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  • il y a 9 mois
Le Quai d’Orsay a annoncé ce dimanche 4 janvier que neuf Français ont été confirmés morts après l’incendie meurtrier survenu à Crans-Montana, en Suisse. Les 40 personnes décédées, dont 20 mineurs, ont toutes été identifiées.

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Transcription
00:00J'avais eu contact déjà avec son mari qui voulait des informations, je l'ai guidé vers la centrale de la police cantonale, enfin la helpline, je lui ai envoyé un message et je l'ai vu bien sûr dans les médias et hier quand je l'ai vu en face de moi, j'ai dit est-ce que je vais vers elle ou bien pas ?
00:16J'avais peur qu'elle me rejette, j'avais peur qu'elle me dise vous avez pas sauvé mon fils et elle l'a fait l'inverse, elle m'a pris dans les bras, elle m'a dit merci pour tous les gens que vous avez sauvés, merci, merci et moi j'étais là, je lui ai dit désolé on n'a pas pu sauver votre fils et elle m'a serré fort et ça, ça m'a vraiment très très touché et je pense fortement à elle et à tous les parents qui ont perdu des enfants et encore une fois à tous les parents qui attendent encore que leurs enfants sortent des hôpitaux
00:43et là aussi on a vu la solidarité internationale avec tous ces enfants qui ont été pris en charge dans les différents pays et juste une chose encore c'est que quand je suis arrivé le matin ici quand toutes les personnes avaient été prises en charge, l'hôpital si vous voulez le DPMA était un peu plus loin et on avait des hélicoptères de la France, des hélicoptères de l'Italie et ça c'était juste grandiose et je vous dis merci encore pour cette solidarité.
01:03David Vauca, on sent votre émotion évidemment, vous êtes à nouveau ce matin, on le voit derrière vous, dans les locaux des pompiers, vous arrivez là à continuer à aller, vous disiez à l'instant qu'un de vos véhicules était parti aussi pour prendre en charge une difficulté, comment on vit ça dans les jours d'après, est-ce que vous arrivez à vous projeter encore dans ce métier ?
01:33David Vauca, écoutez moi je ne sais pas si je vais continuer, maintenant je pense à mes hommes, à mes femmes, ils ont été suivis, on parlait avant de l'aspect psychologique, ils ont été suivis par le SIS de Genève qui ont mis ici des psychologues, on a un soutien de toute la Suisse, on a un soutien de tous les cantons suisses, des différents corps de sapeurs-pompiers, comme je vous ai dit avant nos collègues français mais il y a aussi des collègues portugais, et ça l'élan de solidarité c'est ça, et moi je vous ai dit, je vous accorde cette interview, peut-être encore une après à M6 et après,
02:03j'arrête, j'en peux plus, c'est compliqué, je dois m'occuper de mes hommes, tout le monde me dit que je dois m'occuper de moi aussi, mais moi j'ai jamais signé pour ça, mais je suis là pour aider
02:12nos camarades et c'est ça le plus important.
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