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  • il y a 2 jours
À LA UNE / Donald Trump, le chaos... Et nous ?

Les États-Unis « se détournent progressivement » de certains alliés : dans son discours prononcé devant les ambassadrices et ambassadeurs français, réunis le jeudi 8 janvier à l'Elysée, Emmanuel Macron a souligné « l'impérialisme » et « l'agressivité néocoloniale » auxquels s'apparente l'action de Donald Trump. Cinq jours après l'intervention militaire américaine au Vénézuéla, ayant conduit à l'arrestation du président Nicolas Maduro et de son épouse, le chef de l'État s'alarme face aux grandes puissances qui « s'affranchissent des règles internationales ». Détaillant les orientations de la politique étrangère française pour 2026, Emmanuel Macron en appelle à la fermeté de la France et de l'Europe pour prévenir tout effacement : réduire les dépendances à l'égard des États-Unis et de la Chine, refuser toute « vassalisation » et combattre le « défaitisme » face à une brutalisation croissante des rapports diplomatiques. Alors que Donald Trump, après de nouvelles revendications sur le Groenland, affirme être prêt à recourir à la force militaire, les Européens se disent prêts à « riposter » à toute forme de pression américaine contre un membre de l'Otan, selon le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Dans ce contexte, Emmanuel Macron plaide pour une accélération du « déploiement d'une politique de préférence européenne ». Comment la France peut-elle se positionner dans ce nouvel ordre mondial ?

Invités :
- Gallagher Fenwick, grand reporter,
- Bénédicte Tassart, rédactrice en chef du service international de RTL,
- Nathalie Loiseau, députée européenne « Renew ».

Chroniques :

- « Quelle histoire ! » : De Villepin... De retour ! par Laurent Guimier,
- « Le mot du jour » : AGRICIDE par Mariette Darrigrand.

LA QUESTION QUI FÂCHE / Peut-on encore calmer la colère agricole ?

Bravant les interdictions préfectorales, des centaines d'agriculteurs ont répondu à l'appel de la Coordination rurale ce jeudi 8 janvier et ont fait irruption dans la capitale. Certains convois ont été immobilisés à Porte d'Auteuil, dans l'ouest parisien, mais une vingtaine de tracteurs ont pu contourner les barrages policiers et gagner le centre de Paris. Leur manifestation a culminé devant l'Assemblée nationale, où les agriculteurs ont voulu interpeler directement les élus. Les agriculteurs mettent notamment en cause la gestion sanitaire de l'épidémie de dermatose nodulaire et l'accord entre l'Union européenne et les pays du Mercosur qui pourrait être signé ce lundi 12 janvier. Si la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, dénonce des « actions illégales » à Paris, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, est allée à la rencontre des agriculteurs devant le Palais Bourbon. Accueillie par des sifflets et des insultes, la présidente de l'Assemblée a néanmoins rappelé qu'il était « normal que cette colère s'exprime », après avoir été exfiltrée par la police. Face aux manifestations des agriculte

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Transcription
00:00:00Musique
00:00:00Bonsoir à tous, soyez les bienvenus dans chaque voix compte sur LCP, canal 8.
00:00:28Ensuite, nous sommes ensemble pour une heure de décryptage et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec, pour m'accompagner ce soir, la sémiologue Mariette Darigrand.
00:00:36Bonsoir Mariette.
00:00:37Soir Adeline.
00:00:37Et bonne année à vous, c'est votre première chaque voix compte depuis 2026.
00:00:41Beaucoup aussi.
00:00:42Et bonsoir Laurent Guimier.
00:00:43Bonsoir Adeline.
00:00:43C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir dans chaque voix compte.
00:00:47Le monde selon Trump, l'impérialisme débridé du président américain continue de soulever beaucoup de questions et d'inquiétudes, y compris à Paris.
00:00:55Les Etats-Unis sont une puissance établie mais qui se détourne progressivement de certains de ses alliés et s'affranchit de règles internationales qu'elles promouvaient encore récemment.
00:01:05Et nous subissons une agressivité néocoloniale de certains.
00:01:09Et nous en parlons ce soir avec vous Nathalie Loiseau, bonsoir.
00:01:12Bonsoir.
00:01:13Députée européenne Horizon, vous avez la particularité d'avoir été plusieurs fois au Groenland.
00:01:17Vous nous raconterez votre voyage.
00:01:19Bonsoir Bénédicte Tassar.
00:01:21Bonsoir.
00:01:21Chef du service international de RTL.
00:01:23Merci d'être là aux côtés de Gallagher Fenwick, grand reporter.
00:01:27Bonsoir Gallagher.
00:01:28Bonne année à tous les trois.
00:01:29Meilleur vœu.
00:01:30Merci d'être là à suivre dans Chaque Voix Compte.
00:01:33Il y aura aussi Laurent Guimier bien sûr.
00:01:34Avec quelle histoire.
00:01:35Eh oui, le monde tourne mal.
00:01:36On va beaucoup en parler.
00:01:38Et vous l'avez peut-être remarqué, Dominique de Villepin est partout sur nos écrans à la radio.
00:01:42Je vous raconte comment l'ancien ministre des Affaires étrangères compte bien tirer profit de la situation pour la présidentielle.
00:01:47Dans la deuxième partie de Chaque Voix Compte, l'autre grand titre de l'actualité du jour, le pouvoir sur un fil après le coup de force des agriculteurs qui sont entrés dans Paris avec leur tracteur, Emmanuel Macron vient d'annoncer que la France votrait contre le Mercosur.
00:02:03Est-ce de nature à apaiser la colère ? Eh bien, nous allons établir ce soir le dialogue entre les éleveurs et la représentation nationale.
00:02:10Nous serons avec Cédric Pouget, le trésorier de la coordination rurale, Aurélie Trouvé, députée insoumise de Seine-Saint-Denis et Martin Garagnon, conseiller national du parti Renaissance.
00:02:20Mariette, cette colère agricole, dans cette colère agricole, il y a un mot qui a retenu votre attention aujourd'hui.
00:02:27Oui, c'est le mot agricide. Il vient effectivement de cette colère.
00:02:31Il y a pas mal de mots en cide aujourd'hui, sont radicaux, mais tous n'ont pas la même vie.
00:02:35Certains s'arrêtent. On verra pour agricide.
00:02:37Nous attendons vos réactions ou vos questions à nos invités.
00:02:40Vous pouvez flasher le QR code qui s'affiche ici sur votre écran.
00:02:44Sans oublier bien sûr Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale qui sera présenté tout à l'heure par Marco Pommier.
00:02:48Tiens, on va parler du budget encore.
00:02:51Voilà pour le menu de ce soir. Installez-vous confortablement.
00:02:54Chaque voix compte, c'est parti.
00:03:02L'heure du réveil a-t-elle sonné ?
00:03:04Emmanuel Macron s'est donc exprimé à la mi-journée devant la diplomatie française réunie cinq jours après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro.
00:03:14On s'interrogeait depuis sur la place de l'Europe, la place de la France dans ce nouvel ordre mondial.
00:03:19Le chef de l'État a donc apporté une réponse en faisant l'éloge du multilatéralisme.
00:03:24Deux minutes pour comprendre avec Stéphanie Despierre.
00:03:26C'est un discours en forme d'appel. Appel à ne pas se résigner à l'impuissance. Appel à s'adapter à un monde qui se dérègle.
00:03:40Devant les ambassadeurs réunis à l'Élysée, le président de la République se fait offensif.
00:03:46Six jours après la capture de Nicolas Maduro par Donald Trump, Emmanuel Macron dénonce franchement le nouvel impérialisme et un nouveau colonialisme.
00:03:54Les États-Unis sont une puissance établie mais qui se détourne progressivement de certains de ses alliés et s'affranchit de règles internationales qu'elle promouvait encore récemment.
00:04:03Qu'il s'agisse du commerce, de certains éléments de sécurité ou de certaines enceintes.
00:04:09Et la Chine est une puissance toujours montante qui doit faire le choix de partenariats diversifiés mais qui témoigne d'une agressivité commerciale de plus en plus désinhibée.
00:04:19Face à ces offensives, le chef de l'État exhorte le corps diplomatique à agir pour renforcer l'indépendance de l'Europe à tous les niveaux.
00:04:28Militaire, technologique, commercial. Pour Emmanuel Macron, il y a urgence.
00:04:34Une des priorités européennes pour nous, c'est évidemment la construction du budget d'un budget qui tienne ça en compte.
00:04:40Mais le déploiement d'une politique de protection et de préférence européenne accélérée dans cette année.
00:04:45Mais la priorité numéro un, selon le chef de l'État, reste l'aide à l'Ukraine et le retour de la paix.
00:04:52Bénédicte Tassar et Gallagher, Fenwick, j'ai une première question pour vous deux.
00:04:56D'abord, que retenez-vous de ce discours d'Emmanuel Macron ?
00:05:00Déjà qu'Emmanuel Macron rectifie le tir, qu'après ce qui s'est passé au Venezuela samedi dernier,
00:05:06il a eu une réaction qu'on peut qualifier de très prudente en ne dénonçant pas le viol du droit international par le président des États-Unis.
00:05:16C'est donc chose faite, il a rectifié le tir.
00:05:19Et puis, il y a cette volonté de ne pas être un vassal.
00:05:25Moi, c'est ça que je retiens.
00:05:26Il y a cette volonté, on y va, on se bat, on ne se résigne pas à être un vassal comme le veut le président Trump, le président des États-Unis.
00:05:37Gallagher ?
00:05:38Oui, je pense qu'il y a une formule qui pourrait résumer le gros du message qui est ni vassal ni moral.
00:05:45Il y a cette idée de tracer une voie qui ne soit ni celle de la soumission,
00:05:49qui consisterait en fait à accepter ce qu'il appelle une vassalisation heureuse imposée par des hyperpuissances qui s'affranchissent du droit.
00:05:58C'est une manière de dire concrètement qu'il viole le droit international.
00:06:01Et à l'inverse, de ne pas simplement être en position de commenter, a-t-il dit, ou de se lamenter et donc d'agir.
00:06:07Mais d'agir comment ? En restant respectueux du droit, mais en assumant également notre capacité à nous faire respecter.
00:06:16Et ça, ça veut dire prendre conscience de sa puissance.
00:06:21Et ça veut dire aussi, et c'est le dernier terme sur lequel il a beaucoup insisté,
00:06:25on a entendu beaucoup de mots, règles, mais aussi constance.
00:06:28C'est-à-dire cette idée d'être cohérent sur tous les dossiers
00:06:33et d'être constant dans nos engagements et dans l'application de ces règles,
00:06:39tout en étant prêts à faire emploi de la force lorsqu'il s'agit de faire respecter nos intérêts.
00:06:47Donc pour terminer, il y a en fait deux mains.
00:06:50La main de l'Europe et de la France qui l'a toujours été, qui restera tendue,
00:06:55mais l'autre main qui assume le fait d'être prête à frapper quand il faut se faire respecter.
00:07:00– Nathalie Loiseau, c'est quoi un multilatéralisme efficace ?
00:07:04– C'est ne pas rester bloqué quand des institutions multilatérales sont paralysées,
00:07:10et le Conseil de sécurité des Nations Unies l'est régulièrement.
00:07:13Il l'était dans le passé aussi.
00:07:15Il faut éviter d'idéaliser le passé.
00:07:17Pendant la guerre froide, États-Unis et Union soviétique se débrouiller
00:07:21pour bloquer le Conseil de sécurité plus souvent qu'à leur tour.
00:07:24ça peut être les coalitions des volontaires,
00:07:27celles qui existent pour l'Ukraine en est un exemple,
00:07:30c'est-à-dire réunir ensemble ceux qui sont capables et volontaires
00:07:35pour travailler ensemble à quelque chose de concret.
00:07:38La coalition des volontaires pour l'Ukraine, c'est un premier exemple
00:07:41et c'est un exemple probant, en tout cas convaincant,
00:07:46dans la mesure où elle a permis de remettre les Européens sur la carte.
00:07:49Elle a en quelque sorte obligé Donald Trump à écouter ce qu'ils avaient à dire,
00:07:57à le prendre en compte, parce qu'on voyait bien
00:08:00que la tendance naturelle du président américain
00:08:02était de se réconcilier avec la Russie sur le dos de l'Ukraine
00:08:07et sans trop se soucier de l'Europe.
00:08:09Parce qu'il y a aujourd'hui une coalition des volontaires
00:08:11qui est une réalité, qui a appris à se connaître, à travailler ensemble.
00:08:16Aujourd'hui, elle fait partie de la réflexion sur le jour d'après,
00:08:22sur la paix en Ukraine.
00:08:23Mon regret, c'est que cette même coalition ne soit pas active aujourd'hui
00:08:28pour forcer la Russie à venir à la table de négociation.
00:08:33Il a plaidé pour que les grandes puissances du G7
00:08:35qui sont présidées cette année par la France
00:08:36s'unissent avec les grands pays émergents
00:08:38pour réformer la gouvernance mondiale et l'ONU.
00:08:41Pardon, mais ce n'est pas un vœu pieux ça ?
00:08:43En fait, l'idée, pour aller dans le sens de madame la députée,
00:08:47c'est de garder à l'esprit qu'on est plus fort
00:08:50quand on agit à plusieurs.
00:08:53Et le principe de la coalition, c'est qu'il va démultiplier vos forces
00:08:57et il va vous donner un mandat qui est plus clair, plus crédible
00:09:01et certainement plus respectable du point de vue souvent du droit,
00:09:05qu'il soit européen ou international.
00:09:07Mais il faut aller les chercher, ces coalitions.
00:09:11Et donc, à un moment où la plus grande puissance au monde
00:09:15semble s'en affranchir complètement,
00:09:17ça ne s'impose pas comme une évidence à tout le monde
00:09:20parce que la constance dont je parlais tout à l'heure
00:09:22qu'il faut rattacher à la cohérence,
00:09:25on la perd parfois entre nous, Européens.
00:09:28Donc, si vous voulez, le président édicte ses principes
00:09:32et demande à ses diplomates de travailler là-dessus
00:09:35et d'aller répandre cette parole à travers le monde,
00:09:37précisément, et c'est le sens de votre question,
00:09:40parce qu'on vit un moment qui est cristallin,
00:09:42de basculement, de très haute volatilité,
00:09:45où l'hésitation, effectivement, se fait sentir.
00:09:48Et peut-être qu'il y a la tentation chez certains de se dire
00:09:51qu'il faut accepter la mainmise, par exemple, des Américains,
00:09:56sur nous, qui vaudrait, peut-être, aux yeux de certains,
00:09:59mieux que celles des Russes, sans se dire que nous pouvons
00:10:03refuser la mainmise de Pékin, de Moscou,
00:10:07ou même de Washington, en existant par nous-mêmes.
00:10:10D'ailleurs, il s'en est pris à tout le monde.
00:10:11La Chine et son agressivité commerciale désinhibée,
00:10:14la Russie, puissance de déstabilisation en Ukraine,
00:10:16les États-Unis aussi, mais quand il propose de défendre
00:10:18et de consolider la régulation européenne du secteur de la tech,
00:10:22qui est la cible des États-Unis.
00:10:24Bon, voilà, quand Donald Trump, lui,
00:10:26mène des opérations militaires au Venezuela,
00:10:28nous, on dit, bon, il faut consolider
00:10:30la régulation européenne du secteur de la tech.
00:10:32Oui, mais la tech, c'est important,
00:10:34parce que vous vous rendez compte,
00:10:35on parle beaucoup de cybersécurité, de cyber...
00:10:37Et là, vous avez toute l'influence des réseaux sociaux
00:10:40sur ce qui peut faire que les Européens
00:10:43peuvent changer d'avis sur telle personne,
00:10:46dire, ben, Trump est formidable ou pas.
00:10:48C'est aussi tout ce qui arrive dans les portables de nos jeunes.
00:10:53C'est hyper important, c'est l'avenir, vraiment,
00:10:55les géants de la tech.
00:10:56Et puis, on dit toujours que les géants de la tech
00:10:58sont derrière Trump, que Trump est...
00:11:01Il se l'écule...
00:11:01C'est d'ailleurs... Emmanuel Macron, d'ailleurs,
00:11:03on avait parlé il y a un an,
00:11:04lors du même rendez-vous devant les ambassadeurs,
00:11:06c'était plus doux.
00:11:08Là, il y est allé plus frontalement, non ?
00:11:09Oui, les géants de la tech peuvent être aussi des ennemis.
00:11:13Emmanuel Macron a aussi appelé à ne pas perdre
00:11:15la bataille des narratifs.
00:11:17Je voudrais qu'on le réécoute.
00:11:19On ne doit pas perdre cette bataille des narratifs.
00:11:23Les intérêts de la France, son influence,
00:11:24se défendent aussi dans les récits qui sont faits,
00:11:27dans la lutte contre la désinformation partout
00:11:28et dans la défense de ce que nous faisons.
00:11:31Et au fond, on s'interdit de défendre ce qu'on fait.
00:11:35Donathe m'oblige à constater que beaucoup d'acteurs
00:11:38français se sentent interdits,
00:11:41parce qu'ils sont français,
00:11:42de défendre la France, ses intérêts,
00:11:43ou la bonne action des français.
00:11:44Ça nous souprend toujours, mais enfin, voilà.
00:11:47Alors, pardon, on n'est pas des ambassadeurs,
00:11:49on a besoin d'un sous-texte.
00:11:50À qui et à quoi fait-il référence ?
00:11:52Au fait que nos cerveaux, nos imaginaires,
00:11:57nos perceptions font partie du champ de bataille.
00:12:00L'espace informationnel est un champ de bataille
00:12:03dans lequel des acteurs étatiques, non étatiques,
00:12:07s'affrontent.
00:12:09Il y a des choses qui se déroulent dans le réel,
00:12:12vous ne les percevrez pas de la même manière
00:12:14selon qu'elles vous soient présentées ainsi
00:12:17ou de manière différente.
00:12:19Et donc, la capacité des algorithmes,
00:12:22qui sont parfois maîtrisés par des puissances
00:12:25qui nous sont hostiles à modeler le récit
00:12:28qui va être fait d'événements dans le réel,
00:12:30peut complètement bouleverser la perception
00:12:32que tout un public, tout un pays,
00:12:34peut avoir d'événements.
00:12:36Et donc, la France, qui a un certain retard
00:12:39dans ce domaine et s'est alliée à la conversation
00:12:42sur, évidemment, la tech, l'intelligence artificielle,
00:12:47notre capacité à exister là-dedans
00:12:49et à réguler cet espace au travers d'initiatives
00:12:52ou de lois très importantes telles que le DSA
00:12:54ou le DMA dont il a permis.
00:12:56Le Digital Service Act.
00:12:57Oui, et donc, la bataille du narratif,
00:13:01elle est extrêmement importante,
00:13:04notamment, et on le voit pour Donald Trump,
00:13:07qui montre qu'il parle essentiellement deux langages,
00:13:10le langage de la force, ça, c'est une évidence,
00:13:12mais le langage aussi de l'image,
00:13:14qui permet de mettre en scène cette force
00:13:16et d'imposer un récit face auquel
00:13:18il est très, très difficile de s'imposer.
00:13:20C'est pas seulement ça, ce qu'on a entendu
00:13:24dans ce que dit Emmanuel Macron, il a dit,
00:13:28et ça m'a beaucoup frappée, parce que c'est très fort,
00:13:30que la France avait été, par exemple,
00:13:34critiquée, prise pour cible au Sahel
00:13:37pour ces erreurs coloniales passées,
00:13:41qui sont réelles, par la Russie,
00:13:43par le groupe Wagner, à l'époque,
00:13:45et qu'en réalité, aujourd'hui,
00:13:47on continuait à critiquer des pays européens,
00:13:50dont le nôtre, pour leur passé colonial,
00:13:52alors que le comportement néocolonial,
00:13:55c'était celui de la Russie, en Ukraine
00:13:57et dans toutes les anciennes républiques soviétiques,
00:13:59c'était, aux découvertes, aux stupeurs,
00:14:02celui des Etats-Unis, Venezuela, Groenland,
00:14:05et que c'était quand même un peu fort de café,
00:14:07et ça n'est pas seulement être capable
00:14:09d'alerter quand il y a des campagnes
00:14:11de manipulation de l'information,
00:14:13ce qu'aujourd'hui, la France fait pas mal,
00:14:15dans cette guerre psychologique,
00:14:16Gallagher-Fenwick a raison,
00:14:18Viginum fait un très bon travail,
00:14:19mais c'est aussi d'être capable
00:14:22de communiquer sur qui nous sommes,
00:14:26de quoi nous sommes fiers.
00:14:26Oui, c'est ça, parce que quand il dit
00:14:26beaucoup d'acteurs français s'empêchent,
00:14:28ou s'interdisent.
00:14:29Et ce que nous faisons...
00:14:29C'est qui ?
00:14:30Là, de qui il parle ?
00:14:31Moi, j'ai été diplomate 27 ans.
00:14:33Il faut admettre qu'elle a un mode de communication,
00:14:36elle a eu très longtemps
00:14:37un mode de communication extraordinairement compassé
00:14:41et qui ne passait pas le mur du son,
00:14:43mais c'est vrai aussi,
00:14:45et pour avoir vu à l'étranger,
00:14:47par exemple, des entreprises britanniques,
00:14:50des ONG britanniques,
00:14:53en quelque sorte, porter leur drapeau
00:14:55sans qu'il soit nécessaire de leur demander.
00:14:59Considérer qu'ils étaient aussi
00:15:01les représentants de sa gracieuse majesté
00:15:03quand ils étaient à l'étranger.
00:15:05Et voir que parfois,
00:15:06un entrepreneur français
00:15:07ou une ONG française
00:15:09fait tout pour se distancier
00:15:12et dire, vous savez, c'est mon pays,
00:15:14mais en fait, pas tant que ça,
00:15:15ça peut, parfois,
00:15:18dans l'état de basculement du monde,
00:15:22ça peut choquer
00:15:23et en tout cas, ça n'est plus de mise.
00:15:25Bénédicte ?
00:15:25Le président s'adresse aussi
00:15:26à ses hauts ambassadeurs français.
00:15:29Il y a des cellules de veille maintenant
00:15:30qui sont installées dans chaque ambassade
00:15:33dans le monde entier
00:15:34et qui doivent faire remonter
00:15:34les informations au Quai d'Orsay à Paris
00:15:37sur toutes les nouvelles,
00:15:39les fausses informations sur la France.
00:15:41Et le Quai d'Orsay s'engage
00:15:42à répondre sur les réseaux sociaux
00:15:44et à démontrer ce qui est faux.
00:15:47Par exemple,
00:15:48et vous avez tout à fait raison,
00:15:49il y a un compte sur X
00:15:50qui est relativement nouveau
00:15:51qui s'appelle French Response
00:15:53et qui est la volonté de la France
00:15:55dans cet espace
00:15:57d'installer ce qu'on peut appeler
00:15:58une sorte de combattants digitaux
00:16:01ou numériques.
00:16:02Qui est derrière ce compte, pardon ?
00:16:03Ce sont du personnel du Quai d'Orsay
00:16:06et qui vont donc identifier...
00:16:07Mais sur un ton qui n'est pas
00:16:08le ton de la diplomatie classique.
00:16:10Alors, mais qui doit l'être ?
00:16:12Parce qu'en fait,
00:16:13la question,
00:16:14une des questions qui est posée,
00:16:15qu'est-ce qui fonctionne bien
00:16:17sur les réseaux sociaux ?
00:16:18La vidéo de Donald Trump
00:16:19imitant Emmanuel Macron
00:16:21lui demandant les taxes
00:16:22sur les médicaments.
00:16:24Et ça s'appelle comment ça ?
00:16:25C'est de l'humour.
00:16:26Il est bon ou il est mauvais ?
00:16:27Chacun jugera.
00:16:28Est-ce qu'un État, par exemple,
00:16:31peut faire de l'humour ?
00:16:33Est-ce que c'est si simple que ça
00:16:34pour un président de la République
00:16:36ou un ministre, un député ?
00:16:38Donald Trump ne s'est jamais posé la question.
00:16:40Oui, mais c'est alors
00:16:41parce qu'il vient du showbiz aussi.
00:16:43Il est d'abord un comédien
00:16:44qui ensuite devient politique.
00:16:45Donc il a beaucoup d'aventures.
00:16:46On n'est pas obligé
00:16:46d'imiter Donald Trump non plus
00:16:48parce que je ne crois pas
00:16:49que l'Europe se grandirait
00:16:50et la France se grandirait
00:16:51à essayer de singer un président
00:16:54qui n'est pas le meilleur président
00:16:56des Etats-Unis de l'histoire
00:16:57pour dire les choses.
00:16:58C'est pour ça aussi
00:16:58que le terme de récit est ambigu
00:17:00et que, vous avez raison,
00:17:01je trouve, de poser la question
00:17:02de l'identité.
00:17:03C'est des signes d'identité
00:17:05qu'il faut donner plus fortement.
00:17:06Exactement.
00:17:07Et assumer ce que nous sommes,
00:17:09ce que nous faisons,
00:17:10ce que nous pensons,
00:17:11ne pas s'en excuser,
00:17:13ne pas être agressif.
00:17:15Mais je connais bien
00:17:16l'exemple de Taïwan
00:17:17qui est confronté
00:17:18à des manipulations
00:17:19de l'information
00:17:19en provenance
00:17:20de la Chine continentale
00:17:21quotidienne, immense.
00:17:24À une époque,
00:17:25il y avait une ministre
00:17:26du numérique à Taïwan
00:17:27qui s'appelle Audrey Tang,
00:17:28qui est un personnage
00:17:29absolument vertigineux,
00:17:31qui avait, en fait,
00:17:32donné le pouvoir
00:17:32à la société civile,
00:17:35donner le pouvoir,
00:17:35ça veut dire aider à financer
00:17:37et à mettre en réseau
00:17:38des influenceurs,
00:17:39des blogueurs,
00:17:41des trolls,
00:17:42en leur disant,
00:17:43quand il y a une désinformation
00:17:44qui vient de Pékin,
00:17:46vous avez tous les droits
00:17:47pour répondre
00:17:48et voilà les devoirs
00:17:49qui sont les vôtres.
00:17:50vous répondez en moins
00:17:51de deux heures
00:17:52en deux paragraphes maximum
00:17:54avec deux photos
00:17:55parce que sinon
00:17:56les gens ne regardent pas
00:17:57et vous avez une obligation,
00:17:59c'est d'être drôle
00:18:00parce que le Parti communiste
00:18:01chinois ne l'est jamais.
00:18:03Mais c'est pas
00:18:04le gouvernement taïwanais
00:18:05qui essayait de faire ça.
00:18:07Il donnait le pouvoir
00:18:08à des jeunes,
00:18:10la plupart du temps,
00:18:11pas toujours,
00:18:11mais souvent,
00:18:12de débusquer
00:18:14et de répondre
00:18:14avec leurs mots
00:18:15et ça c'est très efficace.
00:18:17J'aimerais qu'on soit
00:18:18moins verticaux
00:18:19et moins établisques en France.
00:18:20On le trouve
00:18:20sur le compte French Response
00:18:22il y a du trolling.
00:18:23Ils se permettent
00:18:23de troller Elon Musk
00:18:25et ils se permettent
00:18:25de troller le patron
00:18:26de Telegram.
00:18:28L'humour
00:18:28et les Ukrainiens
00:18:29l'ont prouvé
00:18:30quand il est bien utilisé
00:18:31et c'est une arme de guerre
00:18:32qui est extrêmement efficace.
00:18:34Ce qui est sûr
00:18:34c'est que les Français
00:18:35expriment une inquiétude
00:18:36de plus en plus grande
00:18:37face aux tensions internationales.
00:18:39Regardez ce reportage
00:18:40de Dario Borgogno
00:18:40et Eva Billon
00:18:42cet après-midi.
00:18:42Dans ce monde sous tension
00:18:46où les conflits
00:18:46se multiplient
00:18:47les Français sont inquiets.
00:18:49Ce sont surtout
00:18:49les dirigeants américains
00:18:50et russes
00:18:51qui leur font peur.
00:18:52C'est catastrophique
00:18:53des autocrates
00:18:54il ne manquait plus que ça
00:18:55et en plus
00:18:56le droit international
00:18:57ne fait plus loi.
00:18:59On a cru pendant des années
00:19:00que la paix
00:19:01c'était ad vitam aeternam
00:19:02mais non en fait
00:19:03on voit bien
00:19:06qu'actuellement
00:19:06c'est plus possible.
00:19:07On voit bien
00:19:08que les événements
00:19:08s'accélèrent
00:19:09on voit qu'il y a
00:19:09des blocs
00:19:10un bloc chinois
00:19:11un bloc russe
00:19:12un bloc américain
00:19:13un bloc européen
00:19:14qui n'est pas du tout préparé.
00:19:16Peu de Français
00:19:16rencontrés ce matin
00:19:17croient encore
00:19:18dans la capacité
00:19:18d'agir de l'Union Européenne.
00:19:21Entre les Etats-Unis
00:19:22et la Russie
00:19:23on a l'impression
00:19:23que l'Europe
00:19:24devient minuscule
00:19:25et c'est très inquiétant.
00:19:26Je ne comprends pas
00:19:27que l'Europe
00:19:29ne se soit pas
00:19:30fait plus entendre
00:19:31et j'ai l'impression
00:19:32qu'on est de plus en plus
00:19:33insignifiant.
00:19:34La position française
00:19:35est du chef de l'Etat
00:19:36avec la mise en place
00:19:37du service militaire volontaire
00:19:39et l'augmentation
00:19:40du budget de la défense
00:19:41divise.
00:19:41On prend partie
00:19:43sans prendre vraiment partie.
00:19:44Mais bien sûr
00:19:45qu'il est en guerre
00:19:45il ne peut pas avoir
00:19:46un discours autre
00:19:47que celui-là.
00:19:48La France serait quand même
00:19:48une grande puissance mondiale
00:19:49si on est là
00:19:50à dire
00:19:50non mais écoutez
00:19:51allez vous battre
00:19:52nous on vous regarde faire
00:19:53non ce n'est pas possible.
00:19:54Se battre
00:19:54Mathis 23 ans y est prêt
00:19:56il envisage
00:19:57d'abandonner ses études
00:19:58pour s'engager.
00:19:58Je pense qu'il est prochain
00:19:59de faire le service militaire
00:20:00parce que d'ici un an
00:20:01ou deux ans
00:20:01va vraiment
00:20:02peut-être un conflit
00:20:03mondial.
00:20:04Si la France est en guerre
00:20:04en vrai mon but
00:20:05ce serait déjà
00:20:06de protéger ma famille.
00:20:07La seule certitude
00:20:07pour ces Français
00:20:08c'est l'incertitude
00:20:09de ces prochaines années.
00:20:11Quel monde on va laisser
00:20:11à nos enfants ?
00:20:13Surtout moi
00:20:13c'est la première chose
00:20:14qui me vient à l'esprit
00:20:14parce que malheureusement
00:20:16on ne sait pas
00:20:17comment ça finit.
00:20:20Quel monde va-t-on laisser
00:20:21à nos enfants ?
00:20:22C'est vrai que c'est quand même
00:20:23la question qu'on se pose tous.
00:20:24Je voudrais qu'on reparle
00:20:25du Venezuela
00:20:26parce qu'on l'a encore vu hier
00:20:28avec la saisie
00:20:28de ces deux pétroliers
00:20:29dont un qui battait
00:20:30pavillon russe
00:20:31et qui ont donc été
00:20:32arraisonné en mer des Caribes
00:20:33et dans le nord de l'Atlantique
00:20:34vers les Américains
00:20:35deux navires accusés
00:20:36d'avoir violé
00:20:37l'embargo américain
00:20:38sur les hydrocarbures
00:20:39avec un peu de recul.
00:20:42Est-ce que cette opération
00:20:44est là aussi
00:20:45la démonstration
00:20:46de la mainmise
00:20:48que veut imposer
00:20:49Donald Trump
00:20:50sur le pétrole
00:20:51au Venezuela ?
00:20:52Tout à fait
00:20:53et de toute façon
00:20:53c'est la nouvelle
00:20:54doctrine américaine
00:20:55la doctrine
00:20:56d'Honro
00:20:57comme le dit
00:20:58le président américain
00:20:59c'est-à-dire que maintenant
00:21:00j'ai la mainmise
00:21:01sur tout le continent américain
00:21:03et s'il y en a un
00:21:04qui bouge
00:21:04alors au début
00:21:05c'était officiellement
00:21:06pour l'immigration clandestine
00:21:09et pour le fentanyl
00:21:10la drogue
00:21:11là j'interviens
00:21:12maintenant
00:21:12il est beaucoup plus clair
00:21:13que ça
00:21:13il dit
00:21:14maintenant je veux
00:21:15maîtriser le pétrole
00:21:16je veux maîtriser
00:21:18toutes les ressources
00:21:19pétrolières
00:21:19et d'ailleurs
00:21:20il l'a dit
00:21:20au journaliste
00:21:21du New York Times
00:21:22il leur a dit
00:21:23le Venezuela
00:21:24va être sur tutelle
00:21:26les journalistes lui disent
00:21:27mais alors
00:21:27pendant combien de temps
00:21:28un mois
00:21:28deux mois
00:21:29non ça va prendre
00:21:29plus de temps
00:21:31que ça
00:21:31donc ça va être
00:21:32pendant plusieurs années
00:21:33il va y avoir
00:21:34une tutelle américaine
00:21:35sur le Venezuela
00:21:36et puis
00:21:37une marionnette
00:21:38la vice-présidente
00:21:40qui a été nommée
00:21:41présidente par intérim
00:21:42ne devient plus
00:21:44qu'une marionnette
00:21:44mais d'ailleurs
00:21:45il y a quand même
00:21:46une sacrée contradiction
00:21:47entre la capture
00:21:48des époux Maduro
00:21:49et le fait
00:21:50de vouloir désormais
00:21:51composer avec ceux
00:21:53qui sont désignés
00:21:54comme des complices
00:21:55quand même
00:21:56de Nicolas Maduro
00:21:57c'est pas du tout
00:21:58un changement de régime
00:21:59alors on peut dire
00:22:01ça donne l'impression
00:22:02que l'opération militaire
00:22:03américaine
00:22:03a été hyper préparée
00:22:04en amont
00:22:05puisqu'on nous a dit
00:22:05que ça faisait des mois
00:22:06mais que la suite
00:22:07en fait
00:22:08part dans l'improvisation
00:22:10on a entendu
00:22:11depuis le début
00:22:12et ce que dit
00:22:13Donald Trump
00:22:14vous n'avez pas entendu
00:22:15une seule fois
00:22:16transition politique
00:22:17et démocratie
00:22:17le mot n'a jamais été prononcé
00:22:19parce que ça n'a jamais
00:22:20été le sujet
00:22:20il y a eu l'alibi
00:22:22du narcotrafic
00:22:23ou du narcoterrorisme
00:22:24qui était un alibi
00:22:25alors que c'est une réalité
00:22:26pour le coup
00:22:27s'il y a quelque chose
00:22:28sur quoi on peut
00:22:28se mettre d'accord
00:22:29c'est que Maduro
00:22:30participait au narcotrafic
00:22:32et nous ça nous concerne
00:22:33parce qu'on a des territoires
00:22:34d'Outre-mer
00:22:35dans les Antilles
00:22:36qui sont frappés
00:22:37mais finalement
00:22:38la Guyane n'est quand même
00:22:39pas très loin du Venezuela
00:22:40et finalement
00:22:41si la vice-présidente
00:22:44devenue présidente
00:22:45par intérim
00:22:46veut bien donner
00:22:47le pétrole vénézuélien
00:22:48aux Etats-Unis
00:22:50on garde
00:22:52tout le système
00:22:53répressif
00:22:53chaviste
00:22:54on garde
00:22:55tout l'appareil
00:22:56d'état
00:22:57de Maduro
00:22:58en place
00:22:59et on ferme les yeux
00:23:01d'ailleurs vous voyez
00:23:02que les opposants
00:23:03la prix Nobel
00:23:04de la paix
00:23:05celui qui avait gagné
00:23:06l'élection
00:23:07qui a été volée
00:23:08par Maduro
00:23:10ne sont pas retournés
00:23:11d'ailleurs je crois
00:23:12il y a des questions
00:23:13téléspectateurs à ce sujet
00:23:14on a des questions
00:23:15depuis tout à l'heure
00:23:15qui tombent
00:23:17une question de Sandra
00:23:18de Hoche
00:23:18Nicolas Maduro
00:23:19ne doit-il pas être jugé
00:23:20par la Cour pénale internationale
00:23:22plutôt que par la justice américaine
00:23:24oui il n'y a pas de mandat
00:23:26qui a été émis
00:23:27par la CPI
00:23:28à son encombre
00:23:29il faut savoir que les américains
00:23:30parmi d'autres
00:23:31n'ont pas ratifié
00:23:32le statut de Rome
00:23:34mais c'est une excellente question
00:23:36c'est à dire
00:23:36comment qualifier
00:23:38d'abord l'acte
00:23:39d'aller chercher
00:23:39Nicolas Maduro
00:23:40les américains
00:23:41enfin l'administration américaine
00:23:43explique que c'est une opération
00:23:44de police
00:23:44ça n'est pas une opération militaire
00:23:45c'est l'exécution d'un mandat
00:23:47qui est émis
00:23:48par un tribunal fédéral américain
00:23:49et donc on va le chercher
00:23:50avec des moyens militaires
00:23:51parce que c'est loin
00:23:52et parce que c'est évidemment musclé
00:23:54Nicolas Maduro
00:23:55la première chose qu'il dit
00:23:56quand il est présenté
00:23:57à un juge fédéral
00:23:58c'est je suis prisonnier de guerre
00:23:59ce qui veut dire
00:24:00qu'il tomberait
00:24:01sous le statut
00:24:01des conventions de Genève
00:24:02qui interdisent notamment
00:24:04l'exposition publique
00:24:05qui est humiliante
00:24:06dont il a fait l'objet
00:24:07c'est une première violation
00:24:08la deuxième
00:24:09c'est qu'il ne peut pas être traduit
00:24:10en justice par le pays
00:24:11qui le fait prisonnier
00:24:13et troisièmement
00:24:14à la fin du conflit
00:24:15il est normalement libéré
00:24:17mais on voit bien
00:24:17que les américains
00:24:18et on en revient
00:24:19à ces arraisonnements
00:24:20de navire etc
00:24:21s'affranchissent de tout cela
00:24:23et montrent qu'ils ont à la fois
00:24:24un recours désinhibé
00:24:27à l'emploi de la force
00:24:28une application très généreuse
00:24:30de leurs droits
00:24:31en termes d'extraterritorialité
00:24:32d'autres pays
00:24:33d'autres mers
00:24:34et encore une fois
00:24:35une allonge
00:24:36qui leur permet
00:24:37d'aller faire cela
00:24:39très très loin
00:24:39il y avait d'autres questions
00:24:41sur le même sujet
00:24:43sur le Venezuela encore
00:24:44une question
00:24:46de Cédric
00:24:47quel rôle va pouvoir
00:24:49ou vouloir
00:24:50jouer l'opposition
00:24:51vénézuélienne
00:24:52en exil
00:24:53justement aucun rôle
00:24:54puisque de toute façon
00:24:55celui qui a été élu
00:24:57à l'élection présidentielle
00:24:58de l'année dernière
00:24:59reste en Espagne
00:25:00pour l'instant
00:25:01il ne bouge pas
00:25:02et la prix Nobel de la paix
00:25:03n'arrive même pas
00:25:03à rentrer dans son propre pays
00:25:05Trump fait tout maintenant
00:25:06pour les museler
00:25:08il a obtenu
00:25:08en exil
00:25:09ils ne peuvent rien faire
00:25:10de l'influence
00:25:11qu'est-ce que vous voulez
00:25:13qu'ils fassent
00:25:14de toute façon
00:25:15les vénézuéliens
00:25:16assistent en ce moment
00:25:17de manière assez sidérée
00:25:19à ce qui se passe
00:25:20ceux qui croyaient
00:25:21au retour de la démocratie
00:25:22comprennent
00:25:22que ça ne va pas être le cas
00:25:24le ministre de l'Intérieur
00:25:26on le disait
00:25:26c'est un système
00:25:27quand même très répressif
00:25:28le ministre de l'Intérieur
00:25:30continue à déployer
00:25:31dans les rues de Caracas
00:25:32des motards
00:25:33avec des gourdins
00:25:34et des mitrailleuses
00:25:36pour faire taire
00:25:37tous ceux qui protestent
00:25:38on est vraiment loin
00:25:40de la liberté d'expression
00:25:42Trump n'est pas
00:25:43l'homme du régime change
00:25:45c'est-à-dire qu'il ne veut pas
00:25:47changer le régime
00:25:48il veut que le régime
00:25:49change nos comportements
00:25:50et Trump
00:25:51il aime le spectacle
00:25:52et les coups
00:25:53et donc on a tendance
00:25:54et c'est normal
00:25:55afin d'essayer
00:25:56de se rassurer
00:25:57et donc de comprendre
00:25:58pour moins subir
00:25:59d'appliquer des grilles
00:26:01de lecture
00:26:01qui sont un petit peu
00:26:02dépassés
00:26:03donc Trump
00:26:05va frapper
00:26:06faire tomber
00:26:07un président
00:26:08qui l'a énervé
00:26:09parce qu'il voit
00:26:09circuler des vidéos
00:26:10de lui en train
00:26:11de danser
00:26:12et c'est en tous les cas
00:26:13ce que ses conseillers
00:26:14racontent
00:26:14qu'il y a une vidéo
00:26:15de trop
00:26:15et donc ils disent
00:26:16allez me le chercher
00:26:17et c'est aussi
00:26:19et ça il faut le comprendre
00:26:20un prédateur
00:26:21donc ça n'est pas
00:26:22un idéologue
00:26:24au sens néoconservateur
00:26:26qui souhaite
00:26:27de manière presque évangélique
00:26:28aller démocratiser
00:26:29des parties du monde
00:26:30qui ne le seraient pas
00:26:31comme on a pu
00:26:32essayer de nous le faire croire
00:26:34en 2003
00:26:35avec l'exemple de l'Irak
00:26:36sur le prétexte fallacieux
00:26:37de la présence d'armes
00:26:38de destruction massive
00:26:40et par ailleurs
00:26:42j'en termine par là
00:26:42il y a quelque chose
00:26:44et ça c'est extrêmement inquiétant
00:26:45et je pense que
00:26:46on l'entend aussi
00:26:47dans la voix
00:26:48de ces personnes
00:26:49dont vous êtes allé recueillir
00:26:50l'opinion
00:26:50dans les rues de Paris
00:26:51il y a quelque chose
00:26:53d'assez irrationnel
00:26:54parfois
00:26:54dans ce comportement
00:26:56où justement
00:26:56on essaye de trouver
00:26:57des prises
00:26:58pour mettre des termes
00:26:59des mots
00:26:59qui nous permettent
00:27:00de ranger ce comportement
00:27:02dans des catégories
00:27:03mais y compris
00:27:03vis-à-vis du Groenland
00:27:04c'est-à-dire qu'on en est tous
00:27:05à se dire
00:27:06est-ce qu'il va aller planter
00:27:07un drapeau
00:27:08à Nuc
00:27:09la plus grande ville
00:27:09du Groenland
00:27:10là Marco Rubio
00:27:12a essayé de faire redescendre
00:27:13un peu la tension
00:27:14en disant que le but
00:27:15c'était de parvenir
00:27:16à un accord financier
00:27:17pour acquérir le Groenland
00:27:18et pas de s'en emparer
00:27:19par la force
00:27:20mais s'il y a un accord financier
00:27:21Bénédicte Tessar
00:27:22ce serait sur quelle base
00:27:23ils vont acheter le Groenland ?
00:27:25Oui bien sûr
00:27:26ça serait acheter
00:27:26les Groenlandais
00:27:27Est-ce que les Groenlandais
00:27:28sont prêts à se faire acheter ?
00:27:30Pour l'instant non
00:27:31les derniers sondages d'opinion
00:27:33montrent que
00:27:3380% des Groenlandais
00:27:3580% des Groenlandais
00:27:37sont contre l'arrivée
00:27:38des Américains
00:27:39au Groenland
00:27:39Vous êtes allé au Groenland
00:27:41il y a quelques mois encore
00:27:42Oui
00:27:42Comment vous avez perçu
00:27:44justement
00:27:45le sentiment des Groenlandais
00:27:46qui ne sont pas non plus
00:27:47des fans du Danemark ?
00:27:49Non ils sont indépendantistes
00:27:50très majoritairement
00:27:51il y a un passé colonial
00:27:53du Danemark
00:27:54au Groenland
00:27:56qui est très présent
00:27:59encore et très douloureux
00:28:00et de manière assez étrange
00:28:02mais plus rien n'est étrange
00:28:04avec les Trumpistes
00:28:06le fils de Donald Trump
00:28:09Don Junior
00:28:10et Charlie Kirk
00:28:11l'influenceur
00:28:13victime d'un assassinat odieux
00:28:15mais qui n'était pas
00:28:17un héros lui-même
00:28:18s'était rendu
00:28:19au Groenland
00:28:20pour essayer
00:28:22de raviver
00:28:23ce passé colonial
00:28:24et de retourner
00:28:26les Groenlandais
00:28:28contre le Danemark
00:28:29mais pour les Etats-Unis
00:28:30alors contre le Danemark
00:28:32ça a rouvert des plaies
00:28:34parce que oui
00:28:35il y a eu des femmes
00:28:36stérilisées
00:28:36de force
00:28:37oui il y a eu
00:28:38des enlèvements d'enfants
00:28:39jusqu'à une date
00:28:40assez récente
00:28:41en réalité
00:28:41mais le comportement
00:28:44de Don Junior
00:28:44de Charlie Kirk
00:28:45et de tous ceux
00:28:46qui se sont
00:28:46qui se sont quand même
00:28:48promenés dans les rues
00:28:49de Nook
00:28:49et Nook
00:28:50c'est une petite ville
00:28:51en tout
00:28:52le Groenland
00:28:53c'est 4 fois la France
00:28:54mais c'est 57 000 habitants
00:28:55donc même la capitale
00:28:56c'est vraiment très petit
00:28:57ils se sont promenés
00:28:58dans les rues de Nook
00:28:59en distribuant
00:29:00des billets
00:29:01de banque
00:29:02des dollars
00:29:03comme s'ils étaient
00:29:05face à des indigènes
00:29:07et jetant de la verroterie
00:29:09en quelque sorte
00:29:10mais en face
00:29:11les Groenlandais
00:29:11ils ont pris ces billets ?
00:29:12non ça les a totalement horrifiés
00:29:15ils se sont dit
00:29:16on nous prend
00:29:16vraiment pour des sauvages
00:29:19et ça n'est pas
00:29:20parce que quand vous êtes Groenlandais
00:29:22que vous vivez
00:29:23un hiver très long
00:29:23très isolé
00:29:24que vous êtes
00:29:25sur les réseaux sociaux
00:29:26et que parfois
00:29:27vous vous faites un peu manipuler
00:29:29on n'est pas avec des esquimaux
00:29:30coupés du monde
00:29:31mais les Groenlandais
00:29:32ils sont
00:29:33ils sont connectés
00:29:34ils sont hyper connectés
00:29:35et puis ils ont surtout
00:29:36une culture propre
00:29:38extrêmement forte
00:29:40et ils sont très connectés
00:29:42avec deux communautés
00:29:44les Inuits du Canada
00:29:46du Nunavut
00:29:47et ceux d'Alaska
00:29:50et permettez-moi de vous dire
00:29:53qu'ils sont interrogés
00:29:54leurs cousins d'Alaska
00:29:55sur qu'est-ce que ça voulait dire
00:29:57qu'être américain
00:29:58la première réponse
00:29:59c'est que l'état providence
00:30:01à la danoise
00:30:02c'est terminé
00:30:03l'assurance maladie
00:30:05le congé paternité
00:30:07la durée du temps de travail limité
00:30:10il faut oublier
00:30:11et ça ils l'ont très très bien compris
00:30:13les Groenlandais
00:30:14de telle sorte que
00:30:15aujourd'hui
00:30:16ils sont toujours
00:30:17aussi indépendantistes
00:30:19mais
00:30:20conscients que
00:30:22malgré tout
00:30:22ils ont besoin du Danemark
00:30:24ce que le Danemark
00:30:24verse
00:30:25au budget du Groenland
00:30:27c'est un quart du PIB
00:30:29Groenlandais
00:30:30donc c'est pas rien
00:30:32et ils sont
00:30:34de plus en plus tentés
00:30:35de rejoindre l'Union Européenne
00:30:37parce que paradoxalement
00:30:39par un référendum
00:30:40ils avaient demandé
00:30:41à ne pas en faire partie
00:30:42non oui
00:30:44c'est le tout premier territoire
00:30:46à être sorti
00:30:48de l'ancêtre
00:30:48de l'UE
00:30:49donc la CE
00:30:50juste après avoir acquis
00:30:52une autonomie relative
00:30:53puisque c'est un territoire
00:30:54associé à l'Union Européenne
00:30:55et par rapport au Danemark
00:30:56avec lequel effectivement
00:30:57les relations sont
00:30:57très tendues
00:30:59le Groenland n'a pas la main
00:31:01par exemple
00:31:01sur sa défense
00:31:02ou les affaires étrangères
00:31:04mais
00:31:05ce que j'allais simplement dire
00:31:06c'est que
00:31:06à votre question
00:31:07les Américains vont le faire
00:31:08c'est-à-dire qu'avec Donald Trump
00:31:09on ne peut plus
00:31:10être impréparé
00:31:12il annonce tout ce qu'il va faire
00:31:13ils ont décidé
00:31:14d'en faire l'acquisition
00:31:15l'autre chose
00:31:16on confond parfois
00:31:19la force et le fric
00:31:20l'argent
00:31:22est un outil
00:31:23de hard power
00:31:24de coercition
00:31:25extrêmement puissant
00:31:26et quand
00:31:27vous avez un personnage
00:31:28comme Donald Trump
00:31:29qui a tendance
00:31:29à se comporter
00:31:30comme un gangster
00:31:31c'est une personne
00:31:32qui vous met une offre
00:31:33sur la table
00:31:34et qui a un pistolet
00:31:35chargé à côté
00:31:36et qui vous dit
00:31:37cette offre
00:31:37elle est généreuse
00:31:38votre sang
00:31:39ou votre signature
00:31:40vous choisissez
00:31:41donc ça va
00:31:43ils vont essayer
00:31:44de le faire
00:31:44ce qui amène
00:31:45la question suivante
00:31:46mais qui est déjà
00:31:47sur la table
00:31:47que faisons-nous
00:31:49que fera l'Europe
00:31:50est-ce que l'Europe
00:31:51et les Européens
00:31:51ce sera ma dernière question
00:31:52pour vous Bénédicte
00:31:53si les Groenlandais
00:31:53souhaitent que nous les aidions
00:31:54dans cette situation
00:31:54est-ce que les Européens
00:31:55peuvent, doivent
00:31:57défendre le Groenland
00:31:58bien sûr
00:31:59c'est ce qu'ils vont
00:32:00s'efforcer de faire
00:32:01j'espère
00:32:01alors c'est vrai qu'au début
00:32:02ils ont été un petit peu
00:32:03abasourdis
00:32:04et là ça commence
00:32:05à se réveiller
00:32:06il y a un communiqué
00:32:07de huit chefs d'État
00:32:09et de gouvernement européens
00:32:10qui ont été publiés
00:32:12pour l'instant
00:32:13il y a une idée
00:32:14au quai d'Orsay
00:32:15de faire une petite photo
00:32:17à Nuc
00:32:17je vois un télégoiseau
00:32:19qui sourit
00:32:19en vous écoutant
00:32:20Bénédicte
00:32:21vous avez de bonnes informations
00:32:22je pense
00:32:22c'est en train
00:32:23de s'organiser
00:32:24maintenant moi
00:32:25personnellement
00:32:26je trouve qu'une photo
00:32:27des ministres
00:32:28des affaires étrangères
00:32:28européens
00:32:29ça serait quand même
00:32:30très faible
00:32:31il faudrait quand même
00:32:31plutôt que ça soit
00:32:32les chefs d'État
00:32:33Emmanuel Macron
00:32:35est le premier chef d'État
00:32:37européen
00:32:38à être allé à Nuc
00:32:39c'était il y a quelques mois
00:32:41avant l'été
00:32:41j'étais avec lui
00:32:42juste avant le G7 au Canada
00:32:44mais il faut plus
00:32:46il faut beaucoup plus
00:32:47c'est dans l'air
00:32:48il faut aller voir
00:32:50les grandes entreprises américaines
00:32:51type Facebook
00:32:52X
00:32:53et quelques autres
00:32:54et leur dire
00:32:55si vous ne dites pas
00:32:55à Trump
00:32:56d'arrêter
00:32:56vous n'avez plus accès
00:32:58au marché européen
00:32:59et ça c'est quelque chose
00:33:00qu'ils sont susceptibles
00:33:01de comprendre
00:33:02vous vous allez pas retourner
00:33:04aux Etats-Unis
00:33:04vous allez avoir
00:33:06les mêmes sanctions
00:33:07que Thierry Breton
00:33:08je ne suis pas absolument
00:33:08sûr d'avoir un visa
00:33:09mais ça sera un test intéressant
00:33:10merci en tout cas
00:33:12à tous les trois
00:33:12d'être venus ce soir
00:33:13sur le plateau
00:33:13de chaque voix compte
00:33:15le temps file
00:33:15dans un instant
00:33:16c'est la question qui fâche
00:33:17on va reparler
00:33:18de la colère
00:33:19des agriculteurs
00:33:20montés à Paris
00:33:20avec leur tracteur
00:33:21c'était l'image du jour
00:33:23tous ces bonnets jaunes
00:33:24qui encerclaient
00:33:24l'Assemblée nationale
00:33:25et on a appris
00:33:26juste avant cette émission
00:33:27qu'Emmanuel Macron
00:33:27dirait finalement
00:33:29non au Mercosur
00:33:30il va voter contre
00:33:32demain à Bruxelles
00:33:32Nathalie Loiseau
00:33:33bien sûr que la France
00:33:34va voter contre
00:33:34ça a tergiversé quand même
00:33:36pardonnez-moi
00:33:36la réponse n'était pas
00:33:37aussi évidente hier soir
00:33:38je ne crois pas
00:33:40que ça ait tergiversé
00:33:40sur le fond
00:33:41la question c'est de savoir
00:33:44si ce vote contre
00:33:45est celui d'autres pays
00:33:46l'Irlande a dit
00:33:47qu'elle voterait contre
00:33:47la Hongrie a dit
00:33:49qu'elle voterait contre
00:33:49la question est de savoir
00:33:50si ça va suffire
00:33:51je crains que non
00:33:52parce que l'Italie
00:33:53l'Italie s'est retournée
00:33:55ça en dit long d'ailleurs
00:33:57sur le nationalisme
00:33:58des nationalistes
00:33:59Madame Mélanie
00:34:00vous savez qui défend
00:34:01les intérêts des Italiens
00:34:02en fait elle s'est couchée
00:34:04et elle n'est pas fiable
00:34:07nous parlementaires européens
00:34:09français
00:34:10nous voterons
00:34:11contre la ratification
00:34:12et nous nous battrons
00:34:14jusqu'à la dernière minute
00:34:16je fais partie de ceux
00:34:18qui ont demandé
00:34:19la saisine de la Cour de justice
00:34:21de l'Union Européenne
00:34:21pour vérifier la conformité
00:34:23de cet accord
00:34:24avec le droit européen
00:34:25parce qu'il y a un sérieux doute
00:34:26donc de ce point de vue là
00:34:27on ne lâchera rien
00:34:28Merci en tout cas
00:34:30et on va en débattre
00:34:31avec nos trois prochains invités
00:34:32mais avant cela
00:34:33si vous voulez bien
00:34:33c'est quelle histoire ?
00:34:34C'était Laurent Guimier
00:34:35Laurent ce soir
00:34:44vous vouliez nous parler
00:34:45d'un homme qu'on voit partout
00:34:46en ce moment
00:34:46sur l'Iran
00:34:47sur le Groenland
00:34:48sur le Venezuela
00:34:48c'est Dominique de Villepin
00:34:50Oui et la raison
00:34:51de cette présence
00:34:52on vient d'en parler
00:34:53tout simplement
00:34:54depuis le retour de Trump
00:34:55l'actualité est dominée
00:34:56par les crises internationales
00:34:58les guerres
00:34:59la géopolitique
00:35:00et donc Dominique de Villepin
00:35:01a pu renfiler son costume préféré
00:35:04celui d'ancien ministre
00:35:05des affaires étrangères
00:35:06depuis le printemps dernier
00:35:07on ne peut pas l'éviter
00:35:09regardez
00:35:10Nous sommes dans un continuum
00:35:20nous sommes dans des événements
00:35:21qui se succèdent
00:35:22depuis 2003
00:35:23la France avait posé
00:35:24une sorte de doctrine
00:35:25sur la nécessité
00:35:26de respecter le droit international
00:35:28et ce qui résonne aujourd'hui
00:35:29très fortement
00:35:30c'est ce vide
00:35:32de la conscience française
00:35:33et de la parole française
00:35:35et pour quelqu'un comme moi
00:35:36qui s'est engagé
00:35:37pour servir notre pays
00:35:38c'est une souffrance
00:35:39C'est amusant
00:35:40de le revoir là
00:35:41parce qu'on ne peut pas
00:35:42s'empêcher de revoir
00:35:43le Dominique de Villepin
00:35:45du discours du 14 février 2003
00:35:47le fameux
00:35:48à la tribune des Nations Unies
00:35:50Exactement
00:35:50et vous l'avez entendu
00:35:51lui-même
00:35:52nous appelle
00:35:53à tendre l'oreille
00:35:54il cite la date de 2003
00:35:56aucun auditeur
00:35:57ou un téléspectateur
00:35:58l'aurait oublié
00:35:59oui vous avez en chair
00:36:01et en os
00:36:01celui qui a dit non
00:36:02aux américains
00:36:03les yeux dans les yeux
00:36:04à l'invasion de l'Irak
00:36:06on regarde un tout petit bout
00:36:07de ce discours
00:36:07Et c'est un vieux pays
00:36:10la France
00:36:12d'un vieux continent
00:36:13comme le mien
00:36:14l'Europe
00:36:15qui vous le dit aujourd'hui
00:36:17qui a connu
00:36:19les guerres
00:36:21l'occupation
00:36:22la barbarie
00:36:23Alors au-delà de ce fragment
00:36:25d'histoire
00:36:26Villepin
00:36:26c'est aussi le souvenir
00:36:28des années Chirac
00:36:29dont il fut un des gourous
00:36:31à l'Elysée
00:36:31vous le voyez
00:36:32avec le président
00:36:34de la République
00:36:35de l'époque
00:36:36tout cela fabrique
00:36:37une très belle popularité
00:36:38on va en reparler
00:36:39dans quelques instants
00:36:40au moment où il ne cache plus
00:36:41son intérêt
00:36:42pour 2027
00:36:43Pardon Laurent
00:36:44mais se forger
00:36:45un destin présidentiel
00:36:46avec quelques images
00:36:47d'archives comme ça
00:36:47ça risque d'être
00:36:48un peu court
00:36:49Vous avez complètement raison
00:36:50et je dirais même
00:36:52que c'est dangereux
00:36:53de faire le grand écart
00:36:54entre un pied dans l'histoire
00:36:56et l'autre dans l'actualité
00:36:58Regardez l'actuel ministre
00:37:00des Affaires étrangères
00:37:01M. Barraud
00:37:02sur France Inter
00:37:03hier matin
00:37:03quand Benjamin Duhamel
00:37:05lui rappelle
00:37:06les bons conseils
00:37:07de Dominique de Villepin
00:37:08sur le Groenland
00:37:09Dominique de Villepin
00:37:11disait
00:37:11il ne faut pas hésiter
00:37:12à menacer
00:37:13d'utiliser ce qu'on appelle
00:37:14l'outil anti-coercition européen
00:37:15c'est-à-dire des mesures
00:37:16de rétorsion économique
00:37:17Est-ce que vous avez un plan
00:37:19si Donald Trump décide
00:37:20de dire
00:37:21le Groenland est à nous ?
00:37:23Dominique de Villepin
00:37:24était un grand ministre
00:37:25des Affaires étrangères
00:37:26son privilège
00:37:27c'est de ne plus l'être
00:37:28et de pouvoir donc
00:37:29faire un peu
00:37:30de diplomatie fiction
00:37:31ce que je me refuse à faire
00:37:32Bim !
00:37:33Sous-entendu
00:37:34cher Dominique
00:37:35tu as fait un méga tube
00:37:36il y a 20 ans
00:37:37on t'adore
00:37:38mais tu nous laisses grandir
00:37:40Alors il doit faire quoi
00:37:42Dominique de Villepin ?
00:37:43Je crois qu'il a totalement intégré
00:37:44ce danger politique
00:37:46en termes de communication
00:37:47qu'il y avait
00:37:48à passer pour le
00:37:49pardonnez-moi l'expression
00:37:50le Patrick Hernandez
00:37:51de la politique
00:37:52l'homme d'un tube
00:37:53Oh !
00:37:54Bon to be alive !
00:37:54Voilà !
00:37:55Alors sa stratégie
00:37:56de communication évolue
00:37:57Depuis quelque temps
00:37:59Villepin ne vend plus
00:38:00les années Chirac
00:38:00il zappe la nostalgie
00:38:02il vend plutôt
00:38:02l'expérience du pouvoir
00:38:04ce qui est un tout petit peu différent
00:38:05et quand on voit
00:38:06l'offre politique
00:38:07à gauche et à droite
00:38:08je pense qu'il a
00:38:10il a raison
00:38:10de ne pas s'en priver
00:38:12et il y va au burin
00:38:13pardonnez-moi l'expression
00:38:14regardez ce qu'il répond
00:38:15le week-end dernier
00:38:16quand on l'interroge
00:38:17sur l'hyper-popularité
00:38:18de Jordan Bardella
00:38:1930 ans
00:38:20et aucune expérience
00:38:22du pouvoir exécutif
00:38:23est-ce que vous monteriez
00:38:24dans un A380
00:38:25avec à sa tête
00:38:27un pilote
00:38:27qui aurait
00:38:280 heures de vol au compteur
00:38:29alors ce type de punchline
00:38:31comme on dit
00:38:31en mauvais français
00:38:32croyez-moi
00:38:33c'est travailler d'avance
00:38:34deuxième preuve
00:38:35septembre 2024
00:38:37on est juste après
00:38:38la dissolution
00:38:39d'Emmanuel Macron
00:38:40Dominique de Villepin
00:38:41a été invité
00:38:42à la fête de l'Huma
00:38:42il atomise
00:38:44l'inexpérience
00:38:45du président de la République
00:38:46qui vient de nommer
00:38:47Michel Barnier
00:38:47après des semaines
00:38:48de consultation
00:38:49écoutez bien
00:38:50le risque
00:38:51d'une crise
00:38:52d'une crise
00:38:53de régime
00:38:53c'est aujourd'hui
00:38:55se couper
00:38:58de l'exigence
00:38:59démocratique
00:39:00et c'est pour ça
00:39:01que j'ai dit
00:39:01dès le lendemain
00:39:02du résultat
00:39:03de la dissolution
00:39:04qu'il fallait faire
00:39:05les choses avec méthode
00:39:06et dans l'ordre
00:39:06en respectant
00:39:08les français
00:39:09il y a
00:39:11une force
00:39:12arrivée en tête
00:39:13il fallait lui donner
00:39:14sa chance
00:39:14rappelez-moi
00:39:19l'homme qui parle
00:39:20c'est bien celui
00:39:21qui avait conseillé
00:39:22à Jacques Chirac
00:39:22la fameuse dissolution
00:39:24un tout petit peu ratée
00:39:24de 1997
00:39:25je vous confirme
00:39:26Madeline
00:39:27et justement
00:39:27ça fait partie
00:39:28de son récit
00:39:29il a été obligé
00:39:29de l'intégrer
00:39:30il déploie le
00:39:32je connais
00:39:33je suis déjà passé
00:39:34par là
00:39:34moi l'homme
00:39:35de 72 ans
00:39:36et pour l'instant
00:39:36il faut reconnaître
00:39:38que ça marche
00:39:38Villepin est en tête
00:39:39des bonnes opinions
00:39:40dans le tableau de bord
00:39:41IFOP
00:39:41pour Paris Match
00:39:42avec trois choses
00:39:44très étonnantes
00:39:44il est plus populaire
00:39:46à gauche qu'à droite
00:39:46chez les non-diplômés
00:39:48que chez les diplômés
00:39:49et chez les moins de 35 ans
00:39:50que les plus de 35 ans
00:39:52et ce dernier point
00:39:52n'est pas un détail
00:39:54les moins de 35 ans
00:39:54n'ont pas du tout
00:39:56la mémoire du Villepin
00:39:57qui avait mis la jeunesse
00:39:58dans la rue
00:39:58il y a pile 20 ans
00:39:59avec le contrat
00:39:59première embauche
00:40:00vous souvenez ces énormes manifs
00:40:02avril 2006
00:40:03l'effigie du Villepin
00:40:05qui est évationné
00:40:06à la fête de l'Huma
00:40:07était brûlée
00:40:08dans les cortèges
00:40:09alors je montre
00:40:10ces photos
00:40:10parce que
00:40:11s'ils se lancent pour de bon
00:40:12dans la présidentielle
00:40:13Dominique de Villepin
00:40:14alors c'est sûr
00:40:15excellera sur son expérience
00:40:17du monde de Trump
00:40:18de Poutine
00:40:18de la Grande Chine
00:40:20mais nous l'attendrons
00:40:21les Français l'attendront aussi
00:40:22sur les problèmes
00:40:23franco-français
00:40:24et au fond
00:40:25je pense qu'une présidentielle
00:40:26c'est pas comme un disque
00:40:28la face B
00:40:28elle est aussi importante
00:40:30que la face A
00:40:31merci Laurent
00:40:32on passe à la question
00:40:33qui fâche
00:40:34avec l'autre grand titre
00:40:43de l'actualité
00:40:43de ce jeudi
00:40:44c'est la colère des agriculteurs
00:40:46qui a pris une nouvelle tournure
00:40:47loin des ronds-points
00:40:48du sud de la France
00:40:49les agriculteurs
00:40:51de la coordination rurale
00:40:52et leurs tracteurs
00:40:53sont donc montés à Paris
00:40:54bravant les intempéries
00:40:55et les interdictions préfectorales
00:40:57tout refait
00:40:58l'arc de triomphe périph
00:40:59assemblée nationale
00:41:00les convois de tracteurs
00:41:01ont investi la capitale
00:41:02pour dénoncer
00:41:03la mauvaise gestion
00:41:04du gouvernement
00:41:05et le Mercosur
00:41:05et il se trouve que
00:41:06juste avant cette émission
00:41:07Emmanuel Macron
00:41:08est enfin sorti du bois
00:41:10il a annoncé
00:41:10qu'il voterait
00:41:11contre le Mercosur
00:41:13on avait un doute
00:41:13sur une éventuelle abstention
00:41:15mais il votera contre
00:41:16et pour en parler
00:41:17ce soir
00:41:17j'accueille sur le plateau
00:41:18de chaque voix contre
00:41:18Cédric Pouget
00:41:19bonsoir
00:41:20bonsoir
00:41:20vous êtes trésorier
00:41:21de la coordination rurale
00:41:22et vous êtes vous-même
00:41:23éleveur de vaches aux bras
00:41:24qu'en Aveyron
00:41:24c'est ça ?
00:41:25tout à fait
00:41:25bonsoir Aurélie Trouvé
00:41:27bonsoir
00:41:27député la France insoumise
00:41:28de Seine-Saint-Denis
00:41:29et bonsoir
00:41:30Martin Garagnon
00:41:31d'être conseiller national
00:41:32du parti Renaissance
00:41:33je vous remercie
00:41:34tous les trois
00:41:34d'être là
00:41:35on va essayer
00:41:35d'avoir un échange
00:41:36constructif
00:41:37ensemble
00:41:38et c'est Baptiste Gargui-Chartier
00:41:39qui pose ce soir
00:41:40la question qui fâche
00:41:41avec Thibault Linard
00:41:41et Marion Becker
00:41:42la présidente de l'Assemblée Nationale
00:41:48chahutée
00:41:49insultée par les agriculteurs
00:41:51ce matin
00:41:52en vain
00:41:56Yael Broun-Pivet
00:41:57tente un dialogue
00:41:57avec les manifestants
00:41:59elle est exfiltrée
00:42:00à la hâte
00:42:01par les forces de l'ordre
00:42:02on n'a aucune réponse positive
00:42:04par rapport à nos revendications
00:42:06depuis plus de six mois
00:42:07il ne peut y avoir
00:42:10que des réactions
00:42:11comme ça
00:42:12les français ont le droit
00:42:13de venir s'exprimer
00:42:14d'exprimer leur colère
00:42:15devant l'Assemblée
00:42:15j'ai prévu cet après-midi
00:42:17de voir l'ensemble
00:42:18des organisations syndicales
00:42:19je vais les recevoir
00:42:20dans mon bureau
00:42:20les unes après les autres
00:42:22les quatre organisations syndicales
00:42:24les agriculteurs
00:42:25l'avaient promis hier
00:42:26et moins de 24 heures plus tard
00:42:27ils ont réussi leur pari
00:42:29c'était je ne sais pas
00:42:303h15, 3h30
00:42:32quand j'arrivais dans Paris
00:42:33déjà très tôt ce matin
00:42:35des tracteurs ont investi
00:42:36la capitale
00:42:37la porte d'Auteuil
00:42:38les alentours de la tour Eiffel
00:42:40l'arc de triomphe aussi
00:42:43ou encore
00:42:43les apports du palais Bourbon
00:42:46on est là
00:42:46c'est pas pour rien
00:42:47on est en train de tirer
00:42:49les dernières cartouches
00:42:49de la profession
00:42:50on est de moins en moins
00:42:51concurrentiels
00:42:52on a toujours des normes en plus
00:42:54des problèmes en plus
00:42:55et donc on n'y arrive plus
00:42:56durant toute la journée
00:42:58certains députés
00:42:58se sont rendus
00:42:59tour à tour
00:43:00au plus proche
00:43:00des manifestants
00:43:01on défend la souveraineté agricole
00:43:03vous le savez
00:43:04et en ce moment
00:43:04à Bruxelles
00:43:05se signe l'arrêt de mort
00:43:06de l'agriculture française
00:43:08effectivement aujourd'hui
00:43:08on soutient
00:43:09toutes les mobilisations
00:43:10qui appellent
00:43:11en ce sens
00:43:12à s'opposer purement
00:43:13et simplement
00:43:14à la ratification
00:43:15du Mercosur
00:43:16au même moment
00:43:17la présidente de l'Assemblée nationale
00:43:18reçoit les branches syndicales
00:43:20dans son bureau
00:43:20et à l'issue des entretiens
00:43:22toujours pas de fumée blanche
00:43:23mais la coordination rurale
00:43:25décide de se replier ce soir
00:43:27on récupère notre acteur
00:43:28les gardes à vue s'arrêtent
00:43:30on rentre
00:43:30on rentre tous ensemble
00:43:31se reposer
00:43:31dans la bordure
00:43:33dans la bordure parisienne
00:43:35et on verra
00:43:35souvent les annonces
00:43:36ce qu'on saura
00:43:37parce qu'il faut qu'on en parle
00:43:38entre nous
00:43:38alors qu'Emmanuel Macron
00:43:39vient d'annoncer son opposition
00:43:41à la signature du Mercosur
00:43:42la question qui fâche ce soir
00:43:44la voici
00:43:45les agriculteurs ont-ils réussi
00:43:48leur tour de force
00:43:49on va d'abord poser la question
00:43:50à Cédric Pouget
00:43:51Cédric
00:43:51d'abord vous quittez Paris
00:43:53ce soir avec votre acteur
00:43:54vous rentrez
00:43:55oui en effet
00:43:56après trois jours de mobilisation
00:43:58nous avons décidé
00:43:59de rentrer
00:44:00pour nous reposer
00:44:00et pour attendre
00:44:02les annonces
00:44:04de la ministre
00:44:05de l'agriculture
00:44:07et du président Macron
00:44:09Emmanuel Macron
00:44:10a donc annoncé
00:44:10il y a quelques instants
00:44:11qu'il voterait contre
00:44:13le Mercosur
00:44:15contre sa ratification
00:44:16comment avez-vous accueilli
00:44:18cette nouvelle tout à l'heure ?
00:44:21disons que lui
00:44:22votera contre
00:44:23mais on n'est pas dupe
00:44:24on sait très bien
00:44:24que la France
00:44:25sera minorité
00:44:26au sein de l'Europe
00:44:27et que le Mercosur
00:44:29sera finalement ratifié
00:44:30donc nous sommes très en colère
00:44:31parce que en fait
00:44:32c'est un jeu de dupe
00:44:33qui dure depuis
00:44:3425 ans
00:44:35il y a 25 ans
00:44:36que le Mercosur
00:44:37est en route
00:44:38que les négociations
00:44:38ont commencé
00:44:39exactement
00:44:40donc aujourd'hui
00:44:41la France a perdu
00:44:42tout pouvoir
00:44:44au sein de l'Union Européenne
00:44:45donc nous ne faisons plus
00:44:48d'illusions
00:44:49mais là sur le Mercosur
00:44:50bon voilà
00:44:51les jeux sont faits
00:44:52d'une certaine façon
00:44:54la France va voter contre
00:44:55a priori
00:44:56et on en parlait
00:44:57il y a quelques instants
00:44:58avec l'eurodéputée
00:44:58Nathalie Loiseau
00:44:59il ne devrait pas y avoir
00:45:01de surprise de dernière minute
00:45:02avec un pays
00:45:03qui d'un coup
00:45:04sortirait un vote contre
00:45:05de son chapeau
00:45:06Aurélie Trouvé
00:45:07c'était quand même
00:45:08ce qu'il fallait faire
00:45:09pour la forme
00:45:10voter contre
00:45:10on avait un doute
00:45:11hier soir
00:45:11sur le fait
00:45:12que la France
00:45:12pouvait s'abstenir
00:45:14sur le vote de demain
00:45:15sur le Mercosur
00:45:17Et alors quel sera le résultat ?
00:45:20Le résultat c'est que
00:45:21ça finira par être validé
00:45:22pourquoi ?
00:45:23Parce que le président Macron
00:45:24depuis 10 ans
00:45:24n'a rien fait
00:45:25pour s'opposer
00:45:27au traité avec le Mercosur
00:45:28il a sans arrêt
00:45:30tergiversé
00:45:31même plus que ça
00:45:32il a même à un moment donné
00:45:33soutenu
00:45:34l'accord avec le Mercosur
00:45:35il y a 3 mois même
00:45:36il dit
00:45:37finalement c'est peut-être
00:45:38pas si mal
00:45:38comment vous voulez ensuite
00:45:40mener un rapport de force
00:45:42et avoir une minorité
00:45:43de blocage
00:45:43au niveau européen
00:45:44donc je le dis
00:45:45en fait en réalité
00:45:46je pense que le président
00:45:47Macron est pour cet accord
00:45:48et toujours pour cet accord
00:45:50qu'il a eu la pression
00:45:51de la mobilisation
00:45:52des agriculteurs
00:45:53donc il finit par voter contre
00:45:55mais c'est beaucoup trop tard
00:45:56c'est beaucoup trop tard
00:45:57et aujourd'hui je le dis
00:45:58la France
00:45:58en fait
00:46:00a capitulé
00:46:01devant l'Europe néolibérale
00:46:02pour in fine
00:46:04faire en sorte
00:46:05que ce soit validé
00:46:06parce qu'on a
00:46:06rien fait
00:46:08rien fait la France
00:46:09pour s'opposer
00:46:10à ce traité
00:46:11avec le Mercosur
00:46:11quand je dis la France
00:46:12c'est le président Macron
00:46:13et franchement
00:46:14c'est catastrophique
00:46:15pour l'agriculture
00:46:15familiale
00:46:16je vous en parle aussi
00:46:18vous dites pourquoi
00:46:19c'est moi qui en parle
00:46:20en tant que députée
00:46:21parce que je suis agronome
00:46:22et je bosse là-dessus
00:46:23depuis 20 ou 30 ans
00:46:24et je bosse notamment
00:46:25aux côtés des agriculteurs
00:46:26contre ces accords
00:46:27de libre-échange
00:46:27monsieur Macron
00:46:29n'a fait que défendre
00:46:30les accords de libre-échange
00:46:31depuis le début
00:46:31par exemple
00:46:32l'accord avec le Canada
00:46:33aujourd'hui
00:46:34les agriculteurs
00:46:35ils ont du mal
00:46:36à cultiver des lentilles
00:46:37parce qu'elles sont
00:46:37concurrencées par les lentilles
00:46:39et les légumineuses du Canada
00:46:40qui rentrent à droite
00:46:41depuis qu'on a fait
00:46:42l'accord avec le CETA
00:46:44et le Canada
00:46:44contre l'avis
00:46:45de la majorité
00:46:46des syndicats agricoles
00:46:47voilà le résultat
00:46:48et là c'est le résultat
00:46:49mais au moment
00:46:50de la signature du CETA
00:46:51il avait été question
00:46:52pareil
00:46:52d'une déferlante
00:46:54de bœuf canadien
00:46:56aux hormones
00:46:57et ça n'a pas eu lieu
00:46:58ce que je peux vous dire
00:46:59ce matin
00:46:59j'ai discuté
00:47:00avec un producteur de lentilles
00:47:01puisque j'étais ce matin
00:47:02à l'arc de Triomphe
00:47:03voyez-vous
00:47:04et bien ce que je peux vous dire
00:47:05c'est qu'effectivement
00:47:06le CETA
00:47:08la conséquence directe
00:47:09c'est par exemple
00:47:09qu'on n'arrive pas
00:47:11à produire
00:47:11ou très mal
00:47:12des légumineuses
00:47:13qui sont pourtant essentielles
00:47:14et donc on les importe
00:47:15c'est bien dommage
00:47:16juste un dernier mot
00:47:17pour dire aussi
00:47:18que ça a été dit
00:47:19il y a eu des gardes à vue
00:47:21je le dis aussi
00:47:22oui d'ailleurs
00:47:22vous avez des nouvelles
00:47:23de vos collègues
00:47:24qui ont été placés
00:47:24en garde à vue
00:47:2525 c'est ça
00:47:2625 agriculteurs
00:47:27tous les collègues
00:47:29peuvent enfin quitter Paris
00:47:30ils sont sortis
00:47:32sans charge
00:47:34sans amende
00:47:35si si avec des amendes
00:47:36avec des amendes
00:47:37quand même
00:47:37bon pas des amendes
00:47:39énormes
00:47:39mais rien que pour le geste
00:47:41c'est intolérable
00:47:42il y a des tracteurs
00:47:42à la fourrière aussi
00:47:43des tracteurs à la fourrière
00:47:44qui vont pouvoir
00:47:45être récupérés
00:47:46mais rien que pour le geste
00:47:47nous pensons
00:47:48que c'est intolérable
00:47:49des agriculteurs
00:47:50qui viennent à Paris
00:47:50pour défendre leur métier
00:47:52pour défendre
00:47:53une façon
00:47:54vous saviez
00:47:56que vous vous exposiez
00:47:57à ce genre de problème
00:47:58étant donné
00:47:59qu'il y avait
00:47:59des interdictions préfectorales
00:48:01oui évidemment
00:48:02on savait que
00:48:03nous sommes 150 tracteurs
00:48:05à être montés sur Paris
00:48:06on savait que tous les tracteurs
00:48:07n'arriveraient pas
00:48:08à rentrer dans Paris
00:48:09environ 5 ans
00:48:10109 ont réussi à rentrer
00:48:11c'est ça ?
00:48:12voilà ouais
00:48:12109 ont réussi à rentrer
00:48:14on en a vu
00:48:14sous la tour Eiffel
00:48:16à l'arc de Triomphe
00:48:17il y en a un
00:48:17qui a réussi à venir
00:48:18de l'ensemble national
00:48:19donc du coup
00:48:20on s'est retrouvé
00:48:21autour de ce tracteur
00:48:22et en fait
00:48:23on était là
00:48:24pour créer notre désespoir
00:48:25parce qu'il y a
00:48:25un mois et demi
00:48:26qu'on se mobilise
00:48:27dans nos départements
00:48:28dans le froid
00:48:29pendant les fêtes
00:48:30on a fait une légère repose
00:48:31mais on s'est dit
00:48:32en jambier
00:48:33on va remettre le couvert
00:48:34et revenir plus fort
00:48:35pour aller jusqu'à Paris
00:48:36alors vous pourrez noter
00:48:37quand même
00:48:37qu'on est venu
00:48:38de manière très pacifique
00:48:40de la capitale
00:48:40du coup
00:48:41est-ce que vous êtes déçu
00:48:43ce soir de rentrer à la maison
00:48:44est-ce que vous étiez venu
00:48:45en vous disant
00:48:46on va rester quelques jours
00:48:47quand même à Paris
00:48:47non on n'est pas déçu
00:48:48parce qu'on a réussi
00:48:49à mobiliser
00:48:50plusieurs centaines
00:48:50d'agriculteurs
00:48:51de coordination rurale
00:48:52de tout le pays
00:48:53pour venir à Paris
00:48:54donc on est assez satisfait
00:48:56de cette mobilisation là
00:48:57maintenant nous allons
00:48:58faire attention
00:48:59aux annonces
00:49:00de la ministre
00:49:02d'agriculture
00:49:03on va y revenir
00:49:03je voudrais d'abord
00:49:04vous entendre
00:49:04Martin Garagnon
00:49:05d'abord sur le Mercosur
00:49:06sur la signature de la France
00:49:08donc demain ce sera
00:49:08un vote contre
00:49:09pardon
00:49:10Emmanuel Macron
00:49:12vient de l'annoncer
00:49:12Annie Gennevard
00:49:13dit bon voilà
00:49:14c'est le bon sens
00:49:15on vote contre
00:49:16et on va continuer
00:49:17de se battre
00:49:18comment ?
00:49:18la position de la France
00:49:19elle est claire
00:49:20depuis un certain temps
00:49:20les parlementaires
00:49:21admettez qu'elle ne l'a pas
00:49:22toujours été
00:49:23les parlementaires
00:49:24se sont exprimés
00:49:25à l'unanimité
00:49:26le président Emmanuel Macron
00:49:27depuis deux ans maintenant
00:49:28ainsi que le gouvernement
00:49:29qu'elle qui a été
00:49:30les ministres de l'agriculture
00:49:31ont exprimé
00:49:32les plus vives réserves
00:49:33contre un certain nombre
00:49:34de dispositions
00:49:35il ne faut pas non plus
00:49:36tout jeter
00:49:36cet accord de libre-échange
00:49:37il permettait de constituer
00:49:39un marché unique
00:49:40de 700 millions
00:49:41de consommateurs
00:49:41qui était bénéfique
00:49:42pour un certain nombre
00:49:43de nos filières
00:49:44européennes et françaises
00:49:46aller en parler
00:49:46avec des producteurs
00:49:47de vin
00:49:48de fromage
00:49:48on avait aussi
00:49:49des filières
00:49:50270 millions
00:49:51de consommateurs
00:49:51et 450 millions
00:49:52en Europe
00:49:53donc ça faisait
00:49:53un marché unique
00:49:53de 700 millions
00:49:54où on perdait
00:49:5590% des droits
00:49:56de douane
00:49:57on avait aussi
00:49:58des filières
00:49:58qui étaient gagnantes
00:49:59dans cet accord-là
00:50:00le président Macron
00:50:01avec beaucoup de lucidité
00:50:02de courage
00:50:03et aussi de responsabilité
00:50:04a considéré
00:50:05que la balance
00:50:06penchait du mauvais côté
00:50:07parce que cet accord-là
00:50:08exposait de manière
00:50:09beaucoup trop vive
00:50:10un certain nombre
00:50:11de filières
00:50:11en fragilité
00:50:12et il a eu raison
00:50:13de le faire
00:50:14il fallait les protéger
00:50:15ces cas-là
00:50:16et donc on a obtenu
00:50:17depuis maintenant
00:50:18plusieurs mois
00:50:18un certain nombre
00:50:19d'avancées
00:50:20en négociation
00:50:21avec la commission
00:50:22sur ce qu'on appelle
00:50:23les fameuses
00:50:23clauses de sauvegarde
00:50:24clauses miroirs
00:50:25sur le fait
00:50:27qu'il n'y ait pas
00:50:27de surcoût
00:50:28pour les engrais
00:50:28liés à la taxe carbone
00:50:30c'est des mécanismes
00:50:31assez complexes
00:50:31mais vous pouvez en témoigner
00:50:32il y a un certain nombre
00:50:33d'avancées
00:50:34qui ont été menées
00:50:35néanmoins
00:50:36ça n'était pas suffisant
00:50:37pour que la France
00:50:37décide de voter
00:50:38ou même de s'abstenir
00:50:39donc en responsabilité
00:50:41y compris si on doit
00:50:42être mis en minorité
00:50:42on votera contre
00:50:44et c'est aussi un signal
00:50:45qui est très fort
00:50:45envoyé à l'agriculture
00:50:48et quand on parle de souveraineté
00:50:50il faut aussi considérer
00:50:51justement cet aspect-là
00:50:52dans l'équilibre général
00:50:54de ce que constituer
00:50:55cet accord de libre-échange
00:50:56néanmoins
00:50:57un dernier point
00:50:58parce qu'on jette aussi
00:50:59assez facilement
00:51:00un peu l'ensemble
00:51:02de cet accord
00:51:03mais on vit quand même
00:51:04dans un monde
00:51:05de manière un peu plus macro
00:51:06où on voit bien
00:51:07la montée des protectionnismes
00:51:08Chine, Etats-Unis
00:51:09vous avez vu
00:51:10le cirque de Donald Trump
00:51:11a augmenté de manière
00:51:12exponentielle
00:51:13les droits de douane
00:51:14on a l'impression
00:51:15presque c'est un peu
00:51:16au hasard
00:51:16qu'il les augmente
00:51:17mais ça
00:51:19ça a aussi des conséquences
00:51:20très réelles
00:51:20sur nos filières
00:51:21industrielles
00:51:22agricoles
00:51:22et donc avoir négocié
00:51:24un accord de libre-échange
00:51:25c'est aussi des débouchés
00:51:27pour nos agricultures
00:51:29pour aussi nos industriels
00:51:30et donc ça n'est pas rien
00:51:31dans un monde
00:51:32qui se referme
00:51:33vous l'entendez
00:51:34vous l'entendez cet argument ?
00:51:35on l'entend
00:51:36on l'entend
00:51:36on l'entend pas tellement
00:51:37on est d'accord
00:51:38sur le fait
00:51:38qu'il y ait
00:51:39quelques branches
00:51:40de l'économie
00:51:41de l'industrie française
00:51:42et qu'il y ait besoin
00:51:42d'accords de libre-échange
00:51:43par contre nous
00:51:44on veut que l'agriculture
00:51:46soit une exception
00:51:47et qu'elle n'entre plus
00:51:48dans les traités mondiaux
00:51:50du commerce
00:51:51on veut qu'il y ait
00:51:52une exception agricole
00:51:54au fond
00:51:55vous dites ce soir
00:51:56que l'accord
00:51:57sur le Mercosur
00:51:58va sans doute être ratifié
00:51:59et on comprend aussi
00:52:00que vos revendications
00:52:01elles vont au-delà
00:52:02il a beaucoup été question
00:52:04aujourd'hui
00:52:04dans les manifestations
00:52:06de surtransposition
00:52:08mais oui
00:52:09des contrôles
00:52:10vous demandez un moratoire
00:52:11sur les contrôles
00:52:11dans les fermes
00:52:12jusqu'en 2027
00:52:13la suppression
00:52:14des agences
00:52:14de l'environnement
00:52:15en effet
00:52:16je prends un exemple
00:52:17par exemple
00:52:18qui peut croire
00:52:20aux clauses de miroir
00:52:21qui peut croire
00:52:21que les fonctionnaires
00:52:23de l'environnement français
00:52:24vont imposer
00:52:25en Argentine
00:52:26en Mexique
00:52:26au Paraguay
00:52:27en Uruguay
00:52:28des contrôles
00:52:28tels qu'ils nous les imposent
00:52:29à nous
00:52:30agriculteurs français
00:52:30c'est pas possible
00:52:32c'est pas possible
00:52:33la France a pris un décret
00:52:34hier pour interdire
00:52:35l'importation
00:52:36de plusieurs denrées
00:52:38qui étaient traitées
00:52:39avec des herbicides
00:52:39d'ailleurs on se dit qu'on va peut-être faire
00:52:40de manque ou d'avocats
00:52:41non
00:52:41je veux le dire quand même
00:52:42c'est complètement de la flûte
00:52:43parce que j'ai analysé
00:52:44l'arrêté
00:52:45c'est de la flûte ce truc
00:52:46c'est juste
00:52:47pour essayer de faire avaler
00:52:48la pilule du traité
00:52:49avec le Mercosur
00:52:50parce qu'en réalité
00:52:51c'est déjà interdit
00:52:52ces produits-là
00:52:53on devrait pas
00:52:54aujourd'hui
00:52:55importer des produits
00:52:56qui sont traités
00:52:57avec des pesticides interdits
00:52:58sauf qu'il rentre tellement
00:52:59de millions de tonnes
00:53:00du fait de tous les accords
00:53:02de libre-échange
00:53:02qui ont été signés
00:53:03à tour de bras
00:53:04notamment par le président Macron
00:53:06qu'on est incapable
00:53:06aujourd'hui de contrôler
00:53:08donc l'arrêté il dit
00:53:10allez
00:53:10on sanctionnera
00:53:12si on voit
00:53:13qu'il y a ces produits-là
00:53:14mais on sait très bien
00:53:15qu'aujourd'hui
00:53:16on n'est pas capable
00:53:16de le contrôler
00:53:17donc ça
00:53:17ça ne règle rien
00:53:18et dans le même temps
00:53:19c'est pour faire avaler
00:53:20la pilule du traité
00:53:21avec le Mercosur
00:53:22parce que moi
00:53:23je vais vous dire
00:53:23très exactement
00:53:24je vais vous citer
00:53:25ce qu'a dit Macron
00:53:25le président Macron
00:53:26pardon le 6 novembre
00:53:286 novembre
00:53:28c'était il y a deux mois
00:53:29je suis plutôt positive
00:53:32je signe
00:53:32quant à la ratification
00:53:34de l'accord
00:53:35entre l'Union Européenne
00:53:36et le Mercosur
00:53:36parce qu'il y a des fiers
00:53:37qui sont gagnantes aussi
00:53:38vous-même
00:53:39bien sûr
00:53:39et vous-même
00:53:40vous dites
00:53:40ah bah oui
00:53:41il y a quand même
00:53:42des choses bien
00:53:42dans cet accord
00:53:43donc ne soyez pas hypocrite
00:53:45vous votez contre
00:53:46in fine
00:53:47parce que vous savez
00:53:48très bien
00:53:48que maintenant
00:53:49vous n'aurez pas
00:53:49de minorité de blocage
00:53:50et que ça passera quand même
00:53:51et en réalité
00:53:52pendant 10 ans
00:53:53le président Macron
00:53:54il a tout fait
00:53:55pour qu'in fine
00:53:55l'accord avec le Mercosur
00:53:57il soit signé
00:53:58et je le dis
00:53:58en fait en réalité
00:53:59ce que vous allez faire
00:54:00c'est mettre en concurrence
00:54:01les petites fermes
00:54:02de 50 à 80 vaches
00:54:03comme vous avez vous
00:54:04je ne sais pas combien
00:54:05de vaches vous avez
00:54:05exactement
00:54:06une centaine de vaches
00:54:07vous avez des aubraques
00:54:07les plus belles de France
00:54:09et bah vous voyez
00:54:09son exploitation
00:54:10sa ferme
00:54:10sa ferme d'aubraques
00:54:12une centaine de vaches
00:54:13elle va être mise en concurrence
00:54:15qui fait de l'engraissement
00:54:15n'est-ce pas
00:54:16elle va être mise en concurrence
00:54:18avec des fermes-usines
00:54:19de plusieurs dizaines
00:54:20de milliers de bêtes
00:54:21ça s'appelle des feedlots
00:54:22des dizaines de milliers de bêtes
00:54:23traités aux hormones de croissance
00:54:25heureusement interdit ici
00:54:26traités avec blindés d'antibiotiques
00:54:29c'est ça qui va arriver
00:54:30comment vous voulez
00:54:30qu'ils tiennent après ?
00:54:31ce qu'il faudra surtout
00:54:32c'est que le consommateur
00:54:33sache ce qu'il mange
00:54:34et il ne le saura pas
00:54:35parce qu'en plus
00:54:35l'étiquetage n'est même pas obligatoire
00:54:36par exemple sur les produits transformés
00:54:38et puis ce sera
00:54:38des morceaux nobles
00:54:40qui arriveront
00:54:40et qui seront destinés
00:54:41à la restauration collective
00:54:42qui arriveront
00:54:43dans les restaurations collectives
00:54:46des collectivités
00:54:46et dans les écoles
00:54:48par exemple
00:54:48et vous savez
00:54:50qu'il suffit
00:54:51de quelques petits grains de sable
00:54:53pour déstabiliser la filière
00:54:54et depuis deux ans
00:54:55la filière Beauvain Viande
00:54:56arrive à avoir des prix
00:54:57rémunérateurs
00:54:58et là
00:54:59on va tout mettre en l'air
00:55:00pour un accord de libre-échange
00:55:02question de téléspectateurs
00:55:03Laurent
00:55:03le sujet passionne
00:55:04il y a beaucoup de questions
00:55:05notamment une question
00:55:06de Céleste
00:55:07alors pour monsieur Pouget
00:55:08qui habite Paris
00:55:08Céleste habite Paris
00:55:10je soutiens les agriculteurs
00:55:11et c'est incroyable
00:55:12ce qu'ils ont fait aujourd'hui
00:55:13mais pourquoi rentre-t-il ?
00:55:16c'est pas vous qui êtes déçu
00:55:18c'est les parisiens
00:55:19vous voyez
00:55:19alors pourquoi rentre-t-il ?
00:55:21parce qu'on s'est mobilisés
00:55:23pendant un mois
00:55:24je vous l'ai dit chez nous
00:55:24on a réussi à se mobiliser
00:55:26trois jours pour venir à Paris
00:55:27on a fait plusieurs centaines de kilomètres
00:55:29donc là on a besoin de se reposer
00:55:31et d'écouter les annonces
00:55:33de la ministre de l'Agriculture
00:55:34du président
00:55:35et du premier ministre
00:55:36donc on va écouter les annonces
00:55:38à tête reposée
00:55:39en rentrant chez nous
00:55:41et après
00:55:42on va aviser
00:55:43de la suite à donner
00:55:43mais évidemment
00:55:45on ne va pas s'arrêter là
00:55:46d'autant plus
00:55:47que je viens d'apprendre
00:55:48il y a quelques minutes
00:55:48qu'Annie Genovar
00:55:50a annoncé
00:55:51une baisse
00:55:52du budget
00:55:53de la PAC
00:55:53en plus
00:55:54de la baisse
00:55:55du budget agricole
00:55:56de l'Etat
00:55:57qui risque de passer
00:55:58par 49,3
00:55:59la semaine prochaine
00:55:59alors là franchement
00:56:01est-ce que c'est du soutien
00:56:01des agriculteurs
00:56:02par le gouvernement ?
00:56:03on vous sent fatigué aussi
00:56:04très fatigué
00:56:05et puis je voudrais attirer
00:56:06l'attention
00:56:06sur l'étincelle
00:56:08qui a mis le feu aux poudres
00:56:09c'est la très mauvaise gestion
00:56:11d'Annie Genovar
00:56:12sur la maladie d'NC
00:56:13que nous déporons
00:56:14nous ne comprenons pas
00:56:17pourquoi les avis scientifiques
00:56:18sont systématiquement
00:56:20priorisés
00:56:20et que le bon sens paysan
00:56:22est totalement
00:56:23bâclé
00:56:25donc là-dessus
00:56:26nous sommes très en colère
00:56:27il y a un mot
00:56:28qui a retenu notre attention
00:56:30sur les banderoles
00:56:31qu'on a vu aujourd'hui
00:56:32des banderoles
00:56:33de la coordination rurale
00:56:34et on voulait en parler
00:56:34ce soir avec Marie-Darégrance
00:56:35et le mot du jour
00:56:36regardez
00:56:36on a vu des banderoles
00:56:43avec écrit agricide
00:56:44c'est un mot
00:56:46c'est un mot nouveau
00:56:47c'est un néologisme
00:56:48agricide
00:56:49Mariette
00:56:49absolument
00:56:50oui c'est un néologisme
00:56:52c'est un mot
00:56:53qui a été créé
00:56:53au début des années 2020
00:56:55alors maintenant
00:56:56il est employé
00:56:57depuis les manifestations
00:56:58des agriculteurs
00:57:00en 2023-2024
00:57:01il est assez employé
00:57:02pour notre syndicat
00:57:03monsieur Pouget
00:57:04l'emploi
00:57:05ce mot agricide
00:57:06malheureusement
00:57:07oui
00:57:09et donc
00:57:09c'est un mot très radical
00:57:10c'est un mot
00:57:11qui dit
00:57:12les choses avec force
00:57:13et même peut-être
00:57:14avec violence
00:57:15oui parce qu'il faut
00:57:16prêter attention
00:57:17à son suffixe
00:57:18le cide
00:57:19ça vient du mot
00:57:20tuber
00:57:20en l'acadérée
00:57:22ça veut dire
00:57:22tuber quelqu'un
00:57:23bien sûr
00:57:24comme on a dans
00:57:25homicide
00:57:25ou dans paricide
00:57:26ce sont des vieux mots
00:57:27des meurtres anciens
00:57:29parfois
00:57:30et on parle aussi
00:57:31féminicide
00:57:32depuis quelques années
00:57:33c'est un néologisme aussi
00:57:34c'est un néologisme
00:57:36parce que le cide
00:57:37plaît
00:57:37dans une période
00:57:38qui est dure
00:57:38comme ça
00:57:39il y a plein de mots
00:57:40en cide
00:57:40alors féminicide
00:57:41c'est intéressant
00:57:42pour vous
00:57:43parce qu'il faut faire
00:57:44le détour
00:57:45comment ça se passe
00:57:46avec ce mot
00:57:46il a été créé
00:57:47par deux féministes
00:57:48américaines
00:57:49au départ
00:57:50dans les années 90
00:57:51et dans un livre
00:57:53qui est intéressant
00:57:54dans son titre
00:57:54c'est
00:57:54féminicide
00:57:55l'aspect politique
00:57:57du meurtre des femmes
00:57:58c'était vraiment
00:57:59un acte militant
00:58:00un acte de langage militant
00:58:01pour poser
00:58:03la question politique
00:58:04à partir de choses
00:58:04qui avaient lieu
00:58:05dans la vie privée
00:58:05ça veut dire
00:58:07qu'aujourd'hui
00:58:08ce terme
00:58:09il est passé
00:58:09maintenant
00:58:10on ne dit plus
00:58:11crime passionnel
00:58:12on dit féminicide
00:58:13donc ça a été
00:58:14très efficace
00:58:14est-ce que
00:58:15ce modèle efficace
00:58:17peut aussi
00:58:18exister
00:58:19avec l'agricide
00:58:20en tout cas
00:58:21je pense que c'est
00:58:21le désir
00:58:22que ce mot
00:58:23agricide
00:58:24pour l'instant
00:58:24il est émergent
00:58:25mais il devienne
00:58:26un élément de langage
00:58:27très puissant
00:58:28une arme
00:58:28vous nous le confirmez
00:58:29contre précisément
00:58:31le Mercosur
00:58:32ou d'autres
00:58:33normes européennes
00:58:34que les agriculteurs
00:58:36n'aiment pas
00:58:36mais là
00:58:37je vais parler
00:58:38sur le plan
00:58:38simplement du langage
00:58:39est-ce que ça va marcher
00:58:41ou pas
00:58:41c'est pas sûr
00:58:42parce que sur sa route
00:58:43ce mot agricide
00:58:44il a deux problèmes
00:58:45d'abord
00:58:45un problème d'ambiguïté
00:58:46parce que
00:58:47qui est-ce qui va mourir
00:58:48est-ce que c'est
00:58:49l'agriculture
00:58:49elle-même
00:58:50est-ce que ce sont
00:58:51les agriculteurs
00:58:52qui sont menacés
00:58:53on sait que le taux
00:58:53de suicide
00:58:54est élevé
00:58:55un tous les deux jours
00:58:56tous les deux jours
00:58:56exactement
00:58:57énorme
00:58:58est-ce que ce sont
00:58:59les bêtes
00:59:00elles-mêmes
00:59:00qui meurent
00:59:01donc ce que je veux dire
00:59:02c'est que
00:59:02féminicide
00:59:03on voit à qui ça s'applique
00:59:04agricide
00:59:04on voit beaucoup moins
00:59:05deuxième problème
00:59:06pour que ce mot
00:59:07reste vraiment
00:59:08c'est que dans son
00:59:09écosystème sémantique
00:59:10on a des autres mots
00:59:11il y en a pas mal
00:59:12des mots en cide
00:59:12alors il y a pesticide
00:59:14par exemple
00:59:14et les agriculteurs
00:59:15ne sont pas toujours
00:59:15très clairs
00:59:16avec cela
00:59:17et puis surtout
00:59:19il y a par exemple
00:59:19écocide
00:59:20écocide
00:59:21c'est un mot très fort
00:59:22qui est monté
00:59:23dans l'autre partie
00:59:24de l'essicier politique
00:59:25chez les écolos
00:59:26mais il est fort
00:59:28parce qu'il porte
00:59:28sur la nature
00:59:29toute entière
00:59:29donc pour finir
00:59:30Adeline
00:59:31on ne va pas résoudre
00:59:32le problème
00:59:32de ce mot aujourd'hui
00:59:33on l'a remarqué
00:59:34et je vous propose
00:59:35qu'on le regarde
00:59:36au cours de l'année 2009
00:59:37pour son évolution
00:59:38moi j'avais une toute
00:59:38dernière question
00:59:39pour vous Cédric Pouget
00:59:40il y a eu beaucoup
00:59:41d'accusations aujourd'hui
00:59:42autour de votre mobilisation
00:59:43de récupération politique
00:59:45on a vu
00:59:46Éric Zemmour
00:59:47Sarah Knafow
00:59:48des députés RN
00:59:49mais aussi des députés
00:59:50insoumis
00:59:50qui ont été d'ailleurs
00:59:51plus fraîchement accueillis
00:59:52que Sarah Knafow
00:59:53ou Éric Zemmour
00:59:54fraîchement accueillis
00:59:55je vous le dis
00:59:55prouvez-moi une seule image
00:59:57ça n'est pas vrai
00:59:57nous avons été
00:59:58parfaitement bien accueillis
00:59:59et j'ai d'ailleurs été
01:00:00la première à l'arc de triomphe
01:00:01et même pour tout vous dire
01:00:02nous avons été en contact
01:00:03depuis hier
01:00:04avec les agriculteurs
01:00:05pour faire en sorte
01:00:06notamment qu'ils aient
01:00:07des points de chute
01:00:07nous avons appelé
01:00:08le préfet
01:00:09le ministre de l'intérieur
01:00:11pour que les gardes à vue
01:00:12soient levées
01:00:12donc non franchement
01:00:13je réfute complètement
01:00:15ce que vous dites
01:00:15oui tout à fait
01:00:16moi je suis tout à fait d'accord
01:00:17on est parti à politique
01:00:18on a été soutenu
01:00:20autant par des députés RN
01:00:21que des députés LFI
01:00:22que des députés macronistes
01:00:23nous prenons note
01:00:24de tous les députés
01:00:25qui nous ont aidés
01:00:26mais nous prenons note aussi
01:00:27de tous les députés
01:00:27qui ne nous ont pas aidés
01:00:29c'est noté
01:00:30merci à tous les trois
01:00:31on passe au Bourbon Express
01:00:33c'est le journal de l'Assemblée Nationale
01:00:34présenté par Marco Pommier
01:00:35bonsoir Adeline
01:00:41bonsoir Marco
01:00:42c'est reparti
01:00:43pour l'examen du budget
01:00:44en commission des finances
01:00:45vous nous aviez promis
01:00:46des images hier soir
01:00:47et bien c'était le coup d'envoi
01:00:49effectivement
01:00:49ce matin
01:00:50à 9h35 exactement
01:00:52et le professeur
01:00:53Eric Coquerel
01:00:54a eu un peu de mal
01:00:55à obtenir le silence
01:00:56dans la classe
01:00:56bien chers collègues
01:00:58chers collègues
01:01:04voilà on va s'asseoir
01:01:07monsieur Vigier
01:01:08va s'asseoir
01:01:09bon le brouhaha
01:01:12est vite retombé
01:01:13et les élèves
01:01:13pardon
01:01:14les députés
01:01:15se sont mis au travail
01:01:15au programme
01:01:16un peu moins de 2000 amendements
01:01:18petit point
01:01:19sur ce qui a été adopté
01:01:21d'abord
01:01:21l'indexation
01:01:22sur l'inflation
01:01:23de toutes les tranches
01:01:24du barème
01:01:25de l'impôt sur le revenu
01:01:26le maintien de l'abattement fiscal
01:01:28de 10%
01:01:29pour les retraités
01:01:30la reconduction
01:01:31de la contribution différentielle
01:01:33sur les hauts revenus
01:01:34en revanche
01:01:35la surtaxe appliquée
01:01:36sur l'impôt sur les sociétés
01:01:38abolie par les sénateurs
01:01:39n'a pas été réintroduite
01:01:41alors attention
01:01:41rien n'est gravé
01:01:43dans le marbre
01:01:43tout sera rediscuté
01:01:45à partir de mardi prochain
01:01:46dans l'hémicycle
01:01:47avec tous les députés
01:01:48et comment ça se termine
01:01:49cette histoire
01:01:49c'est quoi le scénario
01:01:50privilégié ce soir
01:01:51et bien le scénario
01:01:52privilégié
01:01:53c'est un peu le scénario
01:01:54que Sébastien Lecornu
01:01:55a promis de ne pas utiliser
01:01:56celui du 49-3
01:01:58il revient souvent
01:01:58sur la table
01:01:59ces derniers jours
01:02:00d'ailleurs ce matin
01:02:01la ministre des comptes publics
01:02:02n'écartait plus vraiment
01:02:03cette option
01:02:04le budget
01:02:06la méthode
01:02:07d'adoption du budget
01:02:08ça dépend du gouvernement
01:02:09effectivement
01:02:10il y a des méthodes
01:02:10autres que le vote
01:02:11si le vote n'est pas possible
01:02:12mais moi je le dis
01:02:13ce matin en français
01:02:14je n'exclus rien
01:02:15voilà
01:02:16le 49-3
01:02:17pas exclu
01:02:18reste une équation délicate
01:02:20accordée suffisamment
01:02:21de concessions
01:02:22aux socialistes
01:02:23pour éviter une censure
01:02:24au gouvernement
01:02:25et sur ce point
01:02:26l'insoumis Eric Cochrane
01:02:28ne déborde pas
01:02:28d'optimisme
01:02:29le gouvernement
01:02:31est peut-être plus
01:02:32dans une plus grande
01:02:33difficulté
01:02:33que je l'imaginais
01:02:34c'est-à-dire
01:02:34pour trouver justement
01:02:36ces quelques concessions
01:02:37qui permettraient
01:02:38de ne pas être censurés
01:02:39le mois de janvier
01:02:39pourrait être un mois
01:02:40de surprise
01:02:41y compris sur
01:02:43des 49-3
01:02:43qui déraillent
01:02:44et qui finissent
01:02:45par une censure
01:02:47voilà bon
01:02:47attachez vos ceintures
01:02:48parce que le mois de janvier
01:02:49promet des rebondissements
01:02:50il y aura forcément
01:02:51un dénouement
01:02:52mais alors lequel
01:02:52on ne sait pas
01:02:53bon aujourd'hui aussi
01:02:54à l'Assemblée nationale
01:02:55on a vu un défilé
01:02:56d'anciens ministres
01:02:57de la culture
01:02:57près de trois mois
01:02:58après le cambriolage
01:02:59du musée du Louvre
01:03:00oui Rima Abdulmalak
01:03:01Roselyne Bachelot
01:03:02Franck Riester
01:03:03entendu par la commission
01:03:05des affaires culturelles
01:03:06sur la protection
01:03:07de notre patrimoine
01:03:08et la sécurisation
01:03:09des musées
01:03:10alors ce matin
01:03:11ils ont prêté serment
01:03:12comme le prévoit
01:03:13le règlement
01:03:14ils ont promis
01:03:14de dire la vérité
01:03:15toute la vérité
01:03:16rien que la vérité
01:03:17je vais donc inviter
01:03:19chacun d'entre vous
01:03:19à lever la main droite
01:03:21et dire
01:03:23je le jure
01:03:24merci beaucoup
01:03:25merci beaucoup
01:03:26voilà
01:03:27Roselyne Bachelot
01:03:28qui se lève carrément
01:03:29en général
01:03:30quand l'ancienne ministre
01:03:31est convoquée
01:03:32le spectacle
01:03:32n'est jamais très loin
01:03:33petit aperçu
01:03:35ce matin
01:03:35elle tenait à rappeler
01:03:36que sa priorité
01:03:37à l'époque
01:03:37quand elle était ministre
01:03:38ce n'était pas le Louvre
01:03:40mais plutôt la gestion
01:03:40de la crise Covid
01:03:41je vais me permettre
01:03:43de vous faire un cadeau
01:03:44parce que j'ai écrit
01:03:45le contexte
01:03:46de cette affaire
01:03:48vous ne vous ennuyerait pas
01:03:50c'est d'ailleurs un livre
01:03:51qui a rencontré
01:03:52un grand succès
01:03:53de librairie
01:03:54et qui raconte
01:03:55exactement le Covid
01:03:57et vous vous trouverez
01:03:58visé par le bandeau
01:03:59Madame Bachelot
01:04:00absolument
01:04:00on n'est pas visé
01:04:03vous n'êtes pas visé
01:04:04bon vous avez vu
01:04:06ce qui avait marqué
01:04:07sur le bandeau
01:04:07le bal des hypocrites
01:04:08ce n'était pas
01:04:09destination des députés
01:04:10elle l'a bien précisé
01:04:11sur le fond
01:04:12la commission cherche
01:04:13surtout à comprendre
01:04:14comment un tel cambriolage
01:04:16a pu se produire
01:04:17dans le plus grand musée
01:04:18du monde
01:04:18quand nous sommes rendus
01:04:20au musée du Louvre
01:04:21et qu'on a visité
01:04:21le PC de sécurité
01:04:22je dois avouer
01:04:23avec ma petite expérience
01:04:24que ce que j'ai vu
01:04:25m'a donné l'impression
01:04:26quand même de quelque chose
01:04:27qui n'était pas à la hauteur
01:04:28d'un aussi grand musée
01:04:29est-ce que donc
01:04:30vous aviez en tête
01:04:32que concernant le Louvre
01:04:33il y a quelque chose
01:04:33qui manifestement
01:04:34n'était pas à la hauteur
01:04:36qui dysfonctionnait
01:04:37alors quid de la sécurité
01:04:39il y avait-il
01:04:39un schéma directeur
01:04:41une stratégie de sûreté
01:04:43réponse
01:04:43moi au moment
01:04:45où je suis ministre
01:04:46j'ai aucune note
01:04:47aucun document
01:04:48aucun mail
01:04:49qui me dit
01:04:50qu'il y a
01:04:51une démarche globale
01:04:52de schéma directeur
01:04:53au Louvre
01:04:53ça non
01:04:54s'il n'y avait pas
01:04:55de schéma directeur global
01:04:56comme vient de le rappeler
01:04:57Rima Abdelmalak
01:05:00ce n'est pas pour autant
01:05:01qu'il n'y avait pas
01:05:01des schémas directeurs
01:05:03de sûreté
01:05:04voilà
01:05:04et la commission
01:05:05des affaires culturelles
01:05:06va poursuivre ses travaux
01:05:07jusqu'en mai
01:05:08elle remettra ensuite
01:05:09ses conclusions
01:05:09merci Marco
01:05:10et merci à tous les trois
01:05:12d'être venus ce soir
01:05:12sur le plateau
01:05:13de Chaque Voix Compte
01:05:14merci Mariette et Laurent
01:05:15Chaque Voix Compte
01:05:17est rediffusée tout à l'heure
01:05:17à 23h30
01:05:18vous retrouvez aussi
01:05:19cette émission
01:05:19en replay
01:05:20et sur lcp.fr
01:05:21et sur les plateformes
01:05:22de podcast
01:05:22on revient demain
01:05:23en direct
01:05:23à 19h30
01:05:25excellente soirée
01:05:25sur la 8
01:05:26dans un instant
01:05:27vous avez rendez-vous
01:05:27avec Jean-Pierre Gratien
01:05:28et Débadoc
01:05:28François Mitterrand
01:05:30Une autre vie possible
01:05:31c'est un film
01:05:32qui dresse un portrait
01:05:32littéraire
01:05:33de l'ancien président
01:05:35décédé il y a 30 ans
01:05:36jour pour jour
01:05:36film écrit
01:05:37et raconté
01:05:38par sa fille
01:05:39Mazarin Pinjot
01:05:40excellente soirée
01:05:41sur la 8
01:05:42et à demain
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