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Crise agricole : est-il encore possible d'agir ? «Juridiquement, non» déplore J.Aubert (LR)
Europe 1
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il y a 2 jours
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00:00
On donne la parole aux agriculteurs sur Europe 1.
00:02
Dans un instant, nous serons également en ligne avec Julien Aubert, le vice-président des Républicains.
00:06
Juste avant, écoutez ce reportage.
00:08
Dans le Pas-de-Calais, car oui, il n'y a pas qu'à Paris que les agriculteurs manifestent,
00:13
les exploitants agricoles de la FDSE ont mené une action de sensibilisation plutôt originale.
00:17
C'était devant le Louvre-Lens ce midi.
00:20
Reportage Maximilien Carlier pour Europe 1.
00:22
Quelques tracteurs, une vingtaine d'agriculteurs et des tableaux exposés sur des chevalets.
00:27
On y voit des fruits et légumes, betteraves, endives, de la volaille également.
00:31
Une dizaine de cadres devant l'entrée du Louvre-Lens.
00:33
Avec ce message que veulent faire passer les exploitants agricoles comme Chantal.
00:38
Notre agriculture française va tout simplement finir au musée.
00:41
Comme une simple exposition, notre gouvernement ne nous suit plus,
00:45
ne suit plus ses agriculteurs et ses agricultrices
00:47
et qu'on va encore être plus en danger si ce traité du Mercosur est signé.
00:52
Car on va laisser entrer des denrées d'Amérique du Sud
00:54
qui n'ont pas les mêmes normes que chez nous, ajoute-t-elle.
00:56
Des visiteurs du Louvre-Lens s'arrêtent devant ces tableaux
01:00
qui montrent des produits issus de l'agriculture française.
01:03
C'est une très belle exposition.
01:06
Une initiative.
01:07
Une belle initiative et certainement nécessaire.
01:10
Notre manière de manifester qui est tout aussi parlante
01:13
que des actions peut-être plus dures.
01:15
Et cela change surtout des rassemblements, blocages d'agriculteurs
01:19
qu'on a pu voir ces dernières semaines, insistent ces deux touristes belges.
01:22
À Lens, Maximilien Carlier, Europe 1.
01:25
Voilà ce reportage de Maximilien Carlier,
01:27
des agriculteurs devant le Louvre-Lens pour essayer de sensibiliser,
01:32
d'informer, de dire aux gens voilà ce que nous vivons.
01:35
Et j'ai l'impression finalement que les Français savent quand même
01:38
que les agriculteurs sont en détresse.
01:40
Bien sûr.
01:41
Chacun trouve effectivement un moyen de s'exprimer.
01:44
On sait qu'il y a plus de 9 Français sur 10
01:46
qui soutiennent complètement ces agriculteurs
01:48
qui sont quand même un corps de métier qui est très très apprécié.
01:50
Et on voyait depuis leur arrivée dans Paris,
01:53
il y a quand même un élan de solidarité
01:54
qui se délie des Parisiens
01:57
qui viennent apporter des cafés, des couvertures
02:00
parce qu'on l'a déjà rappelé.
02:01
Il fait vraiment un temps absolument horrible.
02:04
Et effectivement, cet élan de solidarité est beau à voir.
02:07
Et en fait, c'est ça que je pense que le gouvernement et les élites
02:09
ont du mal à comprendre.
02:10
C'est que vraiment, ce corps de métier définit la France.
02:13
Les agriculteurs, c'est la France.
02:14
Et ils ne comprennent pas à quel point c'est important
02:16
et à quel point même ils sont aimés dans la population française.
02:19
Vector Herro.
02:20
Alors, les Français soutiennent dans l'idée les agriculteurs,
02:22
ça je suis parfaitement d'accord.
02:23
Maintenant, les Français, c'est aussi les consommateurs.
02:25
Qu'est-ce qu'ils mangent les Français ?
02:27
Est-ce qu'ils mangent les fruits ?
02:27
Est-ce qu'ils mangent les productions des agriculteurs français ?
02:30
Est-ce qu'ils mangent les produits importés ?
02:31
Est-ce qu'ils mangent des fruits qui ne sont pas du tout de saison
02:32
qui viennent de payer autres ?
02:34
Parce que c'est ça aussi soutenir les agriculteurs.
02:36
C'est manger, c'est être capable aussi de faire le sacrifice,
02:39
de payer un tout petit peu plus cher.
02:40
Oui, mais tout le monde n'en a pas les moyens.
02:41
Je suis d'accord, tout le monde n'en a pas les moyens.
02:43
Mais soutenir l'agriculture française, c'est d'abord manger français.
02:45
Oui, donc ça veut dire qu'on a tous aussi à faire des efforts.
02:48
C'est l'affaire de tous.
02:49
Mais si vous voulez, quand on a un tel problème de pouvoir d'achat aussi,
02:53
c'est aussi difficile de monter sur les grands cheveux
02:54
pour expliquer aux gens qu'il faut...
02:55
Ça coûte moins cher d'aller acheter des légumes
02:57
ou des produits d'agriculteurs français
02:58
que d'aller prendre des produits transformés
03:00
dans certaines marques de grande distribution, etc.
03:03
Non, en général, se faire un plat chez soi avec des fruits français,
03:06
ça coûte moins cher, des fruits aux légumes ou autres.
03:08
Ça coûte moins cher que d'aller au restaurant,
03:10
que d'aller dans un fast-food
03:11
ou que d'aller prendre des produits transformés.
03:13
Allez, nous sommes en ligne avec Julien Aubert,
03:15
vice-président des Républicains,
03:16
président du mouvement Oser la France.
03:18
Bonjour, monsieur Aubert.
03:20
Bonjour.
03:21
Merci d'être en direct avec nous.
03:22
Est-ce que vous soutenez cette colère agricole ?
03:24
Évidemment, et plus que soutenir d'ailleurs,
03:26
je partage, je dirais, beaucoup de sympathie avec leur action
03:30
parce qu'on sait qu'ils jouent leur vie,
03:33
leur carrière, la survie de leurs exploitations
03:35
et puis aussi le respect que la société leur accorde.
03:39
Et on a envie de leur dire qu'on les aime
03:40
et qu'évidemment, dans ces moments difficiles,
03:43
on est avec eux.
03:44
Et comment est-ce que vous jugez la réponse du gouvernement,
03:46
ce bras de fer qui semble s'être instauré
03:48
entre la coordination rurale, notamment,
03:51
ce syndicat agricole, et l'exécutif ?
03:55
Je pense que la réponse n'est pas forcément la bonne.
03:57
C'est-à-dire que le bras de fer,
03:59
ce n'est pas avec les agriculteurs qu'il faut l'avoir.
04:01
C'est avec madame Van der Leyen.
04:04
Plutôt que, si vous voulez, de saisir les tracteurs,
04:07
de s'en prendre à la protestation des gens,
04:09
à la colère des gens qui est légitime,
04:11
il vaut mieux tourner toute son énergie
04:13
pour faire reculer, pour montrer que la France,
04:15
une grande puissance agricole,
04:17
on ne peut pas lui marcher dessus,
04:18
comme madame Van der Leyen s'apprête à la faire.
04:21
– Mais qu'est-ce qu'on peut proposer exactement
04:23
à ces agriculteurs, maintenant ?
04:26
– Malheureusement, le système est fait de telle manière
04:29
qu'on ne peut pas leur proposer directement quelque chose,
04:33
parce qu'il y a des fausses propositions qui courent.
04:36
Quand on vous dit qu'on va faire des contrôles aux frontières,
04:38
en réalité, il suffit de passer par d'autres ports,
04:42
comme Anvers ou dans d'autres pays européens,
04:45
vous verrez qu'aucun contrôle ne pourra être fait.
04:48
Non, la seule manière, en réalité,
04:49
de répondre à leur inquiétude légitime,
04:51
c'est d'abord de trancher sur le modèle de société
04:53
dans lequel on veut vivre.
04:54
Moi, je n'ai pas envie de vivre dans une société
04:56
où on mange du bœuf aux hormones.
04:58
C'est une question, je dirais, de bien-être animal.
05:00
C'est une question, tout simplement, de gastronomie,
05:04
de savoir vivre, de qualité de vie.
05:06
Et donc, en fait, ce qu'il faut leur promettre,
05:08
c'est de lutter, de combattre,
05:09
et de faire ce que De Gaulle a pu faire par le passé,
05:12
la poétie de la chaise vide,
05:14
un rapport de force menacé de débrancher
05:16
la contribution européenne.
05:18
Bref, montrer que nous ne nous soumettons pas
05:20
à ce vote de certains États
05:23
qui auront donc la majorité qualifiée
05:26
pour faire passer le traité.
05:28
Mais on peut encore agir ?
05:29
Il y a encore temps, justement,
05:30
au niveau du Mercosur,
05:31
ça semble limite, là.
05:33
Juridiquement, non.
05:36
Juridiquement, les règles ont été, je dirais, respectées.
05:39
Madame Vandalaïenne va avoir le soutien de l'Italie
05:41
et donc, probablement, que la France sera battue.
05:44
Encore faut-il, d'ailleurs, j'espère,
05:46
qu'elle vote non, évidemment.
05:48
Mais ensuite, c'est une question de volonté politique.
05:51
C'est-à-dire que, lorsque le droit ne fonctionne pas,
05:54
il faut montrer les dents.
05:56
Parce qu'il ne s'agit pas simplement, si vous voulez,
05:58
de défendre les intérêts catégoriels.
05:59
Il s'agit de défendre une certaine conception
06:01
de l'identité française,
06:03
une certaine conception de la qualité de vie,
06:06
je le répète.
06:07
Et puis aussi, le fait que, derrière,
06:09
lorsqu'on s'assoit sur la France,
06:11
qui, je me rappelle,
06:11
est la principale puissance agricole
06:13
sur un traité d'agriculture,
06:15
c'est que, quelque part, on ne nous respecte pas.
06:17
Et donc, Emmanuel Macron doit se faire respecter.
06:20
Alors, réaction en studio de Victor Hérault
06:21
et Hélène Rouet, qui sont avec moi.
06:23
Bonjour, M. Aubert.
06:24
Oui, le problème, c'est que,
06:26
quand Annie Gennevar, quand Sébastien Lecornu
06:28
font des annonces,
06:29
on a un peu le sentiment
06:30
qu'il parle aussi de problèmes
06:31
qui ne peuvent se régler
06:32
qu'à l'échelle de l'Union Européenne,
06:34
la taxe carbone, le Mercosur, la PAC.
06:36
Donc, à ce moment-là,
06:37
on peut mettre plein de beaux mots
06:39
sur la volonté politique
06:40
ou alors la volonté de vraiment
06:42
créer un nouveau modèle agricole.
06:43
Mais là, on est pieds et poings liés.
06:45
C'est-à-dire, qu'est-ce qui est possible
06:46
aujourd'hui pour le gouvernement ?
06:47
Qu'est-ce qu'on peut promettre
06:48
aux agriculteurs de concret ?
06:50
Mais moi, ce n'est pas des promesses
06:52
aux agriculteurs,
06:53
c'est ce que je vous disais.
06:54
Je pense que, si vous voulez,
06:55
si le président de la République
06:56
avait dit, c'est simple,
06:57
moi, si vous...
06:58
Mais pas maintenant.
06:59
Il y a plusieurs mois,
07:00
s'il avait dit à Mme Berlérien
07:01
dans un bureau,
07:02
si vous vous obstinez
07:04
à faire passer ce traité,
07:05
moi, je vous préviens,
07:06
je coupe les fonds à Bruxelles,
07:07
vous verrez que Mme Berlérien
07:09
nous aurait écouté.
07:10
Mais donc là, c'est trop tard ?
07:12
C'est sérieux ou pas ?
07:13
C'est trop tard, maintenant, là ?
07:14
C'est trop tard, ça aurait dû être fait ?
07:15
Oui, on pourrait quand même
07:17
le faire savoir.
07:18
Mais évidemment,
07:19
c'est toujours plus compliqué
07:19
quand vous attendez
07:21
le dernier moment
07:22
pour résister avec toutes vos forces.
07:23
C'est que maintenant,
07:24
si vous voulez,
07:25
on est acculé,
07:27
la situation s'est structurée,
07:28
vous avez un certain nombre
07:28
de pays qui ont été convaincus.
07:30
Donc évidemment,
07:30
c'est beaucoup plus difficile
07:32
qu'il y a plusieurs mois.
07:33
Mais je vous rappelle
07:33
qu'il y a plusieurs mois,
07:34
M. Macron disait du bien
07:35
du traité sur le Mercosur.
07:37
Victor Ayrault qui est avec vous.
07:38
Bonjour, Julien Aubert.
07:39
Alors, plusieurs mois
07:40
ou plusieurs années.
07:41
Tout à l'heure, je disais
07:41
que le Mercosur est négocié
07:43
depuis 25 ans.
07:44
Ça fait 25 ans
07:44
qu'on pourrait se préoccuper
07:45
davantage de la question
07:46
plutôt qu'au dernier moment.
07:47
Je vais essayer
07:47
de vous challenger un petit peu.
07:49
Votre parti,
07:49
Les Républicains
07:50
et même l'UMP avant eux,
07:52
qu'est-ce qu'ils ont fait
07:53
pour les agriculteurs
07:54
sur ces 25 dernières années ?
07:56
Je ne parle pas
07:56
des dernières semaines.
07:58
L'UMP et puis les LR
07:59
ont d'abord changé de position
08:01
sur ces fameux
08:01
traités de libre-échange.
08:03
Moi, quand j'ai commencé
08:04
ma carrière politique,
08:06
on était encore très en faveur
08:08
de ces accords de libre-échange
08:09
et voyant une forme de progrès.
08:12
Depuis maintenant
08:13
une dizaine d'années,
08:15
l'UMP et l'UMP
08:15
et l'LR ont toujours été
08:16
systématiquement contre
08:17
la signature
08:18
de nouveaux traités
08:19
de libre-échange.
08:20
Ça commence là
08:21
parce qu'il faut voir
08:21
à chaque niveau,
08:22
si vous voulez,
08:23
ce qu'on peut faire.
08:24
Tout à l'heure,
08:24
vous aviez un débat
08:25
assez intéressant
08:27
sur ce qu'on peut faire
08:28
au niveau du consommateur.
08:29
C'est l'un des problèmes
08:30
modernes de la politique,
08:31
c'est que vous voyez
08:32
les problèmes
08:33
mais que personne n'a
08:34
en réalité tout seul
08:35
les moyens d'agir.
08:36
En revanche,
08:37
c'est une coalition
08:37
de bonne volonté.
08:38
Et donc pour mon parti,
08:40
c'est ça.
08:41
Mais effectivement,
08:42
et puis vous savez
08:42
que de longue date,
08:44
nous avons été
08:44
des protecteurs
08:46
de l'agriculture française.
08:48
Non, c'est vrai
08:49
qu'aux affaires,
08:50
peut-être qu'il y a 25 ans,
08:52
nous aurions pu être
08:52
nous aussi plus durs
08:54
sur cette affaire
08:54
de Mercosur.
08:55
Une dernière remarque
08:56
de Victor.
08:57
Je reprends la question
08:57
d'Hélène Rouet tout à l'heure.
08:59
Puisque tout cela
09:00
se gère au Parlement européen,
09:02
est-ce que l'Assemblée nationale
09:03
aujourd'hui en France
09:04
ou même le pouvoir présidentiel
09:05
ou le gouvernement
09:06
ont encore un réel pouvoir
09:07
ou est-ce qu'en réalité
09:08
ce sont les députés,
09:09
les eurodéputés
09:09
qui comptent le plus
09:10
et est-ce qu'on n'a pas
09:11
un petit peu abandonné
09:12
ce combat-là ?
09:12
Je rappelle qu'il y a
09:13
Vous savez,
09:18
la question de la souveraineté
09:19
est au cœur
09:20
du problème de la démocratie
09:21
parce que les gens
09:22
votent pour un président
09:23
de la République,
09:25
les agriculteurs
09:25
sont d'abord français,
09:27
ils défendent
09:27
les intérêts
09:28
de la France
09:29
et donc quand vous avez
09:31
une Europe
09:31
où effectivement
09:32
la France n'est pas respectée
09:34
et où progressivement
09:35
le système est distordu
09:37
en défaveur de nos intérêts,
09:39
ça pose la question
09:40
de la démocratie
09:42
et de savoir
09:42
qui est élu
09:43
pour représenter
09:44
les Français.
09:45
Donc effectivement
09:47
c'est un grand problème
09:48
institutionnel
09:48
qui court au plus bas
09:49
et sur lequel
09:50
pour ma part
09:51
ayant toujours été
09:51
eurocritique
09:52
et considérant
09:53
que ces transferts
09:54
de sovranité
09:54
sont nuls
09:54
et de neuf nuls
09:55
je ne peux qu'aller
09:56
dans votre sens.
09:57
Alors il faut quand même
09:58
rappeler que la PAC
09:59
et l'agriculture européenne
10:00
a quand même aidé aussi
10:00
l'agriculture française
10:01
à certains moments
10:02
à certaines années
10:03
aussi tu n'as pas été
10:04
fortement négatif.
10:06
Vous oubliez
10:07
la réforme Fischer
10:08
de 1998
10:09
qui a découplé
10:10
les aides à la production,
10:11
le fait qu'on a introduit
10:12
les mesures écologiques,
10:14
le fait d'avoir
10:15
systématiquement sacrifié
10:16
certaines filières
10:17
ou d'avoir fait
10:18
n'importe quoi
10:19
sur les produits
10:19
phytosanitaires.
10:21
Moi j'ai vu
10:21
la filière de la cerise
10:22
disparaître par exemple
10:23
en Vaucluse
10:24
dans mon département
10:25
d'origine
10:25
parce qu'on a interdit
10:26
certains produits
10:27
qui étaient utiles
10:27
pour lutter contre
10:28
la mouche.
10:29
Enfin voilà
10:30
on a si vous voulez
10:31
favoriser la libre concurrence
10:33
sur certains marchés.
10:34
C'est comme ça
10:34
que la fraise française
10:35
s'est effondrée
10:35
au profit de la fraise allemande.
10:37
Donc toutes ces mesures
10:39
qui auraient été prises
10:39
parce qu'on a cru
10:41
si vous voulez
10:41
que le marché
10:42
était toujours
10:43
l'unique et seule règle
10:44
qui permettrait
10:45
de rendre les consommateurs
10:46
plus heureux
10:46
était une erreur
10:47
parce que l'agriculture
10:49
c'est pas qu'un marché.
10:50
C'est aussi une identité,
10:52
c'est aussi une production,
10:53
ce sont des gens
10:54
qui sont attachés à la terre,
10:55
c'est une paysannerie,
10:56
c'est une histoire
10:56
et ça, ça rentre pas
10:58
dans les contextes.
10:58
Merci beaucoup Julien Aubert
11:00
je rappelle que vous êtes
11:01
vice-président des Républicains
11:02
et président du mouvement
11:03
Oser la France
11:04
merci d'avoir répondu
11:05
à nos questions
11:05
sur cette colère agricole
11:07
en un mot de conclusion
11:09
sur cette interview
11:10
Hélène Rouet et Victor Hérault
11:11
on a l'impression
11:13
qu'il y a un sentiment
11:13
finalement assez décourageant
11:15
de dire
11:15
oui on les soutient
11:16
on les soutient
11:17
on est avec eux
11:18
mais on peut rien faire
11:19
d'ailleurs Julien Aubert
11:21
il faut le souligner quand même
11:22
a été assez constant
11:23
dans ses prises d'opposition
11:24
sur la souveraineté française
11:25
sur les critiques vis-à-vis de l'Union Européenne
11:27
non mais il le dit
11:28
il pourrait mentir
11:29
mais l'ayant pas mal suivi
11:30
je peux vous dire que c'est vrai
11:31
maintenant
11:32
encore une fois
11:33
là je ne suis pas d'accord
11:34
avec Julien Aubert
11:35
lorsqu'il dit
11:35
c'est une erreur
11:37
que d'avoir considéré
11:37
que le marché
11:38
offrirait le bonheur
11:39
aux consommateurs
11:40
or il était si
11:41
mais je pense que le fautif
11:42
dans tout ça
11:42
c'est le consommateur
11:43
parce qu'il mange pour moins cher
11:44
parce que la mise en concurrence
11:45
avec le monde entier
11:47
fait baisser le prix
11:48
donc indirectement
11:50
si chacun d'entre nous est fautif
11:51
puisque chacun d'entre nous
11:52
avons préféré acheter des produits
11:53
moins chers
11:54
venus d'ailleurs
11:55
plutôt que plus chers
11:55
venus d'ici
11:56
et donc ensuite
11:57
on a que nos yeux pour pleurer
11:58
celui qui est triste dans l'histoire
11:59
c'est pas le consommateur
11:59
mais le consommateur est très heureux
12:02
de pouvoir s'acheter
12:03
beaucoup de nourriture
12:04
pour pas cher
12:05
en réalité c'est le producteur
12:06
qui est pénalisé dans ce marché
12:07
je pense qu'entre
12:07
6 tomates qui ne viennent pas de la France
12:09
et 6 tomates qui viennent de la France
12:11
évidemment tout le monde vous dira
12:12
qu'on préfère manger
12:12
les 6 tomates qui viennent de la France
12:13
mais malheureusement
12:14
il y a des réalités économiques
12:16
c'est très compliqué
12:16
mais effectivement
12:18
oui
12:18
Julien Aubert a insisté
12:20
sur un dernier point
12:20
qui était aussi très intéressant
12:21
toutes les normes phytosanitaires
12:23
la surtransposition des normes
12:24
la France a une vraie responsabilité aussi
12:26
c'est vrai qu'on met tout sur l'Europe
12:27
mais il y a eu des mesures écologiques
12:29
des dérives écologiques totales
12:31
pendant les 10 dernières années
12:31
et les 15 dernières années
12:32
et ça c'est effectivement
12:34
complètement de la faute de la France
12:35
qui ont aussi
12:36
vraiment tué l'agriculture
12:37
aussi à cause de ce genre de problème
12:39
qui en réalité
12:39
n'émanait pas de l'Union
12:40
mais il y a des
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