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  • il y a 7 mois
Plus de 350 tracteurs ont pris position mardi matin aux abords de l'Assemblée nationale, à Paris, les agriculteurs en colère assurant qu'ils ne bougeraient pas tant que leurs demandes n'auraient pas été "entendues" par le gouvernement.
Depuis début décembre, les manifestations d'agriculteurs se multiplient et les annonces du gouvernement vendredi après des défilés de tracteurs de la Coordination rurale puis de la Confédération paysanne dans la capitale n'ont pas suffi à calmer la colère.

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Transcription
00:00On va parler plutôt de la crise agricole, me dit-on.
00:02On va prendre la direction de l'Assemblée nationale.
00:05La ministre de l'Agriculture est en train de s'exprimer.
00:07Qui avance, mais il y a besoin d'aller beaucoup plus loin.
00:11Il y a besoin d'aller beaucoup plus loin.
00:12On entend qu'il y a 300 millions d'euros qui ont été débloqués, etc.
00:16Maintenant, nous, on a quand même besoin d'un peu plus que ça et un peu plus qu'un chèque.
00:20On a besoin de mesures qui soient structurantes.
00:23On a besoin de choses qui nous donnent un cap, une vision de l'agriculture telle que nous on le demande.
00:28On a besoin de revoir notre modèle agricole, très clairement.
00:31Et donc, nous, ce matin, on est devant l'Assemblée nationale pour un certain nombre de revendications, au nombre de quatre.
00:37La première étant un moratoire sur tous les sujets hauts, que ce soit qualitatif ou quantitatif.
00:45Et que ces sujets hauts, à un moment donné, on puisse prendre un peu de hauteur.
00:49Parce qu'aujourd'hui, le risque, c'est quand même qu'il y ait 20% de notre surface agricole utile qui passe en non-production.
00:54Donc, en fait, ça, c'est juste pas possible.
00:56On a besoin que ces sujets hauts, ils soient repris dans une loi d'urgence, qui est notre deuxième revendication.
01:02Donc, dans cette loi d'urgence, qui est en effet les moyens de production avec l'eau, mais pas que.
01:07Il y a un certain nombre de sujets qui sont sur la table sur les moyens de production.
01:10Parce qu'aujourd'hui, on a besoin de redonner un cap et des moyens de production à nos filières.
01:14Le troisième sujet, ça va être autour de l'accompagnement.
01:21C'est des mesures très conjoncturelles, mais on a besoin d'un accompagnement sur la trésorerie de nos exploitations.
01:27Parce qu'aujourd'hui, il y a quand même un certain nombre d'agriculteurs qui sont au fond du trou depuis déjà quelques années.
01:32Dans les céréaliers, ça fait trois ans qu'on ne vit plus de notre métier.
01:35Et donc, on a besoin à un moment donné d'avoir un souffle d'air sur la restructuration de la dette de nos exploitations.
01:45Et puis, le dernier sujet, ça va vraiment être autour de la directive nitrate.
01:55Donc, nous, on demande une suspension de cette directive nitrate numéro 7,
01:58qui est aujourd'hui une directive qui est juste incomprise, qui manque de bon sens agronomique dans les exploitations.
02:03Mais même vos administrations ne sont pas capables de l'appliquer.
02:08Ils ne savent pas comment l'appliquer.
02:09Ils ne savent pas nous répondre quand on va les voir.
02:11Donc, en fait, on a aussi besoin d'avoir ce cap.
02:14Moi, je vais laisser la parole aussi à mes collègues.
02:16Mais l'idée, c'est quand même, au-delà de toutes ces revendications,
02:20c'est qu'on puisse savoir ce qu'on veut faire de nous, ni plus ni moins que ce qu'on veut faire de nous.
02:25Qu'est-ce qu'on veut de l'agriculture pour les dix ans à venir ?
02:27Où est-ce qu'on veut nous emmener ?
02:29Moi, je pense aux jeunes.
02:31Il y a Maxime.
02:31On a besoin qu'on donne un cap pour nos jeunes et pour qu'on donne envie à des gens de se lancer en agriculture.
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