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Les zombies existent.

Philippe Charlier, un médecin légiste et anthropologue spécialiste des zombies réagit et commente des scènes culte de films et séries de zombies. De #TheWalkingDead à #TheLastofUS en passant par #28Ansplustard et #WorldWarZ, il décrypte l’évolution de ce mythe, de la réalité haïtienne jusqu’à la fiction.

📚 Les films & séries décryptés :
00:00 C’est quoi un expert en zombies ?
00:19 Le vrai zombie de Haïti.
02:24 World War Z
05:33 La Nuit des morts-vivants
07:47 The Walking Dead : Dead City
10:19 28 Ans plus tard
11:09 The Last of Us
13:35 Pluribus

#Zombies #Expert #Réagit #Films #28ans plus tard le temple des morts #Cinéma #Haiti #Séries #TheWalkingDead #TheLastofUs #28ansplustard #WorldWarZ #Pluribus

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Amusant
Transcription
00:00Philippe Charlier, je suis médecin légiste, archéologue et anthropologue.
00:03Je travaille beaucoup sur les mauvais morts, les morts qui ne se tiennent pas tranquilles,
00:07que ce soit les vampires, les fantômes ou les zombies.
00:10Parce qu'il y a les films de zombies et puis il y a la réalité anthropologique autour des zombies.
00:14Parce que les zombies existent, en l'occurrence,
00:16mais ce qu'on voit dans les films ne ressemble pas du tout à la réalité.
00:25Bon, ça ne brille pas par une grande qualité cinématographique.
00:28Ce zombie-là, il n'existe pas.
00:30Le zombie qu'on vient de voir dans Evil Dead, il n'existe pas, celui-là.
00:33Ça, c'est un fantasme.
00:35Le vrai zombie, il existe, lui, en Haïti.
00:37Toujours, maintenant, il y en a 50-55 000 à peu près sur le territoire haïtien,
00:41pour 12-13 millions.
00:43Donc c'est assez marginal, mais c'est quand même pas négligeable.
00:46Et en fait, ce sont des individus qui ont été jugés par une société secrète,
00:50c'est-à-dire une spécialisation en marge de la culture et de la religion vaudou,
00:54en Haïti, strictement.
00:55Et ils ont été condamnés à une peine pire que la mort.
00:58Cette peine pire que la mort, c'est le fait d'être empoisonnés,
01:02mis dans un état de mort apparente, enterrés vivants,
01:05ressortis quelques heures plus tard de leur sépulture,
01:08et ensuite gardés dans un état second, avec des drogues, généralement, des psychotropes,
01:13pendant 5 ans, 10 ans, 20 ans.
01:15Moi, le maximum que j'ai pu rencontrer, c'est quelqu'un qui avait été zombie pendant 40 ans.
01:18Et ensuite, ils peuvent mourir dans cet état-là,
01:22où ils peuvent s'en échapper lorsque leur maître, qu'on appelle le beau corps,
01:26meurt à son tour, et que dans ce cas-là, il n'y a plus personne pour entretenir cet état de zombie.
01:30Donc le zombie anthropologique, il existe.
01:32C'est une réalité de terrain, uniquement en Haïti.
01:35Mais à partir de cette réalité, lorsque l'île était sous occupation américaine dans les années 1920-1930,
01:41ce concept-là est monté par des ethnologues jusqu'à Hollywood,
01:45et à Hollywood, des scénaristes, des réalisateurs, par exemple George Romero,
01:50s'en sont emparés, et ils en ont fait une créature qu'on appelle le zombie,
01:53mais qui honnêtement ne ressemble plus trop au zombie originel, le zombie de Haïti.
02:05Moi, je peux vous dire, quand j'étais en Haïti, je me suis fait griffer par des zombies,
02:10leur mordre, non, quand même pas, mais oui, on m'a bavé sur...
02:14Plusieurs zombies m'ont bavé dessus, et j'avais des plaies au niveau des mains,
02:17je ne suis pas devenu un zombie pour autant.
02:19Donc ça, c'est un fantasme, c'est une transformation,
02:21c'est le mythe du zombie, tout simplement.
02:32C'est trop loud, c'est trop loud.
02:35Bon, forcément, il y a plus de moyens.
02:42Et l'image, je trouve, la plus marquante, c'est quand on a cette pyramide,
02:46vraiment, de cadavres vivants qui s'amoncèlent,
02:49avec ce mur qui est démultiplié, très très haut,
02:52et ça, c'est vraiment effrayant.
02:55C'est vraiment effrayant.
02:56C'est toujours cette pyramide de choses qui sont dangereuses,
02:58porteuses de morts, cette dangerosité immédiate,
03:00mais cet effet de groupe, cet effet de meute.
03:02Et le fait d'utiliser le mot de meute, en l'occurrence, ou de groupe,
03:05montre bien le caractère, ce n'est plus des humains,
03:07c'est des animaux, des animaux carnassiers, des animaux dangereux.
03:10Donc ça, anthropologiquement, on a déjà changé de registre.
03:12Alors, il n'y a pas de vaccin contre le zombie,
03:27parce que la zombification n'est pas une maladie infectieuse,
03:30en tout cas sur le plan anthropologique et réel.
03:32En revanche, oui, il y a des moyens de se prémunir
03:34pour ne pas être zombifié dans la culture du vaudou haïtien,
03:38que ce soit des sortilèges, que ce soit des gris-gris qu'on va porter contre soi.
03:42Et puis même, quand la personne a été zombifiée
03:44et qu'elle est dans son cercueil,
03:46pour être sûre et certain qu'elle ne sorte pas
03:48et qu'elle ne puisse pas vivre sa vie de zombie,
03:51on va lui mettre, par exemple, plein d'aiguilles dans son cercueil,
03:54pour que, dans son cercueil, elle passe son temps à compter les aiguilles.
03:58Et du coup, son esprit va être occupé à ça
04:00et elle ne va plus penser à sortir de sa sépulture.
04:03Les zombies, ils vont plus vite que les humains.
04:18Ils courent beaucoup plus vite, ils ont plus de force.
04:21Ça, c'est vraiment l'opposé des véritables zombies d'Haïti,
04:24qui font des gestes très répétés, très lents.
04:28Je pense que c'est pour accentuer le caractère cauchemardesque et dangereux.
04:32C'est vraiment...
04:34En fait, c'est la mort qui court vers vous.
04:35Et on ne peut pas lui échapper.
04:37C'est un film qui peut vous faire peur ?
04:38Oui, oui, même à moi.
04:39Même à moi, oui, tout à fait.
04:41C'est un film que vous conseillez, World War Z ?
04:43C'est un film qui a été assez décrié à sa sortie.
04:44Non, World War Z...
04:45Ce n'est pas un film qui rend plus intelligent, très clairement.
04:50Ce n'est pas du cinéma.
04:51Le cinéma nous transporte.
04:53Le film nous fait passer un bon moment.
04:54On retrouve les poncifs de certains films de zombies,
04:57mais il y a deux, trois innovations.
04:59Et puis, le territoire où ça se passe,
05:00c'est quand même un territoire assez original.
05:01Ce n'est pas tous les jours qu'on voit ça
05:03des zombies au Proche-Orient, en l'occurrence,
05:06en tout cas dans la scène que vous avez choisie.
05:09Et puis, il y a des films de zombies
05:10qui se passent également en Haïti.
05:12Il y a une petite pépite par Bertrand Bonello
05:15qui s'appelle Zombie Child,
05:16qui est vraiment un chef-d'oeuvre.
05:18Ça se passe chez les jeunes filles de la Légion d'honneur
05:21à Saint-Denis,
05:22mais également en parallèle en Haïti.
05:24Ça fait la fusion entre
05:25la réalité anthropologique de terrain en Haïti
05:29et quelques gimmicks qu'on connaît
05:32dans les films de zombies occidentaux.
05:34Il faut viser la tête.
05:41Alors, il n'aime pas le feu.
05:45Comme les animaux sauvages.
05:48C'est la même façon dans la savane
05:50d'éloigner les hyènes ou les lions.
05:55Le foie, les intestins.
06:00Un bras derrière qu'on voit passer.
06:04Bon, quand on est anthropologue,
06:05on se rend compte que c'est vraiment pas du tout
06:06des ossements humains.
06:08Bon, c'est un film mythique.
06:10Et c'est un film extrêmement intéressant
06:11sur le plan à la fois de l'histoire du cinéma, bien sûr,
06:13mais surtout sur le plan anthropologique.
06:15En tant qu'anthropologue, forcément,
06:16je préfère le zombie à marche lente
06:17que le zombie à marche rapide.
06:19C'est plus logique.
06:20Ça me satisfait plus en me disant
06:22« ça colle mieux à la réalité ».
06:23Et puis, ça me rassure aussi
06:25parce que je me dis que
06:26si je cours bien, que j'ai une bonne foulée,
06:27je peux éventuellement me sauver.
06:29Ce code des zombies qui mangent la chair,
06:31est-ce que c'est Romero
06:32qui l'a intégré et qui l'a popularisé
06:35ou est-ce qu'on a aussi des traces
06:36anthropologiques de ça ou pas du tout ?
06:38C'est une magnifique invention de Romero.
06:41Mais il l'a pompé sur les vampires.
06:44En fait, il l'a pompé sur ce contact physique
06:46des vampires qui vont sucer le sang directement
06:49au niveau du cou.
06:50Le zombie de Haïti, je peux vous dire,
06:52il mange par terre sur une feuille de bananier
06:54avec de la nourriture sans sel, assez souvent.
06:57Mais il ne va pas manger de la viande humaine
07:00directement ou autre chose.
07:02Il mange ce qu'on lui donne
07:03et assez souvent, c'est plutôt
07:05Romero, c'est plutôt un régime végétarien.
07:17Romero va dénoncer pas mal de choses dans ce film-là.
07:20C'est-à-dire que ce n'est pas juste un film de zombies,
07:22c'est une critique très clairement de la ségrégation.
07:25On voit que le blanc qui est à l'intérieur de la maison,
07:27il ne veut pas lui ouvrir au début
07:28parce que le blanc qui est à l'intérieur, il a peur.
07:31Donc c'est une dénonciation de la peur d'autrui,
07:34tout simplement, qui est très clairement critiquée
07:37par Romero dans ce film.
07:40Avec une fin, moi, qui m'a énervé.
07:41Franchement, j'ai balancé ma chaussure à la télé
07:43quand j'ai vu la fin,
07:44parce que je me suis dit,
07:44mais ce n'est pas possible, c'est injuste.
07:47J'adore.
07:52Ma peine à ordure.
07:54Tout y est.
08:01C'est à quoi ça me fait une autopsie ?
08:03C'est pareil.
08:10C'est assez réaliste.
08:11D'un zombie, non.
08:12Mais d'un cadavre en état de putréfaction avancé,
08:14oui, carrément.
08:15Et d'ailleurs, au moment où un des zombies
08:16était en train d'être déshabillé,
08:18où il lui retirait ses vêtements, etc.,
08:20là, franchement, je me suis dit,
08:21mais franchement, c'est la même chose que moi
08:23quand je déshabille en salle d'autopsie,
08:25sur la table en inox,
08:26un cadavre d'un patient qui est mort
08:29il y a deux, trois semaines ou un mois auparavant.
08:32On a ce côté un peu cartonné d'un côté,
08:34un peu visqueux de l'autre.
08:37On a des secteurs de peau
08:39qui sont encore conservés, un peu parcheminés.
08:41D'autres, où on a directement l'intérieur des poumons
08:44qui est visible.
08:45Franchement, c'est très bien étudié.
08:46Et je suis certain qu'ils ont vu ou travaillé
08:50avec des médecins légistes
08:50ou assisté à des autopsies
08:52avec une visibilité directe de corps
08:54en état de putréfaction avancée.
08:56C'est hyper réaliste.
08:57Franchement, c'est très bien fait.
08:58À mon avis, le caractère de plus en plus réaliste
09:01des zombies dans le cinéma,
09:03c'est lié à deux choses.
09:04D'abord, les techniques,
09:05notamment les ordinateurs
09:06qui nous permettent d'être de plus en plus fins,
09:08de plus en plus réalistes,
09:09et également d'avoir cet côté accumulatif
09:11qu'on ne pouvait pas avoir avant.
09:13Et l'autre chose, c'est l'ouverture de nos mœurs,
09:15si on peut dire,
09:16l'ouverture de notre esprit.
09:17On accepte maintenant des images
09:19beaucoup plus rudes,
09:20beaucoup plus dures et difficiles
09:21qu'on ne les aurait acceptées
09:23il y a 50 ou 60 ans.
09:24« Mort-vivant », c'est un mot-valise.
09:34C'est un mot qu'on peut autant utiliser
09:35pour les vampires d'un côté
09:36que pour les zombies,
09:38voire même éventuellement
09:39pour d'autres types de créatures
09:40un peu à mi-chemin.
09:42Donc, ça permet en fait
09:43d'être plus réaliste.
09:45Parce que le mot « zombie », lui,
09:46c'est un mot qui vient d'Afrique à l'origine,
09:48de la République démocratique du Congo,
09:50et ça veut dire
09:50le fantôme d'un enfant mort.
09:52Ou pour d'autres,
09:53ça veut dire une sorte de divinité.
09:55En tout cas, c'est quelque chose
09:56qui est impalpable.
09:57Donc déjà, en traversant l'Atlantique
09:58avec l'esclavage, dès 1504,
10:01le zombie va changer de terme.
10:02Ça va devenir un individu
10:04qui va être fait de chair,
10:07mais qui n'aura plus du tout de conscience,
10:09quelqu'un qui n'a plus de libre arbitre.
10:10Et ensuite, ça va rechanger encore de sens
10:13quand ça va être repris par Hollywood,
10:15où là, ça va devenir un fantasme
10:17de mort contagieuse quasiment immédiate.
10:20Ne me dites pas qu'à la couche.
10:27Énorme !
10:29C'est énorme !
10:36Honnêtement, c'est la première fois
10:40que je vois ça,
10:40et j'adore l'idée.
10:41On est toujours dans l'hypothèse infectieuse.
10:43On sait que certaines infections
10:45ne se transmettent pas
10:46à travers le placenta
10:47et ne gagnent pas du coup
10:49le corps de l'enfant.
10:51L'accouchement est bien mimé.
10:53Bien mimé.
10:54Donc c'est l'enfant sort d'abord par la tête,
10:56puis le reste du corps.
10:57Le bruit est bon,
10:58le cordon est un peu long.
11:00Il est un peu trop long
11:00par rapport à la réalité,
11:01mais peu importe.
11:02Le placenta, on ne l'a pas vu,
11:03mais bon, c'est pas grave,
11:04on n'est pas obligé de tout voir.
11:06Mais sur le plan physiologique ou médical,
11:08ça tient bien la route.
11:09Excellent.
11:28Le pire, c'est que ça tient la route, en fait.
11:29Le cordyceps, en effet,
11:31c'est un champignon
11:32dont on sait qu'il va
11:34contaminer certaines espèces
11:36d'insectes, en l'occurrence,
11:38et zombifier, entre guillemets,
11:40au sens biologique du terme,
11:42ces animaux,
11:43et les maintenir en vie
11:44et leur sucer au fur et à mesure
11:45toute la moelle de leur existence
11:48et les diriger
11:49pour faire des gestes répétitifs
11:52juste pour entretenir la survie.
11:54C'est un bon scénario.
11:56Maintenant, je pense que la machine humaine
11:57est bien complexe.
11:58Entre une chenille, vous voyez,
12:00et puis nous,
12:01qui sommes quand même
12:02une grosse, grosse chenille
12:03de 1m80,
12:05c'est pas la même chose,
12:06c'est pas le même degré de complexité.
12:08Mais c'est une jolie hypothèse.
12:10Puis au moins,
12:11ça donne un scénario assez original.
12:13Les zombies,
12:13on n'était pas encore allé
12:14les chercher sur cet aspect-là.
12:16Donc il y a eu les bactéries,
12:17il y a eu les virus,
12:18il y a les champignons.
12:19En termes de rapidité,
12:21en termes de diffusion,
12:24le virus, c'est quand même
12:25ce qui tient le plus la route.
12:26Mais je comprends que les scénaristes
12:27ont eu envie de changer
12:28un tout petit peu.
12:29On finit par se lasser.
12:29C'est mochissime, en fait.
12:48On ne sait pas
12:48si c'est des verrues
12:49ou des Godzilla.
12:50C'est un peu bizarre comme truc.
12:52Il ressemble un peu
12:52à ces créatures
12:53contre lesquelles
12:55Bioman ou autre chose
12:56dans les années 80
12:57luttaient au club Dorothée.
13:00Ça ne parlera certainement
13:01pas à la jeune génération,
13:02mais ça parlera
13:03aux boomers de ma génération.
13:06C'est presque folklorique.
13:07Je trouve que c'est bizarre
13:09parce que du coup,
13:10ce n'est pas réaliste.
13:12En tout cas,
13:13ce n'est pas réaliste
13:14au sens humain.
13:16Ça ressemble à des monstres
13:18plus ou moins des aliens
13:19ou autre chose.
13:20On perd un peu ses repères
13:21en l'occurrence.
13:22Et ça devient presque
13:23une caricature.
13:25On le voit arracher
13:26la tête de l'humain
13:28qui est en face de lui.
13:29Et du coup,
13:30ça fait rire
13:30alors que ce n'est vraiment
13:31pas le but premier.
13:32Quand je l'ai vu,
13:33je me suis marré
13:33en me disant
13:33« Mais c'est quoi cette connerie ?
13:34Ce n'est pas sérieux. »
13:36C'est un genre de chimique
13:37ou de médecine ?
13:40Dites-moi ce que c'est.
13:41Que c'est-ce que c'est ?
13:42Que c'est-ce que c'est ?
13:46Que c'est-ce que c'est ?
13:47Que c'est-ce que c'est-ce que c'est ?
13:48Que c'est-ce que c'est-ce que c'est ?
13:49Ça revisite complètement
13:54le genre des zombies.
13:55C'est vraiment autre chose.
13:56Ce ne sont même pas des zombies 2.0.
13:58C'est 10.0.
13:59On a franchi plein de générations
14:01en même temps.
14:02Maintenant,
14:03est-ce que le mot zombie s'applique ?
14:04À partir du moment
14:05où ce sont des individus
14:07qui ne vivent plus leur propre vie,
14:11ce sont des zombies.
14:11Nous avons nos zombies.
14:13Nos zombies,
14:14actuellement,
14:14c'est-à-dire ceux qui sont
14:15en mort sociale,
14:16parce que c'est ça un zombie,
14:17c'est quelqu'un
14:17qui est en mort sociale.
14:19Nos zombies occidentaux,
14:21c'est les personnes âgées
14:22dans les EHPAD
14:23qu'on va voir une fois par an
14:25à Noël, simplement,
14:26pour s'assurer
14:27qu'ils sont toujours en vie.
14:28C'est les détenus
14:29de longue durée
14:30dans les prisons.
14:31C'est les sans domicile fixe.
14:33C'est les marginaux
14:34qui vivent,
14:35par définition,
14:36en marge de la civilisation.
14:39Pour le coup,
14:40c'est leur choix
14:40ou c'est un choix
14:41qui leur a été imposé.
14:43C'est ça, en fait,
14:43nos zombies.
14:44Et puis les gens aussi
14:45qui sont sous camisole chimique
14:46pour des problèmes
14:47de maladies psychiatriques.
14:49Ceux-là,
14:49ils obéissent anthropologiquement
14:51exactement au schéma du zombie.
14:53Le zombie est vraiment
14:54un style,
14:55une métaphore
14:56qui n'est pas prête
14:56de disparaître.
14:57Parce qu'il y a toujours moyen
14:59d'abord de le réinventer.
15:00On voit que l'imagination humaine
15:01est débordante là-dessus.
15:03Mais surtout,
15:04c'est vraiment un moyen
15:05d'interrogation
15:06et de réflexion
15:07qu'on peut utiliser
15:09à toutes les sauces.
15:10Le zombie n'est pas mort,
15:11si je peux dire.
15:17Sous-titrage Société Radio-Canada
15:18Sous-titrage Société Radio-Canada
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