- il y a 7 mois
Des manifestations initialement liées au coût de la vie ont éclaté en Iran le 28 décembre avant de s'étendre à travers le pays, visant ouvertement le pouvoir, dans un mouvement de contestation parmi les plus importants depuis la proclamation de la République islamique en 1979. L'ambassadeur d'Iran en France est l'invité exceptionnel de BFMTV.
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00:00Vous un invité exceptionnel à présent puisque c'est lui qui porte la voix officielle de la République islamique d'Iran en France.
00:08C'est la première fois qu'il s'exprime depuis le début du soulèvement dans son pays
00:12et depuis le début également de la répression qui s'est abattue sur les manifestants.
00:17Bonsoir Mohamed Aminejad.
00:21Bonsoir monsieur l'ambassadeur d'Iran.
00:23Soyez le bienvenu sur ce plateau.
00:24Depuis bientôt trois semaines, une partie de votre pays se lève contre le régime et même contre le guide suprême Ali Rahmenei
00:31suscitant l'une des pires répressions de l'histoire contemporaine de l'Iran.
00:35C'est ce que dit la France par la voix du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barraud.
00:38Est-ce que vous êtes en guerre contre votre peuple ?
00:43D'abord merci de m'avoir admetté sur ce plateau pour expliquer un peu la situation à l'intérieur de mon pays.
00:54Je voudrais vous dire que si une protestation est une révolte, une guerre, vous pouvez l'appeler comme vous voulez.
01:05Vous dites quoi vous ?
01:06Moi je dis qu'il y a eu des protestations
01:11issues d'un changement de tout change de devise étrangère.
01:19C'est pourquoi une partie des bazaris, des commerçants de Téhéran...
01:26Oui puisque tout est parti du bazar de Téhéran.
01:28Oui, ils ont fermé leur magasin, ils ont montré leur mécontentement et d'une manière demandé au gouvernement
01:40de mettre un peu plus d'efforts pour stabiliser la situation.
01:50Mais ça monsieur l'ambassadeur, pardon, ça c'était le début, ça c'était il y a trois semaines,
01:55depuis le mouvement a pris de l'ampleur dans tout le pays, des dizaines de villes manifestent
01:58et vous avez sans doute vu comme nous les manifestants qui réclament le départ d'Ali Ramenaï,
02:05les manifestants qui montrent sa photo aujourd'hui.
02:07On n'en est plus à la situation de départ, on n'est plus dans une colère économique, ça vous le reconnaissez ?
02:12Dans le passé aussi, nous avions des cas où les gens scandaient des slogans,
02:20comme vous dites et vous prétendez le départ de quelqu'un.
02:25Notre guide suprême n'est pas quelqu'un qui a été fait entrer dans le pays,
02:31par conséquent qu'il peut partir.
02:34Peut-être qu'il y a un souhait à l'étranger de voir ce jour,
02:38mais à partir du moment où il y a un soutien incontestable de la majorité des Iraniens
02:46de défendre leur État, de défendre leur guide suprême,
02:52donc ça peut être seulement un rêve plutôt que une romanticité.
02:56Pour vous, la majorité des Iraniens soutient encore le régime ?
02:59Bien sûr qu'ils soutiennent.
03:00Il y a trois jours, des manifestations seules à Téhéran ont rassemblé plus de 2,3 millions de personnes dans les rues.
03:13Mais vous pouvez voir ce que vous voulez, mais la réalité est là.
03:19Donc vous avez constaté dans les différentes périodes dans le passé,
03:24y compris dans la guerre de 12 jours imposée et l'agression sauvage,
03:28vous avez vu que le peuple était derrière notre État et notre dirigeant.
03:34C'est ce que vous dites ce soir, monsieur l'ambassadeur.
03:35Je voudrais vous montrer, si vous le permettez, une image sur l'écran qui est devant vous.
03:39Vous allez l'apercevoir juste là.
03:42Vous pouvez nous dire ce que vous voyez sur cet écran ?
03:46Oui, je peux voir. Même j'avais vu ça.
03:48Vous pouvez nous décrire ce que vous voyez ?
03:51Oui, mais il y a des gens qui sont tombés morts, ça c'est vrai.
03:56Des dizaines de cadavres, on est dans une morgue à Téhéran.
03:59Qui sont-ils ces gens ?
04:00Qui sont-ils ?
04:02Selon nos informations, plus de 80% des gens sont les gens ordinaires,
04:12les agents de l'ordre, le service de l'ordre,
04:18et puis une partie des émeutiers qui ont commencé dès le 10e jour.
04:24Là, ce sont des émeutiers qu'on voit ?
04:27Non, je dis, vous me demandez...
04:29Des manifestants, pardon, vous dites des émeutiers, mais ce sont des manifestants.
04:32On a vu, vous avez vu sans doute également les vidéos,
04:34où on voit très clairement des vidéos qui ont été authentifiées par l'agence France Presse
04:38et par d'autres médias, où l'on voit les forces de l'ordre tirées dans des foules,
04:42tirées au hasard à l'arme automatique.
04:45Ces images, vous les voyez aussi ?
04:46Vous voyez, je vous ai dit, 20% sont des gens qui ont été manipulés, payés, guidés
04:55pour reconvertir ces manifestations civiles, pacifiques, à des émeutes.
05:03Donc, à partir de ce moment-là, nous avons perdu, selon les dernières informations,
05:08pas juste les dernières, mais plus de 100 personnes de forces de l'ordre.
05:15Des forces de l'ordre, et côté manifestants, vous avez entendu la plupart des ONG
05:20qui ont des relais dans votre pays, en Iran, qui appellent les hôpitaux aujourd'hui
05:25pour savoir combien de corps arrivent chaque jour.
05:27L'une de ces ONG, la principale, dit aujourd'hui 3500 morts en Iran.
05:31Quel est votre bilan ?
05:32Côté manifestants, je ne parle pas des forces de l'ordre.
05:34Côté manifestants, combien ?
05:35Non, on n'a pas encore vraiment un chiffre officiel.
05:39Mais pas le chiffre ?
05:39Mais bien sûr.
05:40Il faut qu'il y ait un chiffre, il faut qu'il y ait un chiffre sur lequel on peut s'appuyer.
05:48Vous n'avez pas idée du nombre de victimes aujourd'hui ?
05:50Non, on n'a rien, vraiment, on n'a rien.
05:52Selon nos informations, c'était 600 et quelques, le dernier.
05:59600 et quelques ?
05:59Oui, maintenant vous parlez de ce chiffre, il faut...
06:02Il faut, et j'en suis certain que nos autoritaires vont s'exprimer sur...
06:08Vraiment, vont déclarer le nombre de...
06:10Comment vous expliquez qu'au bout de trois semaines, vous êtes capable de nous citer ce soir
06:13le bilan des forces de l'ordre qui, pour vous, ont été tuées ?
06:16Oui.
06:16Mais vous n'avez aucune idée du nombre de manifestants tués depuis trois semaines dans votre pays ?
06:20Vous voyez, hier, il y a eu des manifestations à Téhéran pour, ça veut dire, pour les cadavres des forces de l'ordre.
06:38Donc, à Téhéran et dans les grandes villes, parce qu'il y a eu dans les autres villes aussi.
06:42Donc, il y a eu un rassemblement partout dans le pays.
06:46Mais là, vous savez combien il y a de manifestants ? Vous nous avez dit tout à l'heure, deux millions.
06:49Mais en revanche, les morts, les occulteaux, les morts, vous ne savez pas.
06:52Non, non, je ne sais pas vraiment.
06:54Je ne peux pas même confirmer l'authenticité de ce que vous êtes en train de montrer.
07:00C'est-à-dire les images de la morgue ?
07:01Oui, oui, on ne sait vraiment pas.
07:02Les images authentifiées, datées, le lieu a été vérifiées également.
07:06Nous ne diffusons, on n'essaye en tout cas que des images qui sont véritables, vérifiées, authentifiées, monsieur l'ambassadeur.
07:11Vous voyez, je ne veux pas vraiment mettre en question ce que vous venez de dire, parce que c'est votre avis, c'est votre confiance.
07:18C'est pas un avis, c'est un fait.
07:20Non, ce n'est pas un fait.
07:21C'est un fait.
07:21Moi, je dois, comme le représentant de mon pays, je devrais être en mesure de vous vraiment confirmer l'authenticité.
07:30Et vous savez très bien qu'il y a une histoire de manipulation, de l'artifice...
07:39J'entends ce que vous dites, monsieur l'ambassadeur, mais si tout peut être mis en cause,
07:43pourquoi vous ne rouvrez pas Internet dans tout le pays ?
07:45Pour que les images circulent, pour que les journalistes puissent faire leur travail,
07:49pourquoi tout est verrouillé depuis une semaine ?
07:51Oui, c'est pourquoi l'Internet, ce n'est pas pour vraiment un écoulement des informations,
08:02mais c'était un moyen de manipulation et de faire aggraver les situations et d'écoulement de sang.
08:11À partir du moment où nous, on est inquiets de la vie de nos citoyens, c'est tout à fait normal
08:17que les forces de l'ordre et les incidents concernés prennent le maximum de précautions
08:26afin d'éviter le coulement du sang, ce qui est à l'origine de ceux qui ont vraiment manipulé dès le dixième jour.
08:39Vous voyez ? Nous avions dix jours de manifestation, trois jours pacifiques complètement,
08:47sept jours quasi pacifiques, mais sous le contrôle.
08:53Dès le 20 janvier, il y a eu des interventions des uns et des autres, vous connaissez très bien,
08:59les dirigeants des autres pays qui avaient dit que voilà, maintenant vous, vous devez faire ça,
09:05vous devez faire cela, et les agents de Mossad sont entre vous, il faut connaître les responsables.
09:09– C'est la faute du Mossad qui s'attend à Téhéran et dans tout le pays.
09:12– Comment ?
09:13– C'est la faute du Mossad.
09:14– Non, vous voyez, ce n'était pas seulement des Israéliens qui ont dit,
09:18même quelqu'un comme l'ancien chef de CIA américain dans le premier gouvernement d'administration,
09:27Trump qui a félicité les gens qui sont dans les rues et puis les agents de Mossad à côté.
09:36– Monsieur l'ambassadeur, je voudrais vous montrer un visage que vous connaissez sans doute
09:38qui a fait le tour du monde ces dernières heures, c'est celui d'Erfan Soltani, 26 ans,
09:43arrêté la semaine dernière après avoir manifesté près de Téhéran.
09:46Plusieurs ONG, dont Amnesty International, affirme, avec des sources locales à l'appui,
09:51puisqu'elles ont pu joindre sa famille, qu'il a été condamné à mort par le régime,
09:54qu'il pourrait être exécuté prochainement, son exécution d'après Amnesty était prévue.
09:58Hier, cet homme est-il toujours en vie ?
10:01– Donc vos informations ne sont pas mises à jour, je crois,
10:06parce que la dernière déclaration de la justice iranienne annonce ces inculpations
10:13et que ces inculpations ne sont pas, si vous voulez, pour une peine capitale.
10:24– Donc il n'est pas condamné à mort, il n'est pas condamné à mort, il a été jugé ?
10:28– Comment ? – Il a été jugé, mais vous voyez, il a été jugé,
10:35mais le verdict n'a pas encore été donné, mais le chef des accusations,
10:41il y en a trois, quatre, qui ne sont pas, si vous voulez, dans la justice iranienne,
10:48dans la loi iranienne.
10:49– Donc il n'a pas été jugé, mais il ne sera pas condamné à la peine de mort,
10:53monsieur l'ambassadeur ?
10:53– Il ne sera sûrement, comme vous dites, subir la peine de mort.
11:01– À l'instant, la Maison-Blanche assure que l'Iran, votre pays, monsieur l'ambassadeur,
11:05a suspendu 800 exécutions qui étaient prévues hier.
11:09Est-ce que c'est le cas ?
11:09– Non.
11:10– Il n'y a eu aucune exécution programmée ?
11:13– Comment ? Non.
11:14– Aucune ?
11:15– Non, non, non.
11:15– Il n'y en aura pas ?
11:17– C'est la question de justice.
11:20Moi, je ne suis pas ici pour dire à votre audience
11:24qu'est-ce qui va se passer demain, après-demain.
11:27– Il y aura peut-être des exécutions dans les jours qui viennent ?
11:29– Non.
11:29– Mais il n'y en a pas eu pour l'instant.
11:30– Même dans les jours qui viennent ?
11:34Je ne peux pas vous garantir…
11:37– Mais il n'y en a pas eu pour l'instant ?
11:39– Non, il n'y en a pas eu ?
11:39– Aucun manifestant n'a été exécution.
11:40– Vous avez demandé ce cas ?
11:42– Oui, oui.
11:42– Bon, je vous ai répondu.
11:43– J'entends votre réponse, aucun manifestant n'a été exécuté,
11:46mais vous ne pouvez pas me répondre sur ce qui va advenir maintenant
11:49pour ceux qui pourraient être arrêtés
11:51ou ceux qui sont déjà emprisonnés.
11:53– Non, moi, si j'ai des informations,
11:56c'est avec volontiers que je peux vous dire ici,
11:59à votre audience, que voilà, ce sont…
12:01Mais ce que j'ai comme informations…
12:03Et puis, vous avez cité un palais présidentiel de quel pays ?
12:10– Les États-Unis d'Amérique.
12:11– Oui, d'accord.
12:12– Mais est-ce que c'est la tâche de ces instances de prétendre ?
12:17– J'ai cité ma source, monsieur l'ambassadeur, et j'ai entendu votre réponse.
12:20– Je comprends bien, c'est pourquoi je vous réponds.
12:22prétendre quelque chose et puis prendre comme prétexte de prendre ce pas ou là.
12:30On connaît bien l'argument, vous voyez, nous sommes dans une région
12:34où il y a eu l'Afghanistan, l'Irak, la Syrie, Libye.
12:41On connaît bien les arguments, l'Irak.
12:44– Monsieur l'ambassadeur, si les États-Unis lancent des frappes contre l'Iran dans les heures ou les jours qui viennent,
12:51quelle sera la réponse du régime ?
12:54– Nous, on n'est pas un régime.
12:57Nous, on est une nation iranienne millénaire.
13:02– Tenue par les Mollahs depuis 1979.
13:05– Vous pouvez prétendre ce que vous voulez dire.
13:07– Quelle sera la réponse du régime ?
13:08– Mais non, regardez, nous, on avait fait une révolution avec plus de 80% de votes
13:17et de la présence de tous les Iraniens dans les roues.
13:21Maintenant, vous voulez répéter ce que vous pouvez…
13:24– Ma question était, je vous ai simplement pris,
13:26quelle sera la réponse de l'Iran, du régime iranien de l'Iran, si les États-Unis vous frappent ?
13:32– Comme d'habitude.
13:33– Quelle sera la réponse ?
13:34– Comme d'habitude, on est toujours, depuis la révolution, dans la position de défense.
13:41Et on va défendre avec le sang et la chair.
13:48C'est la société iranienne, la nation iranienne.
13:53Elle a montré sa solidarité, sa solidité, pendant huit ans de guerre,
13:58quand il y a eu tout le monde derrière Saddam Hussein.
14:02– Donc ce que je comprends, c'est qu'il y aura des représailles.
14:04si nous sommes attaqués ?
14:06– La défense, vous pouvez interpréter, non ?
14:08– Des représailles contre qui ?
14:09– Comment ?
14:10– Contre quoi ?
14:10– Des représailles sur des bases américaines dans la région, par exemple ?
14:13– Sur l'agresseur ?
14:16– Uniquement sur des bases américaines ?
14:18– Ce qu'on a fait dans les agressions sauvages de 12 jours de juin 2020 ?
14:26– De la guerre de 12 jours lancée par Israël et les États-Unis en journée ?
14:29– Oui, voilà, vous pouvez dire.
14:31– Donc il y aura des représailles sur les bases américaines ?
14:33– Il n'y aurait pas de représailles sur d'autres pays ?
14:35– Moi, je ne suis pas le chef d'État, moi je ne suis pas le président du Conseil national iranien,
14:43mais ce que je peux vous assurer, c'est qu'on évite la guerre, on est pour la paix,
14:52on est pour le dialogue, pour la diplomatie, mais à partir du moment où le pays est agressé,
14:59c'est bien sûr qu'il y aurait une réaction, qu'il y aura une réaction populaire et nationale.
15:04– Monsieur l'ambassadeur, deux Français, Cécile Collère et Jacques Paris,
15:09sont toujours assignés à résidence à l'ambassade de France à Téhéran,
15:12après avoir passé plusieurs années en prison.
15:15Est-ce que vous êtes prêts, ce soir, à dire à leur famille qu'ils vont pouvoir rentrer en France désormais ?
15:20– Bien sûr qu'ils vont rentrer en France, vous voyez, pour la première fois peut-être,
15:32dans un geste amical, favorable à l'envers de la France,
15:40deux détenus qui ont un verdict, ont été mis à la disposition du gouvernement français.
15:49– Mais ils ne peuvent pas rentrer chez eux aujourd'hui.
15:51– Vous voyez, la verdict n'est pas encore exécutée, d'accord ?
15:57Et donc, ce que nous pouvons vous dire maintenant, notre souhait,
16:02est le retour dès que possible.
16:05– Mais dès que possible, c'est vous qui pouvez décider, c'est Iran qui peut décider.
16:10– Non, ce n'est pas notre décision, c'est un arrangement,
16:14une négociation entre nos deux États iraniennes français.
16:19– Donc vous confirmez qu'il y a bien un deal en ce moment
16:23pour permettre à Cécile Collère et Jacques Paris de rentrer,
16:25en échange d'une femme qui est jugée en ce moment même,
16:29en France, iranienne, jugée pour apologie du terrorisme.
16:33Si la justice ne la condamne pas, nos deux Français pourront rentrer au pays, c'est ça ?
16:37– Non, vous voyez, les deux ressortissants français étaient emprisonnés il y a trois ans, plus de trois ans.
16:50Notre citoyen iranien, qu'on ne connaissait pas avant l'arrestation,
16:56il y a dix mois, dix mois, moins d'un an.
17:00– Mais deux cas séparés et différents, deux justices indépendantes.
17:08– Mais les deux sont liés ? – Comment ?
17:10– Les deux sont liés, ce qui se passe en France est lié.
17:12– Il faut vous demander à vos autorités, mais en ce qui me concerne,
17:19mon souhait est le retour dès que possible,
17:23après avoir la réalisation des arrangements entre les deux États,
17:30les deux gouvernements, donc je pense que leur sécurité est assurée,
17:35ils sont en bonne santé maintenant.
17:38Il y a eu des médecins et des gens qui sont allés voir,
17:42et puis nous avions vraiment facilité leur départ très vite.
17:47Et puis maintenant, on est là pour vous assurer
17:53qu'il n'y a aucune inquiétude de notre part.
17:56– Merci à vous, monsieur l'ambassadeur Mohamed Arminedjad,
18:00ambassadeur de la République islamique en France.
18:03Merci d'être venu sur ce plateau ce soir.
18:05– Merci à vous.
18:05– Naturelle homme de la République.
18:06– Bonjour.
18:06–omedes de cette chaîne
18:10du cuántique shared avecinnen.
18:15– C'est votre�ier de BERG.
18:15– Merci à vous, monsieur le Président.
18:17– Merci à vous.
18:19– Merci à vous, monsieur le Président.
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