00:00Je voudrais d'abord avoir un nom pour ceux qui, de manière incognito, partout,
00:06continuent à se mobiliser sur le territoire, que ce soit dans les ports, que ce soit dans les départements.
00:12Et cette action qui concerne tous les territoires, elle a un but.
00:17Elle a un but. C'est de dire que les agriculteurs et les agricultrices de ce pays
00:21ne peuvent pas rester dans la situation dans laquelle nous sommes.
00:26Ça n'est pas possible.
00:27La deuxième chose, après vous avoir remercié, parce que je sais que certains viennent de loin,
00:32se sont levés tôt ou même sont partis hier soir,
00:35et je me réjouis que tout le monde soit arrivé en sécurité,
00:38c'est que ce déplacement, il doit porter du fruit.
00:42Et moi, je me réjouis, Démien, que tu ailles à Matignon,
00:44alors même si je pense que le Premier ministre sera plutôt derrière nous
00:47parce que c'est des questions d'actualité du gouvernement,
00:49en tout cas, à Matignon, il y a des gens qui doivent entendre ce que le monde agricole a à dire
00:54et faire en sorte que les choses évoluent.
00:57Alors vous savez, il y a deux sujets au moment où on se parle.
01:00Le premier, c'est Bruxelles.
01:02Et je l'ai déjà dit, à Bruxelles, la France est de moins au moins audible.
01:08Mais pour ce qui nous concerne, et pour ce qui concerne les sujets bruxellois,
01:11vous le savez, nous serons la semaine prochaine à Strasbourg,
01:14parce que le combat n'est pas fini.
01:15Évidemment, pour sensibiliser les eurodéputés,
01:19parce que la semaine prochaine, mardi, à Strasbourg, c'est l'objectif.
01:23Mais nous avons d'autres objectifs européens.
01:25Évidemment, la protection de l'espace européen.
01:28Et quand vous voyez aujourd'hui ce que font les Russes,
01:30ce que font les Chinois, ce que font les Américains,
01:33cette Europe qui ne sait pas où elle va
01:35et qui ne protège pas la production sur son territoire est coupable.
01:39Il y aura le Mercosur, il y aura le prix,
01:41il y aura tout ce qui nous pourrit la vie au quotidien.
01:45Mais aujourd'hui, parce que nous sommes à Paris,
01:47l'objectif, c'est ce qui se passe derrière nous.
01:50C'est d'abord d'obtenir un budget pour apporter des réponses,
01:54même si, encore une fois, les montants annoncés ne sont pas à la hauteur.
01:57Et j'ai eu l'occasion de le dire, et je veux le redire devant vous.
02:01La situation ne pourra être résolue pour ce que nous demandons depuis plus de deux ans,
02:05c'est-à-dire un changement de logiciel
02:07qui valorise la production,
02:09qui valorise ceux qui se lèvent tôt,
02:11qui entreprennent, qui acceptent de prendre des risques.
02:14Ce changement de logiciel,
02:15ce sera la présidentielle dans un peu plus d'un an.
02:18Ce sera la présidentielle dans laquelle
02:20il nous faudra dire clairement si oui ou non,
02:23on rompt avec ce qui nous mine
02:25depuis des dizaines d'années
02:26et qui fait que la France est condamnée
02:29au déclassement. Je parle de la France agricole.
02:31Et qu'évidemment, nous le refusons.
02:33Mais derrière nous, dans les prochaines heures,
02:36dans les prochains jours,
02:37nous avons besoin, quelle que soit l'obédience politique,
02:39que des réponses soient apportées.
02:41Évidemment, vous venez du Grand Bassin Parisien,
02:43mais je n'oublie pas la viticulture,
02:46je n'oublie pas toutes les productions.
02:47Dans le bassin parisien,
02:48il y a de l'élevage,
02:49il y a des productions spécialisées,
02:50il y a évidemment des grandes cultures.
02:52Et à tous, il faut des réponses.
02:54Il faut aussi des réponses qui ne coûtent pas un centime.
02:56Nous avons demandé, il y a quelques jours, une loi.
02:59Cette loi, nous en avons besoin.
03:01Parce qu'à bien des égards, aujourd'hui,
03:03tout se passe dans les prétoires.
03:05Et que le politique a perdu une partie
03:07de ce qui doit faire son pouvoir.
03:09Et je le dis, dans le respect, évidemment,
03:11de l'institution judiciaire et de la séparation des pouvoirs,
03:14nous avons besoin
03:15qu'aujourd'hui, le politique redonne la direction.
03:18Et ce rendez-vous, ce sera à l'élection présidentielle.
03:21Mais en attendant,
03:22parce que la situation ne veut pas attendre,
03:25nous avons besoin de solutions.
03:26pour ceux qui ne savent pas économiquement
03:28comment ils vont arriver jusqu'au mois de juin.
03:31Pour ceux qui s'interrogent
03:32quand ils achètent de l'azote
03:33et qu'on leur parle du MACF,
03:35sur lequel on nous parle de rétroactivité.
03:37L'azote, c'est maintenant.
03:39Les épandages, c'est dans un mois
03:41ou un mois et demi.
03:42Et donc, il ne faut pas attendre.
03:44Voilà la réalité entre la ferme
03:46et ceux qui nous parlent de rétroactivité
03:48et qui ne savent pas comment ça se passe.
03:49Merci.
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