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  • il y a 7 semaines
Transcription
00:00Quand le premier Code Vein est sorti, Bandai Namco a su proposer un jeu avec une orientation
00:05sous-like animée qui avait pas mal de qualité, mais aussi énormément de défauts, ce qui en faisait
00:10une production imparfaite. Après plusieurs années de réflexion, on a droit à un épisode numéro 2,
00:14et autant vous dire que quand il a été annoncé, on était pas mal dubitatif, faut dire que le style
00:19semble avoir bien changé. On a pu jouer plusieurs heures lors d'un événement presse, et je vous
00:23en parle dans cette vidéo. Avec ce Code Vein numéro 2, Bandai Namco ne souhaite clairement
00:28pas proposer une simple suite. L'objectif est plutôt de repenser en profondeur les fondations
00:32du premier jeu, quitte à prendre le risque de diviser une partie des fans. On est ici face
00:36à un sort de reboot de l'univers. C'est un petit peu dans l'esprit de ce qu'on a eu avec
00:40Dragon's Dogma 1 et 2, et ça implique forcément des choix tranchés. C'est le cas déjà avec
00:44la direction artistique. Certes, ça conserve une base animée, mais ça s'éloigne de l'esthétique
00:49très marquée dans le premier jeu. Ça adopte quelque chose de plus singulier, plus sombre,
00:53à partie pris qui ne manquera pas de faire grincer les dents chez les personnes qui avaient apprécié
00:56ça sur le premier jeu. On imagine que c'est pour séduire un public plus large, quitte à
01:00perdre un petit peu de son identité. Un changement qui est particulièrement visible dès la création
01:04du personnage. Elle est plus complète et plus poussée que jamais, mais ça perd une partie
01:08de ce charme ouvertement otaku qui faisait la singularité du premier épisode. Le titre
01:12va alors prendre place dans un futur où coexistent humains et revenants des êtres immortels
01:16aux allures de vampires. On a alors l'apparition soudaine de Luna Rapacis, une entité mystérieuse
01:21qui va pousser la majorité des revenants à sombrer dans la folie et à se transformer en
01:25créatures monstrueuses. Dans ce chaos soudain, on va incarner un Rivenut Hunter, ressuscité
01:30grâce à l'intervention d'une jeune femme qui s'appelle Lou et qui lui confine partie
01:33de son cœur tout en révélant sa capacité à manipuler le temps. Ensemble, ils entreprennent
01:37un périple à travers deux époques, le présent ravagé et un passé qui est encore relativement
01:41paisible. Ils vont ainsi voyager dans le temps pour altérer des événements importants
01:45et réécrire le destin d'un monde qui est menacé d'extinction. Ce sera aussi l'occasion
01:48pour eux de découvrir des vérités enfouies sur leur propre existence tout en forgeant
01:52des alliances avec d'autres revenants. On a pu découvrir le tout début du jeu et
01:55ensuite une partie un petit peu plus avancée. Il semble que chaque saut dans le passé
01:59correspond à une rencontre avec d'anciens héros, des personnages clés qui vous accompagneront
02:03en tant que binôme pendant les joutes et qui vont dévoiler leur histoire au fil de
02:06l'aventure. Pour l'instant, c'est donc difficile de savoir si la narration va faire
02:09mouche, mais les premiers personnages sont plutôt prometteurs. Le jeu va reprendre le
02:13système de duo du premier jeu, mais on ne sait pas encore si la coopération avec un
02:16ami bien réel va être de la partie. En dehors de cette interrogation, l'aventure tire bien
02:20partie de cette mécanique de duo en vous donnant le choix. On peut garder notre compagnon
02:23pour qu'il se batte à nos côtés et nous facilite la tâche, comme par exemple pour
02:27attirer l'attention des ennemis. Ou alors on peut rester en solo en absorbant son pouvoir,
02:30ce qui permet d'obtenir tout un tas de bonus de statistiques. Un système flexible qui
02:34est d'autant plus intéressant qu'il est possible de basculer entre ces deux modes
02:37à tout moment. Quoi qu'il en soit, Code Vein n'avait pas la prétention de flirter avec
02:41une difficulté aussi punitive qu'un Souls, et cette approche accessible a sans doute contribué
02:45à son succès. Le cœur du gameplay repose toujours sur des combats intenses, où l'accent
02:48est mis sur la lecture des mouvements ennemis, la gestion du timing de vos attaques et la
02:52survie face à des adversaires qui sont souvent plus forts que vous. De notre point de vue,
02:56la difficulté a clairement été rehaussée, tout en renforçant les prises de décisions
02:59stratégiques. Ceci dit, rassurez-vous, il y a une poignée de mécaniques de jeu qui
03:03viennent nous faciliter la vie. Tout d'abord, on a ce qu'on appelle les dons liés. Ce sont
03:07des effets bénéfiques qui vont conférer des avantages en combat et en exploration, et
03:11dont la nature va dépendre du partenaire. La jauge de vie se divise aussi désormais
03:14en deux entités distinctes, votre propre santé et l'immortalité de votre
03:18partenaire. Tant que cette dernière est intacte, vous bénéficiez de votre don lié.
03:23En revanche, une fois épuisé, ce bonus va disparaître, et en cas de mort, l'offrande
03:27vitale de votre partenaire revenant peut vous sauver d'une mort certaine. C'est donc
03:30un filet de sécurité précieux, mais loin d'être abusif, puisqu'après son activation,
03:34le compagnon devient temporairement inactif, et surtout le temps de recharge de l'offrande
03:38va augmenter à chaque utilisation. Une mécanique intelligente qui peut éviter tout déséquilibre
03:42et nous force à réfléchir avant de s'en remettre systématiquement à cette seconde chance.
03:46Là où le jeu impressionne réellement, c'est dans la profondeur et la cohérence de son
03:50système de personnalisation. Il est nettement plus abouti que dans le premier volet. Sans
03:54entrer dans un déluge de détails techniques, il est évident que le titre prend en compte
03:57une quantité impressionnante de paramètres. Ça offre une liberté presque vertigineuse
04:01aux amateurs de build sur mesure. Pour autant, les personnes qui préfèrent une approche
04:05un peu plus directe et intuitive pourront tout à fait s'en sortir sans devoir plonger
04:08la tête la première dans l'optimisation la plus pointue. Concrètement, chaque arme est rattachée
04:13à un type précis avec la hache, l'épée, les doubles lames, etc. Et elles disposent
04:17de capacités uniques appelées FORMA. Ces dernières peuvent être offensives, défensives
04:21ou orientées magie. Elles viennent enrichir considérablement les combats en complément
04:25des actions classiques, donc l'attaque légère, l'ourde, l'esquive, la parade, etc.
04:29Leur utilisation repose sur la gestion de LICOR, une ressource essentielle qu'on va regagner
04:33en drainant le sang des ennemis et en utilisant une arme spéciale qui peut prendre la forme
04:37notamment d'un gantelet ou d'une faux. Le gameplay impose une boucle claire et efficace,
04:41on attaque, on déploie ses capacités, on draine l'ennemi pour se recharger, et on
04:45repart à l'assaut. Une dynamique agressive, fluide et résolument polyvalente qui encourage
04:49l'expérimentation. WandaNimco met clairement tous les outils entre nos mains pour que chacun
04:53puisse trouver et affiner son propre style de jeu.
04:55Pour la partie exploration, on a pu en voir un petit bout. Les environnements se montrent
04:59effectivement plus ouverts que dans le premier jeu, mais ça reste globalement très sage,
05:03voire un petit peu daté. Surtout quand on compare aux standards qui ont été imposés
05:07par les sous-lacs un petit peu plus récents. Puis bon, faut avouer que la plupart des
05:09décors ont du mal à s'exprimer avec des ambiances souvent trop sombres. A voir ce
05:13que ça va donner en extérieur. On espère que ce sera un petit peu mieux. On peut tout
05:17de même saluer un bestiaire qui est plutôt réussi pour l'instant.
05:19Dans la deuxième partie de notre session, on était accompagné de Josée, une jeune
05:23revenante aux relations complexes avec sa sœur. Ici, on a eu accès à un éventail bien
05:27plus large de mécanique et de synergie. Et à ce niveau-là, le jeu ne fait clairement
05:31aucun cadeau. Les boss intermédiaires se montrent déjà exigeants et imposent une vraie
05:35maîtrise du système de combat, sans possibilité de passer en force. Les boss majeurs confirment
05:39cette tendance. Notre session s'est d'ailleurs terminée sur l'un d'eux. Le combat reposait
05:43sur une structure assez classique, avec des patterns lisibles et rapidement assimilables.
05:46Mais il se distingue par une gestion du positionnement qui est particulièrement punitive. Là, si
05:51on ne faisait pas face aux boss, ça nous exposait à de l'acide qui grignotait notre
05:54barre de santé. Par contre, sur la partie sonore, c'était assez discret. Il n'y a aucune
05:58musique qu'on a trouvée marquante. À l'inverse, rien à redire sur les doublages japonais.
06:02Enfin, bref, après plusieurs heures passées sur ce Code Vein 2, difficile de nier l'ambition
06:07qui est affichée par Bandai Namco. Plus qu'une simple suite, le titre cherche clairement
06:10à redéfinir l'identité de la licence, quitte à bousculer certains acquis du premier.
06:14Cette volonté de reboot se ressent autant dans la direction artistique, qui est plus
06:17sombre et un peu moins animée, que dans le gameplay qui est largement enrichi, plus
06:21exigeant et bien plus profond dans ses possibilités de personnalisation. Le système
06:24de duo est toujours central et gagne en flexibilité et en intérêts stratégiques,
06:28et les combats se montrent plus techniques, sans jamais sombrer dans une brutalité injuste.
06:32En revanche, pas sûr qu'on soit très satisfait de l'exploration et de certaines ambiances
06:36dans les environnements. On est donc sur une suite qui semble audacieuse, assez prometteuse,
06:40mais aussi parfois un petit peu clivante. Ça sortira le 30 janvier sur PC, PS5, Xbox
06:44Series. N'hésitez pas à me dire dans les commentaires si vous avez apprécié le premier
06:47jeu, si vous attendez cette suite. Je vous dis à très bientôt pour d'autres contenus,
06:49prenez soin de vous, éclatez-vous bien et ciao tout le monde !
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