00:00Non, là, on est particulièrement en colère, parce que ça fait six mois qu'on est mobilisés, nous, sur la dermatose nodulaire contagieuse.
00:06Enfin, on s'oppose à la stratégie qui est mise en œuvre.
00:08C'est tout le monde de l'élevage qui est en souffrance et qui est en colère et qui se mobilise jusqu'à vendredi.
00:13Nous, on était aussi dans les rues de Paris.
00:15Je me suis fait mettre en garde à vue, d'ailleurs, en pouvoir parler de la forme et de la façon dont il y a un traitement différencié des syndicats.
00:20Mais en tout cas, là, encore une fois, parce que c'est la troisième lettre qui nous adresse le Premier ministre,
00:25encore une fois, il ne fait pas une réponse aux agriculteurs, comme vous le répétez depuis tout à l'heure.
00:30Il fait une réponse à la liste du Père Noël qui a été apportée par la FNSEA.
00:33On ne répond pas aux problématiques de l'élevage, on ne répond pas aux problématiques non plus de revenus.
00:38– Vous êtes en train de dire que le gouvernement a choisi son syndicat, la FNSEA ?
00:42– Bien sûr, non mais sérieusement, en 2024, qu'est-ce qui a fait ressortir la colère des agriculteurs ?
00:47Le revenu et les prix planchers, la régulation, de façon à ce qu'on puisse gagner notre vie à partir de notre production, de nos coûts de production.
00:55Et là, qu'est-ce qu'on fait ? On répond à l'abaissement des normes.
00:58On répond à augmenter la compétitivité.
01:00– C'est aussi une revendication, l'abaissement des normes.
01:02– C'est peut-être une revendication, enfin ce n'est pas le cœur, ce n'est pas une réponse structurelle.
01:05Vous l'aurez compris, la réponse du Premier ministre, ce n'est pas une réponse structurelle à la problématique qui est forte.
01:10– C'est une réponse d'urgence, d'ailleurs, c'est une loi d'urgence.
01:12– C'est surtout une réponse à la demande de la FNSEA, on répond aux céréaliers, à leurs difficultés,
01:17ce qui est une bonne chose, mais ce n'est pas cette réponse-là qu'il faut apporter.
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