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00:00Générique
00:12...
00:12...
00:14Bienvenue dans cette nouvelle édition du journal
00:29Voici les titres. Université Alassane Ouattara, depuis son lieu d'exil, Bogasako Gervais, sort de son silence et réagit aux décisions prises à son encontre.
00:39Filière cacao, le conseil café cacao dément tout entrave à la commercialisation des fèves dans les ports ivoiriens après plusieurs semaines de spéculation.
00:48Et à l'international, au Mali, un drame sur le fleuve Niger, un naufrage meurtrier a fait 33 morts selon un bilan provisoire des autorités.
00:59A l'université Alassane Ouattara de Bouaké, le dossier Bogasako Gervais continue de faire réagir.
01:06Depuis son lieu d'exil, l'enseignant sort du silence et s'exprime pour la première fois sur sa situation. Il a été joint par Jensei.
01:15Je suis triste qu'une institution majeure du monde, telle université, soit polluée en Afrique avec des questions politiques.
01:26Notre université est divisée. J'ai un contrat qui me lie à mon pays et je suis fier de servir mon pays.
01:33Mais je ne sers pas à un individu. Je suis malheureux. Et c'est le deuxième élément que je voudrais préciser.
01:40Malheureux que notre institution, l'université, qui savait être le temple du savoir, est mêlée à des questions politiques.
01:50Car à la vérité, ce qui me fait me retrouver aux États-Unis aujourd'hui, en tant que, certainement, réfugié,
01:58c'est parce que j'ai exprimé une liberté de pensée, une liberté d'opinion, une liberté d'expression,
02:06qui sont des droits fondamentaux de l'être humain.
02:08De quoi s'agit-il ?
02:09L'on parle de quatrième mandat. Pour les gens qui sont au pouvoir, non, c'est le deuxième, le troisième, la dixième, le plus.
02:17Tout ça, ce sont des mises en scène. Et c'est mon point de vue.
02:21Et donc, pour cela, je suis traqué. Et le monde entier le sait. Et l'université de Boaké le sait.
02:26Le président de l'université le sait. Tout le monde le sait.
02:28Et donc, je me retrouve aux États-Unis.
02:31D'ailleurs, dès que j'ai décollé d'Abidjan à la mi-juin 2025 pour me retrouver aux États-Unis,
02:38et que j'ai pondu une déclaration pour dire que Dieu merci, je suis sauf et que je suis aux États-Unis,
02:44le juge d'instruction a tout de suite activé deux ordonnances,
02:48suspendant ma solde et puis gêlant tous mes comptes bancaires.
02:53Donc déjà, depuis le mois de juin, l'État de Côte d'Ivoire avait pris ces mesures-là
02:58parce que je ne peux pas être fonctionnaire et puis priver de mes salaires.
03:02Donc, à la vérité, c'est une mise en scène que fait là l'université
03:06parce que simplement, on veut acter la radiation.
03:10Mais j'y suis habitué. J'ai fait dix ans d'exil.
03:13J'avais été radié. Et quand le moment est devenu de rentrer,
03:17on m'a simplement réintégré sans même penser à quelque arriéré que ce soit.
03:22Mais ce n'est pas grave.
03:23Dans le domaine économique, à présent, depuis plusieurs semaines,
03:29la filière cacao a traversé par des rumeurs faisant état d'un blocage de commercialisation au port.
03:35Face à ces accusations, le conseil Café Cacao apporte des clarifications
03:39et des manques tout entraves à l'exportation.
03:41Les explications avec Trissa Dianney.
03:44Des camions alignés, des chiffres alarmants et une inquiétude grandissante
03:49chez les producteurs, depuis plusieurs semaines,
03:51certains acteurs de la filière cacao parlent d'un blocage massif de la commercialisation,
03:57affirmant que près de 700 000 tonnes de cacao seraient entreposées dans les ports ivoiriens.
04:02Une information que refute catégoriquement le conseil Café Cacao.
04:06Je vous invite à aller dans les ports de San Pedro et d'Abidjan.
04:11vous verrez que le cacao se décharge.
04:17Hier, nous avons déchargé environ 300 camions.
04:25Ce matin, le cacao se décharge.
04:27Mais nous apprenons
04:33qu'il y a des milliers,
04:37qu'il y a des quelques dizaines,
04:39on avait dit des centaines,
04:41quelques centaines de camions
04:42dans les ports.
04:47Je vous invite à aller dans les ports,
04:49devant nos suicides,
04:51si vous trouvez
04:51des camions qui ne sont pas en cours de déchargement.
04:55Selon le directeur général du conseil,
04:58il n'existe aucun blocage de la commercialisation.
05:01Les camions effectivement présents dans les ports
05:03et n'ayant pas encore déchargés
05:05seraient par la plupart en situation irrégulière,
05:08faute de documents conformants.
05:10Le conseil précise que les opérations se poursuivent,
05:13notamment dans les deux principaux ports,
05:15cacaoillés du pays.
05:16Bien que ce jour,
05:17plus de 300 camions ont été admis et déchargés
05:20à Abidjan et San Pedro.
05:21Le directeur général appelle par ailleurs
05:23les acteurs de la filière
05:25à plus de responsabilités,
05:27soulignant l'impact négatif
05:28de certaines déclarations
05:29sur le marché ivoirien.
05:31À cause de leur campagne,
05:33le prix sur le marché
05:34est passé de 4 000
05:36à 3 200 hier
05:37parce que les gens ont l'impression
05:39que la Côte d'Ivoire
05:40a de la production
05:42qu'on ne pourra pas vendre.
05:43Ce qui est faux.
05:45Si c'est leur objectif,
05:46ils ont bien servi leur pays.
05:49Je voulais les remercier
05:50pour avoir bien servi leur pays.
05:52Si c'est leur objectif
05:53de faire en sorte
05:54qu'on ne paye pas,
05:56on ne donne pas de bons prix
05:57aux planteurs,
05:58je leur dis merci.
06:02Mais il y a des opérateurs
06:03qui ont le courage,
06:04qui nous appellent
06:05et il faut diminuer le prix
06:06aux producteurs,
06:07on va acheter.
06:09Ce n'est pas responsable.
06:12Ce n'est pas responsable.
06:13l'acteur premier
06:17pour le gouvernement
06:21de la Côte d'Ivoire
06:21dans la filière,
06:23c'est le producteur.
06:28C'est pour le producteur
06:30que nous travaillons.
06:31Et chaque fois
06:32qu'il est possible
06:32de mieux rémunérer
06:34le producteur,
06:37ça sera fait.
06:37A ce jour,
06:39selon le conseil
06:40café-cacao,
06:41près de 80%
06:42de la production
06:43nationale de cacao
06:44est déjà commercialisée
06:45grâce aux mécanismes
06:46de vente anticipés
06:48et mis en place
06:48par la Côte d'Ivoire.
06:49Un dispositif
06:50qui,
06:51malgré les tensions
06:51et les polémiques,
06:52continue de garantir
06:53l'écoulement des fèves
06:55et la sécurité
06:55des revenus
06:56des producteurs.
06:57Parlons défense
07:01et sécurité,
07:01les forces armées
07:02ivoiriennes
07:02enregistrent
07:03le départ
07:04à la retraite
07:04de sept officiers généraux.
07:06Une cérémonie officielle
07:07a marqué cette étape
07:08en reconnaissance
07:09de longues années
07:10de service
07:10au profit de la nation.
07:12Le compte rendu
07:12avec Lucien aussi.
07:14Du cabinet
07:15du chef d'état-major
07:16général des armées
07:18où se sont tenus
07:19les échanges,
07:20le général d'armée
07:21Lassina Dumbia
07:22a tenu à marcher
07:24aux côtés
07:24de ses collaborateurs
07:26dans leurs grands uniformes
07:28et arborant fièrement
07:29leurs médailles
07:30jusqu'à la place
07:31Ouattara Thomas d'Aquin
07:33de l'état-major
07:34des armées.
07:35Il était accompagné
07:36du vice-amiral
07:37Jakarija Konate,
07:39du général
07:40de brigade aérienne
07:41Kone Adama,
07:43du général
07:43de brigade
07:44Diarasuba Bakari,
07:46du général
07:46de brigade
07:47Toure Nyecremchin,
07:49du général
07:49de brigade
07:50Kuao Amichia
07:51Édouard,
07:52du général
07:53de brigade
07:54Soro Kodan
07:55Pagaforo,
07:56et du médecin
07:57général de brigade
07:58Kouamé-Mesou-Bleoué
08:00Noël.
08:01Ses officiers généraux,
08:02admis à faire valoir
08:03leur droit
08:04à la retraite,
08:05ont reçu
08:06les honneurs militaires
08:07et ont fait
08:08pour la dernière fois
08:09la revue
08:10des troupes.
08:11Ils sont au nombre
08:12de sept collaborateurs
08:13du chef d'état-major
08:14général des armées,
08:16totalisant en moyenne
08:1740 ans de service
08:19sous le drapeau.
08:2040 années
08:21au cours desquelles
08:22ils ont assumé
08:23d'importantes responsabilités
08:25opérationnelles,
08:26diplomatiques
08:27et administratives
08:29au service
08:30de la nation.
08:31La cérémonie
08:32d'adieu aux armes
08:33qui nous réunit
08:34en ce jour
08:35est un hommage
08:36à l'exemplarité,
08:39un temps
08:39pour l'institution
08:41militaire
08:41au nom
08:42des fils
08:43de la nation
08:44qui,
08:45très tôt,
08:46ont fait
08:47le choix
08:47du don de soi,
08:49de la rigueur
08:50et du sacrifice
08:51pour la construction
08:53d'une grande nation.
08:56Elle marque
08:57la reconnaissance
08:58et l'estime
08:58de la patrie
08:59à l'égard
09:00de soldats
09:01dévoués
09:02admis
09:03à faire valoir
09:04leur droit
09:04à la retraite
09:05après du bon
09:07de loyaux services
09:08rendus
09:09à la République.
09:11À l'issue
09:11de cette cérémonie
09:12solennelle,
09:13les sept officiers
09:14généraux
09:15ont reçu
09:16leur dernier salut
09:17au drapeau
09:17de l'état
09:18de Côte d'Ivoire,
09:20marquant ainsi
09:20la fin d'une carrière
09:22consacrée
09:23à la défense
09:24et à la sécurité
09:25du pays.
09:27Chacun d'eux
09:27a ensuite reçu
09:29des mains
09:29du général d'armée
09:31Lassina Dumbia
09:32le sabre,
09:33symbole de l'arme
09:34de l'officier,
09:35de son autorité,
09:37de son prestige
09:38et de son honneur.
09:40Ces sabres,
09:41gravés
09:42à leur nom,
09:43resteront
09:43le témoignage durable
09:45des services
09:46rendus
09:46à la nation.
09:48Un vin d'honneur
09:49a ensuite été offert,
09:51suivi de la remise
09:52de présents
09:53en signe
09:53de reconnaissance
09:54et de gratitude.
09:55La cérémonie
09:58solennelle
09:59d'adieu aux âmes
10:00que nous venons
10:02de vivre,
10:03elle traduit
10:04non seulement
10:04la reconnaissance
10:05de l'institution
10:06militaire,
10:08mais aussi
10:08l'attachement
10:09à la nation
10:10ivoirienne,
10:11à celles
10:12et ceux
10:13qui ont consacré
10:15leur vie
10:16au service
10:16de la nation.
10:17Cette cérémonie
10:18d'adieu
10:19restera un moment
10:20fort dans l'histoire
10:21des armées
10:22ivoiriennes.
10:23Une préoccupation
10:26majeure,
10:27la santé publique,
10:28la Côte d'Ivoire
10:28est confrontée
10:29à une pénurie
10:30de sang,
10:31mettons sous pression
10:31les structures sanitaires.
10:33Les autorités sanitaires
10:34appellent à une mobilisation
10:35urgente
10:36des donneurs volontaires,
10:37un sujet signé
10:38Zéna Bougoumry.
10:40En Côte d'Ivoire,
10:41les besoins
10:42en sang
10:42se font davantage sentir.
10:44Derrière chaque poche,
10:45il y a une vie
10:45en suspens,
10:46un enfant
10:47en salle d'urgence,
10:48une mère
10:48au bloc opératoire,
10:50un accidenté
10:51qui lutte
10:51pour survivre.
10:52Le sang ne se fabrique pas,
10:54il se donne.
10:55Et aujourd'hui,
10:56le Centre national
10:57de transfusion sanguine
10:58tire la sonnette d'alarme.
10:59On a des demandes abusives
11:02de groupes sanguins
11:03eaux pour soigner les malades.
11:05J'ai dit abusives en griffes
11:06parce qu'effectivement,
11:08ça soigne ces malades-là.
11:09Mais on aurait pu
11:10économiser,
11:12faire l'économie
11:12de ces transfusions
11:14chez ces malades
11:15si on avait
11:16l'effectivité
11:17de leurs groupes sanguins.
11:18en 2025,
11:22sur le pourcentage
11:25de poches
11:25que je vous ai donné,
11:2648% de eau
11:27et 21, 22
11:29en fonction
11:30des autres groupes sanguins,
11:31les malades
11:32qui ont été transfusés
11:33en groupe eau
11:34ont représenté
11:35à eux-mêmes
11:3560%
11:36de notre stock
11:37de sang.
11:39Là où,
11:40c'est 48%
11:40qui constituent
11:41notre stock.
11:42Ça veut dire
11:43qu'on a dû faire
11:44des efforts énormes
11:45de mobilisation
11:46de la population.
11:48Et là,
11:48on se retrouve
11:49avec des stocks
11:50de A et de B
11:51importants
11:52qui sont là
11:52parce que les malades
11:54qui devaient effectivement
11:54les recevoir
11:55ont été transfusés
11:56en groupe eau.
11:58C'est ça,
11:58toute la difficulté.
12:00Le groupe eau négatif
12:01d'honneur universel
12:02est vital
12:02en situation d'urgence,
12:04mais il ne concerne
12:05que 3%
12:06de la population.
12:08Les progrès médicaux,
12:09les prises en charge
12:10modernes
12:10rendent la transfusion
12:11sanguine
12:12plus indispensable
12:13que jamais.
12:14Il est important
12:15que nous ayons
12:16suffisamment
12:17de stocks
12:17en groupe eau,
12:18que pratiquement
12:19tous les donneurs
12:20du groupe eau
12:20puissent régulièrement
12:22revenir nous voir
12:23afin qu'on ait
12:24des stocks
12:24de sécurité importants.
12:25Tout à l'heure,
12:25je vous disais
12:26que 60%
12:27des poches de sang
12:28qui ont été distribuées,
12:29les demandes de sang
12:30étaient des demandes
12:31en eau positif.
12:32Ça veut dire
12:32que pour 2026,
12:34nous devons travailler
12:34à faire en sorte
12:35qu'on ait plus
12:36de donneurs eaux positifs
12:37que les données
12:37des autres groupes sanguins.
12:38Oui,
12:39les donneurs eaux positifs
12:40sont très précieux.
12:41On a vraiment besoin
12:42que la mobilisation
12:43se poursuive,
12:44mais en même temps,
12:45derrière,
12:45la stratégie
12:46de pérennisation,
12:47c'est de faire en sorte
12:48que toute la population
12:49ait une carte
12:50de groupe sanguin
12:51et une bonne carte
12:53de groupe sanguin
12:54parce qu'également,
12:56les erreurs
12:57peuvent exister.
12:58On peut se tromper
12:58si on groupe sanguin
12:59et en transfusion sanguine,
13:01l'erreur mortelle.
13:03L'erreur mortelle.
13:04Donc,
13:04nous conseillons aux gens
13:05de passer dans
13:06les centres
13:07de transfusion sanguine
13:08pour pouvoir faire
13:09le groupe sanguin,
13:10disposer des cartes
13:10de groupe sanguin.
13:11Vous voyez,
13:11au moment,
13:12quand elles vont en couche
13:13souvent,
13:13il y a des risques
13:13décennies hémorragiques.
13:15Elles ont besoin
13:15d'être transfusées.
13:17Malheureusement,
13:17si elle n'a pas fait
13:18de consultation prénatale,
13:19si c'est sa première grossesse,
13:21on ne saura pas
13:21son groupe sanguin.
13:22Et dans l'urgence,
13:23le médecin n'a pas
13:24d'autre choix
13:24que de prescrire
13:25du sang
13:26du groupe O.
13:27Le message est clair.
13:28Le message est clair,
13:28donner son sang,
13:29c'est donner du temps
13:30de vie.
13:31Connaître son groupe
13:32sanguin,
13:33donner régulièrement,
13:34c'est éviter les ruptures
13:35et sauver des vies,
13:36parfois même des proches.
13:38Les donneurs de sang
13:39sont des héros du quotidien
13:40et la Côte d'Ivoire
13:42a besoin d'eux maintenant.
13:45Sur nos routes maintenant,
13:46chaque jour,
13:47des citoyens s'engagent
13:48bénévolement
13:49pour fluidifier la circulation
13:50et prévenir les accidents.
13:52Un engagement
13:53souvent discret,
13:54mais essentiel
13:55pour la sécurité routière,
13:56le combat quotidien
13:57de l'un d'eux
13:58dans ce reportage
13:59de Hermine Taïdi.
14:02Au cœur du carrefour
14:03d'Abobo Akeikwa,
14:05Gaye Nestor
14:06se tient debout chaque jour,
14:08seule face au chaos
14:08pour tenter
14:09d'y ramener un peu d'ordre.
14:11Bénévole de la circulation
14:12depuis plus de 26 ans,
14:14il agit sans uniforme,
14:15sans salaire,
14:16mais avec une conviction intacte
14:18dictée par une simple phrase
14:19devenue son credo.
14:21Né pour servir,
14:22si je ne le fais pas,
14:23qui le fera ?
14:24Mon slogan exprime
14:26ma raison d'être.
14:28Alors,
14:28Né pour servir,
14:29si je ne le fais pas,
14:31qui le fera ?
14:32Et si je le fais,
14:34c'est ma contribution.
14:37Quand on chante
14:38au hymne national
14:39de la Côte d'Ivoire,
14:41il y a une partie de vous,
14:43le devoir nous appelle.
14:45Nous avons le devoir
14:46de participer
14:48au développement du pays.
14:50le développement du pays
14:52est confié
14:53d'abord
14:55aux présidents,
14:57aux institutions,
14:59ainsi de suite.
15:00Et donc,
15:01ces institutions
15:01et ceux qui l'incarnent
15:02ont besoin
15:03d'être aidés.
15:05Le citoyen aussi
15:06a besoin
15:07d'apporter
15:07sa pierre
15:08à l'édification du pays.
15:10Donc,
15:11je le fais
15:11sur la base
15:13de ma foi
15:14en Dieu,
15:15en Christ,
15:16et sur la base
15:17de mon appartenance
15:20à la Côte d'Ivoire.
15:21J'ai fait ça
15:22pour que chacun
15:23se rende compte
15:24que Dieu l'aime.
15:26Dieu aime les journalistes
15:27qui partent en reportage
15:28et qui souvent
15:29se retrouvent
15:30dans les embouteillages.
15:31Il faut les sortir de là.
15:33Il faut sortir aussi
15:33les plus de la sotra
15:34des embouteillages.
15:36Donc,
15:36tout ça,
15:37il faut venir
15:37en appui aux autorités
15:39pour gérer la situation.
15:41Donc,
15:41j'ai fait ça
15:42pour apporter
15:42un appui volontaire
15:44aux autorités.
15:46Autour de lui,
15:47tous ne respectent pas
15:48ses consignes.
15:49Pourtant,
15:50certains voient en lui
15:51bien plus qu'un simple
15:52régulateur improvisé.
15:54Pour les chauffeurs
15:54de Gbacar,
15:55habitués à ce carrefour,
15:57sa présence
15:57est devenue indispensable.
16:01Ça facilite souvent
16:02la situation.
16:05Les clients
16:06se mettent
16:07en rave
16:07pour accepter
16:08de monter
16:09dans Gbacar.
16:11Nous,
16:11on fait le rang
16:12chaque année
16:13dans le véhicule
16:15tranquille.
16:16en tout cas,
16:17ce qu'il fait,
16:18c'est très bon.
16:19On lui remet
16:19sur la sénat.
16:21Mais M. Guéhi
16:22ne se contente pas
16:23de lever les bras
16:24et de siffler.
16:25Chaque matin,
16:26il veille aussi
16:27sur les plus jeunes.
16:28Il interpelle
16:29les écoliers
16:29en route
16:30pour l'école,
16:31les rappelle à l'ordre,
16:32les encourage
16:32à la discipline
16:33et à bien se vêtir.
16:35Un geste paternel
16:36presque instinctif.
16:38C'est depuis
16:39qu'il est venu
16:40instaurer
16:41la manière
16:43de se mettre en rang.
16:44il n'y a plus
16:45d'embouteillage,
16:46il n'y a plus
16:46de...
16:47On ne se tape plus,
16:48on monte
16:49tranquillement.
16:51Et puis,
16:51quand il y a besoin
16:51de traverser,
16:53tête,
16:54en tout cas,
16:55il évite
16:55les accidents,
16:57en tout cas,
16:57sur cette route.
16:59Vraiment,
16:59c'est quelqu'un
17:00qui est très courageux
17:01et puis,
17:02il est à saluer
17:03en tout cas.
17:05Un engagement
17:05citoyen discret
17:07mais constant
17:07dans un environnement
17:08routier marqué
17:09par le non-respect
17:10du code de la route.
17:11Le rappel,
17:12une fois encore,
17:13que la sécurité
17:13sur nos routes
17:14reste l'affaire
17:15de tous.
17:20Faisons maintenant
17:21une immersion
17:21économique et sociale
17:23à Adjamey
17:23dans le secteur
17:24du prêt-à-porter,
17:26des acteurs
17:26mis sur le travail
17:27collectif
17:28pour créer
17:28de la valeur
17:29et de l'emploi.
17:30Un reportage
17:31de Gaëlle Bamba.
17:33Au cœur d'Adjamey,
17:34l'un des marchés
17:35les plus dynamiques
17:36d'Abidjan,
17:37le prêt-à-porter
17:38prend une dimension
17:39particulière.
17:40Ici,
17:41les créateurs
17:42ne se contentent pas
17:42de vendre
17:43des vêtements.
17:44Ce sont eux-mêmes
17:45qui imaginent
17:46et cousent
17:47chaque pièce.
17:48Dans ces ateliers
17:49souvent modestes
17:50mais pleins de vie,
17:51le tissu
17:52prend forme
17:52sous des mains
17:53espettes.
17:54Mais l'un savoir-faire
17:55artisanal
17:56est tendance actuelle.
17:58Un couturier
17:58d'Adjamey
17:59prend la parole
17:59pour expliquer
18:00une pratique courante
18:01dans le marché.
18:03L'arrivée du client
18:04avec son propre tissu.
18:05Il décrit
18:06les échanges
18:06qui précèdent
18:07la couture,
18:08le choix du modèle,
18:09les conseils donnés
18:10selon la matière
18:11et l'usage du vêtement.
18:12Il y a nos modèles
18:13là.
18:14Ça dépend
18:14du modèle.
18:15Il y a certains modèles
18:16on vend ça à 6 000,
18:17certains modèles
18:17on vend ça à 7 000.
18:18Ça dépend.
18:19On travaille
18:20avec beaucoup de tissu.
18:21On travaille
18:21avec Soa de Medin,
18:23on travaille
18:23avec Coréa,
18:24les trucs à fleuris,
18:26tout de tout.
18:27Il n'y a pas
18:27qu'il y a de tissu.
18:28Si encore,
18:29il y a une femme
18:30qui vient chez moi
18:31avec son tissu,
18:33il s'est remonté
18:33son modèle.
18:34Si on vend
18:34son modèle là,
18:35si un modèle
18:36qui est difficile,
18:38je peux laisser
18:382 000 soit 2 500.
18:40Si c'est un modèle
18:41qui est simple,
18:42peut-être
18:43je peux laisser
18:431 500 pour elle.
18:45Le modèle difficile
18:46ça nous permet
18:47de réfléchir.
18:48À Adjameh,
18:50la chaîne de confession
18:50ne se limite pas
18:51au couturier.
18:52D'autres acteurs
18:53interviennent
18:54dans la finition
18:55des vêtements
18:55comme cette vendeuse
18:56spécialisée
18:57dans la confession
18:58de Boubou.
18:59Elle témoigne
19:00de son rôle essentiel
19:01dans le processus.
19:02Le Kenya
19:03vous venez
19:03un des armes
19:04et puis le même
19:05beaucoup.
19:06C'est un un
19:07c'est comme
19:07maintenant
19:08si c'est beaucoup
19:09et puis il y a
19:10diminué
19:1010 boutons
19:14comme ça
19:14ça fait 5 500
19:15mais des fois
19:15on peut faire
19:16ça fraque ça aussi.
19:17Parmi les clients,
19:19la satisfaction
19:19est bien présente.
19:21Une cliente
19:21évoque la qualité
19:22du travail,
19:23le respect
19:24de ses attentes
19:25et la proximité
19:26avec les artisans,
19:27soulignant la conscience
19:28qu'elle accorde
19:29à ses professionnels
19:30du prêt-à-porter local.
19:31Je lui donne
19:32l'argent
19:32et il m'achète
19:33le tissu ici.
19:34Il peut aller chercher
19:35le tissu lui-même
19:36comme tu peux trouver
19:37le tissu avec lui.
19:38mais les prix
19:40sont abordables
19:40puisque quand tu achètes
19:41les tissus
19:42ou bien quand tu amènes
19:43les tissus
19:44et il le coûte
19:46à un même prix,
19:47au même prix en fait.
19:48et il coûte
19:51à 2 500,
19:531 500,
19:54donc moi je trouve
19:55que c'est abordable
19:55et puis le rendu
19:57est bien fait.
19:58Le prêt-à-porter
19:59d'Ajame
20:00repose sur une organisation
20:02solidaire
20:03et un savoir-faire
20:04partagé.
20:05Couturier,
20:06vendeuse de boubou
20:07et artisan de la finition,
20:08travail de concert
20:09pour donner vie
20:10aux vêtements,
20:11chacun apportant
20:12sa contribution
20:12à la qualité
20:14du produit final.
20:15Cette dynamique locale
20:17fondée sur la maîtrise
20:18du travail
20:18et la collaboration
20:19illustre la vitalité
20:21d'un secteur
20:21où l'artisanat
20:22reste au cœur
20:23de l'économie
20:24et de l'identité
20:25du marché.
20:25Voyons à présent
20:28ce qui se passe
20:29à l'international.
20:39Direction le Maroc
20:40à Casablanca,
20:41la mosquée
20:42Hassan II
20:42s'impose
20:43comme l'un des monuments
20:44religieux
20:44les plus emblématiques
20:46du continent africain.
20:47Découverte
20:48avec Mesmeryaou.
20:51Veritable symbole
20:52de l'architecture
20:53marocaine moderne,
20:54la mosquée Hassan II
20:55se distingue
20:56par son minari
20:57le plus haut du monde
20:59et par sa construction
21:00partielle
21:00sur l'océan Atlantique
21:02offrant un cadre unique
21:03entre spiritualité
21:05et immensité maritime.
21:08Construite
21:08sur une superficie
21:10totale
21:10d'environ 15 hectares,
21:12elle comprend
21:13une salle de prière
21:14de près
21:14de 20 000 mètres carrés
21:16et une vaste esplanade
21:17pouvant accueillir
21:18jusqu'à 4 000 fidèles
21:20ainsi que des annaises
21:21et du nombre
21:22d'espaces extérieurs.
21:23Par la finesse
21:24de ses matériaux,
21:26la richesse
21:26de ses décorations
21:27et la maîtrise
21:28de son architecture,
21:30ce complexe religieux
21:31suscite l'admiration
21:32des visiteurs.
21:33Un chef d'oeuvre
21:34architectural
21:34et spirituel
21:36qui continue
21:36d'attirer des touristes
21:38du monde entier.
21:38Amazkine,
21:39c'est la grande mosquée
21:39pour l'Afrique
21:40et pour l'Arabe.
21:43Il n'est pas la grande
21:44mosquée algérienne
21:45mais c'est la grande
21:45mosquée pour l'Afrique
21:47et l'Arabe.
21:48C'est magnifique,
21:49très magnifique.
21:50Oui,
21:50je peux la payer,
21:52tu veux entrer,
21:52tu veux entrer toi,
21:54tu veux entrer
21:55les visites,
21:56pour le Maroccan aussi,
21:57mais maintenant
21:57tu veux payer,
21:58tu es entrer gratuit.
21:59En fait,
22:00je suis venu ici
22:00pour faire la prière
22:01et visiter en même temps
22:03et passer du bon moment
22:06avec de la famille.
22:07C'est une grande mosquée
22:08et pour faire la prière
22:10à l'intérieur,
22:10ça fait du bien.
22:12Il y a un bon imam
22:14et c'est bien lire le Coran
22:16avec un accent magnifique.
22:20Oui,
22:20il faut dire la vérité.
22:21Ça présente
22:22le savoir-faire marocain,
22:25le savoir-faire marocain.
22:26C'est un symbole
22:29pour nous les Marocains
22:30d'avoir une grande mosquée,
22:31parmi les plus grandes mosquées
22:32au monde.
22:33Un monument d'exception
22:34où je rencontre au foie
22:36Harry Moudiniti
22:37faisant de la mosquée
22:38à Saint-Nu
22:39un symbole incontournable
22:41du Maroc.
22:43Au Vatican,
22:45le pape Léon XIV
22:46prépare une tournée africaine.
22:49Selon des sources diplomatiques,
22:50plusieurs pays du continent
22:52figurent à l'agenda
22:52du souverain pontife,
22:54parmi lesquels l'Angola.
22:55Élu en mai dernier,
22:57le pape avait exprimé
22:58son souhait
22:59de renforcer les liens
23:00entre le Saint-Siège
23:01et l'Afrique,
23:02notamment autour
23:02des questions de paix,
23:04de dialogue interreligieux
23:05et de justice sociale.
23:06Ce déplacement,
23:07encore en préparation,
23:08marquerait sa première visite
23:10officielle en Afrique
23:11depuis son élection.
23:14Au Mali,
23:15un drame humain
23:16s'est produit
23:17sur le fleuve Niger.
23:18Un naufrage est survenu
23:19près de la ville
23:20de Tombouctou
23:21faisant au moins
23:2233 morts
23:23selon les autorités locales.
23:25L'embarcation transportait
23:27plusieurs dizaines
23:27de passagers
23:28lorsqu'elle a chaviré
23:29dans des circonstances
23:30encore à préciser.
23:32Les opérations
23:33de recherche
23:33et de secours
23:34se poursuivent
23:35tandis que les autorités
23:36appellent au respect
23:37des règles de sécurité
23:38et de navigation fluviales.
23:40Avant de refermer ce journal,
23:43notons que le Sénégal
23:44s'est qualifié
23:45pour la finale
23:46de cette canne
23:47à 2025 au Maroc
23:48en battant l'Egypte
23:50un but à zéro,
23:52un but marqué
23:53par Sadio Mané
23:54à la 78e minute de jeu.
23:57C'est la fin de cette édition.
23:59Merci de l'avoir suivie.
24:00Très bonne soirée
24:01sur cette info.
24:03Sous-titrage Société Radio-Canada
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