- il y a 6 mois
Alors que la mobilisation des agriculteurs se poursuit partout en France, et notamment devant l'Assemblée nationale, les députés ont profité de cette séance de questions au gouvernement pour interroger les ministres sur la crise agricole et l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur, dont la signature a été approuvée contre l'avis de la France, le 9 janvier. Devant les députés, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard a dénoncé des mesures « injustes et inacceptables » avant de préciser les dispositions sur lesquelles la France est en train de travailler pour notamment interdire les résidus de pesticides proscrits dans l'UE. Sur le Mercosur, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a réaffirmé le « combat du gouvernement pour défendre les intérêts » des agriculteurs français.
Le sujet dominant, ce 13 janvier, est la situation en Iran où des manifestations sont violemment réprimées depuis le 28 décembre dernier. Le régime iranien ayant coupé internet, la réalité de la situation et l'ampleur de la répression sont difficiles à évaluer. L'occasion pour le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot d'assurer que « la France est tout entière aux côtés du peuple iranien », appelant à ce qu'il n'y ait « aucune impunité ».
Les députés ont également interrogé le gouvernement sur les moyens de la santé et le budget de la Sécurité sociale en France, abordant tour à tour le sujet du soutien aux EHPAD et à la branche "Autonomie", la grève des médecins qui dure depuis une dizaine de jours et les moyens des hôpitaux publics.
Les députés d'Outre-mer Anchya Bamana (RN), Emeline K/Bidi (GDR) et Elie Califer (SOC) ont sollicité le gouvernement sur des problématiques qui touchent l'Outre-mer : la crise de l'eau à Mayotte, le narcotrafic à La Réunion et la santé mentale en Guadeloupe. Le gouvernement a profité de ces questions pour rappeler la nécessité de voter un budget pour 2026, afin d'avancer sur ces sujets.
Parmi les autres thèmes abordés ce 13 janvier : le sans-abrisme, une semaine après la vague de froid qui a traversé la France ; la mort d'un homme, tué par balle, à Grasse (Alpes-Maritimes) le 7 janvier dernier ; l'accord sur l'impôt minimum mondial dont Donald Trump s'est félicité d'avoir fait sortir les multinationales américaines ; les conséquences de l'absence de budget ; ou encore la situation à Gaza.
Les députés interrogent les ministres sur l'actualité en exclusivité sur LCP-Assemblée nationale.
Le sujet dominant, ce 13 janvier, est la situation en Iran où des manifestations sont violemment réprimées depuis le 28 décembre dernier. Le régime iranien ayant coupé internet, la réalité de la situation et l'ampleur de la répression sont difficiles à évaluer. L'occasion pour le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot d'assurer que « la France est tout entière aux côtés du peuple iranien », appelant à ce qu'il n'y ait « aucune impunité ».
Les députés ont également interrogé le gouvernement sur les moyens de la santé et le budget de la Sécurité sociale en France, abordant tour à tour le sujet du soutien aux EHPAD et à la branche "Autonomie", la grève des médecins qui dure depuis une dizaine de jours et les moyens des hôpitaux publics.
Les députés d'Outre-mer Anchya Bamana (RN), Emeline K/Bidi (GDR) et Elie Califer (SOC) ont sollicité le gouvernement sur des problématiques qui touchent l'Outre-mer : la crise de l'eau à Mayotte, le narcotrafic à La Réunion et la santé mentale en Guadeloupe. Le gouvernement a profité de ces questions pour rappeler la nécessité de voter un budget pour 2026, afin d'avancer sur ces sujets.
Parmi les autres thèmes abordés ce 13 janvier : le sans-abrisme, une semaine après la vague de froid qui a traversé la France ; la mort d'un homme, tué par balle, à Grasse (Alpes-Maritimes) le 7 janvier dernier ; l'accord sur l'impôt minimum mondial dont Donald Trump s'est félicité d'avoir fait sortir les multinationales américaines ; les conséquences de l'absence de budget ; ou encore la situation à Gaza.
Les députés interrogent les ministres sur l'actualité en exclusivité sur LCP-Assemblée nationale.
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00:00:00Je vous rappelle les questions au gouvernement.
00:00:02La première va être posée par monsieur Philippe Fay pour le groupe Horizon.
00:00:09Merci Madame la Présidente, Madame la Ministre, chers collègues,
00:00:15élus d'un territoire rural et agricole, je suis pleinement mobilisé aux côtés des agriculteurs de ma circonscription.
00:00:20J'étais ces dernières semaines dans plusieurs exploitations, dont celle de Damien Salomon vendredi dernier à Ernie.
00:00:25Encore hier sur l'autoroute à Boulogne-sur-Mer, j'étais présent lors des manifestations
00:00:28aux côtés de Lucie Delbar, Benoît Aydin et celles et ceux qui se mobilisent pour dénoncer l'accord Mercosur
00:00:34et alerter sur la distorsion de concurrence insupportable entre pays.
00:00:38Ces moments forts de mobilisation rappellent combien la défense de nos filières,
00:00:42de nos territoires et de notre souveraineté agricole demeure une priorité absolue,
00:00:46comme l'a rappelé le groupe des députés Horizon régulièrement.
00:00:50Malheureusement, les semaines se ressemblent et la colère des agriculteurs ne faiblit pas.
00:00:54Ils sont plusieurs milliers à manifester aujourd'hui à Paris et dans toute la France
00:00:56pour obtenir des actes concrets et immédiats du gouvernement.
00:01:00A quelques jours de la signature de l'accord commercial UE-Mercosur,
00:01:03leurs espoirs ont laissé place à la colère, mais leurs revendications, elles, n'ont pas varié.
00:01:09Nos agriculteurs, Madame la Ministre, réclament une chose simple,
00:01:13que les importations respectent nos standards de production,
00:01:16ces mêmes standards qui font notre fierté et font l'excellence de l'agriculture française.
00:01:20Ces standards, il nous faut les défendre avec conviction et force.
00:01:23Nous savons, Madame la Ministre, que vous vous êtes battus pour imposer la clause de sauvegarde,
00:01:28la réciprocité des normes et l'augmentation des contrôles.
00:01:31Mais aujourd'hui encore, entre 10 et 25% des produits importés en France
00:01:34ne respectent pas les normes minimales imposées aux producteurs français.
00:01:38Il nous faut aller plus loin, notamment sur l'étiquetage des denrées alimentaires,
00:01:42car la traçabilité et la condition même des contrôles efficaces
00:01:45est de choix éclairés pour les consommateurs.
00:01:47Enfin, la difficulté ne tient pas seulement aux accords commerciaux internationaux,
00:01:52elle tient aussi aux surtranspositions nationales,
00:01:54qui au sein même de l'Union Européenne,
00:01:56exposent nos agriculteurs à une double concurrence déloyale.
00:02:00Madame la Ministre, comment comptez-vous faire avancer deux priorités essentielles,
00:02:04l'uniformisation et la simplification des règles applicables à nos agriculteurs,
00:02:08et l'obligation effective de traçabilité des produits alimentaires importés ?
00:02:13Et avec quelle crédibilité pouvons-nous porter ces exigences à l'échelle européenne,
00:02:17alors même que notre pays ne dispose toujours pas d'un budget pour l'année en cours ?
00:02:20Je vous remercie.
00:02:21Merci beaucoup, Monsieur le député.
00:02:22La parole est à Madame Annie Gennevar, ministre en charge de l'Agriculture.
00:02:28Merci, Madame la Présidente.
00:02:30Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député Philippe Fête.
00:02:33Je vous remercie pour votre question.
00:02:35Vous avez raison, on ne peut pas expliquer aux agriculteurs et aux consommateurs
00:02:39que ce qui est interdit dans l'Union Européenne puisse être autorisé de fait
00:02:45à travers l'importation de production.
00:02:48C'est incompréhensible, c'est inacceptable, c'est injuste.
00:02:51Et c'est un principe cardinal de mon action depuis que je suis à la tête du ministère
00:02:55que de porter au niveau européen la voix des agriculteurs et celle des consommateurs
00:03:03pour que naisse une nouvelle législation qui interdise de fait dans les produits importés
00:03:08les résidus de substances qui sont interdits partout en Europe.
00:03:15Nous l'avons obtenue.
00:03:17J'y viens, mesdames et messieurs les députés du Rassemblement national, si vous me laissez parler.
00:03:22C'est une victoire que la France a portée et obtenue.
00:03:26Une coalition est en train de naître au niveau des Etats européens sur ce point.
00:03:29Mais cela ne suffit pas et surtout cela ne va pas assez vite.
00:03:33Et avec l'accord de monsieur le Premier ministre, nous avons décidé d'interdire
00:03:37dans les produits importés cinq substances et l'Union Européenne en a validé déjà trois.
00:03:43C'est à l'initiative de la France, c'est un projet, un progrès majeur
00:03:46et j'entends poursuivre cette action.
00:03:48Et puis enfin sur la question des contrôles, car aucune interdiction ne vaut
00:03:52si on ne peut pas en contrôler l'application.
00:03:55J'ai décidé, et c'est une première en Europe, en accord avec madame la ministre des Comptes publics,
00:04:00de pouvoir constituer une brigade de contrôles qui interviendra à la fois sur les importations
00:04:05venant des ports du nord de l'Europe et puis également sur l'ensemble du territoire national.
00:04:11C'est une avancée majeure et ce ne sont pas une dizaine de douaniers qui vont en être chargés,
00:04:16c'est plusieurs dizaines de personnes qui seront chargées d'effectuer ces contrôles.
00:04:20Vous le voyez, monsieur le député, je pense que le chemin est pris, la détermination est là
00:04:26et nous n'allons pas cesser de progresser dans cette voie.
00:04:30Je vous remercie.
00:04:31Merci beaucoup, madame la ministre.
00:04:34Merci. La parole est à présent à madame Anchiha Bamana pour le Rassemblement national.
00:04:43Merci, madame la présidente.
00:04:45Ma question s'adresse à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
00:04:48Maillot traverse une crise de l'eau d'une gravité exceptionnelle.
00:04:52Nos compatriotes continuent de subir des coutures, les contraignant de vivre sous un stress hydrique indigne pour des vies humaines.
00:05:00Le plan au Maillot prévoit des investissements qui ne produiront pas d'effets concrets avant 2027.
00:05:05Or, une instruction ministérielle du 19 juin 2017 impose que chaque département soit doté d'un plan hors sec eau potable.
00:05:14Maillot demeure, aujourd'hui, le seul département à en être dépourvu.
00:05:19Cette carence de l'Etat est d'autant plus incompréhensible que le Parlement vient de voter une loi pour la refondation de Maillot
00:05:25dont la mise en œuvre suppose des besoins en eau considérable.
00:05:30Monsieur le ministre, ma question est simple.
00:05:32Quand l'Etat déclenchera-t-il un véritable plan hors sec eau potable à Maillot
00:05:37afin de garantir immédiatement à nos compatriotes l'accès effectif à un droit fondamental, l'eau potable ?
00:05:44Je vous remercie.
00:05:45Merci beaucoup, Madame la députée.
00:05:48La parole est à Madame Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer.
00:05:56Madame la Présidente, merci.
00:05:57Mesdames, Messieurs les députés, Madame la députée Bamana.
00:06:00Évidemment, l'accès à l'eau, c'est un sujet vital pour le territoire.
00:06:03C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il y a tout juste un mois,
00:06:05quand je me suis rendue sur place, j'ai souhaité très rapidement pour ma première visite
00:06:09aller m'assurer de l'état d'avancement du chantier, de l'usine d'Ironibay.
00:06:14Et vous étiez par ailleurs à mes côtés.
00:06:16J'ai constaté que les travaux d'ailleurs avançaient.
00:06:18Et je reste convaincue qu'il faut des projets structurants
00:06:20pour sortir durablement de la crise de l'eau.
00:06:23Sur le plan sanitaire, et en lien avec ma collègue Stéphanie Riste,
00:06:27nous avons observé effectivement une augmentation de certaines maladies virales
00:06:31qui sont liées à un déficit hydrique.
00:06:35Nous ne détournons pas le regard.
00:06:36Évidemment, l'ARS a immédiatement réagi avec une prise en charge des patients,
00:06:40des actions de prévention, vaccination de l'entourage, des actions d'aller vers.
00:06:45L'ARS a également mis en place des rampes d'eau pour améliorer l'accès à l'eau
00:06:48et pour prévenir toutes ces maladies en complément de la réponse que je viens vous donner.
00:06:53Sur la gestion de crise que vous avez abordée, un plan eau est en cours de finalisation,
00:06:58Madame la députée, qui doit permettre une réponse coordonnée
00:07:01en cas de perturbations graves, d'approvisionnement en eau.
00:07:04Et c'est un plan qui doit aboutir, Madame la députée, avant la fin du premier semestre 2026.
00:07:12Et je voudrais conclure avec clarté, Madame la députée.
00:07:15La mobilisation générale que vous appelez de vos voeux, je la partage aussi,
00:07:19mais elle doit se concrétiser.
00:07:21Des projets existent, vous l'avez dit.
00:07:23Des financements aussi sont ouverts.
00:07:25Mais pour passer à l'action, il va falloir voter un budget, Madame la députée.
00:07:29On ne peut pas ici soutenir la mise en oeuvre d'actions concrètes pour Mayotte
00:07:34et dire demain, je vais renverser le gouvernement, je vais voter la motion de censure.
00:07:41Il faut de la cohérence, Madame la députée.
00:07:43Chaque jour de retard pris dans le vote du budget, c'est affaiblir.
00:07:47Le théoritoire maorais, vous l'avez dit vous-même, nous avons besoin de mise en oeuvre.
00:07:52Et la mise en oeuvre, elle est très concrète.
00:07:54Il faut joindre les discours aux actes.
00:07:56Je vous invite à voter le budget pour Mayotte.
00:07:58Merci beaucoup, Madame la ministre.
00:08:01Madame la députée.
00:08:02Madame la ministre, indépendamment du budget, vous ne répondez pas à ma question.
00:08:06Je vous ai saisi par une note du 23 novembre 2025 pour vous proposer
00:08:10des solutions temporaires de dessalement en haute mer
00:08:13dans un cadre relevant de la responsabilité de l'Etat face à cette crise d'urgence humaine.
00:08:18A ce jour, aucune réponse en retour de votre part.
00:08:21Votre silence est inacceptable et traduit un mépris à l'égard des maorais
00:08:26sur un sujet aussi fondamental.
00:08:30Merci beaucoup, Madame la députée.
00:08:34La parole est à présent à Madame Anaïs Belouassa-Sherifi pour le groupe La France Insoumise.
00:08:41Madame la présidente, Monsieur le ministre du Logement.
00:08:44La France vient de traverser une nouvelle vague de froid intense.
00:08:48Sans aucune anticipation, des plans grand froid ont été déclenchés dans l'urgence.
00:08:53Insuffisant pour accueillir toutes les personnes qui en avaient le besoin et le droit.
00:08:58L'Etat a sciemment opéré un tri forçant des familles et des enfants à s'abriter dans des écoles désaffectées,
00:09:05des miseurs isolés à dormir dans des tentes.
00:09:08Quand l'Etat ne garantit plus le droit au logement, alors vous trahissez la République.
00:09:14Encore une fois, la Macronie n'a rien fait pour loger l'ensemble des personnes sans-abri dans notre pays.
00:09:20La situation actuelle, c'est votre bilan, c'est votre responsabilité, c'est vos choix politiques.
00:09:26Monsieur le ministre du Logement, la semaine dernière, vous avez répondu à mon collègue Fernandez, je cite,
00:09:34« Si vous voulez que ça s'améliore, vous n'avez qu'à voter le budget. »
00:09:38Mais quel budget ?
00:09:39Un budget du logement qui baisse de 6%.
00:09:42Un budget qui saine les associations qui prennent soin des personnes qui en ont le plus besoin.
00:09:47En somme, un budget qui abandonne ceux qui en ont le besoin et qui met à l'abri les plus riches de notre pays.
00:09:55Comment justifier votre action quand plus de 2200 enfants dorment à la rue chaque nuit dans notre pays ?
00:10:02Comment se fait-il que cela ne soulève pas un brin d'indignation dans vos rangs ?
00:10:07Vous refusez d'agir.
00:10:08Les préfets peuvent réquisitionner les logements vacants.
00:10:11Et la France compte plus d'un million de logements vacants depuis plus de deux ans.
00:10:16Il faut donc réquisitionner tous les logements vacants de notre pays pour sauver des vies.
00:10:23Entre discours et réalité, quand allez-vous ordonner aux préfets de réquisitionner ?
00:10:30Je vous remercie, madame la députée.
00:10:34La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
00:10:40Madame la présidente, messieurs les députés, madame la députée, pardonnez-moi.
00:10:44J'excuse le ministre du Logement qui est retenu au Sénat.
00:10:47Donc je réponds bien volontaire à votre question.
00:10:49D'autant plus que, comme vous le savez, les préfets se sont engagés sur cette vague de grande froid
00:10:54qui était d'une précocité et d'une durée exceptionnelle.
00:10:56Vous l'avez rappelé, les 4 et 5 et 6 janvier ont même été marqués à l'échelle nationale
00:11:01par trois journées et trois nuits consécutives de température négative.
00:11:04Un phénomène qui n'avait pas été observé depuis février 2018.
00:11:09Cet épisode inédit, par son intensité, sa persistance et son étendue géographique,
00:11:15a conduit 85 départements à activer le plan grand froid.
00:11:1885 départements qui ont activé ce plan grand froid
00:11:21qui a conduit à l'ouverture au plus fort de la crise
00:11:24de près de 8000 places d'hébergement supplémentaire temporaire.
00:11:278000 places, dont plus de la moitié pour l'Île-de-France
00:11:30avec un effort significatif qui a donc été réalisé.
00:11:33En plus du renforcement de l'élargissement des maraudes,
00:11:36du renforcement des capacités du 115
00:11:38et de l'extension des horaires d'accueil de jour
00:11:41qui a été extrêmement important.
00:11:44Cela me donne l'occasion, Madame la députée,
00:11:46plutôt que d'en appeler à des prérogatives, à des réquisitions
00:11:49là où nous avons un dispositif qui permet de répondre à l'urgence,
00:11:52cela me donne l'occasion de saluer et de remercier une nouvelle fois
00:11:55au nom du gouvernement la mobilisation exceptionnelle des services de l'Etat,
00:11:58des collectivités locales, des associations
00:12:01qui grâce à leurs précieux concours et engagements
00:12:03ont pu répondre à ces besoins
00:12:06et démontrer une capacité qui a su se hisser au niveau de l'urgence
00:12:09qu'exigeait la situation
00:12:11en protégeant notamment les plus vulnérables
00:12:14et en faisant vivre concrètement les valeurs de solidarité,
00:12:17de responsabilité qui fondent notre République.
00:12:20Et je rappelle que nous ouvrons
00:12:21203 000 places d'hébergement d'urgence chaque année
00:12:25pour plus de 3 milliards d'euros
00:12:27et que oui, Madame la députée, oui, il nous faut un budget
00:12:30pour que nous puissions continuer cet effort.
00:12:33Merci beaucoup, Monsieur le Ministre.
00:12:34Madame la députée.
00:12:35Monsieur le Ministre, malgré vos justifications,
00:12:38la réalité est là, des gens meurent dans notre pays, dans la rue.
00:12:42Et autant vous dire que votre responsabilité provoquera votre chucre.
00:12:45Demain, on vous censure.
00:12:46Merci beaucoup.
00:12:49La parole est à présent à Madame Constance Legris
00:12:52pour le groupe Ensemble pour la République.
00:12:56Merci Madame la Présidente.
00:12:59Un massacre, un bain de sang,
00:13:02c'est une tuerie massive
00:13:04qu'un régime est en train de perpréter contre son propre peuple.
00:13:08Je veux bien sûr parler ici du régime en place à Tiran depuis 47 ans,
00:13:15le régime de la République islamique d'Iran
00:13:17où des mollas islamistes liés et soutenus par les sinistres Pazdaran,
00:13:22le corps des gardiens de la révolution islamique
00:13:24qui ont d'ailleurs fait main basse sur l'économie du pays,
00:13:28massacrent, répriment, oppressent, emprisonnent,
00:13:34répriment dans le sang toute contestation,
00:13:36violent et condamnent à mort.
00:13:39Ce régime n'a eu de cesse de réprimer dans le sang
00:13:41toute protestation, toute contestation à chaque fois.
00:13:45Et à chaque fois, nous avons fini par détourner le regard.
00:13:48Cette fois-ci, nous ne pouvons plus détourner le regard.
00:13:51Nous devons aller au-delà des déclarations et des condamnations.
00:13:56Cette fois-ci, nous apprenons,
00:13:58alors que nous apprenons d'horribles nouvelles,
00:14:00des milliers de morts,
00:14:01certains parlent même en Iran de 12 000 morts,
00:14:04des centaines, voire des milliers de personnes arrêtées,
00:14:07détenues, des blessées à l'hôpital,
00:14:10des personnes condamnées à mort,
00:14:12certains vont être condamnées et pendues dès demain.
00:14:14Alors, le silence honteux n'est plus de mise.
00:14:17Il faut agir.
00:14:18Certes, nous devons encore une fois, encore et toujours,
00:14:21saluer le courage inouï des Iraniennes et des Iraniens
00:14:24qui, au péril de leur vie,
00:14:26descendent dans la rue depuis le 28 décembre.
00:14:29Au péril de leur vie.
00:14:31Nous devons condamner, bien sûr,
00:14:33condamner comme cela a fini par être fait
00:14:36par plusieurs responsables européens,
00:14:38par le chef de l'État.
00:14:39Nous devons condamner de toutes nos forces
00:14:41les violations systématiques des droits de l'homme
00:14:45et cette violence d'État.
00:14:48Condamner, saluer le courage,
00:14:50nous ne devrons jamais cesser d'être aux côtés
00:14:54des combattants de la liberté en Iran.
00:14:57Mais, monsieur le ministre, il faut agir.
00:15:16Il faut agir.
00:15:17Des leviers diplomatiques existent.
00:15:18Quand allez-vous enfin demander
00:15:21à ce que le corps des gardiens
00:15:22de la révolution islamique soit inscrit sur la...
00:15:25Merci beaucoup, madame la députée.
00:15:27La parole est à monsieur Jean-Noël Barraud,
00:15:29ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.
00:15:34Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés,
00:15:37madame la députée Constance Legrippe.
00:15:39Vous l'avez dit, voilà que dans les villes
00:15:43et les villages d'Iran, dans toutes les provinces,
00:15:46le peuple iranien s'est levé une nouvelle fois
00:15:48pour réclamer la justice et la dignité.
00:15:51Des commerçants, des jeunes femmes et des jeunes hommes
00:15:54et partout, un seul et même cri de ralliement,
00:15:58le cri de la liberté.
00:16:00Et face à cette révolte pacifique,
00:16:03une répression, vous l'avez dit,
00:16:05intolérable, insupportable et inhumaine.
00:16:09Des manifestants abattus à bout portant
00:16:12par des armes d'assaut,
00:16:14Internet bloqués pour mieux masquer
00:16:16l'étendue de l'horreur,
00:16:18des cadavres qui, par centaines et peut-être par milliers,
00:16:24s'entassent dans des sacs, dans des hôpitaux,
00:16:27des morts que nous pleurons avec les familles iraniennes
00:16:30endeuillées,
00:16:32des appels de détresse
00:16:33auxquels nous ne pouvons rester insensibles.
00:16:37Et c'est la raison pour laquelle la France a condamné,
00:16:39par la voix du président de la République,
00:16:41la répression avec la plus grande fermeté,
00:16:43en dénonçant cette violence d'Etat
00:16:45qui s'est abattue aveuglément
00:16:47sur les manifestants pacifiques.
00:16:50Cette condamnation, je l'ai signifiée
00:16:52au ministre des Affaires étrangères de l'Iran
00:16:54et elle sera réitérée
00:16:56à l'ambassadeur d'Iran en France
00:16:58que j'ai convoquée aujourd'hui au Quai d'Orsay.
00:17:01Mais nous ne nous arrêterons pas là.
00:17:03Il ne saurait y avoir aucune impunité
00:17:05pour ceux qui tournent leur fusil
00:17:07contre des manifestants pacifiques.
00:17:10Pas plus qu'il n'y en a eu
00:17:11contre les auteurs
00:17:12de la répression contre le mouvement
00:17:14Femmes, Vie, Liberté en 2022.
00:17:18La présidente de la Commission européenne
00:17:20vient d'annoncer
00:17:21que des désignations
00:17:24seront proposées et discutées
00:17:26dans les prochains jours
00:17:27et les prochaines semaines.
00:17:29Vous l'avez dit, madame la députée,
00:17:30par cette révolte pacifique,
00:17:33le peuple iranien a donné au monde
00:17:35une leçon de courage,
00:17:36le courage de ceux qui sont prêts
00:17:38à prendre tous les risques
00:17:38pour défendre leur liberté.
00:17:40Et dans ce moment décisif de leur histoire,
00:17:42la France, le pays des droits de l'homme
00:17:44et des lumières,
00:17:45se tiendra tout entier
00:17:46aux côtés du peuple iranien.
00:17:48Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:17:52La parole est à présent à monsieur François Ruffin
00:17:55pour le groupe écologiste.
00:17:58Monsieur le Premier ministre,
00:18:01j'ai vu ma Picardie se vider de ses usines
00:18:03pour une Chine devenue l'usine du monde.
00:18:06Je ne veux pas voir mon pays
00:18:08se vider de ses fermes
00:18:10pour un Brésil devenant la ferme usine du monde.
00:18:13Le traité avec le Mercosur pose bien sûr
00:18:16une question sur le modèle agricole,
00:18:18la mise en concurrence de nos fermes familiales
00:18:20avec des latifundias 100 fois plus grandes.
00:18:23Il pose une question de santé publique,
00:18:24d'environnement,
00:18:26avec des centaines de molécules interdites ici,
00:18:29autorisées là-bas.
00:18:30Mais il pose avant tout une question démocratique.
00:18:33Tous les syndicats agricoles sont contre.
00:18:36Toutes les associations environnementales sont contre.
00:18:38Tous les partis, tous les députés,
00:18:40tous les sénateurs sont contre.
00:18:41Et madame von der Leyen triche, truc, trafic
00:18:44pour contourner les assemblées nationales,
00:18:47pour appliquer l'accord
00:18:48avant même le vote du Parlement européen.
00:18:52Bref, pour échapper à la démocratie.
00:18:54Et ce n'est qu'un début.
00:18:55Elle continue par des traités de libre-échange
00:18:57avec l'Inde, l'Australie, la Malaisie,
00:18:59avec le monde entier.
00:19:01Le grand déménagement du monde,
00:19:03voilà son projet.
00:19:05Sur le Mercosur,
00:19:06le président de la République n'a cessé de zigzaguer.
00:19:09En voyage au loin, il est pour.
00:19:11Mais contre quand il revient ici.
00:19:13Aussi, nous vous demandons maintenant
00:19:15de la clarté,
00:19:16de la sincérité dans ce combat.
00:19:19Voilà le journal officiel de mardi dernier
00:19:21avec cette résolution adoptée
00:19:22demandant, je cite,
00:19:24à l'Etat français la saisine
00:19:25de la Cour de justice de l'Union européenne.
00:19:28Cette résolution, nous l'avons ici votée
00:19:29à l'unanimité.
00:19:32Alors maintenant, nous exigeons.
00:19:34Nous exigeons que vous saisissiez
00:19:36la Cour de justice.
00:19:37Nous exigeons que vous respectiez
00:19:39le vote de cette Assemblée.
00:19:41Nous exigeons que vous combattiez
00:19:43par tous les moyens,
00:19:44par tous les leviers,
00:19:45ce traité.
00:19:46Nous exigeons que vous opposiez
00:19:48à cette adoption provisoire.
00:19:51Nous l'exigeons pour protéger
00:19:53notre agriculture.
00:19:54Sinon, demain, ce sera votre censure.
00:19:56Merci beaucoup, monsieur le député.
00:19:59La parole est à monsieur Jean-Noël Barraud,
00:20:01ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.
00:20:03Madame la Présidente,
00:20:04mesdames et messieurs les députés,
00:20:06monsieur le député François Ruffin,
00:20:08il n'y a pas de pays en Europe
00:20:09qui, plus sincèrement que la France,
00:20:11ne l'a fait,
00:20:11sous l'autorité du président de la République,
00:20:14du Premier ministre,
00:20:15qui a autant défendu nos industries,
00:20:17nos emplois depuis neuf ans.
00:20:20Ouvrez les yeux à un certain nombre
00:20:21des propositions que nous avons formulées,
00:20:24qui rencontraient à l'époque
00:20:26une opposition très vive
00:20:27de la part de nos partenaires,
00:20:29ont fini par être adoptées,
00:20:30y compris parfois grâce au soutien
00:20:32de vos groupes politiques.
00:20:35Et ces derniers mois,
00:20:36nous avons vu enfin l'Union européenne
00:20:39prendre ses responsabilités
00:20:40pour défendre certaines filières
00:20:42qui sont menacées par le déferlement
00:20:44d'importations venues
00:20:46notamment de l'Asie et de la Chine.
00:20:48Ce sont des mesures de sauvegarde
00:20:49sur l'acier,
00:20:51avec le doublement des droits de douane
00:20:53et la division par deux des quotas.
00:20:56Ce sont des mesures pour protéger
00:20:57cette petite industrie des ferro-alliages
00:20:59qui étaient menacées de disparition.
00:21:02C'est la préférence européenne
00:21:03que nous parvenons enfin
00:21:05à imposer texte après texte
00:21:06dans les instruments européens.
00:21:08Et c'est bien évidemment le combat
00:21:10qu'a mené le Premier ministre,
00:21:12la ministre de l'Agriculture
00:21:13et l'ensemble de l'interministériel
00:21:14pour défendre les intérêts
00:21:16de nos agricultistes et nos agriculteurs.
00:21:19pour repousser cet accord du Mercosur
00:21:23qui portait atteinte à nos intérêts,
00:21:25mais pas les bras ballants
00:21:26dans des déclarations larmoyantes,
00:21:28mais larmes au point
00:21:29pour obtenir des contreparties,
00:21:31pour obtenir des concessions
00:21:33au profit de nos agriculteurs.
00:21:35C'est la clause de sauvegarde
00:21:37la plus protectrice
00:21:38jamais insérée
00:21:38dans un texte européen.
00:21:41C'est les mesures miroirs
00:21:43qui vont interdire l'entrée
00:21:44sur le marché unique
00:21:45en complément des mesures prises
00:21:46au niveau national.
00:21:48C'est le renforcement des contrôles.
00:21:49Mais maintenant,
00:21:50mesdames et messieurs,
00:21:50les députés,
00:21:51c'est au Parlement européen
00:21:53qu'il faut aller
00:21:54pour mener la résistance,
00:21:56pour introduire cette demande
00:21:58devant la Cour de justice européenne
00:22:00et pour faire entendre
00:22:01la voix des groupes politiques
00:22:02qui, ici,
00:22:03l'ont fait entendre
00:22:04au niveau national
00:22:04mais qui, désormais,
00:22:05doivent le faire entendre
00:22:06à Strasbourg et à Bruxelles.
00:22:08Merci beaucoup,
00:22:08monsieur le ministre.
00:22:09Monsieur le député.
00:22:10Monsieur le ministre,
00:22:12vous avez répondu
00:22:12pendant deux minutes.
00:22:13Simplement,
00:22:14vous n'avez pas répondu
00:22:15à la question, c'est non.
00:22:16Vous ne saisirez pas
00:22:17la Cour de justice
00:22:18de l'Union européenne.
00:22:19Le Parlement européen
00:22:20peut le faire,
00:22:21la France peut le faire.
00:22:23Merci beaucoup.
00:22:25La parole est à présent
00:22:26à monsieur Philippe Gosselin
00:22:27pour le groupe
00:22:28de droite républicaine.
00:22:29Merci, madame la présidente,
00:22:30mes chers collègues,
00:22:31mesdames et messieurs les ministres.
00:22:32Depuis plus de 15 jours,
00:22:33le peuple iranien
00:22:34offre au monde
00:22:35un exemple de courage
00:22:36inouï, exemplaire.
00:22:38Une fois encore,
00:22:39il se lève contre
00:22:40un régime de dictature
00:22:41qui l'opprime
00:22:42depuis des décennies.
00:22:44Si le silence des réseaux
00:22:45est imposé par les autorités
00:22:47et rend difficile
00:22:48l'accès aux informations,
00:22:49nous savons déjà
00:22:50que le bilan
00:22:51est très lourd.
00:22:52Oui, trop lourd.
00:22:54Des jeunes,
00:22:54des moins jeunes,
00:22:55des hommes,
00:22:56des femmes
00:22:56que je vous demande
00:22:57d'applaudir,
00:22:57courageuses
00:22:58et qui forcent
00:22:59notre admiration.
00:23:00Et même des personnes
00:23:01handicapées
00:23:02tombent sous les balles,
00:23:04des balles réelles.
00:23:05Les morgues
00:23:06autour de Téhéran
00:23:07et partout ailleurs
00:23:08débordent,
00:23:09si j'ose dire.
00:23:10On parle de milliers
00:23:11de morts
00:23:12et les premières pendaisons
00:23:13auront lieu demain.
00:23:15La diversité des victimes
00:23:16est bien la preuve incontestable
00:23:18que l'ensemble
00:23:18de la société iranienne
00:23:20est en train
00:23:21de se lever
00:23:21pour dire non
00:23:22au Mola.
00:23:23On est très loin
00:23:24de la révolte
00:23:25de la vie chère,
00:23:26très loin
00:23:27des commerçants
00:23:28du bazar de Téhéran.
00:23:29Alors,
00:23:30quand on entend
00:23:30certains discours de gauche
00:23:32qui nous disent
00:23:33que c'est juste
00:23:34une contestation
00:23:35de la vie chère,
00:23:36j'avoue que j'ai du mal
00:23:37à l'avaler
00:23:38comme beaucoup d'Iraniens
00:23:39et beaucoup de collègues
00:23:41ici.
00:23:41Nous avons bien
00:23:42en effet
00:23:42une révolution,
00:23:44une révolution
00:23:45du peuple iranien.
00:23:46Ce peuple
00:23:47veut retrouver
00:23:48sa liberté,
00:23:49sa souveraineté
00:23:50contre un régime
00:23:51corrompu
00:23:52et oppresseur.
00:23:53Nous sommes
00:23:53au point de bascule.
00:23:55Nous ne pouvons pas
00:23:56rester sans rien dire.
00:23:57La France doit agir.
00:23:59Ici,
00:24:00à l'Assemblée,
00:24:01nous sommes la voix
00:24:02du peuple iranien.
00:24:04Nous rappelons donc,
00:24:05messieurs,
00:24:05mesdames et messieurs,
00:24:06chers collègues,
00:24:07que le gouvernement
00:24:08et l'Union européenne
00:24:09doivent agir.
00:24:11Inscrire,
00:24:11par exemple,
00:24:12le corps des gardiens
00:24:13de la révolution
00:24:13sur la liste
00:24:15des organisations terroristes.
00:24:16Il faut aussi conditionner
00:24:18toute relation politique
00:24:20et commerciale
00:24:21à la fin des exécutions,
00:24:23à la fin de la répression.
00:24:24Il faut aussi traduire
00:24:25les criminels
00:24:26le cas échéant
00:24:27et dans le futur
00:24:28devant la justice internationale.
00:24:30Aujourd'hui,
00:24:31le silence
00:24:31n'est plus une option.
00:24:33Monsieur le ministre,
00:24:34que compte faire
00:24:35le gouvernement ?
00:24:36Merci beaucoup,
00:24:37monsieur le député.
00:24:38La parole est à monsieur
00:24:39Jean-Noël Barraud,
00:24:41ministre de l'Europe
00:24:42et des Affaires étrangères.
00:24:47Merci,
00:24:48madame la présidente,
00:24:48mesdames et messieurs,
00:24:49les députés,
00:24:50monsieur le député,
00:24:51Philippe Gosselin.
00:24:52Comme vous,
00:24:53je veux regretter
00:24:53un certain nombre
00:24:54d'animations sélectives
00:24:56qui refusent de voir
00:24:58la réalité des faits
00:24:59malgré la chape de plomb
00:25:01qui couvre la réalité
00:25:03de l'horreur
00:25:04qui se déroule aujourd'hui
00:25:06à Téhéran
00:25:07et dans les provinces
00:25:08de l'Iran.
00:25:09Comme je l'ai dit
00:25:10tout à l'heure,
00:25:11il ne suffit pas
00:25:12de se lamenter
00:25:14d'une situation désastreuse.
00:25:16Encore faut-il d'abord
00:25:17qualifier les faits.
00:25:18Et c'est ce que la France
00:25:20a fait hier
00:25:21en dénonçant
00:25:22cette violence d'Etat
00:25:23qui s'est abattue
00:25:24sur les manifestants pacifiques.
00:25:28Condamnation
00:25:28qui a été signifiée
00:25:29au ministre des Affaires étrangères
00:25:31et qui le sera
00:25:31à l'ambassadeur
00:25:32que nous avons convoqué.
00:25:34Mais je l'ai dit,
00:25:34nous n'allons pas
00:25:35nous arrêter là
00:25:36puisqu'il ne saurait
00:25:37y avoir aucune
00:25:38forme d'impunité
00:25:39contre les auteurs
00:25:41de cette répression.
00:25:44Pas plus qu'il y en a eu
00:25:45lors des répressions précédentes
00:25:47dont les auteurs
00:25:48ont été ciblés
00:25:49par des sanctions européennes.
00:25:51Et je vous renvoie
00:25:51à nouveau
00:25:52à la déclaration
00:25:53il y a quelques minutes
00:25:54de la présidente
00:25:55de la commission européenne
00:25:56qui va proposer
00:25:58un certain nombre
00:25:58de désignations nouvelles
00:26:00ciblant
00:26:01les auteurs
00:26:02celles et ceux
00:26:03qui ont tourné
00:26:04leurs armes
00:26:04contre des civils
00:26:06innocents.
00:26:06Et puis enfin,
00:26:07je l'ai dit tout à l'heure
00:26:08mais je veux à nouveau
00:26:09insister
00:26:10comme vous l'avez fait
00:26:11sur le courage inouï
00:26:12dont font preuve
00:26:15aujourd'hui
00:26:15les iraniennes
00:26:16et les iraniens
00:26:17nos soeurs iraniennes
00:26:18et nos frères iraniens
00:26:20le courage
00:26:21admirable
00:26:22de ceux
00:26:22qui sont prêts
00:26:23à prendre
00:26:23tous les risques
00:26:24y compris
00:26:24le plus grand
00:26:25de tous les risques
00:26:26au service
00:26:27d'une cause juste
00:26:29de la défense
00:26:30des libertés fondamentales
00:26:31et des droits fondamentaux
00:26:32et nous continuerons
00:26:33évidemment
00:26:34de suivre très attentivement
00:26:35la situation
00:26:36et d'agir
00:26:38pour que
00:26:39cette situation
00:26:40prenne fin
00:26:41au plus tôt.
00:26:41Merci beaucoup
00:26:44Monsieur le Ministre
00:26:45La parole est à présent
00:26:47à Madame Pascale Gau
00:26:49pour le groupe socialiste
00:26:50Merci Madame la Présidente
00:26:54Le massacre en cours
00:26:56de milliers
00:26:57de manifestants iraniens
00:26:58est insoutenable
00:26:59Il tombe sous les tirs
00:27:01fanatiques
00:27:01du pouvoir
00:27:02d'Ali Ramnei
00:27:03parce qu'il réclame
00:27:04du pain
00:27:05de l'eau
00:27:06de l'électricité
00:27:07et surtout
00:27:08surtout la liberté
00:27:09L'atrocité
00:27:11de cette répression
00:27:12s'exerce
00:27:13dans l'isolement
00:27:14du peuple iranien
00:27:15le pouvoir ayant coupé
00:27:16toute communication extérieure
00:27:19Les quelques informations
00:27:21qui filtrent
00:27:21attestent
00:27:22de l'horreur
00:27:23de la situation
00:27:24Une horreur
00:27:25dans une trop grande retenue
00:27:26de la France
00:27:27et de l'Europe
00:27:28excepté
00:27:29quelques condamnations
00:27:30diplomatiques
00:27:31d'usage
00:27:32Or
00:27:33quand un régime
00:27:34tire sur son peuple
00:27:35appeler à la retenue
00:27:37ne protège
00:27:38vraiment personne
00:27:39Le groupe
00:27:42socialiste
00:27:44contrairement
00:27:45à ce que j'ai entendu
00:27:46et apparenté
00:27:47est dans l'incompréhension
00:27:48de cette forme
00:27:49d'attentisme
00:27:50Aujourd'hui
00:27:51c'est malheureusement
00:27:52la voix menaçante
00:27:53de Donald Trump
00:27:54qui se fait entendre
00:27:55même si elle résonne
00:27:56avec moins de conviction
00:27:57que lorsqu'il s'agit
00:27:58de faire main basse
00:28:00sur le pétrole
00:28:00vénézuélien
00:28:01Alors monsieur le ministre
00:28:04je vous remercie
00:28:05de répondre concrètement
00:28:06aux questions suivantes
00:28:07quel levier
00:28:08la France
00:28:09avec l'Union Européenne
00:28:11compte-t-elle actionner
00:28:12pour venir en aide
00:28:14au peuple
00:28:14uranien
00:28:16Son aide
00:28:17sera-t-elle offensive
00:28:18sous forme de sanctions
00:28:20contre les responsables
00:28:21de la répression
00:28:22avec toutes les réserves
00:28:23et la prudence
00:28:24qu'il se doit
00:28:24pour nos deux compatriotes
00:28:26Cécile Collère
00:28:27et Jacques Paris
00:28:28encore en Iran
00:28:29Sera-t-elle une aide
00:28:30humanitaire
00:28:31d'urgence
00:28:32notamment pour les blessés
00:28:33qui n'ont pas accès
00:28:34librement aux soins
00:28:35Qu'est-ce qui est en préparation
00:28:37et dans quel délai ?
00:28:38Allez-vous avec l'Europe
00:28:39par un système salité
00:28:40élitaire
00:28:41ou même avec les Etats-Unis
00:28:43rétablir les communications
00:28:44extérieures
00:28:45pour mettre fin
00:28:46à l'impunité ?
00:28:48Pouvons-nous espérer
00:28:48une réponse européenne
00:28:50coordonnée
00:28:50pour enrayer
00:28:51cette stratégie de terreur
00:28:53contre le peuple iranien
00:28:54qui lutte pour sa dignité
00:28:56et la démocratie
00:28:57avec une pensée particulière
00:28:58pour Nagès
00:28:59Mohamadi
00:29:01prix Nobel
00:29:01de la paix
00:29:02toujours emprisonnée ?
00:29:04Merci beaucoup
00:29:04Madame la députée
00:29:05La parole est à
00:29:08Monsieur Jean-Noël Marot
00:29:09ministre de l'Europe
00:29:10et des Affaires étrangères
00:29:11Merci Madame la Présidente
00:29:16Mesdames et Messieurs
00:29:17les députés
00:29:18Madame la députée
00:29:19Pascal Gau
00:29:19comme vous
00:29:21et indépendamment
00:29:22des responsabilités
00:29:23qui sont les vôtres
00:29:24et qui sont les miennes
00:29:25je suis profondément indigné
00:29:28par ce qu'il nous revient
00:29:30le peu qu'il nous revient
00:29:32de la situation
00:29:33à Téhéran
00:29:35et en Iran
00:29:35et comme j'ai pu le dire
00:29:38en réponse aux questions
00:29:40précédentes
00:29:40la France n'hésitera pas
00:29:42à agir
00:29:42et s'agissant plus particulièrement
00:29:44de la question
00:29:45des désignations
00:29:46et des sanctions
00:29:46vous le savez
00:29:47parce que
00:29:48j'ai déjà eu l'occasion
00:29:49de m'exprimer devant vous
00:29:50l'année dernière
00:29:51nous n'avons pas hésité
00:29:52à prendre des sanctions
00:29:53contre européennes
00:29:55en convainquant nos partenaires
00:29:56contre les responsables
00:29:58de la politique d'étage
00:29:59d'otages d'état
00:30:00contre les responsables
00:30:03du transfert par l'Iran
00:30:04à la Russie
00:30:05de drones
00:30:06ou de matériel militaire
00:30:07ou plus récemment
00:30:09à la fin du mois
00:30:09de septembre dernier
00:30:10lorsque l'Iran
00:30:13ne respectant pas
00:30:14ses obligations
00:30:15en matière de
00:30:17maîtrise de son programme nucléaire
00:30:19nous avons rétabli
00:30:20l'ensemble des embargos
00:30:22des Nations Unies
00:30:23qui avaient été levés
00:30:24il y a dix ans
00:30:24au moment de la conclusion
00:30:26de l'accord
00:30:28sur le nucléaire iranien
00:30:29la commission européenne
00:30:31s'est exprimée
00:30:32à l'instant
00:30:32elle va présenter
00:30:34des désignations
00:30:35d'auteurs
00:30:36de la répression
00:30:37en cours
00:30:38qui doit absolument cesser
00:30:39et les messages
00:30:40que j'ai tenus
00:30:41devant la représentation
00:30:42nationale
00:30:43aujourd'hui
00:30:44seront portés
00:30:44avec beaucoup de fermeté
00:30:45à l'ambassadeur
00:30:46iranien en France
00:30:47comme je l'ai fait
00:30:48vis-à-vis du ministre
00:30:49des affaires étrangères
00:30:50iranien
00:30:51merci beaucoup
00:30:54monsieur le ministre
00:30:55la parole est à présent
00:30:57à monsieur Lionel Tivoli
00:30:59pour le rassemblement national
00:31:00merci madame la présidente
00:31:03ma question s'adresse
00:31:04à monsieur le ministre
00:31:05de l'intérieur
00:31:06monsieur le ministre
00:31:07il y a quelques jours
00:31:08à Grasse
00:31:09un jeune homme
00:31:10de 23 ans
00:31:10a été tué par balle
00:31:12en pleine rue
00:31:13sur une artère passante
00:31:14là où vivent
00:31:15et travaillent
00:31:16chaque jour
00:31:16des milliers de gens
00:31:17je veux d'abord
00:31:18avoir une pensée
00:31:19pour sa famille
00:31:20pour ses proches
00:31:21mais aussi
00:31:21pour nos concitoyens
00:31:22et je veux remercier
00:31:23les forces de l'ordre
00:31:25et les secours
00:31:25qui sont intervenus
00:31:26avec sang-froid
00:31:27et professionnalisme
00:31:29monsieur le ministre
00:31:30aujourd'hui la violence
00:31:31s'installe partout
00:31:32et n'épargne aucun quartier
00:31:33cette fois-ci
00:31:34ce n'est pas une cité
00:31:35ce n'est pas un quartier
00:31:36difficile
00:31:37c'est le coeur de ville
00:31:38grâce à une réalité
00:31:40particulière
00:31:41que vous ne pouvez ignorer
00:31:42pourtant c'est une ville
00:31:43où le manque
00:31:44de policiers nationaux
00:31:45se fait chaque jour
00:31:46ressentir
00:31:47monsieur le ministre
00:31:48cet acte
00:31:49n'est pas le premier
00:31:50il y a un peu plus d'un an
00:31:51un règlement de compte
00:31:52avait déjà coûté la vie
00:31:53à un homme de 15 ans
00:31:5515 ans
00:31:56et aujourd'hui
00:31:57tout recommence
00:31:57les habitants
00:31:59ont le sentiment
00:32:00que l'état recule
00:32:00nos policiers
00:32:01sont à bout
00:32:02épuisés
00:32:03usés
00:32:03par les sous-effectifs
00:32:04et par la violence
00:32:05d'individus
00:32:06de plus en plus décomplexés
00:32:08c'est précisément
00:32:09pour cela
00:32:10que je demande
00:32:10depuis bientôt
00:32:114 ans
00:32:12le classement de grâce
00:32:13en zone de sécurité
00:32:14prioritaire
00:32:14parce qu'une zone
00:32:15de sécurité prioritaire
00:32:17c'est des effectifs
00:32:17supplémentaires
00:32:18une action coordonnée
00:32:19dans la durée
00:32:20une présence réelle
00:32:21visible
00:32:21constante
00:32:22ce passage
00:32:23est essentiel
00:32:24pour stabiliser
00:32:25les effectifs de police
00:32:26dans notre département
00:32:27où le coût de la vie
00:32:29est parfois plus cher
00:32:30qu'ailleurs
00:32:30alors ma question
00:32:31est simple
00:32:32quelles mesures concrètes
00:32:33le gouvernement
00:32:34entend prendre
00:32:34pour renforcer
00:32:35la présence
00:32:36et les moyens
00:32:37des forces de sécurité
00:32:38à grâce
00:32:38dans l'ouest
00:32:39des Alpes-Maritimes
00:32:40comptez-vous renforcer
00:32:41les effectifs de police
00:32:42sur notre territoire
00:32:44et surtout
00:32:45allez-vous enfin
00:32:46classer grâce
00:32:47en zone de sécurité
00:32:48prioritaire
00:32:49monsieur le ministre
00:32:50il est urgent d'agir
00:32:51nous ne pouvons plus
00:32:52laisser une population
00:32:53vivre dans la peur
00:32:55et nous ne pouvons plus
00:32:56demander à nos policiers
00:32:57de tenir indéfiniment
00:32:59à bout de force
00:33:00merci beaucoup
00:33:01monsieur le député
00:33:02la parole est à monsieur
00:33:03Laurent Nunez
00:33:03ministre de l'Intérieur
00:33:05merci beaucoup
00:33:08madame la députée
00:33:09mesdames et messieurs
00:33:09les députés
00:33:10monsieur le député
00:33:12Lionel Tivoli
00:33:12donc vous citez
00:33:13effectivement
00:33:14un fait d'homicide
00:33:15qui a été commis
00:33:18le 7 janvier
00:33:19dernier
00:33:19à Grasse
00:33:20donc où un jeune homme
00:33:21de 23 ans
00:33:22a perdu la vie
00:33:22dans un contexte
00:33:24qui appartient
00:33:25à l'enquête judiciaire
00:33:26qui s'est ouverte
00:33:26d'établir
00:33:27je ne connais pas
00:33:28ce contexte
00:33:30mais je ne le connais pas
00:33:31mais à supposer
00:33:32qu'il se déroule
00:33:33comme les faits précédents
00:33:34que vous avez cités
00:33:35dans le cadre
00:33:36d'un trafic
00:33:36de stupéfiants
00:33:37je n'en sais rien
00:33:38je reste évidemment prudent
00:33:39mais sachez que
00:33:40les policiers de Grasse
00:33:42sont totalement
00:33:43motivés
00:33:44pour lutter
00:33:44contre les trafics
00:33:45il y en a effectivement
00:33:46à Grasse
00:33:47il y en a
00:33:47il y a une cité
00:33:48il y a un point de deal
00:33:49et les policiers
00:33:50sont présents
00:33:50tous les jours
00:33:51sur le terrain
00:33:51ils étaient présents
00:33:52le soir même
00:33:53après cet homicide
00:33:54notamment la compagnie
00:33:55départementale
00:33:55d'intervention
00:33:56des Alpes-Maritimes
00:33:57qui s'est engagée
00:33:58ce soir-là
00:33:59puis dans les jours
00:34:00qui ont suivi
00:34:01vous évoquez
00:34:02vous évoquez la situation
00:34:02des effectifs
00:34:03à Grasse
00:34:04et vous me demandez
00:34:05clairement
00:34:05de classer cette ville
00:34:07en zone de sécurité
00:34:08prioritaire
00:34:08je suis au regret
00:34:10monsieur le député
00:34:10de vous dire
00:34:11que depuis maintenant
00:34:11quelques années
00:34:12ce dispositif
00:34:13des zones de sécurité
00:34:14prioritaire
00:34:15n'existe plus
00:34:15c'était un dispositif
00:34:17qui a permis
00:34:17il y a 5 ou 6 ans
00:34:19d'affecter effectivement
00:34:20des effectifs supplémentaires
00:34:21sur certains points
00:34:22du territoire
00:34:23ce n'est plus
00:34:24notre façon de travailler
00:34:25nous ciblons
00:34:26des points de deal
00:34:27des endroits
00:34:28où il y a du trafic
00:34:29de stupéfiants
00:34:30où il y a d'autres
00:34:31types de délinquances
00:34:32et nous pilonnons
00:34:33ces territoires
00:34:34c'est ce qui est fait
00:34:35à Grasse
00:34:36évidemment avec les effectifs
00:34:37locaux
00:34:38mais pas seulement
00:34:39il y a une mutualisation
00:34:40qui s'effectue
00:34:40au niveau de l'ensemble
00:34:41du département
00:34:42et qui permet d'agir
00:34:43de manière extrêmement
00:34:44efficace
00:34:45et de lutter
00:34:45contre la délinquance
00:34:46et évidemment
00:34:47à supposer encore une fois
00:34:49que ce règlement de compte
00:34:51si c'en est un
00:34:52soit lié au trafic
00:34:53de stupéfiants
00:34:54nous continuerons
00:34:55l'action déterminée
00:34:56qui est la nôtre
00:34:56pour lutter
00:34:57contre les trafics
00:34:57en démantelant
00:34:58des réseaux en judiciaire
00:34:59et en occupant
00:35:00l'espace public
00:35:01pour éviter
00:35:02qu'il ne serait un plan
00:35:02mais la réponse
00:35:03à la question
00:35:04que vous me posez
00:35:05précisément
00:35:05c'est non
00:35:06il n'y aura pas
00:35:06de zone de sécurité
00:35:07prioritaire
00:35:08je n'en ouvre plus
00:35:09il n'y en a plus
00:35:09par contre
00:35:10on met le paquet
00:35:11là où il y a besoin
00:35:12et là où il y a besoin
00:35:13d'effectifs
00:35:13nous sommes présents
00:35:14en masse
00:35:14merci beaucoup
00:35:16monsieur le ministre
00:35:18monsieur le député
00:35:19monsieur le ministre
00:35:21vous allez donc
00:35:21démanteler ces réseaux
00:35:22sans enquêteur
00:35:23ou avec un manque
00:35:25d'effectifs
00:35:25d'enquêteurs
00:35:26à grâce
00:35:26merci beaucoup
00:35:27monsieur le député
00:35:28la parole est à présent
00:35:31monsieur Denis
00:35:31Maceglia
00:35:32pour le groupe
00:35:32ensemble pour la république
00:35:34Merci Madame la Présidente
00:35:36Monsieur le ministre
00:35:38de l'économie
00:35:38et des finances
00:35:39pendant que la France
00:35:41insoumise vote
00:35:42avec le rassemblement
00:35:43national
00:35:4326 milliards d'euros
00:35:45d'impôts supplémentaires
00:35:46sur nos entreprises
00:35:47une autre réalité
00:35:48s'impose à nous
00:35:49sur la scène internationale
00:35:51celle d'une compétition
00:35:53économique et fiscale
00:35:55de plus en plus assumée
00:35:56la France a été
00:35:58parmi les initiateurs
00:35:59de l'impôt minimum
00:36:00mondial
00:36:01sur les multinationales
00:36:02nous avons porté
00:36:04ce combat
00:36:04à l'OCDE
00:36:05au G20
00:36:06puis au niveau
00:36:08européen
00:36:09nous avons été
00:36:10parmi les premiers
00:36:11à transposer cet accord
00:36:12en droit national
00:36:13avec une conviction
00:36:15claire
00:36:15mettre fin
00:36:16à l'optimisation
00:36:17fiscale agressive
00:36:18rétablir de l'équité
00:36:20et protéger
00:36:21le financement
00:36:22de notre modèle social
00:36:23la semaine dernière
00:36:25le président Trump
00:36:27a annoncé
00:36:27que les multinationales
00:36:28américaines
00:36:29seraient dispensées
00:36:30de cet impôt
00:36:31minimum mondial
00:36:32une annonce
00:36:33qui constitue
00:36:34un signal
00:36:34extrêmement préoccupant
00:36:36pour les entreprises
00:36:36européennes
00:36:37et françaises
00:36:38cette situation
00:36:40s'inscrit
00:36:40dans un contexte
00:36:41politique clair
00:36:42le retour
00:36:43de Donald Trump
00:36:44s'accompagne
00:36:45une stratégie
00:36:45assumée
00:36:46de désengagement
00:36:47multilatéral
00:36:48de protectionnisme
00:36:50fiscal
00:36:50et de rapports
00:36:52de force
00:36:52économique
00:36:53une méthode
00:36:54dont les Etats-Unis
00:36:56n'ont pas le monopole
00:36:57face à cela
00:36:59l'Europe
00:37:00ne peut pas
00:37:00être naïve
00:37:01sans renier
00:37:03ses valeurs
00:37:03elle doit pour autant
00:37:05s'employer
00:37:05elle aussi
00:37:06à défendre
00:37:07activement
00:37:07ses intérêts
00:37:08et il est urgent
00:37:10que nous nous adaptions
00:37:11au nouveau
00:37:11paradigme mondial
00:37:12celui dans lequel
00:37:14la négociation
00:37:14s'efface
00:37:15au profit
00:37:15du rapport
00:37:16de force
00:37:16monsieur le ministre
00:37:18pouvez-vous nous préciser
00:37:20les conséquences
00:37:21de ce nouvel accord
00:37:22vis-à-vis de notre économie
00:37:23et de nos entreprises
00:37:24et nous indiquer
00:37:26ce que prévoit le gouvernement
00:37:27pour défendre
00:37:28à la fois
00:37:29la souveraineté
00:37:30l'attractivité
00:37:31et l'emploi
00:37:32sur nos territoires
00:37:33je vous remercie
00:37:34merci beaucoup
00:37:35monsieur le député
00:37:36la parole est à monsieur
00:37:38Roland Lescure
00:37:38ministre de l'économie
00:37:39et des finances
00:37:40merci
00:37:42merci madame la présidente
00:37:44mesdames messieurs
00:37:44les députés
00:37:45monsieur le député
00:37:46Denis Masséglien
00:37:47trois choses
00:37:48d'abord
00:37:48l'accord
00:37:49vous l'avez dit
00:37:49dit pilier 2
00:37:50de l'OCDE
00:37:51c'est un accord
00:37:51qui a été signé
00:37:52par 147 états
00:37:54sur l'impulsion
00:37:55de la France
00:37:55et c'est la France
00:37:56qui a convaincu le monde
00:37:57que la fiscalité minimale
00:37:59des sociétés
00:38:00devait s'imposer
00:38:01à toutes et à tous
00:38:01les Etats-Unis
00:38:03à l'époque
00:38:03avaient signé cet accord
00:38:04et c'est vrai
00:38:05qu'avec l'élection
00:38:06de Donald Trump
00:38:06au sommet du G7
00:38:08de juin dernier
00:38:09au Canada
00:38:09l'administration américaine
00:38:11nous a signifié
00:38:11qu'il souhaitait sortir
00:38:12de cet accord
00:38:13et l'accord politique
00:38:14qui a été signé
00:38:15à l'époque au G7
00:38:16ça a été d'accord
00:38:17à une condition
00:38:18que vous appliquiez
00:38:19aux Etats-Unis
00:38:20un dispositif similaire
00:38:22et l'accord
00:38:23qui a été enterriné
00:38:24par l'OCDE
00:38:25de la semaine dernière
00:38:25c'est exactement ça
00:38:26les Etats-Unis
00:38:27se sont engagés
00:38:28à appliquer
00:38:28sur leur territoire domestique
00:38:31un accord similaire
00:38:32qui fait que
00:38:33les entreprises américaines
00:38:34seront elles aussi
00:38:35soumises
00:38:36à un impôt minimal
00:38:37sur le territoire américain
00:38:38et évidemment
00:38:39les filiales françaises
00:38:40des entreprises américaines
00:38:41elles
00:38:42établies en France
00:38:43seront soumises à l'accord
00:38:44et devront payer
00:38:45cet impôt minimal
00:38:46ici en France
00:38:47surtout
00:38:48même si évidemment
00:38:49j'aurais préféré
00:38:50que les Etats-Unis
00:38:51restent dans cet accord
00:38:51l'accord qui a été signé
00:38:53la semaine dernière
00:38:54il permet d'entamer
00:38:55la discussion
00:38:55sur un autre pilier
00:38:57ce qu'on appelle
00:38:57le pilier 1
00:38:58vous vous souvenez
00:38:59mesdames et messieurs
00:39:00les députés
00:39:00que dans le cadre
00:39:01des discussions budgétaires
00:39:02je vous avais
00:39:03enjoint
00:39:04à ne pas voter
00:39:05une taxe
00:39:05sur les services numériques
00:39:06tout seul
00:39:08et je m'étais engagé
00:39:09à ce que les discussions
00:39:10multilatérales
00:39:11puissent se reprendre
00:39:12pour éviter
00:39:13évidemment
00:39:13des mesures
00:39:17de rétorsion
00:39:19qui s'appliqueraient
00:39:20à un certain nombre
00:39:20de secteurs français
00:39:21l'accord de la semaine dernière
00:39:23il va permettre
00:39:23exactement ça
00:39:24je l'ai évoqué
00:39:25avec mon homologue américain
00:39:26hier
00:39:27j'étais à Washington
00:39:27je l'ai rencontré
00:39:28nous sommes d'accord
00:39:29pour reprendre la discussion
00:39:31sur la fiscalité minimale
00:39:33des gérants du numérique
00:39:34c'est évidemment
00:39:35une avancée majeure
00:39:36à laquelle vous êtes tous sensibles
00:39:37et à laquelle nous allons
00:39:38continuer à nous battre
00:39:39merci monsieur le député
00:39:40merci beaucoup
00:39:41monsieur le ministre
00:39:42la parole est à présent
00:39:44monsieur Christophe Neiglène
00:39:45président du groupe Lyot
00:39:47merci madame la présidente
00:39:50monsieur le premier ministre
00:39:52la situation actuelle
00:39:53du pays
00:39:54amène à ce qu'on oublie
00:39:56complètement
00:39:56les plus fragiles
00:39:57et je pense
00:39:59notamment
00:39:59à nos aînés
00:40:00qui ont construit
00:40:02notre pays
00:40:02et qui d'ailleurs
00:40:03doivent être
00:40:04bien désolés
00:40:05de l'état
00:40:06dans lequel ils se trouvent
00:40:07actuellement
00:40:08nos EHPAD
00:40:09sont un lieu de vie
00:40:10et il est de notre devoir
00:40:11d'être en capacité
00:40:13d'offrir des conditions
00:40:14et un cadre digne
00:40:15dans les établissements
00:40:17mais aussi
00:40:18un cadre de travail
00:40:19convenable
00:40:19pour les professionnels
00:40:21qui y exercent
00:40:22avec dévouement
00:40:23monsieur le premier ministre
00:40:25des demandes de besoins
00:40:26d'investissement
00:40:27ou d'amélioration
00:40:28remontent régulièrement
00:40:30mais il en va de même
00:40:31pour tous mes collègues
00:40:32face au vieillissement
00:40:34de la population
00:40:34la demande de place
00:40:36se fait de plus en plus
00:40:37pressante
00:40:37dans les territoires ruraux
00:40:38et notamment
00:40:39dans les Vosges
00:40:41et face à cela
00:40:42moins de financement
00:40:43et plus de contraintes
00:40:45réglementaires
00:40:46qui sont
00:40:46elles pour le coup
00:40:47de plus en plus lourdes
00:40:48monsieur le premier ministre
00:40:50je vais vous prendre
00:40:51un exemple précis
00:40:52dans les Vosges
00:40:54dans ma vallée de la Moselle
00:40:54le C2HVM
00:40:56composé des EHPAD
00:40:57du TIO
00:40:58de Bussan
00:40:58dans un marasme
00:40:59administratif et financier
00:41:01depuis des années
00:41:02aux dépens
00:41:03du personnel
00:41:04des résidents
00:41:04de leur famille
00:41:05et en fin de compte
00:41:06de tout un territoire
00:41:07avec des travaux
00:41:09de désenfumage
00:41:09nécessaires dans l'un
00:41:11une rénovation totale
00:41:12prévue pour l'autre
00:41:13et en fin de compte
00:41:14rien n'avance
00:41:15cet exemple là
00:41:17il n'est qu'un exemple
00:41:18parmi des centaines d'autres
00:41:20qu'on peut constater
00:41:21sur tout notre territoire
00:41:22monsieur le premier ministre
00:41:24on a coutume de dire
00:41:25qu'on juge une société
00:41:26à la manière
00:41:27dont elle traite
00:41:28ses anciens
00:41:29donc concrètement
00:41:30quels vont être
00:41:31les moyens
00:41:31mis en place
00:41:32par le gouvernement
00:41:32pour que chaque EHPAD
00:41:34public de France
00:41:35puisse accueillir
00:41:36dignement
00:41:36nos aînés
00:41:37et bien entendu
00:41:38une réponse particulière
00:41:39sur le sujet
00:41:40que j'ai pris en exemple
00:41:41merci beaucoup
00:41:43monsieur le président
00:41:44Neiglène
00:41:45la parole est à monsieur
00:41:46le premier ministre
00:41:47merci beaucoup
00:41:48madame la présidente
00:41:48de l'Assemblée nationale
00:41:49mesdames et messieurs
00:41:50les députés
00:41:51monsieur le député
00:41:52Neiglène
00:41:53c'est pas un sujet nouveau
00:41:54création
00:41:56de la branche
00:41:57autonomie
00:41:57toutes les lois
00:41:58qui se sont succédées
00:41:59depuis maintenant
00:42:00cinq ou six ans
00:42:01dont d'ailleurs une loi
00:42:02dont Paul Christophe
00:42:03avait été
00:42:04le rapporteur
00:42:05l'affectation
00:42:06de premiers moyens
00:42:07pour cette branche
00:42:09tant sur le volet sécu
00:42:10que sur les questions
00:42:10de compensation
00:42:11pour les conseils départementaux
00:42:13évidemment c'est la question
00:42:14de l'APA
00:42:14et de l'APCH
00:42:16le Ségur de la santé
00:42:18mais aussi dans sa part
00:42:19médico-sociale
00:42:20je vous remercie
00:42:21de la tonalité
00:42:22de votre question
00:42:22et la manière
00:42:23dont avec votre groupe
00:42:24vous nous avez accompagné
00:42:25dans les travaux
00:42:25sur le PLFSS
00:42:26parce qu'on a parfois
00:42:27un certain nombre
00:42:28d'interlocuteurs politiques
00:42:30qui dans les médias
00:42:31s'émeuvent du trou
00:42:33de la sécurité sociale
00:42:34en oubliant précisément
00:42:35que ce trou
00:42:36a une origine aussi
00:42:37c'est justement
00:42:37les sommes importantes
00:42:38qui sont débloquées
00:42:40pour le salaire
00:42:41de celles et ceux
00:42:42qui soignent au quotidien
00:42:43dans les EHPAD
00:42:44mais aussi
00:42:45vous l'avez rappelé
00:42:46dans la part
00:42:47d'infrastructures
00:42:48sur lesquelles
00:42:48la dette bâtimentaire
00:42:50est absolument colossale
00:42:52dans le pays
00:42:52on n'en a pas terminé
00:42:54parce que le défi
00:42:55démographique
00:42:56est pratiquement
00:42:57un sujet
00:42:57de campagne présidentielle
00:42:59le ministre de l'éducation nationale
00:43:00en sait quelque chose
00:43:00pour les écoles
00:43:02nous en savons
00:43:02quelque chose aussi
00:43:03évidemment
00:43:03sur le nombre
00:43:05de nos concitoyens
00:43:06qui vont basculer
00:43:07dans le grand âge
00:43:07et dans la dépendance
00:43:08on parle pratiquement
00:43:09d'un chiffre
00:43:10absolument important
00:43:11considérable
00:43:12250 000 Français
00:43:13et Français
00:43:14basculeraient dans cette dépendance
00:43:15en plus
00:43:15à l'horizon 2030
00:43:17donc il est clair
00:43:18qu'il faut agir maintenant
00:43:19qu'est-ce qui ne peut pas
00:43:20attendre la présidentielle
00:43:21ce sont au fond des moyens
00:43:22de vous répondre
00:43:22de manière précise
00:43:24un
00:43:24les EHPAD
00:43:25de votre circonscription
00:43:26bien noté
00:43:27les ministres
00:43:28ont consigne
00:43:28de regarder ce sujet
00:43:30dans le cadre des textes
00:43:31que vous avez d'ailleurs voté
00:43:32du PLFSS
00:43:33ce qui va permettre
00:43:34évidemment aux autorités
00:43:35de régulation
00:43:36de clarifier
00:43:37les plannings de travaux
00:43:38deux
00:43:39que n'a-t-on entendu
00:43:40sur la contribution financière
00:43:42pour l'autonomie
00:43:43une CSG patrimoine
00:43:44réformée au fond
00:43:45dans lequel
00:43:46celles et ceux
00:43:47qui parfois font de la politique
00:43:48en expliquant qu'il faut
00:43:49mettre plus d'argent
00:43:50pour le grand âge
00:43:50sont celles et ceux
00:43:51qui aujourd'hui
00:43:52critiquent le fait
00:43:53que cette branche
00:43:54ait des recettes supplémentaires
00:43:55merci aux parlementaires
00:43:56qui ont voté
00:43:57le PLFSS
00:43:57parce que ça permet
00:43:59de créditer
00:43:591,5 milliard d'euros
00:44:01de plus
00:44:01cette branche
00:44:02je vous rappelle
00:44:02que l'acceptabilité
00:44:04y compris avec
00:44:05les différents groupes
00:44:06de cette augmentation
00:44:07de recettes
00:44:08était de l'affecter
00:44:09justement à l'autonomie
00:44:10et c'est chose faite
00:44:11et ça permettra
00:44:12évidemment d'avancer
00:44:13il faudra évidemment
00:44:14l'exécuter
00:44:15troisième sujet
00:44:16puisque votre groupe
00:44:17s'intéresse beaucoup
00:44:18aux questions territoriales
00:44:19c'est la question
00:44:20de la gouvernance
00:44:21et on le voit bien
00:44:22dans les remontées
00:44:25des différentes associations
00:44:26d'élus
00:44:27remontées spontanées
00:44:29des collectivités territoriales
00:44:30sur les travaux préparatoires
00:44:32que mènent la ministre Gattel
00:44:33et les ministres compétents
00:44:34sur les travaux
00:44:35de décentralisation
00:44:36commence à monter
00:44:37une demande de clarification
00:44:39de qui fait quoi
00:44:40sans le trancher maintenant
00:44:41je le dis prudemment
00:44:42le défi du maintien à domicile
00:44:44la question du logement
00:44:46et de l'adaptation
00:44:47de ce logement
00:44:47pour les françaises
00:44:48et les français
00:44:49qui veulent rester vivre
00:44:50dans leur domicile
00:44:51le plus longtemps possible
00:44:52et de l'autre côté
00:44:54les EHPAD
00:44:55qui vont connaître
00:44:56un besoin
00:44:56de médicalisation
00:44:58de plus en plus fort
00:44:59et ça
00:44:59cette question de la gouvernance
00:45:00si vous avez d'accord
00:45:01monsieur le président
00:45:02en plus de la situation locale
00:45:04que vous nous avez signalé
00:45:05en tirer aussi
00:45:06des conclusions
00:45:06plus globales
00:45:07pour les années
00:45:08qui viendront
00:45:08merci beaucoup
00:45:09merci beaucoup
00:45:10monsieur le premier ministre
00:45:12la parole est à présent
00:45:14madame Emeline Carbidi
00:45:16pour le groupe GDR
00:45:17merci madame la président
00:45:20chère collègue
00:45:21ma question s'adresse
00:45:23à monsieur le garde des Sceaux
00:45:24un an après le vote
00:45:25du projet de loi
00:45:26de lutte contre le narcotrafic
00:45:28le parquet national
00:45:29anticriminalité organisé
00:45:31est entré en fonction
00:45:32le 5 janvier 2026
00:45:33cette centralisation
00:45:35de l'organisation
00:45:36et des moyens
00:45:36tranche avec le manque
00:45:37abyssal de moyens
00:45:39auxquels nous sommes
00:45:40confrontés en Outre-mer
00:45:41pour lutter contre
00:45:42le trafic de drogue
00:45:43en novembre 2025
00:45:44les juges d'instruction
00:45:45du tribunal judiciaire
00:45:46de Saint-Denis
00:45:47submergé par les affaires
00:45:49de Stup
00:45:49indiquaient ne plus être
00:45:50en mesure de traiter
00:45:51certains dossiers
00:45:52les prisons quant à elles
00:45:53débordent
00:45:54le 29 décembre 2025
00:45:56les agents pénitentiaires
00:45:57de la maison d'arrêt
00:45:57de Saint-Pierre
00:45:58se sont mis en grève
00:45:59pour dénoncer
00:46:00la surpopulation carcérale
00:46:01qui dégrade
00:46:02leurs conditions de travail
00:46:03et rend les conditions
00:46:04de détention indignes
00:46:05avec 200 détenus
00:46:07pour 114 places
00:46:08les hommes s'entassent
00:46:10à 16 dans les cellules
00:46:11où la chaleur
00:46:12est suffocante
00:46:13les murs
00:46:14et les plafonds
00:46:14de ce bâtiment
00:46:15construits en 1863
00:46:17s'effrit
00:46:17rongés par le sel
00:46:19et l'usure du temps
00:46:20impossible désormais
00:46:21de faire respecter
00:46:22les interdictions
00:46:23d'entrée en contracte
00:46:24entre détenus
00:46:25les conditions de sécurité
00:46:26ne sont plus réunies
00:46:27depuis longtemps
00:46:28mais la situation
00:46:29continue de se dégrader
00:46:30la situation n'est pas meilleure
00:46:31à la prison de Domingo
00:46:32où la surpopulation carcérale
00:46:34est de 150%
00:46:35la faute encore
00:46:36au narcotrafic
00:46:37les saisies de cocaïne
00:46:38ayant augmenté
00:46:39de 67%
00:46:40depuis 2024
00:46:41mais les moyens alloués
00:46:43à la justice
00:46:43à la police
00:46:44à la gendarmerie
00:46:45eux
00:46:45n'ont pas doublé
00:46:46il n'y a toujours pas
00:46:47de scanner à l'aéroport
00:46:48au Langarros
00:46:49ni scanner à container
00:46:50au port de la rivière
00:46:51des Galets
00:46:52nous voyons arriver
00:46:53ce tsunami blanc
00:46:54s'abattre sur nous
00:46:55englouir notre jeunesse
00:46:56l'avenir de notre île
00:46:57et nous nous sentons
00:46:58terriblement délaissés
00:47:00par l'Etat
00:47:00que fera la PNACO
00:47:02à Paris
00:47:02s'il n'y a pas de juge
00:47:03chez nous
00:47:04pour traiter les dossiers
00:47:05pas d'enquêteurs
00:47:06pour démanteler les réseaux
00:47:07plus de place en prison
00:47:08pour incarcérer
00:47:09les mules
00:47:09et les dealers
00:47:10alors que nous reprenons
00:47:12les débats
00:47:12sur le projet de loi de finances
00:47:14l'heure est venue
00:47:14de discuter à nouveau
00:47:16des moyens
00:47:16augmenter les effectifs
00:47:17de magistrats
00:47:18et d'officiers
00:47:18de police judiciaire
00:47:19construire une nouvelle prison
00:47:20investir dans des scanners
00:47:22Monsieur le ministre
00:47:23le prix à payer
00:47:23sera toujours moindre
00:47:24que celui des vies humaines
00:47:26exploitées
00:47:26et emportées par ce fléau
00:47:28Merci beaucoup
00:47:29Madame la députée
00:47:31la parole est à
00:47:32Monsieur Gérald Darmanin
00:47:33garde des Sceaux
00:47:34et ministre de la Justice
00:47:35Merci Madame la Présidente
00:47:40Mesdames et Messieurs
00:47:41les députés
00:47:41Madame la députée
00:47:42vous avez parfaitement raison
00:47:43nous avons
00:47:45et nous connaissons
00:47:46dans le monde entier
00:47:46en France
00:47:48et donc particulièrement
00:47:49dans nos Outre-mer
00:47:49qui connaissent
00:47:50les deux difficultés
00:47:51d'appartenir au territoire national
00:47:53qui est touché
00:47:53par le narcotrafic
00:47:54et par des malheureusement
00:47:56consommations
00:47:57et échanges internationaux
00:47:58qui poussent
00:47:59le territoire outre-mer
00:48:00et singulièrement
00:48:01l'océan indien
00:48:02à connaître
00:48:02ce narcotrafic
00:48:04une submersion
00:48:05et c'est pour ça
00:48:06que le Parlement
00:48:06et je vous en remercie
00:48:07a donné des moyens
00:48:08très importants
00:48:09à Monsieur le ministre
00:48:09de l'Intérieur
00:48:09et à moi-même
00:48:11pour pouvoir lutter
00:48:11contre ce narcotrafic
00:48:13évidemment
00:48:14le parquet national
00:48:15dont il faut tous
00:48:16je crois ici
00:48:16se réjouir
00:48:17parce qu'il va permettre
00:48:18de prendre à peu près
00:48:19200 dossiers
00:48:20de partout
00:48:21y compris
00:48:22de territoires ultramarins
00:48:23pour les travailler
00:48:23avec les GIRS
00:48:24régionales
00:48:25que nous avons
00:48:26également renforcées
00:48:27et pour lutter
00:48:28comme on l'a fait
00:48:28sur le parquet
00:48:29antiterroriste
00:48:29contre les hauts du spectre
00:48:31la crypto-monnaie
00:48:32les difficultés internationales
00:48:34et la coopération internationale
00:48:35qui est inhérente
00:48:35au narcotrafic
00:48:36va continuer
00:48:37avec l'augmentation
00:48:38du nombre de magistrats
00:48:39qui existe
00:48:39et notamment
00:48:40à la Réunion
00:48:41j'ai tenu une journée spéciale
00:48:43sur l'outre-mer
00:48:44avec Madame la ministre
00:48:45des Outre-mer
00:48:45sur la justice
00:48:46je pense que tout le monde
00:48:47a considéré
00:48:48que c'était une journée
00:48:49importante
00:48:50130 magistrats
00:48:51sont aujourd'hui
00:48:51à la Réunion
00:48:52ils vont continuer
00:48:53à augmenter
00:48:53je me rendrai
00:48:54dans quelques semaines
00:48:55maintenant
00:48:55dans votre territoire
00:48:57et à Mayotte
00:48:57d'abord en effet
00:48:58pour pouvoir rencontrer
00:48:59les agents pénitentiaires
00:49:00qui font un métier
00:49:01extrêmement difficile
00:49:01le directeur
00:49:02de l'administration pénitentiaire
00:49:03est allé
00:49:04à ma demande
00:49:04voilà deux mois
00:49:05et j'aurai des annonces
00:49:06à faire
00:49:07tant en immobilier judiciaire
00:49:09mais aussi en changement
00:49:09pour lutter
00:49:10contre la surpopulation carcérale
00:49:12vous avez vu mes récentes
00:49:13annonces
00:49:13de numérosus clausus
00:49:14et deuxièmement
00:49:15pour annoncer
00:49:16le renfort supplémentaire
00:49:17de magistrats
00:49:17à la Réunion
00:49:18et à un nouveau tribunal
00:49:19de proximité
00:49:20à Saint-Benoît
00:49:21me semble-t-il
00:49:21dont nous avons posé
00:49:22la première pierre
00:49:23dire madame la députée
00:49:26que nous avons
00:49:27évidemment besoin
00:49:28d'un budget
00:49:28parce que pour avoir
00:49:30ces renforts de magistrats
00:49:31ces renforts de greffiers
00:49:32ces renforts de fonctionnaires
00:49:33il faut un budget
00:49:33pour l'instant
00:49:34les concours sont ouverts
00:49:35mais ne pouvons pas recruter
00:49:36je sais que l'assemblée
00:49:38nous aidera
00:49:38et aidera notre justice
00:49:39à connaître
00:49:40la création de 1600 emplois
00:49:41rien que pour l'année
00:49:432026
00:49:44dans le budget
00:49:44que nous a autorisé
00:49:45monsieur le Premier ministre
00:49:46merci beaucoup
00:49:48monsieur le ministre
00:49:48de la justice
00:49:50la parole est à présent
00:49:52monsieur Elie Califert
00:49:53pour le groupe socialiste
00:49:54merci madame la présidente
00:50:01ma question s'adresse
00:50:02à madame la ministre
00:50:03de la santé
00:50:04madame la ministre
00:50:05le 3 décembre
00:50:07le psychiatre
00:50:08Jean-Michel Gall
00:50:09a été poignardé
00:50:10par son patient
00:50:11en pleine consultation
00:50:13cet assassinat
00:50:15vient nous rappeler
00:50:16que la situation
00:50:17de la santé mentale
00:50:18en Guadeloupe
00:50:18est très préoccupante
00:50:20et même plus
00:50:21de nombreux rapports
00:50:23soulignent l'urgence
00:50:24d'agir pour améliorer
00:50:26l'accès aux soins psychiatriques
00:50:27et renforcer
00:50:28les équipes de santé mentale
00:50:29en Guadeloupe
00:50:31selon l'enquête
00:50:32de santé européenne
00:50:34de 2019
00:50:3516% de la population
00:50:37présente
00:50:37un symptôme
00:50:39de dépression
00:50:39le rapport
00:50:41de la défenseur
00:50:41des droits
00:50:42sur la santé mentale
00:50:43en Guadeloupe
00:50:43montre qu'il y a
00:50:45une augmentation
00:50:46de 12%
00:50:47des cas
00:50:48de troubles psychiques
00:50:50l'isolement
00:50:51lors de la pandémie
00:50:52de Covid-19
00:50:53et la dégradation
00:50:54générale
00:50:55de la situation
00:50:55financière
00:50:56des familles
00:50:56a accentué
00:50:58les problèmes
00:50:58de santé mentale
00:50:59avec une augmentation
00:51:01significative
00:51:02des hospitalisations
00:51:03parallèlement
00:51:05on constate
00:51:05que le système
00:51:06de santé mentale
00:51:07est confronté
00:51:08à des défis structurels
00:51:09une insuffisance
00:51:11de structures
00:51:11d'accueil
00:51:12et de médecins
00:51:13une densité
00:51:15de psychiatres
00:51:16deux fois moindre
00:51:16que celle
00:51:17de l'hexagone
00:51:18en effet
00:51:19il y a
00:51:2011 psychiatres
00:51:21pour 5000 habitants
00:51:22dans notre territoire
00:51:24tandis qu'il y a
00:51:26en hexagone
00:51:2722 pour 100 000
00:51:28la précarité
00:51:30et les troubles
00:51:31psychiatriques
00:51:32sont des facteurs
00:51:33d'insécurité
00:51:33supplémentaire
00:51:34dans notre territoire
00:51:35déjà particulièrement
00:51:37touchés
00:51:37par la violence
00:51:38rappelons
00:51:39qu'en 2025
00:51:4052 homicides
00:51:42ont été
00:51:43enregistrés
00:51:44en Guadeloupe
00:51:45ces éléments
00:51:46à eux seuls
00:51:47soulignent
00:51:47l'urgence
00:51:48d'améliorer
00:51:49les soins
00:51:50de santé mentale
00:51:51en Guadeloupe
00:51:52face à cette situation
00:51:54dramatique
00:51:54madame la ministre
00:51:55quelles sont
00:51:56les mesures concrètes
00:51:57que vous entendez
00:51:57mettre en oeuvre
00:51:58pour améliorer
00:51:59l'accès
00:51:59aux soins psychiatriques
00:52:01en Guadeloupe
00:52:01bien sûr
00:52:02quelles sont
00:52:03les réponses
00:52:03que vous comptez
00:52:04vous donner
00:52:04au plan de sécurisation
00:52:06de la prise en charge
00:52:07qui vous a été adressée
00:52:08par le PSM
00:52:09de Guadeloupe
00:52:10il y a urgence
00:52:12madame la ministre
00:52:12merci beaucoup
00:52:17monsieur le député
00:52:18la parole est à madame
00:52:19Stéphanie Riste
00:52:20ministre de la santé
00:52:21merci madame la présidente
00:52:23le drame
00:52:24du décès
00:52:25du docteur
00:52:25le Gall
00:52:25est évidemment
00:52:26un drame
00:52:27et j'ai adressé
00:52:28toutes mes condoléances
00:52:30à ses proches
00:52:31à ses collègues
00:52:32de l'établissement
00:52:33aussi
00:52:33vous posez la question
00:52:35de quelles actions
00:52:36pour la santé mentale
00:52:37en Guadeloupe
00:52:38dont on sait
00:52:39et vous l'avez rappelé
00:52:40pour des raisons
00:52:40historiques
00:52:42de façon structurelle
00:52:43la prévalence
00:52:44de cette pathologie
00:52:46en Guadeloupe
00:52:47ces éléments
00:52:49exercent une pression
00:52:50forte et durable
00:52:51sur les services
00:52:52d'urgence
00:52:53et de psychiatrie
00:52:54dans ce contexte
00:52:56nous agissons
00:52:57avec détermination
00:52:58pour renforcer
00:52:59l'organisation
00:53:00de la prise en charge
00:53:01en santé mentale
00:53:02améliorer les parcours
00:53:03sur l'ensemble
00:53:04du territoire
00:53:05sous l'autorité
00:53:06du préfet de région
00:53:07et du directeur général
00:53:08de l'agence régionale
00:53:10de santé
00:53:10de Guadeloupe
00:53:12des travaux opérationnels
00:53:13sont engagés
00:53:14l'objectif
00:53:15est d'améliorer
00:53:16la coordination
00:53:17entre les acteurs
00:53:18sécuriser
00:53:19comme vous l'avez dit
00:53:20les procédures
00:53:21de prise en charge
00:53:22et optimiser
00:53:22l'organisation
00:53:23du transport sanitaire
00:53:25en particulier
00:53:26dans les situations
00:53:26d'urgence
00:53:27un travail collectif
00:53:29associant l'ensemble
00:53:30des partenaires
00:53:31concernés
00:53:31est conduit
00:53:32pour fluidifier
00:53:33les parcours
00:53:34depuis l'intervention
00:53:35sur la voie publique
00:53:36jusqu'à l'hospitalisation
00:53:39et pour mieux
00:53:40articuler les réponses
00:53:41entre les urgences
00:53:42et la psychiatrie
00:53:43parallèlement
00:53:44une action
00:53:45de fond
00:53:46est menée
00:53:46en direction
00:53:47des publics
00:53:47les plus vulnérables
00:53:49notamment les personnes
00:53:50en situation
00:53:50de grande marginalité
00:53:52déploiement
00:53:53d'équipes mobiles
00:53:54psychiatrie
00:53:55précarité
00:53:55développement de dispositifs
00:53:57d'aller vers
00:53:58création de lits
00:53:59altes soins santé
00:54:00et de lits d'accueil
00:54:01médicalisés
00:54:02et amélioration
00:54:03de l'accès aux soins
00:54:04et à l'hébergement
00:54:05adapté
00:54:06enfin pour préparer
00:54:07l'organisation
00:54:09des urgences
00:54:10du nouveau CHU
00:54:11de Guadeloupe
00:54:12des travaux sont menés
00:54:13sur le projet
00:54:14territorial
00:54:14de santé mentale
00:54:16l'objectif est clair
00:54:17renforcer durablement
00:54:19l'offre de santé mentale
00:54:20et mieux répondre
00:54:21aux besoins
00:54:21de la population
00:54:22guadeloupéenne
00:54:23merci beaucoup
00:54:26madame la ministre
00:54:28vous n'avez plus de temps
00:54:29monsieur le député
00:54:30la parole est à présent
00:54:32à madame Delphine
00:54:33Lingemann
00:54:34pour le groupe
00:54:35démocrate
00:54:35merci
00:54:38merci madame la présidente
00:54:40ma question s'adresse
00:54:41à madame la ministre
00:54:42des comptes publics
00:54:44un pays sans budget
00:54:45c'est un pays
00:54:46fragilisé
00:54:47cette absence de budget
00:54:48ce n'est pas qu'une affaire
00:54:49de technicien
00:54:50c'est aussi une question
00:54:51de stabilité
00:54:53et de confiance
00:54:53parce que derrière
00:54:54un budget
00:54:55il y a la capacité
00:54:56de l'Etat
00:54:56à agir
00:54:57pour notre défense
00:54:58dans un monde
00:54:59qui se durcit
00:55:00pour nos agriculteurs
00:55:01éprouvés par la crise
00:55:02sanitaire
00:55:03et aujourd'hui
00:55:04fragilisés
00:55:05par le Mercosur
00:55:06pour nos entreprises
00:55:07qui ont besoin
00:55:08de visibilité
00:55:08pour investir
00:55:09et pour embaucher
00:55:11et il y a aussi
00:55:12le quotidien
00:55:13sans budget
00:55:14la sécurité
00:55:15et la justice
00:55:15attendent
00:55:16avec des recrutements
00:55:17suspendus
00:55:18sans budget
00:55:19nos territoires
00:55:20attendent
00:55:21eux aussi
00:55:21avec des dotations
00:55:22aux collectivités
00:55:23locales
00:55:24gelées
00:55:24comme le sont
00:55:25les projets
00:55:26d'infrastructure
00:55:26à l'image
00:55:27de la ligne
00:55:27Clermont-Paris
00:55:28sans budget
00:55:29l'éducation nationale
00:55:31elle aussi attend
00:55:32et des milliers
00:55:33d'étudiants
00:55:33restent dans l'incertitude
00:55:35sur les concours
00:55:36de recrutement
00:55:36d'enseignement
00:55:37madame la ministre
00:55:39plus le temps passe
00:55:40plus la facture augmente
00:55:41et plus la confiance
00:55:43en notre capacité
00:55:45collective
00:55:45à aboutir
00:55:46s'érode
00:55:47avec mon groupe
00:55:48nous avons
00:55:49un cap clair
00:55:50tenir le déficit
00:55:51sous les 5%
00:55:52maîtriser
00:55:53la dépense
00:55:54là où c'est nécessaire
00:55:55trouver des recettes
00:55:57là où c'est juste
00:55:58sans casser
00:55:59ni le pouvoir d'achat
00:56:00ni l'investissement
00:56:01mais pendant que certains
00:56:03cherchent des solutions
00:56:04d'autres alimentent la crise
00:56:05dans une alliance
00:56:06des extrêmes
00:56:06et souvent
00:56:07ils le font ensemble
00:56:08comme la semaine dernière
00:56:10en commission
00:56:10le RN et LFI
00:56:11ont voté
00:56:12main dans la main
00:56:13pour supprimer
00:56:14la dotation
00:56:15aux collectivités locales
00:56:17autrement dit
00:56:19pour fragiliser
00:56:20nos territoires
00:56:21et nourrir
00:56:22le chaos
00:56:22avec mon groupe
00:56:24nous avons choisi
00:56:24la responsabilité
00:56:25et aujourd'hui
00:56:26chacun doit prendre
00:56:28la sienne
00:56:28comme le gouvernement
00:56:30madame la ministre
00:56:31quelle méthode
00:56:32le gouvernement
00:56:32entend-il engager
00:56:34pour donner
00:56:34enfin
00:56:35un budget
00:56:36à la France
00:56:37merci beaucoup
00:56:38madame la députée
00:56:39la parole est à madame
00:56:40Amélie de Montchalin
00:56:41ministre en charge
00:56:42des comptes
00:56:43publicaires
00:56:43merci madame la présidente
00:56:45madame la députée
00:56:46la méthode
00:56:47c'est le compromis
00:56:48la méthode
00:56:49c'est la transparence
00:56:50et la méthode
00:56:51c'est l'état de droit
00:56:52le compromis
00:56:54vous êtes engagé
00:56:55je tiens ici
00:56:55vraiment à remercier
00:56:56tous les groupes politiques
00:56:57qui depuis des semaines
00:56:58et encore
00:56:59dans les derniers jours
00:57:00ont souhaité
00:57:02tout en étant
00:57:02parfois dans l'opposition
00:57:03tout en étant
00:57:05évidemment clair
00:57:05sur le fait qu'il n'y a pas de compromission
00:57:07chercher un accord politique
00:57:09qui résolve
00:57:10les crises
00:57:11qui répondent à l'essentiel
00:57:13qui permettent
00:57:14de réduire le déficit
00:57:14et qui permettent
00:57:15au pays au fond
00:57:16de fonctionner en 2026
00:57:17la méthode
00:57:18c'est la transparence
00:57:19nous faisons les choses
00:57:21ici dans l'hémicycle
00:57:22en commission
00:57:23avec des amendements
00:57:24avec des débats
00:57:25avec des votes
00:57:25je pense que c'était attendu
00:57:27vu la situation politique
00:57:29attendu des français
00:57:30que les choses se fassent
00:57:31au fond
00:57:31au bénéfice de ceux
00:57:33qui s'engagent
00:57:33dans le compromis
00:57:34et puis la méthode
00:57:35c'est l'état de droit
00:57:36c'est de respecter la constitution
00:57:37avec évidemment
00:57:38des outils constitutionnels
00:57:40qu'il nous faut respecter
00:57:41je pense à l'article 40
00:57:42à l'article 45
00:57:43je pense au respect
00:57:44de l'entonnoir
00:57:45et évidemment
00:57:46vous le savez
00:57:46un certain nombre d'outils
00:57:47sont à la main du gouvernement
00:57:48mais ces outils
00:57:49ne remplacent pas
00:57:50un article
00:57:51qui n'existe pas
00:57:52dans la constitution
00:57:53il n'y a pas d'article
00:57:54qui donne la méthode
00:57:55qui donne la recette
00:57:57pour que nous ayons
00:57:58un compromis
00:57:58à part l'engagement
00:57:59en responsabilité
00:58:00de ceux
00:58:01qui comme vous
00:58:01cet après-midi
00:58:02seront là
00:58:03je le sais
00:58:03pour reprendre les débats
00:58:04vous avez parlé
00:58:05des collectivités
00:58:06effectivement
00:58:07nous devons
00:58:08alors que les municipales approchent
00:58:10donner un cadre clair
00:58:11aux candidats
00:58:13aux élections municipales
00:58:14aux maires
00:58:14évidemment
00:58:15aux présidents de départements
00:58:16et aux présidents de région
00:58:17qui s'engagent
00:58:18sur des politiques publiques
00:58:19essentielles
00:58:19c'est pourquoi
00:58:20vous le savez
00:58:21le gouvernement a souhaité
00:58:22que nous commencions
00:58:23et c'est assez inhabituel
00:58:24non pas par la fiscalité
00:58:26mais par le budget
00:58:27des collectivités
00:58:28c'est donc
00:58:28les articles
00:58:29budgétaires
00:58:30puis relatifs
00:58:31à la fiscalité
00:58:31des collectivités
00:58:33qui vont nous permettre
00:58:33de commencer
00:58:34nos travaux à nouveau
00:58:34parce que nous ne tournons pas
00:58:36en rond
00:58:36nous voulons avancer
00:58:37tous les enjeux
00:58:38que vous avez cités
00:58:39sont prioritaires
00:58:40et oui faire des économies
00:58:41et oui répondre aux français
00:58:42ça demande du courage
00:58:43celui de l'action politique
00:58:45concrète
00:58:45ici et maintenant
00:58:46avant des échéances électorales
00:58:48qui arriveront
00:58:49mais ce n'est pas le moment
00:58:49je vous remercie
00:58:50merci beaucoup
00:58:51madame la ministre
00:58:52la parole est à présent
00:58:54madame Joëlle Mélin
00:58:55pour le rassemblement national
00:58:56merci madame la présidente
00:59:00madame la ministre
00:59:02de la santé
00:59:02médecins et agriculteurs
00:59:04manifestent en même temps
00:59:06avec le même cri
00:59:07de ras-le-bol
00:59:08et de détresse
00:59:09ce n'est ni un hasard
00:59:11ni une coïncidence
00:59:12la santé
00:59:13et l'agriculture
00:59:14sont par essence même
00:59:15les deux domaines vitaux
00:59:16pour les français
00:59:17pour cela
00:59:18tous les professionnels
00:59:20ont investi
00:59:20en temps
00:59:21personnel
00:59:22ou familial
00:59:23en études
00:59:24en perfectionnement
00:59:25en investissement
00:59:26dans l'outil de travail
00:59:27parfois au risque
00:59:28de leur santé
00:59:29et pour beaucoup
00:59:30aujourd'hui
00:59:31cela paraît très vain
00:59:32concernant les soignants
00:59:34comme les agriculteurs
00:59:35ils subissent
00:59:36depuis plus de 60 ans
00:59:38un outil
00:59:39économique
00:59:40stupide
00:59:41obsolète
00:59:43et mortifère
00:59:44celui du blocage
00:59:45des prix
00:59:46au nom de la maîtrise
00:59:47médicalisée
00:59:48de 1980
00:59:49les acteurs libéraux
00:59:50comme institutionnels
00:59:52vivent au rythme
00:59:53des recettes
00:59:54disponibles
00:59:54de l'assurance maladie
00:59:55peu à peu
00:59:57au fil des discussions
00:59:58conventionnelles
00:59:58et des lois de sécurité
00:59:59sociale
01:00:00la tutelle a pris
01:00:01les professionnels
01:00:02de santé
01:00:02leur structure
01:00:03et leur avenir
01:00:04comme une variable
01:00:05d'adaptation
01:00:06aujourd'hui
01:00:07on est dans le mur
01:00:08pour beaucoup
01:00:09en particulier
01:00:10les plateaux techniques
01:00:11lourds
01:00:11au bord du gouffre
01:00:12financier
01:00:12et de l'épuisement
01:00:14faute de repreneurs
01:00:15et comme les professionnels
01:00:17de santé
01:00:17rejambent
01:00:18le directeur
01:00:18de la CNAM
01:00:19fort de la loi
01:00:20de financement
01:00:20de la sécurité sociale
01:00:212026
01:00:23menace de bloquer
01:00:24unilatéralement
01:00:24les honoraires
01:00:25sans aucune
01:00:26revalorisation
01:00:26la méthode
01:00:28est insupportable
01:00:29et constitue
01:00:30une mise à mort
01:00:30du système
01:00:31conventionnel
01:00:32et en ce qu'il fixe
01:00:33aussi les honoraires
01:00:34mais au léto
01:00:35de remboursement
01:00:36des malades
01:00:36c'est aussi une atteinte
01:00:38au système de soins
01:00:39cette attitude
01:00:40cache mal
01:00:40les responsabilités
01:00:41de la tutelle
01:00:42en matière budgétaire
01:00:4383 milliards
01:00:45de plafonds
01:00:46d'emprunts
01:00:46cette année
01:00:47pour la cause
01:00:47qui dit mieux
01:00:48un jour
01:00:50madame la ministre
01:00:50vous avez dit
01:00:51je veux que les médecins
01:00:53m'en donnent
01:00:54pour mon argent
01:00:55aujourd'hui
01:00:56oui madame
01:00:57je les ai entendus
01:00:58absolument
01:00:59et aujourd'hui
01:01:00ce sont les soignants
01:01:01et les patients
01:01:02qui vous disent
01:01:03on en veut
01:01:04pour notre argent
01:01:05comment comptez-vous
01:01:06les rassurer
01:01:07merci madame la députée
01:01:09la parole est à madame
01:01:10Stéphanie Riste
01:01:11ministre en charge
01:01:11de la santé
01:01:12merci madame la présidente
01:01:17madame la députée
01:01:18Mélin
01:01:18nous sommes effectivement
01:01:19depuis une semaine
01:01:20face à une grève
01:01:21des médecins
01:01:22une grève qui s'explique
01:01:23je le crois
01:01:24par de grandes raisons
01:01:26la première
01:01:27il s'agit de mesures
01:01:29qui étaient d'ailleurs
01:01:30la plupart initialement
01:01:31dans le texte du budget
01:01:33de la sécurité sociale
01:01:34et avec le travail
01:01:34des parlementaires
01:01:35ces mesures n'existent plus
01:01:37dans le texte du budget
01:01:39de la sécurité sociale
01:01:40au delà de ces mesures
01:01:41il y a aussi un sentiment
01:01:43chez les médecins
01:01:44de stigmatiser
01:01:47un sentiment
01:01:47de mesures successives
01:01:49ces quelques dernières années
01:01:52de ressentiment
01:01:55envers une suradministration
01:01:57qu'on peut d'ailleurs
01:01:57entendre parfois
01:01:59mais au delà
01:02:00des caricatures
01:02:01que vous faites
01:02:02ou des propos
01:02:02que j'aurais tenus
01:02:04ce qu'il faut
01:02:05madame Mélin
01:02:05je tiens à le redire
01:02:07il y a les engagements
01:02:08et les vrais engagements
01:02:09j'ai pu m'engager
01:02:11sur une des mesures
01:02:12que les médecins redoutent
01:02:14qui est la décision unilatérale
01:02:15plutôt que de passer
01:02:17par les négociations
01:02:18conventionnelles
01:02:19cette mesure
01:02:20inscrite
01:02:21dans le budget
01:02:21de la sécurité sociale
01:02:22que vous avez votée
01:02:25permet au gouvernement
01:02:26de prendre
01:02:27cette décision unilatérale
01:02:28j'ai pu
01:02:29m'exprimer
01:02:30très clairement
01:02:31sur le fait
01:02:32que je souhaitais
01:02:33qu'on renforce
01:02:33les négociations conventionnelles
01:02:35c'est la base
01:02:36de notre système
01:02:37de santé
01:02:38et pas du tout
01:02:39de prendre
01:02:39ces décisions
01:02:40de façon unilatérale
01:02:41mais alors que certains
01:02:42alimentent
01:02:44les mouvements
01:02:45de grève
01:02:45pour remonter
01:02:46les uns contre les autres
01:02:47je crois au contraire
01:02:48que nous devons
01:02:48apaiser
01:02:49je le redis
01:02:51ma porte est ouverte
01:02:52et je crois
01:02:52tout à fait possible
01:02:54de travailler
01:02:55ensemble
01:02:56avec les médecins
01:02:57dans les jours
01:02:58mois qui viennent
01:02:59quand ils le souhaiteront
01:03:00mais nous avons avancé
01:03:01parce que ce qu'il compte
01:03:02c'est la santé
01:03:03de nos concitoyens
01:03:04et beaucoup de mesures
01:03:05nous permettent
01:03:08d'avancer
01:03:09avec eux
01:03:09parce que eux aussi
01:03:10ont envie
01:03:11de soigner correctement
01:03:12les concitoyens
01:03:13donc je ne suis pas
01:03:14comme vous le dites
01:03:15désespérée
01:03:17au bord
01:03:17du gouffre
01:03:19je crois vraiment
01:03:20que nous pouvons y arriver
01:03:21et je le souhaite
01:03:22le plus rapidement possible
01:03:23Merci beaucoup
01:03:24Madame la Ministre
01:03:25La parole est à présent
01:03:27à Monsieur Hendrick Davy
01:03:29pour le groupe
01:03:29écologiste et social
01:03:30Merci Madame la Présidente
01:03:32Alors notre système
01:03:34de santé
01:03:34est à bout de souffle
01:03:35Notre groupe
01:03:36n'a cessé
01:03:37de le répéter
01:03:37durant l'examen
01:03:38du projet de loi de finances
01:03:39de la sécurité sociale
01:03:40Madame la Ministre
01:03:41Un tiers de nos concitoyens
01:03:43vivent dans des déserts médicaux
01:03:44et la dette cumulée
01:03:45des hôpitaux
01:03:46atteint 30 milliards d'euros
01:03:47car les tarifs
01:03:48et les dotations
01:03:49ne suivent pas
01:03:50l'augmentation des coûts
01:03:51Ce manque de moyens
01:03:52se traduit par des pertes
01:03:53de chance
01:03:53pour les patients hospitalisés
01:03:54et la multiplication
01:03:55d'incidents graves
01:03:56aux urgences
01:03:57par exemple
01:03:58à Saint-Nazaire
01:03:59Rennes
01:04:00ou Aix-en-Provence
01:04:00rien que la semaine passée
01:04:02Les soignants
01:04:04exigent
01:04:04pour reprendre leurs mots
01:04:05des lits
01:04:06des bras
01:04:07et pas de l'efficience
01:04:09Or les acteurs
01:04:10de la santé
01:04:11nous alertent
01:04:11sur les négociations
01:04:12en cours
01:04:12concernant les tarifications
01:04:13à l'acte
01:04:14Lors du PLFSS
01:04:16par rapport
01:04:17à la copie initiale
01:04:18le gouvernement
01:04:18s'était engagé
01:04:19à augmenter le budget
01:04:20des hôpitaux
01:04:20Tout le monde ici
01:04:21s'en souvient
01:04:22C'est ce que notre assemblée
01:04:23a voté
01:04:24Moins d'un mois plus tard
01:04:25Les négociations
01:04:27entre la ministre
01:04:27de la santé
01:04:28et les hôpitaux
01:04:28nous feront craindre
01:04:29qu'une nouvelle fois
01:04:30ce gouvernement
01:04:31ne tienne pas sa parole
01:04:32Deux alertes
01:04:34nous ont été transmises
01:04:35par les hospitaliers
01:04:35D'une part
01:04:37le gouvernement
01:04:38envisage
01:04:39de ne pas verser
01:04:39100 millions d'euros
01:04:40de dotation
01:04:41Ce gel pénalisera
01:04:42la permanence des soins
01:04:43la revalorisation
01:04:44des astreintes
01:04:45des médecins
01:04:45la pédopsychiatrie
01:04:46ou encore la recherche
01:04:47Plus grave
01:04:48et plus cynique
01:04:49Nous apprenons
01:04:50que l'hypothèse
01:04:51de croissance
01:04:51de l'activité hospitalière
01:04:53proposée par le ministère
01:04:54des comptes publics
01:04:54a été révisée à la hausse
01:04:55Alors c'est technique
01:04:56Mais en fait
01:04:57à enveloppe constante
01:04:58cette surévaluation
01:04:59absolument injustifiée
01:05:01conduira en réalité
01:05:03à un gel
01:05:04des tarifs des actes
01:05:05et à une baisse
01:05:06donc des moyens
01:05:07pour les hôpitaux
01:05:08Alors reporter
01:05:09le déficit
01:05:10de la sécurité sociale
01:05:11sur celui des hôpitaux
01:05:12n'est ni souhaitable
01:05:13ni pérenne
01:05:13Des recrutements
01:05:14et des investissements
01:05:15seront repoussés
01:05:16annulés
01:05:16et la qualité des soins
01:05:17sera dégradée
01:05:18Madame la ministre
01:05:19je vous le demande
01:05:20solennellement
01:05:21respectez votre parole
01:05:22et les votes
01:05:22de l'Assemblée nationale
01:05:23et augmentez le budget
01:05:24des hôpitaux
01:05:25à la hauteur des besoins
01:05:26vous le devez
01:05:27à tous les patients hospitalisés
01:05:28mais aussi à tous les soigneurs
01:05:29mal payés et débordés
01:05:30qui font tenir
01:05:31notre système de santé
01:05:32votre politique d'austérité
01:05:33se traduit concrètement
01:05:34par des tragédies
01:05:35cela doit cesser
01:05:36Madame la ministre
01:05:37Merci Monsieur le député
01:05:38Merci Monsieur le député
01:05:39Merci Madame la présidente
01:05:46Monsieur le député
01:05:47Merci beaucoup
01:05:48pour votre question
01:05:49parce que comme vous l'avez dit
01:05:51il y a une crainte
01:05:52que nous ne respecterions pas
01:05:54notre parole
01:05:54Je peux vous dire
01:05:56Monsieur le député d'avis
01:05:57que suite au vote
01:05:58de ce budget
01:05:59de la sécurité sociale
01:06:00la première fois
01:06:02que je vis ce travail là
01:06:03nous avons
01:06:04une fois que le budget
01:06:06est voté
01:06:07à travailler
01:06:07sur la campagne tarifaire
01:06:09donc les tarifs
01:06:10des hôpitaux
01:06:11ce que nous avons fait
01:06:12dès la fin du vote
01:06:14du budget
01:06:14de la sécurité sociale
01:06:15et c'est un travail
01:06:16qui se fait
01:06:17avec le ministère
01:06:18évidemment
01:06:19du budget
01:06:20et notre ministère
01:06:22de la santé
01:06:22ça veut dire
01:06:23des réunions
01:06:24très très longues
01:06:25beaucoup
01:06:25de nos collaborateurs
01:06:26des services
01:06:27que je tiens à remercier
01:06:29parce que juste
01:06:30avant les fêtes de Noël
01:06:32c'était un vrai gros travail
01:06:34et je peux vous rassurer
01:06:35Monsieur David
01:06:36d'ailleurs
01:06:36nous avons eu
01:06:37les fédérations hospitalières
01:06:39qui pourront
01:06:40je pense
01:06:42vous le confirmer
01:06:43puisque l'engagement
01:06:44que nous avions pris
01:06:45était premièrement
01:06:46qu'il y ait des tarifs
01:06:48au 1er janvier
01:06:49nous avons pu faire
01:06:51la campagne tarifaire
01:06:52début janvier
01:06:53à ce jour
01:06:54les tarifs ont été proposés
01:06:56les tarifs sont stables
01:06:57dans l'engagement
01:07:00qu'on avait pris
01:07:01il était celui-là
01:07:02vous pouvez reprendre
01:07:02toutes mes prises de parole
01:07:04lors du budget
01:07:05de la sécurité sociale
01:07:06les tarifs sont pris
01:07:07il y a eu des discussions
01:07:08sur les volumes
01:07:09puisque vous l'avez dit aussi
01:07:11c'est assez technique
01:07:12mais l'année dernière
01:07:12il y avait des discussions
01:07:13sur des volumes
01:07:14qui n'ont pas été
01:07:15les bons
01:07:16nous avons justement
01:07:17adapté pour que cette année
01:07:18les volumes soient
01:07:20les plus proches
01:07:22de ce qui devrait arriver
01:07:24je crois qu'il y a eu
01:07:25une inquiétude
01:07:26et je le sais
01:07:27il y a eu un communique
01:07:28presse des fédérations
01:07:30au moment où nous avions
01:07:31ces discussions
01:07:31avec Bercy
01:07:32et au moment où c'était
01:07:34dans le travail technique
01:07:36je dirais
01:07:37mais à l'heure d'aujourd'hui
01:07:38je peux vous le dire
01:07:40les engagements
01:07:41du gouvernement
01:07:42qui étaient
01:07:42sur des tarifs
01:07:44stables
01:07:44ensuite
01:07:45sur toutes les mesures
01:07:46nouvelles promises
01:07:48elles sont aussi
01:07:49dans cette campagne tarifaire
01:07:51merci beaucoup
01:07:52madame la ministre
01:07:53la parole est à présent
01:07:54monsieur Eric Ciotti
01:07:55président du groupe UDR
01:07:58merci madame la présidente
01:08:01ma question s'adresse
01:08:02à monsieur le premier ministre
01:08:04il est des moments
01:08:05où le silence
01:08:07n'est plus une prudence
01:08:08mais une faute
01:08:09face à la situation
01:08:11en Iran
01:08:11monsieur le premier ministre
01:08:13la France
01:08:13ne peut rester silencieuse
01:08:15depuis 1979
01:08:17la dictature islamique
01:08:19ne gouverne pas
01:08:21elle enchaîne
01:08:22elle ne conduit pas
01:08:24un peuple
01:08:24elle le brise
01:08:25aujourd'hui
01:08:27elle tue massivement
01:08:282000 victimes
01:08:30seraient déjà à déplorer
01:08:31au coeur de cette oppression
01:08:33la jeunesse
01:08:35et les femmes
01:08:36celles que le régime
01:08:38veut invisibiliser
01:08:39sont devenues
01:08:40le visage du courage
01:08:42celles qui l'humilie
01:08:44qui l'humilie
01:08:44qui l'humilie
01:08:44emprisonne et tue
01:08:46sont devenues
01:08:47le symbole
01:08:48de la liberté
01:08:48nous n'avons pas oublié
01:08:51Masha Amini
01:08:51morte pour quelques mèches
01:08:53de cheveux
01:08:54nous n'avons pas oublié
01:08:56ces femmes
01:08:56qui retirent leur voile
01:08:58au péril de leur vie
01:08:59nous n'avons pas oublié
01:09:01cette femme courageuse
01:09:02qui brûle de sa cigarette
01:09:05la photo
01:09:06de l'ayatollah Khamenei
01:09:08alors à l'extérieur
01:09:11l'Iran des Molas
01:09:12est devenu un facteur
01:09:15majeur de chaos
01:09:16il finance et arme
01:09:18des milices terroristes
01:09:19dont le Hezbollah
01:09:20et le Hamas
01:09:21entretient des guerres
01:09:22au Liban
01:09:23au Yémen
01:09:23il représente
01:09:25une menace
01:09:25nucléaire réelle
01:09:27la France a connu
01:09:28le prix de sa barbarie
01:09:29on se souvient
01:09:31du drakar
01:09:31en 1983
01:09:33on pense
01:09:34à nos militaires
01:09:35morts
01:09:36ce qui se joue
01:09:37aujourd'hui
01:09:38ce n'est pas
01:09:39une revendication
01:09:40c'est le réveil
01:09:41d'une civilisation
01:09:42qui a éclairé
01:09:44l'humanité
01:09:44la France
01:09:46ne peut plus
01:09:46demeurer
01:09:47dans l'ambiguïté
01:09:48aujourd'hui
01:09:49comme je l'ai demandé
01:09:51au président
01:09:52de la république
01:09:52allez-vous
01:09:53oui ou non
01:09:54reconnaître
01:09:55l'opposition iranienne
01:09:56allez-vous
01:09:58exiger
01:09:58de l'Union européenne
01:09:59l'inscription
01:10:00des gardiens
01:10:00de la révolution
01:10:01comme organisation
01:10:02terroriste
01:10:03la clarté
01:10:04n'est pas
01:10:04une provocation
01:10:05elle est une nécessité morale
01:10:07l'histoire nous regarde
01:10:09elle nous jugera
01:10:10merci beaucoup
01:10:11monsieur le président
01:10:12la parole est à
01:10:13monsieur le premier ministre
01:10:15merci beaucoup
01:10:16madame la présidente
01:10:16de l'Assemblée nationale
01:10:17mesdames et messieurs
01:10:18les députés
01:10:19monsieur le président
01:10:19je crois que vous avez
01:10:21raison de dire
01:10:22et je pense que
01:10:23quelles que soient
01:10:23les divergences politiques
01:10:24ici sur ces bancs
01:10:26personne n'a rien oublié
01:10:27et que cette mémoire
01:10:29de l'ensemble du combat
01:10:30que mène le peuple
01:10:31iranien
01:10:31pour sa liberté
01:10:32le respect
01:10:33de ses droits fondamentaux
01:10:36et les aspirations
01:10:37bien naturelles
01:10:38à vivre
01:10:39dans un autre régime politique
01:10:40mérite d'être
01:10:41non seulement salué
01:10:42mais soutenu
01:10:43unanimement
01:10:44sur l'ensemble
01:10:45des bancs
01:10:45ici
01:10:46de l'Assemblée nationale
01:10:47et redire
01:10:47que la république française
01:10:48se tient
01:10:49derrière le peuple iranien
01:10:51deux
01:10:51parler de silence
01:10:52est excessif
01:10:53la voix
01:10:54du ministre de l'Europe
01:10:55et des affaires étrangères
01:10:56a permis
01:10:56je crois
01:10:57de donner déjà
01:10:58plusieurs indications
01:10:59sur ce que nous faisons
01:11:00depuis le début
01:11:01de cette séance
01:11:01soit évidemment
01:11:02à l'échelle nationale
01:11:03soit à l'échelle
01:11:04européenne
01:11:05et d'ailleurs
01:11:06c'était en grande partie
01:11:07dans votre question
01:11:08trois peut-être
01:11:09pour compléter
01:11:10ce que le ministre
01:11:10a dit
01:11:11parce que je pense aussi
01:11:12quelles que soient
01:11:12les divergences d'opinion
01:11:14vous soutiendrez
01:11:15cette approche des choses
01:11:17dans les heures qui viennent
01:11:18nous avons toujours
01:11:20un éminent devoir
01:11:21de protection
01:11:22de la communauté française
01:11:23présente
01:11:24en Iran
01:11:25pratiquement
01:11:26mille citoyens français
01:11:28y vivent
01:11:29et parce que leurs noms
01:11:30n'ont pas encore été cités
01:11:31depuis le début
01:11:32de cette séance
01:11:32de questions
01:11:32au gouvernement
01:11:33et évidemment
01:11:34la question
01:11:35de madame Collaire
01:11:36et de monsieur Paris
01:11:37qui sont encore
01:11:38actuellement
01:11:38à l'ambassade
01:11:39et dont vous savez
01:11:40très bien
01:11:41que la situation
01:11:42reste plus que fragile
01:11:43et préoccupante
01:11:44protection également
01:11:45des intérêts
01:11:46de la France
01:11:46dans la région
01:11:47on ne peut pas ne pas voir
01:11:48que la république
01:11:49islamiste d'Iran
01:11:50a commis des frappes
01:11:51sur une base américaine
01:11:52au Qatar
01:11:53il y a de cela
01:11:53plusieurs mois
01:11:54et que vous l'avez dit
01:11:55en creux
01:11:56dans votre question
01:11:56la question
01:11:57de l'embrasement régional
01:11:58reste une préoccupation
01:11:59absolument majeure
01:12:01pardon donc
01:12:02d'emprunter
01:12:03cette prudence
01:12:04qui n'est pas
01:12:05une prudence
01:12:05inutile
01:12:07mais qui conduit aussi
01:12:08comme dans toute gestion
01:12:09de crise
01:12:10à ne jamais perdre
01:12:11de vue
01:12:11l'essentiel
01:12:12nos valeurs
01:12:13et on les a rappelées
01:12:14mais aussi la protection
01:12:16du peuple français
01:12:17où qu'il soit
01:12:18y compris
01:12:18de la communauté française
01:12:19en Iran
01:12:20merci beaucoup
01:12:22monsieur le premier ministre
01:12:23la parole est à présent
01:12:25à monsieur
01:12:25Emric Caron
01:12:26pour le groupe
01:12:27La France Insoumise
01:12:28merci
01:12:29je vais vous reparler
01:12:31d'un peuple
01:12:32qui indiffère
01:12:33ce gouvernement
01:12:33et qui indiffère
01:12:34d'ailleurs la plus grande
01:12:35partie de cet hémicycle
01:12:36dont on a parfaitement
01:12:37compris
01:12:38on en a la preuve
01:12:39votre départ le prouve
01:12:40dont on a parfaitement
01:12:41compris qu'elle a l'empathie
01:12:42à géométrie variable
01:12:44je vais vous parler
01:12:44du peuple palestinien
01:12:45alors oui je sais
01:12:46ça vous ennuie
01:12:47vous aimeriez bien
01:12:49qu'Israël puisse continuer
01:12:50à tranquillement génocider
01:12:51nettoyer ethniquement
01:12:52assassiné, torturé
01:12:53ou emprisonné
01:12:54sans le moindre motif
01:12:55ça vous ennuie
01:12:56qu'on refuse d'oublier
01:12:57les palestiniens
01:12:58à part ce qu'on ne pas
01:12:58pour vous
01:12:59vous l'avez démontré
01:13:00sans ambiguïté
01:13:01depuis octobre 2023
01:13:02avec un cynisme
01:13:03qui a définitivement
01:13:04jeté la honte
01:13:05et le discrédit
01:13:06sur notre diplomatie
01:13:07mais rassurez-vous
01:13:08je ne vais pas être long
01:13:09je suis limité par le temps
01:13:10je voulais juste
01:13:11vous alerter sur le fait
01:13:12que le cessez-le-feu
01:13:13à Gaza
01:13:13annoncé il y a trois mois
01:13:14n'existe pas
01:13:15et que le génocide continue
01:13:16depuis le 10 octobre dernier
01:13:19450 palestiniens
01:13:21ont été tués
01:13:21à Gaza
01:13:22parmi eux
01:13:22plus de 100 enfants
01:13:23des centaines d'autres
01:13:24enfants ont été blessés
01:13:25par ailleurs
01:13:27Israël continue à tout raser
01:13:282500 bâtiments
01:13:29ont été détruits
01:13:30à Gaza
01:13:30ces trois derniers mois
01:13:31la plupart des Gazaouis
01:13:32vivent sous des tendres
01:13:33dans le froid
01:13:33les enfants sont toujours
01:13:34privés de tout
01:13:35à commencer par l'éducation
01:13:36l'aide humanitaire
01:13:38est largement insuffisante
01:13:39et ça va empirer
01:13:40puisqu'Israël vient de décider
01:13:41de retirer l'accréditation
01:13:42à 37 ONG étrangères
01:13:44la situation sanitaire
01:13:46et médicale
01:13:47est absolument
01:13:48terrifiante
01:13:49près de 20 000 palestiniens
01:13:50sont en attente
01:13:51d'évacuation
01:13:52pour être soignés
01:13:52en dehors de Gaza
01:13:53la France là encore
01:13:54ne fait strictement
01:13:55rien ou presque
01:13:56puisqu'elle n'a accueilli
01:13:58depuis deux ans
01:13:58que 29 enfants
01:14:00Gazaouis
01:14:01blessés ou malades
01:14:01un chiffre absolument
01:14:03dérisoire
01:14:04et en Cisjordanie
01:14:05occupée
01:14:06évidemment
01:14:07de nouvelles colonies
01:14:08illégales
01:14:09viennent d'être programmées
01:14:10alors à vrai dire
01:14:12j'attends aucune réponse
01:14:12de votre part
01:14:13puisque je sais par habitude
01:14:14maintenant
01:14:15que vous hésiterez
01:14:16entre insinuer
01:14:17que ce constat
01:14:19est antisémite
01:14:20ou nous dire
01:14:21que vous dénoncez
01:14:21évidemment
01:14:22les actions d'Israël
01:14:23avec la plus grande
01:14:24fermeté
01:14:25ça va de soi
01:14:25merci beaucoup
01:14:29monsieur le député
01:14:30la parole est à monsieur
01:14:32Jean-Noël Barraud
01:14:33ministre de l'Europe
01:14:34et des Affaires étrangères
01:14:35madame la présidente
01:14:39mesdames et messieurs
01:14:40les députés
01:14:41monsieur le député
01:14:42bon
01:14:42vous avez des indignations
01:14:46sélectives
01:14:46c'est
01:14:48votre problème
01:14:50ça n'est pas le nôtre
01:14:51et je dois vous rappeler
01:14:53monsieur le député
01:14:54qu'il y a
01:14:56à peine quelques semaines
01:14:57c'est la France
01:14:59et ce président
01:15:00ce gouvernement
01:15:01qui a reconnu
01:15:01l'état de Palestine
01:15:02et que nous n'avons
01:15:04aucune difficulté
01:15:05à dénoncer
01:15:06les violations
01:15:06du droit international
01:15:08lorsqu'elles se produisent
01:15:09à Gaza
01:15:09lorsqu'elles se produisent
01:15:10en Cisjordanie
01:15:11lorsqu'elles se produisent
01:15:13en Irak
01:15:14et qu'elles sont
01:15:15le fait des bourreaux
01:15:16des yézidis
01:15:17lorsqu'elles se produisent
01:15:18au Soudan
01:15:19lorsqu'elles se produisent
01:15:20en République démocratique
01:15:21du Congo
01:15:21et nous n'avons
01:15:22évidemment aucune difficulté
01:15:24en tout cas
01:15:24pour l'immense majorité
01:15:26de cet hémicycle
01:15:27à exprimer
01:15:28de tout notre coeur
01:15:29notre solidarité
01:15:30avec le peuple iranien
01:15:33aujourd'hui victime
01:15:34d'une répression sanglante
01:15:35ce qui semble-t-il
01:15:36est hors de votre portée
01:15:38puisque vous n'avez
01:15:39pas le moindre mot
01:15:41pour les victimes
01:15:42de cette répression
01:15:43ceci étant dit
01:15:45puisque vous appelez
01:15:46l'attention
01:15:46du gouvernement
01:15:47et de la représentation
01:15:48nationale sur Gaza
01:15:49et bien il y a un certain
01:15:51nombre d'indignations
01:15:52que oui
01:15:52nous partageons
01:15:53avec vous
01:15:54comme avec d'autres
01:15:55le retrait
01:15:56de leur autorisation
01:15:58d'exercer
01:15:59à plus de 30
01:16:00organisations
01:16:01non gouvernementales
01:16:02a fait l'objet
01:16:03de démarches
01:16:04de la part
01:16:05des autorités françaises
01:16:06et de leurs partenaires
01:16:07européens
01:16:08pour dénoncer
01:16:09ce qui risque
01:16:11d'agréver encore
01:16:12une crise humanitaire
01:16:13qui n'est pas résolue
01:16:14l'autorisation
01:16:15par le gouvernement
01:16:16israélien
01:16:17de 19 colonies
01:16:18nouvelles
01:16:19crée un risque
01:16:20d'annexion
01:16:21de facto
01:16:22de la Cisjordanie
01:16:23qui briserait
01:16:24l'espoir
01:16:25d'un peuple
01:16:26palestinien
01:16:26de pouvoir disposer
01:16:27de son propre
01:16:28état
01:16:29que ce soit
01:16:30sur le plan
01:16:30humanitaire
01:16:31sur le plan
01:16:31de la sécurité
01:16:32à Gaza
01:16:33et sur le plan
01:16:33de sa gouvernance
01:16:34nous restons
01:16:35et resterons
01:16:35pleinement mobilisés
01:16:36merci beaucoup
01:16:38monsieur le ministre
01:16:39il vous reste deux secondes
01:16:39monsieur le député
01:16:41la vérité c'est
01:16:42que vous avez sacrifié
01:16:42le peuple palestinien
01:16:44je vous remercie
01:16:45la séance des questions
01:16:46au gouvernement
01:16:47est terminée
01:16:48la séance est suspendue
01:16:50pour quelques minutes
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