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  • il y a 3 mois
Chaque jour dans l’Heure des Pros, Pascal Praud livre son regard sur l’actualité.

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00:00L'insulte n'est jamais une bonne chose. On peut attaquer le bilan d'Emmanuel Macron, mais sa personnalité c'est autre chose.
00:08Et c'est ce qu'a fait Jean-Luc Mélenchon il y a 24 heures ?
00:1248 heures je crois.
00:1348 heures devant ses militants. Et ce qui est le plus terrible dans la séquence que vous allez voir, c'est le rire.
00:17Le rire de ces gens qui sont chauffés à blanc par celui que Gilles-William Golnanel appelle désormais Dorio Chon.
00:27Et il appelle Dorio Chon en référence évidemment à Jacques Dorio. Regardez cette séquence.
00:34Nous ne sommes plus la première puissance du continent portant l'idéal révolutionnaire qui mit le feu à la terre entière.
00:42Eh bien nous avons néanmoins la force, la force de cette histoire.
00:45Mais alors qu'on ne nous déshonore pas en se comportant comme il le fait, en se réjouissant d'un enlèvement,
00:51en se réjouissant de toutes les basses manœuvres de quelqu'un qui le méprise.
00:55Parce que cet homme qui nous préside est un poulet d'élevage.
01:01Pas une fois de sa vie, il n'a été dans le champ picoré en se demandant « mais où il y a quelque chose ? »
01:10« Ah, et comment on fait pour attraper un verre de terre pour pouvoir le manger ? »
01:15« Toujours il est arrivé à l'heure de la gamelle en regardant si elle était pleine. »
01:20« Toute sa vie, ce pays est gouverné par une bande de poules et d'élevage. »
01:32Et une bonne partie des organisations qui nous sont chères ou qui nous l'ont été est aussi gouvernée par des gens qui n'ont pas la moindre idée de ce qui est un rapport de force.
01:42Comment pouvoir critiquer parfois le gouvernement et parfois la technostructure et la remettre en cause quand l'administration prend le pouvoir sur le politique ?
01:54Garder la mesure et ne pas tomber dans l'insulte comme le fait Jean-Luc Mélenchon,
01:58C'est un climat de 1793 qu'il met en place là de haine. Il ne manque que les fourches pour aller devant les palais des institutions.
02:08C'est d'autant plus inexcusable de sa part qu'il est l'un des rares qui saurait dire la même chose avec mesure et avec talent.
02:18Mais au-delà de l'indécence absolue, ses propos avec la métaphore des poulets d'élevage, on a bien compris,
02:26c'est tout de même qui ose parler comme ça ? Quand on voit Jean-Luc Mélenchon prétendant donner des leçons à la classe politique française
02:38et notamment au président de la République et quand on connaît certaines de ses positions nationales ou internationales,
02:47c'est assez, j'allais dire comique. Non, c'est dramatique.
02:51Pascal Pierre Garbarini.
02:52Mais c'est pire que ça. Bon, d'abord, moi, j'en ai assez qu'on dise que cet homme a du talent parce qu'il arrive à dire trois phrases en français.
02:59Non, non, mais c'est pas vrai. Arrêtons. Arrêtons de flatter.
03:04Dans un monde qui n'en a pas.
03:06Mais il y a d'autres personnes qui s'expriment très bien à l'Assemblée nationale et il n'est pas une exception.
03:11Loin de là, il faut s'arrêter de flatter cet homme qui, en fait, est en train de fracturer la France
03:17de manière peut-être irréversible. OK ? Il a pris une décision. C'est une décision.
03:24Alors, quand il parle de Picoré, il est assez mal placé, en plus.
03:28Parce que quand on voit son histoire, Mitterrand, on va en parler,
03:30mais Mitterrand ne le mettait absolument pas au niveau où nous le mettons aujourd'hui.
03:38Et Mitterrand était...
03:40Mitterrand le méprisait.
03:41Donc, encore une fois, je ne vois pas pourquoi on va flatter cet homme qui ensuite, et je le dis,
03:47donc il a, pour des raisons qui sont de bassement, bassement électoraliste,
03:53donc fait le, comment dirais-je, fait la, comment dirais-je, la lie de tout ce qui est la démocratie
04:03pour mettre en valeur et pour casser la gauche pour que ça soit lui seul le recours.
04:11Et donc, à ce moment-là, il a décidé de faire la cour à l'islamisme
04:16pour, justement, rattraper et accueillir des voix qui viennent des cités, etc.,
04:22de personnes qui, en fait, ne le demandaient pas, d'accord, et de fracturer la France.
04:27Mais ça marche, et c'est ça qui est intéressant.
04:28C'est intéressant, ça marche, parce qu'il y a beaucoup de gens qui rient,
04:31il y a beaucoup de gens de gauche, quoi qu'il arrive, qui voteront pour Jean-Luc Mélenchon.
04:34S'il y avait un deuxième tour, Mélenchon-Marine Le Pen ou Mélenchon-Bardella,
04:38vous pouvez être certains que la gauche unanime irait se rallier derrière Jean-Luc Mélenchon,
04:44et il sait que ça marche.
04:45Moi, je vous propose une autre lecture, juste des propos.
04:47Je vous propose une autre lecture rapide.
04:49Jean-Luc Mélenchon, donc là, si on va à son...
04:51Thomas Bonnet.
04:52...il dit qu'Emmanuel Macron est un poulet d'élevage,
04:54sous-entendu, lui serait un poulet un peu libre,
04:56qui ne serait donc pas inféodé, qui aurait eu des difficultés dans la vie.
04:59C'est un peu ça, la métaphore qu'il emploie.
05:01Il faut juste rappeler qu'il est riche aujourd'hui grâce à la politique,
05:04qu'il a toujours vécu de la politique,
05:05qu'il est donc lui-même ce qu'il prétend dénoncer.
05:08Et en fait, ce qu'on comprend, c'est qu'il essaye de faire croire à son audience
05:11qu'il est... d'ailleurs, il dit, je suis maghrébin européen.
05:13On va l'entendre à l'instant.
05:15Je suis en clair, il veut faire croire qu'il est maghrébin européen,
05:18qui a subi les discriminations et qui a eu des difficultés dans la vie.
05:23C'est pas vrai.
05:23Mais il veut faire ça pour coller à ceux qu'il essaye de draguer.
05:27Richard Millet.
05:28Un bon trotskiste, il sait s'adapter à toutes les situations pour conquérir le pouvoir.
05:33Et son langage donne une bonne définition de ce qu'est le populisme.
05:36Voilà.
05:37Maïellen Trémolet, avant d'écouter Jean-Luc Mélenchon sur...
05:40Pas complètement d'accord avec vous.
05:42Je pense que Jean-Luc Mélenchon maîtrise parfaitement tout ce qu'il dit
05:45et qu'il sait être assez éloquent.
05:46Et c'est d'autant plus grave, parce que la métaphore des animaux,
05:49il l'avait déjà employée, par exemple, pour le député PS Jérôme Gage,
05:52où il avait parlé de la laisse et d'un piquet.
05:55Donc il l'avait comparé concrètement à un chien.
05:57Et je pense que c'est d'autant plus grave,
05:59parce qu'il pèse chacun des mots qu'il a dit avant-hier,
06:02comme ceux qu'il avait dit avant.
06:03Donc c'est pas des outrances lancées au hasard, si vous voulez.
06:05Je pense que c'est calculé.
06:06Et que là-dessus, c'est un art oratoire qu'il maîtrise et qu'il utilise.
06:10– Je vous propose d'écouter le deuxième passage de Jean-Luc Mélenchon,
06:13lorsqu'il dit « Je suis un Européen maghrébin ».
06:15– L'usage veut qu'on fasse des voeux, c'est une superstition ridicule,
06:20mais je veux bien y souscrire.
06:22En général, ils ne servent strictement à rien.
06:24Moi, juste à me faire peur, parce qu'on me dit « Et surtout la santé ».
06:28Je me dis « Mais qu'est-ce que j'ai ? »
06:30Pour qu'ils parlent sans arrêt de ma santé, comme ça tout va bien.
06:33Vous allez me mettre l'œil à force, là.
06:34Bon, tout le monde comprend, mettre l'œil,
06:37parce que moi je suis un maghrébin européen.
06:40Donc c'est dans ma culture, hein.
06:42Voilà.
06:43– Je suis un maghrébin européen.
06:45C'est intéressant, là aussi, les signaux qui sont envoyés.
06:48Mais c'est très clair, c'est une stratégie.
06:50Il y a beaucoup de cynisme.
06:52Il chauffe à blanc une population.
06:54en expliquant que la France est raciste,
06:57que la police tue, etc.
06:58pour que cette population rallie son panache.
07:02C'est-à-dire son panache blanc.
07:04– Bien sûr, il chauffe à blanc.
07:06Moi, j'écoute Mélenchon depuis 10-15 ans maintenant.
07:09Depuis quelques mois maintenant,
07:11chaque discours, il dit qu'il est né au Maroc.
07:13Là, il est maghrébin.
07:13Mais chaque discours, maintenant, il le dit.
07:15Parce qu'il y a une vérité qui est forcément devant lui,
07:17c'est qu'il est blanc, plutôt bourgeois.
07:20Il vit dans un bel appartement à Paris
07:21et que l'électorat qu'il vise n'est pas dans les mêmes conditions.
07:24Et c'est vraiment ce qui est en train de traverser la France insoumise.
07:27Vous avez des élus qui ne ressemblent pas vraiment
07:29à ceux qui le draguent.
07:30Et ça, ça devient de plus en plus un problème.
07:32Il va falloir un moment de l'adéquation.
07:33– Oui, et on a entendu Mme Obono expliquer que…
07:36– La gauche blanche.
07:38– La gauche blanche.
07:38– La gauche blanche.
07:39– La gauche blanche.
07:40– Exactement.
07:40– Philippe Bilger.
07:42– Philippe Bilger.
07:42– Oui, mais ça marche.
07:45– Oui, oui.
07:45– Pardonnez-moi.
07:46Ça marche.
07:47– Ça marche.
07:48– Vous croyez quoi ?
07:49Vous pensez qu'il ne sera pas à 20 points ?
07:52Est-ce que vous pensez que l'élection présidentielle,
07:55on verra au deuxième tour un affrontement,
07:58Le Pen ou Bardella contre Jean-Luc Mélenchon ?
08:01– Ce n'est pas impossible.
08:02Mais ce sera la grande chance du Rassemblement national
08:05puisque s'il est en face de Mélenchon,
08:09il est évident que Marine Le Pen ou Bardella gagneront.
08:13– Ah, mais rien n'est évident en politique.
08:15– Non, mais là, je prends un pari.
08:18Le sujet est sérieux.
08:20D'ailleurs, je reprends ce qu'avait dit Moscovici
08:23qui avait dit la grande chance du Rassemblement national,
08:27c'est d'avoir Jean-Luc Mélenchon au second tour.
08:29– Alors là, mon cher Pascal…
08:32– Mais Moscovici, par exemple, il voterait Mélenchon ?
08:34– Je ne crois pas.
08:36– Vous ne croyez pas, mais vous verrez.
08:38Vous verrez que pendant les 15 jours de l'entre-deux-tours,
08:41le bruit de bottes, le fascisme ne passera pas.
08:42– Ça changera un peu.
08:43– Vous verrez, mais non, ça ne change jamais avec la gauche.
08:47Vous verrez que Pierre Moscovici, à l'arrivée,
08:49il votera comme un seul.
08:52– Vous imaginez que dans un second tour,
08:57Mélenchon, Marine Le Pen ou Bardella,
08:59une majorité de Français irait voter pour Jean-Luc Mélenchon ?
09:05– Je n'en sais rien, je sais ce que fera la gauche.
09:07– Il y aurait un troisième tour dans la rue, surtout.
09:09– Je sais ce que fera la gauche, parce que la gauche est comme ça.
09:12La gauche est comme ça, vous savez, elle est comme ça.
09:14La gauche, elle a voté les pleins pouvoirs à Pétain en 40.
09:18Donc il n'y a pas de raison qu'elle change.
09:22– Je relis la phrase de Mélenchon.
09:24– Il faut rappeler des évidences, pardonnez-moi.
09:27Il faut rappeler des évidences parfois.
09:28Il faut rappeler ce qu'ont fait les communistes entre 40 et 42.
09:32C'est bien, l'histoire, ça existe.
09:34Comme je rappelle la une de Libération, on rappelle la une de l'humanité.
09:38C'est bien de rappeler ce qu'a fait la gauche.
09:40– Vous avez raison, mais parfois, et là je suis naïf, Pascal,
09:44j'imagine qu'il peut y avoir des leçons qui peuvent…
09:47– Jamais, jamais, jamais.
09:50– C'est assez désespérant.
09:52– Écoutez, vous le voyez bien.
09:53Vous entendez sur Jean-Luc Mélenchon des gens montés au créneau fortement.
09:57– Non, mais je pense que beaucoup de gens voient la stratégie
10:00et les coutures d'une tactique qui est tout de même…
10:04– Oui, mais elle est grossière et pourtant elle fonctionne.
10:07– Qu'est-ce que disait par exemple André Valigny hier ?
10:09Il dit entre la peste et le choléra, il renvoie Jean-Luc Mélenchon
10:13et le Rassemblement National, il dit c'est la même chose.
10:16Voilà ce que dit le discours de la gauche, c'est la peste et le choléra,
10:19c'est la même chose.
10:20Gérard, Richard Millet.
10:23– Je suis un maghrébin européen, je pensais à son discours sur la créolisation.
10:28Mélenchon, c'est quand même un de ses grands fantasmes,
10:30créolisation à propos de la langue française,
10:32il dit qu'il n'y a pas de langue française mais une langue créole,
10:34mais je pense qu'il souhaite aussi une créolisation générale,
10:36c'est-à-dire un métissage absolu de la population.
10:38– On va parler du Venezuela dans une seconde,
10:41mais peut-être un petit tour avec les agriculteurs,
10:44et il faut les comprendre bien sûr, les agriculteurs,
10:47on l'a expliqué tout à l'heure avec Éric de Ritmatène,
10:50combien ils seront en difficulté,
10:52combien ils ont le sentiment, et vous le rappeliez,
10:55Pascal-Pierre Garbarini,
10:57combien ils ont le sentiment qu'ils ne jouent pas à armes égales,
11:01par exemple les normes d'élevage ne sont pas les mêmes dans le monde,
11:04on va importer de la viande, traiter peut-être aux hormones et antibiotiques,
11:07alors qu'ici on n'a pas le droit de le faire.
11:09Donc je crois qu'on a des images,
11:10parce que les agriculteurs sont à Paris,
11:13ils sont sur la place,
11:15d'abord elle est symbolique cette place de l'Arc de Triomphe,
11:19pourquoi elle est symbolique ?
11:20Parce qu'il y a le tombeau du soldat inconnu,
11:25et qui est-il sans doute ce soldat inconnu,
11:28sinon un homme qui venait de la ruralité,
11:30et qui est tombé entre 14 et 18 ?
11:33Donc ils sont là, et il faut entendre, bien sûr,
11:37leur demande, entendre leur colère,
11:40leur colère qui est pacifique d'ailleurs,
11:42et ils sont parfois maltraités, souvent maltraités,
11:45à la fois par l'espace médiatique qui les méprise,
11:48qui les méprise, parce que c'est comme ça,
11:51et parfois par les forces de l'ordre,
11:54et on l'avait vu lors de la ferme,
11:57ça avait beaucoup choqué ce que vous disiez tout à l'heure, Thomas Bonnet.
12:00Mais après, les forces de l'ordre,
12:02il faut le rappeler, obéissent à des ordres.
12:04Bien sûr !
12:04On constate très souvent,
12:05c'est que les gendarmes, les policiers,
12:08ne sont pas hyper ravis d'aller devoir verbaliser des agriculteurs.
12:12Ah évidemment !
12:12Ils viennent du même monde, parfois même des mêmes familles,
12:14donc c'est quand même pas rien de les mettre face à face.
12:18On comprend qu'il faille protéger, notamment Rungis par exemple,
12:21mais faire intervenir des centaures de la gendarmerie
12:23face à des agriculteurs,
12:24on se dit que les centaures auraient leur place
12:25dans d'autres endroits de France.
12:27Bon, le Venezuela,
12:29et le Venezuela, l'arrestation de Nicolas Maduro
12:31a été très favorablement accueillie
12:33par de nombreux expatriés.
12:35Des réfugiés vénézuéliens ont accepté de témoigner
12:37sur notre antenne,
12:39on les entend assez peu d'ailleurs,
12:41et ils rapportent ce qui se passe depuis 26 ans
12:43avec M. Chavez,
12:44avec M. Maduro.
12:46Il y a des tortures, bien sûr,
12:48de prisonniers,
12:49c'est le système communiste,
12:50c'est toujours pareil,
12:51c'est-à-dire que les gens sont pauvres,
12:52ils n'ont plus le droit de parler,
12:54et certains sont en prison,
12:55les autres sont torturés.
12:56Système communiste.
12:57Caracas, Moscou,
12:59vous dites les leçons de l'histoire,
13:00c'est toujours la même chose.
13:02Alors je vous propose d'écouter Frédéric Traini,
13:03qui a parlé des exilés vénézuéliens,
13:08et qui est à Madrid,
13:09notre correspondant à Madrid.
13:13Depuis l'arrivée au pouvoir de Hugo Chavez en 1999,
13:15suivie de celle de Nicolas Maduro en 2013,
13:18on estime à quelques 8 millions le nombre de vénézuéliens
13:21qui ont quitté le pays,
13:22c'est 20% de la population,
13:23et parmi eux,
13:24l'écrivaine plusieurs fois primée,
13:26Milagros Socorro,
13:28qui vit à Madrid aujourd'hui.
13:29J'ai quitté le Venezuela en 2017,
13:34une année très dure,
13:35extrêmement dure pour le Venezuela.
13:37À ce moment-là,
13:37il n'y avait pas seulement des manifestations
13:39contre Nicolas Maduro dans les rues,
13:41et Nicolas Maduro a tué,
13:42des jeunes surtout.
13:46Un génieur agronome où il sortit,
13:47ça a dû lui partir en 2009,
13:49car sa vie, dit-il, était en danger.
13:51Le premier danger,
13:54c'est que j'ai été emprisonné
13:55et que ma propriété a été expropriée,
13:58et qu'à une occasion,
13:59le gouverneur chaviste m'a même fait enlever.
14:04Directrice de l'agence de presse vénézuéenne à Madrid,
14:07Carlette Morales est partie,
14:08elle, dès l'arrivée d'Hugo Chavez.
14:10Elle explique pourquoi
14:11et ses espoirs pour le futur.
14:15Le harcèlement contre la presse
14:16se faisait déjà sentir,
14:17parce que des militants chavistes
14:19attaquaient déjà le journal
14:20et ont brisé les fenêtres,
14:21les vitres,
14:22et la sécurité n'était plus garantie.
14:24Nous demandons la libération immédiate
14:26des prisonniers politiques.
14:28Toute démarche d'ouverture
14:29vers la démocratie
14:30doit commencer par la libération totale
14:31de toutes les personnes détenues
14:33pour avoir pensé différemment.
14:35Il n'y aura pas de démocratie
14:36tant que des civils et des militaires
14:38seront poursuivis,
14:39menacés et emprisonnés
14:40pour leur dissidence.
14:41Ils sont quelques un million
14:45de Vénézuéliens
14:46qui sont expatriés
14:46aujourd'hui en Espagne
14:47et qui suivent de très près
14:48la situation du pays.
14:50Alors, sujet vraiment extrêmement
14:51très intéressant
14:52de Frédéric Treyni
14:53et qu'on n'entend que
14:54sur cette antenne.
14:55C'est-à-dire que la parole
14:56des Vénézuéliens
14:56et ce qui s'est passé
14:57pendant 26 ans,
14:58c'est ça qui me sidère.
14:59C'est-à-dire qu'hier soir
15:00sur le service public,
15:02ils ont trouvé
15:02le seul journaliste vénézuélien
15:04qui, vous l'avez peut-être
15:06entendu dans l'émission...
15:07C'est courageux, le gars.
15:09Si on parle de la même émission...
15:11Oui, mais ils ont trouvé
15:12le seul journaliste vénézuélien
15:13qui regrette quasiment
15:14que Maduro ait été capturé.
15:17C'est quand même...
15:17Alors, on n'a pas vu la même...
15:19Alors, bon...
15:20Vous voyez ce que je veux dire ?
15:23C'est-à-dire que...
15:24L'information est tellement
15:26aujourd'hui de parti pris.
15:28Les propos méprisants, justement...
15:30Pascal-Pierre Garbarini.
15:31Les propos méprisants
15:32de Jean-Luc Mélenchon
15:34à l'encontre de Laurence Debray.
15:36Oui, bien sûr.
15:37Mais c'est scandaleux.
15:39Qu'on a invité
15:39et qu'on a fait réagir
15:40en Debray, vous l'avez peut-être vu.
15:41Mais c'est...
15:42Qui en garde un souvenir
15:44vraiment très difficile pour elle.
15:46À un moment donné,
15:47quand il lui dit
15:47que...
15:48Oui, oui, lisez vos fiches.
15:49Lisez ce que vous avez appris.
15:51C'est des propos sexistes.
15:52Vous imaginez
15:52si c'est un homme de droite
15:53qui dit ça ?
15:54Bien sûr.
15:54Encore une fois.
15:55Mais...
15:56Mais c'était arrivé, d'ailleurs,
15:57je crois que c'est Gérald Darmanin
15:58qui avait dit
15:58à Pauline de Ballerbe.
15:59Ça va bien se passer.
16:00Il avait simplement dit
16:01que ça avait bien se passer.
16:03Mais ça avait été...
16:04Ça avait bien se passer.
16:05Ce qui était un peu ironique.
16:06Sans doute pas à dire, peut-être.
16:07Mais ça avait pris
16:08une proportion folle.
16:10Julien Audoul, à Manon Brie,
16:11avait dit
16:11prenez un verre d'eau, pareil.
16:12Oui, prenez un verre d'eau.
16:14Alors là, c'était le présentateur
16:15qui a dit
16:16c'est inadmissible, scandaleux, etc.
16:18On peut dire à Manon Bré.
16:19Ah mais Jean-Luc Mélenchon,
16:19il peut dire ce qu'il veut.
16:20Mais ils ont peur
16:22de Jean-Luc Mélenchon.
16:23Mais ils en ont peur physiquement.
16:25Il leur fait peur physiquement.
16:27Donc, ils ont peur, d'ailleurs.
16:29Il ne faut jamais avoir peur.
16:30Pascal, je peux dire quelque chose ?
16:32Je vous en prie.
16:32Il y a un pays
16:33dont on ne parle pas
16:34et qui pourtant est voisin.
16:35Il a été prof.
16:36Il lève la main.
16:38Et qui est un pays voisin
16:39et qui subit depuis plus longtemps
16:41une dictature épouvantable,
16:42c'est le Nicaragua.
16:43Oui.
16:44Dictature communiste et sandiniste
16:46depuis plus de 40 ans.
16:47On n'en parle jamais.
16:48Bien sûr.
16:48C'est très étrange.
16:49Mais ce n'est pas étrange.
16:50C'est-à-dire que c'est le privilège rouge
16:51qui s'appelle, dont on parle.
16:53On parle d'Amérique latine.
16:54Est-ce que vous avez vu
16:54les bons chiffres du Salvador ?
16:56Vous qui suivez l'actualité au Salvador.
16:581,2 de taux d'homicide.
16:59Ils étaient à 180...
17:001,2 pour 100 000 habitants.
17:02Ils étaient à 180 pour 100 000 habitants
17:04il y a 10 ans.
17:05Mais écoutez...
17:06Ça marche, hein ?
17:07La une du JD News.
17:09Et on salue Laurence Ferrari
17:11et toutes les équipes du JD News.
17:13La une du JD News, c'est Milley.
17:15Bon, Milley réussit.
17:17Il ré-u-sit.
17:19J'y peux rien, en fait, s'il réussit.
17:22J'y peux rien.
17:22Il se trouve qu'il y a moins de pauvreté,
17:24il y a moins d'inflation
17:25et l'Argentine repart
17:26avec un système, effectivement,
17:28assez radical
17:29puisqu'il a éliminé...
17:30Bon, mais j'ai envie de dire...
17:33Et les gens sont libres.
17:35Les gens ne sont pas en prison.
17:36Les gens ne sont pas torturés,
17:37Philippe Bilger.
17:38Non, non, ils ne sont pas torturés.
17:40Bon, on l'a peut-être la une du JD News.
17:43On pourrait prendre certains exemples
17:46de ce pays pour la France.
17:48Je ne dis pas appliquer bêtement
17:50ce qui se passe là-bas,
17:52mais il y a des germes d'efficacité
17:56et de conception radicale
17:58de l'État de droit
17:59qui ne seraient pas...
18:00Et le Salvador, moi, il ne me dérange pas,
18:02M. Bukele,
18:03lorsqu'il va chercher
18:04les narcotrafiquants
18:06ou les assassins,
18:07ça ne me dérange pas beaucoup.
18:08Je ne me dérange pas non plus.
18:09La seule chose...
18:10Ça ne me dérange pas.
18:11Dieu sait que je suis
18:12pour une conception pénitentiaire rude.
18:15Elle est peut-être excessive
18:16chez lui.
18:17Oui, mais elle est excessive.
18:19Mais bien sûr qu'elle est excessive
18:20parce que cette période-là
18:22le réclame.
18:23Oui, mais je pense...
18:25C'est-à-dire qu'il n'a pas le choix, en fait.
18:26On pourrait arriver peut-être
18:28à un régime, je dirais,
18:31plus proche de nos critères
18:33sans tomber dans l'axisme.
18:34Mais je sousquis à 100%
18:37à ce que vous venez de dire.
18:38Je pense que c'est une transition,
18:40bien évidemment,
18:40mais c'était un pays
18:41qui était...
18:42Ah ben oui !
18:43Voilà, c'était un pays
18:43qui était gangréné.
18:44Les chiffres de Thomas
18:45sont éloquents.
18:47Exactement,
18:47et les chiffres de...
18:48Non, non, mais c'est...
18:49Bon, vous savez que ça va être
18:50un fil rouge.
18:51D'abord, sur Europe 1,
18:52sachez-le,
18:52nous modifions nos programmes
18:54puisque l'actualité agricole
18:58fait que Christine Kelly
18:59sera sur l'antenne à 10h30
19:01et que nous sommes
19:03sur l'antenne d'Europe 1
19:05et sur CNews
19:06jusqu'à 10h30 nous-mêmes.
19:08Donc l'actualité
19:09avec Dona Vidal-Revel
19:10qui dirige la rédaction,
19:12c'est s'adapter
19:12à ce qui se passe en France
19:14et qu'effectivement,
19:15ce qui va mobiliser aujourd'hui
19:17l'opinion publique,
19:20ça va être ce qui se passe
19:21avec les agriculteurs
19:22parce que l'opinion publique
19:23est derrière, évidemment,
19:24les agriculteurs
19:25et pour les raisons
19:27que vous avez dites.
19:28C'est l'histoire de la France,
19:29c'est le grenier de la France,
19:31c'est des gens
19:31qu'il faut défendre,
19:32ce sont les gens
19:33qui se lèvent à 3h
19:33ou 4h du matin,
19:34c'est les gens qui bossent,
19:35c'est la France qui bosse,
19:37c'est la France qui travaille
19:38et c'est la France
19:39qui est effectivement,
19:40qui croule sous les normes
19:42de Bruxelles,
19:43qui croule sous des normes impossibles
19:45et qui ne gagne pas
19:46un centime parfois.
19:48Donc effectivement,
19:48c'est des gens
19:49qu'il faut entendre
19:50et sans doute
19:51qu'il faut aider.
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