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  • il y a 7 mois
L'ex-présidente du Rassemblement national et 10 autres personnes sont jugées en appel pour l'affaire dite des assistants parlementaires européens à partir de ce mardi après-midi. Marine Le Pen avait été condamnée en première instance en mars 2025 à quatre ans de prison dont deux ferme et à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.

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Transcription
00:00La sortie de Marine Le Pen, mais qui ne dit pas de mots, qui ne prend pas la parole.
00:08Rappelons qu'elle avait été condamnée en première instance à 4 ans d'emprisonnement,
00:12dont 2 fermes sous brassier électronique, 100 000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.
00:18Ça c'était le jugement en première instance.
00:20Oui, et sur l'image que l'on vient de voir, il y a des permanences, la personne à sa droite et Catherine Griset,
00:25qui était entendue lors du premier procès, qui était également prévenue, me semble-t-il,
00:31qui a été l'assistante de Marine Le Pen.
00:33Et l'un des éléments de défense de Marine Le Pen, c'était de dire que cette personne l'assistait,
00:37certes en tant qu'eurodéputée, mais aussi en tant que chef de parti.
00:40Pourquoi est-ce que je précise ce point ? Parce que derrière elle se trouvent ses deux avocats,
00:44ou plutôt son avocat et son avocate, et l'une des différences...
00:47Maitre Bosslu et Maitre Chirac-Conaric.
00:49Absolument, et c'est l'une des différences avec le procès de première instance,
00:52et que cette fois, Marine Le Pen ne compte pas précisément joindre les deux casquettes.
00:57Ce qu'elle avait dit en première instance, elle avait utilisé cet exemple à plusieurs reprises,
01:00notamment dans les médias, en disant « mais quand on essayait de me joindre en contactant Catherine Griset,
01:04était-ce l'eurodéputée ou était-ce la présidente de parti que l'on essayait de joindre ? »
01:07Et vraiment, elle mixait en quelque sorte ces deux casquettes.
01:09Cette fois, elle a deux avocats, l'un pour défendre l'eurodéputée qu'elle était,
01:13qui a embauché une assistante parlementaire,
01:16l'autre pour défendre la présidente de parti qu'elle était aussi alors,
01:20et qui est accusée d'avoir mis en place ce système.
01:23Je propose de retourner au tribunal.
01:25On va retrouver Vincent Van Tinguem et Sophie Dupont, justement,
01:28pour voir ce qui s'est passé lors de cette première journée d'audience.
01:31Alors, quelle a été la stratégie de défense et la tonalité ?
01:37Eh bien, écoutez, ce qu'on peut dire, c'est qu'il y a quand même une légère inflexion
01:41dans la stratégie de défense de Marine Le Pen et de ses coprévenus,
01:43puisqu'elle l'a dit à l'instant après cette longue lecture de l'acte d'accusation,
01:48un peu fastidieuse, un peu rébarbative.
01:50Et puis derrière, la présidente de la Cour d'appel a donné à Marine Le Pen
01:54l'occasion de venir détailler à la barre les raisons de l'appel qu'elle avait formé
01:58sur le premier jugement.
01:59Et Marine Le Pen a fait cette déclaration.
02:01C'est vrai que s'il y a eu un délit qui a été commis,
02:04et aujourd'hui tout le monde semble dire qu'il y a un délit,
02:06je veux bien l'entendre,
02:08mais à l'époque, nous n'avions pas le sentiment d'avoir commis un délit,
02:12que ce soit en 2004, puis en 2009, puis en 2014,
02:15lorsqu'on a embauché des assistants parlementaires
02:17et lorsqu'on a mutualisé leur travail.
02:19Pourquoi c'est une inflexion dans la stratégie de défense ?
02:21Parce que Marine Le Pen semble reconnaître l'évidence
02:24que le dossier a dit en première instance
02:27et les éléments de preuve dont dispose aujourd'hui la Cour,
02:30c'est qu'il y a bien eu un détournement
02:32de la rémunération des fameux assistants parlementaires
02:35au Parlement européen.
02:37Aujourd'hui, c'est une légère inflexion
02:38parce qu'elle semble reconnaître qu'il y a eu un souci,
02:40mais qu'elle n'avait pas l'intention de commettre ce délit.
02:43On verra ce que ça donnera dans les 5 semaines qui suivent désormais,
02:46mais c'est vrai que c'est une légère inflexion
02:48par rapport à ce qu'on a connu, Sophie, lors du premier procès.
02:50Et je préciserai même que cette inflexion,
02:52en fait, elle est le fruit de longs mois de travail
02:54parce que Marine Le Pen, depuis la condamnation le 31 mars,
02:57elle a beaucoup consulté.
02:58Elle a consulté des spécialistes du droit,
03:00certains qu'elle a contactés elle-même,
03:01d'autres qui l'ont contactée suite à sa condamnation.
03:03Et pendant ces longs mois,
03:05il y a eu un noyau qui a travaillé autour de Marine Le Pen,
03:06autour des autres prévenus de Marine Le Pen et de ses avocats.
03:09Et personne ne voulait rien dire de ce qu'il était convenu dans ce noyau.
03:12Et on a un premier aperçu aujourd'hui
03:14avec cette reconnaissance d'un délit,
03:17mais elle va appuyer désormais sur la non-intentionnalité.
03:20Ce qu'on peut aussi remarquer aujourd'hui comme différence
03:22par rapport au procès en premier instant,
03:25c'est que Marine Le Pen,
03:26elle ne s'est pas exprimée au micro des journalistes,
03:28ni à son arrivée, ni à son départ.
03:30Vous venez de le suivre sur BFMTV.
03:32Pas un mot à la presse, pas de déclaration,
03:35alors qu'en première instance, elle s'était exprimée
03:36juste devant la salle d'audience.
03:38Et une petite précision,
03:40pendant le procès en première instance,
03:41il était facile de parler avec Marine Le Pen
03:43à l'intérieur de la salle d'audience,
03:45là où il n'y a pas de caméra.
03:46Elle distignait quelques éléments en off.
03:48Marine Le Pen qui n'a pas voulu non plus parler aux journalistes
03:50à l'intérieur de cette salle d'audience.
03:53Et qui a utilisé une porte dérobée
03:55à l'inverse de l'ensemble des coprévenus
03:57qui l'accompagnent aujourd'hui,
03:58qui a utilisé une petite sortie
04:00pour éviter justement d'être suivie par les caméras.
04:02Pourquoi on parle de ça ?
04:03Ça peut vous apparaître comme de la coulisse,
04:05mais ce qu'il faut bien comprendre,
04:07c'est qu'en première instance,
04:08elle prenait le temps d'arriver,
04:09elle prenait le temps de passer devant les caméras,
04:11de s'arrêter,
04:12de donner jour après jour son sentiment sur le dossier.
04:14Aujourd'hui, elle semble vouloir s'adresser au magistrat
04:17et uniquement au magistrat,
04:18avec comme point d'orgue son audition
04:20qui est attendue la semaine prochaine
04:21et dont elle a déjà brossé les contours aujourd'hui.
04:24Et je peux même ajouter,
04:25parce que les moments où elle prenait la parole
04:27justement face à la presse,
04:28avant chaque début d'audience,
04:30à chacune de ses arrivées,
04:32elle critiquait la partialité de la présidente du tribunal
04:34qu'elle citait nommément.
04:36Là, on a repéré dans le discours de Jordan Bardella,
04:39notamment hier lors de ses voeux à la presse,
04:40un changement aussi d'argumentation face au juge.
04:43Jordan Bardella qui dit qu'il ne veut plus polémiquer.
04:45Donc il y a aussi ce changement d'attitude
04:47qui a relevé beaucoup de points quand même
04:49par rapport au procès en première instance
04:51qui diffèrent dans ce procès en appel
04:52dès cette première journée d'audience.
04:54Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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