00:00Eric, racontez-nous comment vous avez vécu le relais depuis le bord de piste pendant l'échauffement.
00:05Vous avez déjà dû passer par quelques émotions, quelques interrogations.
00:09Moi j'étais devant la télé, devant la chaîne de l'équipe en train de regarder la course au début du relais.
00:14C'est sûr qu'il y a des moments qui sont plus difficiles et c'est toujours frustrant pour son coéquipier qui est sur le tapis.
00:20On sait à quel point ça peut être dur de louper des balles, de ne pas trop savoir ce qui se passe.
00:25C'est vite arrivé, ça m'est arrivé il n'y a pas si longtemps, il y a un jour.
00:28Là-dessus, je sais que c'est dur et je pensais à Emile et je me suis dit que ça doit être un moment qui doit vraiment être désagréable.
00:36C'est comme ça, je reste focus sur ma course.
00:38Je sais qu'en biathlon, il y a plein d'opportunités et il y en a encore eu d'ailleurs, encore aujourd'hui.
00:44Il a fallu les prendre, Quentin a fait une très belle course derrière et je pense que c'est une course correcte qui permet de bien nous placer.
00:50Quentin vous donne l'opportunité de jouer le podium, voire avoir la gagne.
00:53Vous partez avec 18 secondes d'écart, il n'y a pas le choix, il faut attaquer fort.
00:58Pour pouvoir respirer et donc reprendre du temps.
01:00Oui, c'est ce que j'ai essayé de faire.
01:03Je sentis que les jambes répondaient moins bien qu'hier malheureusement.
01:06Donc c'était un peu dur de trouver le bon rythme.
01:09Pour autant, j'ai rattrapé beaucoup de temps au début et ça m'a permis de revenir dans la bataille.
01:13Maintenant, un peu trop de phototir, les jambes mains un poil lourdes et ça ne passe pas loin pour la gagne.
01:19Mais il en manquait encore un peu.
01:20Il y a du plaisir, j'imagine, dans la souffrance du dernier tour parce que c'est face à Kristiansen, peut-être le meilleur finisseur du circuit avec le souffle chaud du Suédois, de l'Italien et de l'Allemand derrière.
01:32C'est compliqué à gérer tactiquement.
01:34Oui, en fait, ce qui est compliqué, c'est quand on sent qu'on n'a pas toutes les cartes en main.
01:40Et aujourd'hui, j'avais moins les cartes qu'hier.
01:41Par exemple, j'ai chanté les jambes lourdes.
01:44Je savais qu'il y avait du beau monde qui arrivait.
01:45Je ne savais pas comment eux, ils étaient physiquement.
01:47Kristiansen n'y a plus reposé hier, par exemple.
01:50Donc, c'était dur pour moi à ce moment-là.
01:52Donc, stratégiquement, j'essaie de faire en sorte que l'équipe soit aussi satisfaite.
01:56C'est-à-dire que je ne vais pas jouer ma carte perso à jouer la gagne absolument et finalement finir quatrième.
02:02Donc, j'essaie de faire le maximum pour assurer une face sur le podium.
02:06Maintenant, comme je le dis, avec les jambes du jour, j'ai eu du mal à faire mieux, malheureusement.
02:13On sait que vous avez beaucoup travaillé le finish, notamment pendant le stage à Antols à l'automne.
02:18L'idée, c'est de faire basculer les choses du beau comté dans la même situation dans quelques semaines.
02:22Bien sûr, et je pense que j'ai encore pris des bons points de repère sur cette course.
02:27Aujourd'hui, ce n'est pas concluant, mais comme je l'ai dit, je sais que dans d'autres conditions,
02:31avec des meilleures jambes, je serais capable de mieux jouer.
02:34Encore une fois, aujourd'hui, je fais de mon mieux, je continue à apprendre avec des bons finishers
02:38et je sais que j'aurai les opportunités dans les bons moments.
02:42Merci Eric.
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