Figure emblématique de la Ligue 1 sur Canal+, et entraîné par Courbis, Laurent Paganelli s'est confié au micro de Rothen s'enflamme sur RMC, après le décès de Rolland Courbis ce lundi 12 janvier 2026.
00:00Alors accueillons Laurent Paganelli, consultant Canal+, qui a bien connu Roland Courbis à l'époque de Toulon.
00:06Salut Laurent !
00:07Salut les gars, salut les gars, c'est un plaisir de partager ce moment avec vous.
00:10Je sais qu'ils vous aimaient bien tous les quatre, donc ça me fait vraiment plaisir.
00:14Merci.
00:14Et écoute, il y en a un cinquième qu'il aimait bien aussi, c'est toi, donc merci de participer à l'émission, à cet hommage.
00:21Pour Roland, on te laisse raconter un petit peu, déjà, comment t'as vécu la nouvelle, j'imagine, une énorme tristesse.
00:28Écoute, ça m'a fait triste, mais tu sais, à un moment, je comprends ce que je vais dire, parce que je suis complètement taré,
00:35mais je me suis dit, putain, il doit d'erreur aux impôts, il a fait croire qu'il est mort, il est parti au Venezuela, il s'est fait refaire le visage.
00:40Tu vois, je me suis dit, une connerie comme ça, j'ai dit, on est capable, lui seul, on est capable, je me suis dit, va le faire.
00:46Et bien sûr, c'était pour passer la douleur, mais j'ai vécu ça, c'est un peu une partie de moi.
00:51Pas qu'il s'en va, parce que ça reste toujours là.
00:52Quand il a vécu Roland, tous nous l'avons vécu, on connaît Roland, et on sait qu'il est toujours là, il est toujours là,
00:58et puis il nous a tous apporté quelque chose, quoi.
01:00Notre personnage, sa joie de vivre, sa passion, et que ce soit toutes ses passions, parce qu'il en avait, il avait les femmes, bien sûr, il avait le jeu, bien sûr,
01:10et tout ça, il le vivait à fond, voilà, c'était un courbiste, c'était un deux-part-dieu, c'était un écolaine,
01:15c'était des gens qu'on aime, quoi, que des gens qu'on aime, quoi, qu'on puisse dire, les gens l'aimaient, quoi, les gens l'aimaient, c'est ça qui était important.
01:21— Paga, raconte-nous les causeries mythiques, parce que t'étais tellement fan, et ça te faisait tellement rire,
01:25que tu les enregistrais pour les rediffuser en famille le soir, quoi, c'était fou.
01:29— C'est vrai, c'est vrai, c'est vrai, parce que j'adorais ces causeries, et elles étaient exceptionnelles, je le dis vraiment, elles étaient exceptionnelles,
01:37j'avais l'impression, pendant la causerie, que c'était le plus grand joueur du monde,
01:40t'avais l'impression, quand tu jouais en D4, que tu jouais le Real Madrid, qu'ils étaient moins bons que toi,
01:45et Roland, il avait une approche à lui tout seul, à lui tout seul,
01:48et c'est vrai que j'avais trouvé un petit enregistreur, et j'enregistrais,
01:53et le soir, je me l'ai passé, je me l'aurai passé, j'étais avec ma femme,
01:56et j'étais avec ma famille, les proches, et on écoutait ça,
01:59comme du Rémy, et tout cette, voilà, toute cette goye qu'on aimait chez lui,
02:05et il y avait, je reviens sur Pagnole, il y avait chez lui du vrai Pagnole,
02:09c'est-à-dire, il y avait de l'affection, il y avait de la volonté, il y avait de la passion,
02:14il y avait tout dans ses rapports, dans tout ce qu'il pouvait nous dire,
02:19tu vois, ça nous portait, ça nous emmenait, je disais toujours,
02:21on pouvait monter sur la lune sans oxygène avec lui, quoi,
02:26on n'était pas à tout lui donner, quand il nous faisait ses causeries,
02:28on n'était pas à tout lui donner, quoi.
02:30Tu ne rappelles pas, quand il éteignait la lumière pendant deux minutes,
02:33pendant trois minutes, quoi, ça déconne, on était là dans ce vestiaire.
02:37Dans le vestiaire ?
02:38Ouais, dans le vestiaire, avant le noir, ça me déconneit,
02:40tu te rappelles ?
02:41Et pourquoi faire ?
02:42Et pourquoi il éteignait la lumière ?
02:44Pour les motiver, on était dans le noir, ça me déconneit,
02:49moi, j'aurais peur avec Pascal.
02:51À Sochaux, à Brest, ouais.
02:53Mais la première fois que je suis arrivé à Toulon, moi,
02:55je suis arrivé, il y avait deux fils, là, deux feuilles,
02:58je me dis, pourquoi il y a deux fils de paix ?
03:00Deux fils, pour le déplacement,
03:02elle me dit, il y a la tienne et un sel pour ta femme,
03:04si ta femme, elle rentre à 6h du matin,
03:07et la tienne, tu vois, il te faisait une à minuit
03:10et une à 6h du matin, quoi.
03:12C'était du Roland Courbise.
03:14Incroyable.
03:15Moi, j'en ai une comme ça sur ces discussions d'avant-match et tout ça,
03:19ces causeries.
03:20Je me rappelle, on était à Bordeaux dans le vestiaire,
03:21et puis Roland, quand il parlait, il y avait la chemise,
03:24il y avait la chemise toujours un peu plus ouverte,
03:26et avec les chaînes et tout,
03:28et tellement il devenait tout rouge, il s'énervait,
03:30et puis il y avait toujours une petite table au milieu
03:32où il y avait les bouteilles opposées,
03:35il tape fort sur la table et tout ça.
03:37Et à un moment, il y a un calme,
03:39et là, t'entends un P.
03:42T'entends.
03:43Et là, tout le monde se retourne,
03:45et c'est Zizou qui fait un P.
03:48Mais tu le crois, je te le jure.
03:49Non.
03:50Mais je te jure.
03:51Mais incroyable.
03:52Mais imagine déjà Zizou,
03:54comment il est réservé et timide.
03:55Imagine à l'époque.
03:56C'est incroyable.
03:56Et là, je ne sais pas ce qu'il s'est passé,
03:58il a dû vouloir faire un petit P à un ventre,
04:01et c'est sorti plus fort que le truc.
04:05Et là, le calme,
04:06et tout le monde se retourne sur Zizou,
04:08parce que tu vois,
04:08Roland pareil,
04:11et là, t'as Roland qui était rouge comme une écrivice,
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