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  • il y a 7 mois
Pour protester contre la signature à venir du traité de libre échange entre l'UE et le Mercosur, mais aussi pour réclamer plus de simplification administrative dans leur quotidien, des centaines de tracteurs d'agriculteurs en colère manifestent ce mardi 13 janvier dans la capitale.

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Transcription
00:00Effectivement, on est à proximité du terminal 3, il y a une quinzaine de tracteurs qui sont mobilisés juste devant le bâtiment du groupe ADP
00:08pour justement mettre la pression sur le Premier ministre qui reçoit actuellement les syndicats agricoles, la FNSEA.
00:17Et justement, je me trouve avec Jean-Baptiste, vous, vous êtes venu ici pour montrer cette mobilisation, pour mettre la pression aussi sur le Premier ministre.
00:24– Oui, c'est ça. Je pense que notre mouvement, déjà, il n'est pas nouveau. Les Français l'ont compris depuis déjà un moment.
00:30On s'est mobilisés il y a deux ans sur la 4. Depuis ce qui s'est passé sur la 4, il y a des lois qui ont été votées.
00:35Il y a des choses qui se sont passées. Il n'y a quasiment aucun décret qui a été mis en application.
00:39Donc, en fait, on a l'impression de parler un mur. Les Français l'ont compris. Les Français ont envie de faire l'effort, ont envie de manger français, ont envie de nous soutenir.
00:46Et en fait, on n'est pas entendus. Donc, en fait, nous, on demande un truc. Mais un truc, c'est de nous laisser bosser, arrêter de nous emmerder,
00:53arrêter de nous foutre des normes. Il y en a toutes les semaines des nouvelles normes. C'est une catastrophe.
00:58On passe plus de temps au bureau que dans notre acteur. Ça devient insupportable.
01:01– Et là, justement, vous êtes devant le Concorde. Vous vous êtes installé ici précisément parce que vous ne voulez pas que l'agriculture connaisse
01:10le même sort, grosso modo, que l'industrie française.
01:13– Exactement. Alors, Roissy, c'est au-delà d'être un point stratégique en France. C'était un symbole aussi de venir là.
01:19Maintenant, on est là en attendant des décisions de nos représentants syndicaux qui sont reçus à Matignon.
01:24On est, on va dire, sur pause. S'il faut muscler le jeu, on musclera le jeu. Ce n'est pas notre métier, ce n'est pas notre envie.
01:30On n'a pas non plus envie d'emmerder tout le monde. Mais voilà, on le fera s'il faut le faire.
01:33Maintenant, si on s'est mis là, c'est tout à fait ça, c'est symbolique. C'est à l'image de l'industrie française qui s'est cassée la gueule
01:41à cause des gouvernements successifs. Mais l'agriculture prend le même chemin.
01:45À une petite différence près, c'est que l'agriculture, on ne peut pas la délocaliser.
01:50Nous, moi, mon méchant, ma ferme, je ne peux pas la mettre dans une boîte et l'emmener ailleurs et faire mon métier ailleurs.
01:54Donc moi, tous les bâtons qu'on me met dans les roues, là, on n'arrivera plus à s'en relever.
02:01On nous fout par-dessus ça. Donc il y a les normes européennes qui veulent laver blanc.
02:05Il y a le gouvernement français qui veut laver plus blanc que blanc.
02:08Donc ça devient infaisable. On n'est plus concurrentiel. Au niveau social, c'est pareil.
02:14Et en plus, on se prend un Mercosur dans la gueule. C'est insoutenable. On n'en peut plus.
02:17Voilà, vous l'avez bien compris. Merci beaucoup.
02:21C'est un moyen, justement, de mettre la pression sur le Premier ministre qui reçoit actuellement
02:25les organisations syndicales agricoles, justement, avec cette quinzaine de tracteurs
02:31qui sont présents ici à Charles de Gaulle pour montrer, justement, cette détermination.
02:36Et ils attendent, effectivement, des annonces dans l'après-midi.
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