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- il y a 2 ans
Champion du monde de l'individuel et troisième du classement général, Eric Perrot a confirmé cette saison tous les espoirs qui étaient placés en lui. Le biathlète tricolore était de passage sur le plateau de L4Equipe de choc pour tirer les enseignements d'une saison riche en émotions.
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SportTranscription
00:00Merci Philippe, je l'ai récupéré à la fin.
00:02C'est mon petit jeu préféré, 4 médaillons mondiaux.
00:04Tu es censé les connaître par cœur, celle-ci c'est laquelle ?
00:07Alors il y en a une de l'individuel, la première.
00:09C'est la bonne, donc c'est celle qui compte le plus, je te la redonne.
00:11Merci.
00:12Celle de tout seul. L'autre en or, c'est laquelle ?
00:14Le relais mixte, en équipe.
00:15Ok.
00:16Ça compte aussi mais c'est moins bien qu'en individuel quand même.
00:18Les deux c'est bien, l'équipe c'est important.
00:20On passe dans l'or. L'argent c'est quoi ?
00:22L'argent c'était le relais homme, bien sûr.
00:25Avec les copains.
00:26Un peu moins bien qu'en or mais on prend quand même.
00:28Et en bronze ?
00:29Le crosses, j'avais 14 ans.
00:33C'est la poursuite.
00:36La poursuite homme, tout seul du coup ?
00:38Tout seul.
00:39Donc deux individuels, deux collectifs.
00:41La poursuite de Johannes.
00:42Qu'est-ce que tu préfères en vrai ?
00:44C'est les médailles individuelles tout seul ou avec les copains ?
00:47Les deux c'est important quand même.
00:49Je dirais le relais homme c'est quelque chose qui compte énormément.
00:51C'est notre équipe sur toute l'année.
00:53Donc c'est les copains comme on dit.
00:56C'est bon pour le rugby.
00:57Mais après l'or individuel c'est quelque chose qu'on cherche à atteindre un jour.
01:02Surtout à ton âge.
01:03On revient sur ton palmarès cette saison.
01:05Deuxième saison complète.
01:06Parce que tu avais commencé avant.
01:07Mais une vraie saison en entière avec les grands.
01:0923 ans seulement.
01:10Troisième du général et donc premier français au classement
01:13de victoire en coupe du monde en solo.
01:16Ton plus beau souvenir de cette saison, c'est quoi ?
01:19Tu ne dois en choisir qu'un, tu n'as pas le choix.
01:20C'est dur.
01:21Je vais prendre la première.
01:23Je vais prioriser.
01:26Si ce n'est pas une émission, on va te juger sur le...
01:29C'est vrai, ça c'est bon.
01:30Pour nous c'est que les médailles.
01:31On peut envoyer un papier en tout cas.
01:33J'apprécie, moi je suis plus à l'aise.
01:36Le premier relais homme qu'on avait gagné ensemble.
01:38Parce que ça faisait quand même je ne sais plus combien de temps
01:41qu'on n'avait pas gagné un relais homme.
01:42Donc ça paraît incroyable.
01:44Je mets l'équipe un petit peu avant.
01:45Mais forcément il y a d'énormes souvenirs en individu.
01:48Tu ne me dis pas que c'est ton titre de champion du monde à 23 pieds ?
01:50Tu es allé au summum ?
01:52Non, ce n'est pas ça pour toi ?
01:53La Marseillaise du titre, celle-là, elle est énorme.
01:56Pourquoi ?
01:57À chanter la Marseillaise au sommet du podium,
01:59j'ai l'impression d'être le roi.
02:01C'est vrai que c'est un moment unique carrément.
02:03Tu ne l'as pas déjà fait 500 fois ?
02:04Tu es peut-être un peu jeune.
02:05Je n'ai pas l'impression qu'un athlète en sport
02:07où on chante tout le temps la Marseillaise,
02:08dès que tu gagnes les championnats de France.
02:10Toi, tu l'entends souvent.
02:11Mais sur le podium, à mon avis, ce n'est pas la même chose.
02:13C'est vrai.
02:14On a ce rapport-là comme aux Jeux olympiques.
02:16Aux Jeux olympiques, on entend la Marseillaise 15 fois.
02:18Mais les gens qui sont sur le podium,
02:19croient moins qu'ils n'entendent pas beaucoup.
02:21Ce n'est pas souvent qu'on est vraiment au sommet du podium
02:23et qu'on peut la chanter pour nous.
02:24Le drapeau qui se lève, c'est énorme.
02:26Tu ressors comment d'une saison aussi chargée ?
02:28Il y a eu la Coupe du monde, il y a eu les mondiaux.
02:30Tu es éreinté.
02:31En plus, tu as enchaîné avec les mondiaux,
02:33les Jeux militaires, les championnats de France,
02:35les championnats avec les chefs cuistots.
02:38Tu n'arrêtes pas.
02:39Tu es éreinté ou tu es en pleine forme au repas ?
02:41Non, j'ai le smile.
02:42Tout va bien.
02:43La jeunesse.
02:44Honnêtement, j'aime ce que je fais.
02:46Tant qu'il y a des courses, j'ai envie de courir.
02:49C'est quoi l'objectif, Eric, de la saison prochaine ?
02:51Je me projette déjà parce qu'il y a les Jeux olympiques.
02:54Mais est-ce que tu n'as pas envie d'aller chercher le Gros Globe aussi ?
02:57Je n'ai pas très envie.
02:59Bien sûr que j'ai très envie.
03:02Les Jeux, c'est un énorme objectif parce que c'est tous les 4 ans.
03:04C'est compliqué de l'atteindre dans une carrière.
03:07Tu ne les as jamais faits ?
03:08Je ne les ai jamais faits.
03:09Je les ai vus.
03:10J'étais là à Pékin pour regarder Quentin briller.
03:12Mais c'est sûr que ce sera énorme l'année prochaine.
03:15C'est quand même le gros objectif.
03:17Mais le Globe, en voyant que c'est possible cette année
03:19et que je me rapproche petit à petit, ça donne très envie.
03:21Je pense que les deux sont possibles.
03:23Depuis qu'on te voit un petit peu commencer ta carrière,
03:27j'ai l'impression de l'extérieur que tu coches tes cases,
03:30que tu es dans un programme où ça s'est fait, ça s'est fait, ça s'est fait
03:33et que tu avances comme ça tête baissée
03:35et que rien n'est un aboutissement dans tes médailles, dans ta progression.
03:39Tu vois encore avec une marge de progression et durer encore un moment ?
03:43Je pense honnêtement.
03:44C'est ton projet ?
03:45Oui, c'est le projet en tout cas.
03:46C'est vrai que quand ça marche, j'ai l'impression de cocher les cases en effet.
03:49Mais je sais qu'à des moments, ça marche moins bien,
03:51surtout dans le biathlon, on est vite rappelé à l'ordre.
03:53Donc pour l'instant, je coche et je profite.
03:55Mais en fait, vu que ça arrive très tôt,
03:57j'ai l'impression que, c'est pas que ce n'est pas fait,
03:59mais c'est que ça passe très vite.
04:00J'ai l'impression d'être dans le train pour avoir envie encore
04:02de pouvoir progresser beaucoup.
04:04Donc finalement, je regarde l'objectif d'après et j'enchaîne.
04:07Tu es plutôt content qu'Ioannès arrête en fait ?
04:09Je ne vais pas m'en plaindre.
04:11Justement, il y a une question bateau qu'on pose souvent en foot,
04:14dans les sports courts.
04:15Mais en biathlon, toi, tu as une idole,
04:18tu as quelqu'un sur qui tu t'inspires.
04:20Justement, tu parlais de progression.
04:21Carrément.
04:22C'est vrai que je regardais à la télé aussi le biathlon
04:24parce que moi, ça ne fait pas si longtemps que j'étais jeune,
04:26donc je n'ai plus regardé à la télé.
04:28J'ai regardé Martin.
04:29Forcément, c'était un énorme idole.
04:31J'ai regardé aussi Ioannès.
04:32Et après, rapidement, j'ai pu aller courir avec lui.
04:34Donc ça, c'était vraiment chouette.
04:36Et puis moi, après, c'est des idoles comme Raphaël Poireux
04:38ou bien Dylan.
04:39Je n'avais pas un grand idole que j'avais dans ma chambre,
04:41mais je me fais inspirer en fait par tous les grands sportifs.
04:44Et au-delà du biathlon finalement.
04:45Il y a qui comme sportif du coup, en biathlon ?
04:48Un Teddy Riner, par exemple.
04:49C'est magnifique de voir.
04:50Et surtout dans leur discipline.
04:51Ça ne se passe pas en ski de fond.
04:52Non, ce n'est pas en ski de fond.
04:53C'est terrible.
04:55Teddy ne m'en voudra pas.
04:57Il a plein de meilleurs ski de fond.
04:58En côte, ça doit être divisé.
04:59C'est ça l'image que j'ai de Teddy.
05:00C'était un reportage.
05:01Et il était sur un vélo.
05:02Il y avait son prêtre qui le poussait.
05:04Mais le vélo, limite, on ne le voyait pas.
05:06Franchement, c'était impressionnant.
05:08Les roues étaient ovales.
05:09C'est ça.
05:10Tu parlais d'idole.
05:11Tu ne cites pas Quentin Fillon-Maillet ?
05:13Bien sûr que Quentin.
05:15Ils sont en embrouille.
05:16On t'a dit de ne pas poser la question.
05:17Je vais me faire taper.
05:19Non, mais Quentin, en fait, je le vois comme un coéquipier aujourd'hui.
05:21Parce qu'on s'entraîne ensemble.
05:23Donc bien sûr que…
05:24Je n'ai pas de souvenirs de lui à la télé.
05:26Parce que finalement, quand il a vraiment été bon, j'étais dans son équipe.
05:30Et puis voilà, j'arrivais sur les dernières années quand il a commencé à vraiment être fort.
05:34Je dis ça parce qu'il t'a laissé un petit message quand il est venu lundi en plateau.
05:37C'est gentil.
05:38Regarde.
05:39J'ai regardé ça.
05:40Il y a des jeunes qui viennent…
05:42Insupportables.
05:43Insupportables.
05:44Non, mais ce n'est pas vrai.
05:45On ne peut pas faire notre sport tranquille.
05:48En plus, dimanche, le sportif du dimanche, il y va tranquille.
05:52Pas de pression.
05:53Normalement.
05:55Je suis contente de te voir arriver dans ces patins.
05:57Oui, je sais.
05:58On partage ça.
05:59C'est vraiment cool.
06:00On a partagé la fin de saison ensemble.
06:01Parce qu'on se battait tous les deux pour la troisième place du général.
06:04Il partageait beaucoup plus de retard.
06:06Cinquième, Quentin.
06:07Mais en tout cas, c'était un beau fight avec lui.
06:10Et c'est Eric P qui devient troisième et qui devient premier français.
06:12Oui, Fred, tu lèves la main depuis tout à l'heure.
06:13Oui, parce que j'avais une petite question à te poser.
06:15Oui.
06:16J'ai découvert une discipline qui s'appelle le ski-alpinisme.
06:18Qui va être aux Jeux Olympiques.
06:19Et qui ressemble un peu de loin, de très loin à ton univers.
06:21Oui, il n'y a pas de carabine quand même.
06:22Il y a moins de carabine.
06:23Mais par contre, c'est des efforts très durs.
06:24Et il y a déjà une équipe de France qui est très forte.
06:26Vous, vous êtes absolument incontournable aujourd'hui.
06:28Pourquoi est-ce que dans ce type d'effort,
06:30tu vois, long, comme ça, sur du ski,
06:32par rapport à l'alpin classique où on est plus en difficulté,
06:35comment est-ce que tu expliques que vous soyez aussi fort ?
06:36Comment vous expliquez que cette équipe de France, depuis si longtemps maintenant,
06:39elle est au-dessus du lot ?
06:40Parce qu'on parlait du handball tout à l'heure avec toi.
06:42Une équipe de France qui est très souvent, très régulièrement incroyable.
06:44Vous, vous l'êtes.
06:45Vous l'expliquez par quoi ?
06:46C'est dur à vraiment définir.
06:48Ce qui est sûr, c'est que je pense qu'il y a quand même une culture du ski de fond,
06:51du biathlon en France depuis maintenant longtemps.
06:53Le biathlon, c'est un petit sport de base.
06:55Il a augmenté avec les années.
06:56Aujourd'hui, avec la médiatisation, il explose.
06:58Mais finalement, ça fait vraiment longtemps qu'en fait,
07:01on progresse petit à petit dans ce petit milieu.
07:03Et je pense que c'est cette culture aussi qui pousse.
07:06Les entraîneurs, ils savent nous donner les bonnes billes pour être performants.
07:11C'est un petit peu bizarre, ce secret français,
07:13comparé forcément aux grandes usines comme l'Allemagne ou la Norvège.
07:16Nous, on a l'impression d'être un tout petit comité.
07:19C'est la concurrence à l'intérieur ?
07:20C'est la concurrence ou c'est la camaraderie à l'intérieur ?
07:22C'est la bagarre pour avoir la place ?
07:23C'est forcément les deux.
07:24Mais c'est SMIC qui fonctionne bien aujourd'hui.
07:26On est tous, je pense, des grandes gueules, si je peux dire, dans l'équipe.
07:30On a tous un fort caractère.
07:31Et finalement, c'est ça qui nous pousse aussi à être meilleurs.
07:33Et on arrive quand même à se comprendre pour faire un groupe
07:35et pas que des individualités.
07:37Est-ce qu'à l'intérieur du groupe, justement, tu as le sentiment d'être un leader ?
07:41À 23 ans ?
07:43Je suis toujours le petit jeune quand même.
07:45Mais par contre, un leader sur les résultats, oui forcément,
07:48parce qu'on a un classement général.
07:49Aujourd'hui, c'est facile de dire, lui, il est premier et les autres sont derrière.
07:54Mais finalement, humainement, il n'y a pas forcément de leader.
07:57Je pense que ça fait pas mal d'années qu'on grandit tous ensemble.
08:01Et encore une fois, vu qu'on est plusieurs fortes têtes à tous se faire face,
08:06finalement, il n'y a pas un seul qui sort du lot.
08:08Et je pense que c'est bien comme ça pour le moment.
08:10Tu parlais de la médiatisation du Biathlon où la chaîne d'équipe a joué un rôle important.
08:14On est riches. Grâce à lui, on est riches.
08:16Ce n'est pas toi qui m'intéresse, c'est eux.
08:18Est-ce que vous, vous êtes riches du coup ?
08:20Sans dire aller riche, mais est-ce qu'aujourd'hui, quand on est un athlète de haut niveau,
08:23on gagne bien, très bien sa vie ?
08:25Oui, aujourd'hui, on a de la chance parce que l'IBU, du coup,
08:27aussi avec ses droits télé, peut nous fournir des prises de monnaie sur nos courses.
08:30Nous, on vous paye ?
08:31Exactement. Vous êtes riches peut-être grâce à nous, mais nous, on est riches grâce à vous.
08:35Donc, c'est un vrai échange.
08:37Et aujourd'hui, quand on est très performant, forcément, on peut gagner notre vie.
08:41Ce qui est important, je pense, dans un sport aussi,
08:43c'est que ce ne soient pas que les premiers qui soient riches.
08:45Je pense qu'avec le temps, les partenariats qui se développent autour du sport,
08:48dans le Biathlon, on arrive de plus en plus à vivre de notre sport.
08:51Eric, c'était l'interview classique.
08:53Maintenant, on va passer à l'interview choc.
08:55C'est des petites questions un peu plus rapides qui peuvent piquer parfois.
08:57En général, on se marre bien.
08:58En un jingle ou pas grand-chose ?
08:59En général.
09:00Je l'ai prévenu, là.
09:02Eric Perrault, tu as le double nationalité franco-norvégienne.
09:04On le rappelle, papa français, maman norvégienne.
09:06Tous les deux anciens champions du monde junior.
09:08Tu as vécu là-bas, tu t'es entraîné là-bas.
09:10Donc, on va faire une interview français ou norvégien.
09:12Tu es prêt ?
09:13Allez.
09:14Le niveau du Biathlon actuel ?
09:15Français.
09:16Tout à l'heure, tu disais qu'on est un peu inférieur, complexe.
09:19Non, non.
09:20Historiquement, mais là, non, non, on ne rigole pas.
09:22OK, plus dur.
09:23Le meilleur Biathlète du monde, le gôte ?
09:25Ah, c'est pénible.
09:27C'est sûr que c'est pénible.
09:28J'en ai pris deux au hasard en photo.
09:29Je ne sais pas si tu penses à ça.
09:30Actuellement, c'est Johannes.
09:31Je pense que c'est celui qui est d'actif aujourd'hui.
09:34Devant Martin Fourcade ?
09:35Maintenant, j'ai dit.
09:36Ça sort bien.
09:37Le meilleur spot de Biathlon en Coupe du Monde, français ou norvégien ?
09:41Ah, français.
09:42L'ambiance du Grand Bornand est imbattable.
09:44J'allais dire le Grand Bornand, tout là-haut.
09:46Par contre, le Free Let's Live ou la vie au grand air en norvégien ?
09:49Je ne parle pas de norvégien.
09:50Il paraît que les paysages, c'est le tout.
09:52Allez, on va dire Free Let's Live en norvégien.
09:54C'est des terres magnifiques.
09:56La plus grosse pression, c'est d'être le fils de papa ou le fils de maman ?
09:59Tous les deux champions du monde junior.
10:00Tous les deux grosses carrières, on le rappelle.
10:01Pas de pression.
10:02Ni là, ni là.
10:03Pas de pression.
10:04On te reconnaît plus parce que tu es le fils de papa ou le fils de maman ?
10:06On me reconnaît plus parce que je suis le fils de papa en France.
10:08Et en Norvège, l'inverse ou pas ?
10:10Oui, peut-être un petit peu.
10:13En tout cas, c'est une famille de biathlon globale.
10:15Donc, c'est dur à dire.
10:16Le coût de la vie, français ou norvégien ?
10:18Ah, norvégien.
10:19Ça coûte un peu plus cher là-haut.
10:2115 euros la pinte, par exemple.
10:23Je ne sais pas où tu vas, mais à Paname, tu peux te faire ouvrir gentiment.
10:26Ce n'est pas le débat.
10:27Non, mais incroyable.
10:28À Norvège, c'est hyper cher.
10:30Il y a des soirées de fin de saison qui coûtent cher là-bas.
10:32Il ne faut pas finir là-haut.
10:33Il faut le faire en France.
10:34Pourtant, c'est chaque année là-haut.
10:35Le meilleur hymne ?
10:36Alors, on connaît tous la marseillaise.
10:37Je vous propose un petit extrait de l'hymne norvégien que vous ne connaissez pas.
10:53Un peu inspiré de la marseillaise.
11:00Je vois des têtes sceptiques, mais pour moi, c'est marseillaise.
11:03Aucun débat.
11:04Ah.
11:05Alors, merci.
11:06Tu as dit quoi sur l'hymne norvégien ?
11:07La fraise.
11:08Je ne dirai pas jusque-là.
11:09Les Norvégiens, ils nous regardent.
11:10La plus jolie langue, français ou norvégien ?
11:12Le français, je trouve qu'il est plus détaillé, plus complet.
11:19C'est la langue de Molière.
11:20Voilà.
11:21Non, mais c'est vrai.
11:22En tout cas, je trouve que moi, j'aime bien le français et je pense que c'est plus difficile
11:26à apprendre que le norvégien.
11:27Fais-nous un petit mot, une petite phrase en norvégien.
11:28Je suis champion du monde, je vous adore.
11:29Je pense que c'est plus soft que l'allemand, notamment.
11:30Puisque tu manies bien la langue, les interviews d'après-cours, c'est plus sympa.
11:31C'est avec Tanji Kajwas ou avec Tanji Kajwos ?
11:32Non, je crois que c'est plus soft.
11:33Elle gâte ce qu'elle a, c'est l'impression qu'il me crie dessus.
11:36Moi j'ai envie d'aller me balader avec l'ange qui est pas connu.
11:39Chacun dans la forêt, chacun son ressenti quoi.
11:41Je trouve que c'est quand même plus soft que l'allemand notamment.
11:43Oui, il n'y a pas photo.
11:44Puisque tu manies bien la langue, les interviews d'après course les plus sympas,
11:47c'est avec Tanguy Kerouas ou avec Tani Kergos ?
11:51Non Tanguy, Tanguy c'est notre ami en fin de course.
11:54Ah sympa, on lui passera des messages.
11:56Tes meilleurs potes, français ou norvégien ?
11:58Français, c'est ma team, c'est mes coéquipiers.
12:00Ok.
12:01La nourriture ?
12:02Bon là, il n'y a vraiment aucun débat pour le coup.
12:04Ne déconne pas.
12:05Le cannelle bollère là, le truc à la cannelle.
12:07Il y a 2-3 trucs pas mal, mais la cuisine française est au-dessus du lot.
12:10Je pense que dans beaucoup, beaucoup, beaucoup de pays.
12:12La plus belle tenue, on a des photos des combis,
12:15équipe de France, équipe de Norvège.
12:16Je pense qu'il y a débat.
12:17On la regarde d'abord ?
12:18Il peut y avoir.
12:21Les combis, le blanc rouge, Norvège.
12:22Ça c'est pour les français, si je ne dis pas de bêtises.
12:24C'est toi, bah oui, j'ai pas reconnu.
12:26Oui mais on ne vous reconnaît pas avec tout ça.
12:28Et la Norvège, alors, pas mal hein ?
12:30Parce qu'on est très branché look ici.
12:31Surtout Pierre-Louis, tu le verras à son petit gilet.
12:33Allez, je vais voter Norvège parce que j'aime bien le petit liseré norvégien.
12:36C'est sympa.
12:37Le junior liseré.
12:38Oh ouais.
12:39Petit hommage.
12:40Les meilleures soirées, c'est où ?
12:42En France ou en Norvège ?
12:43Ce n'est pas les mêmes types de soirées.
12:45En Norvège, en général, ils boivent assez rapidement et la soirée, c'est rangé.
12:48À 17h, c'est fini.
12:49Ouais, je ne suis pas le seul à dire ça.
12:51Mais ce n'est jamais nuit surtout.
12:53L'été non, c'est ça.
12:54Mais eux, ils vont se coucher un peu tôt parce qu'ils sont cuits un peu tôt.
12:56Donc, je vais dire français.
12:57Nous, on n'est plus à la cool, le bar et puis après, ça décale tranquillement.
13:00Mon chef me demande vraiment cette question.
13:02Il a très envie de savoir.
13:02Les filles, plutôt françaises ou norvégiennes ?
13:04Alors, ma copine est française, donc je vais voter français, bien évidemment.
13:07Tu n'avais pas le choix en fait.
13:08Tu es le garçon.
13:09Je me permets une dernière.
13:10Le futur vainqueur du Gros Globe, français ou norvégien ?
13:13Je vais dire français.
13:14Voilà, c'est ça qu'on veut.
13:16C'était Éric Peyron.
13:17Il y en a eu un paquet des Globes norvégiens.
13:19C'est bon, il faut changer.