Deuxième du relais d’Oberhof avec l’équipe de France, Éric Perrot a lutté pour la victoire jusqu’à la ligne d’arrivée. À l’issue de la course, le jeune Français est revenu sur des sensations physiques moins bonnes que la veille et sur une gestion tactique rendue délicate par le contexte de course.
00:00Eric, racontez-nous comment vous avez vécu le relais depuis le bord de piste pendant l'échauffement.
00:05Vous avez déjà dû passer par quelques émotions, quelques interrogations.
00:09Moi j'étais devant la télé, devant la chaîne de l'équipe en train de regarder la course au début du relais.
00:14C'est sûr qu'il y a des moments qui sont plus difficiles et c'est toujours frustrant pour son coéquipier qui est sur le tapis.
00:20On sait à quel point ça peut être dur de louper des balles, de ne pas trop savoir ce qui se passe.
00:25C'est vite arrivé, ça m'est arrivé il n'y a pas si longtemps, il y a un jour.
00:28Là-dessus, je sais que c'est dur et je pensais à Emile et je me suis dit que ça doit être un moment qui doit vraiment être désagréable.
00:36C'est comme ça, je reste focus sur ma course.
00:38Je sais qu'en biathlon, il y a plein d'opportunités et il y en a encore eu d'ailleurs, encore aujourd'hui.
00:44Il a fallu les prendre, Quentin a fait une très belle course derrière et je pense que c'est une course correcte qui permet de bien nous placer.
00:50Quentin vous donne l'opportunité de jouer le podium, voire avoir la gagne.
00:53Vous partez avec 18 secondes d'écart, il n'y a pas le choix, il faut attaquer fort.
00:58Pour pouvoir respirer et donc reprendre du temps.
01:00Oui, c'est ce que j'ai essayé de faire.
01:03Je sentis que les jambes répondaient moins bien qu'hier malheureusement.
01:06Donc c'était un peu dur de trouver le bon rythme.
01:09Pour autant, j'ai rattrapé beaucoup de temps au début et ça m'a permis de revenir dans la bataille.
01:13Maintenant, un peu trop de phototir, les jambes mains un poil lourdes et ça ne passe pas loin pour la gagne.
01:19Mais il en manquait encore un peu.
01:20Il y a du plaisir, j'imagine, dans la souffrance du dernier tour parce que c'est face à Kristiansen, peut-être le meilleur finisseur du circuit avec le souffle chaud du Suédois, de l'Italien et de l'Allemand derrière.
01:32C'est compliqué à gérer tactiquement.
01:34Oui, en fait, ce qui est compliqué, c'est quand on sent qu'on n'a pas toutes les cartes en main.
01:40Et aujourd'hui, j'avais moins les cartes qu'hier.
01:41Par exemple, j'ai chanté les jambes lourdes.
01:44Je savais qu'il y avait du beau monde qui arrivait.
01:45Je ne savais pas comment eux, ils étaient physiquement.
01:47Kristiansen n'y a plus reposé hier, par exemple.
01:50Donc, c'était dur pour moi à ce moment-là.
01:52Donc, stratégiquement, j'essaie de faire en sorte que l'équipe soit aussi satisfaite.
01:56C'est-à-dire que je ne vais pas jouer ma carte perso à jouer la gagne absolument et finalement finir quatrième.
02:02Donc, j'essaie de faire le maximum pour assurer une face sur le podium.
02:06Maintenant, comme je le dis, avec les jambes du jour, j'ai eu du mal à faire mieux, malheureusement.
02:13On sait que vous avez beaucoup travaillé le finish, notamment pendant le stage à Antols à l'automne.
02:18L'idée, c'est de faire basculer les choses du beau comté dans la même situation dans quelques semaines.
02:22Bien sûr, et je pense que j'ai encore pris des bons points de repère sur cette course.
02:27Aujourd'hui, ce n'est pas concluant, mais comme je l'ai dit, je sais que dans d'autres conditions,
02:31avec des meilleures jambes, je serais capable de mieux jouer.
02:34Encore une fois, aujourd'hui, je fais de mon mieux, je continue à apprendre avec des bons finishers
02:38et je sais que j'aurai les opportunités dans les bons moments.
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