00:00Effectivement, on est à proximité du terminal 3, il y a une quinzaine de tracteurs qui sont mobilisés juste devant le bâtiment du groupe ADP
00:08pour justement mettre la pression sur le Premier ministre qui reçoit actuellement les syndicats agricoles, la FNSEA.
00:17Et justement, je me trouve avec Jean-Baptiste, vous, vous êtes venu ici pour montrer cette mobilisation, pour mettre la pression aussi sur le Premier ministre.
00:24– Oui, c'est ça. Je pense que notre mouvement, déjà, il n'est pas nouveau. Les Français l'ont compris depuis déjà un moment.
00:30On s'est mobilisés il y a deux ans sur la 4. Depuis ce qui s'est passé sur la 4, il y a des lois qui ont été votées.
00:35Il y a des choses qui se sont passées. Il n'y a quasiment aucun décret qui a été mis en application.
00:39Donc, en fait, on a l'impression de parler un mur. Les Français l'ont compris. Les Français ont envie de faire l'effort, ont envie de manger français, ont envie de nous soutenir.
00:46Et en fait, on n'est pas entendus. Donc, en fait, nous, on demande un truc. Mais un truc, c'est de nous laisser bosser, arrêter de nous emmerder,
00:53arrêter de nous foutre des normes. Il y en a toutes les semaines des nouvelles normes. C'est une catastrophe.
00:58On passe plus de temps au bureau que dans notre acteur. Ça devient insupportable.
01:01– Et là, justement, vous êtes devant le Concorde. Vous vous êtes installé ici précisément parce que vous ne voulez pas que l'agriculture connaisse
01:10le même sort, grosso modo, que l'industrie française.
01:13– Exactement. Alors, Roissy, c'est au-delà d'être un point stratégique en France. C'était un symbole aussi de venir là.
01:19Maintenant, on est là en attendant des décisions de nos représentants syndicaux qui sont reçus à Matignon.
01:24On est, on va dire, sur pause. S'il faut muscler le jeu, on musclera le jeu. Ce n'est pas notre métier, ce n'est pas notre envie.
01:30On n'a pas non plus envie d'emmerder tout le monde. Mais voilà, on le fera s'il faut le faire.
01:33Maintenant, si on s'est mis là, c'est tout à fait ça, c'est symbolique. C'est à l'image de l'industrie française qui s'est cassée la gueule
01:41à cause des gouvernements successifs. Mais l'agriculture prend le même chemin.
01:45À une petite différence près, c'est que l'agriculture, on ne peut pas la délocaliser.
01:50Nous, moi, mon méchant, ma ferme, je ne peux pas la mettre dans une boîte et l'emmener ailleurs et faire mon métier ailleurs.
01:54Donc moi, tous les bâtons qu'on me met dans les roues, là, on n'arrivera plus à s'en relever.
02:01On nous fout par-dessus ça. Donc il y a les normes européennes qui veulent laver blanc.
02:05Il y a le gouvernement français qui veut laver plus blanc que blanc.
02:08Donc ça devient infaisable. On n'est plus concurrentiel. Au niveau social, c'est pareil.
02:14Et en plus, on se prend un Mercosur dans la gueule. C'est insoutenable. On n'en peut plus.
02:17Voilà, vous l'avez bien compris. Merci beaucoup.
02:21C'est un moyen, justement, de mettre la pression sur le Premier ministre qui reçoit actuellement
02:25les organisations syndicales agricoles, justement, avec cette quinzaine de tracteurs
02:31qui sont présents ici à Charles de Gaulle pour montrer, justement, cette détermination.
02:36Et ils attendent, effectivement, des annonces dans l'après-midi.
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