00:31L'exécutif a joué la carte de la continuité encadrée, mais la loupe alerte d'emblée.
00:36Il ne suffit pas de changer les ondes pour soigner les maux du Gabon.
00:39Une formule qui résume l'enjeu, car l'architecture de pouvoir demeure lourde, centralisée, procédurale.
00:45Exactement ce qui a paralysé l'action publique de ces dernières décennies.
00:4930 membres pour un pays de moins de 2 millions d'habitants.
00:52Malgré une légère réduction, l'exécutif reste massif.
00:55La loupe pointe. Une contradiction flagrante entre la promesse de réduire le train de vie de l'État et le maintien d'une trentaine de cabinets.
01:02La critique est fondée. Cabinets, véhicules, avantages, logistiques. La charge budgétaire est structurelle.
01:08Or, l'efficacité administrative ne se mesure pas au nombre de portefeuilles, mais à la clarté des responsabilités et à la rapidité des décisions.
01:16Un gouvernement ressorté aurait envoyé un signal fort d'austérité et de performance.
01:20Ce signal n'a pas été donné.
01:23Autre point saillant relevé par la loupe, la persistance des figures de l'ancien système.
01:27Le noyau dur de la transition est maintenu, écrit l'hebdomadaire, rappelant que plusieurs ministres ont reconduit, ont déjà exercé des responsabilités sans résultat tangible dans leur secteur.
01:37Le message de rupture s'en trouve affaibli.
01:39A force de recycler, l'État entretient l'idée que l'échec n'a pas de conséquences politiques.
01:44Or, la Ve République ne peut naître sur l'impunité de l'unefficacité.
01:48La question posée par la loupe est la bonne.
01:50Incompétence des hommes ou l'odeur du système.
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