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  • il y a 9 heures
Télématin reçoit l'acteur, réalisateur, scénariste, Jacques Weber à l'occasion de la pièce “Rêver, rire, passer” au Théâtre de la Pépinière à Paris dès le 29 janvier 2026.

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Transcription
00:00Comme le chante si bien Shirley Basset, this is her life, c'est sa vie.
00:06On peut dire que ce personnage a fait partie de la vie de notre invité.
00:10Bonjour Jacques Weber.
00:11Bonjour Monsieur.
00:13Ce personnage, c'est Cyrano de Bergerac.
00:16C'est un des rôles de votre vie.
00:18Vous allez nous raconter sur scène le rapport que vous entretenez avec lui.
00:22Ça va se passer à partir du 29 janvier, cher Jacques Weber, à la pépinière à Paris.
00:27Avec ce titre, rêver, rire, passer.
00:29On aura des extraits inédits, des premières répétitions, on va en parler.
00:32Inédits ?
00:33Inédits, c'est extraordinaire.
00:35Exclusives.
00:35On commence par une petite séquence du tac au tac.
00:37Jacques, une minute de question, vous me répondez de manière courte.
00:40On ne m'avait pas prévenu.
00:41Jamais, on ne prévient pas.
00:42Allez, c'est parti Jacques.
00:43Elle ressemblerait à quoi votre vie sans théâtre ?
00:46Au vide absolu, au Groenland.
00:52L'horreur, c'est-à-dire avec Trump par exemple.
00:54Vous sortez de scène Jacques, vous ne voyez que les petites choses qui n'ont pas fonctionné
00:57ou alors vous dites, non, globalement c'était bien.
01:00Non, jamais.
01:00Je ne dis jamais que c'était bien.
01:01C'est très rare.
01:03Quand je le dis, je fais, ah, c'était pas mal.
01:05D'accord, donc ça devait être super bien ce moment-là.
01:07Couche-té ou couche-tard ?
01:09Je suis, finalement je suis couche-tôt et je suis très nefto.
01:14Ça nous arrange pour télématins ?
01:15Oui, bah oui, tout à fait, je suis en pleine forme.
01:17Vous êtes plutôt rêve ou cauchemar ?
01:19Rêve.
01:21C'est bien.
01:22Un de vos plus gros défauts Jacques ?
01:24Mon gros défaut, alors tout le monde le dit, c'est très bizarre, c'est l'impatience.
01:28Ah ouais.
01:29Je suis très très impatient.
01:30Il faut toujours que ça se passe, ça se passe.
01:32Une qualité.
01:34Qualité ?
01:34Une de vos qualités.
01:36Une de vos qualités.
01:39Je crois que je suis plutôt gentil comme mec.
01:42D'accord.
01:42Et dernière chose, est-ce que vous avez eu une phobie ?
01:46Alors, vous savez pourquoi j'ai été réformé ?
01:49Vous aviez peur d'armer.
01:51Phobie du métro.
01:52Ah bon ?
01:53Ah bah ça, pourquoi ?
01:55Phobie du métro.
01:56Non, mais je déconnais.
01:58Ah !
01:58Je trouvais un truc pour me faire réformer.
02:00Et ça a marché ?
02:01Et ça a marché.
02:02Le mec a mis phobie du métro, trouble névropathique.
02:05Non, j'ai...
02:06Non, non, j'ai...
02:07Oui, n'importe quoi.
02:09Non, non, je parle de vraie, vraie phobie.
02:12Bon bah tant mieux, alors.
02:13Parfait, n'en trouvez pas si vous n'en avez pas.
02:15Allez, la pièce qui va se jouer à partir du 29 janvier à la Pépinière à Paris s'intitule
02:19Rêver, rire, passer.
02:20En deux mots, comment nous la résumer, Jacques ?
02:22En deux mots, je suis quelqu'un qui a joué Cyrano avec succès, c'est vrai, à 30 et quelques années.
02:30Et je reviens le revisiter.
02:33Donc je l'ai joué avec l'innocence que l'on peut avoir à 30 ans.
02:36Et je reviens le visiter après 50 ans de vie, d'expérience, etc.
02:44C'est très, très intéressant de voir comment ça peut se passer.
02:47Je me suis inspiré pour ça.
02:49Vous savez, les grands pianistes.
02:51Moi, j'adore ça.
02:52Et Don Giovanni, par exemple, Karl Boehm, il y a 5, 10, il y a entre 10 versions, je crois.
02:57Et celle entre, lorsqu'il est jeune homme, et celle qu'il a 80 ans, ça n'a rien à voir.
03:02Il y a presque 10 minutes de différence de tempo.
03:04Et ça, c'est très, très passionnant de voir que je peux le jouer autrement,
03:09en plus d'une façon beaucoup plus intime, presque musique de chambre.
03:12Alors que c'est d'habitude une sorte de symphonie, lorsque c'est bien.
03:17Quand c'est mal, c'est carrément de la fanfare municipale.
03:19Et là, c'est au théâtre de la Pépinière, c'est un petit endroit, nous sommes deux,
03:23avec un vrai grand ami, c'est ma femme.
03:25On est tous très, très bien dansants, qui est sur la mise en scène et l'adaptation.
03:31Et donc, on travaille.
03:32Et dans ce travail, on garde des moments d'improvisation autour du texte,
03:37la façon dont on cherche les textes, le cheminement, le mouvement vers le but,
03:43comme disait l'autre, est très, très touchant chez un acteur.
03:46On ne se rend pas compte à quel point, moi par exemple, ça va vous surprendre,
03:51mais on en a ni tous les prunes, vous savez, le truc de Lio.
03:56Lio, ça m'a inspiré sur, je ne sais plus quelle personne.
04:01Ah oui, ça ne va pas deviner.
04:02Oui, oui, oui.
04:04Là, c'est Tiamo, par exemple.
04:07Tiamo, ça m'inspire pour Serrano.
04:10Ça peut vous paraître bizarre, mais c'est vrai.
04:11Pas du tout, c'est pas plus que le métro.
04:13Je m'empêche de vous dire que ce n'est pas seulement ça, c'est aussi des moments d'une réelle émotion.
04:17Il faut resculter, voir à quel point ce langage est beau, à quel point parfois il dérape,
04:23car c'est un peu le problème de ressent, parfois ça dérape dans le mauvais goût.
04:26Mais ça, vous allez nous le dire.
04:28On a donc quelques images des répétitions.
04:30Regardez.
04:30Descriptif, c'est un roc, c'est un pic, c'est un cap, que dis-je, c'est un cap, c'est une péninsule.
04:37Curieux, de quoi sert cette oblongue capsule d'écritoire monsieur ou de boîte à ciseaux ?
04:44Ah ben voilà, ben oui, c'est toujours pareil.
04:45Pour moi, la tirade des nez, c'est un gros pâté, voilà, qui d'un seul coup débarque dans un premier acte allégro vivace.
04:57Et d'un seul coup, on a l'impression d'entendre une fanfare municipale, tu vois.
05:01C'est un sketch.
05:03Et alors en plus, vous savez, le dimanche, parfois tu as des gens qui finissent le verre avant toi.
05:11C'est un roc, c'est un pic, c'est un cap, que dis-je, c'est un cap, c'est une péninsule !
05:16Et ça, ça s'est réellement arrivé ?
05:19Ah oui, oui, oui, ça arrive très très souvent.
05:21Ah oui, oui, c'est extraordinaire.
05:23Cyrano, c'est une des rares pièces que j'ai jouées, mais tout le monde vous le dira,
05:27où les gens connaissent des morceaux entiers par cœur.
05:30Ils ont fait un micro-trottoir, je ne sais plus pour quelle émission.
05:33Les gens vous disent des verres entiers.
05:34C'est rare, c'est rare.
05:35Et en plus, de toutes les classes sociales possibles.
05:38Moi, lorsque je l'ai joué à Mogador, j'ai reçu des mots de la classe politique,
05:43mais j'étais même sidéré.
05:45Les plus haut placés qui venaient deux, trois fois,
05:48et puis des toubibs, et puis des ouvriers, et puis des gens qui...
05:50On les a, les images de 1983 à Mogador, quand vous jouez Cyrano.
05:54Vous avez une trentaine d'années, vous êtes d'accord ?
05:55Oui, c'est vrai.
05:57Comment expliquer que Cyrano fédère autant ?
06:02Comment on l'explique ?
06:03Justement, c'est une des choses sur lesquelles je m'interroge,
06:07parce que si vous regardez profondément cet oeuvre,
06:12ce n'est pas un type si sympathique que ça.
06:14Mais c'est ce que vous dites.
06:15Est-ce que c'est le temps qui vous a fait prendre conscience qu'il n'était pas si sympa ?
06:18Franchement, il y a des choses quand même qui...
06:20Alors qu'est-ce qui va passer ?
06:21Je vous donne un exemple, mais après, il faudrait vraiment avoir le temps d'en parler,
06:24parce qu'il a quand même cette espèce de chose dont on dit qu'elle est très française,
06:28ce sens de la réplique, de la répartie, de la brillance.
06:31Mais par exemple, au cinquième acte, il arrive, il se plaint de son sort devant qui ?
06:37Devant une nana qu'il a quand même condamnée à mort, littéralement.
06:41Quand, lorsque Christian meurt, il ne lui dit rien, elle se retrouve au couvent.
06:45C'est elle, la femme, qui est la vraie victime de cette pièce.
06:48Alors que lui, il se plaint.
06:49Il dit, il n'y a pas un mot pour elle.
06:52Je peux vous dire, il n'y a pas...
06:53Est-ce que je vais mourir ?
06:54J'exagère un peu, mais il y a beaucoup de ça.
06:57Et il y a plein d'endroits comme ça où...
06:59Vous savez ce qu'il dit ?
07:00L'amour, la crédulité de l'amour propre est telle que Roxane croira que c'est écrit pour elle.
07:06Il parle des lettres qu'il va écrire.
07:08Il dit la crédulité de l'amour propre.
07:10Il ne parle pas d'amour.
07:12Vous vous rendez compte, ce n'est pas une phrase très sympathique, ça.
07:15C'est les sentiments humains dans leur...
07:19C'est la variété des sentiments humains.
07:21Nous ne sommes ni noirs ni bleurs, nous sommes entre les deux.
07:24C'est comme son épitaphe qui fut tout et qui ne fut rien.
07:27Ça nous correspond à nous tous.
07:29Vous connaissez cette phrase de Victor Hugo.
07:31Je sais que je ne suis rien, mais de mon rien, je le compose d'un petit morceau de tout.
07:36C'est formidable.
07:37Il n'est pas Victor Hugo qui...
07:38Ah ben Victor, oui, ça n'est pas.
07:40D'accord.
07:40L'avantage avec ce rôle de Cyrano, Jacques Weber, c'est qu'il est tellement puissant
07:44que notamment la tirade des nez, vous pouviez l'interpréter un samedi soir
07:47chez Michel Drucker dans Champs-Elysées.
07:50Regardez.
07:52En variant le ton, par exemple...
07:54Tenez !
07:56Agressif !
07:57Moi, monsieur !
08:01Si j'avais un tel nez, il faudrait sur le champ que je me l'amputasse !
08:07Amical, mais...
08:09Il doit tremper dans votre tasse pour boire.
08:12Faites-vous fabriquer un anap.
08:15Descriptif !
08:15C'est un roc, c'est un pic, c'est un cap que l'ige, c'est un cap...
08:19C'est une piloncule !
08:20Curieux !
08:21De quoi sert cette oblongue capsule ?
08:23Décritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ?
08:25Grasque !
08:27Aimez-vous à ce point, les oiseaux, que paternellement vous vous préoccupate de tendre ce perchoir à leurs petites pattes.
08:33Alors, je vais vous dire un secret, c'est que j'avais tellement la trouve, c'était la première fois que d'abord que je rencontrais Michel Drucker,
08:43qui était déjà vraiment l'une des grandes stars de la télévision, et puis, je me rendais compte, j'allais jouer Cyrano,
08:49ce rôle que tout le monde connaît, les gens me connaissent un petit peu, mais pas encore que là,
08:54et donc j'avais bu un coup, et quand je dis un coup...
08:57Mais non !
08:57Mais plutôt, bu trois que deux !
09:00Et j'étais un peu pété, quoi !
09:02Et alors, je m'ai pris le Drucker !
09:04Allô mon chéri, comment vas-tu et tout ?
09:06Et donc, ça a été...
09:07Ah oui, oui, oui, c'est bien marré !
09:10Et c'était...
09:10Et j'ai, pour une fois, ce que vous savez, c'est surtout pas un conseil que je donne,
09:14mais là, j'ai eu raison de prendre un petit coup, parce que c'est plutôt libéré, parce que c'est tout sympathique.
09:18Ah oui, totalement !
09:20Merci pour cette anecdote, Jacques !
09:21Je vous en prie, cher ami.
09:23On va continuer à revenir sur certaines images de votre carrière, grâce à Mathilde, qui s'occupe des archives !
09:28Bonjour Mathilde, bonne année !
09:30Jacques, bonne année à vous aussi !
09:32J'avoue que vous êtes venu tellement de fois dans Télématin, que ça n'a pas été facile pour moi de trouver des archives un peu différentes.
09:40Mais vous n'êtes pas revenu !
09:41Mais je suis parvenu, j'ai trouvé des petits aspects qui m'ont vraiment étonné de vous.
09:45Est-ce que vous vous souvenez de la pièce de Ciao en 69 ?
09:48On vous présente comme le petit nouveau à la télé, regardez.
09:50Et elle est de beaucoup un garçon charmant, Vincent Martinet, le fils que voici, Jacques Bébert, un beau brin de gamin.
09:59Il est très mignon, il est très familier !
10:01Oh ! Un beau brin de gamin !
10:04On la présente comme ça !
10:05C'était pour moi vraiment l'un des moments les plus importants de ma vie, non pas parce que c'était la première pièce que je faisais,
10:11enfin une des premières en premier hôte, c'est la rencontre avec un monstre, un vrai monstre sacré,
10:16Pierre Brasseur.
10:19Et ça, pour moi, ça a été déterminant.
10:21Enfin, même pendant un moment, je l'imitais.
10:23Et il m'arrive parfois, quand je ne suis pas enfant, de me mettre à imiter un peu Pierre Brasseur.
10:28Ça a été une rencontre énorme.
10:30Puis toutes les nuits avec lui, avec Michel Simon qui venait le voir, avec Dalio et tout ça.
10:35Vraiment, ça m'a... Oui, ça a été très important.
10:37Merci de cette...
10:38Écoutez, avec plaisir.
10:40Alors, j'ai découvert une passion que vous aviez dans les années 60, en soirée.
10:44Vous aimez bien danser.
10:46Vous vous souvenez de Gauss-Fallusion ou pas du tout ?
10:48Avec quel accessoire, c'est ça ?
10:49Ah, ben, un cerceau.
10:49Regardez ce que vous confessez en 88 dans Télé-Caroline.
10:54Franchement, ça m'a vraiment surprise.
10:55Alors, qu'est-ce que c'est que ça ?
10:56Moi, ma pendule s'est arrêtée il y a longtemps.
10:58Ben, justement, aux années 60.
10:59Je ne connais plus rien au rock et tout ça.
11:00Et qu'est-ce qu'on dansait, à cette époque-là ?
11:02Ben, c'était Jerk, Oula Hop, non ?
11:04Il y avait le Oula Hop, il y avait un cerceau.
11:06Moi, j'avais l'air bête.
11:07Oula Hop ?
11:07Oui, il y avait un cerceau et on devait faire un truc comme ça avec les hanches.
11:10Dans les fêtes ?
11:11Oui, et puis il y avait le Twist.
11:12Non, c'est pas ça ?
11:13Ce n'était pas à cette époque-là, les années 60 ?
11:15Donc, vous dansiez le Oula Hop en soirée.
11:19Caroline Tresca.
11:20Elle était sympa, qu'est-ce qui est devenue ?
11:23Alors, je crois qu'elle est artiste-peintre, Caroline Tresca.
11:25Oui, elle en parlait, je me souviens.
11:27Donc, vous n'essayez pas d'esquiver le Oula Hop.
11:29Elle était folie et tout.
11:30Ah ben oui, absolument.
11:32C'est une déclaration, peut-être, s'il y a une autre carte.
11:35On embrasse Caroline.
11:35Caroline, on t'embrasse.
11:37Mais donc, vous dansiez vraiment le Oula Hop en soirée ?
11:40Ah ben oui.
11:41Mais vous savez, j'ai un mouvement de hanche absolument inouï.
11:44Ah c'est vrai ?
11:45Oui.
11:46Mais Jacques, mais c'est totalement inouï.
11:48C'est incroyable.
11:50C'est une péninsule.
11:51Mais c'est une péninsule, mais c'est un rock.
11:53On aurait dû amener un cerceau.
11:55En tout cas, visiblement, avant de monter sur scène, vous ne rigolez pas.
11:59Vous vous remettez en forme, comme ici, en 2001.
12:02Véritable entraînement de sportif pour Jacques Weber.
12:04On ne dit pas de parole, pas de parole, pas d'esprit.
12:06Rien.
12:07À 52 ans, le comédien a sa façon à lui de se préparer avant de monter sur scène pour son one-man show.
12:13J'aime bien faire ça, parce que d'abord, ça me permet de dire le texte en n'y passant pas.
12:18Donc, il y a des choses qui me viennent.
12:21Je m'emmerde moins.
12:24Et puis ça muscle, et puis ça crée le souffle.
12:27Ah oui, c'est pas mal.
12:28Celle-là, je ne l'ai jamais vue.
12:29Ah ben écoutez, je vous dis...
12:30Oui, alors, le tapis, je fais ça quand il ne fait vraiment pas beau.
12:33Parce que ce qui est merveilleux, c'est de se promener à pied, ou dans Paris, ou dans les bois,
12:39qui, moi, j'habite pas loin du Valérien, de tout ça, enfin du bois de Boulogne.
12:43Vous marchez beaucoup ?
12:44Oui, alors il paraît, en plus, c'est tout bibi, ce que ça fait.
12:47Ah oui, c'est très bon.
12:48Ça fait beaucoup de bien.
12:49Mais est-ce qu'avant cette pièce-là, vous vous astreignez à une discipline en particulier ?
12:54Ah non, je ne m'astreins pas, c'est le pur plaisir, moi, la marche.
12:56C'est vraiment un truc.
12:58Et mon ami Francis, que vous avez reçu il n'y a pas longtemps, vous savez, le fou, le mec totalement merveilleux.
13:03Mais complet, Huster, Huster, fou, complet, fou, mais magnifique mec, grand ami et immense acteur quand il veut.
13:13Et alors, c'est vrai, mais il est incroyable, il est merveilleux.
13:17Et alors, pourquoi je dis ça ?
13:18Alors lui, il est, mais est-ce que c'est un grand cabot ?
13:21Moi, pas du tout, moi, j'ai une modestie, absolument.
13:23Et alors, Huster, tu sais ce qu'il fait ?
13:26Alors lui, il descend et il change et il disait, en disant son texte.
13:29Quoi ?
13:30Les gens se disent, mais qu'est-ce que c'est que ce mec, il est complètement fou.
13:35Ah, c'est Huster et tout.
13:37Et oui, là, il y a une rivement belle.
13:38Ah oui, le fan.
13:39Oui, oui, oui.
13:41Le long des chants.
13:42Merci Mathilde.
13:43Merci.
13:43C'est incroyable, Jacques.
13:44Ah bon ?
13:44Là, c'est l'heure de la surprise.
13:46Oh là.
13:47Et devinez qui arrive en surprise.
13:48Caroline Tresca-Tirien.
13:50Je suis désolé.
13:51Il faut qu'elle vienne la prochaine fois.
13:51Promis, on vous fera une surprise de Caroline la prochaine fois.
13:54C'est Francis Huster.
13:55Non.
13:56Mais oui, vous ne le saviez pas, c'est la surprise.
13:58Regardez, il a un petit message pour vous, Jacques.
14:00Jacques, je suis trop content de te dire que tu vas être magnifique parce qu'au lieu
14:05d'interpréter Cyrano, tu vas nous donner du Jacques Weber.
14:10Parce que tu es vraiment, c'est-à-dire un acteur merveilleux, mais surtout un homme
14:13qui a tenu parole toute sa vie, qui a toujours marché droit et qui a un cœur d'or.
14:20Prouve-le ce matin.
14:21Quel enfoiré.
14:25Je l'adore.
14:26Non, mais ce qui me fait rire, c'est quand il prend son ton très sérieux.
14:30Alors qu'il meurt en face, il éclaterait de rire.
14:32En même temps, il est très sincère.
14:34C'est là où moi, il touchera toute ma vie parce que c'est ce mélange qu'il y a chez
14:38Francis qui d'ailleurs nous touche complètement.
14:40et je lui renvoie l'appareil.
14:42Je pense, thérapie que je connais bien parce que j'ai joué le patient.
14:47Est-ce qu'il va être sur scène, voilà, samedi dans le thérapie.
14:49Je pense qu'il peut faire quelque chose de merveilleux dans le psy.
14:52Voilà.
14:52Merci Francis, merci beaucoup.
14:54Merci Frassounet.
14:59Adrien, c'est à vous.
15:00Adrien, c'est à vous, ne faites pas le con.
15:02Bonne année, Adrien.
15:05Et la santé, surtout mon cher Jacques.
15:07J'ai envie de vérifier ce matin si vous êtes toujours de votre avis.
15:10Parce que vous dites beaucoup de choses.
15:13Oh là, ça y est, je sens les pièges là, oui.
15:15Dans les médias et dans les interviews.
15:17Et donc je vous ai concocté un moment.
15:19Parfois je dis des conneries.
15:20Oui, ça peut arriver.
15:20Comme nous tous d'ailleurs, mais bon.
15:22Un moment, Weber ou pas Weber.
15:24Le principe est simple.
15:25Je vous donne des citations.
15:26Vous allez devoir me dire si vous pensez que c'est vous qui les avez prononcées
15:30ou si c'est quelqu'un d'autre.
15:31C'est clair ?
15:32Oui, oui, oui.
15:32Alors, la première citation est la suivante.
15:35Un comédien, c'est une vocation, un métier qui s'apprend, c'est un choix de vie.
15:42Est-ce que c'est Weber ou pas Weber ?
15:45Je ne crois pas que ce soit moi, je n'ai pas l'impression.
15:47Vous n'auriez pas prononcé cette phrase ?
15:49Très honnêtement, je ne crois pas.
15:50Mais ceci étant dit, je la prouve.
15:53Enfin, je la prouve, je la discute.
15:57Alors, ce n'est pas vous, c'est Alain Delon qui a prononcé ça.
16:00Dans un entretien au journal Le Monde.
16:03Une grande admiration pour cet homme.
16:04On s'est souvent trompé aussi sur lui, je trouve.
16:07Ah oui, pourquoi ?
16:08Parce qu'on a dit des choses parfois très dures, alors que c'était un grand acteur, je pense.
16:12Puis c'était un charisme énorme.
16:14Enfin, si j'avais le dixième du quart de son, je serais content.
16:19Vous pensez que vous avez moins de charisme qu'Alain Delon ?
16:21Hein ?
16:22Vous pensez que vous avez moins de charisme ?
16:23C'est évident, ça se saurait.
16:24Sinon, chez les Chintocs, on dirait rien.
16:26C'est Jacques Weber.
16:27C'est idiot ce que je viens de dire.
16:29On dépasse.
16:32On dépasse.
16:33Une autre citation ?
16:35Alors, on enchaîne dans ces cas-là.
16:37Moi, les crêpes, je les travaille en grosse bouchée.
16:41C'est Weber ou pas Weber ?
16:42Ça, je crois que c'est moi.
16:43Oui, ça, ça ne m'étonnerait pas du tout.
16:45C'est bien Weber.
16:46France Culture.
16:47Ouais.
16:47Ah, classe.
16:47En 2021.
16:49Et alors, vous parliez des crêpes de votre maman et de cette madeleine de Proust avec des zestes d'orange et de citron.
16:57Tout à fait vrai.
16:58Ça a vraiment existé.
16:59Oui, oui, c'est vrai.
17:00C'était la première fois que je…
17:02Parce que moi, j'adorais la crêpe au rhum.
17:04Enfin, j'ai rhum bandi au rhum.
17:05Oui, de toute façon, l'alcool s'en va, s'évapore.
17:07Oui, je ne le vois pas.
17:09Et alors là, elle n'avait pas inventé le truc qu'elle avait piqué dans sa cas de recette, j'imagine.
17:15Mais il y avait des tout petits zestes de citron et d'orange.
17:17Et je vous le recommande.
17:19C'est magnifique.
17:19Très bien.
17:20Belle recommandation.
17:21Une autre citation.
17:22La démocratie et la dictature de l'ignorance.
17:25Est-ce que c'est Weber ou pas Weber ?
17:27C'est piqué à quelqu'un dont je…
17:30Non, en tout cas, ce n'est pas moi, c'est sûr.
17:32Ou si je l'ai dit, c'est de façon extrêmement critique, quoi.
17:37C'est Platon qui a dit ça.
17:39En revanche, sur la démocratie, vous vous exprimez souvent.
17:42Et on sent quand même une espèce d'inquiétude.
17:44Vous avez dit notamment que nous sommes en danger à cause de quelques monstres issus de la démocratie.
17:49Est-ce que vraiment…
17:49Oui, c'est vrai.
17:50Je pense que l'immense danger, le plus gros danger qui nous guette, c'est la régression démocratique.
17:56Pourquoi ?
17:56Parce qu'on n'exprime plus par le vote une opinion, mais une impression.
18:01C'est-à-dire que maintenant, le vote est une expression sensible et non plus une expression réfléchie.
18:07Et c'est quand même encore le vote qui élit, qui fait naître ces monstres absolument effrayants.
18:12Et c'est comme ça qu'on se retrouve avec Trump et tant d'autres.
18:16Et bientôt, Bardella peut-être, ce qui est tout aussi horrible que Trump.
18:19Donc cette période vous inquiète ?
18:21Comment ?
18:21Je pense que je ne suis pas le seul du tout.
18:25Et là, de l'autre côté, ils sont assez nombreux aussi.
18:30Merci Adrien.
18:31Merci.
18:31Merci à vous.
18:32Alors, on remercie notre invité à qui on re souhaite une très bonne année.
18:36Jean-Jacques, la pièce rêvée, rire passé.
18:39Donc c'est à partir du 29 janvier au Théâtre de la Pépinière à Paris.
18:43Il y aura une tournée après éventuellement ou pourquoi pas ?
18:45J'imagine, si ça marche bien, oui, tout à fait.
18:47Donc il y aura forcément une tournée derrière, c'est parce que ça va marcher.
18:50Les gens vous adorent, cher Jacques.
18:52Merci beaucoup d'être venu sur notre plateau.
18:54C'est ça.
18:55Le bien le matin, on croit, on dit, on va se réveiller et tout.
18:58On vous adore, Jacques.
18:59Bien sûr, Jacques, vous savez.
19:00C'est formidable, c'est le bilan.
19:02Je suis d'accord.
19:03Je suis d'accord.
19:04Bon, à bientôt.
19:05Bonne dernière rémétition.
19:06Bonne continuité.
19:07Merci.
19:07Et merci pour tous.
19:08C'est très gentil.
19:09A bientôt.
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