas en arrêt
00:53:54je vous rappelle
00:53:55que ça n'existe pas
00:53:58vous n'allez pas forcer
00:54:00un salarié
00:54:01à venir travailler
00:54:02le premier
00:54:02mais déjà en plus
00:54:03il y a quand même
00:54:03les prud'hommes
00:54:04vous n'arrêtez pas
00:54:06de parler d'un mot
00:54:07dont vous ne connaissez
00:54:08peut-être pas l'étymologie
00:54:09le mot travail
00:54:10et Mariette Daré-Grand
00:54:12qui est sémiologue
00:54:12voulait réhabiliter
00:54:13ce mot ce soir
00:54:14c'est le mot du jour
00:54:15regardez
00:54:15mais oui mais Mariette
00:54:21c'est votre mot fondateur
00:54:23travail
00:54:23c'est un mot que vous aimez
00:54:24que vous défendez
00:54:25vous en avez même fait un livre
00:54:26oui exactement
00:54:27parce que je trouve
00:54:28que c'est le mal aimé
00:54:29de la langue française
00:54:30et qu'il faut absolument
00:54:31le réhabiliter
00:54:32alors une des raisons
00:54:33pour qui
00:54:33la raison essentielle
00:54:34pour laquelle il n'est pas aimé
00:54:35c'est qu'on donne
00:54:36son étymologie
00:54:37en disant
00:54:37ça vient du tripalium
00:54:38voilà
00:54:40et donc le tripalium
00:54:41c'est un instrument
00:54:43c'est une torture
00:54:43voilà
00:54:44alors cette étymologie
00:54:45elle est complètement fausse
00:54:46elle est complètement idéologique
00:54:48elle n'est pas bonne
00:54:49c'est pas moi qui le dis
00:54:49c'est Émile Littré
00:54:51donc ça fait un moment
00:54:52mais ça a été occulté
00:54:53donc c'est pas du tout vrai
00:54:56mais c'est vrai quand même
00:54:57que le travail
00:54:57peut faire souffrir
00:54:58voilà
00:54:58voire tuer
00:55:00exactement
00:55:00c'est bien pour ça
00:55:01parce que la souffrance
00:55:03est réelle
00:55:04qu'elle est scandaleuse
00:55:05et qu'il faut se battre
00:55:06contre elle
00:55:07il faut se servir
00:55:08de la véritable étymologie
00:55:10parce qu'elle est très positive
00:55:11alors en fait
00:55:12le mot travail
00:55:14c'est comme travé
00:55:15ça vient du bois
00:55:16ça vient du bois
00:55:17de la charpente
00:55:18du bois de l'arbre
00:55:19dans la forêt
00:55:20quand il est très solide
00:55:21et quand il s'élève
00:55:22vers le haut
00:55:22qui donne une sublimation
00:55:24dont on parle pas mal
00:55:25aujourd'hui
00:55:26le sens donné au travail
00:55:27donc je trouve que c'est magnifique
00:55:28de rappeler cette symbolique là
00:55:31c'est vraiment ça
00:55:32ça ne plaît pas trop à Daniel
00:55:33au bon moment
00:55:34c'est pas du tout ça
00:55:34c'est très beau tout ça
00:55:36et le problème
00:55:37c'est pas le mot travail
00:55:39c'est pas le fait de travailler
00:55:40c'est les conditions
00:55:42dans lesquelles c'est fait
00:55:42et le choix et la liberté
00:55:44que les gens ont pas
00:55:45de pouvoir s'épanouir
00:55:45dans leur travail
00:55:46et quand on parle
00:55:47de souffrance au travail
00:55:48quand on dit
00:55:48oui un jour
00:55:49des fois un jour
00:55:50c'est ce qu'il faut
00:55:51pour éviter de craquer
00:55:52mais d'ailleurs
00:55:53c'est ce qui est paradoxal
00:55:55c'est la question de ne pas
00:55:56c'est pas la question de ne pas
00:55:56aimer le mot
00:55:56c'est les conditions matérielles
00:55:57dans lesquelles les gens
00:55:58c'est le travail
00:55:59la fête du travail
00:56:00c'est un jour où on travaille pas
00:56:01oui ça c'est quand même
00:56:02un peu paradoxal
00:56:04alors certes c'est un droit
00:56:06et durement acquis
00:56:07c'est la longue histoire
00:56:08du mouvement ouvrier
00:56:09il ne faut pas revenir là-dessus
00:56:10mais c'est aussi un devoir
00:56:11en fait on est obligé
00:56:12il faut une dérogation
00:56:13si on veut travailler
00:56:14le 1er mai
00:56:15alors ça cette espèce
00:56:16de contradiction
00:56:17elle me fait penser
00:56:18au modèle religieux
00:56:20oui parce que
00:56:22c'est un peu comme s'il y avait
00:56:24une espèce de
00:56:24ce serait un péché
00:56:25d'aller travailler
00:56:26oui je crois que c'est
00:56:27le bon terme Adeline
00:56:28parce que
00:56:29il faut revenir un peu
00:56:30à Adam et Ève
00:56:31parce qu'on connaît
00:56:32leur péché originel
00:56:33d'accord
00:56:33tout le monde le connaît
00:56:34mais il y a un deuxième péché
00:56:36qui est commis
00:56:37lorsqu'ils sont punis
00:56:39par Dieu
00:56:39et qu'ils sont éjectés
00:56:41du paradis
00:56:41parce qu'en fait
00:56:42ils ont travaillé
00:56:43Dieu ne voulait pas
00:56:44qu'ils travaillent
00:56:45parce qu'ils avaient tout
00:56:45à leur disposition
00:56:47et ils ont voulu aimer
00:56:49et travailler
00:56:50c'est les deux choses
00:56:50que Freud a nommées
00:56:52pour dire que
00:56:53c'est une des choses
00:56:53les plus intéressantes
00:56:54dans la vie
00:56:55non ce que je veux dire
00:56:56par là c'est qu'il y a
00:56:57dans notre culture occidentale
00:56:58qui est monothéiste
00:56:59qui revient à ça
00:57:00mais c'était pareil
00:57:02chez les grecs
00:57:02avec le vol du feu
00:57:04etc
00:57:05Dieu lui-même
00:57:07les dieux eux-mêmes
00:57:07sont travailleurs
00:57:08alors ils sont ça
00:57:10ils sont travailleurs
00:57:11de manière très cadrée
00:57:12on travaille pendant six jours
00:57:13et puis il y a le repos
00:57:14du septième jour
00:57:15et le septième jour
00:57:16il se reposa
00:57:16voilà
00:57:17et donc je crois
00:57:17que c'est ça
00:57:18qu'il faut entendre
00:57:19c'est qu'aujourd'hui encore
00:57:20nous avons le sens
00:57:21de cette sacralisation
00:57:22le 1er mai est sacré
00:57:24au sens du septième jour
00:57:26qui est du repos
00:57:27Nicolas Rey
00:57:28d'une certaine façon
00:57:28c'est aussi ce que vous disent
00:57:29les syndicats
00:57:30qui ont publié
00:57:30un communiqué commun
00:57:31pour appeler les députés
00:57:32à voter contre ce texte
00:57:33jeudi prochain
00:57:34l'intersyndicale
00:57:35elle craint
00:57:36qu'une généralisation
00:57:37progressive du travail
00:57:38le 1er mai
00:57:38finisse par remettre en cause
00:57:39notamment les majorations
00:57:41de rémunération
00:57:41que leur dites-vous ?
00:57:44moi je ne crois pas
00:57:45la preuve
00:57:46déjà les syndicats
00:57:47ont signé
00:57:47la convention collective
00:57:48avec les boulangers
00:57:49donc les syndicats
00:57:50qui représentent
00:57:51les salariés de la blangerie
00:57:52ils sont favorables
00:57:53moi je redis
00:57:53que cette proposition
00:57:54de loi qu'on dépose
00:57:55c'est une proposition
00:57:56de loi de bon sens
00:57:57qui adapte la loi
00:57:58aux réalités de la vie
00:57:59c'est une loi de liberté
00:58:01puisque ça sera sur la base
00:58:02du volontariat
00:58:03et on y est très attaché
00:58:04et surtout
00:58:05ça sera une loi
00:58:06qui valorise le travail
00:58:07qui valorise
00:58:08ceux qui ont envie
00:58:08de travailler
00:58:09qui valorisera
00:58:10puisque les gens
00:58:10seront mieux rémunérés
00:58:12je crois que c'est
00:58:12des belles valeurs
00:58:13qui sont incarnées
00:58:14dans cette proposition
00:58:15de loi
00:58:15et qu'on espère
00:58:16elle sera adoptée
00:58:17la semaine prochaine
00:58:18lors de notre niche
00:58:19parlementaire
00:58:19le 22
00:58:20la niche parlementaire
00:58:21de la droite républicaine
00:58:22c'est jeudi prochain
00:58:23à l'Assemblée nationale
00:58:23vous restez là
00:58:24on a encore plein de questions
00:58:25à vous poser
00:58:25parce que tout de suite
00:58:26c'est Bourbon Express
00:58:27le journal de l'Assemblée nationale
00:58:28avec Marco Pommier
00:58:29Bonsoir Marco
00:58:35Bonsoir Aline
00:58:36Ce soir Bourbon Express
00:58:37démarre par un mystère
00:58:38d'abord
00:58:38le mystère du corbeau
00:58:40Une histoire digne
00:58:42d'un film d'espionnage
00:58:43vous le savez
00:58:44depuis plusieurs jours
00:58:45les spéculations
00:58:46vont bon train
00:58:4649-3
00:58:47ou ordonnance
00:58:48que va faire Sébastien Lecornu
00:58:50pour faire passer son budget
00:58:51et bien lundi
00:58:52un journaliste de Politico
00:58:54a reçu un appel mystérieux
00:58:55au bout du fil
00:58:56un homme à la voix
00:58:57non trafiquée
00:58:58et visiblement bien informé
00:59:00voilà que mon téléphone sonne
00:59:02une première fois
00:59:03numéro masqué
00:59:04je ne décroche pas
00:59:06et voyons que la personne
00:59:07insiste dans la seconde
00:59:09rappelle
00:59:09je décroche
00:59:10et j'entends une voix d'homme
00:59:12d'âge moyen
00:59:14et qui me dit
00:59:17ordonnance
00:59:19et PJL fiscal
00:59:20transmis au Conseil d'Etat
00:59:21ce qui m'interpelle
00:59:24et là je fais l'erreur
00:59:26peut-être bête
00:59:27de demander
00:59:27qui est à l'appareil
00:59:28au lieu d'essayer
00:59:29de poursuivre la conversation
00:59:30et là l'interlocuteur
00:59:32a raccroché
00:59:32l'appel
00:59:34l'appel a duré
00:59:3622 secondes
00:59:37et ce n'est pas tout
00:59:38le soir même
00:59:39un journaliste des échos
00:59:40reçoit un SMS
00:59:41affirmant lui aussi
00:59:42que les ordonnances
00:59:43ont été transmises
00:59:44au Conseil d'Etat
00:59:45alors aux échos
00:59:46ils ont tenté
00:59:47de remonter le numéro
00:59:48sans succès
00:59:49hypothèse
00:59:49le corbeau aurait utilisé
00:59:51une carte prépayée
00:59:53s'agit-il d'une seule
00:59:54et même personne
00:59:55ou pas
00:59:56en tout cas
00:59:56cette histoire
00:59:57intrigue beaucoup
00:59:58Eric Coquerel
00:59:58j'ai demandé ce matin
01:00:01au ministre
01:00:01en conférence des présidents
01:00:03s'il avait vent
01:00:04de cette soumission
01:00:06au Conseil d'Etat
01:00:06d'ordonnance
01:00:07il a fini par dire
01:00:08que lui n'avait pas
01:00:09l'information
01:00:09la ministre
01:00:11le ministre
01:00:12n'avait pas l'information
01:00:13moins bien informé
01:00:14visiblement
01:00:15que ce mystérieux corbeau
01:00:16car ces ordonnances
01:00:17elles auraient bien été
01:00:18transmises au Conseil d'Etat
01:00:19selon les échos
01:00:19je vois les deux députés
01:00:21qui sont en plateau
01:00:21avec nous
01:00:22qui sourient
01:00:22depuis tout à l'heure
01:00:23qui est le corbeau
01:00:24moi je disais
01:00:26ça commence par un L
01:00:27et ça finit par
01:00:28record nu
01:00:28tant qu'à faire
01:00:29c'est lui qui appelle
01:00:31au point où on en est
01:00:33franchement
01:00:33ça ne m'étonnerait pas
01:00:35je veux dire
01:00:36il doit vouloir
01:00:37tellement en finir
01:00:38que ça envoie des
01:00:40ça vous étonne
01:00:41ça rend fou quand même
01:00:42moi je suis en train
01:00:44avec mes collègues
01:00:45depuis des semaines
01:00:46siéger
01:00:47pour voter un budget
01:00:48c'est surtout le fond
01:00:50qui m'intéresse
01:00:51de savoir quel budget
01:00:52on veut pour la France
01:00:53nous on l'a dit clairement
01:00:54il faut baisser les déficits
01:00:56et pour cela il faut baisser la dépense
01:00:57et pas augmenter la fiscalité
01:00:59qui est déjà record
01:00:59donc après tous les coups de fil anonymes
01:01:02les coups de fil
01:01:02c'est pas ça qui m'intéresse
01:01:04c'est pas de cela
01:01:04dont les Français me parlent
01:01:06mais plutôt qu'on avance
01:01:07et qu'on donne de la stabilité
01:01:08à notre pays
01:01:09et à nos entreprises
01:01:10bon mais on s'oriente plus
01:01:11vers la piste des ordonnances
01:01:13le 49-3 c'est plus dans les tuyaux
01:01:15non non pas forcément
01:01:16la piste des ordonnances
01:01:17est ouverte
01:01:18le 49-3 reste une option aussi
01:01:20la décision sera prise
01:01:21d'ici mardi prochain
01:01:22c'est la promesse
01:01:23ce soir de Matignon
01:01:24le gouvernement semble acter
01:01:26que le budget
01:01:26ne passera pas
01:01:27avec un vote classique
01:01:29et l'entourage
01:01:30de Sébastien Lecornu
01:01:31prévient
01:01:31pas de budget définitif
01:01:33avant la première
01:01:33quinzaine de février
01:01:34et Matignon ce soir
01:01:36estime que le sabotage
01:01:37continu des députés
01:01:39RN et LFI
01:01:40rend impossible
01:01:42l'adoption
01:01:42par un vote
01:01:43drôle de conception
01:01:45du travail parlementaire
01:01:46faire des amendements
01:01:48les voter
01:01:48c'est du sabotage
01:01:49non véritablement
01:01:50il y a une tentative
01:01:52de vouloir
01:01:52passer en force
01:01:54et donc
01:01:55les membres
01:01:56du gouvernement
01:01:57des cabinets
01:01:58envoient à la presse
01:01:59justement
01:02:00des informations
01:02:01pour préparer
01:02:03l'opinion
01:02:03comme on dit
01:02:04mais ça montre surtout
01:02:05l'échec
01:02:05de monsieur Lecornu
01:02:06puisque en vérité
01:02:08il n'a pas de majorité
01:02:09on continue
01:02:11on continue
01:02:12parce que quand même
01:02:12comme le dit Daniel Obono
01:02:14il y a l'examen du budget
01:02:15qui continue dans l'hémicycle
01:02:16et il y a un ancien ministre
01:02:17qui est venu jeter
01:02:19un peu d'huile sur le feu
01:02:20ce matin
01:02:20Eric Lombard
01:02:21oui plus de trois mois
01:02:22après son départ de Bercy
01:02:23l'ancien ministre de l'économie
01:02:25a fait un retour remarqué
01:02:27en déclarant
01:02:28que des milliers de français
01:02:29parmi les plus riches
01:02:30échappaient à l'impôt
01:02:32sur le revenu
01:02:32nous savons
01:02:34que
01:02:35de plus en plus
01:02:36se sont développés
01:02:37pour un certain nombre
01:02:38de personnes
01:02:38ayant des revenus importants
01:02:40et des patrimoines importants
01:02:41des techniques légales
01:02:43mais qui permettent
01:02:43de baisser
01:02:44fortement la base fiscale
01:02:46des déclarations
01:02:47qui ont jeté
01:02:48un pavé dans la mare
01:02:49résultat
01:02:49Eric Coquerel
01:02:50le président de la commission
01:02:51des finances
01:02:52veut aller à Bercy
01:02:53d'ici lundi
01:02:54pour consulter
01:02:55les documents du fisc
01:02:56réponse de l'actuel
01:02:57ministre de l'économie
01:02:58il n'y a pas
01:03:00de document
01:03:00à Bercy
01:03:01ou ailleurs
01:03:02qui dit
01:03:02qu'il y a des milliers
01:03:03de français
01:03:03comme je l'ai entendu
01:03:04dans la bouche
01:03:05de mon prédécesseur
01:03:06qui payent
01:03:07les rots impôts
01:03:07on continue
01:03:10sur la contribution
01:03:11des plus riches
01:03:11Aline
01:03:12qui a beaucoup fait parler
01:03:13dans l'hémicycle
01:03:14ça a fait beaucoup parler
01:03:15ce matin dans l'hémicycle
01:03:16ça on peut le dire
01:03:16avec un incident
01:03:17de séance
01:03:18signé Frédéric Pirevost
01:03:20député RN
01:03:20et la résistance
01:03:22à l'oppression
01:03:23c'est de ne pas confondre
01:03:24égalité
01:03:25et égalitarisme
01:03:26et vous transformer
01:03:27en Tutsi
01:03:28pour couper les Hutus
01:03:29sous prétexte
01:03:29qu'ils étaient plus grands
01:03:30voilà
01:03:31le député RN
01:03:33qui fait un parallèle
01:03:34entre le débat budgétaire
01:03:35et le génocide au Rwanda
01:03:36il commet une erreur historique
01:03:38au passage
01:03:38inversant victimes
01:03:39et bourreaux
01:03:40de quoi provoquer l'émoi
01:03:41du député
01:03:43Hervé Berville
01:03:43orphelin Tutsi
01:03:44né au Rwanda
01:03:45cette phrase
01:03:47est inadmissible
01:03:48cette phrase
01:03:48est intolérable
01:03:50et c'est le génocide
01:03:51des Tutsis
01:03:51au Rwanda
01:03:52ce n'est pas le génocide
01:03:53au Rwanda
01:03:54ou le génocide
01:03:55des Hutus
01:03:55envers les Tutsis
01:03:57indignation
01:03:58également
01:03:58sur les bancs
01:03:59de la gauche
01:03:59comparer
01:04:01un débat fiscal
01:04:03comparer
01:04:03le fait
01:04:03de vouloir
01:04:04la juste contribution
01:04:06des français
01:04:06à un génocide
01:04:08où des gens
01:04:08ont été tués
01:04:09à la machette
01:04:10c'est inadmissible
01:04:11et face au tollé
01:04:13le député RN
01:04:14Jean-Philippe Tanguy
01:04:15a fini par prendre
01:04:16la parole
01:04:16je tiens au nom
01:04:18de notre groupe
01:04:18à nous excuser
01:04:19pour les propos
01:04:20qui ont été tenus
01:04:21que je ne comprends pas
01:04:22évidemment
01:04:22nous honorons
01:04:24la mémoire
01:04:24des victimes
01:04:25du génocide
01:04:26de Rwanda
01:04:26bon tact
01:04:28on poursuit Marco
01:04:29avec un classement
01:04:30qui n'est pas passé
01:04:31inaperçu
01:04:31à l'Assemblée nationale
01:04:32cette semaine
01:04:33oui parce que
01:04:34le journal
01:04:34L'Opinion
01:04:35a passé au scanner
01:04:36de l'IA
01:04:36trois mois
01:04:37d'examen budgétaire
01:04:38entre octobre
01:04:38et décembre 2025
01:04:39125 heures de débat
01:04:41650 000 mots
01:04:42analysés
01:04:43résultat
01:04:43Jean-Philippe Tanguy
01:04:44décroche la palme
01:04:46du député
01:04:47le plus chahuteur
01:04:47avec 30 incidents
01:04:48de séance
01:04:49à son compteur
01:04:50suivi du député
01:04:50LFI
01:04:51vous le voyez
01:04:51Aurélien Lecoq
01:04:52Mathias Renaud
01:04:53au RN
01:04:54clôture le podium
01:04:55il y avait aussi
01:04:55les plus applaudis
01:04:56on peut le dire
01:04:57oui ce sont les mêmes
01:04:58globalement
01:04:59parce que derrière
01:04:59Eric Coquerel
01:05:01on retrouve encore
01:05:02je vous le donne
01:05:02dans le mille
01:05:03Jean-Philippe Tanguy
01:05:04et Aurélien Lecoq
01:05:05des champions
01:05:06qu'on est allé voir
01:05:07ce midi
01:05:08dans la salle
01:05:08des quatre colonnes
01:05:09avec Eva Billon
01:05:10médaille d'or
01:05:13du député
01:05:13le plus chahuteur
01:05:14le plus applaudi
01:05:15aussi
01:05:15vous vous dites quoi
01:05:16faut que je me calme un peu
01:05:17ou c'est un honneur ?
01:05:19tout va bien
01:05:19moi j'ai des choses à dire
01:05:20pour le groupe
01:05:21visiblement
01:05:22c'est apprécié
01:05:23puisque c'est à la fois
01:05:24peut-être chahuteur
01:05:25mais applaudi
01:05:26donc c'est peut-être
01:05:27un chat utile
01:05:27c'est juste que moi
01:05:29je dis ce que je pense
01:05:30j'essaie de soulever
01:05:31des points qui parfois
01:05:31dérangent
01:05:33un peu le consensus mou
01:05:34ici
01:05:34tant pis tant mieux
01:05:35je ne sais pas
01:05:36les statistiques
01:05:37sur les chahuteurs
01:05:38ou les applaudis
01:05:39ça fait sourire
01:05:40mais c'est pas ça
01:05:41le fond du débat
01:05:41et oui on utilise
01:05:42tous les moyens possibles
01:05:44à la fois
01:05:44les rappels aux règlements
01:05:46les interventions
01:05:46les rebonds
01:05:48merci Marco
01:05:49un tout petit mot
01:05:49Nicolas Ré
01:05:50vous vouliez ajouter ?
01:05:50oui écoutez
01:05:51votre reportage
01:05:52et votre classement
01:05:53éclairant
01:05:53ça vient toujours
01:05:54des mêmes groupes
01:05:55des groupes extrêmes
01:05:56et enfin
01:05:57c'est pas l'image
01:05:59de la majorité
01:06:01des députés
01:06:01en se partageant
01:06:02une galette
01:06:02n'est-ce pas
01:06:03sans fèvres
01:06:04vu que les députés
01:06:05qui travaillent sérieusement
01:06:06vu que les députés LR
01:06:07ne sont pas présents
01:06:08je suis là
01:06:09madame Bonneau
01:06:09je suis là
01:06:10c'est sûr qu'il faut rien
01:06:13je vous mets
01:06:13deux notes de chahuteurs
01:06:14c'est pas la majorité
01:06:16c'est la présidente de séance
01:06:17c'est la fin de cette émission
01:06:18on les a élues
01:06:19et ce serait bien
01:06:19que les citoyens
01:06:20s'en appellent
01:06:21la séance va être suspendue
01:06:22j'aurais dû mettre trop mieux
01:06:23je vous remercie
01:06:24je vous remercie
01:06:25de nous avoir suivis
01:06:26merci Mariette
01:06:27merci Laurent
01:06:28l'émission est rediffusée
01:06:28tout à l'heure
01:06:29à 23h30
01:06:30et nous on revient demain
01:06:30à 19h30
01:06:31c'est vendredi
01:06:32ce sera l'émission en public
01:06:33on va parler de téléphone portable
01:06:34dans un instant
01:06:35Jean-Pierre Graciari
01:06:36débat d'auc
01:06:37excellente soirée
01:06:38sur la 8 LCP
01:06:39à demain
01:06:40Sous-titrage Société Radio-Canada
01:06:53Sous-titrage Société Radio-Canada
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