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  • il y a 5 semaines
Dans une lettre adressée aux agriculteurs, le Premier ministre, Sébastien Lecornu promet un projet de "loi d'urgence" présenté en mars. Plus de 350 tracteurs ont pris position aux abords de l'Assemblée nationale, à Paris, les agriculteurs en colère assurant qu'ils ne bougeraient pas tant que leurs demandes n'auraient pas été "entendues" par le gouvernement.

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Transcription
00:00Non, là, on est particulièrement en colère, parce que ça fait six mois qu'on est mobilisés, nous, sur la dermatose nodulaire contagieuse.
00:06Enfin, on s'oppose à la stratégie qui est mise en œuvre.
00:08C'est tout le monde de l'élevage qui est en souffrance et qui est en colère et qui se mobilise jusqu'à vendredi.
00:13Nous, on était aussi dans les rues de Paris.
00:15Je me suis fait mettre en garde à vue, d'ailleurs, en pouvoir parler de la forme et de la façon dont il y a un traitement différencié des syndicats.
00:20Mais en tout cas, là, encore une fois, parce que c'est la troisième lettre qui nous adresse le Premier ministre,
00:25encore une fois, il ne fait pas une réponse aux agriculteurs, comme vous le répétez depuis tout à l'heure.
00:30Il fait une réponse à la liste du Père Noël qui a été apportée par la FNSEA.
00:33On ne répond pas aux problématiques de l'élevage, on ne répond pas aux problématiques non plus de revenus.
00:38– Vous êtes en train de dire que le gouvernement a choisi son syndicat, la FNSEA ?
00:42– Bien sûr, non mais sérieusement, en 2024, qu'est-ce qui a fait ressortir la colère des agriculteurs ?
00:47Le revenu et les prix planchers, la régulation, de façon à ce qu'on puisse gagner notre vie à partir de notre production, de nos coûts de production.
00:55Et là, qu'est-ce qu'on fait ? On répond à l'abaissement des normes.
00:58On répond à augmenter la compétitivité.
01:00– C'est aussi une revendication, l'abaissement des normes.
01:02– C'est peut-être une revendication, enfin ce n'est pas le cœur, ce n'est pas une réponse structurelle.
01:05Vous l'aurez compris, la réponse du Premier ministre, ce n'est pas une réponse structurelle à la problématique qui est forte.
01:10– C'est une réponse d'urgence, d'ailleurs, c'est une loi d'urgence.
01:12– C'est surtout une réponse à la demande de la FNSEA, on répond aux céréaliers, à leurs difficultés,
01:17ce qui est une bonne chose, mais ce n'est pas cette réponse-là qu'il faut apporter.
01:19– Sous-titrage Société Radio-Canada
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