00:00Salut à tous, il faut que je révise pour mes parties de demain, j'étais parti tout le temps donc je ne peux pas faire de vidéo,
00:06mais vu que je n'arrive pas à réviser, que je suis en manteau chez moi parce qu'on est dans la France de Macron et tout ça,
00:11je vais vous faire une petite lecture de mon cours comme ça vous allez apprendre des choses et moi ça me permet de réviser.
00:14Une approche pragmatique, Cédric Moreau de Belin.
00:18La force de l'État fait l'objet de contestations.
00:20Cédric Moreau de Belin adopte une approche pragmatique et s'intéresse au moment particulier qu'il appelle épreuve d'État,
00:24c'est-à-dire les moments où surgissent des incertitudes ou des controverses sur ce que l'État peut ou ne peut pas faire,
00:30sur l'étendue de ses pouvoirs et sur ce qui est acceptable ou non dans l'exercice de sa force.
00:34Ce sont des situations où les individus portent un jugement sur l'État, notamment sur son usage de la force.
00:38Ce sont des moments où l'État doit se justifier et clarifier ce que légitime ou non dans son action.
00:42Par exemple, ce qui intéresse Belin, c'est la force de l'État, c'est que la force de l'État se manifeste avant tout par sa capacité à maintenir l'ordre,
00:48notamment par l'action de la police, nous allons y arriver.
00:51L'usage de la force est accepté car il est censé garantir la sécurité publique,
00:54mais il existe aussi des situations où les citoyens rejettent certaines interventions policières
00:59qu'ils considèrent comme des violences inacceptables, à juste titre.
01:03Pour Belin, ce qui est intéressant, c'est de comprendre qu'un certain degré de violence est toléré,
01:07mais que certaines formes d'usage de la force sont perçues comme excessives et donc sont contextées.
01:11Il la cherche à savoir dans quelles circonstances l'État voit son usage de la force remis en cause par la population.
01:16On va prendre l'exemple de l'IGPN.
01:18Pour observer cette situation, Belin s'intéresse à cette activité de l'IGPN,
01:21c'est-à-dire l'institution chargée d'enquêter sur les policiers lorsqu'ils ont recours à une violence ou jugée inacceptable.
01:26Lorsque de tels cas sont identifiés, des sanctions peuvent être envisagées.
01:30Ce qui intéresse Belin, c'est donc de comprendre dans quelles situations l'usage de la force par l'État à travers ses agents
01:34n'est plus considéré comme légitime.
01:36Autrement dit, il s'agit d'étudier les moments où le monopole de la violence légitime, selon Max Weber, est contesté.
01:42Les situations typiques de contestation, les principales accusations portées contre l'État dans ces moments,
01:46sont souvent le manque de discernement, l'acharnement et l'abus de pouvoir.
01:50Cette situation montre que l'usage de la violence par l'État ne va pas de soi.
01:53Pour être légitime, il faut qu'il soit accepté socialement.
01:56Il y a un paradoxe quand même, c'est qu'inversement, à travers des institutions comme l'IGPN,
02:00l'État est conduit à s'autolimiter et à se contrôler lui-même et à justifier l'usage de sa propre force.
02:05C'est une situation paradoxale.
02:06L'État doit à l'avoir faire usage de contraintes pour maintenir l'ordre
02:09et se restreindre pour rester légitime aux yeux des citoyens.
02:13La frontière entre usage légitime et l'usage illégitime de la force est donc très fine.
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